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Algérie coloniale. Quand chrétiens et musulmans cohabitent

De
408 pages

Au cours du XIXe siècle, catholicisme et islam deviennent les deux religions majoritaires en Algérie. Alors que l'islam est attesté depuis des siècles, le catholicisme est assimilé au conquérant. Comment la France a-t-elle procédé dans ses relations avec ces deux religions ? Et que nous disent ces relations de la réalité coloniale ? Oissila Saaidia retrace ici les étapes qui ont conduit à " l'invention du culte musulman ". Le catholicisme apparaît, lui, comme l'un des piliers de l'ordre colonial bien que des tensions apparaissent avec la République anticléricale. De leur côté, les musulmans sont soumis à une " obsession sécuritaire " croissante de la part des autorités françaises. C'est dans ce contexte de mise sous tutelle des cultes que la loi de Séparation de 1905 va donner, pour la première fois, un cadre légal à l'islam. Conçue pour la métropole, cette loi est censée inaugurer un nouveau type de relations entre l'État et les cultes. Elle stipule en effet que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun d'entre eux. En théorie, toutes les confessions sont placées à la même enseigne républicaine. Dans la réalité, les choses seront bien différentes en Algérie...


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Présentation de l'éditeur
e Au cours duXIXsiècle, catholicisme et islam deviennent les deux religions majoritaires en Algérie. Alors que lislam est attesté depuis des siècles, le catholicisme est assimilé au conquérant. Comment la France atelle procédé dans ses relations avec ces deux religions ? Et que nous disent ces relations de la réalité coloniale ? Oissila Saaidia retrace ici les étapes qui ont conduit à « linvention du culte musulman ». Le catholicisme apparaît, lui, comme lun des piliers de lordre colonial bien que des tensions apparaissent avec la République anticléricale. De leur côté, les musulmans sont soumis à une « obsession sécuritaire » croissante de la part des autorités françaises. Cest dans ce contexte de mise sous tutelle des cultes que la loi de Séparation de 1905 va donner, pour la première fois, un cadre légal à lislam. Conçue pour la métropole, cette loi est censée inaugurer un nouveau type de relations entre lÉtat et les cultes. Elle stipule en effet que la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun dentre eux. En théorie, toutes les confessions sont placées à la même enseigne républicaine. Dans la réalité, les choses seront bien différentes en Algérie...
Oissila SAAIDIA, agrégée de lUniversité en Histoire et Professeur dhistoire contemporaine à luniversité Lyon 2, est membre du LARHRA (UMR 5190, CNRS) et de lISERL (Institut supérieur détude des religions et de la laïcité). Historienne du religieux en situation coloniale, elle sintéresse aussi aux rapports complexes entretenus entre religion et politique de part et dautre de la Méditer ranée à lépoque contemporaine.
Algérie coloniale musulmans et chrétiens : le contrôle de lÉtat (18301914)
Oissila Saaidia
Algérie coloniale musulmans et chrétiens : le contrôle de lÉtat (18301914)
préface de Henry Laurens
CNRS´EDITIONS 15, rue Malebranche75005 Paris
© CNRS ÉDITIONS, Paris, 2015 ISBN : 9782271085252
CAOM AN AAA AOPM A.G.O. SRO SRA Q.A. JO
Abréviations utilisées
Centre des Archives dOutremer Archives Nationales Archives de larchevêché dAlger Archives desŒuvres Ponticales Missionnaires Archives du GrandOrient Semaine Religieuse dOran Semaine Religieuse dAlger Questions Actuelles Journal ofciel
Système de translittération
La translittération de larabe retenue est prioritairement celle duRobert pour les noms propres et les noms communs quand ces derniers ygurent, puis celle la plus utilisée par les administrateurs coloniaux et, en dernier lieu, la mienne. Jai volontairement opté pour un système simplié où seules quelques lettres sont translittérées : j h kh dh sh q w y
Pour les voyelles longues : â, î,û.
Les pluriels sont externes et construits en ajoutant un « s », par exemple : tijânîs.