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Balades rue des Juifs

De
258 pages
Pourquoi ce livre ? Une comparaison au fil des ans des images d'un hier à aujourd'hui liées à mes coreligionnaires. La condition du Juif à travers l'histoire se marque des hauts et des bas, des humeurs et des intérêts de la société dans laquelle il vit, sans cesse bousculé par le bon ou le néfaste vouloir de ses contemporains. Et un jour, après des retrouvailles avec une carte ancienne, une envie du vouloir savoir l'odyssée de ces instants m'a troublée... J'ai voulu remonter le temps et suis partie à sa recherche...
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BaladesRue des Juifs Ca r tesposta lesde Belg iq ue Rivka Cohen et Yossi Przedborski
Balades rue des Juifs
Cartes postales de Belgique
D um ê m ea u t e u r
Mon Enfance Sépharade, Mémoires judéo-espagnoles Éditions L’Harmattan, Paris, 1996
Les Bonheurs de ma Cuisine Juive dans la tradition sépharade Éditions Edisud, Aix-en-Provence, 2000
Los Placeres de mi Cocina Judia en la tradicion sefardiEdiciones Parsifal, Barcelona, 2003
R i v k aC o h e n Yo S S iP R Z e D B o R S k i
Balades rue des Juifs Cartes postales de Belgique
Mise en page : CW Design
D/2013/4910/25
© Academia-L’Harmattan s.a. Grand’Place, 29 B-1348 Louvain-la-neuve
ISBN : 978-2-8061-0108-2
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
www.editions-academia.be
à nos enfants Tamara, David, Jennifer, Dan, Marc, Merav à nos petits-enfants Shaï-Meïr, Sara-Elodie, Joey-Elie, Jeanne-Rebecca, Maya-Deborah, Arbel, Agam, Tavor à tous les petits à venir
aux enfants juifs, aux enfants belges, enfants du monde
Puissent-ils, sur les lieux de mémoire ici évoqués, s’initier à l’aventure de ceux qui les ont précédés.
Rivka Cohen n’en est pas à son coup d’essai. Déjà, elle nous avait charmé l’esprit par ses Mémoires judéo-espagnoles et flatté les papilles avec les Bonheurs de sa cuisine juive. Aujourd’hui, elle remet le couvert en nous conviant à la suivre via les dédales connus et méconnus de nombreuses rues juives de Belgique. Ce faisant, elle réalise un véritable travail de mémoire, conforme à un des aspects les plus intimes de la judéité, à savoir le sentiment de la contraction du temps. En effet, il est résulté des vicissitudes de leur histoire que les Juifs ont développé ce qu’appelle une «culture de la mémoire» :abolissant le passé, celle-ci maintient le révolu au présent pour le consulter sur le sens de demain. Voici donc bien ce qu’en son itinéraire presque initiatique, Rivka Cohen accomplit. Aux photos de jadis, qu’elle interroge en les comparant à leurs équivalents d’aujourd’hui, elle fait dire que, malgré l’illusion, le temps ne passe pas. C’est juste nous qui passons, simples usufruitiers de biens que nous ne possédons jamais vraiment. C’est tout cela que dit l’ouvrage de Rivka Cohen, sous-tendupar les photos de Yossi Przedborski, un livre écrit au gré d’une plume chaleureuse, souvent lyrique et toujours souriante.
ThomasGerGely Professeur à l’Université libre de Bruxelles. Mars 2008
Merci Thomas pour toute ton érudition raffinée, toute ta gen-tillesse que je connais si bien, que tu me réserves depuis tant d’an-nées déjà.
Thomas Gergely7
Quelle belle idée d’avoir voulu écrire un livreBalades rue des Juifs, sujet peut-être jamais abordé chez nous, à ce jour. Mais quelle besogne, longue et parfois fastidieuse, qu’ont eu à fournir auteure et photographe pour arriver à leurs fins! Comme le dit Rivka, «fallait-il être un peu cinglé! »… Aller recueillir patiemment des renseignements sur place, pendant de longs mois, par tous les tempset que de difficultés parfois rencontrées! Un exemple parmi d’autres: bien des rues ont, au cours des années, été débaptisées pour des raisons diverses, lors de la fusion des communes, pour la commémoration d’un événe-ment important, du décès d’une personnalité de la ville ou du paysAutre exemple, au premier contact avec l’habitant: la réac-tion de méfiance devant des inconnus qui se présentent un appareil photo à la mainmais qui disparaissait bien vite et se transformait en sympathie à la vue d’une vieille carte postaleCombien de gens croisés lors de ces visites se sont mis à parler, à évoquer des souvenirs, tout heureux de voir une vue ancienne de leur patelin, de leur rue, parfois de leur maison, une image sur laquelle ils reconnaissaient un grand-père décédé, une vieille tante oubliéeEt j’imagine aussi le nombre de fois que Rivka et Yossi ont posé la question: «Savez-vous où se trouve la rue des Juifs? ». Comme le dit l’auteure, ce qui l’a aidée à poursuivre était la volonté d’apprendre et de rassembler un maximum de souve-nirs de l’époque et encore de «ravir quelques romances avant qu’elles ne faiblissent et ne s’endorment sans retour». Probablement de la vue d’un ensemble de cartes postales anciennes est née l’idée de réaliser cet ouvrage.
René Devuyst9