Un Marsouin chez les Pygmées

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Pierre Ayrault a 19 ans lorsqu’il arrive à Bangui, au lendemain de l’indépendance du pays. Il restera en République centrafricaine de 1960 à 1963, découvrant avec passion cette Afrique dont il avait tant rêvé. Mais la réalité se révélera bien éloignée de ses fantasmes d’enfant.


La diversité des paysages, de la faune et de la flore lui procure de nouvelles sensations. Toutefois, sa rencontre avec des peuples aux coutumes ancestrales, avec leurs rites et leurs traditions, lui fait vite comprendre que l’Afrique est une terre extraordinaire mais semée de périls.


Sa destinée l’amènera à fréquenter des hommes hors du commun tels que Marcel Bigeard ou Jean-Bedel Bokassa, mais ce sont les pygmées Aka qui l’impressionneront le plus.


Pendant son séjour au bord de l’Oubangui, Pierre vit ses passions, parfois à la limite du raisonnable, mais, exalté, montre toujours un intérêt très vif pour ce pays incroyable. La magie de l’Afrique !


Publié le : mardi 1 janvier 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782954499901
Nombre de pages : 388
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Le bateau, la mer, l’aventure
Nous étions à Marseille, le 27 octobre 1960 et il ne faisait pas beau temps. Malgré le nombre important de militaires qui embarquèrent ce jour-là sur le Mermoz, il n’y avait pas de bousculade. C’était étonnant et inhabituel pour une bande de jeunes bidasses, habitués à chahuter et à s’exprimer bruyamment. La montée par l’étroite passerelle se faisait presque en silence. Bien que la plupart de mes camarades, comme moi, soient impatients de découvrir l’Afrique, nous avions un peu « les boules ». Nous n’avons pas montré notre appréhension, nous crânions, mais c’était quand même avec beaucoup d’anxiété que nous embarquâmes sur cet immense navire. Je n’étais jamais monté sur un paquebot et tout me pa-raissait démesuré. Toutefois la première vision que j’ai eue du confort du Mermoz fut la « cabine » réservée aux trouf-fions. Située à l’avant du bâtiment, notre cellule, sans hublot, était meublée de lits superposés. Nous devions bien être une cinquantaine, entassés là avec nos paquetages. Même à quai notre « chambre » tanguait et je commençais à avoir envie de vomir. L’odeur d’abord, dont la cabine était imprégnée et ensuite, la sueur. Nous n’avions pas encore quitté le quai
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que certains petits malins – qui avaient trop fêté leur départ la veille – commençaient à régurgiter leur soupe de poisson et leur pastis. Après avoir choisi un lit du dessus – ceux du bas avaient à craindre les renvois de ceux du haut – je sortais de mon sac le seul pantalon civil que je possédais et une chemise. Le pantalon était dans un état épouvantable, tout froissé. « C’est un véritable torchon ton pantalon ! » aurait dit ma mère. Je l’ai bien plié et rangé consciencieusement sous le matelas afin de lui donner un minimum de forme et je me suis allongé sur la couchette. Je restais silencieux alors que « la troupe » commençait à reprendre ses habitudes, c’est-à-dire à s’exprimer bruyamment. Petit à petit l’ambiance se faisait de plus en plus gaie, bien que certains, comme moi, ne disaient rien, très concentrés sur les mouvements du bateau en se demandant bien ce qu’ils faisaient dans cette galère. J’attendais avec impatience le moment où je pourrais m’évader de cette prison et monter au niveau des premières classes retrouver le commissaire. Je devais lui remettre la lettre de recommandation écrite par Rodolphe – mon ancien patron du Lavandou – quelques jours auparavant, au Claridge de Toulon. Comme notre cellule était aveugle, nous ne pouvions voir le bateau quitter le quai. Mais après deux appels puissants de la sirène et comme les vibrations devenaient plus impor-tantes et les mouvements plus accentués nous savions que le voyage était commencé. L’air nous manquait un peu. Le silence était revenu. L’angoisse sans doute, à l’idée que nous devions passer dix-huit jours dans cette atmosphère humide et nauséabonde. J’ai mis longtemps avant de me décider à quitter ma su-perbe cabine. Mais, n’y tenant plus, habillé en civil comme
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un clodo, je me suis dirigé vers la sortie, me frayant un pas-sage au milieu de la troupe qui me regardait avec curiosité se demandant : « Où il va celui-là, il se croit en croisière ? »Je ne suis pas allé bien loin. Au bas de l’escalier qui montait au quai supérieur, il y avait une chaîne en travers avec un panneau indiquant que l’accès était interdit. J’ai essayé les autres escaliers sans succès. Les troisièmes classes étaient bloquées avec interdiction d’en sortir. On ne mélangeait pas les torchons avec les serviettes. En désespoir de cause, j’ai demandé à un matelot qui traînait par là, de m’indiquer le chemin le plus court pour me rendre sur le pont des pre-mières classes. Mais c’est avec un sourire méprisant qu’il me répondit : « C’est pas possible, vous ne pouvez pas monter. » Complètement démoralisé, le petit Pierre ! Je m’étais imaginé qu’il me suffirait de monter l’escalier pour fuir ma cellule de fond de cale. Quelle déception ! Je ne voulais pas rester enfermé pendant toute la traversée. Je voulais visiter le bateau et rencontrer des personnes autres que mes congénères Mais j’ai dû me rendre à l’évidence, mon sort était réglé. Je devais faire comme mes camarades : voyager comme du bétail. Terriblement déçu, je suis donc retourné dans le dortoir. J’ai replié mon pantalon sous le matelas et je me suis allongé sur ma couchette. Je ne suis pas allé au réfectoire car je n’aurais pas pu avaler un morceau, ma gorge étant nouée par l’émo-tion. J’étais coincé ici et malheureux. J’avais rêvé d’aventures, eh ! Bien cela commençait mal ! Finalement, j’ai fini par m’endormir. Pas très longtemps toutefois. La nuit fut horrible. Je me suis réveillé en sursaut, cou-vert de sueur. Ça sentait mauvais – un mélange de vomi et de tabac froid – et le bateau tanguait de plus en plus. J’avais la nausée en permanence et à voir la tête de quelques uns de mes compagnons, ce n’était pas mieux pour eux non plus.
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Alors, je pris la décision de ne pas rester dans cette ambiance malodorante et malgré tous les interdits je monterais voir le commissaire des premières, coûte que coûte. Après avoir avalé tant bien que mal un bol de café infecte et, à nouveau habillé en civil, je me dirigeais vers la sortie. Arrivé sur le pont, je suis resté quelques instants devant la chaîne qui barrait l’escalier en me disant : « Après tout, qu’est-ce que je risque ? » Pas grand-chose, seulement de me retrouver aux arrêts pour le reste du voyage. Cela méri-tait quand même réflexion. Depuis mon entrée dans l’armée en septembre 1959, petit à petit j’avais été conditionné pour respecter les ordres et les règlements et j’étais quand même bien hésitant à braver un interdit. Soudain ma décision fut prise et je fonçais ! Je détachais la chaîne et grimpait ce mau-dit escalier d’une allure nonchalante comme si ma présence ici était normale, mais avec le cœur qui battait la chamade. Je n’ai rencontré personne jusqu’au pont supérieur mais, lorsque j’ai voulu emprunter un escalier extérieur, il était fermé à clefs. J’ai alors traîné dans les couloirs où il y avait beaucoup de monde et j’empruntais un autre escalier qui indiquait le pont des premières classes. J’ai croisé beaucoup d’hommes d’équipage mais personne ne m’a posé de ques-tion. Arrivé au niveau des premières j’ai recherché, discrè-tement, le bar, mais j’étais complètement perdu dans les dédales de couloirs qui desservaient les cabines. Gonflé, j’ai demandé au premier mec galonné que j’ai rencontré où je pourrais rencontrer le commissaire. Avec gentillesse, le marin m’indiqua le chemin et je me retrouvais enfin dans l’immense salle à manger où l’on me présenta mon sauveur. Enfin je l’espérais, mais j’étais vraiment impressionné. « M. Bettini ? J’ai une lettre pour vous de votre ami Rodolphe de Toulon. »
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Il me regarda avec curiosité – ma tenue vestimentaire devait le surprendre un peu – ouvrit la lettre et après en avoir pris connaissance me dit : « Tu redescends chercher tes affaires, les civiles pas les militaires, et tu me rejoins dans une heure au bar des premières classes. »Je suis resté quelques instants cloués sur place, complètement scotché avant de comprendre que le commissaire avait pris la déci-sion, rapide, de me venir en aide. Je ne savais pas ce que Rodolphe avait écrit ni quelles étaient les relations exactes qui liaient les deux hommes, mais le résultat était là, j’allais enfin sortir des entrailles de ce grand navire. Le chemin du retour ne fut pas plus facile. Je ne voulais rien demander de peur de me faire prendre, si près du but. Surtout que je n’avais plus la lettre de recommandation comme laissez-passer. Arrivé dans le quartier des militaires, l’odeur acide me pris à la gorge et je la trouvais encore plus insoutenable que la veille. Rapidement, je pris mes affaires de toilettes, du linge de corps de rechange et ma deuxième chemise civile. Je rangeais bien tout le reste dans mon sac de paquetage que je refermais avec un cadenas et que je posais en travers du lit. Au gars d’à côté que je connaissais un peu depuis notre arrivée au camp de transit Sainte-Marthe de Marseille, je lui dis de ne pas s’inquiéter de ma disparition, que j’avais de la famille sur le bateau, que j’allais les rejoindre et faire le voyage avec eux. Je lui ai bien expliqué que s’il y avait un problème avec les autorités militaires il devait dire que le commissaire des premières savait où me trouver. Je ne voulais pas trop en dire, mais suffisamment quand même pour qu’en cas – improbable – de contrôle pendant la « croisière » il puisse dire où j’étais et que je n’avais pas déserté.
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Toujours très anxieux, je grimpais les escaliers et em-pruntaient les innombrables couloirs d’un pas hésitant, toujours attentif au regard des membres de l’équipage. Mais ça s’est bien passé et je me suis retrouvé, mon barda sous le bras, dans le bar des premières où m’accueillit M. Bettini, avec le sourire. Il me dit : « Je t’ai trouvé une place dans une cabine de service. Tu vas suivre Albert, il va te montrer le chemin et te donner un pantalon noir et une chemise blanche. Tu te changes, tu ranges tes affaires et tu reviens. » Albert occupait une cabine des secondes classes avec deux lits. C’était confortable et surtout il y avait un hublot ! Voir l’océan à perte de vue ne m’éblouissait pas mais au moins je n’avais plus la sensation d’étouffer, je pouvais enfin respirer un air non pollué. Je devais être un peu claustrophobe. Pendant tout le voyage je n’ai vu Albert que très rare-ment. Bien que ses horaires de travail au bar des secondes soient les même que les miens, il employait son temps libre à draguer. Et comme moi j’étais très pris aussi de se côté-là nous n’avons pas eu vraiment l’occasion de faire connais-sance. De toute façon, à part son boulot et les filles, le reste, il s’en foutait. Alors ! C’est pourtant avec lui que je suis descendu à terre à Barcelone. D’origine camarguaise et passionné de taureaux, il voulait absolument me faire connaître une corrida. Comme je lui expliquais que j’avais déjà assisté à une corrida à Nîmes à la Pentecôte. Il me répondit : « Ce que tu as vu ce n’est rien à côté de ce que tu vas voir ici. Il n’y a qu’en Espagne que l’on peut voir de vraies corridas. »Et bien j’ai été servi et je ne suis pas prêt d’oublier cet après-midi à Barcelone. C’est dans une arène archicomble – La Plaza de toros Monumental, bâtiment en brique de dix-neuf mille places,
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inaugurée en 1914 – et dans une ambiance incroyable que j’ai assisté à un véritable massacre. En effet, cela n’avait rien à voir avec les corridas de Nîmes, sommes toutes un peu moins barbares. Nous avons eu droit à une douzaine de combats, tous plus cruels les uns que les autres. Seule, une mise à mort sur les cinq, fut exécutée correctement, si l’on peut dire. Toutes les autres ne furent qu’une lamentable boucherie, acclamées pourtant par une foule en délire. Tout le monde hurlait, chantait et soufflait dans des trompettes en agitant des coussins multicolores. Entre parenthèses, je ne savais pas qu’il fallait apporter son coussin, Albert ne m’avait rien dit. J’ai vite compris pourquoi, car j’avais les fesses en compote. Rester quatre heures assis sur du béton, serrés comme des sardines, cela n’arrangeait pas le popotin. Bien que n’appréciant pas du tout cette boucherie, il m’était impossible de montrer mon dégoût. Emporté par l’ambiance communicative qui régnait dans l’arène, je faisais comme les Espagnols : je me levais en même temps qu’eux, je hurlais, je gesticulais, je chantais. C’était fou ! C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience qu’un individu, isolé au milieu d’une foule en délire, n’avait plus la maîtrise de ses faits et gestes mais était complètement absorbé par l’hystérie collective. Ce fut la dernière fois que j’assistais à une corrida avec mises à mort. Après « le spectacle » nous sommes allés faire un tour en ville, avant de rentrer sur le bateau. J’avais encore le tinta-marre de la corrida dans les oreilles et cette balade me fit du bien, je respirais mieux. Albert était heureux, content de son après-midi. Peu causant d’habitude, il était volubile et me fit des commentaires succincts mais précis sur la ville de Barcelone. C’était la première grande ville étrangère que je
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visitais. J’avais bien fait une escapade à Genève, quelques années auparavant, mais je n’avais vu que le lac et son jet d’eau et les bureaux de tabacs. Les conditions dans lesquelles je me suis retrouvé à Genève ne m’ont pas vraiment laissé le temps de visiter la ville. Barcelone, capitale de la Catalogne était la deuxième ville d’Espagne avec plus d’un million et demi d’habitants. Son port de marchandises était l’un des plus importants de la Méditerranée. Rien à voir avec le port de Toulon et sa rade magnifique, sauf qu’ils étaient tous les deux proches du centre-ville. Le port de Barcelone était immense avec ses chantiers navals et ses bateaux de croisières. Nous avons emprunté le téléphérique depuis le quartier des pêcheurs (Barceloneta) jusqu’au sommet de Montjuic à 170 mètres d’altitude. Montjuic : une montagne dans la ville d’où l’on avait une vue magnifique sur l’agglomération et son port. Pris par le temps nous n’avons pu visiter le château de Montjuic – 1640 – énorme bâtisse en forme d’étoile, mais nous sommes passés à proximité de l’arc de triomphe de la Ciutadella qui avait marqué l’entrée de l’exposition uni-verselle de 1888. Comme mon guide n’était pas vraiment intéressé par les vieilles pierres, je n’ai pas vu non plus la cathédrale Sainte-Eulalie, que mon commissaire m’avait pourtant conseillé de visiter. Par contre j’ai pu apercevoir le temple expiatoire de la Sagrada Familia (temple expiatoire de la sainte Famille), monument incontournable de Barcelone, commencé en 1882 et toujours inachevé. Dès notre retour sur le bateau je fus « briffé » rapidement par le commissaire. Habillé de neuf comme un pingouin (pantalon noir, chemise blanche et nœud pap), je commençais tout de suite
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mon service au bar des premières classes. J’étais heureux. Je retrouvais l’ambiance feutrée du Claridge de Toulon. Sans ce maudit tangage cela aurait été super. Le personnel était très sympa et ne se posait pas de question sur ma présence. Je ne savais pas si leur patron leur avait dit que j’étais un militaire extrait des calles du navire, toujours est-il que per-sonne ne m’en a jamais parlé et j’avais le même traitement que les serveurs et barmans. Du moment que je faisais une partie de leur boulot, c’était très bien. C’est ce soir-là que je l’ai vu ! Elle était accompagnée d’un garçon et d’une autre fille. Il n’y avait pas d’adulte avec eux. Peut-être étaient-ils restés dans leur cabine ? Le trio était installé à une table tout près du bar. Mine de rien, je jetais constamment un regard vers elle et la jolie blonde faisant de même, nos regards se sont croisés souvent et chaque fois, elle me souriait. À l’heure du dîner ils se sont levés pour se diriger vers la salle à manger. La fille s’est alors franchement retourné et m’a balancé un sourire dévasta-teur ! J’ai continué à servir les apéros en me demandant si j’allais la revoir. « Quel grand bêta je suis ! » c’est ce que je me suis dit. Bien sûr que j’allais la revoir puisque nous étions « prisonniers » sur ce bateau. Mais je ne savais pas combien de temps elle resterait, ni à quelle escale elle descendrait. Alors je me suis dit qu’il ne fallait pas attendre, que je devais vaincre ma timidité et lui parler le plus vite possible. J’étais déjà sous le charme et commençais à fantasmer sérieusement. Toujours accompagnée du garçon et de la fille brune, elle est revenue de la salle à manger et s’installa à la même table, près du bar. Nous nous sommes souri à nouveau et je me suis dit que je ne devais pas lui être indifférent : « Pierrot tu dois foncer ! »
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En accord avec le serveur – car je n’avais pas le droit de servir en salle – c’est moi qui leur ai apporté les consom-mations. Je voulais « la voir » de plus près. Prenant mon courage à deux mains, après un « bonsoir » un peu trem-blant, je me suis lancé en leur demandant leur destination. À l’évidence, ils désiraient lier la conversation car j’appris plein de choses très rapidement et sans poser d’autre question : le trio voyageait seul, la fille blonde accompagnée de son frère descendait à Abidjan et la petite brunette, co-pine du frère depuis la veille continuerait le voyage jusqu’à Brazzaville. Le contact établi, je retournais vite derrière le bar, reprendre mes occupations avant de me faire remonter les bretelles par les barmans. Mais surprise, ils ne m’ont rien dit et se marraient même. Ils devaient être habitués à ce sport de drague auprès des jolies minettes et devaient se dire que le jeunot ne perdait pas de temps. Après mon service – la plupart des clients ayant rejoint leur cabine ou assistaient à une séance de cinéma, jouaient aux cartes ou aux échecs – je décidais de rejoindre le trio. Toujours assis à la même table, l’équipe discutait fort et riait beaucoup. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y avait de l’ambiance dans le groupe. C’est donc avec confiance que je décidais de tenter ma chance auprès de la jolie blonde et m’approchais d’eux. À ce moment-là, je ne pensais plus du tout à ma fiancée que j’avais laissé à Toulon. Cela prouvait bien que quelques chose en moi était cassé depuis que je l’avais trouvé dansant d’un peu trop près avec son « ancien » copain lors du bal de Saint-Jean-du-Var. Ayant demandé au garçon si je pouvais me joindre à eux, c’est avec une seule voix que les trois jeunes m’ont répondu « oui ». Nous sommes resté à discuter jusqu’à la fermeture
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