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Xon

De
312 pages
Les « Kamalimba » et leur président Imola Bebey sont sur un nuage... Ils viennent de remporter le championnat national de football et se préparent à réaliser un doublé historique dans une finale de coupe inédite contre leur bête noire le « FC Sirath » dans une semaine. Cette semaine est celle de tous les dangers. Imola croit ferme qu'il n'y a que les pratiques occultes (khon) qui peuvent l'aider à remporter cette confrontation et graver ainsi à jamais son nom dans le palmarès des « Kamalimba. » Jusqu'où cette obsession de réussite l'amènera-t-il ?... Le démon de la jalousie se convie dans ce méli-mélo... Laissera-t-on le président réaliser ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'est parvenu à accomplir depuis la création du club ?... Ses détracteurs useront des mêmes moyens pour le combattre... Moussou Bebey la fille du président est amoureuse de Djabel le turbulent et meilleur joueur de l'équipe. Les choses, vont se corser quand M. Bebey découvrira cette idylle et que par ailleurs, ils ont fait l'amour la veille de la finale. Le marabout est en tout cas catégorique. Djabel, ne peut participer à cette finale. Le président est dans la tourmente...
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Extrait
1 - La fête chez le président

Un costume d’homme et des dessous de femme traînent par terre dans une chambre.
Quatre jambes s’entremêlent dans un lit.
Deux silhouettes nues bougent dans une symbiose corporelle sensuelle et envoûtante.
Un corps de teint clair aux muscles saillants tout en sueur, sous une lumière tamisée, remue entre les jambes d’une belle jeune fille dont la beauté du visage est déformée par le plaisir que lui procurent les coups de reins de son étalon.
Ils s’embrassent, se retournent dans le lit qui est littéralement défait par leur communion voluptueuse.
Leur gémissement de plaisir est submergé par les bruits de festivités qui viennent du jardin.
Un violent orgasme simultané clôt leur belle étreinte.
La jeune femme dépose délicatement de petits baisers sur l’épaule tatouée d’un scorpion de son amant qui halète comme une bête agonisante.


De l’autre côté de la villa, dans une très belle chambre à coucher dont la surface du lit est parsemée d’amulettes, Imola, torse nu, vêtu d’un caleçon, est debout sur une serviette de couleur blanche mise à terre et se livre à un bain mystique.
Une belle et jeune femme déjà bien habillée, entre dans la chambre contre toute attente. Elle est suivie de Dada, un joli petit chiot tout blanc qui aboie en remuant sa petite queue.
Diankh ne semble pas être surprise par l’attitude grotesque de son époux qui, malgré ses cinquante années bien sonnées, a réussi à maintenir une assez belle physionomie.
Elle se dirige machinalement vers la fenêtre en y jetant un coup d’œil.

Elle voit du haut de celle -ci beaucoup d’invités qui festoient dans le jardin verdoyant de sa maison.
Les joueurs se reconnaissent par leur costume identique à celui qui traîne par terre dans la chambre d’en haut.
Des hommes et des femmes en grande toilette sont regroupés et discutent entre eux.
Une table longue de plus de six mètres sert de buffet.
Un trophée trône au milieu dans toute sa splendeur.
Un barbecue fumant taquine les narines des hôtes qui parlent à haute voix pour s’entendre à cause de la musique ambiante que diffusent quatre grands haut-parleurs installés dans différents coins du décor.
L’attention de tout le monde est subitement attirée par un bruit de moteur assourdissant.
La surprise fait place presque aussitôt à l’hilarité générale quand on reconnait Benfa, habillé de son éternel gilet de photographe, qui fait son entrée triomphale sur sa vieille motocyclette.
Haut de son mètre quatre-vingt-douze, il descend fièrement de sa monture dont le pot d’échappement est rafistolé avec du fil de fer.
Il attache solidement sa bécane à un arbre à l’aide d’un antivol relié à un gros cadenas.

Benfa se saisit presque aussitôt de son vieil appareil NIKON et commence avec un cérémonial et de drôles de positions à immortaliser ces moments de gaieté.
Il n’a cure des piques que lui lancent certains joueurs.
Diankh suit la scène avec un certain amusement.
Elle se retourne aussitôt vers son mari, lui suggére de faire vite, prétextant que les invités sont déjà sur place.
Imola est occupé à son rituel et ne semble pas accorder de l’importance aux injonctions de sa femme.
Il fait signe à Diankh de faire sortir Dada qui s’intéresse à un gri-gri dont l’extrémité est faite d’une tête d’oiseau.
Le pauvre animal, qui ne semble pas comprendre les raisons de cette exclusion, vocifère derrière la porte pour marquer son désaccord.
Diankh, toujours accrochée à son poste d’espionnage, demande à son mari les raisons de son mutisme quand elle voit ce dernier commencer à enfiler ses amulettes autour de ses reins et de ses avant-bras.
— Soumaïla m’a demandé de ne point parler quand je m’enduis de « safara »
Diankh secoue la tête et lève les yeux au ciel en guise de réponse.
Un pour Un
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