Une amitié espagnole

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« Je suis professeur israélien, j’enseigne les sciences politiques dans une grande université israélienne depuis de nombreuses années. Au fil du temps, l’un des sujets qui m’ont le plus fasciné est celui du leadership. Qu’est-ce qui fait un véritable homme d’Etat ? Regardant autour de moi, en Israël comme en France ou en Europe, j’ai vu beaucoup de politiciens, très peu d’hommes d’Etat. Dans mon pays, les seuls qui sont dignes de ce nom ont sans doute été David Ben Gourion, qui a créé l’Etat d’Israël et Itshak Rabin, qui a osé signer les accords d’Oslo. En France, j’avoue avoir été fasciné par deux personnages : Charles de Gaulle et Léon Blum. Blum, surtout, un homme qui, dans sa jeunesse a été un des grands intellectuels, versé dans toutes les littératures, en poésie comme en théâtre, peut-être le plus grand critique littéraire d’avant la première guerre mondiale, l’un des piliers de la célèbre Revue Blanche qui joua un rôle central dans l’évolution des idées et dans le combat pour Dreyfus. Son passage à la politique m’a toujours paru, en soi, quelque chose d’extraordinaire : comment un homme dont toute la vie est centrée sur l’écriture, le roman et le théâtre peut-il se trouver tout-à-coup au cœur des événements, qui sont, avec la montée des fascismes, les évènements les plus dramatiques de l’histoire contemporaine ? Comment cet homme, dont la fidélité en amitié était légendaire, pour qui les relations d’altérité étaient aussi fondamentales, a-t-il vécu son impuissance à agir lors de la Guerre d’Espagne, lorsque ses amis républicains étaient massacrés et qu’il ne pouvait agir pour les sauver ? J’ai voulu écrire un roman autour d’un personnage qui ressemble à Léon Blum. L’intellectuel est-il vraiment fait pour entrer en politique et se salir les mains ? Quel rôle les liens d’amitié personnels, les liens de jeunesse jouent-ils dans la vie de l’homme d’Etat ? Comment rester fidèle à ce que l’on a été ? Une Amitié espagnole raconte l’histoire d’un homme très singulier, qui s’est trouvé confronté à toutes ces questions, au travers de l’amitié intense qu’il a nouée avec une jeune fille de Madrid. Il était socialiste et humaniste, elle était communiste, ils ont vécu quelque chose d’un lien entre amour et amitié, mais la vie les a séparés. »
Publié le : mercredi 3 février 2010
Lecture(s) : 58
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782246762898
Nombre de pages : 304
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« Je suis professeur israélien, j’enseigne les sciences politiques dans une grande université israélienne depuis de nombreuses années. Au fil du temps, l’un des sujets qui m’ont le plus fasciné est celui du leadership. Qu’est-ce qui fait un véritable homme d’Etat ? Regardant autour de moi, en Israël comme en France ou en Europe, j’ai vu beaucoup de politiciens, très peu d’hommes d’Etat. Dans mon pays, les seuls qui sont dignes de ce nom ont sans doute été David Ben Gourion, qui a créé l’Etat d’Israël et Itshak Rabin, qui a osé signer les accords d’Oslo. En France, j’avoue avoir été fasciné par deux personnages : Charles de Gaulle et Léon Blum. Blum, surtout, un homme qui, dans sa jeunesse a été un des grands intellectuels, versé dans toutes les littératures, en poésie comme en théâtre, peut-être le plus grand critique littéraire d’avant la première guerre mondiale, l’un des piliers de la célèbre Revue Blanche qui joua un rôle central dans l’évolution des idées et dans le combat pour Dreyfus. Son passage à la politique m’a toujours paru, en soi, quelque chose d’extraordinaire : comment un homme dont toute la vie est centrée sur l’écriture, le roman et le théâtre peut-il se trouver tout-à-coup au cœur des événements, qui sont, avec la montée des fascismes, les évènements les plus dramatiques de l’histoire contemporaine ? Comment cet homme, dont la fidélité en amitié était légendaire, pour qui les relations d’altérité étaient aussi fondamentales, a-t-il vécu son impuissance à agir lors de la Guerre d’Espagne, lorsque ses amis républicains étaient massacrés et qu’il ne pouvait agir pour les sauver ? J’ai voulu écrire un roman autour d’un personnage qui ressemble à Léon Blum. L’intellectuel est-il vraiment fait pour entrer en politique et se salir les mains ? Quel rôle les liens d’amitié personnels, les liens de jeunesse jouent-ils dans la vie de l’homme d’Etat ? Comment rester fidèle à ce que l’on a été ? Une Amitié espagnole raconte l’histoire d’un homme très singulier, qui s’est trouvé confronté à toutes ces questions, au travers de l’amitié intense qu’il a nouée avec une jeune fille de Madrid. Il était socialiste et humaniste, elle était communiste, ils ont vécu quelque chose d’un lien entre amour et amitié, mais la vie les a séparés. »
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