Cent ans de leadership franco-ontarien

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En janvier 1910, des délégués représentant les Canadiens français de tous les coins de l’Ontario se réunissent à Ottawa et jettent les bases de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario. Il s’agit du premier organisme dont les francophones se sont dotés pour défendre leurs droits dans l’ensemble de la province. Au fil des ans, cet organisme est devenu l’Association canadienne-française de l’Ontario, puis l’Assemblée des communautés franco-ontariennes et maintenant l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.
Pour célébrer le centenaire de la première représentation franco-ontarienne, Paul-François Sylvestre a réuni et présenté dix textes de président ou présidente de l’organisme, un pour chaque décennie. À la lumière des écrits de ces leaders franco-ontariens, il démontre comment l’Ontario français est passé d’un dossier unique – l’éducation – à une communauté multiple ou pluriculturelle. Sa présentation est rehaussée d’une variété de données historiques et biographiques.
Publié le : vendredi 18 juin 2010
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EAN13 : 9782895971399
Nombre de pages : 150
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PA U L - F R A N Ç O I S S Y LV E S T R E
C E N T A N S D E L E A D E R S H I P F R A N C O -O N T A R I E N
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PAGE COUVERTURE 1.Gaston Vincent 2.André Cloutier 3.Mariette Carrier-Fraser 4.Napoléon-Antoine Belcourt 5.Trèva Cousineau 6. Ernest Désormeaux 7.Aimé Arvisais 8. Omer Deslauriers 9.Genest Samuel 10.Gisèle Richer 11.Jean Poirier 12.Jeannine Séguin 13.Philippe Landry 14.Roger N. Séguin
CENT ANS DE LEADERSHIP
FR ANCO-ONTARIEN
LISTE SÉLEC TIVE D’OUVR AGES DU MÊME AUTEUR
Fiction Obéissance ou résistance, roman, Montréal, Éditions Bellarmin, 1986. Une jeunesse envolée, nouvelles, Ottawa, Éditions L’Interligne, 1987. Terre natale, roman, Ottawa, Éditions L’Interligne, 1990.
Non-fiction Penetang : l’ école de la résistance, essai, Sudbury, Éditions Prise de parole, 1980. Les Communautés religieuses en Ontario français, essai, Montréal, Éditions Bellarmin, 1984. Les Journaux de l’Ontario français, 1858-1983, essai, Sudbury, Société histo o rique du NouvelOntario, Document n 81, 1984. Le Discours franco-ontarien, choix de textes annotés, Ottawa, Éditions L’Interligne, 1985. Nos parlementaires, essai, Ottawa, Éditions L’Interligne, 1986. Les Évêques franco-ontariens, 1833-1986, essai, Hull, Éditions Asticou, 1986. Le Concours de français, essai, Sudbury, Éditions Prise de parole, 1987. Nos entrepreneurs(avec Gilles LeVasseur et Jean Yves Pelletier), essai, Vanier, Éditions L’Interligne et Centre francoontarien de ressources pédagogi ques, 1996. Lectures franco-ontariennes, compilation de critiques, Toronto, Éditions du Gref, 2005. L’Ontario français au jour le jour : 1 384 éphémérides de 1610 à nos jours, Toronto, Éditions du Gref, 2005. Toronto s’ écrit : la Ville Reine dans notre littérature, essai littéraire, Toronto, o Éditions du Gref, coll. « Lieux dits » n 3, 2007. Lectures franco-ontariennes 2, compilation de critiques, Toronto, Éditions du Gref, 2008. Didactique Pain Court et Grande-Pointe, livre d’histoire, Ottawa, Centre francoontarien de ressources pédagogiques (CFORP), 1983. Mattawa, livre d’histoire, Ottawa, CFORP, 1984 Cornwall, livre d’histoire, Ottawa, CFORP, 1985. Casselman, livre d’histoire, Ottawa, CFORP, 1985.
C E N T A N S D E L E A D E R S H I P F R A N CO -O N T A R I E N
Textes réunis et présentés par
PA U L- F R A N Ç O I S S Y LV E S T R E
e à l’occasion du 100 anniversaire de la première représentation franco-ontarienne
Les Éditions David remercient le Conseil des Arts du Canada, le Secteur franco-ontarien du Conseil des arts de l’Ontario et la Ville d’Ottawa. En outre, nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition.
Les Éditions David remercient également, pour le présent ouvrage, lAssembléede la francophonie de l’Ontario (AFO).
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 Cent ans de leadership franco-ontarien / sous la direction de Paul-François Sylvestre.
Comprend des références bibliographiques. ISBN 978-2-89597-121-4
 1. Assemblée de la francophonie de l’Ontario — Histoire. 2. Canadiens français — Ontario — Histoire.I. Sylvestre, Paul-François, 1947-
FC3100.5.C46 2010
971.3’004114
C2009-907331-5
Révision : Frèdelin Leroux Maquette de la couverture, typographie et montage : Anne-Marie Berthiaume graphiste
Les Éditions David 335-B, rue Cumberland Ottawa (Ontario) K1N 7J3 www.editionsdavid.com
Téléphone : 613-830-3336 Télécopieur : 613-830-2819 info@editionsdavid.com
Tous droits réservés. Imprimé au Canada. er Dépôt légal (Québec et Ottawa), 1 trimestre 2010
PRÉFACE
’      que j’ai accepté l’invitation de C PaulFrançois Sylvestre à signer la préface du présent ouvrage soulignant le centième anniversaire de l’Association canadienne française d’éducation de l’Ontario (ACFÉO), premier organisme de représentation francoontarienne. Je suis particulièrement fière de cet honneur parce qu’il me donne l’occasion de remercier les leaders franco ontariens qui ont écrit notre histoire ainsi que tous les FrancoOntariens et FrancoOntariennes qui, depuis un siècle, ont assuré la vitalité de nos communautés en ayant le courage de vivre en français.
La fondation de l’ACFÉO, le 20 janvier 1910, constitue un geste historique. C’est alors la première fois que la minorité d’expres sion française se dote d’un organisme porteparole pour la représenter et défendre ses droits. C’est la rampe de lancement de ce qu’on peut appeler « le leadership francoontarien ».
Dès la fondation de l’ACFÉO, son premier président indique clairement que l’organisme sera heureux de « recevoir tous ceux qui voudront nous aider de leurs conseils et par leur coopération, d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur origine ». NapoléonAntoine Belcourt croit nécessaire de souligner que le nouvel organisme n’entend « nulle ment prêcher ou pratiquer l’exclusivisme ». Il ajoute que « tous ceux qui voudront contribuer à l’étude et à la connaissance de la langue française et à sa propagation seront toujours les bienvenus ».
Ces remarques inclusives m’ont évidemment interpellée puis que, un siècle plus tard, j’ai eu l’honneur d’annoncer que le gouverne ment de l’Ontario adoptait une nouvelle définition de la population francophone de la province afin de mieux refléter l’évolution et la diver sité des communautés francophones de l’Ontario. Cette définition
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inclusive englobe ceux dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais mais qui ont une bonne connaissance du français comme langue officielle et qui parlent le français à la maison. Cela a pour effet de renforcer le sentiment d’appartenance et la fierté de 50 000 nouveaux francophones dans notre province et je m’en réjouis. Avec cette nouvelle définition, les francophones représentent maintenant presque 5 % de la population de l’Ontario pour un total de 580 000 personnes. Uni dans sa diversité, l’Ontario français envisage l’avenir avec optimisme et dynamisme.
Avant même que les Canadiens français de l’Ontario se dotent d’un organisme de représentation, l’Assemblée législative avait ses porte parole d’expression française. Le premier député francoontarien fut Honoré Robillard, élu en 1883 dans le comté de Russell. En 1897, Alfred Évanturel, député de Prescott, fut élu président de l’Assemblée législative de l’Ontario ; il est à ce jour le seul FrancoOntarien à avoir occupé ce poste. Il fut également le premier FrancoOntarien à faire son entrée au cabinet à titre de ministre d’État en 1904. Plusieurs grandes figures politiques ont suivi, notamment Paul Leduc, Louis Cécile, Fernand Guindon, René Brunelle, Bernard Grandmaître et Gilles Pouliot.
Au fil des ans, le gouvernement de l’Ontario a tissé des liens étroits avec les leaders francoontariens. En consultation avec ces der niers, il a pris des mesures concrètes pour répondre aux besoins spé cifiques des FrancoOntariens et FrancoOntariennes. En matière d’éducation, de nombreuses réalisations permettent à la population francophone d’avoir accès à une éducation dans la langue de son choix. LaLoi sur l’ éducation, modifiée en 1968, reconnaît les droits des fran cophones à recevoir une éducation en français aux paliers élémentaire et secondaire. Quant à laLoi de 1997 réduisant le nombre de conseils scolaires, elle crée douze conseils scolaires de langue française, garantis sant ainsi aux francophones le droit de gérer leurs propres écoles. Bien entendu, les avancées des francophones touchent également d’autres sphères d’activités. Soulignons l’appui aux arts et à la culture par le biais du Bureau francoontarien du Conseil des arts de l’Ontario, la création de la Chaîne française de TVOntario en 1987, puis l’indépendance de TFO en 2006, l’adoption de laLoi de 1984sur les tribunaux judiciaires
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PR ÉFACE
qui confère au français et à l’anglais le statut de langues officielles dans le système judiciaire de l’Ontario, le soutien aux centres médicosociaux communautaires et la reconnaissance du drapeau francoontarien comme emblème officiel de la province en 2001.
L’avancée la plus significative demeure laLoi de 1986 sur les services en français. De par son impact concret sur l’accès aux services en français et en raison de sa portée hautement symbolique, elle a modifié le statut de la langue française en Ontario et officiellement donné une légitimité aux francophones de l’Ontario. Entrée en vigueur en 1989, elle garantit au public le droit de recevoir des services en français de la part des ministères et organismes du gouvernement ontarien. Elle permet aussi de désigner des agences — plus de 200 — pour l’offre de services en français dans pas moins de 25 régions de la province. Et depuis 2007, un Commissariat aux services en français veille à ce que la population reçoive des services de qualité du gouvernement de l’Ontario. Au moyen d’enquêtes indépendantes à la suite de plaintes ou de sa propre initiative, le commissaire aux services en français surveille les progrès accomplis par les organismes gouvernementaux en ce qui touche à la prestation des services en français en Ontario et présente ses recommandations à la ministre des Affaires francophones.
Cent ans de leadership franco-ontarienillustre avec brio le dyna misme de la population d’expression française en Ontario. L’ouvrage a aussi le mérite de brosser un portrait éloquent du fait français dans notre province. Je félicite PaulFrançois Sylvestre d’avoir réuni et pré senté des textes aussi variés que significatifs et de s’être ainsi livré, une fois de plus, à un véritable exercice de mémoire collective.
Madeleine M Ministre déléguée aux Affaires francophones
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