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Une leçon de flûte avant de mourir

De
200 pages
L’histoire d’une amitié insolite au son du violon

Paru pour la première fois en 2000, Une leçon de flûte avant de mourir a obtenu un succès considérable auprès de la Critique et du public.
Avec quatre romans et deux recueils de nouvelles, Jacques-Etienne Bovard est devenu, avant le cap de la quarantaine, l'un des auteurs romands les plus appréciés du public.

"Les thèmes dominants d'Une leçon de flûte avant de mourir sont à la fois ceux de la filiation et de la reconnaissance réciproque entre générations. Le motif central est le partage d'un trésor qui relève à la fois du savoir et de l'expérience existentielle, de l'art de vivre et de l'art tout court. Rien là-dedans de la thèse, mais une façon de " jouer " des personnages, affectivement très vibrants, comme de véritables instruments de musique se révélant l'un l'autre. Cette manière concertante d'évoquer les relations humaines est d'autant plus émouvante et belle, ici, que l'atomisation et la solitude, le rejet des vieux ou l'éclatement de la communauté fondent le bruit du monde actuel. A celui-ci, Jacques-Etienne Bovard oppose la musique des êtres sans se perdre dans l'évanescence. Ainsi la pauvre Malamondieu fait-elle finalement partie du "concert" dont la résonance intime après lecture mêle le rire et la peine, la joie de vivre de la jeunesse et la mélancolie du grand âge, les humeurs quotidiennes et leur sublimation mélodieuse." - Jean-Louis Kuffer, 24 Heures

Un roman qui dresse des portraits d’hommes et de femmes dans toute leur complexité et dont l’histoire nous happe jusqu’à la dernière ligne

EXTRAIT

— En tout cas, par les temps qui courent, on peut dire que c’est une sacrée chance, pour vous !
C’est bien ce qu’elle a dit, ou plutôt crié dans le tintamarre du chantier voisin, les premiers mots qui ont salué mon arrivée. « Une sacrée chance », j’entends encore sa voix de clarinette glacée, l’accent gaillard, la nuance de dépit et de suspicion néanmoins qui trahissaient son impression de scandale…
— Parce qu’avec les prix de fous qu’ils font pour des studios de rien du tout, à présent…
J’étais bien d’accord avec elle : un deux-pièces cuisine pour trois cent quatre francs par mois, elle aurait pu aussi bien parler d’un miracle, j’ai même prononcé le mot, façon de glisser une réplique dans le flot de ses paroles, mais j’étais à cent lieues de penser sérieusement à la chance, à la chance de ma vie.
Ni elle, malgré sa méfiance, au drame de la sienne.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

"Cette amitié improbable, ces méchancetés quotidiennes, Jacques-Étienne Bovard les écrit tour à tour avec tendresse ou avec l’humour pince-sans-rire qui lui est propre. Surtout, il prouve qu’il n’est pas qu’un pourfendeur de la médiocrité suisse. Dans un style toujours sobre, il excelle dans l’art de dépeindre des personnages. Sa finesse d’observation lui permet de donner une réelle épaisseur psychologique. Au point que chacun peut se reconnaître – ou reconnaître son voisin – dans ces petites lâchetés, ces émois ou ces simples plaisir de la vie. - Eric Bulliard, La Gruyère

"Un ouvrage qui incite avec finesse, humour et, parfois, dureté à la réflexion sur soi-même et sur les relations avec autrui, et ce indépendamment de l’âge." - Valérie Debieux, La Cause littéraire

A PROPOS DE L’AUTEUR

Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une œuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu’il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue.
Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.
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Jean-Louis Kuffer, 24 Heures

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EXTRAIT

— En tout cas, par les temps qui courent, on peut dire que c’est une sacrée chance, pour vous !
C’est bien ce qu’elle a dit, ou plutôt crié dans le tintamarre du chantier voisin, les premiers mots qui ont salué mon arrivée. « Une sacrée chance », j’entends encore sa voix de clarinette glacée, l’accent gaillard, la nuance de dépit et de suspicion néanmoins qui trahissaient son impression de scandale…
— Parce qu’avec les prix de fous qu’ils font pour des studios de rien du tout, à présent…
J’étais bien d’accord avec elle : un deux-pièces cuisine pour trois cent quatre francs par mois, elle aurait pu aussi bien parler d’un miracle, j’ai même prononcé le mot, façon de glisser une réplique dans le flot de ses paroles, mais j’étais à cent lieues de penser sérieusement à la chance, à la chance de ma vie.
Ni elle, malgré sa méfiance, au drame de la sienne.


CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

"Cette amitié improbable, ces méchancetés quotidiennes, Jacques-Étienne Bovard les écrit tour à tour avec tendresse ou avec l’humour pince-sans-rire qui lui est propre. Surtout, il prouve qu’il n’est pas qu’un pourfendeur de la médiocrité suisse. Dans un style toujours sobre, il excelle dans l’art de dépeindre des personnages. Sa finesse d’observation lui permet de donner une réelle épaisseur psychologique. Au point que chacun peut se reconnaître – ou reconnaître son voisin – dans ces petites lâchetés, ces émois ou ces simples plaisir de la vie. - Eric Bulliard, La Gruyère


"Un ouvrage qui incite avec finesse, humour et, parfois, dureté à la réflexion sur soi-même et sur les relations avec autrui, et ce indépendamment de l’âge." - Valérie Debieux, La Cause littéraire

A PROPOS DE L’AUTEUR

Jacques-Étienne Bovard
est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une œuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu’il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue.
Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.