Une semaine en enfer

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Abandonné par sa femme et leur jeune fils, John Moon vit dans une misérable caravane en lisière de la forêt, désabusé et aigri : son père, ruiné, a vendu la ferme, et depuis John survit de petit boulot en petit boulot. Un jour, il part braconner et, croyant tirer sur un daim qui s'enfuit à travers les bois, il abat une jeune fille. C'est sa première faute, les autres suivront... Pourtant, cette fois-ci, John ne se laissera pas faire. Il se lance dans une fuite en avant désespérée, bien décidé à prouver à tous qu'il peut s'en sortir. Mais depuis quand les losers auraient-ils une seconde chance?
Publié le : mercredi 1 mai 2013
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EAN13 : 9782207115459
Nombre de pages : 252
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Une semaine en enfer
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MAT THEW F. JONES
Une semaine en enfer r o m a n
Traduit de l’anglais par Pascale Haas
his edition publised by arrangement wit Little, Brown and Company, New York, USA. All rigts reserved.
Titre original : A Single Shot Éditeur original : Mulolland Books, Little, Brown and Company © 1996, by Mattew F. Jones
Et pour la traduction française : © Éditions Denoël, 2013
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Aux belles vies chassées de la belle vie qui les avait vues naître.
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Dimanche
Avant le lever du jour, Jon Moon a pris une douce, bu deux tasses de café, puis il a enfilé son jean, un sweat-sirt et ses grosses caussures Timberland. Il a avalé deux trances de pain grillé, un bol de céréales et a laissé à manger au cien parti vadrouiller. En sortant de la caravane, il prend sa cara-bine de casse 12 mm et une poignée de cartouces sur le râtelier dans la cuisine. L’erbe est umide de rosée et, en ce début du mois de juin, l’air déjà lourd laisse présager la caleur qui s’abattra d’ici quelques eures. Une tourterelle solitaire roucoule sur une brance à sa gauce. Au bout de la route, au-delà de l’orée des arbres, il entend tinter les cloces et meugler le troupeau de Cecil Nobie qui rentre du pâturage et qu’il va traire à l’étable. Le soleil commence tout juste à poindre derrière la crête à l’est de là où abite Jon, aux deux tiers du sommet de la mon-tagne. Tandis qu’il regarde le croisement des routes qui serpentent sur des kilomètres tel un ruban de poussière brune dans la combe, Jon aperçoit des pares descendre par la fource de droite en transperçant la pénombre. Il trouve cela bizarre étant donné que les Nobie et lui sont les seuls à abiter de ce côté
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de la bifurcation ; et si un accident s’était produit cez eux, l’un ou l’autre l’aurait sûrement appelé, aucun ne partirait en ville en voiture à 4  30 du matin. Jon se demande si ce ne serait pas un garde-casse, puis se dit qu’il tourne parano. Jamais une casquette verte ne se lèverait à l’aube pour aller traquer d’éventuels braconniers. Pensant que deux adolescents ont dû s’endormir la veille là-aut sur le parking, il ausse les épaules et commence à grimper la colline. Il parcourt les cinq cents mètres jusqu’à la fin de la route, puis s’engage à droite sur un sentier dans la forêt de pins du parc national. Il n’y a pas un souffle de vent, le silence est tel que sur le tapis d’aiguilles ses pas crissent comme sur une croûte de neige. Tous les dix mètres il s’arrête, tend l’oreille et, comme il n’entend rien, se remet en marce. Il est à la recerce d’un cerf dix cors aperçu à trois reprises la semaine précédente, la dernière remontant à ier après-midi quand, du porce arrière, il l’a observé aux jumelles brouter de longues minutes à l’entrée de la réserve avant de disparaître d’un bond entre les pins. Jon a supposé que le cerf avait fait sa couce quelque part dans la forêt. Il a réfléci à ce que représentaient soixante-uit kilos de viande de gibier comparés aux mille dollars d’amende et aux éventuels deux mois de prison qu’il lui en coûterait au cas très improbable où il se ferait prendre en train d’abattre un cerf en deors de la saison de casse dans une réserve nationale, et il a décidé que le risque en valait la peine. À l’approce de la lisière des pins, au-delà de laquelle la forêt devient plus dense en feuillus et taillis, tout en aut dans la canopée se met à croasser une corneille. Plusieurs autres répondent à ses cris. Les sens aussitôt en alerte, Jon arme sa carabine. Le mécanisme qui s’enclence en claquant accroît
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