Un secret aux Caraïbes

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Mer des Caraïbes, 1716.

Roberta Cuthbert ne vit que pour se venger du cruel pirate qui a tué ses parents et anéanti le village de ses ancêtres, en Irlande. Pour cela, elle a tout abandonné, allant jusqu’à se faire passer pour un homme et entrer dans la piraterie, afin de parcourir les mers à la recherche de son ennemi. Pourtant, le jour où elle fait prisonnier le capitaine Logan Haggerty, elle comprend que son déguisement ne sera d’aucune protection contre les sentiments troublants que cet homme éveille en elle. Comment pourrait-elle maintenir son image de pirate impitoyable quand elle ne s’est jamais sentie aussi féminine que sous son regard doré ? Bouleversée, Roberta n’en est pas moins déterminée à ignorer la tentation, coûte que coûte. Jusqu’à ce que le capitaine la sauve de la noyade lors d’une violente tempête, et qu’ils ne s’échouent tous deux sur une île déserte…

Publié le : lundi 1 juillet 2013
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EAN13 : 9782280305402
Nombre de pages : 352
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Les Caraïbes Route des Pirates 1716
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— Inférieurs en canons, inférieurs en voiure, infé-rieurs en hommes… anéantis d’avance ! constata Logan Haggerty. Sacrebeu ! Virez de bord et prenez de a vitesse ! Toutes voies dehors ! Presque aveugé par a fureur, i îxait à travers ses paupières à demi fermées e bateau pirate qui se dirigeait sur eux. — Capitaine, noussommestoutes voies dehors ! Et nom d’un chien, nous essayonsdéjà!de virer de bord répondit son premier mateot, Jamie McDouga. Jamie était un vieux oup de mer, un honnête marin de commerce qui était entré jadis dans a Marine. Puis i était passé un temps à a piraterie, avait obtenu son pardon et était revenu au service du roi. S’i y avait un tour à jouer en mer, Jamie e connaissait. S’i y avait un moyen d’échapper à un pirate, i e connaissait aussi. Mais s’is étaient coués, Jamie saurait, tout comme ui, que ce serait ’œuvre de a cupidité et de ’égoïsme de ’aristocratie. Logan avait informé e duc qui avait affrété e bateau marchand sur eque is se trouvaient que des pirates naviguaient dans a région. I ui avait expiqué son propre
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désavantage, dû au nombre insufîsant de mateots à bord s’is étaient accostés. I avait expiqué aussi que e poids de eur cargaison affecterait grandement eur vitesse et eur capacité de manœuvre. Mais e duc ne s’en était pas soucié. Seu comptait e trésor que Logan devait transporter pour ui. I avait dix canons. Le bateau pirate en avait vingt qu’i pouvait aisément compter, peut-être pus, et sa ongue-vue ui indiquait que ’équipage ennemi se montait au moins à deux douzaines d’hommes. Deux fois pus que e sien. Le navire qui se portait sur eux, arborant un drapeau rouge, était superbe. C’était un soop, în et rapide, fendant es vagues aussi faciement que s’i fendait ’air. I avait un faibe tirant d’eau et pouvait sans peine échapper à de pus grands bateaux, même en eau peu profonde. Un bâtiment bien équipé, à ce qu’i pouvait voir. Outre e grand canon pointé sur eux, i constatait que e pont supérieur était doté d’une rangée de canons pivotants, eux-mêmes munis de nombreux bariets. Ce soop était de toute beauté et avait été modiîé pour es besoins de sa mission criminee. Trois mâts, quand de nombreux soops n’en avaient qu’un, et des voies qui prenaient a pus égère brise. Ses canots étaient ogés derrière es canons pivotants, ne aissant subsister aucune faibesse. I était petit, éancé et robuste. Logan savait qu’i n’aurait pas dû entrer en territoire pirate, mais sa îerté ’avait perdu. Oui, sa îerté pus encore que cee de a nobesse qu’i raiait, cette îerté qui ’avait înaement tenté d’entre-prendre ce voyage magré son refus véhément d’accepter a mission, au départ. Et comment e duc était-i parvenu à e convaincre ? Logan eut un petit rire d’autodérision. Eh bien, à cause de Cassandra. De a douce Cassandra… I pourrait gagner sa main s’i avait assez d’argent. Sa
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ignée était sufîsamment nobe, mais i était bien trop pauvre pour prétendre à a jeune femme. Néanmoins, s’i faisait un succès de cette mission, i pourrait rentrer triomphant et regagner tout ce que sa famie avait perdu. Non, ce qui ui avait étévolé.S’i était capabe de déîer a mer et d’accompir ce voyage, i serait digne d’ee. Ee était e seu trophée qui comptait à ses yeux, s’i réussissait dans cette course intrépide pour apporter ’or du tempe d’Asiopia aux coons de Virginie. Maintenant, i se rendait compte qu’i n’avait été qu’un sot. Qu’avait donc cette femme pour e captiver au point de tenter une entreprise aussi périeuse ? Toute sa vie, i avait dû faire son propre chemin. Seu. Au î des années, i avait connu des ribaudes et des grandes dames. I eur avait montré à toutes de a courtoisie, mais jamais aucun sentiment amoureux, et i n’avait jamais éprouvé un te besoin de se îxer. Non que Cassandra soit une aguicheuse ou une tenta-trice, qu’ee se montre exigeante ou menace de ne pas jouer franc jeu. Ee était trop droite pour cea. Non, ce qui e séduisait chez ee, c’était e rire qui pétiait dans ses yeux de vif-argent, a douce caresse de ses doigts et, surtout, ’honnêteté de toutes ses paroes et ses actions. I se rendait compte qu’i pouvait ’aimer ; ’aimer vraiment. I y avait davantage, bien sûr, même s’i ne pouvait ’admettre qu’en son for intérieur : ee serait a parfaite compagne pour ui. Ee était a îe unique d’une famie respectée et fortunée. Avec son nom joint au sien, i pourrait récamer tout ce qui avait appartenu jadis à sa famie, et rebâtir ainsi a fortune des Haggerty. Cassandra était tout ce qu’i pouvait espérer chez une épouse et une partenaire. I ne pouvait a bâmer s’i avait vouu prendre ce risque pour ee. I n’en bâmait même pas son père, qui ne vouait que a sécurité de sa seue enfant. S’i y avait un bâme à attribuer, ce n’était qu’à ui.
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Une voix intérieure, moqueuse, e traita de menteur et d’imposteur. Le besoin d’argent n’était pas ’unique raison. I était toujours avide de naviguer, parce que depuis toujours i vouait trouver un homme. Un homme qui sionnait es mers au mépris de a oi. I afîrmait qu’i recherchait a justice, pas a vengeance, mais s’i était honnête avec ui-même, i devait admettre que c’était a soif de vengeance qui e guidait. I aurait dû prendre pus de canons. I aurait dû emmener pus de mateots, mais i avait besoin d’hommes de conîance pour a bataie qu’i espérait engager, et de tes hommes étaient difîcies à trouver. Quoi qu’i en soit, i ne pouvait reprocher à personne d’autre qu’à ui-même a situation critique dans aquee i se trouvait en ce moment. C’était une époque dangereuse pour parcourir es mers. Quand ’Angeterre et a Hoande étaient en guerre contre ’Espagne et a France, beaucoup de prétendus pirates se faisaient fort de mener une bataie égitime. Sur un bateau angais, i n’aurait été à a merci que d’un bateau français ou espagno. Mais quand es combattants avaient fait a paix en 1697, es corsaires avaient encombré a mer. Beaucoup n’avaient aucune destination vers aquee rentrer. Beaucoup ne souhaitaient pas rentrer. Faire a guerre en mer était devenu pour eux un mode de vie. Bien d’autres jugeaient qu’un homme pouvait faire fortune s’i était courageux, intrépide et prêt à risquer sa vie. Si bien que jamais auparavant es Caraïbes n’avaient été sionnées par autant de voeurs. Logan s’en prit au sort et aux hommes cupides et misérabes qui ’avaient incité à partir contre son propre jugement. Maudits soient-is ! Non. Maudit soit-i, ui.
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Un homme ne pouvait être conduit dans un te endroit que s’i choisissait son cours. Au temps pour e bon sens qui e guidait d’habitude, a détermination dont i se servait d’ordinaire à bon escient. I avait échoué. Et ses désirs intrépides avaient condamné avec ui es hommes de quaité qui ’accompagnaient. I serait, sur ces vagues des Caraïbes, a cause de eur mort. Is ne pouvaient prendre de vitesse e bateau pirate, et n’aaient sûrement pas e couer. I n’était pas un potron, mais i n’était pas un sot non pus. S’i ne faisait rien, e désir de se ier à une femme et ’appât du gain aaient e tuer et tuer tout son équipage avec ui. — Miord capitaine ? demanda Jamie. Ques sont vos ordres ? — Nous devons compter sur ’honneur de ce pirate, répondit-i, sachant qu’i devait sacriîer sa îerté pour sauver ses hommes. — Quoi ? ît Jamie. Les pirates n’ont pas d’honneur ! — Si, is en ont. Pus que maints supposés grands hommes. Envoyez e drapeau banc. Demandez à pare-menter. Je vais négocier avec eur capitaine. — Négocier ? protesta Jamie. Mais i ne peut y avoir de négociation avec… — Sinon, nous sommes tous des hommes morts. Descendez notre drapeau à mi-mât. Je vais nous sortir de à en traitant. — Traiter avec un capitaine de pirates ? I va putôt vous passer par e fer ! — Pas s’i veut conserver e respect de ses hommes, assura Logan. Pour ’amour du Cie, Jamie, nous perdons du temps ! Faites ce que je dis ! Magré es protestations de son premier mateot et a méîance manifeste de ses hommes, en vingt minutes is furent lanc contre lanc avec e soop et pas un coup de canon n’avait été tiré. Logan se tenait debout avec ses marins, îxant e beau bastingage du navire, pendant
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que es pirates es regardaient avec de grands sourires, parfaitement conscients d’avoir e dessus. Des grappins d’abordage et d’épais cordages es unirent aussi étroitement que des amants pris dans une étreinte passionnée. — Votre capitaine, mes braves ! cria aors Logan. Où est votre capitaine ? J’exige de e voir ! — Vousexigez? reeva un homme à a jambe de bois. — En effet. C’est mon droit d’exiger une négociation, non pasbien quevous soyez des pirates, maisparce quevous êtes des pirates. Si vous rejetez ma demande, vous serez maudits et condamnés, et vous e savez. I avait compté sur a superstition qui avait cours chez es pirates et s’en féicita. Les membres d’équipage marmonnèrent entre eux et échangèrent des coups d’œi incertains. Puis e capitaine s’avança à travers e groupe rassembé sur e pont, un homme jeune et mince, rasé de près, avec de beaux cheveux noirs boucant sous un chapeau à arge bord orné d’une pume. Son pourpoint était en veours rouge et, en dessous, sa chemise était d’un banc de neige. I était grand, et ses traits évoquaient pus une statue grecque qu’un brigand des mers. I portait de hautes bottes noires et, magré ’éégance de sa tenue, i marchait avec une assurance virie. Les pistoets et e couteau passés dans sa arge ceinture paraient d’affaires sérieuses, ainsi que e ong sabre qui pendait à son côté. — Bonté divine, mateots, ne aissez pas ce genti-homme vous désarmer si rapidement ! I cherche à sauver sa peau, raia ’homme en s’avançant. Et non pas parce que c’est son prétendu droit de négocier, mais parce qu’i se croit si inteigent, je suis prêt à prendre e temps de parementer avec ui. — Quees que soient vos raisons, je es apprécie, capitaine… Capitaine ? — Mon drapeau dit tout. Je suis connu sous e nom de Red Robert. Robert e Rouge.
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— Vous êtes angais, dit Logan, ui rappeant qu’i avait attaqué ’un de ses compatriotes. Rares étaient es pieurs des mers qui s’attaquaient à eur propre pays. — Je ne suis pas angais, je vous assure. I avait apparemment déjà eu ’occasion de faire cette décaration. Son nom, Logan ’avait entendu prononcer dans de nombreux endroits. C’était un nom qui faisait trember même es pus courageux, car es histoires que ’on racontait sur ui étaient terribes. I fut surpris de découvrir un homme qui paraissait si jeune et qui parait d’une voix aussi douce mais, d’un autre côté, es pirates ne duraient guère ongtemps, du moins dans a piraterie. Soit is étaient tués, soit is changeaient de nom et se créaient une nouvee vie sur des es éoignées ou dans des vies retirées, grâce aux richesses qu’is avaient voées. Logan reprit a paroe, conscient qu’i devait e faire avec une certaine éoquence s’i vouait atteindre son but, ceui de garder ses hommes en vie, que que soit son propre sort. I s’avança d’un pas. — Moi, mon bon capitaine Robert, je suis Logan Haggerty, ord de Loch Emery. Cea dit, si mon titre était synonyme de terres ou de richesses, vous ne me trouveriez pas en haute mer. Ce que je cherche, c’est e droit de ivrer un combat d’homme à homme. — Hmm… Expiquez-vous… — Si vous me vainquez avec votre épée, vous aurez gagné un bon bateau et de grandes richesses sans verser une goutte de sang autre que e mien ni risquer a perte d’un trésor au fond de a mer, sans risquer non pus a vie ni es membres de vos hommes. — Et sivousme battez, miord ? demanda Red Robert avec un amusement poi. — Aors nous continuerons notre chemin.
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L’homme parut soupeser sérieusement ses paroes. Puis i décara : — Vous paisantez sûrement. — Auriez-vous peur ? demanda Logan, jaugeant sa mince sihouette et sa jeunesse apparente, qui offraient un étrange contraste avec es voeurs endurcis à ses côtés. — Ce n’est pas un métier pour quequ’un qui a peur, rétorqua Red Robert d’un ton détaché. Ne soyez pas trompé par ma jeunesse,lordHaggerty. Je suis pus qu’efîcace avec mes armes. Un homme très muscé qui se trouvait près du capi-taine pirate — pas beaucoup pus vieux, mais bien pus fort et pus arge que ui — ui chuchota queque chose à ’oreie, ce qui e ît rire. — I peut s’agir d’un mauvais tour, Red, ’avertit ’un des autres mateots, un individu avec de ongs cheveux gris, une grande bouce en or à ’oreie et des doigts qui frémissaient sur a poignée du couteau qu’i portait à a taie. — Ce n’est pas un mauvais tour, dit tranquiement Logan. — Ne crains rien, Hagar, reprit Red à ’attention de ’homme qui avait paré. Et aucun accord n’a encore été passé. Puis i se tourna vers Logan. — Voici ce que je propose : si vous me battez, vous ne partirez pas ibre. Après tout, miord, vous saviez certainement que vous naviguiez en eaux dangereuses. Aors que Logan vouait parer, Red Robert eva a main pour ’interrompre. — Vos hommes garderont e bateau. Is pourront même partir avec a moitié du trésor. Mais vous, vous resterez avec nous, prisonnier consentant que nous échangerons contre une rançon. — Je vous ’ai dit. Mon titre signiîe bien peu de choses. — D’où e voyage téméraire que vous avez entrepris aujourd’hui ?
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Logan ne répondit pas, même si son cœur sembait se racornir à a pensée de ne jamais revoir Cassandra. Néanmoins, ses hommes resteraient en vie et pourraient repartir. S’i gagnait. Et, Dieu e préserve, e capitaine pirate était mince, ce qui e rendrait vif. Agie. Un adversaire morte. Mais même s’i était ui-même beaucoup pus arge de carrure, et avait des bras puissants, i était agie aussi. I s’était entrané avec queques-uns des meieurs escrimeurs que ’argent pouvait acheter, étant donné que a fortune de son protecteur ne s’était effondrée que récemment. I devait sauver ses hommes, songea-t-i. I avait eu tous es droits de mettre sa propre vie en jeu, mais i avait eu grand tort de risquer a eur. Et s’i pouvait vaincre ce capitaine… — Je serai votre prisonnier consentant, décara-t-i aors. Toutefois, si je perds, je vous demanderai de aisser es canots à mes hommes pour qu’is puissent accoster queque part sains et saufs. Red Robert haussa es épaues. Le grand homme, à côté de ui, protesta. — Non ! Le capitaine se tourna aors vers ui avec un regard de mécontentement si farouche que ’homme recua et courba a tête. — Brendan ! dit-i d’un ton d’avertissement. I avait vraiment une voix curieuse. Très douce. Etrange, pour quequ’un qui avait besoin de crier des ordres contre e vent. Son timbre était un peu voié, et ressembait presque à un murmure. — Oui, Red, répondit e dénommé Brendan. Mais i resta rigide, désapprouvant visibement, même si son « oui » était un « oui » d’obéissance à son capitaine, — Eh bien, c’est d’accord, répondit aors Red à Logan. — C’est de a foie, protesta doucement Jamie. Une
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ruse, certainement. Is ne nous aisseront pas partir, capi-taine… Is ne renonceront pas à a moitié d’un te trésor. — De a foie, en effet, convint Logan. Cette histoire avait été une foie dès ’instant où i avait accepté de transporter e trésor, de toute façon. Et ce qu’i proposait était-i vraiment fou ? Oui, sans doute, du début à a în ! Mais i tenait à sa chance de sauver au moins ceux qu’i avait entranés dans cette aventure. — Toutefois, je crois que ce pirate tiendra paroe… — Mon pont est e pus grand, miord capitaine, dit Red Robert. Nous nous battrons ici. I y eut des marmonnements sur e pont du soop. Et queques protestations du côté de Logan. Le capitaine eva une main. Les grommeements cessèrent aussitôt. — Nous combattrons jusqu’au premier sang, ança-t-i d’un ton bourru. — Avez-vous peur des prouesses de ord Haggerty ? e provoqua aors Jamie. Logan souhaita qu’i se taise. Is n’étaient guère en position d’irriter eurs adversaires. — Je n’ai pas ’intention de sacriîer une bee rançon ou de bons musces pour es avirons, rétorqua Red avec came. — Eh bien ? demanda ’un de ses compagnons. Y aons-nous, ou pas ? Lord Haggerty sauta agiement sur e bastingage pour passer sur e pont de ’autre bateau. Seu parmi es brigands, i tint pied. I dévisagea e mince pirate, dont i ne pouvait s’empêcher de trouver e visage étrangement în et beau, puis s’incina bien bas. — Quand vous voudrez, capitaine. — Dégagez e pont, ordonna Red Robert. Ce n’était pas un braiement tonitruant, mais un ordre donné avec came et qui fut aussitôt obéi. — I vous faut un second, miord capitaine ! cria Jamie McDouga.
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