Conférences à la Salpêtrière

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C'est dans le cadre de ses travaux de recherche sur les maladies mentales que Charcot va demander à Janet de donner en 1892 une série de conférences sur l'anesthésie, l'amnésie et la suggestion chez les hystériques. C'est le texte original de ces trois conférences qui est reproduit ici. Ce livre agrémenté d'une préface inédite, s'adresse aux psychologues, psychiatres, historiens et étudiants désireux de découvrir les premiers enseignements de Janet à la Salpêtrière.
Publié le : samedi 1 novembre 2003
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EAN13 : 9782296335349
Nombre de pages : 130
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CONFÉRENCESALASALPÊTRIÈRE
Anesthésie, amnésie et suggestion chez les hystériques (1892)

Suivies de

L'ŒUVRE PSYCHOLOGIQUE DE J.-M. CHARCOT

Collection Encyclopédie Psychologique dirigée par Serge Nicolas
La psychologie est aujourd'hui la science fondamentale de l'homme moral. Son histoire a réellement commencé à être écrite au cours du XIXe siècle par des pionniers dont les œuvres sont encore souvent citées mais bien trop rarement lues et étudiées. L'objectif de cette encyclopédie est de rendre accessible au plus grand nombre ces écrits d'un autre siècle qui ont contribué à l'autonomie de la psychologie en tant que discipline scientifique. Cette collection, rassemblant les textes majeurs des plus grands psychologues, est orientée vers la réédition des ouvrages classiques de psychologie qu'il est difficile de se procurer aujourd'hui. On pourra utilement compléter l'étude de ces œuvres en consultant les articles contenus dans la revue « Psychologie et Histoire» consultable sur le Web: http://lpe.psycho.univ-paris5 .fr/membres/nico las/nicolas. francais .htInl.

Dernières parutions Théodule RIBOT, La psychologie anglaise contemporaine (1870),2002. Serge NICOLAS, La psychologie de W. Wundt (1832-1920), 2003. Serge NICOLAS, Un cours de psychologie durant la Révolution, 2003. Alfred BINET, Psychologie de la mémoire (Œuvres choisies I), 2003. Théodule RIBOT, La psychologie allemande contemporaine (1879),2003. L.F. LELUT, La phrénologie: son histoire, son système (1858), 2003.

Pierre JANET

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CONFERENCESALASALPETRIERE
Anesthésie, amnésie et suggestion chez les hystériques (1892)

A

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Suivies de

L'ŒUVRE PSYCHOLOGIQUE DE J.-M. CHARCOT

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino

IT ALlE

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L'Harmattan, 2003

ISBN: 2-7475-5136-9

SOMMAIRE

INTRODUCTION

DE L'ÉDITEUR

7

I

- L'ANESTHÉSIE - L'AMNÉSIE

CHEZ LES HySTÉRIQUES

17

II

CHEZ LES HySTÉRIQUES

47

III

- LA SUGGESTION

CHEZ LES HySTÉRIQUES

71

IV

- L'ŒUVRE

PSYCHOLOGIQUE

DE CHARCOT

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INTRODUCTION

DE L'ÉDITEUR

Pierre Janet est une figure centrale de la psychologie française (cf. Nicolas, 2002). Il est né le 30 mai 1859 à Paris dans une famille de vieille bourgeoisie catholique (pour une autobiographie: Janet, 1930). Entré à l'École Normale Supérieure (ENS) en 1879 dans la section de philosophie, il devient l'ami de Bergson et obtient son agrégation en 1882, l'année même de la fameuse communication de Charcot sur 1'hypnose. D'abord nommé professeur de philosophie au lycée de Châteauroux (1882), un heureux hasard le fait ensuite nommer au lycée du Havre (1883-1889). Ayant envisagé de préparer une thèse sur les hallucinations, il rencontre le Dr Joseph Gibert (1829-1899) qui l'oriente vers l'étude, alors toute nouvelle, des phénomènes de somnambulisme, d'hypnotisme et de suggestion. Il avait poursuivi au Havre l'observation clinique de diverses malades, dont la fameuse Léonie, en recueillant et en ordonnant leurs témoignages, leurs propos, leurs impressions notés presque sous la dictée. C'est de la description et de l'analyse de ces personnages que sortit une série d'articles sur les phénomènes de somnambulisme qui le feront connaître auprès de Charcot. Ces articles furent édités dans la Revue Philosophique de Ribot (cf., Janet, 1886b, 1887, 1888) et dans la revue de la Société de Psychologie Physiologique dirigée par Charcot (Janet, 1885, 1886a). Ces premiers travaux s'attachaient à décrire les formes inférieures de la vie mentale: catalepsie, somnambulisme, suggestion, pratiques spirites, rêve, instinct, habitude, passion, etc. Celles-ci, qui se rencontrent sous des aspects divers chez l'homme normal et le malade, présentent ce caractère commun d'échapper plus ou moins au contrôle de la volonté libre, et de se dérouler automatiquement.

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C'est le 21 juin 1889 (cf. Archives du Collège de France), devant un jury composé, sous la présidence du Doyen Himly, de son oncle Paul Janet et de Waddington, Marion, Boutroux et Séailles, que Pierre Janet soutint ses thèses en Sorbonne (Janet, 1889a, 1889b). Il fut souligné dans le rapport de soutenance que la thèse française sur l'automatisme psychologique "est une des plus remarquables thèses que la Faculté ait reçues depuis longtemps, et on peut dire qu'elle fera époque dans la psychologie de notre temps. C'est un travail éminemment original par la méthode, par les faits et par les idées. L'auteur a introduit le premier parmi les philosophes la méthode expérimentale jusque-là abandonnée aux seuls physiologistes. C'était à la vérité une tentative des plus délicates et qui pouvait provoquer de graves objections que d'appliquer l'hypnotisme à la psychologie; mais la Faculté aurait cru manquer à ses traditions libérales en refusant d'encourager une voie de recherches toute nouvelle et pour laquelle le candidat montrait à la fois un goût fort vif et une aptitude toute particulière. Il a su du reste avec beaucoup de dextérité éviter les écueils du sujet en s'écartant soigneusement du terrain médical pour se placer exclusivement sur le terrain philosophique. Il a montré une extrême ingéniosité dans l'art des expériences, une grande sagacité psychologique dans l'interprétation des phénomènes et un esprit tout à fait philosophique dans les dernières conclusions. La soutenance (..) a été excellente. Le candidat a déployé dans l'argumentation une grande souplesse et des ressources infinies,. sa parole aisée et élégante, heureuse et habile, mélangée de raisonnements bien conduits et d'anecdotes agréablement contées, a prouvé surabondamment qu'il est maître de ses idées et qu'il possède toutes les ressources d'esprit et de mémoire nécessaires pour les bien exposer et les bien défendre. M Pierre Janet est un professeur en même temps qu'un penseur et un savant". La thèse de Janet fut très bien reçue aussi bien par les philosophes, les psychologues que par les médecins. Pour les philosophes, la notion d'activité psychologique subconsciente rendait possible une synthèse entre l'ancienne et la nouvelle psychologie en préservant l'unité du moi. La psychologie pathologique devenait compatible avec l'approche introspective traditionnelle. Pour les médecins, il s'agissait plutôt d'une recherche sur les personnalités doubles et multiples, et la thèse était considérée, à tort cependant, comme un complément des approches de Spencer et Jackson que Ribot avait fait connaître.

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Janet montrera que l'automatisme des hystériques est de nature psychologique et non physiologique. Il va privilégier le terme de subconscient par rapport à celui d'inconscient parce que pour lui les phénomènes psychologiques soi-disant inconscients sont dotés d'une certaine forme de conscience qui se situe en dehors et au-dessous de la conscience normale (Janet, 1889a). Ces actes et ces mouvements supposent des représentations qu'il faut loger dans le subconscient qui entretient avec la conscience les rapports les plus variables. Le livre mettait en évidence, à une époque où la chose n'allait pas de soi, l'efficacité causale des faits de conscience, et la loi générale qui les fait s'épanouir en action, à tous les étages de la vie de l'esprit. L'étude de l'automatisme, qui n'est qu'une activité conservatrice, permettait en même temps à Janet de caractériser rapidement l'activité inverse et beaucoup plus remarquable, où l'on voit la conscience construire, à partir d'éléments rudimentaires, des synthèses de plus en plus complexes. De cette faculté de création et de synthèse, la volonté n'est que la forme la plus haute; elle oppose à l'éparpillement et à la routine de l'activité inférieure, l'unité dans le dessein, l'harmonie, l'adaptation sans cesse renouvelée à la situation présente; elle substitue au règne des perceptions, caractéristique de l'automatisme, le règne des jugements. L'unité du moi était sauvegardée à travers la notion de synthèse mentale, dernière étape d'un processus évolutif. C'est par la pathologie qu'il prétendit éclairer et renouveler la psychologie normale; mais il n'en reste pas moins essentiellement psychologue. Ne rejetant pas mais se défiant de la philosophie a priori et du spiritualisme classique, il veut faire œuvre de science, et ses méthodes sont positives et expérimentales. Mais il ne croit pas, d'autre part, qu'on puisse trouver l'explication des phénomènes psychiques dans des états purement corporels; en essayant d'en rendre compte par la suggestion, il entend qu'ils sont dus "avant tout à des causes psychiques et non à des causes physiques". Passionnante à lire pour le psychologue, cette thèse intéressait aussi les médecins, et l'auteur inaugurait, avec elle, l'exploration des maladies nerveuses. Son travail s'attachait à décrire les formes inférieures de la vie mentale: catalepsie, somnambulisme, suggestion, etc. Celles-ci se rencontrent sous des aspects divers chez l'homme normal mais chez le malade elles échappent plus ou moins au contrôle de la volonté libre en se déroulant automatiquement. Cette dissociation d'avec la conscience normale a été considérée par Janet comme un mécanisme mental passif

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qui résulte d'une séparation temporaire ou plus permanente des structures ou des contenus mentaux qui étaient préalablement connectés ou associativement liés. Pour Janet, cette capacité à dissocier est présente chez chaque individu et peut survenir spontanément suite à un événement traumatique (comme dans l'hystérie) ou être induite expérimentalement (comme dans l'hypnose). La dissociation a été considérée comme un processus mental ayant pour conséquence d'ériger des barrières excluant des données de notre conscience ou impliquant une disconnexion d'éléments normalement associés. Il est important d'établir une distinction entre la dissociation, qui est un processus, et ce qui a été dissocié, le contenu. Ce contenu peut être une sensation, une impulsion, un affect, un souvenir... Pour Janet, la dissociation était le caractère fondamental de toutes les maladies de l'esprit. Sa position concernant le problème de la dissociation ou désagrégation de l'esprit se base sur la notion d'énergie psychique et sur la prédisposition génétique des individus. Les sujets naissent en effet avec une énergie mentale suffisante pour maintenir les fonctions psychiques intégrées au "moi" . Chez un individu psychologiquement sain, toutes les fonctions mentales, y compris les souvenirs des événements passés, sont intégrées dans une personnalité unifiée et dominée par le "moi", dont le trait central est la conscience de l'identité personnelle. Selon Janet, c'est l'affaiblissement de la puissance coordinatrice de la conscience (synthèse psychique) qui crée alors cet état de désagrégation ou de dissociation de l'esprit. Cependant, en dehors de la perception personnelle, il peut s'échapper un nombre plus ou moins considérable de phénomènes psychologiques qui s'expriment dans le comportement de l'individu sans que celui-ci ne puisse les rattacher à sa vie personnelle. Comme Faure (1989, pp. 4-6) l'a souligné, dans la réédition du centenaire de la thèse de Janet, trois thèmes principaux, qui furent décisifs pour l'histoire de la psychologie et de la psychiatrie, peuvent être discernés dans cette thèse: « 1 ° La personnalité humaine est riche d'une disposition latente faite de deux instances: "l'une qui conserve les organisations du passé, l'autre qui synthétise, qui organise les phénomènes du présent. 2° La personnalité humaine peut perdre sa cohésion lorsqu'une fraction d'elle même vient à s' autonomiser", lorsqu'un système parcellaire se "détache" de l'ensemble. Le malade s'abandonne alors aux idées fixes, au délire, à l'hallucination. 3° La personnalité humaine, lorsqu'elle vient à être troublée dans l'harmonie et la cohésion de son esprit, de ses pensées, de ses désirs, de ses souvenirs, 10

peut être traitée, améliorée, éventuellement guérie par la mise en œuvre de processus psychologiques. » La qualité de cette thèse lui permit d'obtenir enfm sa mutation pour Paris en 1889 où il enseigne la philosophie au lycée Louis-le-Grand (1889-1890) puis au Collège Rollin (1890-1895). En 1890 Charcot lui confie la direction d'un laboratoire de psychologie à la clinique de la Salpêtrière. Janet s'engage alors dans des études de médecine et devient un proche collaborateur de Charcot. C'est dans le cadre de ses travaux de recherche sur l'hystérie que Charcot va demander à Janet de donner en 1892 une série de conférences (11 mars, 17 mars, 1er avril) à la Salpêtrière sur ce sujet qui seront publiées dans les Archives de Neurologie (dirigées par Charcot) avant d'être réunies en volume (cf. Janet, 1892d). C'est le contenu original de ces conférences, prélude à son ouvrage sur l'état mental des hystériques qui nous reproduisons ici. À cette époque, Janet est engagé avec Charcot dans le traitement d'une patiente amnésique (Mme D.) (cf. Nicolas et Penel, 2001). À l'occasion de sa dernière conférence datée du 1er avril 1892, Janet annonce la parution prochaine, dans la collection Charcot-Debove, d'un ouvrage sur l'état mental des hystériques qui complètera ses premières conférences de la Salpêtrière. L'ouvrage intitulé État mental des hystériques, les stigmates mentaux de l'hystérie (Janet, 1893a), préfacé par Charcot, résume et complète un certain nombre d'études précédentes sur les stigmates mentaux: c'est le nom qu'on donne aux symptômes hystériques essentiels, permanents, constitutifs de la maladie, lesquels sont jusqu'à un certain point indifférents au malade. Les stigmates mentaux sont les anesthésies, les amnésies, les aboulies, les troubles du mouvement, les modifications du caractère. Charcot va jusqu'à déclarer dans la préface du nouveau livre que les travaux de son élève, effectués sous sa direction, «viennent confirmer une pensée souvent exprimée dans nos leçons, c'est que l'hystérie est, en grande partie, une maladie mentale. C'est là un des côtés de cette maladie qu'il ne faut jamais négliger si l'on veut la comprendre et la traiter. » Mais, dans les termes et dans les faits, ce ne fut pas, de la part de Charcot, une conversion à une approche entièrement psychologique de l'hystérie. Quelques semaines plus tard, Charcot meurt subitement. Janet lui consacrera en 1895 un fameux article qui est reproduit à la fm de ce volume. Le livre de Janet (1893a) formera le premier tome de ses études sur l'état mental des hystériques (Janet, 1894). Le second tome sera constitué par la thèse de Janet (Janet, 1893b) soutenue à la Salpêtrière le Il

29 juillet 1893, sous la direction de Charcot, devant un jury composé de Ch. Richet, Joffroy et Chantemesse. Cette thèse porte sur Les accidents mentaux des hystériques (Janet, 1893b). Pour Janet, l'hystérie est en grande partie une maladie mentale. Cette thèse, qui est une très remarquable et très belle étude de la psychologie des hystériques, traite des symptômes qui sont surajoutés en quelque sorte à la maladie. Les accidents mentaux qu'il examine sont les idées fixes, les attaques, les somnambulismes et les délires. Il résulte des observations de Janet dans ses deux volumes réédités en 1894 avec quelques modifications que l'hystérie est essentiellement caractérisée par la faiblesse de la synthèse psychologique, par l'impuissance où est le sujet de réunir, de condenser ses phénomènes psychologiques, de les assimiler à sa personnalité. L'anesthésie et l'amnésie hystériques en sont des exemples. Dans la première, le moi laisse échapper des sensations qui restent hors du champ de la conscience devenu trop étroit. Dans la seconde, ce sont des images qu'il ne peut s'assimiler, parce qu'il ne peut les rattacher aux autres souvenirs. À la faiblesse de la synthèse psychique se joint, dans l'hystérie, la faiblesse de la volonté. On peut même dire qu'elle s'y ramène. Il est ensuite nommé suppléant de Ribot au Collège de France (1895-1897) puis professeur de philosophie au lycée Condorcet (18971898) avant d'être engagé comme chargé de cours complémentaire en psychologie expérimentale à la Faculté des lettres de l'université de Paris ( 1898-1902) (cf. Nicolas, 2000). En 1898, il publie aussi avec Fulgence Raymond, le successeur de Charcot à la Salpêtrière, l'ouvrage Névroses et idées fixes. En 1900, il est secrétaire du IVe Congrès International de Psychologie et s'occupera de la publication des actes (1901), l'année même où il fonde la Société de Psychologie. Sa renommée grandit. En 1902, il sera nommé officiellement successeur de Ribot au Collège de France dans la chaire de Psychologie Expérimentale et Comparée (19021934). En 1903, il crée avec Georges Dumas (1866-1946) le Journal de Psychologie Normale et Pathologique dont le premier numéro voit le jour en janvier 1904. La même année il est invité à Saint-Louis (États-Unis) au Congrès des arts et sciences. Il retourne aux Etats-Unis en 1906 et donne des leçons à l'Université de Harvard (cf. Janet, 1907). En 1907 il est chargé du rapport principal au premier Congrès de Psychiatrie à Amsterdam. Malgré sa renommée, Jules Déjerine (1849-1917), qui a succédé à Raymond, supprime le laboratoire de Janet qui, après son échec pour récupérer celui de Binet à la Sorbonne, sera accueilli par Jean

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Nageotte qui mettra à sa disposition une petite salle dans un autre service de la Salpêtrière (c'est là qu'il fera connaissance d'Henri Wallon). Le 08 août 1913, au XVIIe Congrès International de médecine à Londres, Janet fait une fameuse communication sur la psychanalyse qui constitue pour beaucoup l'amorce de son déclin (cf. Janet, 1914). En 1919, il fait paraître son traité des psychothérapies Médications Psychologiques: Études historiques et psychologiques sur les méthodes de la psychothérapie dont une version abrégée La médecine psychologique sera éditée en 1923. Mais c'est au Collège de France (cf. Nicolas et Ferrand, 2000) que Janet va élaborer sa doctrine de psychologie générale qui est une psychologie de la conduite s'appuyant sur une psychologie génétique et sociale. Durant cette période, il publie notamment Les stades de l'évolution psychologique (1926), La pensée intérieure et des troubles (1927), L'évolution de la mémoire et la notion du temps (1928), L'évolution psychologique de la personnalité (1929), La force et la faiblesse psychologiques (1932a), L'amour et la haine (1932b), Les débuts de l'intelligence (1935), L'intelligence avant le langage (1936). Mais son œuvre importante est l'ouvrage en deux volumes intitulé De l'angoisse à l'extase: Étude sur les croyances et les sentiments (1926-1928) où il se préoccupe de la croyance et de la pathologie. Il meurt à Paris le 24 février 1947 en laissant une œuvre qui mérite aujourd'hui d'être redécouverte. Nous remercions les petits-enfants de Pierre Janet, MmeNoëlle Janet et Mf Etienne Pichon, qui nous soutiennent dans cette si belle tâche.

Serge NICOLAS Maître de Conférences en histoire de la psychologie et en psychologie expérimentale à l'Université de Paris V - René Descartes. Directeur de la revue électronique « Psychologie et Histoire» : http://lpe.psycho.univ-paris5 .fr/membres/nicolas/nicolas.francais.html Institut de psychologie Laboratoire de Psychologie expérimentale EPHE et CNRS UMR 8581 71, avenue Edouard vaillant 92774 Boulogne-Billancourt Cedex, France.

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