Un parfum de Taj Mahal

De
Publié par

Mars 1644. Évadée d’un couvent de Saint Malo où sa famille l’avait cloîtrée, Siriane Francine, fille de Thomas Francine, est retrouvée presque morte sur la plage de Surat, en Inde, par Sanjana, princesse Radjpoute et Tara, sa fille adoptive. L’attaque et le naufrage de son navire, La Cathelijn, l’ont séparée de son fiancé, Clément de Saint-Ange, qu’elle croit noyé. Ce dernier, bien vivant, également persuadé que sa fiancée a péri en mer, s’engage comme canonnier au service du prince Aurangzeb, fils puîné de l’empereur moghol Shah Jahan. Recueillie par la famille de Sanjana, Siriane part à Agra. Cadette d’une lignée de fontainiers du roi de France, elle va proposer ses services à l’empereur Shah Jahan pour travailler aux jardins et aux fontaines du Taj Mahal. Sous le nom de Simren, habillée en garçon, elle va s’efforcer de combler les vœux du souverain, en construisant pour lui un automate à eau, à l’effigie de sa défunte épouse : Mumtaz Mahal. Hélas, cette réalisation va lui valoir des inimitiés et la haine d’Aurangzeb. Clément va se trouver à son corps défendant, chargé d’arrêter cette femme qu’on accuse d’avoir comploté contre l’empire. L’intrigue de ce roman a pour toile de fond l’affrontement entre Shah Jahan et son fils, Aurangzeb, dévot intégriste, rongé par la jalousie et l’ambition, qui n’hésitera pas à usurper le pouvoir, en faisant assassiner ses trois frères avant de séquestrer son propre père. Son règne marquera le déclin de l’empire moghol. Toutefois les vrais héros, ce sont les jardins moghols, dessinés à l’image du paradis céleste. Ces jardins venus de Perse et de Mésopotamie il y a plusieurs millénaires se sont répandus à travers le monde arabe jusqu’en Andalousie. Les Espagnols à leur tour les ont reproduits à Naples. De là ils se sont imposés dans toute l’Italie à la Renaissance, puis en France. Babur, le premier empereur Mogol est passé par la Perse et a été à l’origine de la création des premiers jardins en Inde du Nord, surtout au Cachemire. Les Francine ont bel et bien existé. Ce sont eux qui ont conçu et réalisé l’hydraulique des jardins de la villa d’Este à Tivoli, puis les parcs de Vaux le Vicomte et de Versailles. Le Jardin du Clair de Lune subsiste de nos jours en face du Taj Mahal. Il est sûr que l’empereur s’y rendait, seul pour s’y recueillir devant le mausolée de sa défunte épouse. Le reste appartient à la fiction…
Publié le : mercredi 30 avril 2008
Lecture(s) : 60
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213645179
Nombre de pages : 352
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Mars 1644. Évadée d’un couvent de Saint Malo où sa famille l’avait cloîtrée, Siriane Francine, fille de Thomas Francine, est retrouvée presque morte sur la plage de Surat, en Inde, par Sanjana, princesse Radjpoute et Tara, sa fille adoptive. L’attaque et le naufrage de son navire, La Cathelijn, l’ont séparée de son fiancé, Clément de Saint-Ange, qu’elle croit noyé. Ce dernier, bien vivant, également persuadé que sa fiancée a péri en mer, s’engage comme canonnier au service du prince Aurangzeb, fils puîné de l’empereur moghol Shah Jahan. Recueillie par la famille de Sanjana, Siriane part à Agra. Cadette d’une lignée de fontainiers du roi de France, elle va proposer ses services à l’empereur Shah Jahan pour travailler aux jardins et aux fontaines du Taj Mahal. Sous le nom de Simren, habillée en garçon, elle va s’efforcer de combler les vœux du souverain, en construisant pour lui un automate à eau, à l’effigie de sa défunte épouse : Mumtaz Mahal. Hélas, cette réalisation va lui valoir des inimitiés et la haine d’Aurangzeb. Clément va se trouver à son corps défendant, chargé d’arrêter cette femme qu’on accuse d’avoir comploté contre l’empire. L’intrigue de ce roman a pour toile de fond l’affrontement entre Shah Jahan et son fils, Aurangzeb, dévot intégriste, rongé par la jalousie et l’ambition, qui n’hésitera pas à usurper le pouvoir, en faisant assassiner ses trois frères avant de séquestrer son propre père. Son règne marquera le déclin de l’empire moghol. Toutefois les vrais héros, ce sont les jardins moghols, dessinés à l’image du paradis céleste. Ces jardins venus de Perse et de Mésopotamie il y a plusieurs millénaires se sont répandus à travers le monde arabe jusqu’en Andalousie. Les Espagnols à leur tour les ont reproduits à Naples. De là ils se sont imposés dans toute l’Italie à la Renaissance, puis en France. Babur, le premier empereur Mogol est passé par la Perse et a été à l’origine de la création des premiers jardins en Inde du Nord, surtout au Cachemire. Les Francine ont bel et bien existé. Ce sont eux qui ont conçu et réalisé l’hydraulique des jardins de la villa d’Este à Tivoli, puis les parcs de Vaux le Vicomte et de Versailles. Le Jardin du Clair de Lune subsiste de nos jours en face du Taj Mahal. Il est sûr que l’empereur s’y rendait, seul pour s’y recueillir devant le mausolée de sa défunte épouse. Le reste appartient à la fiction…
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi