1940. Et si la France avait continue la guerre…

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Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ? Et si le gouvernement français avait continué la lutte contre l’Allemagne hitlérienne depuis l’Afrique du Nord ?
Telles sont les questions posées par cet essai où l’histoire rencontre la fiction à travers une oeuvre romanesque haletante et poignante.
Ainsi prend forme une façon entièrement novatrice de relire et d’étudier l’histoire de l’année 1940, dans tous ses aspects : politique, économique, diplomatique et stratégique. Une alternative aux journées tragiques de juin à décembre 1940 se dessine alors, le contraste entre le possible et le réel n’ayant qu’un seul but : montrer que la décision de demander un armistice n’était en rien inéluctable.
Voici le récit d’une histoire qui n’a pas été, mais qui aurait pu être.
« Un récit maîtrisé et plein de suspense, un exercice intellectuel stimulant ponctué de traits d’humour. » L’Express
« Une ‘‘uchronie” aussi sérieuse qu’excitante. » Libération
Publié le : vendredi 12 septembre 2014
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9791021002128
Nombre de pages : 353
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Sousladirectionde JACQUESSAPIR/FRANKSTORA/LOÏCMAHÉ
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T E X T O CollectiondirigéeparJean-ClaudeZylberstein
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1940
ET SI LA FRANCE AVAIT CONTINUÉ LA GUERRE
JACQUESSAPIR
Sous la direction de
FRANKSTORA
1940
LOÏCMAHÉ
ET SI LA FRANCE AVAIT CONTINUÉ LA GUERRE
Essai dalternative historique
Avec le concours de Laurent Arenales del Campo, Benoit Gérard, JeanMarc Mendel, JeanPhilippe Such et Alain Venturini
TALLANDIER
Conseiller éditorial : Laurent Henninger
© Éditions Tallandier, 2010 Cartographie © Florence Bonnaud, 2010
2, rue Rotrou75006 Paris www.tallandier.com
SOMMAIRE
Préface de Laurent Henninger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Abréviations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Cartes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Introduction 19401945  UNE HISTOIRE ALTERNATIVE. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre premier PAR MIRACLE OU PAR HASARD. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre II LAFRANCE CONTINUE LA GUERRE! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre III DU SANG CONTRE DU TEMPS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre IV SACRIFICE SUR LA LOIRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre V QUAND ATTAQUERONSNOUS ENFIN? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VI MARIANNE CHOISIT LEXIL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VII LA GUERRE DES CONVOIS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VIII RÉSURRECTION DANS LE DÉSERT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre IX LABATAILLE DEFRANCE EST PERDUE,MAIS LA LUTTE CONTINUE
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Chapitre X LAVAL SINSTALLE DANS LES RUINES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XI VICTOIRE DANS LES SABLES ET MANŒUVRES EN MERÉGÉE. . . . .
Chapitre XII LA FLOTTE FOUDROYÉE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XIII ÀLASSAUT DE LASARDAIGNE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XIV LE NAUFRAGE DE LEMPIRE ITALIEN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XV LANGLETERRE TIENT BON. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XVI LÉGITIMITÉ ET LÉGALITÉ DE LARÉPUBLIQUE. . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XVII LE SANG DU11 NOVEMBRE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XVIII « UN QUARTERON DE POLITICIENS» . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XIX LARÉPUBLIQUE EST UN COMBAT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XX ÀLASSAUT DE LAFRIQUEORIENTALEITALIENNE. . . . . . . . . . .
Épilogue LA CHOSE LA PLUS NÉCESSAIRE DU MONDE. . . . . . . . . . . . . . . . .
Table des cartes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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PRÉFACE
Depuis longtemps déjà, les historiens anglosaxons aiment à pra tiquer lexercice duWhat If ?« Et si ? ». Et si Alexandre nétait pas mort si jeune ? Et si Cortés avait été vaincu à Tenochtitlán ? Et si l? Et siInvincible Armada avait réussi à débarquer en Angleterre Napoléon avait perdu à Austerlitz ? Ou avait gagné à Waterloo ? Et si le Sud avait gagné la guerre de Sécession ? De tels jeux de lesprit ont favorisé le succès rencontré depuis plusieurs décennies par les wargames, notamment, auprès du public américain ou britannique, mais ont également assuré le succès de librairie douvrages sur ce thème rédigés par certains des meilleurs historiens du monde 1 anglophone . Exercice vain et superficiel ? Voire infantile et même intellectuellement dangereux ? Sans doute sagitil ici daller à linverse de lopinion admise par certains représentants dun positi visme mal compris. Sil doit être clair quil ne sagit pas là dhistoire académiquestricto sensu, ce livre peut néanmoins être considéré comme un exercice de « travaux pratiques » comparable à ceux que tous les écoliers du monde connaissent dans leurs cours de sciences naturelles, ou encore à un exercice de gymnastique dassouplisse ment mental. Trop souvent, lhistoire académique est devenue une discipline strictement descriptive et fragmentaire, où toute pensée spéculative est bannie. Et, dès lors quils tentent de dépasser le
1. Notamment R. COWLEY(dir.),What If ? Military Historians Imagine What Might Have Been, Londres, Pan Books, 2001 ; et R. COWLEY(dir.),More What If ? Eminent Historians Imagine What Might Have Been, Londres, Pan Books, 2003. Deux ouvrages dans lesquels on trouve les signatures de William H. McNeill, Victor Davis Hanson, Geoffrey Parker, Alistair Horne, James M. McPherson, etc.
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ET SI LA FRANCE AVAIT CONTINUÉ LA GUERRE
stade de la description, nombre dhistoriens versent dans un déter minisme qui appauvrit considérablement la pensée historique par son énoncé dune très contestable linéarité de lhistoire, ce qua fort justement dénoncé YvesMarie Bercé : « Lhistoire aurait pu sécrire différemment. [] Il me semble que lhistorien risque de réduire la réalité, si, fort de son imperti nente connaissance de la suite des faits, il écrit lhistoire seulement en fonction de ce déroulement à venir. Il sera plus fidèle à linstant étudié sil essaie denvisager les futurs inachevés, les hypothèses dautres destins envisagés par les contemporains. Autrement dit, on ne saurait faire lhistoire de la Fronde comme si, de toute nécessité, lÉtat louisquatorzien en devait surgir. Enchaîner lhistoire dans ces déterminismes revient à en émousser ou appauvrir les significa tions. Si lon croit que lhistoire des hommes comporte sa part daccident et dimprévisibilité, cette démarche, imaginative et sans 1 doute arbitraire, devrait se révéler plus féconde . » Voilà pourquoi il nétait que temps de réinjecter dans la science historique des questionnements et des mises en perspective, y compris à laide doutils destinés à faciliter la spéculation intellec tuelle. Aux côtés du courant historiographique de laWorld History, lhistoire alternative peut modestement contribuer à ce renouveau. Cet exercice présente un intérêt encore plus marqué pour lhis torien de la guerre, laquelle a été définie par le mathématicien Henri Poincaré comme « une science expérimentale dont lexpéri 2 mentation ne peut se faire ». Luchronie devient alors un outil particulièrement précieux pour explorer ce chaos bouillonnant où les dialectiques senchevêtrent et où il convient plus que jamais de tenter de faire la part de ce qui relève ou non du déterminisme. Mais il est bien évident que toute spéculation, quelle soit intel lectuelle ou pas, expose à des dangers redoutables. Doù lextrême importance de bien lire lintroduction de Jacques Sapir, dans laquelle sont exposées une méthodologie rigoureuse pour lexercice qui va suivre, en même temps que les limites de celuici. Car autant
1. Y.M. BERCÉ, avantpropos du tome 3 de laNouvelle Histoire de la France moderne,La Naissance dramatique de labsolutisme 15981661, Paris, Seuil, coll. « PointsHistoire », 1992, p. 8. 2. Terme désignant lhistoire alternative et forgé sur le même principe que lu topie (utopos« nul lieu ») :uchronos« nul temps ».
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