Un jour ou l'autre...

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De l’anonymat à la célébrité Un fan de cinéma dans la peau de son idole La vie n'est pas égale pour tous : Jack Adi est beau, riche, et un ego surdimensionné le mène à une brillante carrière d'acteur. Alain Sop, lui, n'est qu'un doux rêveur qui s'évade grâce au cinéma. A son échelle, il vit de sa passion en ouvrant un vidéo-club et devient fan de Jack. Mais le jour où ce dernier agresse incognito un clochard dans la rue, tout bascule. Alain, témoin de la scène, aide le SDF et se retrouve, au réveil, dans la peau de Jack Adi. La chance aurait-elle tourné ? C’est grâce à sa formation que Yannick Laché s’est ouvert à l’écriture, principalement cinématographique. Il compte ainsi adapter ce premier roman au grand écran.
Publié le : samedi 10 février 2007
Lecture(s) : 155
EAN13 : 9782304001402
Nombre de pages : 333
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Un jour ou l’autre…
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Yannick Laché
Un jour ou l’autre…
Roman
5 Éditions Le Manuscrit
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-00140-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304001402 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-00141-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304001419 (livre numérique)
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« Ce que nous voyons ou croyons voir n’est-il qu’un rêve dans un rêve ? » EDGARALLANPOEJe remercie sincèrement Vincent Diderot et Bertrand Fabre, mes deux compères de l’association rizohm, pour leurs conseils et la richesse de leurs pensées.Je profite de ces lignes qui me sont offertes pour saluer ma famille, en particulier Fif, Johnny, Florian, Natacha, Evian et Sabine, ma grand-mère, ma maman et la petite Lilly.Et toutes les personnes qui par leurs sourires m’ont aidé à terminer cette aventure. Je pense notamment à Olivier et Alima, Luis et Anne, Sagui et Aurélie, Charline et Michael qui m’ont supporté, Jean-Louis, Anthony et Céline, Patrice et Sabine, Chacal et Abdel, Cynthia et Guillaume, Jean-Paul et Angélique, Leïla, Mumux,Jean-Baptiste, Céline Lemasson et Amandine qui a ravivé en moi la flamme d’écrireEt tous les lecteurs qui poseront les yeux sur ce roman. .
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Un jour ou l'autre...
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JACKADI
Le ciel ne se colorait plus de ce bleu azur que le vieil homme appréciait tant. Ce toit céleste, qu’il aimait admirer depuis les pelouses, ne revêtait plus que des habits gris et sombres. Ces couleurs imbibaient ses idées depuis la mort tragique de son épouse. Plus rien ne le rattachait à la vie, à cette existence insipide. Sans réfléchir, pour ne pas trembler devant le destin, il laissa écrouler son corps (comme une masse trop lourde à supporter) sous les rails d’un T.G.V. arrivant en gare. Ne plus se soucier de rien représentait sa seule issue. Son corps ne se débattit pas et le coup fut sec et presque agréable. Dans un craquement sec et sous le regard de curieux à moitié choqués, le sang se déversa sur la voie, le cœur s’arrêta de battre et l’âme du vieil homme quitta ce monde en déversant une larme sur sa dépouille inerte et déchiquetée.Le nom du réalisateur du film apparaît sur l’écran géant du complexe cinématographique de la capitale française. La salle se met à applaudir le dernier film primé dans la catégorie « meilleur film étranger ». Ici et là, des femmes n’ont pu retenir leurs larmes devant cette
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Un jour ou l'autre...
histoire tragique. Les hommes, quant à eux, esquissent des sourires pour montrer qu’ils sont durs et insensibles.Un couple d’adolescents s’embrasse à ne plus en finir. Qu’ont-ils retenu du film à part les amygdales de leur partenaire ? Le générique défile affichant sur l’écran les nombreux collaborateurs à la bonne réussite du film, ceux que personne ne regarde. La foule ne se retourne pas sur les écrits et sort du cinéma en se lançant dans des débats sur la qualité du long-métrage.Un jeune garçon de treize ans, les pieds installés sur le siège de devant, mange du pop-corn et sourit béatement. Le film l’a ennuyé, son cœur de pierre ne s’est pas effrité devant ce drame de la vie. Il sait pertinemment que ce n’est qu’une fiction, et même si c’était vrai : quelle différence ? Il se lève et balance le reste de son pop-corn. Son regard s’attarde sur le couple qui continue de se bécoter. Il trébuche sur une marche, pousse une injure et sort de la salle. Il lève son bras et plisse les yeux face au soleil qui illumine cette journée estivale. Il se met à courir vers la salle de jeux vidéo pour se lancer dans une quête médiévale. Il parvient à délivrer la princesse et rentre chez lui avec le sentiment d’être un héros, de ne pas être comme la plupart des gens. Il l’était en quelque sorte… J’ai toujours eu l’impression d’être regardé, épié, jalousé. La majorité des gens m’avait toujours envié d’être le seul et unique Jack Adi. Normal, la vie s’était appliquée comme jamais à ma conception. Chaque détail de mon existence
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