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19 mars 1962 ? Waterloo !

De
348 pages
L'auteur revient ici sur les "Déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 relatives à l'Algérie", au sujet desquelles certains entretiennent encore la confusion. L'emploi fréquent des référendums, le scrutin d'autodétermination, les disparitions, les enlèvements, les prisonniers et les massacres collectifs de civils et de militaires...tous les événements qui ont précédé cet accord en expliquent le dénouement tragique. "Une véritable mine d'or pour les chercheurs", selon l'historien Maurice Faivre.
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la guerre d’Algérie »conIaiten2000lancienministredesAffaires la guerre d’Algérie » it l’ i i tre f i étrangères, Hervéde Charette. Cest ce à quoi sattache cet ouvragetrangères, Herv de Charrette. C’est à quoi s’attache cet ouvrag consacré à l « accord de cessez-le-feu » qui devait mettre un terme consacré à l’ « accord de cessez-le-feu » qui devait mettre un terme à cette « guerre » dAlgérie, le 19 mars 1962 à 12h00. à ce te « guerre » d’Algérie, le 19 mars 1962 à 12h00. Lauteur revient ici sur les « Déclarations gouvernementales L’auteur revient sur ici sur les « Déclarations go vernementa du 19 mars 1962 relatives à lAlgérie », au sujet desquellesdu 19 mars 1962 r latives à l’Algérie » dont c rtains entretiennent certains entretiennent encore la confusion. Lemploifréquent desencore la confusion à leur sujet. L’emploi fréquent des référe dums, référendums, le scrutin dautodétermination, les disparitions, lesl scrutin d’autodétermi ation, les disparitions, les enlèvements, le enlèvements, les prisonniers et les massacres collectifs de civilseptrisdoennimeirlsitaeirtelsesmtoaussénsercévaoclesllesleicivdeitsfuriesqitaiamtairlntsdioeédlcelsetnestmctontséerlpsucévdéemtntareédoneuiquentlordexpltecccamencldésletetsendroqiuotnrataoisnedceteuqaicgcprécédéleéxvpléiqnueemntelnet.dénouementtragiquedelévénement.L’aprrèss19marrsverras’afffrontterrdeshistoriens,,despoliticiens,des associationsetseralobjet de marchandage. t r l’objet de marchandage. redonnesaplaceàlhistoireetdonnela , l l’ paroleautantauxAlgériensquauxFrançais.« Une véritable mine l ’ i . « Une véritable mine d’or pour les chercheurs », selon lhistorien Maurice Faivre. d’or pour les chercheurs », selon l’historien Maurice Faivre.
Né en 1942 à Paris, a vécu en Algérie de 1949 à juin 1962. Enseignant, dans des postes dits « déshérités », très proche de ses élèves autant que de leurs parents, il partagera leur angoisse, leurs interrogations, pour Inalement se sentir obligé de les angoisse, leurs interrogations, pour Inalement se sentir obligé de les
É
Michel Delenclos
19 MARS 1962 ? WATERLOO!
Conséquences et interprétations des accords d'Évian
Préface du général Maurice FAIVRE, historien militaire
19 mars 1962 ? Waterloo !
Michel Delenclos
19 mars 1962 ? Waterloo !Conséquences et interprétations des accords d’Évian
Préface du général Maurice Faivre, historien militaire
© L'Harmattan, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99722-6 EAN:9782296997226
19mars1962?
Waterloo !
« Un des négociateurs les plus en vue m’ avouera un jour : « On ne fête pas Waterloo ». J’ ai trouvé le jugement excessif, mais il décrivait sans doute le sentiment dominant. »
Source : Souvenir de R. Malek, dans « L’Algérie à Evian. Histoire des négociations secrètes 1956-1962 », Ed. Le Seuil, 10/1995 - Page 244 - .
Après recoupement de diverses sources, l’auteur retient comme étantle« négociateur le plus en vue », Bruno de Leusse(12.08.1916-02.07.2009). Diplomate, il a été, en 12/1960, nommé directeur du service politique au ministère d’Etat chargé des Affaires algériennes. Le 20.02.1961, à Lucerne, avec notamment G. Pompidou, il participe aux réunions pré-paratoires aux « accords d’Evian I », face à A. Boumendjel, S. Dahlab et T. Boulahrouf. Le 20.05.1961, il participe aussi aux négociations d’« Evian I » avec L. Joxe et B. Tricot. Les 28 et 29.10.1961 puis, le 09.11.1961, à Bâle, avec C. Chayet, il prend part à des contacts secrets avec M. Benyahia et R. Malek. Le 09.12.1961, aux Rousses, il s’entretient avec S. Dahlab et M. Benyahia lors de contacts secrets. Les 28 et 29.01.1962, à Lons-le-Saunier, avec L. Joxe, il est présent face aux représentants du « FLN », à l’occasion de ces ren-contres secrètes. Puis, du 11 au 19.02.1962, aux Rousses, accompagné de L. Joxe, J. de Broglie et de R. Buron, il participe à une nouvelle rencontre face à une délégation du « FLN » conduite par Krim Belkacem. Du 07 au 18.03.1962, il est encore présent lors de ces dernières négociations d’ « Evian II ».
Alors Directeur politique, secrétaire général aux Affaires étrangères,il se rend à Alger ème avec Georges Gorse, le 01.11.1979,pour commémorer le 25 anniversaire de la ré-bellion du 01.11.1954. Enfin, le 05.05.1989, il s’entretient avec R. Malek.
Le 25.01.1997, au château de Chilly à Domaine (Haute-Savoie), lors d’un congrès d’an-ciens combattants, répondant à une question du vice-président de l’Union national des combattants « UNC », C. Le Barillier,B. de Leusse se déclare tout à fait opposé à tou-te commémoration, officielle ou non, du 19 mars.
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PREFACE
Le titre de cet ouvrage est emprunté à l’affirmation d’un des négociateurs d’Evian, Bruno de Leusse :« On ne fête pas Waterloo ! »Cette expression est le point de départ d’une re-cherche de bénédictin qui rappelle les ouvrages précédents de l’auteur : « Algérie : la guer-re des sigles », et « Les Mots des uns... Les Maux des autres. L’Algérie et la France ».
Cette fois-ci, l’auteur fait l’inventaire exhaustif de tout ce qui a été dit et écrit sur les soi-disant accords d’Evian par les acteurs de la guerre d’Algérie : membres du gouvernement, négociateurs, les députés et sénateurs et, plus proche de nous par les élus nationaux, les as-sociations et les historiens.Une véritable mine d’or pour les chercheurs.
On découvre aussi des réalités oubliées. Par exemple, le trucage du référendum d’au-todétermination, résultant de la décision de Chawki Mostefaï de ne poser qu’une question aux électeurs, et donc de minimiser le désir de coopération de la majorité ; cette décision fut suivie du bourrage des urnes. Mais également sur l’emploi fréquent, par le chef de l’Etat français, du référendum par le biais de l’Article 11 que les juristes qualifient d’anticonsti-tutionnel.
Autre réalité, le rappel des effectifs militaires et des pertes, en particulier de plus de 400 militaires dont la liste reste à confirmer, et la profanation des cimetières militaires et civils.
De riches annexesreproduisent les directives du général de Gaulle aux premiers négo-ciateurs, la loi algérienne de 1991 fixant les droits des moudjahidines, le manifeste des 521 officiers généraux ayant servi en Algérie, et l’analyse de René Mayer démontrant que les dits accords d’Evian n’ont aucune validité juridique ni diplomatique.
En conclusion, l’auteur fait le procès de la guerre des mémoires qui reflète des règlements de compte idéologiques. Il exprime le vœu d’une écriture commune de l’histoire, de sor-te que les relations franco-algériennes, suivant le mot d’Abderrhamane Fares,« ne soient pas le cimetière des occasions manquées ».
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Général Maurice FAIVRE, Historien militaire
Livre ouvert à
Monsieur le président de la République française, Mesdames, Messieurs les Députés et Sénateurs, Mesdames, Messieurs les Maires, Aux citoyens de France,
Voici cette phrase prémonitoire qu’écrivait déjà dans « Carrefour », le 27.06.1956,le sé-nateurd’Indre-et-Loire,Michel Debré, futur Premier ministre sous de Gaulle :
« Ce que ne veulent pas comprendre les falots personnages qui jouent avec les destinées de la France, c’est qu’il n’y aura jamais de répit dans la « guerre sainte » qui nous a été déclarée. A une « guerre sainte », on ne répond pas par des paroles d’apaisement ni par des conventions.Les paroles d’apaisement sont prises pour une capitulation et les conven-tions sont violées avant que sèche l’encre des signatures».
AVANT-PROPOS
A la suite des négociations d’Evian, du 07 au 18.03.1962, un accord de cessez-le feu - signé par la France et le « FLN » - devait mettre fin aux opérations militaires pour le 19.03.1962 à 12h00. (JORF du 20.03.1962). Ce qui deviendra officiellement, 37 ans plus tard, la guer-re d’Algérie, avait débuté, en réalité, la veille, le 31.10.1954.En effet, les deux premières victimes du terrorisme « FLN » sont - dans l’ordre chronologique - deux Français d’Algérie :le premier, un chauffeur de taxi de confession juive,G-S. Azoulay (1), et le deuxième estL. François, libéré depuis six mois du service militaire(2).Les autres vic-times, celles-là le 01.11.1954, sont : un instituteur,Guy Monnerot- son épouse sera griè-vement blessée -, le caïdBen Hadj Sadok, un agent de police,BenHaroun Ahmed Amar, et quatre appelés,Pierre Audat,Eugène Cochet,André Marquetet le lieutenant Gérard Darneaud.Parmi ces neuf victimes- et non sept comme régulièrement écrit -, quatre Français d’Algérie(juif, chrétien et musulman) etcinq métropolitains. Tout un symbole qui sombrera dans la quotidienneté de cette guerre.
(1) AZOULAY Georges-Samuel(1926-31.10.1954). Il est assassiné à Oran, le 31.10.1954 à 23h00, par 4 terroristes à qui il refusera de les conduire à la poudrière du quartier d’Eckmühl. Le commissaire principal,R. Le Doussal, écrira en 2011:« Mais encore aujourd’hui, tout le monde ignore le nom de S. Azoulay, qui fut pourtant assassiné de ère façon délibérée, alors que le meurtre de Monnerot ne fut pas prémédité...victime de la guerre d’AlgérieIl fut ainsi la 1 , alors que l’histoire médiatique retient le nom de l’instituteur G. Monnerot, tué 12 heures plus tard... Ainsi, si elle a été er donnée, la consigne « FLN » de ne pas tuer de civils européens, le 1 novembre ne fut pas respectée ». Le commissai-ère re Le Doussal dédicacera son ouvrage, en 2011, à :« Samuel Azoulay, 1 victime du 01.11.1954 et victime-symbole des ignorés de l’histoire » .(Le Doussal, Voir Bibliographie). (4 rapports de police judiciaire au Fonds Vaujour : 1K628, carton 65).
(2) FRANCOIS Laurent(1932-31.10.1954). Blessé, il sera achevé par des terroristes du « FLN » à Cassaigne, à 23h45. C’est ce quele journal algérien « L’Expression » confirmera, le 01.11.2001 :« En effet, c’est bien avant l’heure prévue que la première balle fut tirée, et le premier Français éliminé à 23h45, le 31.10.1954. Cette nuit-là, le nommé Laurent François... ».
Après avoir négocié finalement avec le seul « FLN » - ayant écarté toutes les autres ten-dances, pourtant majoritaires - et satisfait à toutes les exigences, manifestées dès le 01.11.1954, de ce parti totalitaire, de Gaulle proclamait l’indépendance de l’Algérie, le 03.07.1962. Les « déclarations gouvernementales » étaient publiées au « JORF » du 19.03.1962. Sept années et huit mois s’étaient écoulés auparavant, après l’échec de 7 gouvernements sous ème la IV République, et, au vu des ambitions affichées et d’une guerre intensifiée, sous ème la V République.
Les terroristes, depuis le début de ces événements, constatant que le peuple algérien,
dans son ensemble, ne s’était pas insurgé, vont mener une guerre très particulière : la guer-
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