Albert Calmette

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Albert Calmette eut une vie passionnante. Il entretint une correspondance considérable avec ses maîtres, sa famille et ses amis. Il fut l'un des plus grands savants de son époque. Si la lutte contre la tuberculose reste sa contribution majeure, sa curiosité intellectuelle, sa grande humanité l'ont conduit à s'intéresser à de multiples problèmes de santé et de société. Ce sont ses propres écrits qui ont servi de base à la rédaction de ce livre, ils y sont repris fidèlement.
Publié le : mercredi 1 juin 2016
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EAN13 : 9782140011214
Nombre de pages : 168
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scientifique de la Fédération mondiale des sociétés d’anesthésiologie. Il
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Philippe Scherpereel
ALBERT CALMETTE
« Jusqu’à ce que mes yeux se ferment »
Albert Calmette
ALBERT
CALMETTE
« Jusqu’à ce que mes yeux se ferment »
Médecine à travers les siècles Collection dirigée par le Docteur Xavier Riaud L’objectif de cette collection est de constituer « une histoire grand public » de la médecine ainsi que de ses acteurs plus ou moins connus, de l’Antiquité à nos jours. Si elle se veut un hommage à ceux qui ont contribué au progrès de l’humanité, elle ne néglige pas pour autant les zones d’ombre ou les dérives de la science médicale. C’est en ce sens que – conformément à ce que devrait être l’enseignement de l’histoire –, elle ambitionne une « vision globale » et non partielle ou partiale comme cela est trop souvent le cas. Dernières parutions e BernardDEMARSANGY,La Psychiatrie vécue auXIXLettres à siècle. Louisa, 2016. e Isabelle CAVÉ,siècleEtat, santé publique et médecine à la fin du XIX français, 2016. Julien MARMONT,L’Odontechnie ou l’art du dentiste. Poème didactique et descriptif en quatre chants, dédié aux dames, 2016. Patrick POGNANT,La Folle Clinique sexuelle du professeur P***. De la Belle Époque aux Années folles, 2016. Michel CHAUVIN,Le Geste qui sauve. L’étonnante histoire du défibrillateur cardiaque externe, 2016. Henri LAMENDIN,Docteur Albert Calmette (1863-1933). Pasteurien et co-inventeur du BCG, 2016. Xavier RIAUD(dir.),Médecine à travers les siècles. Entre rencontres et découverte, 2015. Xavier RIAUD,Et si la Seconde Guerre mondiale nous était racontée autrement…, 2015. Mathieu RAYSSAC,Les médecins de l’assistance médicale en Indochine (1905-1939), 2015. Thomas FERRANTE,Petit lexique bucco-dentaire de proverbes et autres expressions, 2015. Jean-Claude PONS,Jumeaux et jumelles. Représentations dans l’art et les sciences de l’Europe moderne (1492-1789), 2015. Michel A. GERMAIN,Musiciens célèbres malades. Pourrait-on les sauver aujourd’hui ?, 2015. Isabelle CAVÉ,Les médecins-législateurs et le mouvement hygiéniste sous la Troisième République (1870-1914),2015.
Philippe Scherpereel
ALBERT CALMETTE
« Jusqu’à ce que mes yeux se ferment »
Du même auteur dans la même collection Pietro d’Abano. Médecin et philosophe de Padoue à l’aube de la Renaissance,L’Harmattan, 2016.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-09377-2 EAN : 9782343093772
A mes Maîtres pastoriens, Charles Gernez-Rieux et Cyr Voisin.
UNE ENFANCE DIFFICILE Je suis né le 12 juillet 1863, à Nice, à la Préfecture où mon père était chef de cabinet du Préfet.Il était environ quinze heures de l’après-midi, et l’on m’a raconté plus tard qu’au moment où je venais au monde, les canons de l’Escadre de la flotte française, alors en rade de Villefranche, se mirent à tonner pour fêter l’entrée des troupes françaises à Mexico dont elles s’étaient ouvert la route après la victoire de Puebla. Fallait-il y voir un présage de la carrière de marin qui m’attendait ? Je n’aurai pas l’outrecuidance de le prétendre. Guillaume Calmette, mon père, descendait d’une famille de notables, propriétaires terriens dans le Cantal. Il avait fait des études de droit et obtenu le titre d’avocat, mais il s’orienta vers une carrière préfectorale qui l’amena à Nice. Il devint Chef de Cabinet du Préfet, Monsieur Denis Gavini de Campile, avec rang de chef de division, raison pour laquelle je naquis à la Préfecture, dans cette rue étroite du vieux Nice qui porte le nom de rue de la Préfecture. Le Palais de la Préfecture, était l’ancienne résidence des rois de Sardaigne avant que Nice ne fût rattaché à la France. Je fus baptisé le 14 juillet 1863, par l’abbé Pierre Véran, vicaire de la paroisse Sainte-Réparate, à la cathédrale de Nice. Mon parrain était mon frère ainé, Emile, qui avait alors douze ans, et ma marraine était Léonie Mary, ma cousine. J’avais un autre frère, Gaston, qui était âgé de cinq ans à ma naissance.
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