Une vie pour une vie

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Les paysages magnifiques des Alpes, elle ne s'en lasse pas. Elle s'appelle Lina, elle a vingt-cinq ans. Ce jour-là, elle rendait visite à une vieille forteresse, cachée dans la forêt... Soudain, son destin lui échappe. La cuauté et la violence lui ont fait mal. Depuis, elle est blessée.Lui, c'est Franck, il a vingt-huit ans, il est policier et il a une mission. Il est attachant et les filles ne lui résistent guère. Il ne les cherche pas, il se contente de les croquer comme il croque la vie.Entre ces deux êtres, il y a un monde de différence mais le hasard d'une intrigue policière va les lancer dans une même aventure pour sauver la France d'une grave menace.Cependant, la vie est fragile et la tâche n'est pas si facile...
Publié le : vendredi 6 juin 2003
Lecture(s) : 138
EAN13 : 9782748129069
Nombre de pages : 415
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Une vie pour une vie
Alysee Virafun
Une vie pour une vie
ROMAN
© manuscrit.com, 2003 ISBN: 2-7481-2907-5 (pour le fichier numérique) ISBN: 2-7481-2906-7 (pour le livre imprimé)
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Avertissement
Il existe dans les Alpes des coins qui ont fortement inspiré mes descriptions mais vous ne les trouverez pas sur une carte car j’en ai volontairement changé les noms. Ceux des personnages ont également été inventés et toute ressemblance ne serait que fortuite.
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Il faisait beau et chaud en ce début d’aprèsmidi et le calme régnait aux abords de la forêt. C’était un dimanche comme tous les autres, une de ces journées sans surprise qui se laisse gentiment croquer par le temps qui passe. Le bonheur, en toute simplicité, était au rendezvous. Formidable exutoire à toutes les peurs et à toutes les angoisses que la vie moderne draine chaque jour avec elle, la montagne l’accueillait sans jamais la blesser. Le dérivatif était puissant, bienfaisant et elle ne s’en lassait pas. Loin du monde et de la civilisation, la vie avait un autre goût, elle prenait une autre dimension. Comme elle en avait l’habitude, Lina avait laissé son cœur la conduire vers le lieu qu’elle affection nait le plus au monde, la forêt. Elle marchait sans se presser. L’odeur des épines de pin mêlées à la terre mouillée lui procurait d’agréables frissons dans les narines et un tendre sentiment de bienêtre l’enva hissait au fur et à mesure qu’elle avançait. Personne ne l’attendait, personne d’ailleurs ne savait qu’elle était là. Elle était seule mais n’en éprouvait aucun sentiment d’amertume. La forêt qui la comblait de sa présence et de son parfum lui suffisait.
Quand son regard se porta vers les hautes cimes, elle sentit, une fois de plus, son cœur se gonfler
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Une vie pour une vie
d’un amour immense pour ce paysage splendide et merveilleux qui s’offrait sans retenue à ses yeux et dont elle appréciait chaque détail. Elle était ra dieuse, jeune et d’une beauté simple, sans artifices. Ses vingtcinq printemps lui souriaient et, même s’il manquait un brin de fantaisie amoureuse à sa vie, son existence n’était, en fait, guère compliquée. Elle était en bonne santé, avait une situation confortable, une famille agréable. Elle n’avait aucun souci, rien ne la menaçait, ni de près, ni de loin. Force était de reconnaître que la vie, de ce point de vue, n’avait rien de désagréable. Elle avait tout pour être heu reuse, elle avait trop peutêtreParfois, c’est vrai, elle en était gênée. Ce tropplein de tout était indé cent et son regard s’embrumait quand elle songeait à tous les autres, à tous ceux, de part le monde, qui n’en demandaient pas tant et qui se seraient conten tés d’un dixième de sa vie, debout, en paix, au soleil, au lieu de se traîner à genoux, humiliés, crevant de peur ou de faim, dans le froid ou dans la boue. Contre de telles injustices, elle ne pouvait rien ! Elle n’était rien ! Elle ne faisait rien ! Un profond sentiment de culpabilité la troublait bien souvent.
Elle était arrivée au pied de la forteresse, majes tueuse, trônant sur la pente ensoleillée comme sur un piédestal. Là, tout était mystère. La civilisation qui avait tenté de s’approprier l’endroit avait lamenta blement échoué. La nature, pugnace et entêtée, avait repris ses droits, plongeant ces lieux chargés d’his toire violente dans un silence purificateur. Elle regarda mélancoliquement les vieux murs dé crépis auprès desquels elle aimait à se retrouver. Entre les vieilles pierres, comme par magie, la vie en couleurs éclatait. L’anarchie régnait dans une tendre complicité. Arbrisseaux, arbustes, mousses,
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