Zone blanche

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Un jeune homme disparaît. Son père, veuf, cloué chez lui par la maladie, charge un enquêteur de le retrouver.

Avant de partir à la rencontre du comte et de la comtesse de Krann - les derniers à avoir approché le jeune homme -, avant de s'enfoncer dans les régions mal connues du centre de la vieille Europe entre la Pologne et les forêts hercyniennes primitives, avant de coucher par écrit un rapport nourri d'étranges spéculations, l'enquêteur consulte le commandant de gendarmerie auquel il succède dans cette affaire :
« L'alcool nous avait rendus diserts, nous en vînmes à parier, à supposer que l'affaire se dénouât, si elle tirerait sur la fiction plutôt que sur le roman?les romanciers se soumettant à certaines contraintes logiques pour faire se tenir les personnages, la chronologie des événements et l'enchaînement des causes et des effets ; la fiction, elle, rejetant toute forme de contraintes et de logique, étant déraisonnable, insaisissable, et en cela semblable à la vie.

D'une voix lasse, le commandant me fit observer que la disparition du jeune homme avait eu lieu dans cet espace de l'insaisissable, fait qui n'avait rien d'encourageant ni pour lui ni pour moi. »

Publié le : mercredi 10 mars 2004
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782213674872
Nombre de pages : 360
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Un jeune homme disparaît. Son père, veuf, cloué chez lui par la maladie, charge un enquêteur de le retrouver.

Avant de partir à la rencontre du comte et de la comtesse de Krann - les derniers à avoir approché le jeune homme -, avant de s'enfoncer dans les régions mal connues du centre de la vieille Europe entre la Pologne et les forêts hercyniennes primitives, avant de coucher par écrit un rapport nourri d'étranges spéculations, l'enquêteur consulte le commandant de gendarmerie auquel il succède dans cette affaire :
« L'alcool nous avait rendus diserts, nous en vînmes à parier, à supposer que l'affaire se dénouât, si elle tirerait sur la fiction plutôt que sur le roman?les romanciers se soumettant à certaines contraintes logiques pour faire se tenir les personnages, la chronologie des événements et l'enchaînement des causes et des effets ; la fiction, elle, rejetant toute forme de contraintes et de logique, étant déraisonnable, insaisissable, et en cela semblable à la vie.

D'une voix lasse, le commandant me fit observer que la disparition du jeune homme avait eu lieu dans cet espace de l'insaisissable, fait qui n'avait rien d'encourageant ni pour lui ni pour moi. »

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