Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 90,00 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Dictionnaire biographique des financiers en France au XVIIIe siècle

De
2472 pages
Les "financiers" étaient, sous l'Ancien Régime, les comptables des deniers du Roi, chargés des recettes royales (receveurs généraux des finances, fermiers généraux, administrateurs des Postes...), ou à la tête des diverses trésoreries (gardes du Trésor royal, trésoriers de la Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi) ; ils étaient aussi des prêteurs et des investisseurs institutionnels. Ces financiers ont joué un rôle essentiel dans la marche des affaires économiques, et s'attirant tantôt les faveurs du Prince, tantôt le courroux du peuple.
Voir plus Voir moins

Thierry
Tout le monde a en mémoire la célèbre compagnie des fermiers Claeys Thierry Claeysgénéraux, ainsi que les noms de John Law, Samuel Bernard, les
mefrères Paris, Jean Joseph de Laborde. Qui ne connaît pas M de
mePompadour ou M d’Épinay, épouses de fermiers généraux ?
Ces hommes avaient mis leurs compétences au service de l’État,
sans oublier, bien sûr, de tirer de cette position un enrichissement DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE
personnel.
Il s’agissait de inanciers au sens où ce mot était compris sous
l’Ancien Régime : ils étaient comptables des deniers du Roi. Les DES FINANCIERS
uns étaient chargés des recettes royales diverses – les receveu rs
généraux des inances ; les fermiers généraux, les administrateurs des
Postes, etc. – tandis que d’autres se trouvaient à la tête des diverses EN FRANCE
trésoreries : les gardes du Trésor royal, les multiples trésoriers de la
Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi. Les inanciers étaient
eégalement des prêteurs et des sortes d’investisseurs institutionnels, AU XVIII SIÈCLE
chargés de soutenir les manufactures royales naissantes.
Les inanciers ont joué un rôle essentiel dans la marche des
affaires économiques. S’attirant tantôt les faveurs du Prince, tat ntô *
le courroux du Peuple (Lavoisier sera guillotiné, avec ses pairs, les
fermiers généraux), leur personnalité n’est pas indifférente.
Tome ICe travail comble une lacune. En regroupant ces acteurs éminents
de l’activité inancière, il nous permet de mieux perceveos ir lidens,
des iliations dont l’inluence n’a pas forcément disparu avec l’Ancien A-K
erRégime. Napoléon I ne it-il pas appel à quelques survivants de
l’ancien monde de la inance pour percevoir les impôts indirects ?
Troisième édition complétée
Ce dictionnaire biographique et prosopographique concerne les in i aenrsc
et intéressés dans les affaires du Roi, établis à Paris, pour l’ensemble du
eXVIII siècle. Il contient environ 1 300 notices biographiques, 15 291 notes
en bas de pages (plus de 20 000 références dont plus de 90 % proviennent
de sources de première main). Le chercheur ou le curieux y trouvera plus
de 3 000 inventaires après décès référencés, ainsi que de très nombreux
contrats de mariages, traités d’offices, actes de sociétés, et parteas dg e
successions.
Publié avec le concours de l’Université Paris-Sorbonne
(IRCOM – Centre Roland Mousnier)
K KKRONOS
KRONOS120 €
ISSN : 1148-7933
9 782901 952855 ISBN : 978-2-901952-85-5 SPM Editions SPM
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE
e
Tome I
*
DES FINANCIERS EN FRANCE AU XVIII SIÈCLE DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE
DES FINANCIERS EN FRANCE
eAU XVIII SIÈCLE
TOME 1
A-KTHIERRY CLAEYS
Docteur en histoire
Ingénieur d’études à Paris Sorbonne
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE
DES FINANCIERS EN FRANCE
eAU XVIII SIÈCLE
Troisième édition complétée
tome 1
A-K
Logo KRONOS.qxd:Logo KRONOS.qxd 23/02/11 12:35 Page 1
Préface de Yves Durand
Ancien Recteur
Professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne
(IRCOM-Centre Roland-Mousnier)
KRONOS
Cet ouvrage est le cinquante-neuvième de la collection Kronos
Fondée et dirigée par Eric Ledru
Publié avec le concours de l’Université Paris-Sorbonne (IRCOM-Centre Roland-Mousnier)
SPM© SPM, réédition 2011
K ronos : 59
ISSN : 1148-7933
ISBN : 978-2-901952-85-5
1ère édition 2008 : 978-2-901552-65-7
2ème édition 2009 : 978-2-901952-69-5
Éditions SPM
16, rue des Ecoles 75005 Paris
Téléphone : 06 86 95 37 06 - courriel : Lettrage@free.fr
DIFFUSION – DISTRIBUTION : L’Harmattan
5-7, rue de L’Ecole-Polytechnique 75005 Paris
Tél : 01 40 46 79 20 – Fax : 01 43 25 82 03 – Site : www.harmattan.frAVA N T-PROPOS
Un dictionnaire biographique et prosopographique demeure par essence
inachevé à tout jamais. Comment suivre parfaitement les carrières de chacune
des personnalités traitées alors que la biographie simple est déjà en soit une
vraie gageure tant il est diffcile d’appréhender et de résumer toute une vie d’un
individu ? Il est tout à fait naturel de soumettre un tel ouvrage aux critiques de ses
lecteurs, de les accepter avec bonheur, et d’intégrer les références qui permettent
de ci delà de combler quelques lacunes. En outre, mes propres recherches dans la
perspective de publier prochainement un ouvrage relatif aux institutions ainsi qu’à
l’organisation administrative des fnances de la France du XVIIIe siècle, d’une
part, ainsi que d’une étude sur les milieux bancaires parisiens à partir de 1690
jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, à partir de plus de 350 familles,
qui devrait aboutir à une publication assez similaire à cette présente, d’autre part,
m’ont permis de glaner quantité de nouvelles données archivistiques.
Par rapport à la toute première version, l’actuelle a été « revue, corrigée et
augmentée », intégrant notamment des notices et au-delà de 400  notes infrapaginales
supplémentaires.
Tout naturellement, j’exprime avec chaleur toute ma gratitude envers les
personnes qui m’ont indiqué des imperfections, alimenté mes réfexions ou apporter
des références complémentaires. Je tiens à remercier tout particulièrement à ce sujet
mes parents, MM. Claude Jollin, un ami de très longue date qui m’a inlassablement
soutenu dans cette démarche, Christian Baulez, conservateur général honoraire du
patrimoine, François de Colbert, Calin Demetrescu, docteur en histoire de l’Art,
Stéphane Molinier, historien de l’art, Hervé Robert, magistrat, Édouard Scot de
Martinville, Jacques Tuchendler, professeur honoraire des universités,
PhilippeJean Vidal, conservateur du Musée André Dunoyer de Segonzac, administrateur
de l’Institut Napoléon, ainsi que tous les directeurs successifs du laboratoire
IRCOM-Centre Roland Mousnier de l’Université Paris-Sorbonne qui m’ont
accordé leur confance. Et comment ne pas exprimer également à cette occasion
toute ma gratitude envers mon éditeur et ami Éric Ledru, pour son soutien et ses
encouragements depuis notre première rencontre.
7PR ÉFACE
Il est évident que l’histoire des familles constitue l’une des premières formes de
l’Histoire. Elle a conservé son intérêt, puisque la prosopographie est aujourd’hui
encore l’une des sources indispensables de l’histoire économique, sociale, politique
et de bien d’autres secteurs de la discipline historique. La prosopographie
ambitionne de couvrir tous les groupes sociaux, à tous les niveaux de la société ; les
documents sont certes moins explicites pour les groupes inférieurs dans l’échelle
des dignités et des revenus, mais plus lourds par leur poids quantitatif dans la
population.
Pendant les dernières décennies, les historiens ont fait largement recours aux
e esources prosopographiques, en particulier pour l’histoire sociale des xvii et xviii
siècles, en raison de la richesse, pour ces périodes, des registres paroissiaux et des
archives notariales. François Bluche a réalisé un travail pionnier, lorsqu’il s’est
econsacré à l’étude des cours souveraines parisiennes au xviii siècle, et de même
Michel Antoine pour le personnel gouvernemental français.
La généalogie a été souvent et injustement présentée comme un genre désuet,
uniquement destiné à satisfaire la vanité nobiliaire. Elle a été heureusement
dépoussiérée, modernisée dans ses méthodes de recherche, mais elle est restée tout
autant indispensable. On l’a mise à contribution pour mieux connaître des formes
de sociétés bien différentes de la noblesse d’épée ou des ducs et pairs. Elle a permis,
par exemple, de mieux comprendre le fonctionnement des réseaux fnanciers,
les stratégies familiales, les alliances, en France et à l’étranger, des fnanciers de
l’époque moderne. Françoise Bayard et Daniel Dessert ont ainsi pu présenter
eles hommes d’argent du xvii siècle, Guy Chaussinand-Nogaret les fnanciers de
Languedoc au siècle suivant, nous-mêmes les fermiers généraux. Herbert Lüthy
a mis à jour les réseaux de la diaspora languedocienne et genevoise à travers
l’Europe des banquiers et des négociants réformés. Dans le monde catholique, les
études familiales permettent de faire ressurgir de l’espace et du temps, les réseaux
jacobites, lyonnais, basques et béarnais. De prochains travaux portant sur
JeanJoseph de Laborde, l’un des plus prestigieux fnanciers français et européens du
exviii siècle, bénéfcieront bientôt des enquêtes prosopographiques. Ce banquier
de la Cour, grand négociant en piastres espagnoles et fermier général, fut au cœur
d’un réseau gigantesque, depuis Pau et Bayonne jusqu’à Paris, Bruxelles et Vienne,
sans oublier Saint-Domingue.
Tout cela est également vrai de personnages beaucoup plus modestes,
comme les très nombreux receveurs des tailles. Il y a là, à travers le royaume,
9tout un personnel de second niveau, loin des receveurs généraux des fnances
et des fermiers généraux, si l’on considère le train de vie et la place dans la vie
politique du moment, mais qui, avec les contrôleurs et payeurs des rentes, ou
avec les receveurs des fouages bretons et ceux des États provinciaux, représentent
une plate-forme sociale singulièrement importante. On est surpris du nombre
de dynasties fnancières ou politiques, portées au premier plan, qui durent leur
fortune à ces charges moins prestigieuses, mais, semble-t-il, fort rémunératrices.
La généalogie, avec bien entendu des documents proprement économiques, est ici
encore la première assise de toute étude sérieuse.
Le présent livre est très différent, car il ne traite pas d’un seul et unique groupe
professionnel du monde fnancier, mais d’un corpus de détenteurs de charges
et d’offces très divers. Thierry Claeys a entrepris, dans le cadre du Centre de
Recherche Roland Mousnier, de l’université de Paris IV-Sorbonne, une très vaste
e prosopographie des hommes d’argent du xviii siècle français. Il en livre ici les
résultats combien précieux. On verra, par la simple lecture de l’annotation, la
très grande diversité des matériaux mis en œuvre. De très longs dépouillements
au Minutier central des notaires parisiens, dont il est devenu l’un des meilleurs
connaisseurs, lui ont permis d’identifer un millier de lignages fnanciers. Un tel
travail sera utile de bien des manières. Il pourra satisfaire la simple et légitime
curiosité des descendants, comme initier nombre de recherches de sociologie
historique.
Thierry Claeys porte, chemin faisant, un éclairage nouveau sur tous les groupes
sociaux alliés aux familles de fnance, et l’on ne peut oublier que certaines de
eces généalogies nous informent sur bien des réalités du xix siècle. La Révolution
française, si elle scelle le destin de la Ferme et des fermiers généraux, ne peut
interdire à leurs enfants et à leurs parents de poursuivre des carrières souvent
brillantes dans les administrations impériales et royales des temps à venir.
La durée et l’austérité de ces recherches d’histoire économique et familiale
sont maintenant récompensées par l’édition de ce bel ouvrage qui participe de
l’histoire de Paris comme de celle des provinces françaises, puisque nombre de
lignages ont commencé leur destin visible hors de la capitale.
L’auteur présentera bientôt, nous l’espérons, une autre contribution qui sera
la synthèse de tous les éléments ici rassemblés et de bien d’autres, qui, ceux-là, ne
relèvent plus de la seule prosopographie.
Yves DURAND, Ancien Recteur
Professeur émérite à la l’Université de Paris IV-Sorbonne
10R EMERCIEMEN TS
Au terme de ce travail, je tiens à témoigner de ma profonde reconnaissance
envers tous ceux qui m’ont apporté des conseils et des renseignements précis,
chaleureusement accueilli et ouvert leurs archives.
Je suis particulièrement redevable à †Michel Bruguière, directeur d’études de la
eIV section de l’E.P.H.E., qui m’a inspiré ce travail, au †Recteur Yves Durand, qui
a accepté de préfacer cet ouvrage, et au Recteur Jean-Pierre Poussou, qui m’ont
inlassablement soutenu dans cette longue entreprise et auxquels je voue une grande
affection. Je n’oublie point ce que je dois au professeur Denis Crouzet dont l’aide
fut précieuse au stade de la publication.
Je remercie également MM. Jacques d’Arjuzon, Xavier Duquesne, René de
Fougerolles, Michel de Gouberville, Yvon Le Blohic, André d’Ormesson, Bernard
Paris de Bollardière et Louis de Saint-Léon qui m’ont communiqué divers
documents originaux ou des renseignements concernant leurs familles. J’inclue
naturellement dans mes remerciements les responsables de la société Marine
Wendel qui m’ont permis de consulter leurs abondantes archives pour la période
edu xviii siècle.
Je n’oublie point ma dette tout particulièrement envers mon ami Claude Jollin,
ainsi que les précieux renseignements apportés par M. Guy Antonetti, professeur
mehonoraire de l’Université de Paris II Panthéon-Assas, M †Françoise
ArquiéBruley, MM. Christian Aubrée, Pierre Bardin, Christian Baulez, conservateur en
chef au Musée de Versailles, François de Colbert, Alain-Jacques Czouz-Tornare,
chargé de cours à l’université de Fribourg (Suisse), Calin Demetrescu, docteur
en histoire de l’art, Benoît de Diesbach-Belleroche, Dominique Courtois, Xavier
Duquenne, ancien administrateur de la Banque nationale de Belgique, Gilles
Dussert, Norbert Fratacci, président de l’Association pour la Mémoire de Croissy,
Francis Garisson, professeur honoraire de l’Université de Paris II Panthéon-Assas,
Samuel Gibiat, conservateur au S.H.D. puis aux Archives départementales de
meTulles, Denis Grando, William Hanley, professeur de l’université de Toronto, M
Nicole Herrmann-Mascard, professeur émérite de l’Université Paris I
PanthéonSorbonne, MM. Patrick Leperlier, Nicolas Lyon-Cahen, Simon Mercieca,
historien démographe de l’Université de Malte, Stéphane Molinier, historien de
l’art, Fabrice Ouziel, architecte et historien de l’architecture, Jean Rivet,
PierreÉmile Renard, président de la Société d’histoire de Chambourcy et du Désert de
Retz, Michel de Rotalier, Claude-Youenn Roussel, ethnographe et chargé d’études
du musée de Morlaix, Thierry Sarmant, conservateur au S.H.D., Édouard Scot
11mede Martinville, M Marie-Rose Thielemans, chef de département honoraire des
Archives générales du Royaume de Belgique et professeur honoraire de l’Université
libre de Bruxelles, et M. Mathieu Stoll, conservateur à la B.U. de la Sorbonne. Je
metiens aussi à témoigner de toute ma reconnaissance envers M Marianne
BastidBruguière. J’ai une pensée chaleureuse pour tous les professeurs et collègues du
Centre Roland Mousnier auquel je suis rattaché, MM. Jean Chagniot, professeur
eémérite de l’Université Paris IV-Sorbonne et directeur d’études à la IV section de
l’E.P.H.E., Olivier Blanc, Éric Ledru, éditeur et historien, †Arnaud de Maurepas,
ingénieur d’études à l’université de Paris-Sorbonne, Hervé Robert, substitut au
Tribunal de Paris, et John Rogister, professeur émérite de l’université de Durham,
pour leur soutien moral ou leurs conseils avisés, enfn envers mes parents qui m’ont
aidé en permanence dans les tâches les plus ingrates et mon épouse qui atténuait
les affres conséquentes à un tel travail.
12IN TRODUCTION
Jusqu’à présent, le vaste monde des « fnanciers » et « intéressés dans les affaires
edu Roi » au xviii siècle n’a été qu’effeuré. Il s’agissait le plus souvent d’hommes
d’affaires avisés et entreprenants chargés des recettes et dépenses des deniers
du Roi, des investisseurs institutionnels qui ont parfois risqué leur fortune pour
réaliser les vues de la Monarchie en matière de développement économique et de
crédit.
L’élaboration de cette prosopographie est un peu le fruit du hasard. Dans
un premier temps, mes investigations portaient sur les relations fnancières et
bancaires entre la France, d’une part, les Pays-Bas autrichiens et les
ProvinceseUnies, d’autre part, au xviii siècle. Les circonstances m’ont contraint à reporter à
une période ultérieure le développement de cette problématique et à recentrer mes
travaux sur la place fnancière de Paris.
Sur les conseils du regretté Michel Bruguière, j’ai abordé un « lobby » qui
traversait à peu près le siècle et qui rassemblait du côté français les frères Paris,
les Nugues, les Micault, les Michel, les Marquet, Laborde, Nogué, les Lalive et
enfn les Tavernier de Boullongne, du côté famand et brabançon, les Nettine, les
Walckiers, de Reul, Vanschoor et Désandrouin.
De fl en aiguille, cette étude ft entrevoir des ramifcations tentaculaires, des
réseaux complexes d’alliances matrimoniales et d’affaires couvrant l’ensemble du
monde des offciers de fnance, des fermiers, régisseurs, munitionnaires et autres
intéressés dans les affaires du Roi. Quoique quelques familles, généralement
prépondérantes, fussent évoquées, voire abondamment décrites dans des travaux
1récents , force est de constater que la majorité d’entre elles resta totalement
méconnue. La vision de l’ensemble demeure encore approximative : les conclusions
edes travaux du xix siècle voire plus proches, généralement connotées suivant une
e1 Pour la période du xviii siècle, seule la thèse d’Yves Durand, Les fermiers généraux (publication en 1970) traita d’une
manière exhaustive, tant au niveau du poids économique et social qu’à celui des mentalités, d’un corps particulier de
fnanciers. Je suis également redevable d’une part à la thèse de Daniel Dessert qui, portant sur les fnanciers du règne
e ede Louis XIV, chevauche les xvii et xviii siècles, et d’autre part à l’ouvrage Les fnanciers du Languedoc de Guy
Chaussinand-Nogaret ; ce dernier, en étendant la fonction de fnancier à des banquiers et négociants, s’écartant de ce fait de la
défnition dans son acceptation stricte, rendit compte de l’interactivité entre ces groupes.
13lecture post-révolutionnaire et un déterminisme historique, se bornent à répéter
des lieux communs, à se ranger dans les clans des pro- et anti-neckériens, à se
prononcer pour ou contre la politique de Calonne, etc.
Toute approche sérieuse des arcanes politico-fnancières d’un État pour une
époque donnée exige une profonde connaissance des corps qui les composent;
ma tâche consistait à identifer et recenser le nombre et la variété des offces, des
fermes, des entreprises privilégiées, ainsi que leurs titulaires ou membres respectifs,
d’établir pour ces derniers le déroulement de leurs carrières individuelles ainsi que
leurs places au sein des différents réseaux. Ce préalable – même si aux yeux de
certains historiens ce genre d’étude confne à l’anecdotique – est d’autant plus
indispensable que la multitude de possibilités dans lesquelles se mouvaient les
fnanciers, soit simultanément par l’effet des cumuls d’activités et d’intérêts, soit
tout au long de leurs parcours au gré des opportunités qui se présentaient, rendrait
l’appréhension de ce groupe, en son absence, extrêmement aléatoire.
La méthode la plus sûre pour aborder ce sujet était la prosopographie. Cette
technique d’investigation propre à constituer la biographie d’un corps ou d’un
groupe d’individus ayant en vue une fnalité commune, fut inaugurée en histoire
2 3romaine puis adoptée peu après par les modernistes . Les rubriques dont est
composée une notice, n’ont pas été codifées d’une manière défnitive et ne le
seront certainement jamais tant les sources auxquelles les enquêtes font appel sont
disparates suivant les sujets, cependant des critères établis préalablement doivent
maintenir la cohésion interne d’un corpus. Ce genre se distingue pour ma période
des dictionnaires traditionnels par l’utilisation d’une documentation importante
et diversifée d’une part, par la prise en considération de l’évolution des activités et
des fortunes – des éléments essentiels qui permettent de caractériser la place d’un
individu dans la société à une période donnée, à l’occasion de la rédaction d’un
contrat de mariage, d’un décès, etc. – d’autre part.
Cette présente étude était à l’origine destinée à ne former qu’une des annexes
de ma thèse. Par ses proportions que je n’ai pas imaginées au départ, elle ne
pouvait qu’en être dissociée pour faire l’objet d’une publication séparée. Ma thèse
ese borne à la présentation : 1) des institutions fnancières du xviii siècle et de
leur démantèlement, 2) de la synthèse de la base de données que représentent les
quelque mille notices préposées, 3) à l’évocation du poids culturel – par le biais du
mécénat – et politique de ce groupe et fnalement du sort des fnanciers et de leurs
4familles sous la Révolution et ultérieurement.
2 Cette pratique fut utilisée pour la première fois par Claude Nicolet – voir de cet auteur L’ordre équestre à l’époque
républicaine, 1966 et 1974 – et ft l’objet de deux articles méthodologiques : Claude Nicolet, « Prosopographie et histoire sociale :
Rome et l’Italie à l’époque républicaine », Annales E.S.C., septembre-octobre 1970, p. 1209-1228, et André Chastagnol,
« La prosopographie, méthode de recherche sur l’histoire de Bas-Empire », ibidem, p. 1229-1235.
3 L’ouvrage collectif de Christophe Charle, Jean Nagale, Marc Perrichet, Michel Richard et Denis Woronoff, Prosopographie
e edes élites françaises (XVI-XX siècles), Paris, C.N.R.S., 1980, 178 pages, est l’aboutissement de l’entreprise lancée suite
à la réunion du 27 octobre 1979 à l’I.H.M.C. sur le thème du même nom.
e4 Thierry Claeys, Les fnanciers au xviii siècle ; les institutions et les hommes, Thèse de Doctorat (Université Paris
IV-Sor14Je tiens à battre ma coulpe. Cette prosopographie demeure un corpus ouvert :
seuls près de mille trois cents fnanciers frent l’objet d’une notice sur les deux mille
cinq cents environ répertoriés, abstraction faite des receveurs des tailles et d’autres
fnanciers subalternes locaux. Malgré toute la rigueur, toute la minutie qu’un tel
ouvrage impose, le chercheur doit bien avouer qu’il ne peut être complet. Les
imperfections sont inhérentes car la masse de documentation embrassée est bien
trop conséquente pour une seule personne, voire pour une équipe restreinte ; elle
l’est d’autant plus que les quotas imposés aux Archives nationales sont drastiques !
Les lacunes de la documentation, la durée impartie au chercheur et les limites
physiques font le reste; i l en est bien conscient et compte sur la compréhension des
lecteurs. Que cette contribution aussi imparfaite qu’elle soit, puisse entraîner une
émulation et démontrer à quel point il serait utile d’entamer des monographies
locales sur les chancelleries et leurs personnels, sur les receveurs des tailles, sur
des fermes d’octrois des villes ou sur des fermes particulières au sein des pays
d’État. j’attends de la part des lecteurs des suggestions, éventuellement leur
collaboration, surtout leurs corrections afn de rectifer les erreurs qui ont pu se
glisser dans les notices, et enfn tout apport permettant d’amender le corpus. Je
m’engage à poursuivre cette enquête afn de combler les lacunes les plus criantes
et d’alimenter un prochain recueil en mises au point et en notices inédites. Cette
extension envisagée imposera cependant un travail d’équipe.
*
* *
Le corpus représente un dépouillement de plus de dix mille cartons, liasses,
registres ou microflms se trouvant pour l’essentiel aux Archives nationales (A.N.)
et plus accessoirement dans divers dépôts d’Archives départementales, dont celle
de Paris (A.D. Seine), et à la Bibliothèque nationale (Bnf).
Aux Archives nationales, ma première tâche consistait à répertorier les lettres
1de provisions d’offciers comptables dans la sous-série V ainsi que celles d’offces
de secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France dont un certain nombre
2 1de fnanciers étaient pourvus, dans la sous-série V . Les lacunes de la sous-série V
furent partiellement comblées grâce aux transcriptions de lettres de provisions des
5offciers comptables dans les Mémoriaux ou leurs mentions dans les Plumitifs de
la Chambre des Comptes ; il s’agit de registres versés dans la série P aux A.N.
Le recensement des fermiers généraux des Fermes générales unies, des
régisseurs appartenant à différentes régies, etc. est réalisé au moyen de résultats
du Conseil, documents à la fn desquels apparaissent les listes des cautions – en fait
bonne), 2004, 2 tomes et un CD Rom d’annexes.
5 Les Mémoriaux contiennent de surcroît les copies d’actes royaux soumis à l’enregistrement par la Chambre des
Comptes ainsi que les déclarations de quitus et les montants des amendes dont étaient frappés les comptables retardataires
dans la présentation de leurs comptes. Compte tenu de la destruction totale de la Chambre des Comptes par l’incendie
de 1737, les Mémoriaux aux datations antérieures ne sont que des copies partielles.
15les fnanciers –, des adjudicataires – ceux-ci étaient au demeurant des hommes de
paille en général issus de la domesticité du contrôleur général des fnances –, qui
se sont présentés au greffe du Conseil. Ces pièces ainsi que les arrêts du Conseil
rendus pour mettre les cautions en possession des droits défnis par les baux se
trouvent dans les registres de la série ; il s’agit le plus souvent d’arrêts simples,
rares sont les fois où ceux-ci sont en commandement. La soumission au greffe du
Conseil achevée, l’adjudicataire signait devant notaires une contre-lettre en faveur
de ses cautions. Ces actes se trouvent au Minutier central des notaires conservé
aux Archives nationales. Les intéressés d’un bail établissaient ensuite un acte de
société devant notaire, le plus souvent sous forme de brevets. Le notaire n’ayant
pas de minute dans ce cas précis, le chercheur n’en a aucune trace. Les actes de
sociétés des Fermes générales unies établis à partir de 1756 ont été conservés à
1l’Hôtel des Fermes ; je les ai retrouvé dans le carton G  6 aux A.N. Les
sousbaux des fermes étaient également établis devant notaires. Sauf destruction, le
chercheur en trouve la trace. L’ensemble des fermes, sous-fermes et régies avec
leurs cautions, est répertorié et placé en annexe de ma thèse.
Le Minutier central des notaires – comprenant cent treize études parisiennes
6– constitue l’essentiel de la base documentaire. Malgré les lacunes observées ,
ce dépôt est une source inépuisable de renseignements aussi bien pour l’histoire
économique et sociale que pour celle des mentalités. À partir du dépouillement
6 Plusieurs études notariales sont gravement sinistrées. Sans être exhaustif, je vais énumérer les défcits les plus
signifcatifs. L’étude LXIII – suivant la classifcation établie par les Archives nationales – a totalement brûlé lors des
événements de la Commune, il n’en reste donc rien pour la période antérieure. L’étude LVI a connu un sort
similaire quoique pour une période antérieure, et hormis quelques épaves pratiquement calcinées, il ne subsiste plus
rien quant aux minutes d’avant 1760. L’étude XLVIII n’a pas connu d’incendie. Néanmoins, l’essentiel des minutes
antérieures à 1763, de Patu et de ses prédécesseurs, a disparu. Il en va de même en ce qui concerne les minutes de
l’étude XXXII avant 1787 et pour bon nombre de celles établies avant 1725 aux études qui correspondaient à
l’actuelle étude numérotée CXIII (rassemblant les études de Lefèvre et de Bellanger). L’étude CV (Savalette) comporte
des lacunes mais ce sont les répertoires qui ont étrangement disparu, tout comme ceux d’ailleurs de l’étude XXIX
(Bouron). Enfn la majorité des actes concernant la ferme générale pour la période 1750-1756, établis chez Bronod
(ét. LXXXVIII) manquent. Il faut admettre que ces études devaient être considérées comme sensibles. Les Dutartre,
père et fls, étaient les notaires des Bâtiments et jardins du Roi et comptaient de nombreux fermiers généraux parmi
leur clientèle ; Patu et son prédécesseur direct – Ballin – étaient les notaires de John Law puis de la Compagnie des
Indes et de la plupart des directeurs de celle-ci jusqu’en 1760. L’étude CXIII était celle du Régent, du comte de
Toulouse et du contrôleur général des fnances Desmarets ; Savalette était le notaire de Chamillart et Bouron celui d’Orry.
Parmi les inventaires après décès en défcit chez Dutartre citons ceux de Suzanne Guyhou veuve de Paul Poisson de
Bourvalais (14 octobre 1723), de Charles Louis Lallement de Levignen (2 mars 1730), de François de la Porte de
Séraucourt, fermier général des Fermes générales unies (16 mai 1730), de Philippe de Monchy, F.G. (21 août 1731), de Pierre
Delpech de Cailly, receveur général des fnances (26 juin 1733), de Geneviève Colbert veuve de Brunet de Rancy (16
décembre 1734), de Louis Philippe Desvieux, fermier général des Fermes générales unies. (20 décembre 1735),
d’Honoré Chambon, fermier général des Fermes générales unies (16-4-1738), le partage de succession de Roland Duquesnoy
(6 juillet 1733). Cette étude était également celle de Berthelot de Pleneuf, de Lalive de Bellegarde, fermier général
des Fermes générales unies (partage de succession chez Dutartre le 21 février 1752). Signalons également l’absence de
l’inventaire de François Castanier (20 octobre 1759) chez Patu. Les actes concernant les familles Brunet et de Lubert,
établis chez Lefèvre (étude CXIII), sont tous perdus. À défaut de trouver des archives privées les concernant, il est très
diffcile de les aborder.
16des répertoires, j’ai pu tirer l’essentiel des informations qui ont servi au corpus.
Les minutes qui ont tout particulièrement retenu mon attention furent les contrats
de mariage, les inventaires après décès (I.A.D.), les liquidations et partages de
successions, les actes de notoriété contenant des extraits baptistaires ou mortuaires
voire des extraits d’actes de célébration de mariage, les donations, les mutations
de propriétés, des traités d’offces, les contrats de rentes tontines munis d’extraits
baptistaires, ainsi que des contrats de sociétés.
J’ai également eu recours aux scellés apposés après décès et aux clôtures après
décès (Série Y aux A.N.), aux insinuations des testaments (Série Y cf. supra et
6sous-série DC aux A.D. Seine) et aux registres de l’enregistrement pour la période
7 8postérieure à 1790 (sous-séries DQ et DQ aux A.D. Seine). Dans la majorité des
cas, ces documents font mention du notaire de l’individu recherché.
Cette documentation fut complétée par l’utilisation de sources diverses: l es
fonds d’archives privées (Série AP aux A.N.) et d’entreprises (Série AQ, récemment
dispersée entre les dépôts des A.N. de Roubaix et d’Aix, très probablement dans le
but de faciliter la vie des chercheurs), les «p apiers privés tombés dans le domaine
public » à la suite de déshérences ou de séquestres révolutionnaires (Série T aux
10A.N. et sous-série DQ aux A.D. Seine), les fonds de la période révolutionnaire
7du ministère de l’Intérieur (sous-série F aux A.N.) et du ministère de la Justice
consultés pour y retrouver les demandes de radiation des listes des émigrés
(sous1série BB aux A.N.), et enfn ceux du Tribunal révolutionnaire (série W aux
A.N.).
Les almanachs et les témoignages (journaux, mémoires, etc.) peuvent être
précieux dans la mesure où ils comblent certaines lacunes ou qu’ils couvrent un
événement remarquable concernant un personnage ; néanmoins, une extrême
prudence est de rigueur, les datations ou les anecdotes pouvant être fallacieuses.
Dans certains cas, j’ai tiré des renseignements dans les fonds d’Hozier, carrés
d’Hozier, Chérin, Dossiers bleus ou pièces originales consultables en salle des
manuscrits à la Bibliothèque nationale. Là encore, il faut faire attention; c ertaines
généalogies furent établies avec une certaine complaisance. Par contre, les pièces
originales sont normalement indiscutables.
En général, je pris la résolution de ne pas prendre les renseignements dans les
edictionnaires biographiques et les recueils de généalogie du xix siècle pour argent
comptant ; ceux-ci regorgent d’erreurs dont certaines manifestement volontaires.
Néanmoins, je fs une exception concernant les ouvrages de Révérend bien que
ceux-ci comportent des imprécisions ou des inepties (cf. la notice Boutin dans
Révérend, Empire..., t. I). Suivant la même logique, je fs parfois abstraction d’un
ecertain nombre de dictionnaires du xx siècle qui répètent inlassablement les erreurs
de leurs prédécesseurs ; leurs auteurs n’ont souvent pas pris la peine de chercher
à vérifer les assertions antérieures. J’ai par contre abondamment cité quelques
177travaux très documentés auxquels je suis largement redevables , tant par les pistes
de recherches, les méthodes, les sources d’inspiration et les renseignements qu’ils
offrent, et sans lesquels ce présent ouvrage n’aurait pu voir le jour.
*
* *
eL’administration fnancière de la France au xviii siècle semble à première vue
particulièrement complexe tant par la multiplication des fermes, des régies et des
caisses, que par la nature des prélèvements et des dépenses. Les gens de fnances,
c’est-à-dire les offciers comptables et les manieurs des deniers royaux, confortés
dans leurs fonctions par la vénalité et l’hérédité de leurs charges ou par l’assurance
de conserver leurs places au cours de baux de fermes, se répartissaient entre les
départements des recettes et des dépenses. Depuis 1665, ceux des recettes étaient
placés sous l’autorité des contrôleurs généraux des fnances : ceux-ci déléguèrent
leur pouvoir de contrôle direct aux intendants des fnances. Ceux des dépenses
– à l’exception des Monnaies, des Ponts & Chaussées, et des caisses assimilées,
rattachés directement au Contrôle général – émanaient des secrétariats d’état de
la Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi et des Affaires étrangères. Tous
cependant étaient soumis en théorie au droit de regard du Contrôle général des
fnances. En réalité, après Colbert, et contrairement à ce que l’on peut parfois lire,
les contrôleurs généraux des fnances, à de rares exceptions près, n’avaient que peu
8de marge de manœuvre à ce sujet .
Il existait une véritable hiérarchie au sein des places de fnances. Les offces les
eplus prestigieux au xviii siècle étaient incontestablement ceux de garde du Trésor
royal, de trésorier ou receveur général des Parties casuelles, et de trésorier général
du Marc d’or. Les gardes du Trésor royal centralisaient en partie les recettes et
les dépenses. Les receveurs généraux des Parties casuelles percevaient le produit
des ventes d’offces créés ou saisies ainsi que la paulette. Les trésoriers généraux
du Marc d’or – prélèvement ordonné à l’origine pour le fnancement de l’ordre
du Saint-Esprit – perçurent ce droit à chaque mutation d’offce mais également,
à partir de 1771, sur les places de fermiers généraux ou lors de demandes de
dispenses au Roi en cas de mariages entre parents proches soumis à autorisation.
La hiérarchie s’applique aussi au sein des départements des recettes : les
emplois les plus prestigieux étaient les offces de receveurs généraux des fnances
et les places de fermiers généraux.
7 Michel Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV. Dictionnaire biographique, Paris, C.N.R.S., 1978 ;
Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Paris, Fayard, 1985 ; Yves Durand, Les fermiers généraux au
eXVIII siècle, Paris, P.U.F., 1971 (réédition par Maisonneuve et Larose en 1996) ; Romuald Szramkievicz, Les régents et
censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l’Empire, Genève - Paris, Droz, 1974.
8 Voir à ce sujet la partie consacrée aux relations qui existèrent entre les contrôleurs généraux des fnances et les
fnanciers dans ma thèse.
18erFrançois I avait réorganisé au moyen de l’édit du 7 décembre 1542 la division
administrative et fnancière de la France, en établissant seize circonscriptions
appelées recettes générales – qui prirent ensuite le nom de généralités – désignées
par le nom du chef-lieu. À partir de Louis XIV, les receveurs généraux centralisaient
les recettes des impositions de leur généralité sous le contrôle de l’intendant de
ejustice, police et fnances. Au xviii siècle, il existait deux types de receveurs
généraux : premièrement quarante-huit receveurs généraux, rassemblés en une
compagnie depuis 1716 et répartis sur vingt-quatre généralités (vingt de pays
d’élection, quatre de pays conquis et de pays d’États) à raison de deux titulaires par
circonscription, exerçant alternativement une année sur deux ; deuxièmement les
cinq receveurs généraux des Pays d’États (Bourgogne, Bresse, Bugey, Valmorey
et Gex ; Bretagne ; Languedoc ; Provence ; Pau et Bayonne qui fut dissocié de la
généralité d’Auch) qui n’avaient qu’une faible surface fnancière en raison de la
présence de trésoriers des États. Les quarante-huit receveurs généraux des fnances
ont sous leurs ordres des receveurs des tailles placés à la tête de leurs élections.
Dans les pays d’États ou les pays conquis ces receveurs subalternes étaient désignés
par d’autres noms : receveurs particuliers des fnances (titre généralisé sur toute la
France en 1782) ou receveurs des fouages en Bretagne, etc.
Les impôts qualifés d’indirects furent affermé; as près de nombreuses
vicissitudes qui sont développées dans ma thèse, les Fermes générales unies
stabilisées en 1726 étaient composées jusqu’en 1756 d’une compagnie de quarante
fermiers généraux ainsi que de sous-fermes des Aides et des Domaines agissant
sous leur autorité ; à partir de 1756 jusqu’en 1781 d’une compagnie de soixante
titulaires, enfn réduite à quarante puis quarante-quatre titulaires de 1781 à la
Révolution. Ils étaient chargés de percevoir le produit de la gabelle, des cinq
grosses fermes, du tabac (à partir de 1730), des Aides, des Domaines, etc.
D’autres fermes ou compagnies d’offciers comptables coexistaient à l’intérieur
des départements des recettes : la ferme générale des Postes, celle des Poudres
& Salpêtres, les offces de receveurs généraux des Domaines & Bois, les régies
des droits rétablis (octrois pour payer les gages des offciers sur les ports, halles,
marchés, etc.), la régie des hypothèques, la ferme de Sceaux et de Poissy (droits
d’entrée sur le bétail destiné aux marchés de Paris), etc.
De 1776 à 1781, Turgot puis Necker démantèlent en partie les Fermes générales
unies et supprimèrent les régies des droits rétablis, des hypothèques, ainsi que les
receveurs généraux des Domaines & Bois afn de créer la Régie générale des Aides
et l’Administration générale des Domaines : des compagnies courantes des Fermes
générales unies. La ferme générale de Sceaux et de Poissy, supprimée en 1776, fut
rétablie par Necker en 1779. Tous ces offces, fermes et régies, furent supprimés à
la fn 1790 et au début 1791. La Révolution leur substitua les régies des Douanes
et de l’Enregistrement.
19Les dépenses émanaient directement de l’autorité royale à partir de 1661.
Celles-ci étaient fxées lors du travail du Roi avec ses secrétaires d’État. Dans
les faits, ces derniers faisaient état des besoins ordinaires et extraordinaires de
leurs départements et obtenaient plus ou moins gain de cause suivant les options
politiques et stratégiques adoptées par le Roi au Conseil. Ce dernier s’enquérait
parfois auprès du contrôleur général des fnances des disponibilités du Trésor
royal ou de la capacité d’accroître les revenus sans rendre insupportable la
pression fscale ou obérer la situation fnancière ultérieure. Cette politique des
équilibres avait été plus ou moins bien menée entre 1726 et 1743, et de 1763 à
1777. Malheureusement soit par temps de guerre, soit par des libéralités accordées
à des courtisans, à certains commensaux, à l’entourage des ministres ou encore
à la clientèle des princes de sang, le Trésor royal était constamment sollicité. Le
Roi imposait au contrôleur général ces multiples ponctions supplémentaires ; à ses
bureaux de trouver les modalités de réaliser de nouvelles recettes, soit par l’impôt
soit par l’emprunt.
Les secrétariats de la Guerre, de la Marine, de la Maison du Roi et des
affaires étrangères étaient décomposés en plusieurs bureaux aux compétences
bien déterminées. Tous ces bureaux étaient en rapport avec une, voire plusieurs
caisses qui exécutaient leurs ordres de paiements. Chacune de ces trésoreries
pouvait comporter plusieurs offciers comptables qui exerçaient alternativement
de manière équivalente à celle des receveurs généraux des fnances. Le Trésor
royal, ainsi que les receveurs généraux des fnances et leurs subalternes localement,
versaient régulièrement à ces caisses des fonds suivant des états préétablis; c es
derniers restaient parfois longtemps sans affectation permettant aux fnanciers
d’engranger de substantiels bénéfces. Les trésoriers avançaient également des
fonds extraordinaires agissant en cela en véritables banquiers. La complexité de
9.l’organisation des fnances royales m’impose une description schématique
Le département de la Guerre comportait neuf caisses:
- Les trésoriers généraux de l’extraordinaire des Guerres. Ils assuraient
l’essentiel des dépenses de ce ministère. Le nombre des offciers comptables était
variable : deux de novembre 1716 à septembre 1724, trois de ce mois à octobre
1726, deux de ce mois à mars 1735, trois de ce mois à février 1747, deux de ce mois
à novembre 1778. Par l’édit de novembre 1778, Necker instaura un seul trésorier
payeur général des dépenses de la Guerre qui inclut l’ensemble des caisses. Cet
offce fut dédoublé à partir de juin 1782. En juin 1787 l’un des offces fut supprimé
suite à la faillite du titulaire. Le seul trésorier conservé par l’édit de juin 1787 ft
partie des cinq administrateurs du Trésor royal en mai 1788.
- Les trésoriers généraux de l’ordinaire des guerres, de la gendarmerie et des
troupes de la Maison du Roi. Réduits à deux offciers de novembre 1716 à novembre
1778, leur caisse fut assimilée à celle du trésorier payeur général de la Guerre.
9 L’explication détaillée se trouve dans les développements de ma thèse ainsi que dans la parution future d’un ouvrage
concernant les institutions fnancières.
20- La caisse des trésoriers généraux de l’artillerie de France auxquels s’ajouta
celle du génie (anciennement celle des fortifcations) à partir de l’édit de mars
1758. Cette caisse comporta un seul titulaire de juin 1717 à mars 1758, puis deux
de ce mois à novembre 1778.
- Les trésoriers généraux des pensions des offciers des troupes du Roi appelés
encore trésoriers des gratifcations des troupes. cette caisse, créée par l’édit
de novembre 1704 fut réunie à celle de l’Hôtel royal des Invalides par l’édit de
novembre 1716. À nouveau autonome par l’édit d’août 1719, cette caisse comportait
deux offces réunis par un seul titulaire jusqu’à sa disparition en novembre 1779.
- La caisse des fortifcations – soit deux offces rassemblés en un seul corps
par l’édit de décembre 1716 – fut réunie en mars 1758 à celle de l’artillerie pour
constituer la trésorerie de l’artillerie et du génie.
- Les trésoriers généraux des Maréchaussées de France, autonomes à partir de
l’édit de mars 1728, ont également subsisté jusqu’en novembre 1778.
- Les deux offces de trésoriers généraux de l’Hôtel royal des Invalides, créés
par l’édit de février 1701, furent supprimés en octobre 1763. Un seul receveur
exerça, par voie de commission, ce département de 1763 à l’an xiii.
- Un trésorier général de l’École royale militaire fut créé par le brevet du 5
février 1751; c ette fonction fut exercée jusqu’en 1792.
- Les trois offces de trésoriers généraux de l’Ordre royal et militaire de
SaintLouis, créés en avril 1719 furent remplacés par une commission à partir de 1780.
Celle-ci continua jusqu’en 1792.
La Marine comprit en permanence trois caisses jusqu’en novembre 1778 :
- Les trésoriers généraux de la Marine – appelés parfois du Ponant jusqu’en
1749 –: de trois offces jusqu’à mars 1732, ils furent réduits à deux de mars 1732
à décembre 1759, puis à un seul titulaire à partir de ce mois à décembre 1762 ;
ils furent deux à partir de décembre 1762 jusqu’à février 1771. L’édit de février
1771 supprima les deux offces de trésoriers généraux de la Marine et les deux
offces semblables concernant les Colonies pour former deux nouveaux offces de
trésoriers généraux de la Marine et des Colonies.
Par l’édit de novembre 1778, on instaura un seul trésorier payeur général de
la Marine, offce dédoublé en juin 1782 jusqu’à la faillite de Claude Baudard de
Saint-James. En mars 1788, l’unique offce fut incorporé au sein de la caisse des
cinq administrateurs du Trésor royal.
- Les trésoriers généraux des Galères – ou de la Marine du Levant – furent
deux de 1691 à novembre 1749. Cette caisse fut incorporée dans celle de la Marine
en novembre 1749.
- Les trésoriers généraux des Colonies françaises d’Amérique: c réés en
novembre 1749 pour faciliter le fnancement du confit au Québec, ils furent
supprimés par l’édit de février 1771. L’un des titulaires devint trésorier général de
la Marine et des Colonies.
- Les deux offces de trésoriers des Invalides de la Marine, créés par l’édit de
mars 1709 dans la même optique que ceux de l’Hôtel royal des Invalides, furent
21supprimés par l’édit d’avril 1716. À partir de cette époque et jusqu’en 1780, la
caisse fut assurée par un unique titulaire. Cette caisse fut incorporée dans
l’administration du trésorier payeur général de la Marine.
La Maison du Roi comptait pratiquement en permanence neuf caisses jusqu’en
juillet 1779 :
- Les trésoriers de la Maison du Roi : l’édit de décembre 1716 réduisit le nombre
de trésoriers à un seul titulaire. Cet état de faits dura jusqu’en décembre 1718.
De janvier 1719 à décembre 1771, deux offciers exerçaient alternativement. Un
unique titulaire fut institué par l’édit de décembre 1771; i l fut chargé par l’édit de
juillet 1779 de toutes les autres caisses de la Maison du Roi, et ft partie des cinq
administrateurs du Trésor royal à partir de mars 1788.
- Les trésoriers des Offrandes, dévotions et bonnes œuvres du Ro: ci ette
trésorerie n’eut qu’un seul comptable de décembre 1716 à juillet 1779 et de mai
1784 à mars 1788.
- Les offces de trésoriers des écuries et livrées du Roi furent réunis en un seul
corps de décembre 1716 à juillet 1779.
- Les offces de trésoriers généraux de l’argenterie furent exercés alternativement
par deux comptables d’août 1719 à septembre 1747. Cette caisse avait été réunie
une première fois à celle des Menus plaisirs et affaires du Roi de décembre 1716 à
août 1719, et défnitivement à partir d’octobre 1747.
- Tous les offces de trésorier des Menus plaisirs et affaires du Roi furent réunis
en un seul corps de 1716 jusqu’en 1778. L’unique titulaire assura également les
exercices de la caisse de l’argenterie de 1747 à 1778.
- Les deux corps d’offces de trésorier de vénerie, fauconnerie et toiles de chasse
furent supprimés en décembre 1716 et recréés en décembre 1719. Un seul offcier
réunit tous les corps d’offces de 1725 à 1778. Ce département fut incorporé dans
la comptabilité de trésorier payeur général de la Maison du Roi.
- La trésorerie des bâtiments, arts, académies et manufactures royales fut
assurée par un seul titulaire de décembre 1716 à février 1722, puis par deux
jusqu’en février 1774. À partir decette date jusqu’en juillet 1779, la caisse fut
dévolue à un seul fnancier. Le trésorier payeur général de la Maison du Roi prit
ce département de juillet 1779 à décembre 1783. L’édit de décembre 1783 restaura
un offce de trésorier pour le détail des bâtiments, arts, académies, etc., qui fut
maintenu jusqu’en mars 1788.
- Les offces de maître de la Chambre aux deniers ou de trésorier de la Bouche
du Roi furent rassemblés en un seul corps de décembre 1716 à novembre 1718.
Un nouvel édit correspondant à cette dernière date créa trois offces distincts qui
perdurèrent jusqu’en juillet 1779.
- Les offces de trésorier de la prévôté de l’Hôtel furent supprimés par l’édit de
décembre 1716 et rétablis par celui de décembre 1718. Un offcier s’occupait dès
lors des exercices ancien et alternatif, un collègue assurait la comptabilité de la
partie triennale. Cet état de faits perdura de 1718 à juillet 1779.
22Bien d’autres caisses existaient ; celles des trésoreries des reines et des
dauphines, celles des apanagistes, enfn celles de la Police ou des Ligues suisses
et des Grisons. Tous ces départements furent réunis sous l’autorité d’un trésorier
payeur général des Dépenses diverses d’octobre 1779 à mars 1788.
Le service des rentes et du remboursement d’une partie de la dette publique
fut assuré par les trésoriers receveurs généraux et payeurs des rentes de l’Hôtel de
Ville, les trésoriers payeurs généraux des charges assignées sur les fermes générales
ainsi que par des trésoriers des Caisses d’amortissement et des arrérages.
Le Contrôle général des fnances était l’ordonnateur des paiements de la
trésorerie des Ponts & Chaussées qui fut incorporée dans l’administration du
Trésor royal de mars 1788, celle du barrage de Paris et de l’entretien du pavé de
la ville de Paris, des faubourgs et banlieues, et enfn de celle des Turcies et levées
des rivières de Loir, Cher, Allier, etc. servant au fnancement du relèvement des
berges.
Les principales caisses placées sous le contrôle du chancelier et du garde des
Sceaux étaient celle du Sceau ainsi que celle du paiement de gages et augmentations
des gages des secrétaires du Roi et des offces des grande et petite chancelleries.
J’ai inclus dans cette étude les directeurs puis les administrateurs des deux
Caisses d’Escompte et des deux compagnies des Indes dans la mesure où il s’agissait
de banquiers en phase de devenir des fnanciers d’un nouveau type – voir les cas
des Lecouteulx du Moley, Jean Louis Julien, Vandenyver, Sabatier et Desprez, etc.
– ou de partenaires indissociables des fnanciers à partir de 1781.
Les intéressés dans les affaires du Roi étaient soit des sous-fermiers, soit des
intéressés dans diverses régies royales, des sociétés de munitionnaires des guerres,
des étapes, etc., voire dans des manufactures privilégiées. Il s’agit par essence
d’un corpus ouvert. Leur nombre pléthorique, et leur statut mal défni, rendit
leur recensement exhaustif impossible. Les ignorer complètement, c’est vouloir
faire l’impasse d’une des premières étapes nécessaires pour gravir les plus hauts
échelons de la fnance.
*
* *
Cet ouvrage, je le répète, est loin d’être achevé. Il devrait connaître
ultérieurement une suite, comprenant des notices de fnanciers non abordés ou
10partiellement traités . En outre, je prépare un dictionnaire similaire relatif aux
banquiers parisiens pour la période 1700-1880.
10 Parmi les fnanciers pour lesquels je n’ai trouvé aucun élément, je cite Jean Alexis Henry sr de Laloge et Pierre
Éléonore Poujaud de Nanclas, tous deux fermiers généraux puis administrateurs généraux des Domaines, N. Robineau
de Moustelon, fermier général éphémère, les fermiers généraux Ferrand et Jacques Charles Taillepied, etc.
23Toutefois, il faut rappeler le caractère indispensable de développer des groupes
de recherche – auxquels je suis prêt à m’associer – pour rassembler chercheurs,
doctorants, étudiants en maîtrise, afn d’établir des prosopographies de fnanciers
locaux – receveurs des tailles, receveurs des maîtrises des eaux et forêts, intéressés
dans les affaires du Roi résidant dans les provinces – dans la perspective d’établir
une source de renseignements à usage multiple, tant pour les spécialistes en histoire
politique, sociale ou économique du xviiie siècle, que pour travaux concernant les
réseaux de pouvoir ou encore les masses de granit du xixe siècle.SIGLES ET ABRÉVIATIONS
A.C. ....................................................Archives cantonales (Suisse).
A.D. Archives départementales.
A.E. Archives d’État désignant les archives provinciales en Belgique.
A.G.R. ................................................Archives générales du Royaume (Belgique)
A.M.A.E. ............................................Archives du ministère des affaires étrangères (France)
A.N. Archives nationales
BENSBA .............................................Bibliothèque de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts
BENC Bibliothèque de l’École nationale des Chartes
BnF .....................................................Bibliothèque nationale de France
B.R. ....................................................Bibliothèque royale de Belgique
F.G. fermier général
INHA .................................................Institut nationale d’Histoire de l’Art
I.A.D. inventaire après décès
L.P. lettres patentes
M.C. ...................................................Minutier central des notaires de Paris
(suivi d’un chiffre romain pour indiquer le numéro de l’étude,
et d’un chiffre arabe indiquant le numéro de la liasse).
ms. ......................................................manuscrit
mss. fr. ................................................manuscrits français
N.A.F. .................................................nouvelles acquisitions françaises
ssep .......................................................paroisse
R.G. ....................................................receveur général
R.P.R. Religion prétendue réformée
R.T. .....................................................receveur des tailles
sgr seigneur
S.H.A.T. .............................................Service Historique de l’Armée de Terre
(l’actuel Service Historique de la Défense/S.H.D.)
S.R. secrétaire du Roi
rs .........................................................sieur
tS ........................................................Saint
teS .......................................................Sainte
T.G. ....................................................trésorier général
Les monnaies :
lt. livre tournois
s. .........................................................sol(s)
d.denier(s)
25I. SOURCES MANUSCRITES
1. ARCHIVES NATIONALES (A.N.)
SÉRIE F
7Sous-série F : Police générale.
Le nombre de dossiers consultés concernant les dénonciations, émigrations, arrestations interrogations
et libérations, étant trop considérable et les numéros par eux-mêmes ne disant rien quant au contenu, il
était préférable de les reporter dans les notes.
12Sous-série F : commerce et industrie.
12F 516 (doss. 22, Haller et Lecouteulx, liquidateurs de l’affaire de la Compagnie des Indes) ; 795-798
B B(Crédit, emprunts, loteries, Caisse d’Escompte, agiotage) ; 799 -817 , 823-828 (Caisse du Commerce) ;
1301 (Forge de Sanche à la Noraye près Amboise) ; 1306 (Fer blanc de Berry, 1725-1775) ; 1309
A-B(manufactures d’armes à St-Etienne et Charleville) ; 1315 (Hyde, Alcock et Sanche à la Charité-s/
Loire, St-Etienne et Roanne) ; 1316 (Manufacture de Cosne-sur-Loire de Babaud de la Chaussade) ;
1317 (Manufacture d’armes à St-Etienne) ; 1493-1495 (Manufacture de porcelaine: Ss èvres, Limoges,
Saint-Cloud et Vincennes).
SÉRIE G
1 2sous-séries G  et G : Ferme générales et régies.
1 1 1G 6 (baux des fermes générales unies) ; G 7 (menus frais pour l’enregistrement des baux) ; G
263 (personnel, listes de fermiers généraux, organisation des bureaux) ; G 1-2 (documents concernant
2 2les droits réunis, le Régie générale des Aides, etc.) ; G  20 (régie des Postes) ; G 149 (nominations des
employés dans les administrations).
sous-série G6 : commission extraordianire pour la liquidation des immeubles de John law et des
dettes de la compagnie des indes (période de 1719-1720).
6 G 1-6 : (les cartons couvrent la période allant de 1721 à la veille de la Révolution française: P échevin, le
caissier de la Compagnie des Indes à partir de 1723, était le séquestre de la liquidation).
SÉRIE H
1 1H  123 (documents concernant les trésoriers généraux des États de Bourgogne) ; H  231-232 (documents
1concernant les trésoriers généraux des États de Bretagne) ; H  748, pièce 119 (règlement des États de
1Languedoc (1712-1769) ; H  748, doss. 281 A-B (transactions à la suite du décès de François Lamouroux,
1trésorier général du Languedoc) ; H  830 (transaction à la suite de la succession de Bonnier de la Mosson,
1 1trésorier général du Languedoc) ; H  1454 (affaire Mégret de Sérilly, de Pestre de Seneffe, etc.) ; H 1464
(affaire des Quinze-Vingts).
SÉRIE K et KK : Monuments historiques (documents microfilmés).
K 149-152 (édits, mémoires, lettres et plans relatifs à l’établissement de l’École royale militaire. Lettres
me 1Bautographes de M de Pompadour à M. Paris Duverney) ; K 885 (Mémoire personnel aux sieurs Paris, sur
les affaires générales où ils furent employez [1740] ; Rapport de la situation des fnances, janvier 176, p8 ar M.
27de L’Averdy, contrôleur général des fnances ; situation des fnances en 1783 ; les mémoires de Calonne
et de Necker).
1 1-21KK 204 ; KK 218  (états de distribution des fonds du Trésor royal de 1708 à 1730 [pensions,
gratifcations et appointements]) ; KK 956 (Mémoires de Claude Paris de la Montagne concernant les
D ropérations de la refonte des monnaies, ordonnée par l’édit de janvier 1726) ; KK 1005  (Discours de M
Paris de la Montagne à ses enfans pour les instruire de sa conduite et de celle de ses frères dans les principales
E-Fmatières du gouvernement où ils ont participé [1729], 337 f°) ; KK 1005   (lettres du contrôleur général des
fnances Orry à Masson de Guérigny, premier commis pour la Lorraine).
SÉRIE MM : Mélanges.
2 MM 682  (registres des délibérations de l’École royale militaire) ; MM 818 (Mémoires et essais pour servir
à l’histoire du publicanisme moderne contenant l’origine, noms, qualités, bonnes et mauvaises inclinations, les
portraits et histoires abrégées de NN.SS. les fermiers généraux).
1SÉRIE O : Maison du roi.
Le nombre de registres microflmés consultés et de cartons contenant les dossiers relatifs aux bâtiments
publics — hôtels des ministères, de la Ferme Générale, de la ferme générale des Postes, des Messageries
etc. — étant trop considérable et les numéros ne disant rien quant au contenu, il était préférable de les
reporter très précisément dans les notes.
SÉR IE P : chambre des comptes de paris.
P 2385-2433 (mémoriaux de la Chambre des Comptes de Paris [1680-1790] ; nombreuses lacunes pour
la période 1782-1790) ; P 2701-2744 (plumitifs de la Chambre des Comptes de Paris [1701-1790] ;
nombreuses lacunes pour la période 1783-1790) ; P 3437  (registre des Acquits patents de 1691 à 1772).
SÉRIE T : séquestres révolutionnaires et biens tombés en déshérence.
Le nombre de dossiers consultés étant trop considérable et les numéros ne disant rien quant au contenu,
il était préférable de les reporter très précisément dans les notes.
SÉRIE U : Mélanges Judiciaires.
U* 814 (recueil de factums imprimés, dont ceux de Nicolas Barrême, André Bourret, Etienne Hallé et
Joseph Paris Duverney, 1726-1728) ; U* 950 (catalogue des offciers depuis l’établissement de la Cour
des Aides jusqu’en 1789 [ex-libris du président Choart]) ; U* 992 (fliation chronologique des offciers du
Bureau des Finances de la généralité de Paris par le président Denis [vers 1789]) ; U 1340-1369 (scellés
après décès, liquidations et comptes de Mathieu Renard sieur du Tasta, directeur de la Monnaie de Paris
[1738] ; ventes après le décès de Jacques Langlois, receveur des consignations ; Thomas Lemonnier, F.G.,
A-B 1761) ; U 1464 (papiers Berland de Massu, receveur général des Domaines et Bois de la généralité
d’Alençon, 1681-1736).
SÉR IE V : grande chancellerie de France.
1 1Sous-séries V (Lettres de provisions de la Grande chancellerie de France) : V  1-538 (lettres de
provisions d’offces de la Grande chancellerie de France; l es nombreuses lacunes sont à compléter au
moyen des plumitifs et mémoriaux de la Chambre des comptes).
2Sous-série V (Lettres de provisions de la Grande chancellerie de France et dossiers concernant les
2secrétaires du Roi de la Grande chancellerie de France) : V  32-33 (lettres de provisions de secrétaires du
Roi de la Grande chancellerie de France (documentation à partiellement compléter par des documents
1 2des cartons V sous la rubrique « secrétaires ») ; V 36-46 (dossiers de bonne vie et mœurs des secrétaires
du Roi de la Grande chancellerie de France, période de 1686 à 1789 ; nombreuses lacunes, essentiellement
1 2jusqu’en 1710 ; à combler par les V et V 76-79, registres des comptes de la Grande chancellerie de
France).
287Sous-série V (dossiers des Commissions extraordinaires créées par arrêts du Conseil) : 16 (Barême) ;
19 (Bergeron) ; 20 (Berland de Massu) ; 21 (succession de Samuel Bernard) ; 23 (Beze de la Belouse) ;
33 (Bonnier de la Mosson) ; 39 (Bourassé) ; 46 et 47 (Bragouze) ; 116 (Cahouet de Villers) ; 121-123
(Robert Caron) ; 179 (Durey de Morsan et Durey de Poligny) ; 183 à 186 (Fargès) ; 197 (Giambone et
Gilly) ; 200 (Godard d’Aucour) ; 206 (Heuslin et Heudelot de Chazé) ; 237 (Kolly) ; 248 (Lamouroux) ;
273 (Leriche de la Pouplinière) ; 250 (La Porte, capitoul de Toulouse) ; 253 (Latour et Lenormand
d’Etioles) ; 273 (Leray de Chaumont) ; 274 (Leseurre) ; 296 (Rouillé de l’Étang) ; 337-338 (Masson de
Maisonrouge) ; 340 (Marchal de Sainscy) ; 363-365 (Baudard de Vaudésir et Baudard de Saint-James) ;
366-367 (Marquet de Peyre) ; 368 (Mazade) ; 369 (Mégret de Sérilly) ; 379 (Montpellier (fermier
général) ; 389 (Nesme et Bentabole) ; 393-397 (Habert d’Orgemont) ; 399-340 (Papillon de la Grange,
Papillon de Fontpertuis et des mines de Guadalcanal) ; 401 (Paris, garde du Trésor royal, contre
Martineau) ; 414 (Quinquet, Manen et Cie) ; 486 (Salles du Fesc) ; 491 (Sonning) ; 504 (Tripperet et
Turményes) ; 507 (Vallet de la Touche) ; 508 (Vanolles) ; 511 (Palteau de Veymérange, Fontaine de Biré
et autres).
SÉR IE W : tribunal extraordinaire.
Le nombre de dossiers consultés étant assez considérable et les numéros ne disant rien quant au contenu,
il était préférable de les reporter dans les notes.
SÉRIE Y : Châtelet de paris.
Y 19 à 80 (registres des publications, 1594-1791 : on y trouve des donations et des testaments mentionnant
les noms de notaires) ; Y 5209-5219 (registres des déclarations d’appositions de scellés, 1720-1790 ;
documents plus complets que les registres des dépouillements réalisés aux Archives nationales, et placés
en salle d’inventaires sous les cotes Y/11 à Y/26) ; Y 5269-5336 (registres des clôtures d’inventaires
après décès établis par les notaires parisiens, 1675-1791. Chaque registre contient à peu près 1 000
déclarations. Les renseignements y sont souvent imprécis voire dans le pire des cas erronés) ; Y
10719-17623 (papiers des Commissaires au Châtelet de Paris ; la principale source consultée ; outre les
procès-verbaux de plaintes et d’enquêtes, l’on trouve les scellés après décès où apparaissent les noms des
notaires et des huissiers priseurs auxquels les héritiers ont fait appel. On y trouve également les
procèsverbaux d’inhumation des protestants).
SÉRIE Z
1A 1ASous-série Z , Cour des aides : Z 576-633 (enregistrement de lettres de provisions d’offces et de
1Alettres d’honneur à la Cour des Aides de Paris) ; Z 854 (affaire Baudard de Saint-James, trésorier
1Agénéral de la Marine et des Colonies) ; Z 891 (baux des fermes générales unies [1641-1774] ; source très
1Afragmentaire) ; Z 893 à 963 (papiers Gabriel Prévost, trésorier général des Ponts et Chaussées).
1B 1BSous-série Z , cour des monnaies de paris : Z 575-590 (lettres de provisions et dossiers de bonnes vie
et mœurs enregistrées à la Cour des Monnaies de Paris de 1703 à 1770).
1D 1D A-BSous-série Z , Amirautés : Z 71-72 et 102  (actes de sociétés concernant l’association maritime pour
la traite des nègres, le commerce et la pèche, 1767-1768).
SÉRIE ABXIX : Papiers d’érudits.
ABXIX 2839 (Mémoire servant de P.V. de la tournée faite par M. de Nantouillet, député dans la province
de Normandie, 1739) ; 2928, doss. 3 (État actuel des affaires secrètes générales concernant les fnances
du Royaume de France, dont les affaires extraordinaires faites en France depuis 1755) ; 3469 (I.A.D. de
Joseph Micault d’Harvelay) ; 3787 dossiers 1 et 2 (Papiers de Calonne).
SÉRIE AD : Archives imprimées.
Sous-série AD+ 728 à 1104, correspondant aux textes administratifs — édits, déclarations, arrêts du
Conseil, lettres patentes, etc. —classés par ordre chronologique (fondamental).
29Sous-série ADIX, Finances : 75  (Caisse d’amortissement, 1749-1784)  ; 81  (Caisse d’Escompte,
1767-1789) ; 99-383 (collection de recueils imprimés formé par Lemarié d’Aubigny, avocat général de
la Chambre des comptes après 1737, période : 1201-1793) ; 459-460 (receveurs généraux des fnances,
1347-1788).
SÉRIE AJ : Papiers d’entreprises publiques.
AJ*13 16-17, 103 : registres de l’École gratuite de dessin.
SÉRIE AP : Archives privées.
7 AP 1 à 15 (archives [Rigoley d’Ogny]) ; 16 AP 1 à 3 (papiers Bérard des Glajeux, cf. dossiers Delahaye
Delaunay) ; 29 AP 1 à 120 (papiers Rœderer, dont : 29 AP 83, Variantes extraites des mémoires pour servir à
l’histoire du publicanisme moderne, contenant l’origine, les noms, les qualités, le portrait et l’histoire de Nosseigneurs
les fermiers généraux du Roy, qui se sont succédé depuis l’année 1720 jusqu’à la présente année 1750; 2 9 AP 87 :
Claude Dupin, Mémoire sur les bleds avec un projet d’édit pour maintenir en tout temps la valeur des grains à
un prix convenable au vendeur et à l’acheteur, 1748, in 4°, 44 pages) ; 70 AP 1 à 17 (papiers Sandrier) ; 129
AP 1 à 37  (papiers Paulze-Lavoisier) ; 158 AP 1 (fonds Duval d’Esprémesnil actes concernant Dupleix
et les Duval d’Esprémesnil) ; 177 AP 1 à 12 (papiers Taillepied de Bondy – 1716-1863 –, cf. carton
1 concernant la franc-maçonnerie) ; 256 AP 1 à 5 (papiers Tavernier de Boullongne de Préninville,
1748-1787) ; 393 AP 1 à 4 (papiers de Palerne de la Madelaine (1728-1756) ; 479 AP : Papiers d’Hugues
Jean-Baptiste François Leboursier, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville.
SÉRIE AQ : Archives d’entreprises (le Fonds a été dispersé).
2 AQ 1 à 29 (Papiers de Jean Joseph de Laborde, 1759-1789) ; 8 AQ 1 à 390 (papiers de la Troisième
Compagnie des Indes, 1787-1866 ; les cartons consultés sont essentiellement les 8 AQ 10 et 11, 371 et
374, etc.) ; 105 AQ 1 à 3 (fonds Paris Duverney, 1723-1731).
SÉRIE BB : Ministère de la Justice (à partir de 1789).
1 1sous-série BB : BB 72 à 96 : dossiers des émigrés amnistiés en 1800.
16sous-série BB (correspondance générale de la division civile du Ministère de la Justice, 1791-1720) :
16BB 700, pièce cotée G (affaire des Quinze-Vingts, 1779-1790: l ettre de Prieur, caissier du receveur
général des fnances Véron et agent du cardinal de Rohan) ; 701 n° 5 (affaire des Quinze-Vingt: s
mémoires, procès-verbaux, factums) ; 706 n° 4185 (Tourteau de Septeuil) ; 725 n° 3592 (Dupleix de
Bacquencourt) ; 729 n° 267 (Lavoisier) ; 737 n° 1951 (Poisson de Malvoisin) ; 750 n° 6076 et 756 n° 3258
(affaire Babaud de la Chaussade) ; 759 n° 990 (Lavoisier) ; 760 n° 5779 (Boubée de Brouquens) ; 774 n°
6707 (Savalette de Lange) ; 774 n° 6915 (Tourteau de Septeuil) ; 792 n° 1588 et 798 n° 1419 (Boyd, Ker
ieet C et Walckiers) ; 930 n°22 (Bérard).
FON DS M A R I N E :
8Mar. B 18, dossiers de Lafllard, établissant la chronologie des bureaux des premiers commis de la
Marine de 1680 à 1750, et celle des trésoriers généraux de la Marine et des Galères (respectivement du
Ponant et du Levant), de Richelieu jusqu’en 1750.
7 Mar C (dossiers personnels) : 14 (Babaud de la Chaussade) ; 19 (Baudard de Vaudésir et Baudard de
Saint-James) ; 21 (Caron de Beaumarchais, affaire Rodrigue, 1779-1783) ; 33 (Boffn marquis de la
Sône, affaire Moufe de Georville) ; 41 (Tavernier de Boullongne, membre du Conseil des Prises en
1758) ; 116 (Gaudion) ; 154 (Laborde fls) ; 208 (Gabriel Michel) ; 221 (Moufe de Champigny, Moufe
de la Thuillerie, Moufe de Georville, Moufe d’Angerville).
MINUTIER CENTRAL DES NOTAIRES DE PARIS (M.C.).
Source essentielle pour une histoire économique, sociale ou des mentalités. Le nombre d’actes est très
varié. Ce présent travail se fonde surtout sur les actes de sociétés, de déclarations de baux de fermes
d’impositions, de traités, de cessions d’intérêts, de traités de mutations d’offces, de contrats de mariage
30(c. de m.), d’inventaires après décès (I.A.D.), de partages de successions, d’obligations, constitutions de
rentes, etc.
Certaines études sont plus ou moins sinistrées, soit par la disparition de minutes, soit par l’absence
partielle de répertoires. L’étude LXIII a totalement brûlé en 1871, plus rien n’existe pour la période
antérieure.
Études utilisées : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII, XIV, XV, XVI, XVII, XVIII,
XIX, XX, XXI, XXII, XXIII, XXIV, XXV, XXVI, XXVII, XXVIII, XXIX, XXX, XXXI, XXXII,
XXXIII, XXXV, XXXVI, XXXVIII, XXXIX, XL, XLI, XLII, XLIV, XLIII, XLV, XLVI, XLVII,
XLVIII, XLIX, L, LI, LII, LIII, LIV, LV, LVI, LVII, LVIII, LIX, LX, LXI, LXII, LXIV, LXV, LXVI,
LXVII, LXVIII, LXIX, LXX, LXXI, LXXII, LXXIII, LXXV, LXXVI, LXXVIII, LXXIX, LXXX,
LXXXI, LXXXII, LXXXIII, LXXXIV, LXXXV, LXXXVI, LXXXVII, LXXXVIII, LXXXIX, XC,
XCI, XCII, XCIII, XCIV, XCV, XCVI, XCVII, XCVIII, XCIX, C, CI, CII, CIII, CIV, CV, CVI, CVII,
CVIII, CIX, CX, CXI, CXII, CXIII, CXV, CXVI, CXVII, CXVIII, CXIX, CXX, CXXI, CXXII.
2. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES (A.D.)
2.1. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ET MUNICIPALES DE PARIS (Arch. de Paris).
Série B : JUSTICE CONSULAIRE.
6 6Sous-série D 4B  (dossiers des faillis) : D 4B 2, doss. 137 (29 mai 1741, Jean Aviat, receveur des tailles de
6l’élection de Paris) ; D 4B  3, doss. 150 (18 juin 1741, Surirey de Saint-Rémy père et fls trésorier général
6des Ponts et Chaussées et receveur général des fnances) ; D 4B 3, doss. 165 (11 décembre 1741, Gueffer
6père et fls, trésorier général du marc d’or et receveur général des fnances) ; D 4B  74, doss. 4934
6(30 septembre 1779, Mirleau de Neuville, fermier général) ; D 4B 89, doss. 6062 (18 decembre 1783,
6succession de Mazières, fermier général honoraire) ; D 4B 113, doss. 8102 (22 mars 1792, Lenormand,
receveur général des fnances).
6 6Sous-série D 5B  (registres comptables des faillis ou justiciables) : D 5B registres 706 et 2356 (répertoires
iede lettres envoyées par Formalaguès essentiellement à Edouard Walckiers et à Boyd Benfeld et C ) ;
6D 5B registre 1855 (affaire Herries Herissé).
SÉRIE C (intendance)
6sous-série DC : Registres d’insinuation.
6DC 209 à 266( les testaments olographes de 1704-1775 ou reçus par les notaires de 1704-1791) et 267 à
284 (actes sous seings privés et des testaments déposés chez les notaires à la fn de l’Ancien Régime).
SÉRIE E : Papiers de Familles.
1 1 1DE  3, doss. 43 (Chalmette) ; DE  5, doss. 52 (Couet d’Eaubonne) ; DE  6, doss. 66 (Domilliers de
1Thésigny) ; DE fonds Taillepied de Bondy.
SÉRIE Q : Domaines.
7 8sous-séries DQ et DQ : Enregistrement créé par le décret du 19 décembre 1790 et codifé par la loi du
822 frimaire an VII. Les déclarations succinctes de successions sont inscrites sur des registres cotés DQ ;
à partir des dates d’enregistrement recueillies dans cette première série, il est possible de trouver dans
7les registres de la série DQ des renseignements exhaustifs quant aux héritiers, notaires, et la nature des
biens de la succession situés dans ce seul département de la Seine.
10sous-série DQ : dossiers concernant les papiers d’émigrés et de condamnés saisis (sous-série qui
complète la série T aux Archives nationales) : carton 10, doss. 4662 ; carton 268, doss. 331 ; carton 335,
doss. 13114 ; carton 386, doss. 8551 ; carton 491, doss. 313 ; carton 495, doss. 481 ; carton 497, doss.
608 ; carton 505, doss. 902 ; carton 510, doss. 3 ; carton 535, doss. 1008 ; carton 538, doss. 1125 ; carton
606, doss. 857 ; carton 632, doss. 2951 ; carton 640, doss. 3186 ; carton 1383, doss. 2542 ; carton 1389,
31doss. 95 ; carton 1406, doss. 1432 ; carton 1439, doss. 2684 ; carton 1470, doss. 3172 ; carton 1504, doss.
3229.
SÉRIE R
4D 3R 271 : Papiers concernant Léon Laborde, membre de l’Institut.
2.2. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE CÔTE D’OR (DIJON).
SÉRIE B (Fonds Judiciaire) : B 10865, 10876 et 10895.
notariat : 4 E 2417 et 92.
2.3. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L’OISE (BEAUVAIS).
Fonds privés : 15 J 43-90, dossiers concernant les familles Montmerqué, Oursin et Despeignes (papiers
Robert).
2 2domaines : 1 Q  3050 (inventaire et vente de meubles et effets du château de Mortefontaine) ; 2 Q 372,
17381 et 388 (dossiers Tourteau d’Orvilliers, Duruey et Lavoisier) ; 2 Q  68* (dossier Duruey).
2.4. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU BAS-RHIN (STRASBOURG).
notariat : 6 E41 (80), (87), (134), (498) n° 110, (1078), (1456).
2.5. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DES YVELINES (78).
notariat : 3 E 22/1009 et 1010 ; 3 E 37/371.
Fonds privés : 40J 1-15 (seigneurie d’Hanneucourt) ; 79J 105 (fonds Courcel: p apiers Boisneuf) ;
63-64113J (papiers du baron Jean Michel Delage) ; J 3346 et 3520 (papiers Papillon de la Ferté) ; J 3472
64 (papiers Thierry de Ville d’Avray ) ; J 3524 (papiers de la veuve Parseval-Frileuse, à Mantes-sur-Seine
en 1796).
domaines : 4Q 48, 71, 74 bis, 80-82, 118, 123, 131, 135-136, 147-148, 156-158, 161-162, 171, 180-181,
184-185, 188, 191, 209, 212, 228, 230, 232, 251, 254, 256, 259, 264 (séquestres révolutionnaires,
dossiers personnels) ; 5Q 202, 211, 213, 215, 217, 224, 228, 231, 235, 238-241, 246-247, 252, 255,
262-263, 303-304, 309-310, 312, 315, 317-318, 320, 764 ; 9Q 4383 et 4529.
5 Mi 171 bis (registre des sépultures de la paroisse Notre-Dame).
2.6. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES D’ESSONNE (91)
notariat : 2 E68 356.
Fonds privés : 26J 121-138, 140-141, 144 et 182 (archives de la seigneurie d’Athis appartenant à Mazade
de Saint-Bresson).
5domaines : 3Q 218 et 428 (enregistrement) ; 5Q 211, 215, 217, 220, 226, 232, 233, 235-236, 240,
247-248, 251-253, 255, 258 (séquestres révolutionnaires). Les dossiers se trouvaient à l’origine aux A.D.
de Seine-et-Oise. Ces dossiers ont été répartis entre les archives départementales des Yvelines et de
l’Essonne.
2.7. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DES HAUTS-DE-SEINE (92).
2 1-2 2Fonds privés : 1J 55 et 56, 215, 410 , 449 , 493 .
2.8. ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU VAL-DE-MARNE (94).
14 14 14domaines : DQ 279 ; DQ 322 ; DQ 336 (lettre G n° 40).
323. ARCHIVES DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
(A.M.A.E.).
1. mémoires et documents, France :
1259 (Mémoire d’Antoine Paris sur les réformes à faire; l es comptes provisionnels du Contrôle général
e ede 1726, le 10 et 50 en 1726 ; la retraite du duc de Bourbon, 16 juin 1726).
1263 (Note de Paris sur le commerce, le testament de John Law, janvier-mars 1729).
2. correspondance politique.
Correspondance politique, Espagne, 621 (affaires de Lenormand, R.G. des fnances).
4. SERVICE HISTORIQUE DE L’ARMÉE DE TERRE À
VINCENNES (S.H.A.T.)
4A 10 : (ancien B carton X), Mémoire sur les Finances de Joseph Paris Duverney en 1726, intitulé : “Copie
du mémoire envoyé à S.A.S. le 24 may 1726”.
aY 23-30 : États des bureaux et dossiers personnels des premiers commis du secrétariat d’État de
Guerre.
5. BIBLIOTHÈQUE NATIONALE (BNF) : DÉPARTEMENT
DES MANUSCRITS
FONDS Manuscrits français (mss. fr.)
7584 : « Déclaration des personnes sujettes à la Chambre de justice » (1716).
7585 : Rôles des taxés en Chambre de justice de 1716.
7586 : Arrêts rendus pendant la Chambre de justice de 1716.
7587-7592 : Répertoire alphabétique des taxés de la Chambre de justice de 1716.
7725 : Recueil de pièces sur les fnances, en particulier sur les fermes générales.
7728-7729 : Baux des fermes générales.
7734 : Recueil des affaires extraordinaires de fnances réalisées entre 1689-1715.
7798 : Baux des sous-fermes (copies de baux passés en 1750).
7799 : Mémoires sur les fnances.
8007 à 8020 : Papiers Marquet de Bourgade.
10477 à 10478 : Renseignements de l’inspecteur Meunier sur la richesse des fermiers généraux (document
qui présente beaucoup d’imprécisions et de surévaluations).
10961 à 10961 : Journal de ce qui s’est passé pendant la Chambre de justice de 1716 à 1717.
11037 à 11040 : Règlements généraux et statuts pour les comptables.
11049 : Histoire des recettes générales.
11150 : Mémoire sur les fnances attribué à Lallemant de Betz.
14063 : Mémoire concernant le Trésor royal, par M. Philippe, premier commis du Trésor royal et cy devant
commis par le Roy à ladite charge (1749), 55 feuillets. (un double est conservé à la Bibliothèque de la
Mazarine sous la cote Ms 2771).
14077 : Mémoire et essais pour servir l’histoire du publicanisme moderne (concerne seulement les
2fermiers généraux). Voir les opuscules semblables aux Archives nationales (MM 818), à la bibliothèque
de l’Arsenal (essentiellement le Ms 10250) et à bibliothèque Mazarine (Ms 2766).
14078 : Noms et origines des fermiers généraux.
14095 : Mémoire pour servir à l’histoire du publicanisme ou l’origine des receveurs généraux des fnances (vers
1760), 151 pages.
33NOUVELLES ACQUISITIONS FRANÇAISES (N.A.F.)
4386-4392 : « Journal de nouvelles » formé pour le marquis d’Albertas, premier président du Parlement de
Provence, écrits de 1770 à 1783 (informations provenant pour partie de Jacob Nicolas Moreau).
4794 : Correspondance de Bertin, contrôleur général des fnances (y voir la lettre de Laborde au
contrôleur général Bertin concernant la création d’une Caisse d’Escompte).
FONDS JOLY DE FLEURY
1443-1444 : Les projets et mémoires sur l’administration des fnances dont de nombreuses pièces datant
de 1782.
1751 : Affaire Guerenet et consorts (1777-1780), dernier avatar de l’affaire Billard, caissier de
l’administrateur des Postes.
2084-2085 : Procès à la requête du comte d’Arsis contre Lebel, Pyron de Chaboulon, Radix de
SainteFoy, Moreau, Elie de Beaumont, etc. (1779-1784).
6. BIBLIOTHÈQUE DE L’ARSENAL
Ms 3308 f°162-223: M émoire pour servir à l’histoire du publicanisme moderne (Recueil Fevret de
Fontette, folios 162-223, de la bibliothèque de M. de Paulmy)
Ms 4095 : Catalogue des fnanciers parisiens (document similaire au Ms 3308).
Ms 4486 : État de la fortune des employés de la fnance donné en 1716.
Ms 4905 : Origines et armes de plusieurs familles (f°315-351, les receveurs généraux des fnances).
Ms 4963 : Catalogue des fnanciers parisiens (similaire au Ms 3308 et 4095).
Ms 10155-10170 : Gazetins de la police rédigés pour le lieutenant général de police (1724-1741).
Ms 10238-10242 : Bulletins rédigés par l’inspecteur de police Meusnier.
Ms 10250 : Notes de l’inspecteur Meusnier sur les fermiers généraux depuis 1720, concernant l’origine de leur
famille, de leur carrière, leur réputation, leur fortune et leur capacit. é(peut-être l’original duquel les auteurs
des Ms 3308, 4095, 4963 et ceux conservés dans les autres dépôts se sont inspirés).
Ms 11521 : Trafc d’un « bon du Roi ».
Ms 12099 : Affaire La Coste-La Pouplinière.
Ms 12396 : Affaire Jean-Baptiste Pelletier, fermier général enfermé à la Bastille.
7. BIBLIOTHÈQUE DE LA MAZARINE
MANUSCRITS DE LA BIBLIOTHÈQUE MAZARINE.
Mss 2766 (Mémoire pour servir à l’histoire du publicanisme moderne, contenant l’origine, les noms, les qualités,
le portrait et l’histoire abrégée de nosseigneurs les fermiers généraux du Roy, qui se sont succédés depuis 1720
jusqu’à la présente année 1750) ; 2770 (Mémoires pour servir à l’histoire de l’origine des receveurs généraux
depuis le règne de Louis XIV jusqu’à présent, 107 p.) ; 2771 (Mémoire concernant le Trésor royal, par M.
Philippe, premier commis du Trésor royal et ci-devant commis par le Roi à l’exercice de ladite charge)  ; 2824 :
Baux des sous-fermes de 1726.
8. BIBLIOTHÈQUE HISTORIQUE DE LA VILLE DE PARIS
( B.H.V.P.)
Ms 1319 : Succession de Caron de Beaumarchais.
349. BIBLIOTHÈQUE ADMINISTRATIVE DE LA VILLE DE
PARIS (B.A.V.P.)
Ms 1586 : Renseignements sur Hargenvilliers, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris, et Vallet
deVilleneuve, trésorier général de la ville de Paris.
Ms P 177 : Lettre de Pache à Vallet de Villeneuve relative à la réquisition de blé pour l’approvisionnement
de Paris, du 26 août 1793, 2 folios.
10. ARCHIVES GÉNÉRALES DU ROYAUME DE BELGIQUE
(A.G.R .)
Fonds notarial (étude Nuewens).
11. ARCHIVES CANTONALES DE FRIBOURG (SUISSE)
Fonds Tholozan (archives privées concernant l’ancien munitionnaire des vivres ; les sept cartons sont en
libre consultation, mais ne sont ni cotés, ni numérotés).
12. ARCHIVES CANTONALES DE SOLEURE (SUISSE)
AH 1, 46 : Frankreich. Akten und Schreiben, n° 1520-1825. Franz. Fragmente Drucksachen 1777-1812.
Délibération à Paris, en date du 3 thermidor III.
Notariat public, bd 64 : « Inventarium über des Wohlgebornem Herrn Franciscus Ludwig d’Auzillon de Berville
(...) ».
35SOURCES IMPRIMÉES
ET BIBLIOGRAPHIE
ALMANACHS, RÉPERTOIRES, DICTIONNAIRES ET ENCYCLOPÉDIES
Almanach de la Cour de Bruxelles sous les dominations autrichiennes et françaises, la monarchie des Pays-Bas et
le gouvernement belge de 1725 à 1840, formant l’introduction à l’Almanach royal officiel de Belgique, Bruxelles,
1840, in-12°.
Almanach royal, Paris, 1699 à 1790 puis Almanach national, à partir de 1791.
MÉMOIRES
augeard (Jacques Mathieu), Mémoires secrets, Paris, 1866.
argenson (René-Louis de Voyer de Paulmy d’), Journal et mémoires, Paris, 1859-1867, 9 volumes.
Bachaumont (Louis petit de), Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la république des Lettres en France
..., Londres, 1777-1789, 36 volumes.
barbier (Edmond), Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763), ou Journal de Barbier,
Paris, 1857, 8 volumes.
berryer (Pierre Nicolas), Souvenirs ... de 1774 à 1783, Paris, 1839, 2 volumes.
bertrand de molleville (A.-F.), Mémoires particuliers pour servir à l’histoire de la fn du règne de Louis
XVI, Paris, 1816, 2 volumes.
Bombelles (Marc-Marie, marquis de), Journal, publié sous les auspices de son arrière-petit-fls, Georges,
comte Clam-Martinic. Texte présenté et annoté par Jean Grassion et Frans Durif, Genève, 1977-1982,
3 volumes.
buvat (Jean), Journal de la Régence (1715-1723), Paris, 1865, 2 volumes.
me mecampan (M ), Mémoires de M Campan sur la vie privée de Marie-Antoinette, Paris, 1928, 2 volumes.
Collé (Charles), Journal et mémoires ... sur les hommes de lettres, les ouvrages dramatiques et les événements
les plus mémorables du règne de Louis XV (1748-1772), Paris, 1868, 3 volumes.
des cars (Jean François Perusse, duc), Mémoires du duc Des Cars, colonel du régiment de dragons Artois,
brigadier de cavalerie, premier maître d’hôtel du Roi, publiés par son neveu, le duc Des Cars, avec une introduction
et des notes par le comte Henri de Lépinois..., Paris, 2 volumes.
duFort (Jean Nicolas, comte de Cheverny), Mémoires sur les règnes de Louis XV et de Louis XVI et sur la
Révolution..., publ. par R. de Crèvecoeur, Paris, 1886, 2 volumes
duFort (Jean Nicolas, comte de Cheverny), Mémoires où l’introducteur des ambassadeurs de Louis XV puis
lieutenant général du Blaisois fait revivre avec une sincérité absolue les femmes et les hommes de la cour du
BienAimé, et peint avec vivacité les fêtes, les amitiés, la vie quotidienne d’un “ homme de qualité” en ce siècle galant,
édités par Pierre-André Weber, Paris, 1969-1970, 2 volumes.
durand (Yves), « Mémoires de Jean-Joseph de Laborde, banquier de la Cour et fermier général» ,
Annuaire-Bulletin de la Société d’Histoire de France, (1968-1969), Paris, 1971, pp. 73-162.
meepinay (Louise Tardieu d’Esclavelles, épouse Lalive d’), Les pseudo-mémoires de M d’Epinay, Histoire de
Mme de Montbrillant, éd. Georges Roth, Tours, 1951, 3 volumes
Fauveau de Frénilly (Auguste François), Mémoires du baron de Frenilly (1768-1848). Souvenirs d’un ultra
royaliste, introduction et notes de Fréderic d’Agay, Paris, 1987.
gaudin (Martin Michel Charles, duc de Gaëte), Mémoires, souvenirs, opinions et écrits du duc de Gaëte,
Paris, 1826, 2 volumes.
37e egenlis (Mme de), Mémoires sur le xviii siècle et la Révolution française, Paris, 1825, 2 éd., 8 volumes.
hardy (S.-P.), Mes loisirs (1764-1789), Paris, éd. Tournaux et Vitrac, 1912.
hénault (Charles Jean François), Mémoires du président Hénault. Nouvelle édition complète, corrigée et
annotée par François Rousseau, Paris, Hachette, 1911, XX-457 p.
lebrun (Charles-François, duc de Plaisance), Opinions, rapports mis en ordre par son petit-fls, Paris,
1829.
marais (Mathieu), Journal et mémoires (1715-1735), Paris, éd. Lescure, 1863-1868, 4 volumes.
mollien (François Nicolas, comte), Mémoires d’un ministre du Trésor public, 1780-1815, Paris, 1845,
4 volumes.
moreau (Jacob-Nicolas), Mes souvenirs, Paris, 1898-1901, 2 volumes.
e emorellet (abbé), Mémoires sur le xviii siècle et sur la Révolution, 2 éd., Paris, 1882, 2 volumes.
soulavie (Jean-Louis), Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, Paris, an X, (1801),
6 volumes
Véri (abbé Joseph-Alphonse, de), Journal, Paris, 1930, 2 volumes.
vigée-lebrun (Élisabeth), Souvenirs, Paris, 1984, 2 volumes.
CORRESPONDANCES.
Correspondance secrète inédite sur Louis XVI, Marie-Antoinette, la Cour et la ville de 1777 à 1792, Paris,
éd. de Lescure, 1866, 2 volumes.
grimm (Melchior, baron), Correspondance littéraire, philosophique et critique, Paris, éd. Maurice Tourneux,
1877-1882, 16 volumes.
marville (Claude-Henri Feydeau de), Lettres... au ministre Maurepas (1742-1747), Paris, éd. Boislisle,
1896-1905, 3 volumes.
mercy-argenteau (comte de), Correspondance secrète entre Marie-Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau,
Paris, 1874, 3 volumes.
métra (François), Correspondance secrète, politique et littéraire ou Mémoires pour servir à l’histoire des cours,
des sociétés et de la littérature en France, depuis la mort de Louis XV, Londres, 1787-1790, 18 volumes,
in-8°.
staël (Germaine Necker, Mme de), Lettres à Narbonne. Préface de la comtesse de J. de Pange (...), Paris,
1960.
staël (Germaine Necker, Mme de), Lettres à Ribbing. Préface de la comtesse J. de Pange, Ed. par S. Balayé,
Paris, 1960.
voltaire, Correspondance (1711-1778), Paris, 1993, 13 volumes.
eHISTOIRE DES MŒURS DES FINANCIERS AU XVIII SIÈCLE.
L’Almanach véridique sur les mœurs du temps pour l’année MDCCLXXX, Genève et Paris, 1780.
èreimbert de boudeaux (Guillaume), La chronique scandaleuse,, Paris 1788-1791, 5 volumes (1 éd.,
1783).
piton (Camille), Paris sous Louis XV, rapports des inspecteurs de police au Roi, Paris, 1905-1916,
5 volumes.
sénac de meilhan (Gabriel), Considérations sur l’esprit et les mœurs, Londres, 1787.
sénac de meilhan (Gabriel), De gouvernement, des mœurs et des conditions en France, avant la Révolution,
avec le caractère des principaux personnages du règne de Louis XVI, Hambourg, 1795.
théveneau de morande, La Gazette noire, notices curieuses sur quelques-uns des plus renommés Plutus de
France, Londres, 1784.
ŒUVRES DE FINANCIERS.
augeard (Jacques Mathieu), Lettre de M. Turgot à M. Necker, Lettre d’un bon Français sur les administrations
provinciales et Observations modestes d’un citoyen, Lettre de M*** à M***, conseiller au Parlement, au sujet de
l’édit pour l’établissement des administrations provinciales (26 avril 1781), Paris, 1781.
augeard (Jacques Mathieu), Mémoire d’administration sur les assemblées provinciales, s.l.n.d.
38dupin (Claude), Œconomiques, Carlsruhe [sic], 1745, 3 volumes (rééd.,Paris, 1913).
dupin (Claude), Observations sur un livre intitulé de l’Esprit des Loix, Paris, 1757-1758, 3 volumes.
godard d’aucour (Claude), Mémoires turcs..., Amsterdam (Paris), 1743, 2 volumes.
helvétius (Claude-Adrien), Œuvres complètes, Paris, 1795, 14 volumes (autre éd., 1818).
laborde (Jean-Benjamin, de), Tableaux ... de la Suisse, Paris, 1780-1781, 4 volumes.
laborde (Jean-Benjamin, de), Choix de chansons ..., Paris, 1773, 2 volumes.
laborde (Jean-Benjamin, de), Recueil de pensées et maximes, Paris, 1791.
lavoisier (Antoine-Laurent), Œuvres, Paris, 1864-1893, 6 volumes.
lavoisier (Antoine-Laurent), Correspondance, publ. par René Fric, Paris, 1955-1964, 3 volumes.
seroux d’agincourt (Jean-Baptiste), Histoire de l’art par les monuments depuis sa décadence au IVe siècle
jusqu’à son renouvellement au XVIe siècle ..., Paris, 1810-1723, 6 volumes.
vaines (Jean, de), Recueil de quelques articles tirés de différents ouvrages périodiques, 1799 (Bnf Rés Z,
1311).
e eFINANCIERS : GÉNÉRALITES (OUVRAGES DES XIX et XX SIÈCLES).
echaussinand-nogaret (Guy), Les fnanciers de Languedoc au xviii siècle, Paris, 1970.
eclaeys (Thierry), Les fnanciers au xviii siècle ; les institutions et les hommes, Thèse de Doctorat (Université
Paris IV-Sorbonne), 2004, 2 tomes et un CD Rom d’annexes.
dessert (Daniel), Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Paris, 1984.
edurand (Yves), Les Fermiers généraux au xviii siècle, Paris, 1971 (rééd. 1996).
durand (Yves), « Procès-verbal de la tournée d’inspection du fermier général Michel Lallemant dans le
département de Nantes (Direction de Nantes et de Montaigu) en 1717 », Enquêtes et Documents (Université
de Nantes), 1975, t. 3, pp. 113-275.
legoherel (Henri), Les Trésoriers généraux de la Marine (1715-1788), Paris, 1965.
lévy (Claude-Frédéric), Capitalistes et pouvoir au siècle des Lumières, Paris, 1969-1980, 3 volumes.
michaud (Claude), L’Église et l’Argent sous l’Ancien Régime, Paris, 1991.
price (Jacob Mylon), France and the Chesapeak : a history of the French tobacco monopoly, 1674-1791, and of
its relationship to the british and american tobacco trades, Ann Arbor, 1973, 2 volumes.
riondel (Constance), La Chambre de Justice de 1716, Maîtrise (sous la direction du recteur Yves Durand),
Paris IV-Sorbonne, 1996.
etauran (Clotilde), Les receveurs des tailles en Normandie au xviii siècle, Maîtrise (sous la direction du
recteur Yves Durand), Paris IV-Sorbonne, 1997.
ethirion (H.), La vie privée des fnanciers au xviii siècle, Paris, 1895.
tzonew (Stoyan), Le Financier dans la comédie française sous l’Ancien Régime, avant-propos de Jasinski,
Paris, 1977.
ARTICLES ET MONOGRAPHIES SUR LES FINANCIERS ET LEURS FAMILLES.
eaccarias (Joseph), Un publiciste dauphinois du xviii siècle, Jacques Accarias de Serionne, sa famille, sa vie,
ses ouvrages, Grenoble, 1890.
baguenault de puchesse, Généalogie de la famille Baguenault de Puchesse et de Viéville, Orléans, 1866.
bensaude-vincent (Bernadette), « Lavoisier : une révolution scientifque », Eléments d’Histoire des
Sciences, 1989, pp. 363-385.
bonney (Margaret et Richard), Jean-Roland Malet, premier historien des fnances de la monarchie française,
Paris, 1993.
borel d’hauterive (André), Notice historique et généalogique sur la maison Prévost d’Arlincourt, Paris,
1878.
borel d’hauterive (André), Maison de Taillepied, notice historique, Paris, 1850.
borel de bez (baron Lucien), Notes pour servir à l’étude des classes sociales de l’ancienne France, les Perrinet,
d’après une généalogie inédite, Paris, 1937.
bosher (John-F.), « Guillaume-François Mahy de Cormeré et la réforme offcielle sous l’Ancien Régime»,
Annali della fondazione per la storia administrativa, Milan, 1966, pp. 236-253.boye (Pierre), « Le chancelier Chaumont de la Galaizière et sa famille» , Le Pays Lorrain, t. XXVIII,
1936, pp. 113-132, 441-460, 537-552 ; t. XXIX, 1937, pp. 129-157 ; t. XXX, 1938, pp. 481-507.
buFFaut (Pierre), Une famille de marchands bourgeois à Paris, les Buffaut, Bordeaux, 1923.
cacamp (François, de), Une vieille famille brabançonne. Les Cogels… , Bruxelles, 1959.
e e colbert (François de), Histoire des Colbert du xv au xx siècle, Les Échelles, 2000.
choullier (Ernest), Les Trudaine…, Arcis-sur-Aube, 1884.
claeys (Thierry), « Un agent de Calonne, Gabriel Palteau de Veymérange », État et société en France aux
XVIIe et XVIIIe siècles. Mélanges offerts à Yves Duran, Pd aris, 2000, pp. 135-154.
claeys (Thierry), tornare (Alain-Jacques), « Marie-Thérèse Willermaulaz (1751-1816), l’épouse de
Beaumarchais », La Révolution au Pays et Val de Charmey, Fribourg, 1998, pp. 7-27.
clarenson (Isabelle), François Nicolas Henry Racine de Monville, 1734-1797, créateur du “Désert de Retz”,
Maîtrise, Université de Paris IV-Sorbonne, 1987.
clermont-tonerre (Duchesse E. de), Histoire de Samuel Bernard et de ses enfants, Paris, 1914.
coquerelle (Séverine), Un collectionneur et ses collections : Denis-Simon Caroillon de Vandeul (1775-1850),
Maîtrise (sous la direction du recteur Yves Durand), Paris IV-Sorbonne, 1998.
darras (E.), « La famille Bergeret de l’Isle-Adam et de Frouville (Seine-et-Oise)» , Mémoires de la Société
hist. et archéol. de l’arrond. de Pontoise et du Vexin, 1933, pp. 65-92.
desazars de montgaillard (Marie Louis, baron), La famille Crozat, Toulouse, 1907.
desnoiresterres (Gustave), Grimod de la Reynière et son groupe, Paris, 1877.
diné (Henri), Une famille de trésoriers et gens de robe sous l’Ancien Régime et la Révolution, les Boula, Paris,
1961.
Doyon (André), « Maximilien Radix de Sainte Foy (1736-1810) », Revue d’histoire diplomatique, t. 80
(1966), pp. 231-274 et 314-354.
dubois-corneau (Robert), Paris de Montmartel (Jean), banquier de la Cour, receveur des rentes de la
ville de Paris, 1690 -1766. Origine et vie des frères Paris, munitionnaires des vivres et fnanciers. Les logis de
Montmartel. Hôtels : Saint - Paul ou La Force, d’Antin, Richelieu, Mazarin ou la Loterie, Pavillon de Bercy,
Château de Sampigny-sur-Meuse, Brunoy, etc... par (...), Paris, 1917.
dussau (R.), « Jean-Joseph, Marquis de Laborde, négociant bourgeois bayonnais, banquier du Roi,
e1724 -1794 », Bulletin Société Lettres et Arts de Bayonne, n° 115, 3 trimestre, 1967, pp. 311-336.
Faivre (Jean-Paul ), Le Contre-amiral Hamelin et la marine française, Paris, 1962.
eFavier (Hervé-Just), « Angélique Diderot et les Caroillon sous la Révolution », xviii siècle, 1987, n° 19,
pp. 283-98.
eFernon (Jean-Paul), « Pierre-Christophe Tessier, 35 seigneur de Montoire (1740-1743) », Bull. Soc.
archéol. sc. Vendômois, 1978, pp. 65-67.
Frégault (Guy), François Bigot, Administrateur français, Montréal, 1994 (rééd.), 2 volumes en un.
gaultier (Jean), « Pierre Dupin, receveur des gabelles à Buzançais », Bull. Groupe Hist. Archéol.
Buzançais, 1976, n° 8, pp. 50-51.
gleizes (Henri), Thierry de Ville d’Avray, Premier maire de Versailles, Paris, 1988.
gayot (André), Deux muscadines, Juliette Récamier, Fortunée Hamelin, Montevrain, 1928.
gouberville (Michel de), “Les Berthelot, munitionnaires du Roi Soleil (2) », Histoire et Société, n° 53,
septembre-octobre 1994, pp. 5-29.
egrasset-morel(Louis), Les Bonnier, ou une famille de fnanciers au xviii siècle : Joseph Bonnier, M. de la
Mosson, la duchesse de Chaulnes, le président d’Alco, Paris, 1886.
Jaurgain (Jean, de), Notices sur les familles Vallet de Villeneuve et de Guibert, Paris, 1893.
labat (Gustave), Nicolas Beaujon et la chapelle Saint-Nicolas du Roule, Bordeaux, 1906.
la haule (Félix), Jean Oursin, secrétaire du Roi, et sa descendance, Paris, 1940.
laJeunie (Bernard), « Les Laborde avant Laborde. Origines familiales de la réussite d’un banquier de la
Cour », Revue de Pau et du Béarn, n° 20, 1993, pp. 149-168.
laJeunie (Bernard), « Laborde, ci-devant banquier de la Cour, par Jean-Gratian de Laussat », Documents
pour servir à l’histoire du département des Pyrénées-Atlantiques, 1985.
le barzic (E.), À Saint - Malo, les Magon, Quimper, 1974.
40le bouler (Jean-Pierre), « Rousseau et les Dupin en 1743 : essai de chronologie critique », Études
JeanJacques Rousseau, Reims, 1990, pp. 103-121.
lenormand (Simon), Histoire jusqu’en 1838 de Simon Lenormand fls de Simon Emmanuel Julien Lenormand
..., Poitiers, 1838, 2 volumes.
loyrette (H.), « Séroux d’Agincourt et les origines de l’histoire de l’art médiéval », Revue de l’Art, n° 48,
pp. 40-56.
masson (André), Un mécène bordelais, Nicolas Beaujon, 1718-1786, Bordeaux, 1937.
ozanam (Denise), Claude Baudard de Saint-James. Trésorier général de la Marine et Brasseur d’Affaires
(1738-1787), Genève-Paris, 1969.
parseval (Frédéric, de), Généalogie et souvenirs de familles, les Parseval et leurs alliances pendant trois siècles,
1594-1900, Bergerac, 1901, 3 volumes.
perrot (Jean-Claude), « La comptabilité économique de Lavoisier », in “Lavoisier naturaliste et agronome”,
C.R. Acad. Agric. France, 1994, volumes 80, n° 4, p. 75-92.
poidebard (A.), chatel (J.), Camille Pernon, fabricant de soieries à Lyon sous Louis XVI et Napoléon Ier
(1753-1808), Lyon, 1912, 51 p.
poirier (Jean-Pierre), lander (Gérald-A.), « Lavoisier et les Dupont de Nemours », Revue du Musée des
Arts et Métiers, 1994, n° 6, pp. 40-41.
sarret de coussergues (Germain, de), Les Joubert, robins montpelliérains. De la Boulange au Bottin
mondain, Les Mazade, Montpellier, 1974.
seebacher (Jacques), « Auteur de “Figaro”, Beaumarchais, la famille de Choiseul et le fnancier Clavière» ,
Revue d’Histoire littéraire de la France, LXII (2), 1962, pp. 128-198.
tisseron (Louis), Notice historique sur la famille du comte Rouillé d’Orfeui Pl, aris, 1847.
e etouJas (René), »Les origines de la famille de fnanciers Crozat ( xvii -xviii siècles) », Castres et le Pays
etarnais, 26 congrès fédér. Soc. Languedoc-Pyrénées-Gascogne, Castres (1971), 1972, pp. 351-356.
etronchin (Henry), Un médecin du xviii siècle : Théodore Tronchin 1709-1781, Paris-Genève, 1906.
tronchin (Henry), Le conseiller François Tronchin et ses amis Voltaire, Diderot, Grimm, etc. d’après des
documents inédits, Paris, 1895.
evan agt (Joseph), « Une activité peu connue d’un savant du xviii siècle Lavoisier, régisseur des tabacs »,
Amis Vieux Dunkerque, 1982, n° 1, pp. 53-62.
eworonoFF (Denis), « Un homme d’affaires parisien à la fn du xviii siècle : Jean-Baptiste Leroy de
Camilly (1757-1840) », Paris et Ile-de-France. Mémoires publiés par la Fédération des Sociétés historiques et
archéologiques de Paris et de l’Ile-de-France, t. XV, 1964, pp. 113-281.
zeller (Olivier), Une famille consulaire lyonnaise de l’Ancien Régime à la Troisième République, les Brac.
Racines, alliances, fortunes, Belleville, 1986.
zeller (Olivier), « Etudes de lignage et d’histoire sociale : l’historique de la famille Brac» , Cahiers
historiques, 1987, n° 1.
zurich (Comte Pierre de), Madame de la Briche (1755-1844), sa famille, son salon, le château du Marais,
..., Paris, 1934.
DICTIONNAIRES BIOGRAPHIQUES ET PROSOPOGRAPHIQUES.
antoine (Michel), Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, Paris, 1978.
bonnassieux (Pierre), Conseil de commerce et bureau du commerce, 1700-1791. Inventaire analytique des
procès-verbaux..., Paris, 1900.
ebourrée (André), La chancellerie près le parlement de Bourgogne de 1476 à 1790, Dijon, 2 édition, 1927.
ebluche (François), L’origine des magistrats du parlement de Paris au xviii siècle (1715-1771), Dictionnaire
généalogique, thèse de doctorat, Paris, 1956.
ebluche (François), « Les magistrats du Grand Conseil au xviii siècle (1690-1791) », Annales littéraires de
l’université de Besançon, volumes 82, Paris, 1966.
chaix d’est-ange (Jean Théophile Gustave), Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la
fn du XIXe siècle, Evreux, 1903-1920, 20 volumes.
colleville (Comte de), saint-christo (François), Les ordres du Roi. Répertoire général contenant les noms
41et qualités de tous les chevaliers des ordres royaux militaires et chevaleresques ayant existé en France de 1099 à
1830… avec une histoire des ordres du Saint-Esprit, de Saint-Michel, de Saint-Louis, etc., Paris, s.d.
drago (Roland), imbert (Jean), tulard (Jean), monnier (François), Dictionnaire biographique des
membres du Conseil d’État, 1799-2002, Paris, 2004.
Dictionnaires de biographie française (sous la direction de J. balteau, M. barroux, M. prévost, R.
d’amat), Paris, 1933-2004 (jusqu’à la lettre « L »).
Favre-leJeune (Christine), Les secrétaires du Roi de la Grande chancellerie de France, dictionnaire
biographique et généalogique (1672-1789), Paris, 1986, 2 volumes.
Félix (Joël), Les magistrats du parlement de Paris (1771-1790), Paris, 1990.
hoeFer (Ferdinand), Nouvelle biographie universelle, Paris 1852-1866, 46 volumes.
hozier (Louis-Pierre d’), hozier de sérigny (Antoine Marie d’), Armorial général de France, Paris,
1738-1768, 10 volumes.
Jal (Augustin), Dictionnaire critique de biographie et d’histoire, Paris, 1867.
Jougla de morenas (Henri), Grand armorial de France, Paris, 1934-1952, 7 volumes.
ela chesnaye des bois (François Alexandre eubert de), et Badier, Dictionnaire de la noblesse, 3 éd.,
Paris, 1863-1876, 19 volumes.
ele bihan (Alain), Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France (fn du xviii siècle), Paris, 1966.
maurepas (Arnaud de), boulant (Antoine), Les ministres et les ministères du Siècle des Lumières, 1715-1789.
Étude et Dictionnaire, Paris, 1996.
michaud (L.-G.), Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, 1843-1865, 45 volumes.
nicolas (Sylvie), Les derniers maîtres des requêtes de l’Ancien Régime (1771-1789). Dictionnaire
prosopographique, Paris, 1998.
paris-Jallobert (abbé Paul), Anciens registres paroissiaux de Bretagne, Rennes, 1898-1904.
révérend (Vicomte Albert), Armorial du Premier Empire..., Paris, 1894-1897, 4 volumes.
erévérend (Vicomte Albert), Les familles titrées et anoblies au xix siècle ; titres, anoblissements et pairies de la
Restauration, Paris, 1901-1906, 6 volumes.
révérend (Vicomte Albert), Titres et confrmations de titres (1830 -1908), Paris, 1909, 2 volumes.
roton (Comte Robert de), Les arrêts du Grand Conseil portant dispense du marc d’or de noblesse..., Paris,
1951.
samoyault (Jean-Pierre), Les bureaux du secrétariat d’État des affaires étrangères sous Louis XV, Paris.
stegmann von pritzwald (sigurd), pascal (François), Répertoire des familles nobles de l’Empire et de la
Restauration titulaires d’un majorat sur demande, Paris, 2005.
esurun (Michel), Marchands de vin en gros à Paris au xvii siècle, Paris, 2007.
BANQUE, BOURSE ET MILIEUX D’AFFAIRES.
e oantonetti (Guy), Une maison de banque à Paris au xviii siècle. Greffuhle Montz et C, Toulouse-Paris,
1963.
antonetti (Guy), « Manœuvres boursières et réglementation du marché », Revue d’Histoire du droit
fnancier et étranger, n° 4, octobre-décembre 1984, pp. 577-597.
bergeron (Louis), Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire, Paris, 1978.
bigo (Robert), La Caisse d’Escompte (1776-1793) et les origines de la Banque de France, Paris, 1927.
ebouchary (Jean), Le marché des changes de Paris à la fn du xviii siècle (1778-1800) avec des graphiques et
le relevé des cours, Paris, 1937.
ebouchary (Jean), Les compagnies fnancières à Paris à la fn du xviii siècle, Paris, 1940-1942, 3 volumes.
ebouchary (Jean), Les Manieurs d’Argent à Paris à la fn du xviii siècle, Paris, 1939-1943, 3 volumes.
ebouchary (Jean), L’Eau à Paris à la fn du xviii siècle. La compagnie des Eaux de Paris et l’entreprise de
l’Yvette, Paris, 1946.
ebuisson (J.P.), « La correspondance du négociant malouin Luc Magon de la Balue », Actes du 91 Congrès
des Sociétés Savantes (Rennes, 1966), Paris, 1969, tome 1.
buist (M.G.), At spes non fracta. Hope and Co 1770-1875, La Haye, 1974.
cope (Sydney Raymond), Walter Boyd, a merchant banker in the age of Napoleon, Londres, 1983.lüthy (Herbert), La banque protestante en France de la Révocation de l’Edit de Nantes à la Révolution, Paris,
1959-1961, 2 volumes.
szramkievicz (Romuald), Les régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l’Empire,
Genève, 1974.
43NOTICES BIOGRAPHIQUESACCARIAS DE SÉRIONNE
A
ACCARIAS de SÉRIONNE ( Jacques)
Né à Châtillon, près de Die, dans le Dauphiné, baptisé le 9 octobre 1706.
Décédé à Vienne en Autriche vers 1792.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean-Baptiste Accarias, sgr du fef de Sérionne, châtelain et marchand à
Châtillon, fls d’Antoine Accarias, châtelain et marchand au même lieu, décédé en
1juillet 1689 , et de Jeanne Correard.
Mère : Catherine Lagier.
17 frères et sœurs; 1 2 (et parmi eux 3 ecclésiastiques) étaient encore en vie en 1728,
dont :
- Pierre Accarias, décédé en 1770, avocat, maire de Die, en Dauphiné, sans
postérité.
r- Étienne Accarias, s de Chauvet, mort à Cadix en 1744, lieutenant au régiment
Anjou-Infanterie.
r- François Accarias, s de Fégières, lieutenant au régiment Orléans-Cavalerie.
Oncle : Pierre Antoine Accarias, marchand à Châtillon.
Grand-oncle : Pierre Accarias, notaire et châtelain de Glandage, près Châtillon en
Dauphiné, décédé en novembre 1706 (inhumé dans la nouvelle église de Châtillon),
dont plusieurs enfants: 1 ) Antoine Accarias, l’aîné, prêtre à Châtillon ; 2) Étienne
Accarias, notaire et châtelain de Glandage, époux de Dorothée Lagier ; 3) Alexandre
Accarias, docteur en médecine ; 4) Jeanne Accarias, épouse de Jean Antoine Goulard ;
5) Pierre Accarias ; 6) Louise Accarias, épouse d’Alexandre Chancel, dont 3 enfants;
te7) Marguerite Accarias ; 9) Anne Accarias, religieuse au couvent de S -Ursule.
Mariage
1) Anne Catherine Blampain, décédée en 1748.
2) Anne Madelaine Proserpine Lefranc de Brunpré, flle de Jean Gérard Lefranc de
Brunpré, S.R. de la Grande chancellerie de France.
Postérité
t- Jean Jacques Accarias de Sérionne, né en 1751, baptisé à Paris, à l’église S -Roch
le 16 avril 1751, décédé en 1842 (?), receveur, vérifcateur, inspecteur puis premier
commis et sous-directeur de l’administration des domaines de février 1770 au mois
d’octobre 1783, secrétaire particulier du contrôleur général des Finances Calonne au
traitement annuel de 2 000 lt. (1784-1785 ou 1783-1788 d’après la note qu’il fournit
en décembre 1816), censeur royal, actionnaire de la Verrerie de Chales-Fontaine, en
2Picardie (généralité de Soissons en 1785 , émigré, chef de bureau chargé du travail
1 A.N. M.C., II, 426, 16 décembre 1726, dépôt de diverses pièces dont les testaments d’Antoine et Pierre Accarias, des
15 décembre 1689 et 6 avril 1706.
er2 A.N. M.C., CXVII, 921, 1 juillet 1785, acte de société en commandite, établi entre Marie Antoine de Bourgogne,
propriétaire de la Verrerie, et divers détenteurs de capitaux, dont Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (cf. notice),
Étienne Alexandre Jacques Anisson du Perron, directeur en survivance de l’Imprimerie Royale, Jean Jacques Accarias
de Sérionne, Jacques Joseph Marie de Croix, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France, Charles Alexandre
47ACCARIAS DE SÉRIONNE
de la statistique à la préfecture de l’Aisne de messidor an viii à fructidor an xi, juge
ersuppléant au tribunal civil de Soissons de fructidor an xi au 1 juillet 1806, sous-chef
erpuis chef-adjoint à la deuxième division au ministère des Finances depuis le 1 juillet
1806 (encore en fonction en décembre 1816), nommé chevalier de la Légion d’honneur
èresle 11 février 1815. Il épousa en 1 noces Rose Opportune Duval de Nampty, dont
esun fls mort jeune, et en 2 noces Françoise Adélaïde Waaz de Mello. fls unique : le
vicomte de Sérionne, colonel de lanciers qui épousa Pierrette Julie Anthoine, flle
3d’Edme François Anthoine, premier commis des Finances .
Carrière et affaires
Avocat ès Conseils du roi de 1736 à 1752 ; précepteur de la famille Dumetz de Rosnay;
4secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (1746-1766) ; commissaire
5contrôleur et receveur général aux saisies réelles (1752) . Contraint de quitter
la France, il se réfugia en Autriche où il exerça des emplois importants. Écrivain
d’ouvrages d’économie politique.
Watier de la Conte, ancien inspecteur des manufactures de la généralité de Paris, etc.
Ultérieurement, Jean Jacques Accarias de Sérionne fut désigné en la compagnie de Radix de Sainte-Foy par la veuve
Caron de Beaumarchais afn de recouvrer les fonds américains auprès du Congrès pour le compte de la succession de
son époux. L’affaire tourna court (cf . notice Radix de Sainte-Foy).
Voir également : A.N. M.C., IV, 965, 21 foréal an xiii, acte de notoriété concernant Jean Jacques Accarias de Sérionne
fls.
4 2 8 er e3 Almanach royal ; A.N. F 1032 dossier 3 ; Arch. de Paris DQ  328 (1 -2 arrond. ancien), déclaration de la succession
de Marie Françoise Prosper Lefranc de Brumpré ou Brunpré (décédée à Paris le 4 avril 1807), le 27 mai 1807; A .N.
LH4, 79 (dossier de la Légion d’honneur d’Accarias de Sérionne) ; pour davantage de renseignements, voir : William
eHanley, A biographical dictionary of French censors, 1742-1789, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du xviii
esiècle, 2005, tome 1, pp. 1-5 ; Joseph Accarias, Un publiciste dauphinois du xviii siècle, Jacques Accarias de Sérionne, sa
famille, sa vie, ses ouvrages, Grenoble, 1890 ; Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs de la Révolution, Paris, Olivier
Orban, 1986, 339 pages, p. 229 (notice 7, Anthoine).
2 er4 A.N. V 44 du 2 avril 1766. A.N. M.C., CXV, 559,1 avril 1746, traité d’offce entre Nicolas Sezille et Jacques
Accarias de Sérionne, avocat en Parlement et ès Conseils du Roi moyennant 110 000 lt. ; Christine Favre-Lejeune, Les
secrétaires du Roi de la Grande chancellerie de France. Dictionnaire biographique et généalogique, Paris, SEDOPOLS, 1986,
2 tomes ; Héraldique et Généalogie, juillet-août 1977.
5 Les offces furent adjugés par arrêt du Parlement de Paris du 10 juin 1752 à Caillard, procureur au Parlement,
moyennant 860 000 lt. Celui-ci était le prête-nom de Charles Thomas de Beauvisage de Lavault. En 1749, ce dernier
avait précédemment formé une société avec Claude Binet, pour l’acquisition de ces offces et pour exercer la régie
des saisies réelles. Une contestation opposa Binet et Beauvisage de Lavault en 1752. Finalement, Claude Binet se
désista au proft de Jacques Accarias de Sérionne. Voir : A.N. M.C., XXXIX, 416, 18 décembre 1752, acte de société
entre Charles Thomas de Beauvisage de Lavault, adjudicataire des offces, et Jacques Accarias de Sérionne: i ls se
sont entendus au sujet des nominations du caissier, des différents chefs de bureaux, principaux commis, et autres,
de cette régie. Jacques Accarias de Sérionne revendit pour incompatibilité son offce d’avocat es-Conseils. Le même
jour, Accarias de Sérionne contracta une obligation de 20 000 lt. au proft de la comtesse de Breteuil – avec la caution
du président Dumetz de Rosnay – et lui constitua 2 000 lt. de rentes au principal de 40 000 lt. Accarias de Sérionne
ne parvint pourtant pas à recevoir les lettres de provisions des offces de commissaire contrôleur et receveur général
aux saisies réelles à cause des oppositions déposées au Sceau. Jacques Accarias de Sérionne entama alors un procès
considérable qui dérangea ses affaires. Il dut vendre l’ensemble de ses offces à Dupin de Chenonceaux moyennant
1 500 000 lt. Ce dernier voulut en faire pourvoir Berluc de Perussy, un intéressé dans les affaires du Ro; ai près avoir
exercé quelque temps, celui-ci préféra démissionner, se désistant au proft de Charles Augustin Cuisin: A .N. M.C.,
CXV, 694, 30 avril 1756. Entre-temps Jacques Accarias de Sérionne, se trouvant acculé par l’accumulation de ses
dettes, en appela à une union de ses créanciers (A.N. M.C., XXXIX, 445, 18 janvier 1758, contrat d’union). Il devait
encore 60 000 lt. à la succession de Sezille pour l’acquisition de l’offce de secrétaire du roi de la Grande chancellerie
de France. C’est de cette manière qu’Accarias de Sérionne échoua dans sa tentative d’intégrer le monde de la fnance.
Claude Binet reprit fnalement l’intégralité des offces en 1759 et les exerça jusqu’à sa mort, survenue en décembre
1768.
48ACCAULT
6ACCAULT (Claude)
Né : ?
7Décédé à Paris, le 26 avril 1713 en son domicile situé dans la vieille rue du Temple .
Origine sociale et milieu familial
Père : N. Accault, receveur des domaines en 1656, fls d’un maire de Sens.
Mère : Marie de la Marre.
Mariage
Marianne de Montigny.
Postérité
- Jean Claude Accault, né en 1680, décédé en 1758, avocat en Parlement, conseiller
8au Grand Conseil de 1705 à 1729.
ères - Marie Mathée Accault, épouse en 1 noces de Jacques de Fortia, baron de Nouan,
esconseiller puis président (en 1706) du Grand Conseil (sans postérité), puis en 2
noces de Joseph de Villeneuve, sgr de Puymichel en Provence, capitaine de cavalerie
tet chevalier de S -Lazare.
Carrière et affaires
Avocat en Parlement ; employé des fermes des Domaines; i ntéressé dans les affaires
du Roi ; sous-fermier des domaines du Languedoc et du Roussillon; i ntéressé dans
57 traités généraux pour la vente d’offces à partir de 1696 jusqu’en 1711 (dont ceux
des trésoriers et contrôleurs, généraux et particuliers des Invalides de la Marine
9en 1709) ; caissier général du traité concernant la vente d’offces de trésoriers et
contrôleurs des Invalides de la Marine ; l’un des intéressés dans la régie des vivres de
10la Marine (1700-1713) ; fermier des droits d’Aides engagés par le Roi au proft de
la duchesse de Verneuil et de la marquise de Laval ; secrétaire du Roi de la Grande
11chancellerie de France de 1694 à 1713 ; intéressé dans 2 armements de vaisseaux du
Roi au moins.
12Fortune
À son décès, Claude Accault laissa une grande maison de campagne, garnie de ses
meubles, à Nogent-sur-Marne (acquise moyennant 13 500 lt. en 1706, dont 10 000 lt.
pour la maison), un portefeuille composé de 241 billets, ainsi que des récépissés de
fonds d’avance dans les différents traités et régies et quelques lettres de change.
L’ensemble dépassait largement les 800 000 lt. Nous ignorons l’importance de ses
dettes passives et si ses débiteurs étaient tous solvables. Ses héritiers furent assujettis
6 Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, Paris, Fayard, 1984, 824 pages, p. 519, notice 1.
7 A.N. Y 12010, scellés après décès du 26 avril 1713 (document actuellement interdit de consultation en raison de son
état de conservation).
8 Le traité de l’offce de conseiller au Grand Conseil fut passé entre Antoine Daguin et Jacques de Fortia, prête-nom de
Jean Claude Accault, devant Bellanger, notaire à Paris, en mai 1704 (étude CXIII ; voir le répertoire de Bellanger, les
minutes de ce notaire pour cette période étant en défcit).
9 BnF NAF 343 : Liste générale des traitants et cautions de 1688 à 1715.
10 A.N. E* 692 f° 349-364 (pièces 2-3), résultat du Conseil du 16 octobre 1699, traité des vivres de la Marine du Ponant
et du levant, sous le nom de Jean-Baptiste Guichard. Jean Olivier fgurait parmi ses collègues (cf. notice).
2 211 A.N. V 36 du 6 septembre 1694 ; A.N. V  78 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi de la Grande chancellerie
de France, op. cit.
12 A.N. M.C., XIV, 209, 29 avril 1713, I.A.D. de Claude Accault ; A.N. M.C., XX, 424 : 1) 7 août 1720, liquidation et
partage de la succession de Claude Accault 2) 25 septembre 1720, idem de la Marianne de Montigny.
49ADINE
à une lourde taxe ; la Chambre de Justice de 1716 les condamna à verser 440 000 lt.
e 13(art. 167 du 8 rôle). Aucune remise ne sembla avoir été accordée ultérieurement .
14ADINE (Louis René) sgr de Villesavin
Né : ?
15Décédé à Paris, en son domicile, rue Michel-le-Comte – dont il était locataire  –,
16le 25 octobre 1721 .
Origine sociale et milieu familial
17Père : Louis Adine, décédé en juin 1721 , directeur dans les sous-fermes des Aides,
puis sous-fermier des Aides, fermier des impôts et billots de Bretagne, fermier
général des devoirs et regrats de Bretagne, S.R. de la Grande chancellerie de France
18 ères(1701-1721) . Originaire de l’Auxerrois, en Bourgogne. Il épousa en 1 noces Claude
es 19Bechet et en 2 noces Brigide Lescuyer .
20Mère : Claude Bechet .
Sœurs :
- Marie Magdelaine Adine, célibataire.
- Claude Adine, épouse de Jean Simon Le Dagre, sgr du Mardereau, intéressé dans
les affaires du Roi.
- Marie Adine, épouse de Guy Michel de Belisles, lieutenant de vaisseaux du Roi.
21Tante : Anne Adine, épouse de Jean-Baptiste Thirus, bourgeois de Paris .
Alliés : Charles Adine, agent d’affaires de feu M. le Prince, et N. Adine de
Chastillon.
Mariage
Marie Marguerite de La Loyre (flle d’Antoine de la Loyre – voire Delaloyre ou de
la Loëre –, procureur en la Chambre des comptes de Paris, échevin de Paris, et de
Marguerite Boisseau) ; contrat de mariage passé devant Boisseau, notaire à Paris,
13 Voir à ce sujet : Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, maîtrise, Paris-IV Sorbonne, 1996, sous la direction
du Recteur Yves Durand, p. 167 et 332 ; BnF mss. fr. 7585 (rôles des taxés en Chambre de Justice).
14 Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, op. cit., p. 519, notice 1 ; Christine Favre-Lejeune, Les
secrétaires du Roi, op. cit. ; Gustave Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fn du
eXIX siècle, Evreux, 1903-1929, 20 volumes, tome 16, p. 356. BnF : Pièces originales 10, 222 f° 4; C arré d’Hozier 5,
f° 105, 108; N ouveau d’Hozier 3, 32 f° 3-4.
15 A.N. M.C., XIV, 225, 25 janvier 1716, bail par Pierre Simonet, secrétaire de la Cour des Aides de Paris.
16 A.N. Y 5209, déclaration des scellés ; A.N. Y 15574, scellés après décès apposés par Petit, commissaire au Châtelet
de Paris, le 25 octobre 1721, au domicile d’Adine, rue Michel-le-Comte à Paris, et à Chatenay près de Sceaux ; A.N.
M.C., LXXIII, 663, 29 octobre 1721, I.A.D. de Louis René Adine. A.N. M.C., LXXIII, 17 avril 1756, partage entre
Louis François Joseph Adine de Villesavin et Marie Marguerite Adine, veuve de Guy Louis Franquetot d’Auxois.
17 A.N. M.C., CXI, 130, 13 juin 1721, liquidation à l’amiable de la succession de Louis Adine. Ses seuls biens à sa mort
consistaient en son offce de S.R. ainsi qu’en une rente de 1 200 lt., au principal de 30 000 lt. L’ensemble revenait à
110 000 lt. Chacun avait droit à 27 500 lt. Ses flles ont recueilli la propriété de l’offce de S.R. Aucun renseignement
concernant la succession de son épouse.
218 A.N. V 37 du 12 décembre 1701 ; A.N. M.C., LXIX, 502, 28 novembre 1701, traité d’offce entre Lallemant, sgr de
Betz, receveur général des fnances de Soissons, et Adine ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
19 A.N. M.C., LXIX, 439, 24 janvier 1681, contrat de mariage.
20 La liquidation de la communauté des biens ayant existé entre Louis Adine et Claude Bechet fut établi sous seing privé.
Cf. A.N. M.C., LXIX, 495, 4 juin 1699.
21 A.N. M.C., CXII, 485, 16 avril 1718, donation.
50
22le 7 août 1707 , établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris.
Le couple maintint le régime de la communauté des biens malgré une sentence de
23séparation prononcée au Châtelet de Paris le 7 février 1711 . Frère et sœur : François
de La Loyre, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris, et Magdelaine de la
Loyre, épouse de Jean Sandrier de Mitry, R.G. des fnances (cf. notice).
Postérité
- Marie Marguerite Adine, née en 1712, qui épousa en 1732 Guy Louis de Franquetot,
comte d’Auxois, capitaine au régiment Colonel-Général-Dragons.
- Louis François Joseph Adine de Villesavin, né en 1714, capitaine d’infanterie, qui
épousa en 1756 Louise Élisabeth Porlier de Rubelles.
Carrière et affaires
Directeur de sous-fermes; s ous-fermier des Aides jusqu’en 1715; i ntéressé dans
24quelques affaires extraordinaires durant la guerre de Succession d’Espagne ; l’un
des fermiers des petits et grands devoirs de Bretagne (1706-1709); l ’un des fermiers
des impôts et billots, papiers et parchemins timbrés de la province de Bretagne, sous
erle nom de Jean Garceau, pour 6 ans à partir du 1 octobre 1711 ; l’un des fermiers
généraux des droits des courtiers jaugeurs sur les vins, cidres, bières, poirées et
eaude-vie perçus dans les généralités de Paris, Soissons, Moulins, Rouen, Tours, Châlons
er 25et Amiens, sous le nom de Jacques Lhéritier, pour 12 ans, à partir du 1 février 1714 ;
l’un des intéressés dans la sous-ferme des droits de courtiers jaugeurs de la la généralité
de Châlons en Champagne, de la principauté de Sedan, Mousson, Carrignan sous le
er 26nom de Toussaint Picard, pour 12 ans, à partir du 1 février 1714 ; fermier général
27des Fermes générales unies de 1715 à 1718 ; l’un des fermiers généraux des domaines,
22 A.N. M.C., LXXIII, 604, 7 août 1707, contrat de mariage.
23 La situation économique de la France étant particulièrement incertaine, le couple Adine décida prendre les devants
afn de protéger au maximum les biens de l’épouse. Par deux actes passés successivement devant Dusart et Junot,
notaires à Paris, les 27 novembre 1710 et 8 juillet 1711, ils déclarèrent que leur situation fnancière était saine et que
la communauté des biens persistait, nonobstant la décision rendue en justice. Cf: A .N. M.C., CXI, 48, 27 novembre
1710.
24 Alors qu’il déclara une fortune de 225 328 lt. (peu compréhensible compte tenu du détail: u n portefeuille de 917 267 lt.,
pour ne citer que cette partie de l’actif, et des dettes limitées à 291 064 lt.), Louis René Adine fut condamné à la taxe
ede 20 000 lt. par la Chambre de Justice de 1716 (art. 15 du 6 rôle). Par contre, son père qui avait présenté une fortune
erbien plus précise de 352 648 fut taxé à la hauteur de 210 000 lt. (art. 12 au 1 rôle). Ce dernier bénéfcia toutefois d’une
remise de 80 000 lt. le 24 mars 1719. Voir Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, Mémoire de maîtrise
de Paris IV-Sorbonne, 1996, sous la direction du recteur Yves Durand, p. 131, 151 et 332 ; voir BnF Mss. fr. 7584
(déclaration de fortunes de personnes sujettes à la Chambre de Justice); A .N. E* 919/B f° 163-164 du 24 mars 1719.
25 Bail adjugé par Boyer, secrétaire du Roi et secrétaire du Conseil, le 3 octobre 1713, moyennant 300 000 lt. par an.
Soumission des cautions de Lhéritier le même jour au greffe du Conseil. Voi: Ar .N. M.C., XIV, 211, 3 octobre 1713,
déclaration et procuration de Lhéritier aux cautions.
26 A.N. M.C., XIV, 212, 28 janvier 1714, bail par Lhéritier à Toussaint Picard moyennant 45 000 lt. par an. Les cautions
de Picard étaient Adine, Jean Simon Le Dagre (beau-frère du précédent), Jacques Robin de la Peschellerie, Thibaut
Forien et Antoine Duret. Duret, avocat en Parlement fut nommé caissier de cette sous-ferme (voir l’acte passé devant
Regnault, notaire à Paris, le 17 novembre 1714).
27 Adine remplaça Philippe Alexis Durand de Saint-Eugène. La transaction eut lieu devant Dutartre, notaire à Paris, le
er1 août 1715 (étude LVI : minute en défcit). Adine dut fournir 225 000 lt. pour ses fonds d’avance. Quittance de René
Hatte, S.R. greffer du Conseil.
51ALBERT DE SAINT-GERMAIN
28gabelles et tabac de Lorraine et Bar et du comté de Ligny (1719-1721) ; l’un des
iedirecteurs de la C des Indes de Law (1719-1720).
29Fortune
En 1721, les biens de Louis René Adine consistaient en une maison de campagne à
Chastenay – héritée de son père –, les terres et sgries de Villesavin et Tour en pays
sse 30blésois (p de Tour-lès-Parc) , divers fonds d’avance et quelques contrats de rentes.
ALBERT de SAINT-GERMAIN (Jean Bernard)
Né à Paris, baptisé le 2-6-1699.
Décédé : ?
Origine sociale et milieu familial
Père : Bernard Albert.
Mère : Marie Anne Destros.
Carrière et affaires
Trésorier receveur général payeur ancien-triennal et alternatif-quatriennal de la
e 3113  partie des rentes de l’Hôtel de Ville (1729-1731) .
32ALEXANDRE ( Pierre)
Né : ?
Décédé : ?
Origine sociale et milieu familial
Père : N.C.
Mère : N.C.
Mariage
Marie Michelle Aubert (flle de Pierre Aubert, commissaire ordinaire des guerres en
Flandre). Sœur : Marguerite Aubert, épouse de Jacques Poulletier, R.G. des fnances
de Rouen, garde du Trésor royal de 1704 à 1708, puis intendant des fnances en 1708
(cf . notice).
er er28 Bail pour une durée de 10 ans, à partir du 1 janvier 1720 pour les domaines et gabelles, et du 1 avril 1720 pour le
tabac, accordé par un résultat du Conseil de S.A.R. duc de Lorraine du 19 août 1719. Le comté de Ligny fut vendu
par le duc de Luxembourg au duc de Lorraine par acte passé devant Dutartre, notaire à Paris, le 16 novembre 1719
er er(étude LVI : minute en défcit). Ce 1 bail fut substitué par un second, prévu pour 11 ans à partir du 1 janvier 1720,
rsous le nom de Jean-Baptiste Bonnedame, s de Saint-Jean, moyennant 1 300 000 lt. par an (argent de France) et le
capital de 1 400 000 lt. à rembourser au duc de Luxembourg. Parmi les collègues d’Adine fguraient Jean François
Masson, Antoine de Hem, Jean-Baptiste Robin, Jean Monnet, Claude Philippe Roussel (tous secrétaires du Roi),
Jacques Bellault, ancien payeur des rentes, Charles Ycard, Lallemant de Betz, Étienne Le Texier et Jean-Baptiste
Pernet, receveur général des fnances.
29 A.N. M.C., LXXIII, 663, 29 octobre 1721, I.A.D. de Louis René Adine.
30 A.N. M.C., LXXIII, 652, 2 janvier 1719, vente du domaine moyennant 126 000 lt.
131 A.N. V 279 du 11 mars 1729 ; A.N. M.C., LXXXV, 438, 16 octobre 1731, traité d’offce entre Jean Bernard Albert et
Jean Sauvage moyennant 260 000 lt.
32 Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, op. cit., p. 520, notice 3 ; Christine Favre-Lejeune, Les
secrétaires du Roi, op. cit. BnF : Pièces originales 34, 713 f° 8-10; D ossiers Bleus 11 f° 1 et 36 dossier 863.
52ALISSAN DE CHAZET
Postérité
33 34Jacques Alexandre, décédé en 1751 , conseiller au Parlement de Paris en 1709 ,
35époux de Jeanne Pouyadon .
Carrière et affaires
Fermier du duché de Chaulnes ; trésorier payeur des troupes en Italie et en Irlande,
de 1681 à 1696 ; commissaire ordinaire des guerres, de 1684 – au plus tard – à 1704 ;
sous-fermier des Aides; t raitant participant dans 3 affaires extraordinaires, de 1696 à
361704 ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (1704-1713) ; receveur
37général ancien mi-triennal des fnances de Rouen (1704-1707) .
ALISSAN DE CHAZET ( René Balthazard)
sse tNé à Paris, baptisé le 6 janvier 1729, p S -Germain-l’Auxerrois.
t 38Décédé le 8 février 1810 à S-Germain-en-Laye .
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean-Baptiste Alissan, né et baptisé à Lyon le 21 août 1682, mort à Paris le
39 4010 octobre 1763 (place des Victoires) , marchand originaire de Lyon , puis négociant
à Paris en produits coloniaux en société avec son premier beau-père, S.R., receveur
41 èresancien et alternatif des tailles de Caen (du 8 mai 1734 au 27 mai 1757) , marié en 1
42 43noces à Catherine La Fresnaye , flle de Jean La Fresnayeet de Marie de Combe .
Jean-Baptiste Alissan était le fls de Pierre Alissan, marchand bourgeois de Lyon, et
de Catherine Duchesne.
44Mère : Madelaine Françoise Fargues, épouse du second mariage , flle de Jean
33 A.N. M.C., LXI, 451, 27 août 1751, I.A.D. de Jacques Alexandre, conseiller au Parlement ; A.N. M.C., LXI, 452, 16
novembre 1751, renonciation à la succession de Jacques Alexandre.
e34 François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris au xviii siècle (1715-1771). Dictionnaire généalogique,
Paris, 1756, in-8°, p. 61.
35 A.N. M.C., LXI, 490, 5 février 1761, tontine de Jeanne Pouyadon.
236 A.N. V 38 du 13 février 1704.
137 A.N. V 172 du 21-9-1705 ; A.N. M.C., CV, 998, 29 septembre 1704, traité d’offce entre Jacques Poulletier et
Pierre Alexandre, moyennant 500 000 lt. ; A.N. M.C., LXXXIV, 294, 18 novembre 1707, traité d’offce entre Pierre
Alexandre et François Guyot de Chenizot, moyennant 529 655 lt. 18s.
38 A.D. Yvelines 9Q 4529 f° 19; A .D. Yvelines 9Q 4383 f° 3v°, déclaration de succession du 7 août 1810; A .D. Yvelines
E3  37/351, I.A.D. de René Balthazard Alissan de Chazet, par Jean-Baptiste Dupuis, notaire à
Saint-Germain-enLaye, le 2 mars 1810.
39 A.N. Y 12445, scellés après décès du 10 octobre 1763 en sa maison à porte cochère, située place des Victoires, entre
la rue de la Croix des Petits Champs et la rue de la Vrillière ; A.N. M.C., XXIII, 606, 2 septembre 1756, dépôt du
testament ; A.N. M.C., XXIII, 658, 16 novembre 1763, I.A.D. ; A.N. M.C., XXIII, 669, 18 mars 1765, partage de
succession (la masse des biens s’élevait à 420 308 lt. 19s. et les dettes à 171 417 lt. 10s. 10d.). Voir Clotilde Tauran,
eLes receveurs des tailles en Normandie au xviii siècle, Mémoire de maîtrise de Paris IV-Sorbonne, sous la direction du
recteur Yves Durand, 1997, pp. 164-166, 181-182.
40 Il était le fls de Pierre Alissan, bourgeois de Lyon, et de Catherine Duchesne.
1 141 A.N. V  300 du 8 mai 1734 et A.N. V  395 du 27 mai 1757.
er42 Le 27 janvier 1711, devant Renard, notaire à Paris, 1 contrat de mariage (A.N. M.C., CXXI, 211) ; la future apporta
une dot de 7 700 lt. dont 7 500 lt. sous forme de donation non réversible, le douaire montait à 200 lt. de rentes viagères.
A.N. M.C., CXXI, 222, 4 novembre 1713, I.A.D. de Catherine La Fresnaye. 3 enfants furent issus de ce mariage.
A.N. M.C., XXIII, 568, 2 avril 1750. Transaction.
43 Actes la concernant : A.N. M.C., LXIX, 177, 17 juin 1719 ; A.N. M.C., LXIX, 181, 23 février 1720.
44 Le second mariage eut lieu devant Dutartre, notaire à Paris, 5 février 1719 (étude LVI; d ocument en défcit). Le détail
se trouve dans l’inventaire après décès de Jean-Baptiste Alissan père : A.N. M.C., XXIII, 658, 16 novembre 1763.
La dot de la seconde épouse montait à 34 000 lt. dont 30 000 lt. en deniers comptants. Le douaire était de 20 000 lt.
payable en une fois. Les biens de Jean-Baptiste Alissan étaient évalués à 60 000 lt.
53ALISSAN DE CHAZET
45Fargues et de Françoise Rahault.
Frères germains :
e- Jean-Baptiste Alissan, payeur des rentes de la 39 partie en 1743, baptisé le
465 novembre 1719, décédé à Paris le 24 juillet 1750 .
e- Alexandre Jean-Baptiste Alissan de la Tour, payeur des rentes de la 39 partie du
9 janvier 1751 au 6 octobre 1756 (baptisé le 12 mars 1727, décédé le 6 septembre
471789) , qui avait pour épouse Marie Anne Merlet, également connue sous le
mepseudonyme de M de Franqueville et pour sa correspondance avec Jean-Jacques
48Rousseau .
Sœur consanguine : Madelaine Alissan née du premier mariage, épouse de Dominique
Berthie, trésorier des Ponts et Chaussées de Caen et receveur ancien et alternatif
49des tailles de Caen à la suite de son beau-père , dont : 1) Dominique Edmond
Berthie, contrôleur ambulant puis R.G. des Domaines de la généralité d’Alençon
puis receveur des tailles de Caen de 1767 à 1788, époux de Charlotte Amédée de
Maupassant (voir notice concernant Jean-Baptiste de Maupassant), 2) Jean Annibal
Berthie, vérifcateur des Domaines à Poitiers.
Sœurs germaines :
- Marie Thérèse Alissan, en religion sœur Marie Angélique, religieuse aux dames de
la Charité de Caen.
te- Anne Marie Françoise Alissan, en religion Marie de S -Clotilde, religieuse aux
Dames de la Charité de Caen.
Mariage
Anne Félicité Fauveau (flle de François Fauveau, S.R., et de Marie Thérèse Passerat) ;
contrat de mariage du 11 août 1760 (communauté des biens suivant la coutume de
50Paris) . Frères et sœurs : 1) André François Fauveau, payeur des rentes de l’Hôtel
de Ville ; 2) Frédéric Auguste Fauveau de Frénilly, maître d’hôtel ordinaire (...) du
Roi ; 3) Marie Élisabeth Thérèse Fauveau épouse d’André Léon Eynaud, avocat ; 4)
Marie Félicité Fauveau. Alliés : Antoine Chardon, intéressé dans les fermes, cousin,
et André Léon Eynaud, S.R.
Postérité
- Angélique Madelaine Félicité Alissan de Chazet, épouse d’Armand Louis, baron de
Mackau, lieutenant-colonel des dragons, dont deux enfants Ange Armand Louis de
Mackau et Anne de Mackau, dame d’honneur de la grande-duchesse de Bade.
- Adélaïde Thérèse Clotilde Alissan de Chazet, décédée à Paris le 7 vendémiaire an
51xii , épouse d’Esprit marquis de Bon, fls de Louis Guillaume Bon, marquis de Bon,
baron de Fourgues, premier président en la Cour des Comptes, Aides et Finances de
45 A.N. Y 11150, scellés après décès du 14 janvier 1731.
146 A.N. V  338 du 26 juillet 1743, lettres de provisions ; A.N. Y 11767, scellés après décès du 24 juillet 1750.
147 A.N. V  369 du 9 janvier 1751, lettres de provisions ; A.N. P 2461 f° 16r°-20r° et A.N. P 2718 f° 6v°; A .N. E* 1268/B
du 26 janvier 1751 n° 12.
me48 Concernant M Alissan de la Tour : Jean-Jacques Rousseau / Madame de La Tour. Correspondance, avec les préface et
notes de Georges May, éditions Actes Sud - collection Babel, Arles, 1998, 349 pages ; Jean-Jacques Rousseau, Œuvres
complètes, Bibliothèque de La Pléiade, Gallimard, 1959, tome 1, Les Confessions. Autres textes autobiographiques, pp.
362, note 1 ; 527, note 3 ; 579, note 1 ; 680, note 5 ; 734, note 2 ; 780, note 1 ; 865, note 4.
49 A.N. M.C., XXIII, 591, 25 avril 1754, vente des 2 offces de receveur des tailles moyennant 180 000 lt. (acquis en 1734
au prix de 134 000 lt.).
50 A.N. M.C., XCVII, 381, 11 août 1760, contrat de mariage.
751 Arch. de Paris DQ 1711 f° 25r°-v°, déclaration de succession.
54ALISSAN DE CHAZET
Montpellier et premier président du Conseil Souverain de Roussillon, intendant du
52Roussillon et pays de Foix et de Jeanne Élisabeth Thérèse de Bernage .
- René André Balthasard Alissan de Chazet né à Paris le 23 octobre 1774, décédé en
ce même lieu le 17 août 1844, auteur jadis célèbre pour ses vaudevilles, receveur des
fnances en 1826, bibliothécaire du Roi dès 1826, offcier de la Légion d’honneur,
53 54qui épousa à Paris, le 2 août 1826 , Thérèse Jeanson , née le 21 décembre 1780 à Ay
(Marne), décédée à Paris le 19 septembre 1852, flle de François Edme Jeanson et de
ères 55Nicole Marie Louise Lecerf, et veuve en 1 noces de Pierre Bocquet d’Anthenay
(sans postérité).
Carrière et affaires
eTrésorier receveur général et payeur de la 39 partie des rentes de l’Hôtel de Ville du
566 janvier 1756 à mai 1772 ; fermier pour 2 sols dans 30 sols des droits domaniaux
de Normandie, bail Nicolas Sausseret, par acte de société du 24 mars 1774 devant
er 57couvrir 30 ans à partir du 1 janvier 1775 et résilié la même année 1774 ; intéressé en
croupe dans la place de fermier général adjoint de Philippe Jacques Serpaud – adjoint
58du fermier général Haudry – (1774-1774) ; trésorier receveur général et payeur de
e 59la 12 partie des rentes de l’Hôtel de Ville de 1777 à 1793 ; receveur général des
60fnances de Bourges, alternatif mi-triennal de 1783 à 1784 ; receveur général des
61fnances de Paris-Ville, exercice pair de 1784-1789 .
Fortune
Par son contrat de mariage, Alissan de Chazet rentrait en possession de son offce de
payeur des rentes grevé de 7 500 lt. de rentes au capital de 150 000 lt. dues à Marie
Anne Merlet sa belle-sœur ainsi que 60 000 lt. de fonds de douaire et 25 000 lt.
d’augmentation de fnance par l’édit de juillet 1760. Sur les 445 000 lt., valeur de
l’offce, seule la somme de 150 000 lt. lui appartint réellement. Une pareille somme
de 150 000 lt. lui était réservée à la mort de son père. La dot de la future montait à
150 000 lt. dont 65 000 lt. en deniers comptants. De part et d’autre, la mise de fonds
dans la communauté était de 20 000 lt. Le douaire était fxé à 3 000 lt. de rentes, le
52 A.N. M.C., XXIII, 776, 10 janvier 1781, contrat de mariage.
er53 A.N. M.C., XXXVIII, 944, 1 août 1826, contrat de mariage.
3 54 A.N. O 2972 (1826), elle fgure sur la liste des pensions de la liste civile.
55 A.N. M.C., XXXVIII, 943, 27 juillet 1826, I.A.D. de Pierre Bocquet d’Anthenay.
156 A.N. V 391 du 6 octobre 1756. Offce supprimé en mai 1772. Cet offce fut rétrocédé par Alexandre Jean-Baptiste
Alissan de la Tour à son père par acte notarié, du 9 décembre 1754 au prix de 420 000 lt. dont 150 000 lt. provenant
de la dot de Marie Anne Merlet son épouse, séparée quant aux biens (A.N. M.C., XXIII, 595, 9 décembre 1754).
L’état de ses dettes actives montait à 72 667 lt., celui de ses débets à 109 058 lt. 8s., celui de ses dettes passives
à 156 136 lt. 8s. Alissan de Chazet pourvu dès 1756 n’en devint le propriétaire qu’aux termes de son contrat de
mariage.
57 A.N. M.C., XLVIII, 219, 24 mars 1774 : acte de société.
58 A.N. M.C., XCVII, 511, 5 février 1780: a cte de société passé entre Serpaud et Alissan de Chazet le 8 octobre 1773,
rapporté pour minute ; Haudry et Serpaud s’étaient associés pour l’adjonction à la place de fermier général suivant
un acte passé sous la forme d’un brevet du 2 octobre 1772. Serpaud céda un denier sur les 3 qu’il détenait à Alisan de
Chazet, soit l’équivalent d’un fonds d’avance de 260 000 lt. Alissan de Chazet avança en outre la somme de 160 000 lt.
à Serpaud, qui lui constitua une rente perpétuelle à 5 %.
59 A.N. M.C., XXIII, 752, 21 juin 1777, traité d’offce entre Dedelay de la Garde et Alissan de Chazet moyennant
655 000 lt.
160 A.N. V 510 du 10 mai 1782, moyennant 250 000 lt. Alissan de Chazet revendit son offce à Marie Romain Hamelin
(cf. notice) moyennant le même prix. (A.N. M.C., LIII, 595, 27 septembre 1784).
161 A.N. V 528 du 14 octobre 1784, prix : 700 000 lt.
55ALIXAND DE MEAUX
62préciput à 16 000 lt., augmenté des effets personnels. En 1781, il dota sa seconde
63flle de 210 000 lt.
ALIXAND de MEAUX (François)
sse tNé à Nevers, baptisé le 6 mai 1714, p S -Jean.
Décédé le 29 octobre 1806 à Paris.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacques Charles Alixand de Meaux, avocat et « lieutenant général au
bailliage64pairie de Nemourois et Donziois » en Nivernais ; aïeul paternel : François Charles
Alixand, médecin du Roi.
Mère : Claude Madelaine Vaillant de Pully.
Sœurs :
- Marie Madelaine Alixand épouse de Jean Michel.
- Marguerite Alixand épouse de Pierre Cyr de Saulieu.
Mariage
Jeanne Catherine Quinault du Fresne (flle d’Abraham Alexis Quinault du Fresne,
65offcier du Roi et de Jeanne Dupré); c ontrat de mariage du 14 décembre 1737 . Parmi
tles signataires du contrat de mariage : le comte de Maurepas, le comte de S -Florentin,
le prince Charles de Lorraine, la duchesse du Nivernais, le comte d’Argenson, etc.
Postérité
èreCécile Adélaïde Philippine Alixand de Meaux, divorcée une 1 fois de François
eLeroy de Pruneveaux, une 2 fois de Jean-Baptiste Coudert.
Carrière et affaires
Avocat en Parlement, il prit la suite de son père en tant que lieutenant général en
Nivernais (1737-1743) et acquit en 1737 l’offce de lieutenant particulier des eaux et
66forêts dans le Nivernais qu’il conserva jusqu’en 1743 ; régisseur des Droits rétablis
67(1757-?) ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (1757-1790) .
Fortune
Au mariage, la dot d’Alixand de Meaux monta à la somme de 20 000 lt. y compris
les terres dans le Nivernais. Les parents du futur lui promirent de surcroît l’offce
62 A.N. M.C., XCVII, 381, 11 août 1760, contrat de mariage ; A.N. M.C., XXX, 483, 25 juin 1784, transaction et
obligation entre Alissan de Chazet et Marie Anne Merlet, sa belle-sœur. Privé de son offce de payeur des rentes,
Alissan de Chazet obtint 2 deniers d’intérêts dans l’Administration des Domaines ; les 150 000 lt. dues à sa belle-sœur
furent employées pour payer une partie du fonds d’avance.
63 A.N. M.C., XXIII, 776, 10 janvier 1781, contrat de mariage d’Adélaïde Thérèse Clotilde Alissan de Chazet. Il est
pensable que le montant de la dot de la première flle ne devait pas en être très éloigné.
64 A.N. M.C., XCV, 216, 21 avril 1752, partage de succession de Jacques Charles Alixand de Meaux et de Claude
Madelaine Vaillant.
65 A.N. M.C., LVII, 354, 14 décembre 1737, contrat de mariage.
66 Devant Leblond, notaire à Nevers, le 24 janvier 1743, Alixand de Meaux vendit à Charles Guiller du Mont les deux
offces moyennant 51 200 lt.
67 A.N. M.C., LVII, 424, 6 mai 1757, traité d’offce de S.R. entre Claude François Leroy, sgr de Prunevaux, seul
héritier de Jean François Leroy, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France, et François Alixand de Meaux,
moyennant 110 000 lt. Le contrat de vente se ft en la présence de Marie Anne Bérault, épouse de Claude François de
Prunevaux, Nolay, Martangy, et autres lieux : ils s’étaient mariés sous la coutume du Nivernais. Un acte de notoriété
2avait été déposé à cet effet chez Charlier, notaire à Paris (étude LVII), le 24 avril 1757. A.N. V 43, lettres de provisions
du 15 mai 1757 ; voir aussi la notice dans Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. A.N. M.C., C, 948, 29
mars 1791, liquidation d’offce (122 313 lt. 8s. 6d. dont 120 000 lt. de prix principal, 1 500 lt. pour le droit de mutation
et survivance, le reste pour les intérêts).
56ALLAIRE
de lieutenant général en Nivernais. Son épouse apporta tous ses biens lors présents
et à venir ; 6 000 lt. entraient de part et d’autre dans la communauté. Marie Anne
Quinault, tante de la future, donna pour 4 000 lt. de bijoux et promit 40 000 lt.
68après son décès. Le douaire monta à 500 lt. de rentes et le préciput à 2 000 lt. En
691752, Alixand de Meaux hérita de 46 819 lt. 4s. (ses 20 000 lt. de dot comprises) .
Il bénéfcia en 1760 d’une donation de 1 500 lt. de rentes par Philippe Jules François
70Mazarini Mancini, duc de Nivernais . Sa fortune lui permit de fournir en 1766 une
71dot de 116 515 lt. à sa flle . Son épouse hérita pour moitié de Marie Jeanne Quinault
le 19 brumaire an v. La masse générale était de 557 889 lt. 8s. 7d. dont il fallut
prélever 157 493 lt. 18s. de dettes passives. Il revint à Jeanne Catherine Quinault pour
sa moitié 200 097 lt. 14s. 3d. Il n’est pas mentionné si cette somme était en numéraire
72ou en assignats .
ALLAIRE ( Louis)
Né : ?
Décédé à Paris, en son appartement, rue Neuve-des-Petits-Champs, dont il était
73locataire, le 16 novembre 1741 .
Origine sociale et milieu familial
Père : N.C.
Mère : N.C.
Frère et sœurs :
r- Jean Allaire s Dulangot, demeurant au Cap français à Saint-Domingue dont: M arie
Élisabeth Allaire Dulangot, épouse de Jean Joseph de Marans.
- Anne Thérèse Allaire, flle majeure demeurant à Orléans.
- Marie Allaire, flle majeure qui vécut 22 ans chez son frère Louis Allaire.
Mariage
Sans alliance ni postérité.
Carrière et affaires
Employé dans les affaires du Roi et taxé 3 200 lt. lors de la chambre de justice de
741716 ; intéressé dans une société de fourrages de troupes (1726-?); s ous-fermier des
Domaines (? 1726-1741).
68 A.N. M.C., LVII, 354, 14 décembre 1737, op. cit.
69 A.N. M.C., XCV, 216, 21 avril 1752, op. cit.
70 A.N. M.C., LVII, 440, 13 avril 1760, donation devant Charlier, notaire.
71 A.N. M.C., LVII, 471, 27 janvier 1766, contrat de mariage.
72 A.N. M.C., C, 993, 19 brumaire an v, liquidation des biens de Marie Jeanne Quinault, décédée le 9 novembre 1793.
A.N. M.C., C,1034, 7 novembre 1806, 7 novembre 1805, I.A.D. de François Alixand de Meaux.
73 A.N. M.C., CXXII, 651, 16 novembre 1741, testament ; 22 novembre 1741, I.A.D.
74 Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, maîtrise, Paris-IV Sorbonne, 1996, sous la direction du Recteur
Yves Durand, p. 332. Louis Allaire fut intéressé: 1) dans le traité pour la vente d’offces de secrétaire du Roi (édit de
novembre 1707), 2) dans la société des 2 sols pour livre attribués à l’ordre de Saint-Louis sur les revenus des
francsfefs du Royaume à l’exception de la Bretagne qui continua après 1717, et qui fut prorogée jusqu’en 1730.
57ALLAIRE
ALLAIRE ( Julien Pierre)
Né : ?
Décédé à Paris, en son domicile, rue Montmartre, au n°148, le 26 janvier 1816 à l’âge
75de 76 ans .
Origine sociale et milieu familial
Père : Julien Allaire.
Mère : Marie Anne Souvestre.
Oncle : Mathurin Alo Antoine Allaire, prêtre du diocèse de Saint-Brieuc, licencié en
théologie de maison de Navarre, abbé de l’abbaye royale de Bon repos, précepteur du
76duc de Chartres (futur Philippe-Égalité) .
Oncle à la mode de Bretagne : Jacques Souvestre, docteur de la faculté de théologie
de la société de Navarre, professeur royal de théologie, chanoine à l’église cathédrale
d’Amiens, conseiller en la chambre souveraine ecclésiastique de Paris.
Cousin germain : Olivier Le Cren de Kerbolo, licencié en théologie de la faculté
de Paris, abbé commendataire de l’abbaye royale de Saint-Martin d’Huiron, grand
chantre de la Sainte-Chapelle de Mortain.
Mariage
77Marie Anne Pigeot de Carcy (flle de Louis Joseph Pigeot de Carcy , avocat en
Parlement, intéressé dans les affaires du Roi, et de Marie Louise Boullée; c) ontrat
78de mariage passé devant Monnot, notaire à Paris, le 16 août 1772 , établissant la
communauté des biens suivant la coutume de Paris. Son frère: L ouis Joseph (II)
Pigeot de Carcy, négociant à l’Ile de France, époux de Jeanne Delouche, dont :
1) Jean-Baptiste Louis Pigeot de Carcy, 2) Marie Jeanne Zoé Pigeot de Carcy.
Ses Oncles : 1) Alexandre Boullée, maître de forges en Berry et Gascogne, époux
79de Marie Françoise Thévenin ; 2) Louis Étienne Boullée , architecte du Roi, de
l’Académie royale d’architecture, contrôleur général des bâtiments de l’Hôtel des
Invalides et de l’École royale militaire. 3) Jean Louis Maulgué, maître des requêtes
du comte de Provence, pourvoyeur du Roi. Parmi les alliés : Marie Joseph Maulgué
de Wertecomte, pourvoyeur du Roi.
Marie Anne Pigeot de Carcy hérita de son père des maisons et lotissements dans le
80fbg Montmartre et la Chaussée d’Antin . De surcroît, Allaire ft l’acquisition de la
terre et seigneurie de Pocancy en Champagne près de Châlons ainsi que de celle de
Saint-Mars-les-Roussy, auprès de Michel Joseph Coupard de la Blotterie (cf. notice)
moyennant 200 000 lt. dont 40 000 lt. étaient à déléguer aux créanciers et 50 000 lt.
8 775 Arch. de Paris DQ  549 et DQ  3008 f° 42 du 3 avril 1816.
76 Pour plus de détails au sujet de sa qualité de précepteur du duc de Chartres : Évelyne Lever, Philippe Égalité, Paris,
Fayard, 1996, 575 pages, p. 45 et 47.
77 A.N. M.C., XCVIII, 670, 20 juillet 1787, I.A.D. de Louis Joseph Pigeot de Carcy, mort en sa maison rue du fbg
Montmartre, le 6 juillet 1787. A.N. M.C., XCVIII, 670, 6 juillet 1787, dépôt du testament.
78 A.N. M.C., XCVIII, 599, 16 août 1772, contrat de mariage.
79 A.N. M.C., XLI, 770, 19 pluviôse an vii, dépôt du testament d’Étienne Louis Boullée ; A.N. M.C., XLI, 770, 15
ventôse an vii, I.A.D. d’Étienne Louis Boullée ; A.N. M.C., XLI, 770 et 771, 21 ventôse et 19 germinal an vii,
délivrance de legs ; A.N. M.C., XLI, 771, 16 fructidor an vii, partage de succession d’Étienne Louis Boullée : la part
merevenant à M Allaire montait à 3 132,28 F. Deux maisons, l’une située rue de la Révolution (rue Royale), l’autre à
Fleury-sous-Meudon, étaient laissées dans l’indivision.
80 Pigeot de Carcy avait acquis de concert avec les Boullée des terres appartenant au couvent de Sainte-Catherine et à la
fabrique de St-Eustache, rue du fbg Montmartre, moyennant 38 600 lt., le 14 septembre 1765, ainsi que des maisons
et terres en marais, rue Buffault.
58ALLAIRE
81réservées pour servir de fonds de douaire à l’épouse du vendeur . Outre ces biens, à
sa mort, Allaire laissa 5 298 F de mobilier, y compris sa bibliothèque (144 F) et son
argenterie (1 136 F).
Postérité
- Louis Ollivier Allaire, inspecteur général des contributions directes et du cadastre.
- Marie Louise Allaire, épouse de Gervais Siméon Bagot, médecin puis référendaire
82à la Cour des Comptes .
- Sophie Louise Allaire, épouse de son cousin germain Jean-Baptiste Louis Pigeot de
83Carcy, négociant et propriétaire d’une habition dans l’île de France .
Carrière et affaires
84Receveur général ancien et alternatif des domaines et bois de Limoges (1769-1777) ;
administrateur général des Domaines du Roi (1777-1791).
85Fortune
Lorsqu’il se maria, Julien Pierre Allaire avait pour seuls biens un tiers des possessions
familiales à Saint-Brieuc – soit 12 000 lt.– en propres et les 2/3 cédés par l’abbé Allaire
son oncle, ainsi que l’offce de receveur général des domaines et bois de Limoges dont
il devait le prix dans son intégralité, mais qui lui avait rapporté la somme de 24 000 lt.
Son épouse apporta 28 500 lt. en capitaux de rentes, 15 000 lt. en espèces, 5 900 lt.
en un trousseau, 16 000 lt. à prendre sur les propriétés situées dans le faubourg
Montmartre et la Chaussée d’Antin, enfn 71 000 lt. à prendre sur les fonds investis
86dans la société des forges d’Uza . Cette dernière somme fut perdue à la suite de la
faillite de cette société. Pigeot de Carcy promit de les héberger et les nourrir pour la
valeur de 3 000 lt. par an. De part et d’autre 20 000 lt. entrèrent dans la communauté,
le douaire fut fxé à 1 500 lt. de rentes et le préciput à 10 000 lt. en espèces ou meubles
et 3 000 lt. en effets personnels.
Affliations
Membre à partir du 24 décembre 1784 de la « Société philanthropique » fondée par
87Savalette de Langes en 1780 .
81 A.N. M.C., XLVIII, 848, 2 juillet 1791, vente ; A.N. M.C., XLVIII, 407, 6 germinal an iv, renonciation à la
communauté par la veuve Coupard de la Blotterie ; A.N. M.C., XLVIII, 431, 7 fructidor an viii, liquidation des
reprises.
82 A.N. M.C., XXXI, 296, 28 vendémiaire an xi, contrat de mariage. Dot : 43 000 F dont 3 000 F de trousseau et
40 000 F à prendre ultérieurement dans le prix de la vente d’une maison, rue du fbg Montmartre, au n° 91.
83 A.N. M.C., XLVIII, 300, 27 vendémiaire an xii. Les biens du futur consistaient en la moitié des fonds de la société de
commerce et de l’habitation en l’île de France ; son oncle Julien Pierre Allaire détenait l’autre moitié du capital, d’un
total de 120 000 lt. La future reçut 43 000 lt. en dot; 3  000 lt. en deniers comptants et 2 000 lt. de rentes perpétuelles
dans l’attente d’un remboursement partiel ou défnitif du capital par son père.
84 A.N. M.C., LXXIX, 151, 27 juillet 1768, traité d’offce; A .N. M.C., LXXIX, 172, 7 décembre 1771, évaluation des
offces suivant les termes de l’édit de février précédent, montant à 86 000 lt. y compris 6 000 lt. d’augmentation de
fnance, payées le 11 septembre 1770, en vertu de l’Édit de février 1770. En 1772, Allaire devait l’intégralité du prix
d’offce à ses créanciers ainsi qu’à peu près 2 000 lt. d’intérêts. L’offce lui avait cependant rapporté 24 000 lt. qui
allaient servir à rembourser en partie ses prêteurs.
85 A.N. M.C., XXXI, 410, 9 février 1816, I.A.D. de Julien Pierre Allaire.
86 A.N. M.C., XCVIII, 581, 6 novembre 1768, société. Les 71 000 lt. étaient à prendre sur les 95 900 lt. que Pigeot de
Carcy avait fournies. Voir aussi: H ubert Bourgin et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début de la
12Révolution, Paris, Imprimerie nationale, 1920, p. 216 ; A.N. F 1606.
87 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
59ALLIOT
ALLIOT (François Antoine)
Né : ?
Décédé à Saint-Mihiel en Lorraine, le 11 septembre 1779.
Origine sociale et milieu familial
88Père : Jean-Pierre Alliot .
Mère : Louise Noiret
Frères et Sœurs : Pierre Joseph, Alexandre, Marie Alliot, et Marie Claire Alliot
épouse de Toussaint Gagne.
Mariage
89Rose Mathieu (contrat de mairage devant devant Faber, tabellion à Lunéville) .
Estelle une parente deNicolas Mathieu, receveur général des fnances de Lorraine et Bar
90entre 1737 et 1756 ?
Postérité
91- François Joseph Alliot, l’aîné .
- Charles Joseph Balthazard Alliot de Mussey, ancien capitaine de cavalerie avec rang
92de lieutenant-colonel, F.G. à la suite de son père . Membre à partir du 8 septembre
931786 de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes en 1780 . Il
eut au moins deux flles : 1) Suzanne Alliot de Mussey, née le 26 janvier 1766 ; 2)
94Marguerite Charlotte alliot de Mussey, née le 23 décembre 1766 .
- François Nicolas Alliot, chanoine de Nancy.
- Marie Louise Alliot épouse de Charles François de Pont, conseiller au Parlement
de Nancy.
- Marie Rose Alliot épouse de Dominique Antoine Nicolas Galucio, baron de
tLhopital, brigadier (...) commandant de l’ordre de S -Lazare, lieutenant pour le roi à
Cortès en Corse.
88 Dans l’I.A.D. de François Antoine Alliot, il est fait état d’un partage de succession de ses parents devant Drouin,
notaire à Lunéville le 10 mai 1747 où la portion de chacun des 5 héritiers montait à 23 921 lt. 4s. 3d., valeurs des dots
comprises. Restait en commun ce qui était dû par le grand duc de Toscane.
89 Cf. A.N. M.C., LXXXIII, 595, 22 septembre 1779 : I.A.D. de François Antoine Alliot.
90 A.N. M.C., CII, 313, 18 octobre 1737, convention et société entre Nicolas Mathieu et Jean Babaud, fournisseur de
bois pour la marine royale (cf. notice). Acquisition de l’offce en commun chacun pour la moitié. Prix total de l’offce:
er300 000 lt. Mathieu devait faire les 5 premiers exercices à partir du 1 janvier 1739. Après ces exercices c’était au
tour de Jean Babaud de se faire pourvoir de la charge. Après le décès prématuré de Jean Babaud, Mathieu continua
les exercices et compta à demi pour la veuve et les héritiers. Réception de Mathieu, le 27 septembre 1737. Domicilié à
Nancy (Almanach royal, 1756, p. 343).
91 Fermier général adjoint en 1768-1771. Son frère lui succéda par arrêt du Conseil du 2 mars 1771. A.N. M.C., XCV,
325, 13 avril 1771, Union des créanciers de François Joseph Alliot et de Sanegon. Leur faillite était entraînée par celles
de Roger de Fréville et Bonvallet, tous deux banquiers à Paris. François Joseph Alliot qui avait épousé Jeanne Marie
sse teJeanin en la p S -Marie du Temple, le 25 décembre 1788, mourut le 28 mars 1789 peu après son fls, baptisé en la
même église le 7 décembre 1788 et décédé le 11 janvier suivant (A.N. M.C., CXIII, 585, 30 mars 1789, P.V. de carence
fait en Clos du Temple après le décès de François Joseph Alliot, arrivé le 28 mars 1789; A .N. M.C., CXIII, 591, 24
février 1790, renonciation à la succession).
92 Fermier général adjoint de 1771 à 1779, fermier général de 1779 à 1790; membre de la loge maçonnique « La Société
eOlympique » en 1787 ; cf. Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France (fn du XVIII siècle),
Paris, Bibliothèque nationale, Commisssion d’histoire économique et sociale de la Révvolution française, mémoires et
documents, XIX, 1966, 498 pages, p. 38. A.N. M.C., XCV, 325, 24 avril 1771, déclaration contenant la distribution
d’une demi-place de fermier général par Alliot père.
93 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
3 94 A.N. O 2972 (1826), elles fgurent sur la liste des pensions de la liste civile.
60AMONNIN
95- Jean-Baptiste Antoine Alliot, exhérédé .
Carrière et affaires
Lieutenant de police à Lunéville à son mariage ; conseiller aulique, intendant et
commissaire général de la maison du roi de Pologne, duc de Lorraine et Bar ;
sousfermier des Aides de 1744 à 1750; fermier général des Fermes générales unies de 1756
96à 1779 .
Fortune
À son mariage Rose Mathieu apporta 20 000 lt. dont 5 000 lt. entrèrent dans la
communauté ; les biens du futur montèrent à sa charge de lieutenant de police de
Lunéville (6 200 lt.) et 13 400 lt. de dettes actives. Le préciput monta à 1 500 lt. et le
douaire à 800 lt. Par le partage de la succession de ses parents, il fut échu à François
97Antoine Alliot 3 921 lt. 4s. 3d. supplémentaires .
Il dota lui-même au moins deux de ses enfants: 1 ) Marie Louise Alliot, épouse de
Pont, devant Febvrel (?) notaire à Lunéville, le 21 janvier 1751, reçut 30 000 lt. ;
2) Charles Joseph Balthazard Alliot de Mussey marié à Anne Geneviève Charvet,
devant Febvrel (?), notaire à Lunéville, le 25 avril 1765, reçut 60 000 lt. dont 30 000 lt.
provenant du roi de Pologne duc de Lorraine. Nommé fermier général, sa place fut
egrevée au cours du bail Laurent David (1774-1780) de deux croupes : 1/8 au proft de
e eJean Loustauneau (?), premier chirurgien de Monsieur et un 2 1/8 au nom de Frères
98(?) premier valet de Chambre de Monsieur . Aucun partage de succession n’a encore
été trouvé jusqu’à présent ce qui rend aléatoire l’évaluation de la fortune de François
Antoine Alliot à son décès.
Portrait
Une bibliothèque comportant de nombreux ouvrages de sciences exactes, minéralogie,
etc.
AMONNIN ( Pierre Roch)
Né : ? , baptisé le 29 juin 1751, peut-être à Nogent-sur-Seine.
tDécédé à Paris, en son domicile – dont il était locataire –, rue S -Louis-en-l’Île n° 98,
99le 2 novembre 1828 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Guillaume Amonnin.
Mère : Catherine Geneviève Hurion.
Sœurs :
- Catherine Françoise Amonnin, épouse de Pierre Tapin, demeurant à
Nogent-surSeine.
- Marguerite Amonnin, épouse de Moïse Jean-Baptiste Pelée de Saint-Maurice,
demeurant à Sens.
95 Devant Prévost, notaire à Paris, le 19 mars 1770.
e96 A.N. M.C., XCV, 341, 23 mars 1775, conventions : les croupiers d’Alliot, intéressés chacun pour 1/8 dans sa place
erétaient : 1) François Feres, lecteur bibliothécaire et 1 valet de chambre du comte de Provence, 2) Jean Loustauneau
erfls, 1 chirurgien des princes. A.N. M.C., XCV, 338, 11 mai 1775, consentement et conventions : Nicolas Pierre
Mathieu Boggiano, banquier à Paris a prêté 40 000 lt. à Alliot pour le fonds d’avance.
97 Cf. la première note concernant François Antoine Alliot.
98 A.N. M.C., XXI, 469, les 26 et 28 mars 1774, et devant Deherain (étude XCV) le 23 mars 1774.
899 Arch. de Paris DQ  828 f° 40 n° 7 (déclaration du décès).
61AMONNIN
Mariage
Jeanne Louise Chenot, née à Paris le 18 septembre 1762 (flle de Pierre Antoine
100Chenot, premier commis du Trésor royal , et Marie Jeanne Louise Couppey) ;
101contrat de mariage passé devant Aubert, notaire à Paris, le 24 septembre 1780 ,
établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris. Son frère: A ntoine
Philippe Chenot, né le 24 octobre 1764, S.R. de la Grande chancellerie de France
102(1784-1790) Ses oncles : Nicolas Claude Hubert Chenot, avocat en Parlement, l’un
des premiers commis de l’intendant des Finances Foullon, chargé du bureau de la
régie des hypothèques et les droits des huissiers-priseurs (juin 1771-1774), conseiller
103du Roi, élu à Bar-sur-Aube jusque fn 1777 , administrateur de l’hôpital général de
Bar-sur-Aube ; Hubert Philippe Chenot, maître charron de Paris, époux de Marie
Noëlle Foly.
Postérité
Antoinette Geneviève Amonnin, née le 3 août 1781, décédée avant 1828.
Carrière et affaires
Premier valet de la garde-robe du comte d’Artois ; trésorier receveur général payeur
e 104de la 39 partie des rentes de l’Hôtel de Ville de Paris (1786- août 1793) .
105Fortune
Pierre Roch Amonnin apporta personnellement 10 000 lt. en espèces et effets mobiliers
(habits, linges et meubles) ainsi que 30 000 lt. en dot (une maison avec dépendances à
Nogent-sur-Seine, au faubourg Becherot, le tout évalué à 12 000 lt.; l e fef de May à
Saint-Martin-du Beauchet, dans la région, estimé 8 000 lt., et 10 000 lt. en espèces).
Jeanne Louise Chenot fut dotée de 40 000 lt. Le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes
et le préciput à 10 000 lt. Au décès de sa mère, Jeanne Louise Chenot recueillit
100 000 lt. ; toutefois, elle renonça à la succession de son père. Pierre Roch Amonnin
hérita 50 000 F de sa mère, ainsi que d’une maison à Nogent-sur-Seine qu’il revendit
ultérieurement. De ces biens, le couple sembla ne plus rien posséder en 1828. Ils
vivaient d’une pension viagère de 800 lt. accordée à Pierre Roch Amonnin sur la
Liste civile par ordonnance du 22 décembre 1817, d’une autre pension de 400 lt. sur
100 Pierre Antoine Chenot était l’un des enfants de Claude Chenot, décédé à Paris le 9 février 1781, et de Jeanne Rouget,
décédée le 20 novembre 1785 et épousa en février 1760 Marie Jeanne Louise Philippine Couppey, flle de Jean André
Couppey, offcier du Roi, et de Marie Jeanne Leroy. Ne pouvant donner plus que 800 lt. de douaire, payables en une
fois, en 1760, Chenot disposait d’une fortune de 906 535 lt. 8s. 11d. (un actif de 1 243 350 lt. 11s. 3d., diminué par
un passif de 336 815 lt. 2s. 4d.) dont 280 000 lt. investies dans l’offce de payeur des rentes, 110 000 lt. dans celui de
secrétaire du Roi acquis le 23 juillet 1784, une grande maison qu’il a fait construire rue Poissonnière à côté de l’hôtel
des Menus plaisirs, et de 200 000 lt. en un domaine de près de 200 ha. Pierre Antoine Chenot serait décédé au
PrésSaint-Gervais près Paris à une date restée inconnue (A.N. M.C., XLVII, 175, 12 février 1760, contrat de mariage
de Pierre Antoine Chenot ; A.N. M.C., LIX, 339, 25 mars 1786, partage des successions de Claude Chenot et de
erJeanne Rouget qui s’élevèrent au total à 46 161 lt. ; A.N. M.C., XV, 1030, 1 septembre 1788, I.A.D. de Marie Jeanne
Louise Philippine Couppey décédée le 15 août 1788 ; A.N. M.C., XV, 1036, 17 mars 1789, liquidation et partage de la
communauté).
101 A.N. M.C., XCIV, 447, 10 et 24 septembre 1780, contrat de mariage.
2102 A.N. M.C., XLVIII, 288, acquisition de l’offce de S.R., le 23 juillet 1784 et A.N. V 46, lettres de provisions du 28
juillet 1784. Christine Favre-Lejeune, op. cit.
1103 A.N. V  490 pièce 325 du 14 janvier 1778, lettres de provisions d’Edme Joseph Bertier, successeur de Chenot en tant
qu’élu.
1104 A.N. V  527 du 8 mars 1786 (l’un des corps d’offces créés sous le contrôleur général des fnances Calonne). Prix des
offces ancien-triennal et altenatif-quatrienna: 6l 00 000 lt.
105 A.N. M.C., XII, 919, 7 mai 1828, I.A.D. de Pierre Roch Amonnin.
62AMYOT
la cassette de Monsieur (le comte d’Artois) aux termes d’un arrêté du 22 janvier 1817,
et d’une troisième pension enfn, de 200 lt., constituée au proft de Jeanne Louise
Chenot. Elle possédait quelques petites rentes viagères au tiers consolidé. Les sœurs
de Pierre Roch Amonnin renonçèrent à sa succession.
AMYOT (Nicolas Pierre), sgr de Montérigny et de la Barre de Normandie à
Noisy-le-Grand.
Né : ?
106Décédé à Noisy-le-Grand, en son château, le 13 février 1760 .
Origine sociale et milieu familial
107Père : Jean (II) Amyot, sgr d’Inville, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville , fls de
Jean (I) Amyot, S.R. de la Grande chancellerie de France, contrôleur des décimes à
Sens, et de Marie de Santeuil (flle de Pierre Santeuil et de Françoise Picot, qui veuve
es 108épousa en 2 noces Jean Garnier, dont postérité ).
Mère : Marie Hacte, flle de Claude Hacte, S.R. de la Grande chancellerie de
France.
Frères et sœur :
- Benoist Jean François Amyot.
- Claude Amyot.
109- Marie Amyot , épouse de Charles Marc de la Ferté, sgr de Reux, La Salle, Messy,
etc., conseiller au Grand Conseil, fls de Scipion Marc, sgr de la Ferté, maître des
requêtes ordinaire de l’Hôtel, et d’Anne de Faucon.
Oncle : Nicolas Hacte, R.G. des fnances de la généralité d’Alençon.
Mariage
Jeanne Geneviève Parfaict, flle de Nicolas (?) Parfaict.
Postérité
- François Pierre Amyot, sgr de la Barre, conseiller au Parlement de 1728 à 1758
(honoraire jusqu’en 1771), qui épousa en 1735 Marie Anne Hatte, flle de Robert
110Charles Hatte, sgr de Montisambert, trésorier de France à Alençon .
- Achille Joseph Amyot de la Chauvinerie.
106 A.N. Y 15061/A, scellés après décès du 13 février 1760, à Paris, en son hôtel rue de la Chaussée des Minimes et au
château à Noisy-le-Grand. L’I.A.D. n’a point encore été trouvé. Le testament fut déposé le 16 février 1760 chez Jean
Louis Jourdain le jeune, notaire (étude LXXV). A.N. M.C., LXXV, 662, 11 octobre 1760 ; A.N. M.C., LXXV, 667,
26 avril 1761, renonciation à la succession.
e107 Mathilde Moulin La participation des Parisiens au crédit public au xvii siècle, Mémoire de D.E.A. Université de Paris
e eI, 1990-1991 ; Annexe 3 : Jean (II) Amyot était payeur de la 7 partie des rentes en 1670, de la 12 partie des rentes
e ère eassignées sur les gabelles de 1676 à 1781, de la 7 partie de 1682 à 1695, de la 1 partie de 1690 à 1701, et de la 2 classe
des tontines de 1689. Il était le fls de Jean (?) Amyot, payeur des rentes dès 1646.
108 Françoise Picot eut plusieurs enfants de son second époux, dont Marie Garnier qui fut mariée à Pomponne Dufos,
sgr de Beauvoisis, et N. Garnier qui eut 3 enfants – cousins germains de Jean (II) Amyot – : 1) Jean Garnier, baron
d’Avrilly, président trésorier de France au bureau des fnances à Moulins ; 2) Barbe Garnier, épouse de Pierre
Feydeau, siegneur de Lepau ; 3) Louise Garnier, épouse d’Isaac François Vouët, receveur général des domaines et
bois de Moulins (cf . : A.N. M.C., CV, 997, 30 mai 1704, subrogation).
109 A.N. M.C., CXII, 179, 21 juin 1680, contrat de mariage entre Charles Marc de la Ferté et Marie Amyot, suivant la
coutume de Normandie. Jean Amyot dota sa flle de 80 000 lt. dont 20 000 lt. entrèrent dans la communauté. Le
douaire fut fxé à 2 500 lt. de rentes et le préciput à 8 000 lt. Parmi les signataires fguraient des représentants des
familles Turgot, Trudaine, Amelot, etc.
110 François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., pp. 61-62.
63AMYOT
111- Claude Parfaict Amyot de Souy(s), Cluzord , résidant à Bourbon l’Archambault.
112- Marie Geneviève Amyot .
Carrière et affaires
eTrésorier receveur général et payeur de la 33 partie des rentes de l’Hôtel de Ville à
e 113 e epartir de 1689, de la 7 partie en 1694 , de la 34 partie en 1699, de la 39 partie en
114 e 1151701 jusqu’en 1719 et de la 23 partie de 1721 à 1743 .
AMYOT (Achille Joseph), dit de la Chauvinerie
Né à Paris, baptisé le 20 janvier 1709.
116Décédé à Paris, le 8 septembre 1767 .
Origine sociale et milieu familial
Fils du précédent.
Mariage
Charlotte Antoinette Wiebbeking (flle de Georges Benjamin Wiebbeking, banquier
à Paris, et de Geneviève Eléonore de Blois) par le contrat de mariage passé devant
117Lecourt, notaire à Paris, le 29 août 1745, établissant la communauté des biens
suivant la coutume de Paris. Sœur : Marie Eléonore Wiebbeking, épouse de Claude
François Le Comte, sgr de Gravier, conseiller au Parlement.
Postérité
Antoinette Eléonore Amyot épouse d’Abdon Thomas François de Sens marquis
et patron de Morsan, d’Epine, Asnières, Villeray, etc, lieutenant au régiment des
Gardes-Françaises.
Carrière et affaires
eTrésorier receveur général et payeur de la 23 partie des rentes de l’Hôtel de Ville
118(1743-1767) .
119Fortune
Achille Joseph Amyot apporta 2 558 lt. 9s. de rentes perpétuelles au principal de
75 009 lt. ainsi que 516 lt. de rentes. Parmi ses rentes fgurent 1 400 lt. au principal de
28 000 lt. à prendre dans le prix des offces de payeur des rentes de l’Hôtel de Ville au
titre d’avancement d’hoirie. Charlotte Antoinette Wiebbeking apporta en dot 9 759 lt.
de vaisselle d’argent, 9 037 lt. 10s. de rentes au principal de 361 500 lt., la moitié dans
le prix d’une maison et de terres vendues en 1746 pour un total de 40 000 lt., 726 lt. de
111 Claude Parfaict Amyot de Souys était le gendre de Jacques Bellaud, S.R.
112 A.N. M.C., LXXV, 567, 11 février 1738, partage.
113 A.N. P 2699 f° 32 du 19 avril 1694.
114 Mathilde Moulin, op. cit. ; voir : A.N. M.C., LXXV, 464, 8 janvier 1704, traité d’offce entre Jean Amyot et Nicolas
Pierre Amyot.
115 Offce créé par l’édit de janvier 1721. A.N. M.C., LXXV, 583, 11 juin 1743, traité entre Nicolas Pierre Amyot de
Montérigny, alors doyen des payeurs des rentes, et Achille Joseph Amyot, son fls.
6116 Arch. de Paris DC 249 f° 38v°, insinuation du testament. Le dépôt du testament daté du 8 septembre 1767 et I.A.D.
du 16 septembre 1767 sont en défcit (étude LXXV).
117 A.N. M.C., CI, 411, 29 août 1745, contrat de mariage.
1118 A.N. V 338 du 15 juin 1743. A.N. M.C., LXXV, 583, 11 juin 1743, traité d’offce. A.N. M.C., XXIII, 691, 24
septembre 1767, traité d’offce entre la veuve Amyot et Marie Alexandre Baillot moyennant 452 400 lt. dont 52 400 lt.
de pot-de-vin. Les débets s’élevaient à 88 279 lt. 19s. 11d. et les délégations à effectuer au proft des créanciers
privilégiés à 197 160 lt.
119 A.N. M.C., LXXV, 706, 26 avril 1768, partage de la succession d’Achille Joseph Amyot.
64AMYOT
120rentes viagères, et 12 108 lt. de créances actives douteuses . De cette dot, 18 000 lt.
entrèrent de part et d’autre dans la communauté ; le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes
réduit à 2 500 lt. en cas de postérité, et le préciput monta à 10 000 lt. Nicolas Pierre
Amyot de Montérigny abandonna par voie testamentaire à Achille Joseph Amyot
165 000 lt. de fnance sur les offces de payeur des rentes. La charge de payer les débets
et d’apurer les comptes lui incombait. Le fls renonça le 26 avril 1761 à sa qualité
d’héritier pour s’en tenir à celui de légataire universel et particulier. La masse active
121de la communauté montait à 719 138 lt. 12s. 6d. et le passif à 305 808 lt. 12s. 2d.
Les propres de la veuve montaient à 184 030 lt. en nature et 40 108 lt. en indemnités,
et ceux de sa flle à 102 974 lt. 14s. 8d.
AMYOT (Pierre)
Né : ?
122Décédé à Paris, le 3 mai 1736, en son domicile rue des Prouvaires.
Origine sociale et milieu familial
Père : Zacharie Amyot, originaire de la Bourgogne, négociant à Amsterdam, puis
caissier général de la Ferme générale des Postes et Messageries (?-1730) ; décédé à
123Paris le 3 avril 1730 .
Mère : N.C.
Frère et sœurs germains :
- Jacques Amyot, décédé hors de France.
- Marie Amyot, décédée hors de France.
- Marguerite Amyot, épouse de Michel François Moreau, bourgeois de Paris, dont
deux enfants: M ichel François et Anne Moreau.
Sœur consanguine : Marguerite Amyot, décédée en mars 1727 à Dijon, épouse de
Barthélemy Bernard Maillard sgr de Marcilly.
Mariage
Louise de Galz d’Artigny, dite de Montmorency, décédée à Paris le 3 novembre
124 ères1775 (veuve en 1 noces de Nicolas de Bray, lieutenant-colonel de la milice
120 Ce capital provint des liquidation et partage des successions de ses parents établis devant Lecourt (étude CI) le 24
juillet 1744.
121 Parmi les créances passives : 88 279 lt. 19s. 11d. de débets suivant le compte de Baillot, 9 107 lt. 7s. de débets remboursés
par la veuve, 197 160 lt. à déléguer sur le prix de l’offce aux créanciers, 2 638 lt. 10s. d’arrérages, 221 lt. 7s. de coût
pour l’extrait des oppositions aux provisions, 552 lt. 2s. pour les frais de scellés du Châtelet, 448 lt. 17s. pour les
vacations de l’huissier priseur, les restes en frais de vacation de notaire, loyers, dépenses domestiques.
122 A.N. M.C., XXVI, 382, 8 mai 1736, I.A.D. de Pierre Amyot.
es123 A.N. M.C., XXVI, 12 avril 1730, I.A.D. de Zacharie Amyot. Devenu veuf, Zacharie Amyot épousa en 2 noces Marie
Labiche. Leur contrat de mariage fut établi en langue hollandaise devant Tisserandet, notaire public à Amsterdam, le
6 juin 1699. De sa première épouse, nous ne savons rien. L’étude notariale fréquentée par Zacharie Amyot était celle
de Vatry (étude XLVII), réputée pour ses nombreux défcits. Parmi les pertes, nous pouvons évoquer : 1) le contrat
de mariage établi entre Michel François Moreau et Marguerite Amyot, le 13 février 1710; 2 ) le compte d’avancement
erd’hoirie entre Zacharie et Pierre Amyot du 1 juin 1720 ; 3) le contrat de mariage de Marie Marguerite Amyot et de
Maillard de Marcilly du 10 juillet 1724. La liquidation de la communauté ayant existé entre Zacharie et sa première
épouse fut close devant le commissaire au Châtelet Camuset en date du 9 mars 1726 (A.N. Y 12020: d ocument
interdit en raison de son état). Zacharie Amyot hérita de sa sœur Marie, flle majeure. Le testament de cette dernière
fut déposé chez Cazotte, notaire à Dijon, le 12 octobre 1721. Devant le même notaire, Zacharie Amyot ft l’acquisition
erdu domaine de Changy, le 1 juin 1720, moyennant 25 000 lt.
124 A.N. M.C., XXX, 6 novembre 1775, dépôt du testament de Marie Louise de Galz d’Artigny ; A.N. M.C., XXX,
9 novembre 1775, I.A.D. ; A.N. M.C., XXX, 449, 10 avril 1776, liquidation et partage de sa succession entre ses
65ANDRAS DUMESNIL
de la Martinique) ; contrat de mariage passé devant Tiberge, notaire royal à la
Martinique, le 6 mars 1720, établissant la communauté des biens. Elle eut un fls
de son premier mariage – Nicolas Louis de Bray – dont elle hérita une habitation
ssesucrière, située au quartier de la rivière du Lézard, p de
Notre-Dame-de-Grâcedu-Trou-au-Chat.
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Caissier général de la Ferme générale des Postes (?-1736) ; intéressé dans les
sousfermes de la Ferme générale des Postes et Messageries.
Fortune
Louise de Galz d’Artigny récupéra 172 000 lt. en vendant son habitation sucrière
en Martinique à Jacques Charles Bochart de Champigny, lieutenant général des îles
françaises sous le Vent. Les biens propres de Pierre Amyot à sa mort sont diffciles à
évaluer, tant l’inventaire effectué après son décès reste évasif quant au montant de ses
participations dans les sous-fermes de la Ferme générale des Postes et Messageries.
ANDRAS DUMESNIL ( Gabriel Jacques)
Né : ?
Décédé le 5 mai 1757, à Paris.
Origine sociale et milieu familial
125Père : Jacques Antoine Andras .
Mère : N.C.
Frères : Jacques Antoine et Jean-Pierre Andras.
Sœurs : Marie Marguerite et Marie Anne Andras.
Mariage
ères rMadelaine Clisson (veuve en 1 noces de François Jourdain, s de Bellevue, élu et
garde-scel de l’élection de Fontenay-le-Comte en Bas-Poitou) ; célébration devant
l’église le 7 octobre 1714 ; contrat de mariage devant Jobert et Goguet, notaires et
126tabellions à Fontenay-le-Comte, le 17 février 1715 .
Postérité
- Louis Gabriel Andras Dumesnil, fls
- Madelaine Claude Andras Dumesnil épouse Jean-Baptiste Janon de Souligné, S.R.
(cf. notice).
Carrière et affaires
Intéressé dans les sous-fermes des Domaines (1738-1744); i ntéressé dans les fermes
du comté d’Eu, de la baronnie de Bagnolle (1751) appartenant au prince de Conti,
deux légataires universels, Claude Amour, marquis de Bouillé, brigadier des armées, colonel du régiment du Vexin,
chambellan du comte de Provence, ancien gouverneur de la Guadeloupe, et Marie Louise Guillemette de Bègue,
laquelle était cessionnaires de ses frère et sœurs utérins ainsi que d’un neveu (Roze de Bègue; P ierre de Bègue, ancien
major général des troupes de la Martinique ; Élisabeth de Bègue ; Pierre Melchior Doissin, habitant au fort
SaintPierre de la Martinique, fls de Catherine de Bègue, veuve de Jacques Doissin). Voir : A.N. M.C., XXX, 449, 29 mars
1776, cession. La masse des biens, déduction faite des dettes, s’élevait à 63 389 lt. 12s. 11d.
125 Un partage de succession sous seing privé le 10 décembre 1710 est mentionné dans l’I.A.D. de Gabriel Jacques Andras
Dumesnil.
126 Les différentes rubriques sont alimentées par l’I.A.D. fait par Bricault, notaire à Pari: sA .N. M.C., II, 561, 17 mai
61757. Son testament fut insinué au Châtelet le 21 juillet 1757: A rch. de Paris DC  240 f° 94r°.
66ANDRÉ DE DUREVILLE
dans la ferme de Bouquimont (1752), dans la société pour la fourniture de viande
aux armées de Provence et Dauphiné en 1747 et 1748, ainsi que dans l’entreprise des
fourrages de Besançon (1747-?).
Fortune
Diffcile à évaluer, il s’agit surtout de ses fonds d’avances dans les différentes fermes,
d’une maison au village de La Brosse-Monceau près de Montereau (8 339 lt. 6s. 4d.),
de billets au porteur et de la dot de 50 000 lt., fournie au mariage de sa flle avec Janon
127de Souligné . Il était locataire d’un appartement, rue du Mail à Paris au loyer de
700 lt. par an.
ANDRÉ DE DUREVILLE (Mathurin Joseph)
sse 128Né et baptisé le 12 janvier 1696 à Rennes, p de Toussaint .
Décédé à Paris le 16 octobre 1755, rue Vivienne.
Origine sociale et milieu familial
Père : François Joseph André de Dureville, avocat au Parlement de Paris.
Mère : Jeanne Marie Hervoit.
Mariage
129Anne Marie Morfouace (flle de Jean Morfouace, procureur au présidial de Rennes
et de Marie Madelaine Bouettin) ; contrat de mariage devant Biard, notaire à Rennes,
le 28 janvier 1721.
Postérité
- Anne Jeanne André de Dureville, flle épouse de Benoist Marsollier de Vivetières,
S.R. de la Grande chancellerie de France, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville (cf.
notice).
Carrière et affaires
Contrôleur vérifcateur ancien mi-triennal, alternatif mi-triennal des trésoriers
receveurs des revenus patrimoniaux des deniers, octrois (...) de Saint-Malo
130(1732-1755), Contrôleur vérifcateur ancien mi-triennal, alternatif mi-triennal des
131trésoriers receveurs des revenus patrimoniaux (...) de Rennes (?-1751). Intéressé
dans les sous-fermes des Domaines de 1738 à 1755 et des Aides de 1750 à 1755, dans
les salines de Rozières et de Dieuze à constituer en exécution des lettres patentes du
roi de Pologne, le 11 novembre 1738, dans les droits rétablis aliénés pour 13 ans sous
erle nom de Charles Oblin à partir du 1 janvier 1746, et les 4 sols pour livre sur ces
droits établis par lettres patentes des 15 et 27 avril 1748, dans la ferme des devoirs,
impôts et billots de Bretagne sous le nom de Pierre Brunet en 1747, dans la ferme
de la principauté de Guemenée sous le nom de Paradis (1737), dans la ferme de
la jouissance de 45 sols par barrique d’eau-de-vie du comté Nantais (1742), etc. Il
associa fréquemment son gendre pour moitié dans ses portions d’intérêts.
127 A.N. M.C., LXVII, 528, 3 février 1742, contrat de mariage: 5 0 000 lt., dont 25 000 lt. avancées à Janon de Souligné,
et 2 200 lt. en une paire de boucles d’oreille.
128 A.N. M.C., XLVIII, 197, 11 mars 1772, acte de notoriété.
129 A.N. M.C., XLVIII,189, 4 juin 1771, I.A.D. ; Anne Marie Morfouace décéda à Paris le 28 mai 1771.
130 A.N. M.C., XCV, 237, 4 novembre 1754 : les lettres de provisions furent délivrées le 11 octobre 1732. Ces offces
tombèrent aux revenus casuels après son décès faute de paiement de Paulette (A.N. M.C., XCV, 239, 31 mars 1755,
partage de la succession d’André de Dureville). Prix en 1731 : 14 000 lt., en 1750 : 27 000 lt.
131 A.N. M.C., CX, 369, 6 août 1751 et CX, 370, 24 décembre 1751, revente à son gendre Marsollier de Vivetières.
67ANGRAN DE FONTPERTUIS
Fortune
D’après l’état des biens fgurant au contrat de mariage, la future apporta en dot
11 000 lt. dont 1 000 lt. rentrèrent dans la communauté. André de Dureville ft
luimême rentrer tout ce qu’il avait dans la direction des affaires du roi. Le douaire fut fxé
à 300 lt. de rentes et le préciput en un trousseau prévu par la coutume de Bretagne.
132 L’état des biens au décès d’André de Dureville s’élevait à 655 251 lt., composée de :
1) meubles meublants estimés à 36 507 lt. 10s. ; 2) meubles vendus, dont le produit
net était de 10 889 lt. 16s. 4d. ; 3) la vaisselle d’argent estimée à 26 977 lt. 17s. ; 4)
meules à Boulogne d’une valeur de 13 207 lt. 5s. 6d. ; 5) 8 919 lt. 2s. 7d. en deniers
133comptants ; 6) 130 000 lt. corresondant au prix de vente d’une maison rue Vivienne ;
7) la jouissance à vie d’une maison à Boulogne au prix de 12 000 lt. ; 8) 2 offces de
contrôleurs vérifcateurs (...) de Rennes (au rapport net annuel de 4 700 lt.), estimés
à 50 000 lt. ; 9) et d’intérêts nombreux en fnance et dans les navires. À cet ensemble,
il faut ajouter une dot de 120 000 lt. payée à sa flle par contrat de mariage du 18
134février 1740 .
ANGRAN DE FONTPERTUIS (Louis Auguste)
Né : ? , baptisé le 14 avril 1669.
Décédé à Paris le 11 juin 1747, en son hôtel place Louis-le-Grand (place Vendôme).
Origine sociale et milieu familial
135Père : Jacques Angran, chevalier vicomte de Fontpertuis et de Lailly-en-Val en
Sologne, près Beaugency, conseiller au Parlement de Metz à partir de 1649, fls
d’Euverte Angran, vicomte de Fontpertuis, greffer en chef des requêtes de l’hôtel,
receveur des consignations de la Cour des Aides, S.R. de la Grande chancellerie de
France de 1634 jusqu’à son décès survenu en 1661, et de Catherine Faignier.
136Mère : Angélique Crespin du Vivier .
Oncle : Louis Euverte Angran, maître des requêtes, intendant du commerce, dont
deux fls au moins : Denis François Angran d’Alleray, procureur général du Grand
137Conseil , et Louis Alexandre Angran, conseiller au Parlement de Paris.
Mariage
Rose de Chasteauvieux (père ?, mère ?) ; contrat de mariage passé devant Mény, notaire
138à Paris, le 11 mars 1729 , établissant le régime de la séparation des biens nonobstant
la coutume de Paris. Signataires au contrat : le prince Charles de Lorraine, le prince
de Carignan, Pean de Mosnac, Louis Angran, intendant du Commerce, cousin
germain paternel, etc.
Postérité
- Louis Angran de Fontpertuis, fls unique, conseiller au Parlement de Paris le 2 avril
132 A.N. M.C., XCV, 239, 31 mars 1755, partage de la succession.
133 A.N. M.C., II, 537, 11 janvier 1753, maison vendue à Simon Charles Bernard de Ballainvilliers.
134 A.N. M.C., XCV, 151, 18 février 1740. Contrat de mariage de Marsolier de Vivetières.
1a135 Érection de Fontpertuis en vicomté en mars 1650 (A.N. X  8660 f° 263).
136 Par sa mère Angran de Fontpertuis est allié à Marie Anne Sachot épouse de Charles Gaspard Dodun. Cf. I.A.D. de
leur tante, Marie Madelaine Crespin Duvivier, devant Hurtrelle (A.N. M.C., LXVII, 502, 4 juin 1737).
e137 François Bluche, Les magistrats du Grand Conseil au xviii siècle 1690-1791, Besançon, Annales littéraires de l’Université
de Besançon, 1966, p. 45-46.
138 A.N. M.C., LVII, 328, 11 mars 1729, contrat de mariage d’Angran de Fontpertuis.
68ANGRAN DE FONTPERTUIS
139 1401740, renvoyé l’année suivante , époux de Marie Marguerite Jogues de Villery .
141Il fut interdit par la sentence prononcée au Châtelet le 25 septembre 1741 . Sans
es 142postérité. Marie Marguerite Jogues de Villery épousa en 2 noces Jean François
143Joly de Fleury .
Carrière et affaires
144Bailli et capitaine des chasses du duché d’Orléans jusqu’au 10 octobre 1714 ; huissier
en la capitainerie des chasses de la Varenne du Louvre en 1715 ; intéressé dans de
nombreuses affaires en association avec Papillon de la Grange; a ctionnaire et syndic
ie iede la seconde C des Indes ; comblé d’actions de la C des Indes, à titre gratuit, par
John Law.
145Fortune
Angran de Fontpertuis acquit la jouissance d’une maison place Louis-le-Grand de
John Law moyennant 60 000 lt. en deniers comptants devant Ballin, notaire à Paris
(étude XLVIII), le 11 mai 1719. Ensuite, il acquit le 10 mai 1737 de Pierre Daulmet,
146sgr de Coulanges la nue-propriété de ce même hôtel moyennant 60 000 lt. devant
Delan et Robineau, notaires à Paris. Il vendit devant Dutartre, notaire à Paris, le
139 Il fut enfermé à Saint-Lazare pour dettes, ivrognerie et débauches, « (. ..) ayant déjà tout fricassé de ce que son père lui
avoit donné » : voir à ce sujet : François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 62.
140 A.N. M.C., XXXIX, 362, 12 mai 1740, contrat de mariage ; Marguerite Jogues de Villery était héritière pour moitié
de ses parents Joseph Jogues de Villery et Marie Anne Baguenault dont le partage de leur succession avait eu lieu
devant Julien le jeune, notaire à Orléans le 27 avril 1736. Sa sœur Marie Anne Jogues de Villery était l’épouse de Pierre
ieAntoine Masson. Les Jogues et les Masson, originaires d’Orléans ont donné de grands négociants pour la C des Indes
et à Cadix, et un fermier général: J ogues de Martinville (cf. notice).
141 A.N. Y 4722/A, du 12 août 1752, autorisation donnée au curateur.
142 A.N. M.C., C, 874, 16 août 1784, contrat de mariage de Jean François Joly de feury et de Marie Marguerite Jogues
de Villery. Elle apporta l’usufruit d’une maison de campagne à Auteuil, 7 400 lt. de rentes perpétuelles, 15 000 lt. de
rentes viagères, et 6 000 lt. de rentes de douaire. L’usufruit de la maison de campagne fut cédée à Jean Barthélemy
Lecouteulx de Canteleu moyennant 7 000 lt. de rentes viagères. Elle mourut à Paris, dans sa maison sise à Paris, au
n° 49, rue de Grenelle-Saint-Germain. Elle fut inhumée à Fleury Merogis, le 27 mai 1812. Voir: A .N. M.C., XXIX,
767, 9 juin 1812, I.A.D.
143 Jean François Joly de Fleury est décédé à Paris le 21 frimaire an xi (A.N. M.C., XXIX, 657 : 27 frimaire an xi, I.A.D. ;
er1 nivôse an xi, renonciation à la succession par les héritiers).
144 Angran de Fontpertuis fgurait parmi les protégés du duc d’Orléans. Ce dernier l’emmena lors de la campagne
d’Espagne en 1707. À cet effet, Saint-Simon rapporta une anecdote; p arlant du duc, il écrivit en 1707 : « (...) Ce fut une
grande joie pour lui que de continuer à commander une armée, et de la commander, non plus en fgure, mais en effet.
Il ft donc ses préparatifs. Le Roi lui demanda qu’il menoit en Espagne; M . le duc d’Orléans lui nomma parmi eux
Fontpertuis. Comment, mon neveu ! reprit le Roi avec émotion, le fls de cette folle qui a couru M. Arnauld partout,
un janséniste ? je ne veux point de cela avec vous. – Ma foi! S ire, lui répondit M. d’Orléans, je ne sais point ce qu’a
fait la mère; m ais, pour le fls, être janséniste ! il ne croit pas en Dieu. – Est-il possible, reprit le Roi, et m’en
assurezvous ? Si cela est, il n’y a point de mal ; vous pouvez le mener. » L’après dînée même, M. le duc d’Orléans me le conta
en pâmant de rire. Et voilà jusqu’où le Roi avoit été conduit, de ne trouver point de comparaison entre n’avoir point
de religion et le préférer à être janséniste ou ce que l’on lui donne pour tel! M . le duc d’Orléans le trouva si plaisant,
qu’il ne s’en put taire ; on en rit fort à la cour et à la ville, et les plus libertins admirèrent jusqu’à quel aveuglement les
jésuites et Saint-Sulpice pouvoient pousser. Le rare fut que le Roi n’en sut nul mauvais gré à M. le duc d’Orléans, qu’il
ne lui en a jamais ni parlé ni rien témoigné et que Fontpertuis le suivit en toutes ses deux campagnes. Il étoit débauché
et grand joueur de paume (...). » Voir : Mémoires de Saint-Simon, éd. d’A. de Boislisle, Paris, 2 éd., 1927, tome XIV, pp.
300-302. Saint-Simon évoqua derechef cet épisode en 1708 et ajouta: « Donzy lui produisit ce Fontpertuis pour qui il
prit de la bonté. Longtemps après dans sa régence, il lui donna moyen de gagner des trésors au trop fameux Mississipi,
toujours sous la protection de M. Nevers. » Après avoir gagné des millions, ces derniers se brouillèrent. Ibidem, 1929,
tome XV, pp. 400-401.
145 A.N. M.C., LXVII, 558, 20 juillet 1747, I.A.D. de Louis Angran de Fontpertuis.
146 Daulmet sgr de Coulanges avait lui-même acquis la nue-propriété de cette maison le 21 février 1726 moyennant 48
000 lt. auprès des commissaires du Conseil du Roi, nommés pour la discussion des biens de Law.
69ANSON
11 août 1730 à Pierre Jean François de la Porte, moyennant 115 000 lt. la terre de
la Ferté Avrain, précédemment acquise devant Péan le 23 octobre 1722 à Pierre
Papillon, trésorier de France à Châlons, et à Jeanne Duverdier son épouse. Par acte
passé devant Desloges, notaore à Pris, le 3 août 1730, il acquit la terre et vicomté de
147Fontpertuis au prix de 129 000 lt. Enfn, par acte passé devant Hurtrelle, notaire à
Paris, le 4 septembre 1739, il ft l’acquisition de 4 maisons à l’angle de la rue des Juifs
et la rue des Roziers moyennant 3 000 lt. de rentes viagères au proft de Marie Anne
Sachot veuve de Charles Gaspard Dodun.
Particularité
Bibliophile et collectionneur célèbre.
ANSON (Pierre Hubert)
sse te 148Né et baptisé le même jour, à Paris, le 11 juin 1744, p S -Geneviève .
Décédé à Paris, rue de la Ville-l’Évêque, le 18 novembre 1810.
Origine sociale et milieu familial
Père : Hubert Anson, écuyer, maître ès arts de l’Université de Paris.
Mère : Françoise Legrand.
Sœur : Élisabeth Victoire Anson épouse de Pierre Mahon, licencié en droit à la faculté
149de Paris .
Mariage
1) Jeanne Rabace de Beaumont (flle de Jean Eustache Rabace de Beaumont, ancien
inspecteur de l’apanage du duc d’Orléans, et d’Antoinette Revollier) ; contrat de
150mriage du 19 novembre 1744 . Signataires au premier contrat de mariage : Lefèvre
d’Ormesson, intendant des Finances, François Joseph Harvoin, R.G. des fnances,
et Alexandre Louis Hersant Destouches, premier commis du Contrôle général des
Finances.
2) Charlotte Claire Nicole Deniset, veuve de Jacques Leslie, flle d’Abel Deniset et de
151Françoise Élisabeth Legrand ; contrat du le 5 thermidor an iii (23 juillet 1795) . Elle
mourut le 10 février 1821.
147 Terre appartenant précédemment à Papillon de la Grange.
148 Cf. une notice le concernant dans le Dictionnaire biographique du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la
èreSeine publié sous la direction de Michel Fleury et Bertrand Gilles, 1 partie, Paris 1972, p. 34-35. Arch. de Paris, état
civil reconstitué. Article nécrologique dans le Moniteur universel du 30 novembre 1810, p.1318. Michel Bruguière,
eGestionnaires et profteurs de la Révolution, pp. 59 et 20 note 51. Françoise Mosser, Intendants des Finances au xviii
siècle, les Lefèvre d’Ormesson et le «d épartement des impositions (1715-1774), Droz, 1778, pp. 218-221. Jean Tulard,
sseL’administration de Paris..., pp. 187-188. Selon les lettres de provisions, il aurait été baptisé p St-Étienne-du-Mont
1(A.N. V 512 du 17 décembre 1783).
149 A.N. M.C., XLVII, 282, 19 novembre 1774, contrat de mariage, Pierre Mahon était fls de Luc Joseph Mahon, maître
en chirurgie à Saint-Dizier et de Marie Louise Héat. Les biens du futur consistaient en 24 000 lt. dont 20 000 lt. de
principaux de rentes. La future eut une dot de 3 000 lt. d’effets mobiliers et 1 468 lt. pour ses droits dans le partage de
la succession de son père Hubert Anson, devant Paulmier, notaire à Paris, A.N. M.C., XLVII, 267, 28 février 1772.
De plus elle avait une somme de 750 lt. de principaux de rentes et 3 000 lt. à prendre au décès de son oncle maternel
Denis Antoine Legrand. Une somme de 3 000 lt. rentrait de part et d’autre dans la communauté. Le douaire était de
1 000 lt. de rentes, le préciput de 2 000 lt.
er150 A.N. M.C., LIII, 498, 17 juillet 1773, contrat de mariage du 1 mariage. Jeanne Rabace de Beaumont décéda le 31
juillet 1774 à Paris, dans un appartement rue des Tournelles. A.N. M.C., XLVII, 281, 18 août 1774, I.A.D.
E er e151 Arch. de Paris V10 et A.N. M.C., CXIII, 207, 1 thermidor an iii, contrat du 2 mariage.
70ANSON
Postérité
152Anne Émilie Anson, décédée le 23 janvier 1793 , issue du premier mariage, qui
153épousa Esprit Jean Juvénal Osmont de Villarceaux, dont un enfant: E sprit Juvénal
Édouard Osmont de Villarceaux, décédé à l’hôpital de Gorlitz, en Saxe, le 19 août
1541813 (mortellement blessé au combat à Lœwenberg) . Esprit Jean Juvénal Osmont
155de Villarceaux, mort le 18 mai 1819 , épousa en secondes noces Geneviève Thérèse
Dupuy, dont un fls, Charles Juvénal Osmont de Villarceaux, garde du corps du roi
sous la Restauration, frère consanguin du défunt.
Carrière et affaires
Docteur en droit, il entra en 1764, à l’âge de 20 ans, au Contrôle général des Finances
comme premier secrétaire de Lefèvre d’Ormesson, intendant des Finances, au
département des impositions. Il fut intéressé en 1766, puis de 1771 à 1776 dans des
traités des étapes. En 1782 il succéda à d’Ailly comme premier commis des Finances
156à la direction des impositions . Le 17 décembre 1783, il fut nommé receveur
général des fnances, exercices impairs du Dauphiné (Grenoble) et enfn membre
157du comité des receveurs généraux des Finances jusqu’en 1789 . Il devint l’un des
158administrateurs des fonderies de Romilly (1789-1799/1808-1810) , député du Tiers
159État de Paris puis à l’Assemblée nationale jusqu’en 1791. Après avoir été suspecté et
écarté, il reprit part aux affaires, commissaire des hospices civils de Paris, président
160de l’administration du Mont-de-Piété .
erLa Ferme générale de la Poste fut adjugée le 1 prairial an vi (20 mai 1798) à Anson,
« agissant tant pour lui qu’au nom de ses associés et cautions » (Merlin de Thionville
eret Monneron) à compter du 1 messidor an vi, puis elle fut résiliée en vertu de la loi
du 25 frimaire an viii (16 décembre 1799) pour être reconvertie en régie intéressée,
composée de 5 membres : Anson nommé administrateur général, Forié, Pierre César
161Auguié, Siéyès et Bernard (arrêté des Consuls du 27 frimaire an viii/18 décembre
1799).
162Fonctions publiques
e1) Élu 18 sur 20 députés le 18 mai 1789, signataire du Serment du Jeu de Paume, il
entra aux comités de règlement (19 juin 1789), de Constitution (6-14 juillet 1789), des
Douze (31 août 1789) et des Finances dont il devint le rapporteur (11 juillet 1789). Il
152 I.A.D. d’Anne Émilie Anson établi par Fourchy, notaire )à Paris, le 18 février 1793 (étude LXIX).
153 A.N. M.C., LXVII, 809, 25 novembre 1790, contrat de mariage : Esprit Jean Juvénal Osmont, maître ordinaire de la
Chambre des Comptes de Paris, fls de Marc Juvénal Osmont, président trésorier de France du bureau des fnances
de Paris. La dot de la future montait à 200 000 lt. dont 15 000 lt. dues par la succession de sa mère. 180 000 lt.
constituaient le principal de 9 000 lt. de rentes, 1 000 lt. le principal de tontines d’Orléans (A.N. M.C., LXXI, 75,
23 décembre 1786), le reste en un trousseau et quelques petites rentes. Le futur apporta 137 800 lt. de principaux de
rentes et 15 000 lt. en deniers comptants.
154 A.N. M.C., LXIX, 949, 12 août 1823, I.A.D. d’Esprit Juvénal Édouard Osmont de Villarceaux.
155 A.N. M.C., LXIX, 26 mai 1819, I.A.D. d’Esprit Jean Juvénal Osmont de Villarceaux.
er156 Claude Mosser, op. cit. Cf. aussi son 1 contrat de mariage.
1 e157 A.N. V 514, lettres de provisions. Prix : 430 000 lt. ; marc d’or : 2 484 lt. ; 40 denier : 10  750  lt. ; sceau : 130  lt. ;
1bhonoraires : 76 lt.14 s. Cf. aussi A.N. F Seine 8 (1807) et Procès-verbaux de la Convention, p 276-277.
158 A.D. Eure, brochure 492, Roettiers de Montaleau, op. cit., pp. 6 et 17.
7 7159 A.N. F 4583 plaq 2, pièces 82-83 (levée des scellés le 28 brumaire an iii) ; A.N. F 4639, dossier Anson.
15160 A.N. F 1863, Arch. de Paris, 3AZ 152.
161 A.N. AF IV 3 plaq 12 p.12 ; AF IV 42 plaq 240 ; A.N. M.C., LXXIII, 1225, 5 décembre 1810, I.A.D. d’Anson :
6cautionnement de 2 722,32 F ; Arch. de Paris VD 76 n° 6, curriculum vitae du 11 prairial an xi.
162 Jean Tulard, op. cit. ; Dictionnaire biographique (...), op. cit.
71ANSON
intervint de nombreuses fois à la barre de l’Assemblée nationale, soutint Necker, le 28
novembre 1789 sur l’affaire de la Caisse d’Escompte et la création des assignats après
avoir défendu la nécessité de rembourser la dette en destinant la vente des domaines
nationaux à cet effet.
Le 23 octobre 1789, il fut nommé trésorier patriotique à l’Assemblée nationale.
2) Élu administrateur du département de Paris, après avoir été vice-président du
directoire, le 21 octobre 1789 il démissionna de ses fonctions le 19 juillet 1792 après
la nomination de Pétion comme maire de Paris. Suspecté il fut incarcéré; e nfn libéré
il se retira à la campagne pour s’adonner à l’agriculture.
3) 1801-1802, président du Conseil général de la Seine, il sortit comme conseiller
dudit Conseil par tirage au sort le 15 avril 1803. Malgré plusieurs tentatives pour
réintégrer le Conseil, il ne fut jamais élu.
Fortune
Le premier contrat de mariage du 17 août 1773 mentionna les apports d’Anson d’un
montant de 12 000 lt. en effets divers et ceux de la future à 9 680 lt. dont 5 000 lt. de
part et d’autres étaient destinées à la communauté. Le douaire était porté à 1 200 lt.
163de rentes et le préciput à 4 000 lt. À peu près 10 ans plus tard, il acquit un offce
de receveur général des fnances du Dauphiné de 430 000 lt. mais en empruntant. Il
n’empêche qu’il devint en 1789-1790 un des intéressés de la fonderie de Romilly et
qu’il dota sa flle de 200 000 lt.
Le 5 thermidor an iii (23 juillet 1795) Pierre Hubert Anson procéda à la liquidation
générale des remplois dus à sa seconde épouse avec laquelle il s’était marié le
er 1641  thermidor an iii . Devant Brelut de la Grange, le 3e jour complémentaire an
iii, Anson vendit à la maison du commerce au Havre, Begouen de Meaux, la ferme
moyennant 1 250 000 lt. Devant Salambier, notaire à Lille le 2 pluviôse an iv
une maison à Lille, rue nationale, section 5, n°68, 29 700 lt. tournois métalliques
comptants afn d’acquérir devant Tiron, notaire à Paris le 5 messidor an iv, un terrain
rue Ville-l’Evêque moyennant 30 000 lt. devant De Mautort, le 23 fructidor an iv
un terrain à 3 600 lt. et enfn devant le même notaire une maison dans la même rue
n° 1058 moyennant 19 000 lt. L’inventaire après décès de Pierre Hubert Anson ne
165nous permet pas d’établir un état rigoureux de ses biens .
Affliations
166Membre de la loge maçonnique : « Les Amis Réunis » de 1783-1784 , membre à partir
du 28 avril 1786 de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes en
1671780 . Au début de la Révolution, il était un libéral modéré. Il fut l’un des membres
168du club de 1789, fondé en mai 1790 à l’initiative de Condorcet qui compta jusqu’à
163 A.N. M.C., LIII, 498, 17 juillet 1773, contrat de mariage ; A.N. M.C., XLVII, 281, 18 août 1774, I.A.D.
164 A.N. M.C., LXXIII, 1185, 5 thermidor an v, liquidations et reprises montant à 77 867 lt. 15s. en monnaie métallique ;
erA.N. M.C., CXIII, 207, 1 thermidor an iii, contrat de mariage.
8165 A.N. M.C., LXXIII, 1225, 5 décembre 1810, I.A.D. d’Anson ; Arch. de Paris DQ  360 f° 4 n° 15, déclaration de
succession au département de la Seine concernant les biens s’y trouvant : 63 101,36 F en mobilier actif.
166 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 40 ; Jean André Faucher, Dictionnaire
historique des Francs-Maçons, Perrin, 1988, p. 13, Daniel Ligou, Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (...), Paris, P.U.F.,
1987, p. 54.
167 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
168 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, p. 401-417 ; Condorcet, Prospectus du journal de la Société de 1789, Paris, Imprimerie Lejay fls,
72ANTHOINE
413 adhérents, puis l’un des membres de la Société des Amis de la Constitution siégeant
169au couvent des Feuillants (dit club des Feuillants), et qui était caricaturé dans un
ouvrage attribué à Sénac de Meilhan intitulé : Les Grands Hommes du jour, « Laudantur
170ubi non sunt » .
- Ses œuvres sont très connues et nombreuses ; elles ne seront pas mentionnées ici.
ANTHOINE (Edme François)
erNé à Genouilly (Yonne) le 1 juin 1739.
171Décédé à Paris, le 5 juin 1815 .
Origine sociale et milieu familial
ssePère : François Anthoine, bourgeois de Genouilly, p de Provency, en Bourgogne
(Yonne).
esMère : Edmée Dutailly, qui épousa en 2 noces Jean Sergent, marchand à Avallon,
en Bourgogne.
èresTante : Nicole Marguerite Dutailly, épouse en 1 noces de Léonard Panchaud et en
es2 noces de François André Chazal.
Mariage
172Antoinette Forest, décédée le 16 août 1825 (flle de Charles Forest, procureur
domanial et agent des affaires du prince de Conti en son comté de
Beaumont-surOise, notaire royal audit lieu, et de Marie Madelaine Bazin) ; contrat de mariage
er 173passé devant Girault, notaire à Paris, le 1 juillet 1766 (communauté des biens
suivant la coutume de Paris).
Postérité
8 enfants, dont 5 connus:
- Alphonse Théodore Denis Anthoine, directeur des contributions indirectes à
174Quimper .
175- Élisabeth Antoinette Flore Anthoine, épouse d’Alexandre Guillaume Lebourlier
d’Orgeval.
1790, in-12° (la cotisation était de 5 louis) ; Règlement de la Société de 1789 et liste de ses membres, Paris, Impr. de Lejay
40fls, 1790, in-12°, voir :BnF LB  2403 (A) ; Keith Michaël Baker, Condorcet, raison et politique, Paris, 1988, p. 364. Voir
la notice concernant pierre Eloy Doazan.
169 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, pp. 277, 286, 294-320. Au sujet du club des Amis de la Constitution séant aux Feuillants, voir
40les Statuts du club, Paris, Imprimerie de Pellier, s.d. (BnF 8° Lb  2204).
170 Cf. F. Drujon, Les Livres à clef, Paris, Rouveyre, 1888, 2 volumes, tome I, p. 415 (A...n désignait Anson).
171 A.N. M.C., XLVIII, 532, 6 juin 1815, dépôt du testament d’Edme François Anthoine. Il réserva la jouissance de
tous les biens à son épouse. En outre, la veuve bénéfciait de la réversion de la moitié de la pension de son époux,
soit 3 000 lt. par an. A.N. M.C., XLVIII, 532, 29 juin 1815, I.A.D. d’Edme François Anthoine (avait un extrait
mortuaire).
172 A.N. M.C., XLVIII, 617, 24 août 1825, I.A.D. d’Antoinette Forest.
er173 A.N. M.C., LXX, 439, 1 juillet 1766, contrat de mariage. Parmi les signataires : Louis Léon Félicité de Brancas
comte de Lauraguais et Jean-Baptiste Charles Laisné, directeur des fermes pour Edme François Anthoine (qui
demeurait alors au château de Fraconville-sous-Bois à Saint-Martin-du-Tertre), Jean Ringard, valet de chambre du
prince de Conti, Joseph Querenet, trésorier général des fnances du prince de Conti, Jean Marie Michelet, secrétaire
des commandements du prince de Conti, Jean Charles Horque d’Hamécourt, premier commis de la Marine, pour
Antoinette Forest.
174 A.N. M.C., XLVIII, 530, 31 janvier 1815, donation de 20 000 F en avancement d’hoirie, dont les 13 000 F qui ont
servi à payer le cautionnement de la place de directeur des aides à Quimper.
175 A.N. M.C., LXVIII, 626, 12 juillet 1787, contrat de mariage.
73ANTHOINE
176 ères- Pierrette Marie Julie Anthoine, qui épousa en 1 noces Jean Antoine Joseph
177Davillier l’aîné , négociant-banquier à Paris, l’un des associés de la maison de
iebanque et de commerce « Gros, Davillier, Odier et C » jusqu’à sa mort, pair aux
Cent-Jours (frère de Jean Charles Joachim baron Davillier, régent de la Banque de
esFrance de 1801 à 1846), puis en 2 noces, en 1835, le vicomte de Sérionne, fls de
Jean Jacques Accarias de Sérionne, ancien secrétaire de Calonne (cf. notice Accarias
de Sérionne).
- Louis Marie François Anthoine, né vers 1773, expéditionnaire en 1791, dans les
178bureaux de contributions, puis receveur des douanes à Libourne, époux de Marie
Antoinette Louis de Gombault, dont un fls unique : Edmond Anthoine, avocat à
Libourne en Gironde.
179 180- Élisabeth Françoise Anthoine , épouse de Pierre Louis Lacoste, directeur des
domaines (fls d’un administrateur des domaines et de l’enregistrement), dont 2
enfants: 1 ) Élisa Lacoste, épouse de Michel Auguste Fabrequettes, négociant ; 2)
Félix Lacoste, aide de camp du général Girard en 1815, puis négociant à New York
en 1825.
181Carrière et affaires
Bachelier en droit ; employé aux aides de 1756 à 1761 et dans le contrôle des actes de
1762 à 1763 ; intéressé dans les affaires du Roi en association avec Lenoir du Balay
et Jean-Baptiste Louis Robert (cf . notices) ; directeur de la régie des hypothèques en
1771 ; premier commis pour la comptabilité des domaines (janvier 1784 à 1791), puis
eà la 2 division du département des contributions –  enregistrement, timbre et
hypothèques – en juillet 1792, et enfn à la régie de l’enregistrement en 1793 ; chef de
ela 5 division de la commission des Revenus nationaux (1794-1795) ; premier commis
des Finances à la division des contributions indirectes de 1796 à 1814. Chevalier de
la Légion d’honneur.
182Fortune
Les apports d’Edme François Anthoine s’élevaient à 17 045 lt. dont 3 400 lt. en effets
personnels et meubles meublants et le reste en terres et rentes foncières (des terres en
Bourgogne et à Plancy en Champagne). Ceux de son épouse montaient à 10 000 lt.
dont un trousseau de 2 459 lt. et le reste en terres à Saint-Martin-du-Tertre. En 1825,
après le décès d’Antoinette Forest, la masse des deux successions confondues s’éleva à
281 210 F, dont le domaine de Saint-Martin-du-Tertre, Belloy, Viarmes,
Beaumontsur-Oise, etc. (canton de Luzarches, département de Seine-et-Oise) d’une valeur de
160 000 F, ainsi que deux maisons à Paris, l’une située rue de la Lune n° 28, l’autre
rue Sainte-Barbe n° 16. Les deux maisons furent laissées en commun. Seule la masse
de 188 282,24 F fut répartie.
176 A.N. M.C., LXVIII, 665, 2 frimaire an iii, contrat de mariage.
177 A.N. M.C., XLVIII, 664, 2 février 1831, I.A.D. de Jean Antoine Joseph Davillier, décédé à Paris, en son domicile, Bd
Poissonnière n° 15, le 15 janvier 1831. Il ne laissa pas de postérité.
178 Contrat de mariage établi devant Romegoux, notaire à Bordeaux, le 9 germinal an xi.
179 A.N. M.C., XIV, 545, 23 prairial an vi, I.A.D. d’Élisabeth Françoise Anthoine.
180 A.N. M.C., XCVI, 569, 27 messidor an ii, contrat de mariage.
181 Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs de la Révolution, Paris, Olivier Orban, 1986, 339 pages, p. 229 notice 7,
1 B 4citant : A.N. H 1448 ; A.N. AFII 21 ; A.N. AFIII 28 ; A.N. F 1015. Romuald Szramkievicz, Les régents et censeurs de
la Banque de France nommés sous le Consulat et l’Empire, Genève, 1974, in-8°, LVIII-424 pages, p. 63.
182 A.N. M.C., XLVIII, 649, 20 octobre 1825, liquidation des deux successions.
74APPOUGNY
APPOUGNY ( Denis, d’)
Né : ?
t sse t 183Décédé à Paris, le 7 février 1735, rue S-Avoye, p S -Merry .
Origine sociale et milieu familial
184Père : Claude d’Appougny, sgr de Jambville et Serincourt , d’origine bourguignone,
S.R. de la Grande chancellerie de France, de 1676-1698, F.G. après avoir exercé
plusieurs emplois subalternes, comme sous-fermier des Domaines et intéressé dans
iela ferme des billots de Bretagne, l’un des membres de la C royale du Sénégal et côte
185d’Afrique ; l’un des protégés des Colbert.
186Mère : Claude Bruchet .
Frères et Sœurs :
187- Simon d’Appougny sgr de Jambville .
- Marie Claude d’Appougny épouse de Pierre Pecquot, sgr de Saint-Maurice, S.R.,
conseiller au Parlement de Paris.
r- Angélique d’Appougny, décédée en 1705, épouse de Gilles Michel Marescot, s de
Rovers.
188- Pierre Charles d’Appougny sgr de Jambville, maître d’hôtel ordinaire du Roi .
Carrière et affaires
Trésorier général alternatif des Invalides de la Marine, de 1709-1716, offce supprimé
par l’édit d’avril 1716 ; commis par des lettres accordées par le comte de Toulouse
189et reçu à l’Amirauté puis à la table de marbre du palais le 15 décembre 1719.
Denis d’Appougny fut rétabli en sa qualité d’offcier conseiller du roi, trésorier
général des Invalides de la Marine moyennant 250 000 lt. par lettres patentes du
9 août 1734, pour exercer cette charge conjointement avec Jean François Verdun de
190Montchiroux .
Fortune
La fortune de Denis d’Appougny ne peut être que très aléatoirement établie. Lors
de l’établissement de la Chambre de Justice, il déclara une fortune de 148 000 lt.,
soit 100 000 lt. en offces, 159 000 lt. en portefeuille, 6 000 lt. de meubles et
e150 000 lt. de dots. Il était endetté au niveau de 17 000 lt. Il fut taxé sur le 8 rôle de
191la Chambre de Justice pour une somme de 44 000 lt. Son inventaire après décès
183 Denis d’Appougny resta célibataire.
184 A.N. M.C., CXIII (Lefebvre, notaire), le 13 mai 1707, testament de Claude Dappougny (d’Appougny? ) ; I.A.D. des
er e30 mai 1707 (1 document) et 6 septembre 1707 (2 document) ; A.N. M.C., CXIII (Lefebvre, notaire), 11 septembre
1707, contrat de mariage de Pierre Charles Dappougny et Agnès de Beaulieu. L’ensemble de ces documents est en
défcit.
185 Par les actes passés devant Boursier et Baudry, notaires à Paris, les 18 septembre et 13 novembre 1694, René de
ieLarré, Guillaume Mesnager, Jean Faure, ainsi que les fères Jean et Louis Massiot, tous intéressés dans la C royale
du Sénégal et de la côte d’Afrique, vendirent à Claude d’appougny, l’un de leurs associés, toutes les habitations,
iebâtiments, magasins, forts et enclos qui dépendaient à la C en Afrique, moyennant 300 000 lt. Cette somme devait
ielibérer la C de ses dettes. Cette vente fut homologué par un arrêt du Conseil du 30 novembre suivant (A.N. E* 634/B
f° 8, pièce 4, susdite date).
186 Daniel Dessert, Argent pouvoir et société au Grand Siècle, pp. 569-570.
187 A.N. Y 15939 du 3 octobre 1740, scellés après décès de Simon d’Appougny de Jambville ; A.N. M.C., CXI, 198, 3
décembre 1740, I.A.D. de Simon d’Appougny.
188 A.N. M.C., LIV, 734, 5 janvier 1718, transaction de succession de Pierre Charles d’Appougny.
1d189 A.N. Z 39 f° 58v° du 18 juillet 1719.
190 A.N. M.C., LIV, 793, 14 mars 1735, I.A.D. de Denis d’Appougny.
191 Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, Mémoire de maîtrise sous la direction de M. le Recteur Yves
75ARBOUX
fait état de 20 000 lt. recouvrées par Verdun de Montchiroux, 168 000 lt. en deniers
comptants dans un coffre et en billets. Devant Hurel, notaire à Paris, le 10 septembre
1707, Claude Bruchet, veuve de Claude d’Appougny, céda à Denis d’Appougny la
ferme d’Estournelles d’une valeur estimée 104 640 lt. «p our le remplir en partie
des152 750 lt. lui étant dues sur la succession de son père », ferme revendue par acte
passé devant Gervais, notaire à Paris, le 28 octobre 1710 moyennant 10 000 lt. en
192deniers comptants seulement . Cette vente ne peut que relativiser la fortune réelle
de Claude d’Appougny, et de son fls, trésorier général des Invalides de la Marine.
ARBOUX (Jean)
Orignaire du Vigan.
193Décédé à Paris, en son domicile situé rue Traversière, le 23 novembre 1758 .
Origine sociale et milieu familial
Père : N.C.
Mère : N.C.
Sœurs :
- Catherine Arboux, flle majeure, domiciliée au Vigan.
- Françoise Arboux, épouse d’Annibal Antoine de Guichard de Lalinière, capitaine
de cavalerie, dont 2 enfants: 1 ) Françoise Louise Guichard de Lalinière, flle
majeure, domiciliée au Vigan ; 2) Antoine François Guichard de Lalinière, capitaine
au régiment de Charost-Cavalerie.
Mariage
Sans alliance ; sans postérité.
Carrière et affaires
L’un des entrepreneurs généraux pour la fourniture de viande aux armées de
Flandres et d’Allemagne durant les campagnes des guerres de Succession d’Autriche
(en association avec Jacques Pierre La Cour et Jacques Faissolle, cf. notices) et de
Sept ans.
ARDILLIER (Louis Jean-Baptiste) dit « de Laumont ».
Né : ?
sse tDécédé à Paris, le 19 avril 1785, rue de Bourbon, p S -Sulpice.
Origine sociale et milieu familial :
Père et mère : N.C.
Frère : François Paul Ardillier, prêtre, pensionnaire du roi, demeurant à Exideuil en
Périgord.
Mariage
N.C.
Postérité
- Anne Paule Ardillier, sa flle, seule héritière, demeurant chez son oncle.
Carrière et affaires
tAdministrateur général des Domaines de 1777 à 1785. Chevalier de l’Ordre de S -Michel.
Durand, l’Université de Paris IV, 1996, p. 375 et 500.
192 A.N. M.C., LIV, 793, 14 mars 1735, I.A.D. de Denis d’Appougny.
193 A.N. Y 11073, scellés après décès de Jean Arboux, du 23 novembre 1758 ; A.N. M.C., LXXXIX, 103, 8 janvier 1759,
dépôt de pièces.
76ARMAND
194Fortune
En 1785, Ardillier avait en sa possession 15 récépissés de Joseph Imbert, caissier de
l’administration générale des Domaines pour son fonds d’avance de 373 000 lt., ainsi
qu’un intérêt dans l’affaire des salines de Sète après plusieurs transactions.
Distinctions honorifques
t 195Chevalier de l’Ordre de S -Michel en 1781 .
ARMAND ( François)
Né : ?
Décédé à Paris, le 16 juin 1776
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacques Armand, marchand à Paris.
Mère : N.C.
Frère et Sœurs :
- Étienne Armand de Rougemont, receveur des fermes.
- Marie Catherine Armand, demeurant à Beaumont près Le Mans.
- Marie Barbe Armand épouse de (?) Léon de Minier, dont 3 fls : Armand, Armand
Louis Bruno (commis aux Aides du département de Saint-Ouen), et Jean-François
Léon de Minier, négociant à Strasbourg.
Mariage
Marie Jeanne Charles s’est mariée devant François Levesque, notaire royal au Maine,
le 18 janvier 1743 avec François Armand, alors commis aux aides, département de
sse tBallon (?). Le 31 janvier 1743, célébration du mariage, p du Grand S -Pierre, au
196Mans .
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Commis aux aides, département de Ballon, directeur des droits rétablis, régisseur des
droits réunis de 1768 à 1775. (régie J.-B. Fouache, intérêt : 2 sols 3 deniers, moyennant
450 000 lt.).
ARMENGAU (Henri)
Né : ?
Décédé à Paris, le 13 avril 1787, en son domicile, situé dans la rue Quincampoix,
appartenant à l’Hôpital des Incurables.
Origine sociale et milieu familial
Père : Alexandre Armengau.
194 Les seuls renseignements ont été recueillis dans les scellés après décès : A.N. Y 12489 du 19 avril 1785 et dans l’I.A.D.
er(A.N. M.C., XCI, 1228, 1 juin 1785). Aucune indication sur la provenance des fonds qu’il détenait; a ucun effet
mobilier ni immobilier mentionné en dehors des fonds d’avances.
195 Comte de Colleville et François de Saint-Christo, Les Ordres du Roi. Répertoire général contenant les noms et qualités de
tous les chevaliers des ordres royaux militaires et chevaleresques ayant existé en France de 1099 à 1830,…, avec une histoire des
ieOrdres du Saint-Esprit, de Saint-Michel, de Saint-Louis, etc., Paris, Jouve et C , s.d., pp. 140-145.
196 A.N. Y 12476, scellés après décès du 16 juin 1776 ; A.N. M.C., CXXII, 795, 8 juillet 1776, I.A.D. de François
Armand. Aucune indication sur la provenance des fonds qu’il détenait, aucun effet mobilier ni immobilier mentionné
en dehors du fonds d’avance.
77ARNAULD
197Mère : Marie Madelaine Masse, décédée à Paris, le 21 juin 1780 .
Sœurs :
- Marthe Armengau, épouse de Goerges Petit, dont : Adélaïde Marguerite Justine
Petit, épouse d’Alexandre Louis Roëttiers de Montaleau, directeur de la Monnaie de
Paris (cf. Roëttiers de Bertaiche).
198- Marie Anne Henriette Armengau, flle majeure, décédée le 27 août 1784 .
199Cousin germain : Étienne François Drouet, décédé en 1779 , bibliothèque des
200avocats, membre de la Société littéraire de Besançon, époux de Marie Élisabeth
Touvenot.
Mariage
Sans alliance.
Carrière et affaires
Négociant à Paris et intéressé dans les affaires du Ro; bi ailleur de fonds importants
auprès de plusieurs fnanciers ; l’un des intéressés dans l’administration générale des
hôpitaux militaires de Flandre, d’Artois, Picardie, Hainaut, Trois-Évêchés, Alsace, et
hôpitaux auxiliaires (1782-1787) ; l’un des intéressés dans la manufacture de Bourges
et d’Issoudun (1775-1787) ; l’un des exploitants du bois de Meudon.
201Fortune
À sa mort, Henri Armengau laissa une fortune considérable, qui s’éleva à
1 480 949 lt. 13s. 7d. ; les dettes passives montaient à 42 850 lt. seulement. L’essentiel
de la masse active consistait en obligations souscrites en sa faveur: J oseph Gabriel
Boubée de Brouquens lui devait 316 666 lt. 13s. 6d. à prendre sur ses fonds d’avances
d’administrateur des Domaines (devant Ballet, notaire à Paris, le 12 juin 1786),
François Étienne Lenoir du Balay 100 000 lt. à prendre sur ses fonds d’avance de
202régisseur général des Aides , Paul Pierre Kolly, fermier général, 45 000 lt. pour
l’acquisition de terres. Antoine Melchior Taurel lui constitua 3 625 lt. de rentes
perpétuelles au principal de 72 500 lt. à prendre sur ses offces de payeur des rentes de
l’Hôtel de Ville (devant Lefebvre, notaire à Paris, le 28 octobre 1786), et Joachim de
Sainte-Luce 2 750 lt. de rentes au principal de 55 000 lt. pour pareils offces (devant
Lefebvre, notaire à Paris, le 12 mars 1785). Enfn, en mai 1787, ses héritiers prêtèrent
20353 000 lt. à Jean Nicolas Pache, régisseur général des vivres de la Marine .
Parmi ses héritiers, Adélaïde Marguerite Petit, épouse d’Alexandre Louis Roëttiers
de Montaleau, reçut 42 978 lt. 9s. 4d. en prélegs et 368 582 lt. 15s. 2d. en guise
d’héritage ; son fls aîné eut 12 000 lt. sous la forme d’un legs particulier.
ARNAULD (Jean Louis)
Né en 1667.
Décédé à Paris, le 26 mai 1707, rue d’Anjou au Marais du Temple.
197 A.N. M.C., XXXIX, 579, 21 septembre 1780, transaction.
198 A.N. M.C., CXVIII, 628, 4 novembre 1785, notoriété après décès.
199 A.N. M.C., XXXVI, 567, 17 novembre 1779, I.A.D. de François Drouet.
200 A.N. M.C., LX, 369, 10 avril 1769, contrat de mariage Drouet-Touvenot.
201 A.N. M.C., CXVIII, 640, 20 novembre 1787, liquidation et partage de la succession d’Henri Armengau.
202 A.N. M.C., XIV, 480, 17 octobre 1782, première obligation ; A.N. M.C., LX, 462, 24 mai 1786, réitération de
l’obligation.
203 A.N. M.C., CXVIII, 641, 21 mai 1787
78ARNAULD
Origine sociale et milieu familial
204Père : Jean Arnauld, chef de la fourrière du duc d’Orléans .
Mère : Élisabeth Richot
Mariage
Marie Thérèse Jacquet ; le contrat de mariage stipula la communauté devant Georges
Robillard et Rollin Prieur, notaires à Paris, le 11 mai 1689. Elle était la flle de Charles
r 205Jacquet s de la Bussière, payeur des rentes, et d’Anne Pajot .
Postérité
206Élisabeth Arnauld, sa flle, fut son unique héritière .
Carrière et affaires
Successeur de Jean de Turményes comme trésorier général de l’extraordinaire des
207guerres et de la cavalerie légère ancien mi-triennal de 1696-1701 et secrétaire du
208Roi de la Grande chancellerie de France de 1697 à 1707 , il termina sa carrière
209fnancière comme fermier général des Fermes générales unies de 1702 à 1707 .
Fortune
Son épouse apporta en dot 23 330 lt. dont 15 336 lt. 16s. 8d. somme dévolue au
partage du 14 juin 1683. Son douaire fut fxé à 700 lt. de rentes et le préciput à
1 500 lt. De part et d’autre 7 000 lt. entrèrent dans la communauté. Jean-Louis
Arnauld apporta ses 15 000 lt. dévolues lors du partage du 6 mai 1689. Lancé dans
les affaires, il acquit dès 1692 une maison licitée rue du Perche près les Capucines
(13 000 lt.), une seconde au coin des rues des Carmes et des Noyers, le 10 septembre
2101694 (12 000 lt.), une troisième maison dans la même rue des Noyers le 7 septembre
1694. Le 6 novembre 1696, il ft l’acquisition d’une grande maison à porte cochère
rue d’Anjou au moyen d’une série de prête-noms successifs dont Thomé. Après un
premier échec pour obtenir un offce de secrétaire du roi, il acquit auprès de Claude
d’Appougny un nouvel offce moyennant 76 300 lt. devant Moufe et Bellanger, le
19 février 1698. Il entra dans diverses sociétés pour l’achat de terres ou privilèges et
constitua une société de 20 sols pour l’offce de trésorier général de l’extraordinaire
211des guerres (...) où lui-même participa pour 10 sols . Délaissant cette charge, il entra
204 Un acte de partage de la communauté entre E. Richot, veuve de J. Arnauld d’une part, Marie Arnauld et Jean-Louis
Arnauld, alors mineur, ses enfants, d’autre part fut déposé chez Jean Carnot, notaire à Paris et Antoine Bonhomme
son confrère, A.N. M.C., XCI, 1260, 6 mai 1789.
205 A.N. M.C., CXII, 801 bis, 14 juin 1783, partage de la succession de Charles Jacquet. A.N. M.C., LII, 122, 11 mai
1689, contrat de mariage.
206 Son tuteur était François Martin de Pinchesne, éc., S.R., époux de Marie Arnauld, sa tante.
207 A.N. P 2700 f° 4v°, réception en la Chambre des Comptes le 11 janvier 1697. Il acquit cet offce en association avec
Romain Dru de Montgelas devant Tibert le jeune et Bellanger, le 18 juillet 1696, au prix de 1 657 000 lt. Ensemble
Arnauld et Dru de Montgelas formèrent une société permettant de soutenir les exercices et le crédit de la trésorerie;
les nouveaux associés étaient Antoine Crozat, Pierre Thomé et Vincent Maynon. En 1701, son successeur Claude
Lebas de Montargis ft appel aux mêmes : Dru de Montgelas, Crozat, Maynon et Thomé.
2208 A.N. V 37 du 13 janvier 1697 (offce supprimé en décembre 1697), il acquit derechef un offce et fut reçu le 17 mars
1698. Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
209 Cf. Daniel Dessert, op. cit., pp. 21, 59, 90, 228, 522. Le 26 juin 1707, Arnauld eut pour 450 000 lt. de récépissés pour
sa part dans le fonds d’avance total de 18 000 000 lt.; 1 50 000 lt. provenaient de divers emprunts auprès de particuliers
dont Jacques Jacquet de la Bussière. (A.N. M.C., CXI, 33, 25 juin 1707).
r210 Vendue par ses beaux-frères, Louis Jacquet (avocat), Jacques Jacquet s de la Bussière, Jean Lugat (S.R.) et Martin de
Pinchesne (S.R.).
211 Devant Bellanger, notaire à Paris, le 19 juillet 1696, lors d’une convention entre Arnauld et Jacquet de la Bussière, il
erfut cédé à ce dernier 1s. 6d. dans les 10 s. moyennant 53 916 lt. 13s. pour un 1 fonds. L’offce fut acquis au départ
79ARNAULD
en pourparlers avec Jacques Rioult, S.R. et fermier général pour obtenir la place de
fermier général. Des actes de conventions eurent lieu devant Marchant et François
Clignet, notaire à Paris, le 30 août 1702, puis devant Clignet et Charles Janson, le 30
septembre 1703, devant Letourneur et Savalette, le 7 janvier 1704. Ces conventions
défnirent le prix de la place (450 000 lt.), ainsi que les termes des remboursements et
212les délégations à faire en faveur de créanciers ou donataires .
Arnauld était encore impliqué dans diverses affaires avec Samuel Bernard (sur
Milan) et dans la régie particulière de la réformation des monnaies de Paris avec
Pierre Rousseau, régisseur général, Martin Masselin et Jean Castaing pour les années
2131690-1694 .
ARNAULD (Louis Henri)
Né : ?
sse t 214Décédé à Paris, en son domicile, sis rue Royale, p S -Roch, le 13 décembre 1769 .
Origine sociale et milieu familial
Père : N. Arnauld.
Mère : N. Massac, flle de Claude Massac, receveur des domaines et trésorier de
l’extraordinaire des guerres de Hainaut à Landrecies.
Frères et sœurs :
- François Arnauld, directeur des fermes du Roi, époux de Marie Germaine de Gatz
(domiciliés dans la rue Royale en 1769).
- Jean Louis Arnauld, R.G. du tabac à Arles.
- N. Arnauld, régisseur de l’habitation familiale au Petit Goave, dans l’île de
SaintDomingue.
- Barbe Catherine Arnauld, qui épousa en février 1733 Antoine Monneron, né
à Chanas près de Tain, le 6 octobre 1703, décédé à Annonay le 22 janvier 1791,
receveur des gabelles d’Annonay, et qui donna naissance à 20 enfants (dix garçons et
deux flles étant encore en vie en 1788), dont : 1) Charles Claude Ange Monneron, dit
l’aîné, né à Antibes le 15 avril 1735, mort à Annonay le 30 mai 1799, commis auprès
du fermier général Dupleix de Bacquencourt en 1749, employé à la manufacture de
ietabacs de Dieppe, surnuméraire au bureau des livres de la C des Indes, commis puis
conseiller au Conseil supérieur de Pondichéry de 1757 à 1771 (prisonnier de guerre
en 1762-1763), inspecteur de la manufacture de tabac de Paris de 1773 à 1782, envoyé
avec le titre de commissaire ordonnateur des arsenaux de la Marine à Pondichéry
en 1782, intendant dans tous les établissements français au-delà du Cap de
Bonne215Espérance (1784-1786) , de retour en France pour raison de santé en 1786, député
au prix comptant de 707 000 lt. Le reste de la somme était payable à terme : 200 000 lt. en 1701, 100 000 lt. en 1703,
300 000 lt. en 1704, et 350 000 lt. en 1706.
212 Clignet (étude XLV), Janson (étude LXXXVII), Savalette (étude CV). Le notaire de la Ferme Générale était à cette
époque Pierre Savalette ; c’est devant ce dernier qu’eurent lieu les actes de société et déclaration de la Ferme Générale.
(Déclaration devant Lange et Savalette le 18 septembre 1704 de Charles Lemoine, acte de société du 31 décembre
1704 présenté le 13 mars 1705, déclarations particulières des 14 août 1703 et 28 juillet 1705).
213 De nombreux détails se trouvent dans son I.A.D. : A.N. M.C., CXI, 33, 25 juin 1707.
214 A.N. Y 14818, scellés après décès de Louis Henri Arnauld du 13 décembre 1769 ; A.N. M.C., CVIII, 603, deux actes :
1) testament reçu par Delaleu, notaire à Paris, le 10 décembre 1769 (Guillaume Joseph Dupleix de Bacquencourt était
désigné pour être l’exécuteur testamentaire : Marie Germaine de Gatz devait recueillir le legs universel) ; 2) I.A.D. à
partir du 30 décembre 1769.
215 A.N. Col E 314 bis, dossiers de : 1) Charles Claude Ange Monneron, commissaire général ordonnateur de l’Inde
80ARNAULD
du Tiers de la sénéchaussée d’Annonay à la Constituante en 1789 ; 2) Jean Louis
Monneron, né à Annonay le 12 septembre 1742, décédé le 30 novembre 1805 au
Sénégal, agent d’affaires maritime de la France au cap de Bonne-Espérance, en Inde
216et à Ceylan durant plus de 25 ans, député de Pondichéry à la Constituante ; 3)
Pierre Antoine Monneron, né à Annonay le 26 janvier 1747, directeur général de la
217Société d’Afrique à Gorée , négociant à Paris et député suppléant de l’Île de France
218à la Constituante en 1789 ; 4) Joseph François Augustin Monneron, né à Annonay
le 24 décembre 1756, décédé à Barataria, près la Nouvelle-Orléans, le 13 août 1824,
219député à la Législative et membre du club intitulé Société de 1789 .
Tante : Anne Louise Massac, épouse de Françoise Dupleix, trésorier particulier de
l’extraordinaire des guerres, dont 2 fls : 1) Charles Dupleix de Bacquencourt, F.G.
(cf. notice) ; 2) Joseph Dupleix, gouverneur général des établissements des Indes.
Mariage
Sans alliance ; sans postérité.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Ro; ii nspecteur général des fermes de Flandre et du
Hainaut (résident à Lille) ; contrôleur général des fermes; sous-fermier des aides
d’Angoulême, des généralités de Poitiers et de La Rochelle (1750-1756) ; intéressé
sous un prête-nom dans la Chambre d’assurances maritimes (1750-1769 ?) ; l’un
des intéressés dans la ferme des droits municipaux établie sous le nom de François
Hacquin (1756-1769) ; intéressé dans les traités généraux pour la fourniture de viande
aux armées pour la campagne de 1758 (sous le nom de Follet), le quartier d’hiver
1758-1759 (sous le nom de François Daune), et les campagnes de 1751 (sous le nom
de Lenoir), de 1761 (sous le nom de René Delahaye) et de 1762 (sous le nom de
220Sébastien Leroy) ; intéressé dans deux baux des octrois de la ville de Lyon (?-1769) ;
intéressé pour un sol dans la ferme des octrois de la ville de Bordeaux (?-1768);
intéressé dans la ferme des devoirs de Bretagne de 1761 à 1764; i ntéressé pour un sol
dans la ferme des octrois de la ville de Poitiers (?-?); l’un des intéressés dans la ferme
des octrois de la Saône (1764-1769) ; l’un des régisseurs de la régie et manutention des
salines de Lorraine, Trois Évêchés et Franche-Comté (1768-1769) ; intéressé dans une
habitation à Saint-Domingue dans la gestion fut confée à son frère; i ntéressé dans
iedes armements de vaisseaux de la C des Indes ; en affaires avec Dupleix, Monneron
l’aîné, Monneron de Mélos et Monneron d’Alency.
(1735-an viii) ; 2) Jean antoinette Monneron, lieutenant d’artillerie de 1769 à 1782 ; 3) Jean Louis Monneron, armateur
à l’île de France, 1778-1790 ; 4) Louis Monneron, agent du roi au cap de Bonne Espérance en 1781 ; 5) Paul Mérault
3de Monneron, capitaine et ingénieur au corps royal du génie de Guadeloupe, 1778-1784. A.N. Col F 19.
216 Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs de la Révolution, Paris, Olivier Orban, 1986, 339 pages, p. 275, notice
203.
1D217 A.N. Z 138, du 28 août 1775, compte de la société au sujet de différentes adjudications.
er218 A.N. M.C., LVIII, 558, 1 mai 1789, cautionnement de Lestache, trésorier principal de la Marine et des colonies à
Pondichéry par Pierre Antoine Monneron, négociant à Paris, rue St-Nicaise.
e ie219 Jean Bouchary, Les Manieurs d’Argent à Paris à la fn du xviii siècle, Paris, Librairie Marcel Rivière et C , 3 volumes,
1940-1943, tome 3, pp. 181-247 ; Michel Bruguière, op. cit., p. 275-276, notice 204.
220 Le second bail auquel participa Arnauld fut établi sous le nom de Branchot. Il était prévu pour 9 ans à commencer
erle 1 janvier 1767. L’acte de société fut constitué par les intéressés devant Charlier, notaire à Paris, le 22 août 1766.
Arnaud céda 6 deniers d’intérêts à Claude Darras, soit 16 500 lt. dans 33 000 lt.
81ARNOUL
ARNOUL (Hubert Gabriel)
sse tNé à Paris, baptisé le 20 août 1665 en la p S -Jean-en-Grève.
Décédé à Paris en pension chez sa flle cadette en une maison rue des
FrancsBourgeois, le 15 janvier 1745.
Origine sociale et milieu familial
Père : Hubert Arnoul, docteur en droit, avocat en Parlement.
Mère : Anne Soly.
Mariage
Claire Guillemette de Barcos.
Postérité
221- Marie Claire Arnoul (aînée) épouse de Jean Robert Sanson, R.G. des Consignations
des Conseils du Roi, Parlement et autres juridictions de Paris (cf. notice).
222- Angélique Julie Arnoul (cadette) épouse de Claude Antoine de Pigis de Menneville,
payeur des rentes de l’Hôtel de Ville.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Roi et dans la recette générale des Consignations (avant
2231724-1744) ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (1728-1745) .
224Fortune
Hubert Gabriel Arnoul dota ses deux flles de 120  000  lt. chacune ; toutefois
53 000 lt. restèrent dues à Marie Claire Arnoul sur la masse active à partager d’un
montant total de 322 705 lt. 7s. 8d. Cette dernière somme incluait une maison
sise rue Coquillière (19 333 lt. 6s. 8d.) et 11 récépissés des recettes générales des
Consignations (200 000 lt.) mais ne comprit point l’offce de secrétaire du Roi, laissé
en commun.
AROUET (François)
Né vers 1650 (dernier des enfants).
erDécédé à Paris, dans une maison sise dans l’enclos de la Chambre des comptes, le 1
janvier 1722 (inhumé le lendemain à l’église Saint-Barthélemy).
Origine sociale et milieu familial
Père : François Arouet, qui s’installa avant 1625 à Paris pour y faire le commerce de
draps et de soie, et s’établit à la fn de sa vie à l’hôtel du Paon, sis rue Saint-Denis ;
225décédé avant avril 1668 . Il était le fls cadet d’Helenus Arouet, décédé le 2 juillet
1625, riche marchand tanneur à Saint-Loup, propriétaire de diverses seigneuries, et
226de Jacquette Marceton .
Mère : Marie Malapart (ou Mallepart), décédée à Paris, en son domicile sis rue des
221 A.N. M.C., LI, 861, 2 février 1728, contrat de mariage.
222 A.N. M.C., LI, 889, 18 janvier 1734, contrat de mariage (document gravement détérioré).
2223 A.N. V 39 du 15 février 1724; C hristine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
224 A.N. M.C., LI, 940, 21 janvier 1745, I.A.D. (détérioré par l’humidité) ; A.N. M.C., LI, 941, 5 avril 1745 partage des
biens de la succession.
225 A.N. M.C., LVII, 99, 20 février 1670, transport de droits par Marie Malapart à François Arouet.
226 J. Balteau, M. Barroux et M. Prevost (remplacés ultérieurement par Roman d’Amat), Dictionnaire de biographie
française, Paris, Librairie Letouzey et Ané, tome 3, 1939, pp. 1043-1045, notices concernant Armand et François
Arouet (le premier par J. Balteau et le second par M. Prevost) ; Guy Chardonchamp, La famille de Voltaire. Les
3Arouet. Paris, H. Champion, 1911, in-8°, 71 pages [BnF : 8° Lm  3087 et à Richelieu, département Arts du spectacle
8° Rf 14832].
82AROUET
227Vignes, dans le faubourg Saint-Jacques, le 4 octobre 1688 (elle avait été placée
dans cette maison de pension, dirigée par Adrien Charlier, en 1678). La Cour du
Parlement de Paris prononça son interdiction en 1674. Son fls avait été nommé pour
administrer ses biens par un arrêt de la même Cour du 7 janvier 1678.
Sœur : Marie Arouet, épouse de Mathieu Marchant, marchand bourgeois et consul
à Paris, dont : François Jacques Marchant, marchand à Paris aux débuts des années
1670, commissaire des poudres et salpetres à Lyon en 1688, secrétaire du Roi de
la Grande chancellerie de France, conservateur des hypothèques de 1722 à 1749,
fermier général et commissaire général des Poudres et salpêtres de 1722 à 1729,
munitionnaire des vivres (cf . notice).
Cousins : Jean-Baptiste Arouet, bénéfcier de la Sainte-Chapelle du Palais vers 1670,
et Helenus Arouet, marchand à Paris à la même époque.
Mariage
228Marie Marguerite Daumart (flle de Nicolas Daumart, avocat au Parlement, avocat
229au Conseil en 1667 , et de Catherine Carteron) ; contrat de mariage passé devant
230 Gilles et Leclerc, notaires à Paris, le 6 juin 1683 (régime de séparation des biens).
231Tante : Marguerite Carteron , épouse Angran, doyen des avocats du Parlement de
Paris.
Postérité
232- Marie Marguerite Arouet, décédée le 15 octobre 1726, qui épousa en 1709 Pierre
233François Mignot, décédé en sa maison de campagne à Viry le 20 octobre 1737
227 A.N. M.C., LXXXIV, 217, 22 novembre 1688, I.A.D. de Marie Malapart. Dans la minute sont cités les titre de
propriété des maisons sises rue Saint-Denis (enseigne de l’Aigle royal) et rue Saint-Antoine.
228 Au sujet de la famille de Marie Marguerite Daumart, voir: A .N. M.C., LVII, 181, 23 décembre 1694, dépôt du
testament fait olographe le 7 mai 1693 de Catherine Daumart, sœur, veuve en premières noces de Bernard Leprestre
et épouse Dartimille, ancien S.R. ; A.N. M.C., LVII, 180, 31 juillet 1694 ; A.N. M.C., LVII, 181, 6 octobre 1694,
renonciations à la succession de Catherine Daumart ; A.N. M.C., LVII, 182, 22 février 1695.
229 A.N. M.C., CX, 168, 9 novembre 1667, traité d’offce et de la pratique d’avocat au Conseil par Pierre Savary, S.R. de
la Grande chancellerie de France, à Nicolas Daumart, fls de Nicolas Daumart, greffer garde sacs du petit criminel
du Parlement.
230 A.N. M.C., LXXXIV, 206, 6 juin 1683, contrat de mariage (document répertorié mais en défcit dans la liasse).
231 A.N. M.C., LVII, 231, 18 novembre 1705, réception par le notaire du testament de Marguerite Carteron, veuve
Angran ; A.N. M.C., LVII, 237, 3 février 1707, I.A.D. de Marguerite Carteron.
232 A.N. M.C., LVII, 247, 27 janvier 1709, contrat de mariage (communauté des biens suivant la coutume de Paris). La
dot constituée par François Arouet à sa flle s’éleva à 60 000 lt. y compris un collier de perle ainsi que des diamants
d’une valeur de 5 000 lt., et 1 000 lt. en espèces, et enfn des rentes sur particuliers dont une due par Albert Grillet sgr
de Brissac et Claire Marie Garnier (des proches). 6 000 lt. étaient mis en communauté par chacun des deux époux.
Le douaire fut fxé à 2 000 lt. de rentes et le préciput à 6 000 lt. (l’équivalent d’une mise en communauté). François
Arouet abandonna une maison sise rue Saint-Denis à Paris, ayant eu pour enseignes « l’Aigle royal » puis « le petit
Saint-Jean », d’une valeur de 25 000 lt. ainsi qu’une autre sise rue Maubuée, estimée à 24 000 lt. Plus loin pourtant,
il fut déclaré que les deux maisons et les petits contrats de rentes formèrent un capital de seulement 48 000 lt. et
que François Arouet constitua une rente annuelle et perpétuelle de 600 lt. jusqu’au remboursement complet du
principal.
Mignot déclara être propriétaire d’un offce de correcteur en la Chambre des comptes. Le montant du prix de l’offce,
s’élevant à 50 000 lt., avait été avancé par sa mère, par acte passé devant Ballin, notaire à Paris, le 25 janvier 1705.
233 A.N. Y 13087, scellés après décès de Pierre François Mignot du 20 octobre 1737 ; A.N. M.C., LVII, 354, 30 octobre
1737, I.A.D. de Pierre François Mignot. Outre son offce de correcteur des comptes, il laissa à ses enfants la propriété
d’une maison sise à Paris, rue de Bussy (Buci) en 1719. L’I.A.D. indiqua également l’existence d’une société résiliée
en 1708 réunissant Pierre François Mignot et son beau-frère, Nicolas Jean Paignon, pour le commerce de draps à
Paris. Ce dernier fonda une manufacture de draps à Sedan – Dijonval – puis devint secrétaire du Roi de la Grande
chancellerie de France en 1711. Une flle de Nicolas Jean Paignon, sgr Dijonval, Madelaine Paignon, épousa Claude
Geoffroy, caissier de la Caisse commune de la Compagnie des Receveurs généraux des fnances, crée par Joseph
83AROUET
e(domicilié alors à Paris en un appartement sis au 2 étage d’une maison appartenant à
Lefebvre, T.G. des Maison et fnances de la Reine, située rue Beautreillis), correcteur
234ordinaire en la Chambre des comptes de Paris, à partir du 26 janvier/9 février 1705
235(fls de François Mignot, bourgeois de Paris, et d’Anne Cellier, décédée en 1708 ),
dont : 1) Marie Louise Mignot, née avant 1713, épouse de Nicolas Charles Denis,
ancien capitaine au régiment en Champagne, commissaire ordonnateur des guerres
tet chevalier de l’Ordre de S -Louis, puis correcteur en la Chambre des comptes de
Paris ; 2) Pierre François II Mignot, né vers 1713, correcteur ordinaire en la Chambre
236des comptes de Paris à la suite de son père ; 3) Marie Élisabeth Mignot, née vers
1715 ; 4) Alexandre Jean Mignot, né vers 1725.
- Armand Arouet, né le 22 mars 1685 (flleul du duc de Richelieu et de Charlotte de
237L’Aubespine, mère du duc de Saint-Simon), décédé le 18 février 1745 (inhumé à
l’église Saint-Barthélemy), étudiant à Paris au séminaire de Saint-Magloire, avocat
en Parlement, trésorier de la Chambre des Comptes de Paris à la suite de son père,
238janséniste extrêmement dévot devenant « convulsionnaire », mort célibataire . Son
père aurait dit à son égard ainsi qu’à celui de son frère cadet: « J’ai deux fls qui sont
fous, l’un de dévotion, l’autre de vers» .
- François Marie Arouet et Voltaire, né à Paris le 21 novembre 1694, décédé à Paris
239le 30 mai 1778 , historiographe du Roi, écrivain, romancier, auteur d’œuvres de
Paris Duverney (cf. notice Claude Geoffroy). Les familles Mignot et Paignon furent également alliées aux Lelong
(cf. notice). Il s’agissait de familles réputées jansénistes. Une bonne partie des actes notariés concernant la famille
ePaignon, pour la première moitié du xviii siècle, fut passée en l’étude XLVIII (appartenant aux notaires Ballin puis
Patu) dont de nombreuses minutes sont malheureusement en défcit.
234 A.N. P 2405 f° 61 et 193, lettres de provisions du 26 janvier 1705 et réception en la Chambre des comptes du 9 février
suivant.
235 L’I.A.D. d’Anne Cellier, veuve Mignot, fut réalisé par Ballin, notaire à Paris, le 5 novembre 1708, à la requête de
Pierre François Mignot, d’Anne Catherine Mignot, épouse de Nicolas Jean Paignon, et de Jean François Mignot
de Montigny, président des trésoriers de France, commissaire du conseil pour les tailles, ponts et chaussées.
Malheureusement les minutes de cette période sont en défcit.
Jean François Mignot de Montigny avait épousé Marie Louise Gaillard, dont 3 enfants: 1 ) Geneviève Éléonore Mignot
de Montigny, épouse de Charles Claude Dejean (cf. notice) ; 2) Étienne Mignot de Montigny, président trésorier de
France de la généralité de Paris (1742-1789) ; 3) Antoinette Louise Mignot, épouse de Martin Le Daulceur, intéressé
dans les affaires du Roi, payeur des rentes et S.R. de la Grande chancellerie de France ( cf . notice).
A.N. Y 14408, scellés après décès de Jean François Mignot de Montigny, décédé à Paris, le 23 octobre 1760, rue
Cloche Perce ; A.N. M.C., XXIV, 773, 16 janvier 1761, I.A.D. de Jean François Mignot de Montigny.
A.N. P 2445 f° 307v° et 311, lettres de provisions de trésorier de France général des fnances de Paris en faveur d’Étienne
Mignot de Montigny fls du 7 décembre 1742, avec retenue de service en faveur de son père. A.N.  P 2488 f° 337 et
A.N. P 2494 f° 141, enregistrements de lettres de commissions en la faveur d’Étienne Mignot de Montigny.
236 A.N. P 2435 f° 141, enregistrement de L.P. de dispense d’âge le 20 novembre 1737; A .N. P 2435 f° 171, enregistrement
des lettres de provisions et réception le 29 novembre 1737 ; A.N. P 2436 f° 28, lettres d’intermédiat du 24 janvier
1738.
237 A.N. M.C., LVII, 376, 13 janvier 1745, dépôt du testament d’Armand Arouet. A.N. M.C., LVII, 382, 18 janvier 1746,
renonciation de François Marie Arouet de Voltaire à sa qualité d’héritier au proft de celle de légataire universel ; A.N.
M.C., LVII, 382, 18 janvier 1746, abstention de Marie Mignot, veuve Denis, et autres héritiers. Armand Arouet eut
pour successeur un dénommé Lemoyne, en 1746 (Almanach royal, 1746, p. 195). Voir également : Gazier, « Le frère de
erVoltaire », in Revue des Deux-Mondes, 1  avril 1906. 
238 A.N. M.C., LVII, 276, 15 octobre 1714, donation de François Arouet à Armand Arouet de la somme de 26 625 lt.
239 Concernant Voltaire, 133  minutes ont été distraites des liasses du Minutier central des notaires pour être
déposées à la Réserve des Archives nationales et microflmées. Voir notamment les cotes Mi/Rs/560-566. Les
n° 564-566 correspondent aux actes qui se trouvaient initialement dans la liasse A.N. M.C., CVIII, 680 : 1) dépôt
du testament olographe daté du 30 septembre 1775, le 5 juin 1778 ; 2) 15 juin 1778, déclaration des membres de la
famille de feu François Marie Arouet de Voltaire au sujet de l’embaumement du corps dudit défunt pratiqué le 30 mai
84AROUET
théâtre, philosophe et homme d’affaires avisé – proche des frères Paris durant les
années 1730, ayant notamment investi des fonds par l’intermédiaire de Joseph
Paris Duverney dans la compagnie des munitionnaires des vivres des armées de
d’Italie au cours de la première campagne de la guerre de Succession de Pologne,
en 1734, puis dans celle des munitionnaires des vivres de Flandres et d’Allemagne
240sous la guerre de Succession d’Autriche  – ; arrivé à Genève en décembre 1754 et
241installé « Délices » le mois suivant, n’y songeant « qu’à cultiver son jardin » (cette très
belle propriété, appartenant alors au médecin Jean Robert Tronchin, accueille
1778, en l’hôtel du marquis de Villette ; 3) 16 juin 1778, notoriété après décès de François Marie Arouet de Voltaire
par Charles Josse de la Bouglie, marchand mercier, et Jean Louis Wagnière, secrétaire de Voltaire. Pour davantage de
renseignements, il est nécessaire de consulter la base électronique « Minutes » de site Archives Nationales.
Il est impossible de retracer toute la carrière et ainsi que de donner tous les titre de ses œuvres ou de mentionner tous
ceux des ouvrages qui lui ont été consacrés depuis sa mort. Ces œuvres et sa correspondance (13 tomes) ont été publiées
dans la collection de la Bibliothèque de la Pléiade chez Gallimard (Nrf). Parmi les ouvrages de références: 1 ) Théodore
Besterman, Voltaire, London and Harlow, Longmans, 1969, in-8°, 637 pages [B.H.V.P. USUELS 8° F 176] ; 2) René
Pomeau, dir., Voltaire en son temps, Oxford, University of Oxford, Voltaire Foundation, Alden Press, 1988-1994,
me5 volumes, in-8°, tome 1, René Pomeau, D’Arouet à Voltaire, 1694-1734, VI-370 pages, tome 2, René Vaillot, Avec M
Du Châtelet, 1734-1749, VI-432 pages, tome 3, René Pomeau et Christiane Mervaud, de la Cour au jardin, 1750-1759,
VII-416 pages, tome 4 (1994), René Pomeau, Écraser l’Infâme, 1759-1770, VII-474 pages, tome 5 [1994], René Pomeau,
On a voulu l’enterrer, VIII-466 pages [B.H.V.P. 737 070].
À noter que son œuvre fut éditée par l’imprimerie de Kehl appartenant à Caron de Beaumarchais ( cf . notice).
240 René Vaillot s’est intéressé aux investissements de Voltaire pour la période 1734-1749, comparant sa situation
forissante en comparaison de celle calamiteuse de Madame Du Châtelet. Il utilisa abondamment le témoignage de
Sébastien Longchamp, le particulier de Voltaire : Mémoires sur Voltaire [BnF, Richelieu, N.A.F., 13006], notamment
osles f 168-170. D’après le secrétaire, il aurait reçu un arrêté de compte après la conclusion de la campagne d’Italie
de juin à septembre 1734 indiquant que son bénéfce net dans cette opération s’élevait à 600 000 lt. À cette époque,
Voltaire venait de s’enfuir à Cirey en Bourgogne, qui appartint à Émilie Du Châtelet, sa maîtresse (parti de Paris le
6 mai, il y parvint le surlendemain 8 mai 1734), après la publication des Lettres philosophiques qui suscitèrent l’ire du
vieux cardinal Fleury et la condamnation du Parlement de Paris.
Dès la reprise des hostilités après la mort de l’Empereur Charles VI, Voltaire participa derechef au fnancement d’une
des compagnies des vivres : celle de Flandres et d’Allemagne. Il y resta durant tout le déroulement de la guerre de
Succession d’Autriche et aurait, d’après Lonchamps, gagné 17 000 lt. pour la seule année 1749. En outre, Voltaire
chercha à favoriser ses proches, dont son cousin germain Marchant ainsi que son fls en obtenant du secrétaire d’État
de la guerre la fourniture de 10 000 uniformes pour les milices (lettres de Voltaire des 15 juillet et 22 août 1743 citées
par René Vaillot). Enfn, Voltaire plaça des fonds auprès de proches des frères Paris, dont le receveur général des
fnances Michel d’Amblérieux – cf. notice – qui ft malheureusement faillite et lui ft perdre le montant de 32 000 lt.
Ces bénéfces lui permirent de prêter aux grands seigneurs du Royaume, dont le prince de Guise, le duc de Bouillon,
de Villars et de Richelieu. Il s’agit-là d’autant d’appuis précieux à la Cour.
Il ne va pas sans dire qu’il tarissa point d’éloges à l’égard de Joseph Paris Duverney ; dans son Panégyrique de Louis XV
publié aux lendemains de la paix d’Aix-la-Chapelle, le 18 octobre 1748, Voltaire écrivit à son propos qu’il s’agissait
d’un : (...) homme qui a soutenu le crédit de la nation par le sien (...) un des prodiges de notre siècle ». Paris Duverney
« (...) fait subsister nos armées» e t par son action « (...) nos camps devant tant de places assiégées ont été semblables à
medes villes policées où règnent l’ordre, l’affuence et la richesse» . Voir : René Vaillot, Avec M  Du Châtelet, 1734-1749,
op. cit., pp. 396-397.
Dans son ouvrage, René Vaillot développa très précisément les relations amoureuses et changeantes entre Voltaire
et Émilie Du Châtelet, notamment lorsque cette dernière s’éprit de Saint-Lambert. Cependant, Voltaire développa
me également des sentiments tendres davantage que « paternelles » pour sa nièce, M Denis. Dès la fn 1745, ses sentiments
pour sa nièce devenue veuve, à l’âge de 33 ans, se transformèrent, devenant passionnels jusqu’à la jalousie. Celle-ci,
se croyant bonne poétesse, espérait bénéfcier tant de l’aura que de la fortune de son oncle et amant et supplanter sa
meprincipale rivale. Malgré tout, Voltaire ne parvint jamais vraiment à se consoler de la perte de M  Du Châtelet et de
la remplacer, laquelle s’étant éteinte après une fèvre foudroyante à Cirey le 10 septembre 1749. Quittant aussitôt ce
domaine, il s’installa l’année suivante à Genève.
241 René Pomeau et Christiane Mervaud, de la Cour au jardin, 1750-1759, op. cit., p. 341. Voltaire y vécut au printemps
et en été, préférant hiverner à Lausanne, en parfait épicurien à l’instar du personnage de Pococurante de Candid, e
ouvrage qui rencontra un succès éclatant au printemps de 1759.
85AROUET
actuellement un musée et une bibliothèque contenant environ 25 000 ouvrages le
242concernant et près de 1 000 manuscrits), et y demeurant jusqu’en 1760 , puis au
château de Ferney (hameau de Fernex) dans le bailliage de Gex acquis en 1759 – lieu
très proche de Genève ainsi que du lac et ayant vue sur le Mont-Blanc –, où il ft
apporter des améliorations au beau château et où il fut à l’initiative de la création
d’une ville nouvelle au cours des 20 dernières années de sa vie (l’actuelle ville de
243 244 Ferney-Voltaire) , franc-maçon initié en la loge des «N euf Sœurs ». Ses cendres
furent transférées au Panthéon, à l’initiative de Charles Michel marquis de Villette,
le 11 juillet 1791 (cf . notice Charles de Villette).
Affaires
245 246Notaire au Châtelet de Paris (février 1675 -décembre 1692) ; trésorier payeur des
242 Voir : Paul Chaponnière, Voltaire chez les calvinistes, Paris, Perrin, 1936, in-16°, XVI-269 pages [B.H.V.P. 949 266].
243 Les château, maisons et domaine de Ferney-Voltaire ainsi que d’autres héritages albergés réunis à l’acquisition
veprincipale – mais non comprises les rentes viagères sur la tête de la v  Denis –, le tout étant estimé au prix de
180 000 lt., et dont Marie Louise Mignot, veuve de Nicolas Charles Denis, se déclarait propriétaire, furent échangés
dans leur globalité contre une maison sise à Paris, rue du Mail, d’une valeur de 100 000 lt., apprtenant à Charles
Michel marquis de Villette, moyennant un soulte de 80 000 lt., suivant un acte passé devant Rouen, notaire à Paris,
le 9 janvier 1779 (A.N. M.C., LXXI, 15).
Marie Louise Mignot déclara à l’occasion de ce contrat d’échange et de vente que cette terre lui appartenait dès
1759 :
« La terre de ferney appartient à Madame Denis au moyen des différentes acquisitions qu’elle a faites, concessions,
réunions, dont les principales sont savoir pour le château, bâtimens, cour, jardin, terrasse, verger, les cens, hommages,
rfefs, emphytéoses, domaines, justice, et autres droits seigneuriaux. La vente qui en a été faitte à Mad. Denis par M
Jacob de Budé, fls de défunt Guillaume de Budé, colonel au service du duc de Hollande, citoyen de Genève, devant
Girod, notaire royal du bailliage de Gex en présence de témoins le neuf février mil sept cent cinquante neuf, contrôlé
r ret insinué à Gex le vingt du même mois par le S Roque, ensaisiné et contrôlé à Dijon par le S Vaudrey, receveur et
contrôleur général des Domaines et bois de Bourgogne et de Bresse le vingt un juin suivant. Et pour les domaines,
bâtiments rustiques, cour, jardin, chènevière, verger, terres labourables, vignes, prés, bois et autres objets, par la vente
qui en a été faitte à Mad. Denis, suivant l’acte passé devant le même notaire le même jour neuf février aud. an par
r r rS Antoine Josué Diodaty fls de défunt S Salomon Diodaty, et S Gabriel Lullin, tous deux citoyens de Genève, ce
rdernier comme fondé de la procuration spéciale de Marthe Anne Rilliait [Rilliet; s ic], épouse du S Diodaty autorisée
rpar Isaac Robert Rilliet [patronyme corrigé dans l’acte], citoyen de Genève, son frère, et S Pierre Lullin, conseiller
d’État de la République de Genève, son beau-frère, à l’effet de cette procuration passée en la présence de témoins
devant Delorme, notaire à Genève, le huit du même mois de février dont l’original est resté annexé à la minute de
cette vente contrôlée et insinuée à Gex le vingt de ce mois de février, lesquels contrats de vente contiennent plus
amplement la désignation des terres et seigneuries, domaines et droits vendus, l’origine en la personne des vendeurs et
la quittance des prix de ventes payés comptants. À l’égard du surplus des objets compris au présent échange, terrains,
bois, maisons, rentes foncières et droits quelconques, Mad. Denis en a fait les acquisitions successives par divers
contrats qui pour le plus grand nombre seront cy après remis à M. le marquis de Villette avec des titres d’albergement.
Mais il est observé par Mad. Denis qu’elle peut ne point posséder la totalité des biens fonds énoncés en ces différents
contrats attendu qu’elle en cédé une parti pour la construction des maisons bâties à Ferney et jardins en dépendants
conséquemment cette portion distraite des différentes acquisitions et concédées depuis à Mad. Denis n’est point
compris dans le présent échange (...) ».
Tout naturellement, Voltaire avait acquis le domaine sous le nom de sa nièce et maîtresse à qui il légua d’ailleurs sa
fortune. À la mort de son oncle, elle décida de s’en séparer le cédant tout naturellement à l’un de ses plus ardents et
riches admirateurs : le marquis de Villette. Au sujet de ce dernier, voir la notice concernant Charles de Villette, R.G.
des fnances puis T.G. de l’extraordinaire des guerres, son père.
244 Louis Amiable, Une loge maçonnique d’avant 1789. La loge des Neuf Sœurs. Augmenté d’un commentaire et des notes critiques
de Charles Porset, Paris, Edimaf, 1989, 245 pages.
245 A.N. M.C., LXXXIV, 185, 22 janvier 1675, traité d’offce de notaire au Châtelet entre Jacques Buon et François
Arouet ; A.N. M.C., LXXXIV, 185, 22 janvier 1675, traité de la pratique de notaire entre Estienne Thomas et François
Arouet moyennant 10 000 lt. Parmi ses clients fguraient M. de Châteauneuf, conseiller au Parlement et ambassadeur
à Constantinople, et l’abbé de Châteauneuf, son frère. Il demeurait leur homme d’affaires.
246 Il s’agit de l’étude LVII du Minutier central des notaires aux A.N. Son successeur fut Claude Leroy qui laissa sa charge
86AROUET
épices, et receveur des amendes de la Chambre des Comptes de Paris – dit « trésorier
de la Chambre des comptes – nommé à titre de commission et après le versement
de 240 000 lt. pour lui tenir lieu de cautionnement, avec un intérêt au denier 22 ou
4,545 % ou 10 909 lt. 1s. 8d., et 300 lt. d’appointements mensuels (?-1721).
247Fortune
Au décès de François Arouet, la vente de ses meubles meublants se trouvant dans son
domicilie parisien rapporta 18 555 lt. 11 s. Le montant des deniers trouvés s’élevait à
6 424 lt. 17s. 2d. Il faut y ajouter le capital de son cautionnement ainsi que 30 000 lt.
qui lui restaient dû sur le prix de vente de la grande maison sise à Châtenay, cédée à
248son neveu François Jacques Marchant (cf. notice), en 1720 , moyennant 55 000 lt.
Avec quelques petites sommes supplémentaires, il laissa à sa mort un capital de
346 784 lt. 3s. 1d.
La masse de la succession, comprenant ce présent capital ainsi que les rapports des
montant de la dot et de la donation, s’élevait à 412 784 lt. 3s. 1d. Le total des dettes
et charges, dont des factures d’artisans et de commerçants, monta à 43 438 lt. 9s.,
réduisant la fortune à la somme nette de 369 345 lt. 14s. 1d.
à Edme Louis Mény en avril 1720. Ce dernier fut économe général des bénéfces consistoriaux du Clergé de France
de 1746 à 1749 (cf . la notice concernant Edme Louis Mény).
247 A.N. M.C., LVII, 308, 21 août 1721, dépôt du testament olographe de François Arouet (souvent orthographié sous la
e eforme d’Aroüet à la fn du xvii et début du xviii siècle) daté du 19 août précédent (insinué le 14 novembre 1726) ; A.N.
M.C., LVII, 309, 20 janvier 1722, I.A.D. de François Arouet, à la requête de son gendre, Pierre François Mignot, son
exécuteur testamentaire (Voltaire demeurait alors à Paris, Cour du Palais) ; A.N. M.C., LVII, 325, 4 décembre 1727,
compte des recettes et dépenses et de l’exécution testamentaire fait entre Pierre François Mignot, Armand Arouet,
trésorier de la Chambre des Comptes, et François Marie Arouet et Voltaire (ce dernier ayant donné procuration
à Mathieu Deparis l’aîné, procureur au Châtelet de Paris, suivant un acte passé devant Jacques Brissac, notaire à
Londres, le 18 janvier 1727), par lequel il était établi que la recette était excédentaire sur la dépense de 27 625 lt. 13s. ;
A.N. M.C., LVII, 325, 9 décembre 1727, liquidation et partage des biens entre les légataires universels.
Les 3 enfants de François Arouet étaient chacun légataires universels pour un tiers de leur père. La part revenant à
Arouet de Voltaire était grevée de substitution « aux enfants à naître de luy en légitime mariage et à défaut d’enfant
audit Armand Aroüet et à lad. défunte dame Mignot. Duquel testament attendu lad. substitution, la publication a été
letfaitte laudiance tenante au Ch de Paris le vingt trois novembre mil sept cent vingt six, au moyen des renonciations
r efaittes à la succession dud. S François Aroüet, lad. défunte dame Mignot, par acte passé devant led. M Meny et son
resconfrère no le trente juillet mil sept cent vingt six et par led. Sieur Deparis aud. nom de fondé de procuraõn dud.
e reSieur De Voltaire par autre acte passé devant led. M  Meny no le vingt cinq février mil sept cent vingt sept, dument
insinuées. L’exécution duquel testament ainsy que par la délivrance dud. Legs universel et des legs particuliers y
letportez ont été ordonnez par sentence du Ch du vingt cinq juin de la présente année [1727] rendue entre les parties et
Michel Masson, bourgeois de Paris, au nom et comme curateur créé à la succession dudit François Aroüet au moyen
letdes susd. Renonciations par sentence du Ch du vingt cinq may dernier (...) ».
248 A.N. M.C., LVII, 239, 18 juillet 1707, acte d’échange du domaine – lieu-dit le Parousseau – contre une rente de
800 lt. au principal cédé par Arouet à l’abbé de Châteauneuf, le parrain de Voltaire. Arouet y avait déjà un bien,
non loin de Malézieu. A.N. M.C., LVII, 301, 26 mars 1720, vente de la belle propriété sise à Châtenay par Arouet
à François Marchant au prix de 50 000 lt. (la propriété – la maison Arouet étant démolie en 1853 – fut intégré
eau milieu du xix siècle dans ce qui constitue « Domaine de la Roseraie » dont l’agent de change Roland Gosselin
était propriétaire –et appartenant actuellement au CREP – et qui se trouve au cœur de la commune de
ChâtenayMalabry, longeant la rue Voltaire et situé non loin de l’église romane Saint-Germain l’Auxerrois ; très curieusement,
l’histoire complexe de cette importante propriété – dans laquelle Voltaire ft des séjours au cours de son enfance –
est me semble-t-il peu mise en valeur contrairement au lieu de résidence dit de la « Vallée-des-Loups– acquis par
Châteaubriand après avoir été exilé de Paris en 1807 et que celui-ci conserva jusqu’en 1817).
87ARTHENAY
ARTHENAY ( Guillaume Louis d’)
Né à Trizetron (district de Carentan, Manche), le 12 octobre 1750, baptisé le
249lendemain .
250Décédé le 18 novembre 1834 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Louis Charles Gilles d’Arthenay.
Mère : Anne de Saint-Lorens (Saint-Laurent).
Mariage
èresJeanne Denis surnommée Laudimiey, veuve en 1 noces d’Antoine François Hébert,
T.G. de l’Argenterie, menus plaisirs et affaires de la Chambre du Roi (flle de père
inconnu, et d’Anne Marguerite Laudimiey, actrice ?) ; contrat de mariage passé sous
251seing privé en Normandie, du 25 mai 1796 (régime de séparation des biens). Elle
eut 2 enfants du premier mariage.
Postérité
Jeanne Louise Charlotte d’Arthenay, mariée en 1819 à Charles Gilles Noël Nicolas
marquis de Morelie, dont une flle décédée sans postérité.
Carrière et affaires
ieLieutenant administrateur de la C royale des Eaux de Paris de concert avec Gouy
252d’Arsy, les banquiers Pourrat et Lecouteulx de la Noraye (1788-?) ; général au
bailliage de Valognes (1789) ; gestionnaire des fonds de la compagnie des Fonderies
de Romilly-sur-Andelle à partir de 1790 (cf. notice Lecamus de Limare) député du
erCalvados de 1801 à 1815 ; vice-président du corps législatif sous Napoléon I ; baron
d’Empire en avril 1810.
AUBOURG ( François Nicolas)
Né en 1668.
Décédé à Paris en novembre 1733.
Origine sociale et milieu familial
Père : Nicolas (II) Aubourg, fls de Nicolas (I) Aubourg, premier huissier du Parlement
de Rouen, et d’Anne Lecouteulx, petit-fls de Guillaume Aubourg, sgr de Bunetot, et
d’Esther Bertout, et arrière-petit-fls d’Étienne Aubourg, sgr de Bunetot, avocat au
253Parlement de Rouen, et de Madeleine Mustel .
Mère : Marie Roudemare.
Mariage
Anne Marie Poupard ; contrat de mariage stipulant la communauté devant
er 254P. Savalette, notaire à Paris, le 1 avril 1693 . La sentence du Châtelet de Paris du
249 A.N. M.C., VI, 899, 16 thermidor an ii, dépôt d’extrait d’acte de naissance.
250 A. Révérend, armorial du Premier Empire, tome I, p. 23.
251 A.N. M.C., VI, 900, 19 messidor an v, dépôt du contrat de mariage du 25 mai 1795. En 1795, Guillaume Louis
d’Arthenay était domicilié à Paris au n° 22, rue Poissonière, tandis que sa future épouse résidait à Bayeux.
252 Herbert Lüthy, La Banque Protestante en France, de la Révocation de l’Édit de Nantes à la Révolution, Paris, S.E.V.P.E.N.,
2 volumes, 1959-1961, tome II, p. 711 ; cf. la notice concernant Gouy d’Arsy.
253 François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 69.
er254 A.N. M.C., CV, 940, 1 avril 1693, contrat de mariage (document en défcit). La séparation des biens intervint avant
l’acquisition de l’offce de trésorier général des Bâtiments, manufactures (...). Anne Marie Poupard décéda à Paris le
11 juin 1747 : A.N. M.C., XCV, 568, 16 juin 1747, I.A.D. d’Anne Marie Poupard.
88AUBOURG
2 août 1710 sur la séparation des biens fut suivie d’une adjudication des biens meubles
le 3 septembre 1710.
Postérité
- Antoine Louis Aubourg, chantre en dignité de l’Eglise collégiale de
Saint-Maur-lesFossés, prieur de Montléan, conseiller clerc au Parlement de Paris de 1732 à sa mort,
survenue en 1752.
- Louise Françoise Aubourg, épouse d’Antoine Henry Pérard, successeur de son
beau255père comme receveur alternatif des tailles de Mortagne vers 1714 jusqu’en 1733 ,
puis comme T.G. des Bâtiments (...), intéressé dans une société pour l’exploitation
des mines de charbon de terre en Bourbonnais.
- Barbe Charlotte Aubourg, épouse de Guillaume Aubourg de Boury, chevalier,
marquis de Boury, conseiller du Roi en ses Conseils, garde des Rolles des offces de
256France .
- Michel Aubourg.
Carrière et affaires
257Receveur alternatif des tailles de Mortagne de 1706 à 1714 ; intéressé dans divers
258 259traités ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (1708-1730) ;
entrepreneur général de la fourniture des fourrages des troupes du Roi sous la
ie 260raison Nicolas Aubourg, Raphaël de Castille et C (?-1714) ; trésorier général des
Bâtiments, arts, académies et manufactures royales, alternatif mi-ancien (1714-1716
261et 1722-1733) .
Fortune
La fortune de François Nicolas Aubourg est diffcilement évaluable au moyen de son
262inventaire après décès . Seuls les biens de son épouse nous sont connus par le partage
263de la succession . Il lui restait fort peu de meubles de médiocre qualité. Cependant
il était intéressé dans une société comprenant Pérard, son gendre, Dusaulx, etc. pour
l’exploitation de mines de charbon de terre en Bourbonnais. Elle avait pour domicile
une maison rue du Mail, délaissée par Pérard, son gendre. La masse totale de ses
biens s’élevait à 146 907 lt. 16s. 7d., y comprit certains rapports. Chacun des héritiers
eut droit à 36 726 lt. 19s. 1d.
255 Son successeur était Hubert Pluyette (cf. notice).
256 Postérité : Marie Louis Germain Aubourg, vicomte de Boury (cf. A.N. M.C., XCIX, 831, 26 janvier 1818, I.A.D. de
l’épouse de celui-ci).
1257 A.N. V 296, du 21 novembre 1706 (lettres de provisions).
258 La Chambre de Justice de 1716 condamna François Nicolas Aubourg à la taxe de 440 000 lt. (Constance Riondel, op.
cit., p. 335).
259 A.N. M.C., XCV, 123, 23 novembre 1733. I.A.D. très succinct de François Nicolas Aubourg ; mention des provisions
et des lettres de secrétaire du Roi honoraire.
ie 7260 A.N. M.C., XLV, 353, 26 juin 1717, contrat d’union des créanciers de la C ; A.N. V 14 dossier 2 n° 75 à 79. La masse
des dettes déclarées montait à 515 757 lt. Le compte avec Pierre Sollier, agent de change, n’était alors point arrêté. Les
principaux créanciers provenaient de Saint-Quentin (335 050 lt. sur l’ensemble des dettes). A.N. E* 1988 f° 258-261,
arrêt du Conseil du 21 janvier 1717.
261 A.N. M.C., XXVI, 283, 27 mars 1714, traité d’offce entre Léonard Forcet et F.N. Aubourg moyennant le prix de
349 057 lt. 10s. 8d., devant Richard, notaire à Paris. A.N. P 2705 f° 34r° du 19 avril 1714. A.N. ADIX 92, édit de
février 1722 rétablissant son offce après la suppression par l’édit de décembre 1716 (A.N. ADIX 241). A.N. P 3966,
registre des quittances du droit du Joyeux avènement (quittance de 6 670 lt. du 20 mai 1728).
262 Ses affaires étaient-elles encore dérangées selon le vocabulaire d’usage?
me263 A.N. M.C., XCV, 194, 27 avril 1748. Partage de la succession de M Aubourg.
89AUBRY
AUBRY (Denis, père)
Né : ? , baptisé le 30 août 1648.
264Décédé à Paris en septembre 1729 .
Origine sociale et milieu familial
Père : N.C.
Mère : N.C.
Mariage
2651) Gabrielle de Bligny (aucun renseignement concernant le contrat de mariage) .
2) Françoise Allegrain, flle d’Étienne Allegrain, peintre du Roi à l’Académie royale
de peinture, et de Françoise Gallois son épouse. Le contrat de mariage du 5 mai 1718
266stipula la séparation des biens .
Postérité
erSix enfants furent issus du 1 mariage :
r- Richard Aubry s des Clouviers, demeurant à Bourges.
- Denis Aubry, T.G. de l’Argenterie, prédécédé en 1715, époux de Madelaine
Boisgaultier, dont 2 enfants.
- Gabriel Aubry des Lombards, T.G. de l’Argenterie à partir de 1721.
- Marie Gabrielle Aubry, épouse de François de Jouvancourt, ancien payeur des
267rentes, ancien T.G. de l’Argenterie .
268- Nicole Aubry, épouse de Charles Prouin, ancien payeur des rentes .
- Jeanne Aubry, épouse de Charles Étienne Masson, ancien trésorier des troupes et
receveur des tailles à Andelis.
Carrière et affaire :s
Denis Aubry fut un temps contrôleur des guerres (?-1702); e n 1701, il acquit,
moyennant 132 000 lt., les 3 offces ancien, alternatif, triennal, de trésorier général
269de l’Argenterie . Il se ft pourvoir de l’ensemble et les exerça conjointement jusqu’en
1711. Denis Aubry fls prit la suite de l’offce alternatif en 1711 et fut pourvu de l’offce
quatriennal acquis par son père en 1714. Denis Aubry père se réserva cependant
l’entière propriété de ces quatre offces. Denis Aubry fls décédé, les offces alternatif
et quatriennal furent exercés par François de Jouvancourt jusqu’à la suppression des
quatre offces par l’Édit de décembre 1716. Ce n’est qu’en août 1719 que Denis Aubry
père recouvra les 4 offces, se réservant les exercices ancien et triennal de 1719 jusqu’à
son décès en 1729, faisant pourvoir François de Jouvancourt aux offces alternatif
et quatriennal en 1720. Le 15 mai 1721, Denis Aubry vendit les 4 offces à Gabriel
Aubry des Lombards moyennant 400 000 lt. en billets de banque, mais conserva
264 A.N. P 2399 f° 1205r°-1218v°.
265 A.N. M.C., XXXVI, 366, 21 juin 1718, I.A.D.de Gabrielle de Bligny. Aucune date de décès n’est mentionnée. Cet
inventaire a visiblement été fait en vue du remariage de Denis Aubry.
266 A.N. M.C., XXX, 217, 5 mai 1718, contrat de mariage. La future apporta 340 lt. de rentes au principal de 8 500 lt., une
maison au village d’Argenteuil d’une valeur de 5 500 lt., 4 000 lt. en deniers comptants et quelques effets mobiliers.
Le douaire monta à 500 lt. de rentes.
267 Contrat de mariage devant Antoine de Mahault (étude XX) et Jules Malingre (étude XIII), le 25 juin 1702 ; Aubry
père pourvu de l’offce de contrôleur des guerres le céda à son gendre moyennant 12 000 lt. et donna en avancement
d’hoirie à sa flle 6 000 lt. et une seconde somme de 6 000 lt. pour une année de logement et de nourriture.
268 A.N. M.C., CXI, 27, 24 mars 1706, contrat de mariage ; dot de la future: 3 0 000 lt. dont 20 000 lt. pour la moitié
d’une maison rue Pastourelle, 6 800 lt. en deniers compants, et le reste en principaux de rentes.
269 A.N. P 2399 f° 1205r°-1210v°, A.N. P 2700 f° 107v° du 31 décembre 1700.
90AUBRY
270les exercices ancien et triennal . En 1701 Denis Aubry était intéressé dans le traité
des greffes du Parlement de Metz. En 1707, Denis Aubry participa à une société
pour la perception des droits attribués aux inspecteurs des Boucheries de Grenoble,
Moulins, Bourges, etc., pour 6 années. En 1708, il entra dans une pareille société
avec Denis Aubry fls et Prouin pour le traité de vente d’offces d’inspecteurs des
Boucheries pour Grenoble, Moulins, Bourges, Limoges, Poitiers, créés par l’édit de
271février 1704 . Il fgura sur les rôles du 18 décembre 1716 de la Chambre de Justice
272pour une taxe de 138 000 lt.
Fortune
Depuis le décès de sa première épouse jusqu’à son inventaire après décès en 1718,
Denis Aubry aurait présenté 3 états de la communauté : 1) au jour du décès l’actif
eétait de 238 611 lt., les dettes passives de 179 450 lt. ; 2) au 2 état l’actif montait à
e467 121 lt., les dettes passives à 369 729 lt. ; 3) au 3 état l’actif montait à 519 121 lt.
273et les charges diverses à 553 543 lt. [sic] . L’inventaire après décès de Denis Aubry
père commencé le 24 septembre 1729 ne nous permet pas d’établir correctement
sa fortune. Il possédait alors 2 des offces de trésorier général de l’Argenterie, des
274terres et une maison à Argenteuil . Aubry des Lombards et Nicole Aubry, épouse
Prouin, S.R., renoncèrent à la succession. Après diverses contestations, les 4 héritiers
se partagèrent une masse de 123 022 lt. 14s., grevée de 18 066 lt. 14s. 10d. de charges,
275donnant quatre portions de 35 005 lt. 6s. 4d.
AUBRY ( Denis, fls)
sse tNé à Paris, baptisé le 21 novembre 1673, p S -Jean en Grève.
276Décédé à Paris le 13 avril 1715 .
Origine sociale et milieu familial
Cf. la notice précédente (Aubry Denis, père)
Mariage
Madelaine Boisgaultier ; contrat de mariage du 22 novembre 1702, stipulant la
communauté d’après la coutume de Paris. Ils se séparèrent quant aux biens par acte
devant Joseph Thouin, le 22 septembre 1703, et rétablirent la communauté devant le
277 esmême notaire par acte du 13 février 1710 . Elle épousa en 2 noces Pierre Robert,
intéressé dans les affaires du Roi.
270 A.N. M.C., XCI, 49, 20 mars 1711, conventions entre Denis Aubry père et fls, A.N. P 2416 f° 639-642 du 8 juin 1715;
1P 2706 f° 91v° du 27 août 1715; P  2416 f° 639 du 27 août 1715; A .N. V 243 du 20 juin 1720 et A.N. M.C., CXI, 119,
15 mai 1721, traité d’offce.
271 Les principaux renseignements concernant sa participation dans les traités proviennent de l’I.A.D. de Gabrielle de
Bligny du 21 juin 1718 (A.N. M.C., XXXVI, 366). Denis Aubry était alors dépourvu de ses offces.
272 Constance Riondel, op. cit., p. 335.
273 La déclaration de Denis Aubry à la Chambre de Justice ft état d’une fortune de 254 307 lt., déduction faite des 266
024 lt. de dettes. Il fut taxé à la hauteur de 138 000 lt. (Constance Riondel, op. cit., p. 335 et 499).
274 A.N. M.C., CXI, 162, 24 septembre 1729, I.A.D.
275 A.N. M.C., CXI, 168, 20 juin 1731, transaction entre les héritiers. Renseignements complémentaires : Arch. de Paris
6 1 1DC 220 f° 13v°, insinuation du testament olographe de Denis Aubry père; A .N. O 47 f° 59v°, 59 f° 175-6, O 61 f°
1 1106, O 63 f° 227 (nomination d’août 1719 aux offces ancien et triennal ), O 64 f° 122.
1276 A.N. V 204 du 27 décembre 1711, A.N. P 2414 f° 671-674; A .N. Y 13061, scellés après décès du 13 avril 1715.
277 A.N. M.C., LII, 156, 22 novembre 1702, contrat de mariage ; Joseph Thouin, notaire à Paris, étude VII. La moitié des
biens de part et d’autres rentrait dans la communauté, le douaire était fxé à 1 200 lt. de rentes, le préciput à 4 000 lt.
91AUBRY
Postérité
- Marie Madelaine Aubry.
- Denis Aubry.
Carrière et affaire2s78
Sous-fermier des Aides de Meaux de 1698-1699, idem des droits sur les papiers et
parchemins timbrés des généralités de Riom et Limoges (adjudicataire Pierre Laisné)
de 1689 à 1708, idem des droits sur les greffes de Moulins et Soissons de 1701 à 1706,
279idem des Domaines de Moulins et Soissons de 1704 à 1715 , idem du contrôle des
bancs de mariage de 1700 à 1706 dans les mêmes généralités, traitant des droits
aux inspecteurs, visiteurs, contrôleurs des vins, eaux de vie et bières de la généralité
280du Dauphiné, sous-fermier des droits et octrois d’Angoulême, Brives, Limoges
(1708) et de Moulins (1711), idem des droits du contrôle des actes des notaires, des
281actes sous seing privé, des insinuations laïques pour Moulins et Limoges . Il entra,
dès 1708, dans divers traités dirigés par Paul Poisson de Bourvalet sous le nom de
François Cheron pour le recouvrement des fnances des offces de S.R. audienciers et
282contrôleurs dans les présidiaux et bureaux des Finances créés en novembre 1707 ,
sous le nom de Charles Delacourt de Beauvas pour le recouvrement de fnances
283provenant de l’attribution faite aux engagistes , etc. Denis Aubry s’occupait des
affaires diverses pour le compte de J.-B. Fleuriau d’Armenonville, intendant des
284Finances et était de surcroît l’un des régisseurs de la seigneurie de Seignelay . Enfn
Denis Aubry fut initié par son père aux fonctions de trésorier alternatif de l’Argenterie
(de 1711 à 1715), et quatriennal (1714) mais décédé prématurément il n’en devint
285jamais propriétaire .
Fortune
À la vue de la complexité de ses affaires, il est à peu près impossible d’évaluer
exactement sa fortune. Elle consista en parts de fonds d’avances et en une terre, la
seigneurie de Coudereaux près Châteaudun, acquise le 14 novembre 1714 moyennant
286125 000 lt.
278 Le gros des renseignements se trouve dans son I.A.D. : A.N. M.C., CXI, 72, 8 avril 1715.
279 Bail devant Delaleu et Savalette, le 31 décembre 1706, par l’adjudicataire des Fermes générales unies à Jacques de
Saint-Marc moyennant 58 000 lt. par an. Denis Aubry était l’une des cautions. Devant Lefevre, notaire à Paris, le 27
décembre 1712 : pareil bail moyennant 52 000 lt. par an. Denis Aubry aurait été de même l’une des cautions de Louis
Duplessis, adjudicataire de cette même sous-ferme en 1704.
280 Intéressé pour 1s. 6d. par acte devant Durand, notaire à Paris, le 7 juin 1706. Le prix du bail : 55 000 lt. par an.
281 Denis Aubry avait 3s. 4d. dans la société.
282 Traité moyennant 4 320 000 lt.
283 Traité moyennant 1 400 000 lt.
284 Devant de Beauvais, le 20 avril 1708, Aubry avait 40 000 lt. dans la société pour la régie de Seignelay. Les Aubry
étaient dans la mouvance des Colbert.
285 Cf. notice précédente.
286 A.N. M.C., CXI, 625, 14 septembre 1714. Il n’est pas vraiment possible de connaître le montant des remboursements
effectués à sa mort.
92AUBRY
AUBRY (Gabriel Étienne), dit « des Lombards »
sse tNé à Paris, baptisé le 14 août 1677, p S -Nicolas-des-Champs.
287Décédé à Paris, le 22 août 1747, rue Pastourel, même paroisse .
Origine sociale et milieu familial
(Cf. les deux notices précédentes).
Mariage
1) Barbe Duval ; contrat de mariage devant Didier Dutil, notaire à Strasbourg, le 31
288mai 1708 .
2) Marie Geneviève Fuquet (flle de Jean Fuquet, procureur en la Cour de Parlement
289et d’Élisabeth Vauleau) ; le contrat de mariage dérogea à la coutume de Paris .
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Trésorier général alternatif et quatriennal de l’Argenterie de 1721 à 1729, il y réunit
au décès de son père les offces ancien et triennal qu’il exerça sous la forme d’un seul
290corps d’offces jusqu’à son décès .
Fortune
La fortune d’Aubry des Lombards consistait en premier lieu en l’offce de trésorier
général de l’Argenterie ainsi que d’une maison rue Pastourelle d’une valeur de
9 000 lt. Sur le prix de l’offce liquidé à 338 850 lt., 300 000 lt. étaient grevées par
2 emprunts. Les 32 603 lt. dues par Léon Maugras sgr d’Acy, hors d’état de payer,
étaient irrémédiablement perdues. Marie Geneviève Fuquet avait pour 20 245 lt. de
reprises à effectuer sur la succession de son époux pour sa dot et pour les biens hérités
291de sa mère par le partage du 27 juillet 1734 . La liquidation des reprises de la veuve
292eut lieu le 2 août 1754 . Elle décéda en sa maison rue Pastourelle le 10 septembre
2931771 .
1287 A.N. P 2420 f° 1131 du 2 juillet 1720; A .N. V 291 du 14 octobre 1729 ; A.N. Y 14667, scellés après décès du 22 août
1747. Sa veuve y est mentionnée sous le nom de Fiquet !
288 A.N. M.C., XXXVI, 366, 21 juin 1718, I.A.D. de Denis Aubry père : le contrat de mariage y est mentionné. En
avancement d’hoirie Denis Aubry donna 4 874 lt., payées le 16 août 1712.
289 A.N. M.C., LIII, 272, 7 février 1735, contrat de mariage: aucune communauté, douaire de 800 lt. de rentes annuelles
et donation réciproque entre vifs de tous les biens en usufruit.
290 Il dut être un suppléant de son père et fut condamné à une taxe de 4 000 lt. par la Chambre de Justice de 1716
(Constance Riondel, op. cit., p. 335). A.N. M.C., CXI, 119, 15 mai 1721, traité de l’ensemble des offces moyennant
400 000 lt. en billets de banque, son père en garda pourtant les exercices ancien et triennal. Après son décès, le corps
des 4 offces de T.G. de l’Argenterie fut supprimé pour être réuni à la trésorerie des Menus plaisirs et Affaires de la
Chambre du Roi. La liquidation monta à 338 850 lt. Sur cette somme, Durey de Sauroy était créancier de 200 000 lt.
(cf. A.N. M.C., CXV, 656, 24 mai 1748, emprunt initial ; A.N. M.C., CXI, 222, 24 mai 1748, transport) et Marie
Anne Calon, flle majeure pour une somme de 100 000 lt. (A.N. M.C., LXXXVII, 860, 28 février 1733, emprunt).
A.N. P 3966, registre des quittances du droit du Joyeux avènement (quittance de 4 400 lt. en date du 8 mai 1728).
291 A.N. M.C., LXIX, 605, 27 juillet 1734. Elle était héritière pour moitié de sa mère. L’autre moitié revint à Marie
Marguerite Heusch, flle de Pierre Claude Heusch, S.R., banquier à Paris, veuf de Marguerite Fuquet, seconde flle de
Jean Antoine Fuquet et d’Élisabeth Vauleau. A.N. M.C., L, 328, 26 mai 1731, I.A.D. de Claude Alexandre Vauleau,
S.R., avocat en Parlement, oncle.
292 A.N. M.C., CXI, 245, 2 août 1754, compte et liquidation de Gabriel Étienne Aubry des Lombards.
293 A.N. M.C., CXI, 306, 30 septembre 1771, I.A.D. de la veuve Aubry des Lombards ; sa seule héritière : sa nièce Marie
Marguerite Heusch. A.N. Y 15378, scellés après décès du 10 septembre 1771.
93AUBRY
r 294AUBRY ( René), s du Verger, sgr de Barneville, Saint-Samon, etc.
Né : ?
sse tDécédé à Paris, en son domicile, sis rue des Deux Portes, p S -Sauveur, le 2 mai
1713.
Origine sociale et milieu familial
Père : René Aubry, sgr de La Barrière, décédé en 1678, marchand au Mans, receveur
au grenier à sel du Mans, maître de forges, S.R. de la Grande chancellerie de France
295(1677-1678) .
Mère : Louise Berryer, flle de Denis Berryer, greffer des eaux et forêts de Domfront
et du Mans.
Frère : Louis Aubry, dit de Bayeux, receveur des tailles de l’élection de Bayeux, à
296partir 1667, époux de Marie de Farcy .
Oncle : Louis Berryer, S.R. de la Grande chancellerie de France.
Mariage
2971) Michelle Aymeray (flle de Louis Aymeray, sgr de Fiezelay, receveur des tailles,
et de Michelle Cormier, qui épousa en secondes noces Claude Coquille) ; contrat de
mariage passé devant Lefouyn et Guyon, notaire à Paris, le 27 avril 1664, établissant
la communauté des biens suivant la coutume de Paris. Oncle : Denis Marin, intendant
298des Finances .
2992) Marguerite Ladvocat, décédée le 26 janvier 1684 (flle de N. Ladvocat, maître
d’hôtel du Roi) ; contrat de mariage passé devant Sainfray, notaire à Paris, le 22 janvier
1671, établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris. Cousin : Jean
Ranchin, R.G. ancien mi-triennal des fnances de Rouen.
Postérité
erEnfant du 1 lit :
- Louise Michelle Aubry, épouse de Charles de Rochechouart, marquis de Montpipeau,
lieutenant des gardes du corps du Roi
Six enfants du second lit, dont deux morts en très bas âge:
- René Alexandre Aubry, conseiller au Parlement de Paris en 1698, qui épousa
(contrat du 28 février 1683) Marie Françoise David, flle d’Henri David, commis de
M. de la Bazinière.
- Alexandre Aubry d’Armanville, né vers 1682, capitaine de cavalerie dans le
294 Daniel Dessert, op. cit., pp. 523-524, notice 13 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; Gustave
eChaix d’Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fn du XIX siècle, Evreux, 1903-1929, 20
volumes, tome 2, p. 35.
2295 A.N. V 35 du 27 janvier 1676.
296 A.N. M.C., XCII, 191, 6 juin 1668, contrat de mariage de Louis Aubry et de Marie de Francy.
297 A.N. M.C., XLI, 241, 13 janvier 1671, I.A.D. de Michelle Aymeray.
298 Denis Marin débuta sa carrière en tant que commis d’Arnoul de Nouveau, trésorier général des Parties casuelles, et
devint secrétaire du Roi ; marié avec Marguerite Colbert, il eut pour fls Arnoul Marin de la Châtaignerie, intendant
de police, justice et fnance d’Orléans (1671-1673) avant de devenir premier président au parlement de Provence en
11674 (Anette Smedley-Weill, Les intendants de Louis XIV, Paris, Fayard, 1995, p. 56). Voir à ce sujet : A.N. O 12 f°
392, ordre portant commission pour le Denis Marin, intendant des fnances pour aller dans les généralités de Tours
1 1et d’Orléans pour prendre soin de la subsistance des Troupes (18 mai 1645) ; A.N. O 14 f° 501 et A.N. O 16 f° 217,
acquits patents de 1670 et 1672 ; A.N. M.C., XXIV, 326, 28 juillet 1629 f° 66, acte concernant des offres d’offces à A.
de Nouveau sous le nom de François Marin, S.R., et frère de Denis Marin).
299 A.N. M.C., LXIX, 196, 20 décembre 1704, I.A.D. de Marguerite Ladvocat.
94AUBRY
300régiment royal, maître d’hôtel ordinaire du Roi , époux de Marie Geneviève de
301Bragelongne .
te- N. Aubry, religieuse professe dans la maison des flles de S -Marie d’Alençon.
- N. Aubry, religieuse professe dans la maison des flles de Confans.
Carrière et affaires
Commis à la recette des impositions de Nevers (1660-1661) ; secrétaire du Roi
contrôleur des provisions d’offces de France; c ommis à l’exercice de l’offce de
receveur général des fnances de Caen de 1664 à 1668 ; intéressé dans les étapes
de la généralité de Caen ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France
302(1677-1679) ; intéressé dans plusieurs offces de receveur des tailles entre 1667 et
303 3041700 ; receveur général alternatif mi-triennal des fnances de Rouen (1669-1704) ;
intéressé dans de nombreuses affaires extraordinaires et pourvoyeur de fonds à de
nombreux fnanciers de 1704 à 1713.
305Fortune
La fortune de René Aubry, en 1705, s’élevait à 1 094 328 lt., y compris les rapports
de dots de ses deux fls et déduction faite des dettes. Il fallait prélever sur cette
masse 390 354 lt. 14s. (sur le prix de vente de l’offce de receveur général des fnances
de Rouen) qui correspondaient aux propres de René Aubry. La dot de Louise Michelle
Aubry, s’élevant à 119 000 lt., avait été intégralement payée ; naturellement, elle n’était
pas incluse dans la masse des biens de la communauté qui avait existé entre René
eAubry, sa seconde épouse, et ses fls du 2 lit. La masse des biens en 1705 comprit la
maison située à Paris, dans la rue des Deux Portes, acquise en 1699, et reconstruite
306à neuf , une maison de campagne au village de Montlignon, une partie des terres
de Barneville en Normandie, le prix de l’offce de receveur général des fnances, et
environ 38 240 lt. en meubles meublants, vaisselle d’argent et deniers comptants, sur
laquelle somme il fallait prélever 15 000 l.t; de préciput. La Chambre de Justice de
1716 condamna les héritiers de René Aubry à payer une taxe de 887 000 lt. (art. 133
e 307du 8 rôle). Ils obtinrent une remise de 300 000 lt. le 21 juillet 1719 .
300 A.N. M.C., LXIX, 197, 9 mars 1705, traité d’offce entre François Besnard, marquis de Maisons, et René Aubry, au
proft d’Aubry d’Armanville, moyennant 105 000 lt.
301 A.N. M.C., XXXV, 500, 18 avril 1705, contrat de mariage (dot d’Aubry d’Armanville : 200 000 lt., dont la charge de
maître d’hôtel ordinaire du Roi).
302 Les lettres de provisions n’ont pas été conservées.
303 René Aubry était propriétaire de l’offce de receveur des tailles de Bayeux dont son frère, Louis René Aubry, était
revêtu (déclaration devant Leroy, notaire à Evreux, le 4 octobre 1667 ; prix : 19 500 lt.). Il était intéressé dans les offces
de receveur alternatif des tailles d’Evreux, dont Jacques Lausserois était revêtu (traité devant Vatel et Blanchard,
notaire à Paris, le 12 février 1669; p rix : 17 500 lt.).
304 A.N. M.C., LI, 568, 7 février 1669 (Cousinet, notaire), traité des offces alternatif et triennal de receveur général des
fnances entre Jean Dufour et René Aubry, moyennant 240 000 lt. (135 000 lt. provenant d’un prêt de jean Rouillé,
maître des requêtes, et 70 000 lt. des deniers dotaux). L’offce triennal fut supprimé en 1670 et réparti entre les deux
receveurs généraux. À cette époque, René Aubry devint receveur général alternatif mi-triennal des fnances de Rouen.
A.N. M.C., LXIX, 196, 21 septembre 1704, traité d’offce moyennant 530 000 lt., dont 300 000 lt. furent payées
immédiatement, en rescription et en billets au porteur (211 500 lt. en billets de particuliers).
305 A.N. M.C., LXIX, 199, 9 août 1705, liquidation et partage de la communauté qui a existé entre René Aubry et ses
enfants du second lit, jusqu’au 20 décembre 1704.
306 A.N. M.C., LXIX, 174, 20 février 1699, acte de vente.
307 Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, Mémoire de maîtrise de Paris IV-Sorbonne, 1996, sous la direction
du recteur Yves Durand, p. 335 ; A.N. 923B f° 314-317 du 21 juillet 1719.
95AUGEARD
308AUGEARD (Jacques Mathieu)
sse tNé à Paris, baptisé le 25 mars 1733, p S -Eustache.
Décédé à Paris, en son domicile rue du Grand chantier, dont il était locataire,
309le 8 germinal an xiii (29 mars 1805) .
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacques Augeard, sgr de Petitmont, Maître d’hôtel du duc d’Orléans, avocat
310 311en Parlement , fls de Jacques Mathieu Augeard , écuyer, garde des sceaux de la
chancellerie près de Tours (1679), juge au présidial (1688), substitut du procureur
général des eaux et forêts (1694) et d’Anne de Cops.
Mère : Marie Geneviève de Vougny flle de Louis de Vougny, médecin de Louis XV.
erOncle : Mathieu Augeard, avocat en Parlement, jurisconsulte, 1 secrétaire de
Chauvelin, garde des sceaux, S.R. de la Grande chancellerie de France de 1735 à son
312 èredécès en 1751 ; marié une 1 fois à Françoise Pioger, flle de Pierre Pioger, R.G. des
e èresfnances d’Amiens, et une 2 fois à Geneviève Marguerite de Faverolles, veuve en 1
313 noces de Nicolas Huerne, maître ordinaire en la Chambre des Comptes de Paris,
308 Mémoires secrets de Jacques Mathieu Augeard, secrétaire des commandements de la Reine Marie-Antoinette. Documents
inédits sur les événements accomplis en France pendant les dernières années du règne de Louis XV, le règne de Louis XVI, la
Révolution jusqu’au 18 brumaire, précédés d’une introduction par M. Evariste Bavoux, Paris, Henri Plon, 1866, in-8°, 327
p. (B.H.V.P. 31 454).
8 7309 Arch. de Paris DQ  134 du 5 vendémiaire et 15 brumaire an xiv ; Arch. de Paris DQ  1772 f° 134v° du 5 vendémiaire
et f° 168 du 15 brumaire an xiv.
310 A.N. M.C., LXXIII, 966, 11 août 1775, testament de Jacques Augeard ; A.N. M.C., LXXIII, 966, 11 septembre 1775,
I.A.D. de Jacques Augeard.
311 A.N. M.C., LXXIII, 721, 19 janvier 1741, partage de la succession de Jacques Mathieu Augeard.
ère312 A.N. M.C., LXXIII, 19 juillet 1734, I.A.D. de Françoise Pioger (1 épouse), en défcit ; A.N. M.C., VIII, 1010,
5 février 1735, contrat de mariage entre Mathieu Augeard et Geneviève Marguerite de Faverolles (célébration le 8
février 1735); A .N. M.C., LXXXVII, 31 mars 1735, traité d’offce de secrétaire du Roi; A .N. M.C., VIII, 1095, 29
juillet 1751, contrat de mariage de Geneviève Marie Augeard, son unique héritière avec Antoine Nicolas Lecamus de
Bligny ; A.N. M.C., VIII, 1098, 5 janvier 1752, I.A.D. de Mathieu Augeard ; A.N. M.C., VIII, 1103, 27 mars 1753,
èrespartage de la succession de Mathieu Augeard ; A.N. M.C., XXIX, 381, 24 décembre 1725, contrat de mariage des 1
noces de Geneviève Marguerite de Faverolles ; A.N. M.C., XXIX, 402, 30 mars 1731, I.A.D. de Nicolas Huerne. A.N.
M.C., LXXIII, 762, 2 juillet 1750, partage de la succession de Pierre Denis, allié aux Augeard.
e313 Geneviève Marguerite de Faverolles se remaria une 3 fois, avec Claude Pocquelin, ancien capitaine au régiment de
Chartres, fls de Charles Henry Pocquelin, correcteur à la Chambre des Comptes de Paris, et d’Élisabeth Dandreau.
Cette dernière était une des flles de Thomas Dandreau, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France, et
de Marguerite Agnès Duc ; elle avait pour frère et sœur Marie Thomas Dandreau, auditeur ordinaire à la Chambre
des Comptes de Paris, et Marie Dandreau épouse de Claude de Santeul, échevin de Paris (A.N. M.C., VIII, 2 avril
1754, contrat de mariage entre Geneviève Marguerite de Faverolles et Claude Pocquelin ; A.N. M.C., XXXIV, 684,
11 mai 1772, liquidation et partage de la succession de Claude Pocquelin ; A.N. M.C., LXXXVIII, 656, 30 juin
1760, liquidation et partage de la succession de Marie Thomas Dandreau). Geneviève Marguerite de Faverolles
mourut à Paris le 6 mai 1777 (A.N. Y 12477, apposition des scellés en cette date ; A.N. M.C., LXVIII, 567, 1) dépôt
du testament le 6 mai 1777, 2) I.A.D. de Geneviève Marguerite de Faverolles à partir du 12 mai 1777, tant à Paris
ssequ’en une maison située à Villiers-sur-Orge). Elle avait cédé le bail de la maison qu’elle habitait rue et p St-Louis
à Nicolas Marie Joseph de Courtin de Neufbourg, capitaine de cavalerie au régiment d’Artois. En contrepartie, elle
devint sa pensionnaire ; toutefois, elle s’engagea à participer aux frais en versant annuellement le montant de 6 000 lt.
pour les frais de domesticité et de chauffage (acte passé devant Dehérain, notaire à Paris A.N. M.C., XCV, le 27
décembre 1776). À la même adresse logeait Agnès Élisabeth Pocquelin, flle majeure et sœur de Claude Pocquelin.
Elle mourut le 25 mai 1778, et laissa pour seuls héritiers ses neveu et nièces : André Laurent Lenoir de Verneuil, Anne
Claude Lenoir, épouse d’Archambault, Marie Anne Lenoir, commissaire des guerres au département de Niort et
BasPoitou, et Agnès Reine Pocquelin, épouse du susnommé Nicolas Marie Joseph Courtin de Neufbourg (A.N. Y 74, f°
146r°, testament d’Agnès Élisabeth Pocquelin, avec substitution ; A.N. Y 14426, scellés après décès d’Agnès Élisabeth
Pocquelin, en date du 25 mai 1778 ; A.N. M.C., XXXIV, 712, 10 juin 1778, I.A.D. d’Agnès Élisabeth Pocquelin). Voir
aussi la notice concernant Louis de Lubert, trésorier général de la Marine.
96AUGEARD
et flle de François de Faverolles, maître ordinaire de la Chambre des comptes de
314Paris et de Marguerite Josèphe Delan . De l’union entre Mathieu Augeard et de
Geneviève Marguerite de Faverolles naquit Geneviève Augeard qui épousa Antoine
Nicolas Lecamus (de Bligny), marquis de Camus et de Brange, capitaine au régiment
des Gardes-Françaises et brigadier du Roi.
Grands-oncles : le chevalier Augeard, lieutenant-colonel du régiment de Navarre, et
le président de Lamoignon.
Mariage
Sophie de Serre de Saint-Roman (flle d’Étienne Serre de Saint-Roman, S.R. de la
315Grande chancellerie de France , et de Jeanne Suzanne Lenoir de Cindré) ; contrat
316de mariage du 26 avril 1768 .
Frères :
Jacques Serre de Saint-Roman, dont un fls, Alexis Jacques Serre de Saint-Roman.
Jacques Henri Serre de Saint-Roman, décédé à Paris, dans une maison, au n° 11,
rue Vivienne, appartenant à Alexis Jacques Serre de Saint-Roman, son neveu, le 15
317fructidor an viii .
Anne Sophie Serre de Saint-Roman, épouse d’Étienne Denis Pasquier.
Postérité
Trois enfants dont:
- un fls qui devait lui être adjoint, décédé avant 1785.
- Marie Sophie Augeard, épouse d’Ambroise Louis François Marie de Forbin
318Maynier marquis d’Oppède , capitaine des chasseurs, dont une flle unique Caroline
Jeanne Marie Sophie de Forbin Maynier d’Oppède, née le 26 juillet 1789, baptisée
le lendemain à Thoiry, canton de Monfort Lamaury, qui épousa Adrien Gabriel
eVicturnien de Rougé – né à Everly le 2 juillet 1782 – le 16 septembre 1809, dans le 10
arrondissement (ancien) de Paris.
Carrière et affaire3s19
Maître d’hôtel du duc d’Orléans ; receveur général des domaines et bois ancien
314 A.N. M.C., XXIX, 381, 23 décembre 1725, compte rendu de la succession de Marguerite Josèphe Delan à Geneviève
Marguerite de Faverolles. Cette dernière avait pour frères et sœur: 1 ) François Nicolas de Faverolles (A.N. M.C.,
XXIX, 496,11 janvier 1754, liquidation et partage de la succession de celui-ci) ; 2) Jacques de Faverolles ; 3) Anne de
Faverolles.
2315 A.N. V 42 du 7 mai 1743 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; A.N. M.C., XCV, 168, 17 juin 1743,
contrat de mariage d’Étienne de Serre de Saint-Roman, comte de Fregeville, baron de Sallans et de Combret ; A.N.
M.C., LII, 20 septembre 1767, contrat de mariage de son fls aîné, Jacques de Serre de Saint-Roman ; A.N. M.C.,
LVI, 7 février 1780, contrat de mariage d’Anne Jeanne Sophie de Serre de Saint-Roman et de Claude Sophie Dupin de
Rochefort, capitaine de dragons au régiment de Jarnac; A .N. M.C., LVI, 2 mai 1781, I.A.D. ; A.N. M.C., LVI, 275, 13
mai 1782, liquidation et partage de la succession d’Étienne de Serre de Saint-Roman dont les biens de la communauté
hors propres s’élevaient à 4 250 976 lt. 4s. 11d. et le passif à 129 371 lt. 6s. (détenteur de 523 actions et de 194 billets
ie ied’emprunt de la C des Indes, ainsi que 106 actions dans la C de Guyane).
316 A.N. M.C., LVI, 136, 26 avril 1768, contrat de mariage : la dot de l’épouse montait à 200 000 lt. et fut augmentée le
13 février 1780 de 50 000 lt. Augeard apporta 240 000 lt.; 5 0 000 lt. entraient de part et d’autre dans la communauté.
Le douaire était fxé à 4 000 lt. de rentes réduit à 3 000 lt. en cas de postérité.
317 A.N. M.C., LVI, 458, 23 fructidor an viii, I.A.D. de Jacques Henri Serre de Saint-Roman.
318 A.N. M.C., LXVIII, 12 octobre 1788, contrat de mariage de Marie Sophie Augeard, épouse d’Ambroise Louis
François Marie de Forbin Maynier marquis d’Oppède.
319 Certains détails proviennent de son ouvrage Mémoires secrets de J.M. Augeard, secrétaire des Commandements de la Reine
Marie-Antoinette (1760-1800). Documents inédits sur les événements accomplis en France pendant les dernières années du
règne de Louis XV, le règne de Louis XVI, et la révolution jusqu’au 18 brumaire, Paris, Plon, 1866, 372 p.
97AUGEARD
320mi-triennal et alternatif mi-triennal de Moulins de 1764 à 1767 (à la suite de
Jacques Benoît de la Croix et précédant Étienne Guillaume Perichon de Vaudeuil).
Secrétaire des commandements de la Reine (1777) ; procureur du Roi au bureau des
321 Finances de Tours ; fermier général des Fermes générales unies de 1768 à 1790 ;
ieactionnaire de la C de Guyane ; pamphlétaire devenu célèbre qui œuvrait dans le
secret sous les ministères de Maupeou et Necker.
322Fortune
Résolument opposé à la révolution il émigra, les scellés furent apposés sur ses biens
323 ce qui entraîna immédiatement une union de ses créanciers . Il rentra en France,
bénéfciant de l’amnistie prononcée peu après le coup d’État du 18 brumaire. Après
son retour, ses biens à Paris se composaient de 108 958,13 F dont 102 991,82 F de
dettes actives (66 700 F sur Cattoire), 3 195,15 F de meubles meublants, 1 001,56 F
d’argenterie et 1 769,60 F en deniers comptants. Il conserva jusqu’à sa mort quelques
biens qu’il put récupérer à Buzancy, près de Vouziers, à quelques lieues de la frontière
324luxembourgeoise .
Opinions politiques et affliations
- Résolument pro-Parlementaire puis contre-révolutionnaire.
325- Franc-maçon dans « La Société Olympique » (1786) . L’un des membres du club
326de Valois fondé le 11 février 1789 au Palais-Royal, à l’arcade et passage de Valois
1320 Payées aux parties casuelles : 67 603 lt. 17s. 6d. (arrêt du Conseil du 2 novembre 1763) ; A.N. V 424 du 18 janvier
1764, lettres de provisions. Démission par le traité d’offce du 21 août 1767 (A.N. M.C., LXVI, 557). Prix de l’offce
1fxé à 80 000 lt. y compris les augmentations de gages et le pot-de-vin. A.N. V 439, du 31 août 1767, lettres de
provisions d’Étienne Guillaume Perichon de Vaudeuil.
321 Mémoires secrets, op. cit., pp. 28-9, place obtenue grâce à l’appui du duc d’Orléans protecteur de la famille et du comte
de Clermont. Jacques Mathieu Augeard était aussi appuyé par le président de Lamoignon pour lequel il prit fait et
cause sous les ministères de Maupeou et de Terray. J.M. Augeard depuis lors soutint sans réserve les Parlementaires.
Un moment il fut appelé à entrer au Contrôle général, d’après ses Mémoires (p. 93), Maurepas envoya chercher
Augeard trois semaines après la nomination si décriée de Clugny des Nuits au Contrôle général des Finances, pour lui
tenir ces propos :
« “Mon cher Augeard, il faut absolument que vous fassiez le sacrifce de votre place de fermier généra; cl ela ne vous
convient pas ; vous tenez à nous tous, il faut suivre une carrière plus brillante. Laissez-moi faire, vous allez être
nommé intendant général du Trésor Royal. J’ai d’autres vues sur vous. Donnez-moi le soin de votre fortune”. À quoi
Augeard répondit : “Pourquoi, monsieur le comte, me faites- vous cette proposition? C ’est que vous n’avez point de
confance, et avec raison, dans M. de Cluny [sic]. Je ne vous parle pas des intérêts de ma fortune, je les mets à l’écart;
mais croyez-vous qu’il soit bien fatteur pour moi d’être le partenaire ou le jockey d’un être si diffamé? ”. Puis, le 10
octobre 1776, étant tous deux à Fontainebleau, Maurepas interpella Augeard (p.94) : « Je change l’ordre des choses
par rapport à vous. Que Cluny crève ou non, je partage le contrôle général en deux : je vous donne le trésor royal, et
la partie contentieuse à Taboureau. Si je connoissois dans le conseil un être plus intègre, je le choisirois pour être à
côté de vous” ». (p.95). Retourné chez lui, Augeard évoqua cette éventualité à son épouse qui lui rétorqua : “(...) ces
places sont trop amovibles et trop orageuses. Quel bien peut-il vous en résulter ? Vous serez ministre, mais vous serez
renvoyé comme les autres après une course d’un ou deux ans. D’ailleurs, M. de Maurepas ne peut-il pas mourir ?
(...)” ». Jean Mathieu Augeard, après cette discussion s’en alla retrouver Maurepas à Fontainebleau pour l’informer de
sa réponse négative, ce qui courrouça vivement le chef du Conseil royal des Finances. (Passage intéressant à prendre
sous caution).
322 A.N. M.C., XXIX, 671, 16 foréal an xiii, I.A.D. de Jacques Mathieu Augeard.
323 A.N. M.C., XIII, 480, 6 frimaire an ii, Union des créanciers.
324 Augeard avait acquis le marquisat de Buzancy en Champagne auprès de Guillaume Pierre Tavernier de Boullongne,
ancien trésorier général de l’extraordinaire des guerres, moyennant 1 168 000 lt. (A.N. M.C., I, 30 janvier 1781).
L’ensemble comprit les châteaux de Baricourt, de Remonville, Bayonville, etc., des meubles dont 3 tapisseries des
Gobelins. Cette transaction déboucha sur un procès attisé par Calonne.
325 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., 1966, p. 45.
326 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
98AUGUIÉ
327(n° 173) sous le patronage du duc d’Orléans par Sieyès , alors l’un de ses plus chauds
partisans (ce club compta jusqu’à 616 membres).
AUGUIÉ (Pierre César)
Né à Figeac (?), baptisé le 25 décembre 1738.
Décédé à Paris, le 9 septembre 1815.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre César Auguié, conseiller en la Sénéchaussée de Figeac en Quercy.
Mère : Marie Guary.
tFrère : Antoine Benoît Auguié de Lascau, propriétaire d’une habitation à S -
Domingue.
Mariage
328Adélaïde Henriette Genet , l’une des femmes de chambre de la Reine (flle d’Edme
Jacques Genet, chef du bureau des interprètes des affaires étrangères, et de Marie
329 330Anne Louise Cardon ) ; contrat de mariage du 4 juillet 1779 .
Postérité
- Antoinette Louise Auguié, née en 1780, épouse de Charles Guillaume Gamot,
331préfet de l’Empire, offcier de la Légion d’honneur , dont Charles Henry Gamot, né
eà Paris le 26 novembre 1800, décédé à Paris (xvi arrondissement) le 11 février 1877,
R.G. des fnances de l’Eure de 1830 à 1853, puis du Var en 1858 et des
Bouchesdu-Rhône en 1863, trésorier payeur général des Bouches-du-Rhône de 1865 à 1870,
qui épousa Élisabeth Lanchère de Laglandière, flle d’un maître des postes devenu
332fournisseur de chevaux des armées de 1792 à 1815 .
333- Aglaé Louise Auguié, née le 24 mars 1782, décédée à Paris le 2 juillet 1854 ,
épouse de Michel Ney, prince de la Moskowa, duc d’Echingen, maréchal de France,
334Grand Cordon de la Légion d’honneur . Parmi leurs héritiers fgurait Joseph
libraires, Paris, 1895, pp. 36 à 60 (liste des membres).
327 Siéyès animait alors le club des Enragés, chez le restaurateur Masse, au Palais-Royal (Sylvie Aubry, op. cit. ; Laurent
Roussel, op. cit.).
328 A.N. M.C., CXVII, 979, 26 thermidor an iii, I.A.D. d’Adélaïde Henriette Genet, décédée au n° 273, rue de la Loi,
section Le Peletier, le 8 thermidor an ii.
ère329 A.A.E., Personnel, 1 série, XXXIV f° 318-341; A .N. M.C., LVII, 401, 9 janvier 1752, contrat de mariage d’Étienne
Jacques Genet ; A.N. M.C., LXXXIX, 763, 26 novembre 1781, I.A.D. d’Étienne Jacques Genet.
Jean-Pierre Samoyault, Les Bureaux du Secrétariat d’État des Affaires étrangères sous Louis XV, p. 288. Adélaïde
Henriette Genet avait pour sœur Jeanne Louise Henriette Genet, lectrice de Mesdames de France et femme de
Chambre de Marie-Antoinette, épouse de Pierre Dominique François Bertholet-Campan, Me de la Garde-robe de la
comtesse d’Artois, garçon ordinaire de la Chambre de Marie-Antoinette, secrétaire du Cabinet de la Reine et l’un des
administrateurs généraux des loteries de France.
330 A.N. M.C., XVI, 831, 4 juillet 1779, contrat de mariage.
331 A.N. M.C., CXVII, 986, 19 brumaire an vii (9 novembre 1798) contrat de mariage. Sa dot était composée de
50 000 lt., un quart d’une habitation à Saint-Domingue provenant de son oncle, un nécessaire en argent de 1 200 lt.
et un trousseau de 12 000 lt. Gamot fut nommé préfet de la Lozère le 12 mars 1813, confrmé comme préfet mais pour
l’Yonne, le 10 juin 1814, il prit cependant le parti de l’Empereur au retour de l’île d’Elbe.
332 Pierre-François Pinaud, Les Receveurs Généraux des Finances, 1790-1865, Genève, Droz, 1990, 253 pages, p. 134,
notice 196 : Charles Henry Gamot.
333 A.N. M.C., CXVII, 1236, 10 juillet 1854, I.A.D. d’Aglaé Louise Auguié.
334 A.N. M.C., CXVII, 996, 8 thermidor an x (27 juillet 1802), contrat de mariage. Frédéric Masson, Joséphine Impératrice
meet Reine, pp. 148-149 : « M Ney (...) mène un des plus grands trains de l’Empire et a facilement raison du million
de revenu que Ney tire de ses charges (...) ». Joseph Vanlynseele, Les Maréchaux du Premier Empire, leur famille et leur
descendance, Paris, 1957, pp. 177-183.
99AUGUIÉ
335Napoléon Ney, prince de la Moskowa, général de brigade, sénateur, époux d’Albine
Étiennette Marguerite Lafftte, flle de Jacques Lafftte, banquier à Paris, régent de
la Banque de France, ministre des fnances au début de la Monarchie de Juillet, et
336de Marie Françoise Läeut . Elle avait également eu pour fls le comte Eugène Ney,
chargé d’affaires de France au Brésil, mort célibataire à Paris à l’âge de 39 ans, décédé
bisdans la nuit des 25 et 26 octobre 1845, en son domicile, Bd des Italiens n° 20 , hôtel
e 337de Montmorency (2 arrond. ancien de Paris) .
- Adélaïde Henriette Joséphine Auguié, née en 1784, épouse du général de Broc,
338grand maréchal du Palais du roi de Hollande .
Carrière et affaires
Commis de la marine à 2 400 lt. d’appointements (vers 1764-1778) ; régisseur général
des Vivres du Royaume et de Corse (1778-1785), puis receveur général des fnances
339de Lorraine et Barrois, années impaires de 1782 à 1790 ; administrateur des
340 subsistances militaires de l’armée du Rhin de Custine en 1792-1793 ; administrateur
des Loteries aux appointements de 6 000 lt. en 1793 ; administrateur des postes an
vii-1815.
Fortune
341Par son contrat de mariage , Pierre César Auguié apporta ce qui lui revint des
342successions de son père et de son frère , un intérêt dans la Régie générale des vivres
du Royaume, une gratifcation annuelle que le roi lui a accordée pour le futur mariage
« en attendant qu’on puisse lui donner une place ou intérêt de fnance convenable
335 A.N. M.C., X, 1026, 22 janvier 1828, contrat de mariage de Joseph Napoléon Ney de la Moskowa et d’Albine
Étiennette Marguerite Lafftte. Le banquier constitua en dot 200 000 F de rentes au capital de 4 000 000 F au proft
de sa flle. Suite à ses diffcultés, au cours des années 1837-1840, Jacques Lafftte céda à sa flle la nue-propriété de son
hôtel parisien ainsi qu’une partie son domaine de Maisons-Lafftte (A.N. M.C., X, 1100, 15 et 17 avril 1837, donation
de l’hôtel ; A.N. M.C., X, 1130, 12 août et 3 septembre 1840, donation du château et parc, soit une étendue de 109 ha
42 a, ainsi que le bois faisant 136 ha 75 a 44 ca aliéné à perpétuité pour être destiné à la promenade et à l’agrément
des acquéreurs). Précédemment, Jacques Lafftte avait vendu en détail 170 ha 94 a 30 ca d’après les clauses énoncées
meau cahier des charges dressé le 16 février 1834 (A.N. M.C., X, 1078, 16 février 1834). En 1846, M Ney de Moskowa
se trouva dans l’obligation de vendre le domaine de Maisons-Lafftte pour éteindre des dettes. Il fut démembré par
les ventes aux enchères du 14 août 1850. Cette même année, la princesse de Moskowa obtint la séparation des biens.
La liquidation des reprises se ft une année plus tard (A.N. M.C., X, 1217, 17 mars 1851, P.-V. de la liquidation des
reprises de la princesse de Moskowa, et en annexe le P.-V. d’approbation de l’état liquidatif du 5 septembre 1858).
336 Jacques Lafftte mourut à Paris, en son hôtel, au 27 rue Lafftte, le 26 mai 1844 (voi: Ar .N. M.C., X, 1171, 28
mai 1844, dépôt du testament et des codicilles, les exécuteurs testamentaires étant le banquier Adolphe Lebaudy,
le notaire Aumont de Thiéville, ainsi que Delaberge ; A.N. M.C., XXXIII, 1156, 4 juin 1844, I.A.D. de Jacques
Lafftte). Sa veuve mourut dans le même lieu le 26 juin 1849 (A.N. M.C., X, 1209, 11 juillet 1849, I.A.D. de Marie
Françoise Läeut).
337 A.N. M.C., CXVII, 1198, 24 décembre 1845, notoriété après décès du comte Eugène Ney.
338 A.N. M.C., CXVII, 101, 9 avril 1807, contrat de mariage. Le général de Broc décéda en 1809. Voir : P.L. Courier,
Lettres écrites de France et d’Italie. Saint-Prix (près de Saint-Leu), le 30 juillet 1813 : Adélaïde Henriette Josephine
Auguié, brillante élève du pensionnat de Saint-Germain, dame de compagnie de la Reine Hortense, décéda par
8accident à Aix-les-Bains (département du Montblanc) le 10 juin 1813 (Arch. de Paris DQ  401 f° 3, déclaration de la
succession d’Adélaïde Henriette Joséphine Auguié du 14 octobre 1813 ; I.A.D. réalisé par Batardy, notaire à Paris –
étude CXVII – le 4 septembre 1813).
1339 A.N. V  506 du 12 décembre 1781, fnance de 470 000 lt.
340 A.E. Fribourg, fonds Tholozan, cartons subsistances militaires; A .N. M.C., XVI, 900, 6 février 1793, procuration;
7A.N. F 4582 plaq. 7 ; A.N. D§2 1-2, liasse 7, pièce 18 : liste des munitionnaires demeurés à Paris, signataires d’une
circulaire du 23 novembre 1792 (voir aussi les notices Choulx de Biercourt).
341 A.N. M.C., VI, 904, 4 thermidor an vii. Cf. la notice biographique d’Anson.
342 A.N. M.C., CXVII, 984, 14 vendémiaire an vi, procuration.
100AUVRAY
rsuivant le bon de S.M. dont l’ampliation signé Necker a été déjà remis audit s futur
époux ».
Genet a constitué une dot de 16 000 lt. en un trousseau et en différentes sommes à
recevoir pour 3 ans d’appointements dus à la future en raison de sa place de femme de
Chambre. 6 000 lt. rentrèrent de part et d’autre dans la communauté. Le douaire était
fxé à 2 400 lt. et le préciput à 12 000 lt. pour le futur et à 24 000 lt. pour la future.
Doté d’une certaine fortune, il revendit peu à peu l’ensemble de ses domaines: c elui
de Grignon à Jean-Baptiste Bessière, maréchal de France moyennant 260 000 lt. le
34329 thermidor an ix et le domaine du « Moulin Darnac » en Corrèze les 2 et 4 juin
3441808 moyennant 88 900 lt. Il écrivit le 29 octobre 1813 : « Rendant justice au tendre
et sincère attachement que mes flles m’ont toujours marqué, je regrette de ne pouvoir
leur laisser des marques [...] de l’attachement exclusif que je n’ai pas cessé d’avoir
pour elles, mais ruiné d’abord par les affreux événements qui ont désolé la France,
ensuite par ma faiblesse et ma confance dans les hommes qui ne la méritoient pas,
je m’estime encore heureux de pouvoir faire quelques dispositions quoique persuadé
que je vivrai longtemps dans le souvenir de mes enfants, je désire qu’elles ayent sous
leurs yeux et qu’elles conservent les tableaux que je leur destine et que je leur laisse
345[...], 300 F à distribuer aux pauvres du village de Mainville » .
Opinions politiques et affliations
346Membre de « La Société Olympique » en 1786. Membre à partir du 27 mai 1785
347de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes en 1780 . Sous
la Révolution, il fut successivement administrateur des subsistances militaires et
loteries, arrêté le 25 pluviôse an an ii et libéré le 17 thermidor an ii. Son épouse se
suicida sous les yeux d’une de ses flles le 8 thermidor an ii, rue de la Loi, n°273,
348section Lepelletier .
rAUVRAY (André), s de Boismilet et de Rozay
Né vers 1650 à Pithiviers.
Décédé à Paris, chez son fls cadet, André Auvray de Boismilet, rue du Perche au
349Marais, le 6 janvier 1738 .
Origine sociale et milieu familial
erPère : André Auvray, 1 échevin et maire de Pithiviers.
Mère : Anne Desbordes.
Tante : Jeanne Desbordes, épouse de Charles Baudin, marchand bourgeois de
Chartres, dont François Baudin de la Chesnayes, intéressé dans les affaires du Roi,
S.R. de la Grande chancellerie de France.
343 A.N. M.C., CVII, 678, 29 thermidor an xi.
344 A.N. M.C., LXII, 785, 2 et 4 juin 1808.
345 Testament inséré dans l’I.A.D. (A.N. M.C., CXVII, 1081, 18 septembre 1815). Déclaration de la succession : Arch.
8de Paris DQ  429.
346 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 46.
347 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
7348 Le détail se trouve dans les rapports de police : A.N. F  4582, plaq 7, pièces 51-74. A.N. M.C., CXVII, 979, 26
thermidor an iii, I.A.D. (voir ci-dessus).
349 A.N. Y 11754, scellés après décès du 6 janvier 1738
101AUZILLON DE BERVILLE
Mariage
Marie Baron.
Postérité
- André Pierre Auvray sgr de Granville, Gourdet, etc., S.R. de la Grande
350chancellerie de France , secrétaire et greffer ordinaire du Conseil d’État privé,
époux de Marie Louise Touchet, dont : 1) André François Auvray, secrétaire
greffer ordinaire du Conseil d’État privé, 2) Marie Louise Auvray, épouse
d’Antoine de Bufferant, marquis de Percey, 3) Marie Auvray, épouse d’Ambroise
351Julien Clément, conseiller au Parlement .
- André Auvray de Boismilet, capitaine au régiment, Mestre de camps général des
dragons, époux de Jeanne Joachim Castaing.
- Françoise Auvray, épouse de Benoist Eynard de Ravannes, banquier à Paris, R.G.
des domaines et bois de Tours (1717), S.R. de la Grande chancellerie de France
352(1720-1772), grand-maître des eaux et forêts de Touraine .
Carrière et affaires
Premier commis de la trésorerie générale de la Marine et intéressé dans une charge
de receveur général des fnances d’Orléans ; intéressé dans les affaires extraordinaires
qui concernaient la généralité d’Orléans ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie
353de France (1705-1719) ; munitionnaire des vivres de la Marine jusqu’à sa mort,
ercomme prête-nom de ses enfants dès avant 1724; i nscrit au 1 rôle de la Chambre de
e 354Justice de 1716, à la 48 place, pour 200 000 lt. , taxe réduite à 100 000 lt. par l’arrêt
du Conseil du 2 septembre 1720, et payée le 6 juin 1723. Le 12 avril 1700, il avait payé
une première taxe de 900 lt. pour le traité des bans de mariage.
355Fortune
Il se déft de tous ses biens après la Chambre de Justice de 1716 ; il les a répartis entre
356ses enfants, qui, en contrepartie, lui constituèrent 15 000 lt. de pension, en 1724.
Benoist Eynard lui constitua 2 000 lt. de pension supplémentaire en 1729 en échange
357de 20 000 lt. de billets et effets royaux. Il fut entretenu par son fls André Auvray
de Boismilet, jouissant d’un appartement, d’une berline et de ses équipages. Enfn, il
ieétait propriétaire de 55 lt. de rentes viagères sur la C des Indes. Il ft don de 1 000 lt.
à la fabrique de Saint-Salomon de Pithiviers et de 11 lt. de rentes à l’Hôtel-Dieu du
même endroit.
AUZILLON DE BERVILLE (Louis Claude, père)
Né : ?, baptisé le 7 juillet 1690
Décédé : ?, le 24 janvier 1754.
350 A.N. M.C., LXXXVII, 23 août 1732, traité d’offce entre les héritiers d’André Pierre Auvray et Pierre Hilaire de
Beaufort.
351 A.N. M.C., LII, 5 janvier 1732, I.A.D. d’André Pierre Auvray ; A.N. M.C., LII, 372, 9 janvier 1754, I.A.D. de Louise
Marie Touchet.
352 Jean-Claude Waquet, Les grands maîtres des eaux et forêts de France, de 1689 à la Révolution, Genève, Droz, 1978, 439
pages, pp. 365-366.
2353 A.N. V 38 du 30 avril 1705 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
354 Constance Riondel, La Chambre de Justice de 1716, Mémoire de Maîtrise de Paris IV sous la direction de M. le Recteur
Yves Durand, 1996, p. 133.
355 A.N. M.C., CXII, 528, 13 janvier 1738, I.A.D. d’André Auvray.
356 A.N. M.C., LXXXVIII, 487, 3 avril 1724, acte de donation.
357 A.N. M.C., LXXXVIII, 25 avril 1729, constitution de pension.
102AUZILLON
Origine sociale et milieu familial
iePère : Toussaint Claude Auzillon, sgr de Berville, guidon de la C de M. Le Prévost
de l’Isle.
Mère : Madelaine Sonnet (cf. les notices concernant les Sonnet).
Frères et Sœur :
- Louis Pierre Auzillon de la Sablonnière, T.G. des Ligues suisses, Grisons et Alliés
(cf. notice).
- Paul Toussaint Auzillon de Berville, dit de Charmier, capitaine-major du régiment
358suisse au service du roi de Sardaigne, époux de Françoise Catherine de Varade .
r- Magdelaine Catherine Auzillon de Berville, épouse de Thomas Noël Hullin s de la
rVillery ou Villorie, avocat au Parlement, dont : 1) Étienne Hullin s de la Villorie ; 2)
Cyr Noël Hullin baron de la Villorie, colonel au service de S.M. portugaise à Goa ;
3) Anne Marie Hullin de la Villorie ; 4) Nicole Louise Hullin de la Villorie, ces 2
359dernières flles majeures .
Mariage
Marie Anne Louise Petronille de la Martinière.
Postérité
François Louis Auzillon de Berville, T.G. alternatif des Ligues suisses, Grisons et
Alliés (cf. notice).
Carrière et affaires
360Trésorier général alternatif des Ligues Suisses, Grisons et Alliés (1725-1754) ;
361exempt des gardes des chasses de la Capitainerie de Fontainebleau (1750-1754) .
AUZILLON (François Louis, fls)
Né à Soleure, baptisé le 30 mars 1734.
362Décédé à Soleure le 21 décembre 1794 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Louis Claude Auzillon de Berville, T.G. alternatif des Ligues suisses, Grisons
et Alliés.
Mère : Marie Anne Louise Petronille de la Martinière.
Mariage
Marie Marguerite Éloïse Gibelin.
358 A.N. M.C., LXXIII, 10 mars 1751, notoriété concernant Françoise Catherine de Varade, épouse de Paul Toussaint
Auzillon de Berville.
359 A.N. M.C., XCVIII, 525, 16 février 1754, partage des successions de Thomas Noël Hullin de la Villorie et de
Madelaine Catherine Auzillon de Berville.
er360 A.N. M.C., LIV, 767, 1 février 1725, traité d’offce entre les héritiers de Pierre Louis Sonnet de la Tour, trésorier
général alternatif des Ligues suisses (...) et son neveu auquel le défunt avait destiné par testament son offce au prix de
146 000 lt. A.N. V 265 du 18 janvier 1725 ; A.N. P 2424 f° 91-94 du 7 mars 1725; A.N. P 2709 f° 12r° du 24 janvier
1725. Renseignements divers le concernant : A.N. P 2440 f° 17r°-118r°; A .N. P 2463 f° 411v°-412v°. Décédé le 24
janvier 1754, Jean Victor Léonce de la Martinière, tuteur de son neveu François Louis Auzillon de Berville, mineur et
unique héritier de son père, fut chargé en attente de la majorité de son neveu de continuer les exercices de la trésorerie.
Il fut en cela aidé par Antoine Marianne, trésorier général ancien des Ligues suisses (...).
1361 A.N. O 94 f° 276, provisions du 30 octobre 1750.
1362 A.N. V 415 du 23 juin 1762 ; Archives cantonales de Soleure (A.C.S.), Répertoire des actes de décès 1784-1812, tome
2. ; A.C.S. (notariat public), bd 64 : « Inventarium über des Wohlgebornem Herrn Franciscus Ludwig d’Auzillon de Berville
1(...) » ; A.C.S., AH 46 : Frankreich, Akten u. Schreiben, 1520-1825, Franz. Fragmente Drucksachen 1777-1812.
Délibération à Paris le 3 thermidor an iii.
103AUZILLON DE LA SABLONNIÈRE
Postérité
Aucune descendance directe.
Carrière et affaires
363Trésorier général alternatif des Ligues suisses, Grisons et Alliés (1762-1778) ,
commis payeur des dépenses de l’Ambassade à Soleure, et des Ligues suisses, Grisons
364et Alliés (1778-1794) .
Fortune
À son décès, son actif était évalué à 382 541  lt.  1s.  7d., son passif à 63
365644 lt. 17s. 7d.
AUZILLON DE LA SABLONNIÈRE (Louis Pierre)
Né : ?
366Décédé à Paris, le 23 août 1759, dans un appartement loué rue Montmartre .
Origine sociale et milieu familial
iePère : Toussaint Claude Auzillon, sgr de Berville, guidon de la C de M.Le Prevost
de l’Isle.
Mère : Madelaine Sonnet.
Parmi les frères et sœur: L ouis Claude Auzillon de Berville, T.G. des Ligues suisses,
Grisons et Alliés (cf. notice).
Oncles et tante :
- Pierre Louis Sonnet de la Tour (cf. sa notice).
- Pierre Sonnet, président trésorier de France de Caen.
- Nicolas Sonnet Desbordes, T.G. triennal des Ligues suisses, Grisons et alliés.
- Marguerite Sonnet, épouse Philippe Jacques Durand, T.G. ancien des Ligues
suisses, Grisons et alliés.
Mariage
Marie Gandas ; contrat de mariage devant Wismes, greffer et tabellion à Werth en
367Basse-Alsace, le 9 octobre 1749 .
Postérité
Aucune descendance directe.
Carrière et affaires
Secrétaire interprète de S.M. en Suisse jusqu’en 1730, ministre auprès la république
368des Grisons, de 1730 à 1735 ; trésorier général ancien des Ligues suisses et Alliés
1363 A.N. V 415, lettres de provisions du 23 juin 1762 ; A.N. P 2484 f° 43r°-47r° du 23 juin 1762; A .N. P 2725 du 6 juillet
1762. Renseignements divers : A.N. P 2739 du 15 janvier 1776 et P 2741 du 11 octobre 1781.
1364 A.C.S., AH 46 : Frankreich, Akten u. Schreiben 1520-1820, Franz Fragmente Drucksachen 1777-1812 (Délibération
du 3 thermidor an iii). Le cautionnement était de 80 000 lt. à peu près la somme à laquelle son offce fut liquidé. A.E.
Soleure Bd 62 n° 17, inventaire du 25 décembre 1794 des papiers envoyés à l’Ambassade.
365 A.C.S., Bd 64. Berville d’Auzillon, franz. Tresorier. Inventarund Teilung, Rufrodel. Mit allerlei Beischriften. Ganzen
Band. Ce long inventaire mentionne un autre I.A.D. fait en une maison appartenant à la succession à
Moret-surLoing, en Seine et Marne, par Dominique Michel D’Outreleau (?), notaire à Nemours, le 2 foréal an iii.
366 Cf. notices sur les Auzillon de Berville et les Sonnet.
6367 A.N. M.C., XXX, 166, 28 août 1759, I.A.D. d’Auzillon de la Sablonnière ; Arch. de Paris DC 241 f° 292.
368 Au sujet de ses voyages aux Grisons, voir : Georges Livet, Recueil des instructions données aux ambassadeurs et ministres
de France des Traités de Westphalie jusqu’à la Révolution française. Suisse, tome 2 (pp. 461-960), Genève, Les Grisons,
Neuchâtel et Valangin, l’évêché de Bâme, Le Valais, Paris, Éditions du C.N.R.S., 1983, pp. 729-743 et 747 ; A.M.A.E.,
Dossiers personnels, n° 3 f° 279.
104AVIGNON
369(1737-1745) . Auzillon de la Sablonnière, qui avait obtenu en 1740 « le privilège
370royal pour l’exploitation de toutes les mines d’asphalte du royaume » , s’intéressa
aux mines d’asphaltes dites « de la Sablonnière » en Basse-Alsace jusqu’à son décès.
Cette concession lui occasionna de nombreux procès et des pertes considérables qui
371l’obligèrent à abandonner toutes ses autres responsabilités . À sa mort, il laissa « (…)
une veuve réduite à la dernière mendicité ».
AVIGNON (Étienne)
Né : ?
meDécédé à Paris, en son domicile, situé dans la rue Mauconseil (propriétaire : M
372Hélissant), le 7 novembre 1757 .
Origine sociale et milieu familial
Père : N.C.
Mère : N.C.
Mariage
èresMarie Laurès, épouse en 1 noces de François de La Bruyère (flle de Jacques Roch
Laurès, greffer de la capitainerie de Vincennes, et de Nicole Rolland), par acte passé
devant établi devant Larsonnier, notaire à Paris, le 23 janvier 1710, établissant la
373communauté des biens suivant la coutume de Paris . De son premier mariage, elle
eut plusieurs enfants, dont Jacques François de La Bruyère, F.G. ( cf. notice). Parent :
Nicolas Laurès, époux de Marie Legros.
Postérité
Marguerite Geneviève Avignon, épouse de Nicolas Guérard, S.R. de la Grande
374chancellerie de France de 1731 à 1743 , fls d’Edme Guérard, R.G. des fermes à
Troyes, et de Françoise de Cressé, et petit-fls de Jean-Baptiste de Cressé, S.R. de
la Grande chancellerie de France de 1663 à 1690. Le couple eut 2 fls : 1) Gabriel
Jean Nicolas Guérard, inspecteur des Domaines de Bordeaux (légataire universel de
Jacques François de La Bruyère, F.G., son oncle) ; 2) Étienne Léonard Guérard, sgr
369 A.N. P 2713 f° 180r° du 20 novembre 1737, Auzillon de la Sablonnière avait pour prédécesseur Philippe Jacques
Durand, décédé en 1737. A.N. M.C., CXVIII, 431, 30 novembre 1744, transaction : Auzillon de la Sablonnière ne
pouvant plus exercer l’offce de T.G. ancien des Ligues suisses (...) à cause de ses occupations, céda ses exercices à
Auzillon de Berville, son frère, et Sonnet de la Tour, ses 2 compagnons d’offces. A.N. P 2451 f° 216r°-219v°, le 14
septembre 1745 : Auzillon de la Sablonnière « ayant eu le malheur d’essuyer des pertes considérables qui l’auroient
entraîné dans des procès dont les événemens auroient dérangé sa fortune de façon à ne pouvoir plus continue» r dut
démissionner. Par la déclaration royale du même jour, 14 septembre 1745, son offce de T.G. ancien des Ligues suisses
(...) fut uni aux deux autres.
e370 Georges Livet, « L’exploitation minière de Pechelbronn au xviii siècle… », in Saisons d’Alsace, N.S., n° 52, p. 7-30.
371 Ces mines lui furent abandonnées par le landgrave de Hesse par bail emphitéotique du 5 février 1747 ( cf. l’I.A.D. de
Louis Pierre Auzillon de la Sablonnière).
372 A.N. Y 13383, scellés après décès du 7 novembre 1757. Peu après, des scellés furent apposés dans sa maison de
campagne située au village de Bagnolet. L’I.A.D. fut effectué par Tartarin, contrôleur général des restes de la
Chambre des comptes. Malheureusement, les documents de cette nature ont été détruits.
373 Étude XXXII : document en défcit. Les deux communautés qui ont existé entre Marie Laurès, d’une part, François
de La Bruyère et Étienne Avignon, d’autre part, ne furent pas dissociées. Voir: A .N. M.C., LXVIII, 469, 28 janvier
1759, partage des communautés ; A.N. M.C., LXVIII, 491, 11 décembre 1763, abandon sous forme de partage. La
masse des biens de la succession en 1759 s’élevait à 435 759 lt. 10s. 3d., dont 43 495 lt. 2s. 6d. durent être prélevés
erpour les dettes. Les 3 enfants issus du 1 lit reçurent chacun pour leurs parts 79 130 lt. 4s. 4d., et la flle du second lit
reçut la somme de 159 216 lt. 12s. 11d.
2374 A.N. V 40 du 18 septembre 1731 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
105AVIGNON
de Morsains dans le Gers, capitaine au régiment de Touraine, époux de Marie Claude
Guérard, sa cousine, dont postérité ; 3) Nicolas Guérard, sgr de Meillan, receveur à
Jargeau, époux de Marie Louise Alexandre Legras de Vaubercey, sans postérité.
Carrière et affaires
Receveur général alternatif mi-triennal des domaines et bois de la généralité de
375Poitiers (1711-1757) .
375 Voir l’Almanach royal. A.N. M.C., XLI, 541, du 2 décembre 1757, traité d’offce entre la veuve Avignon et Langlois au
prix de 90 000 lt.
106BABAUD
B
BABAUD ( Jean)
Né : ?
Décédé à Paris, rue du Gros Chenet, le 14 décembre 1739.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Babaud de Beaupré de Bellac, en Basse-Marche, ayant testé le 5 décembre
1724.
Mère : Marguerite Jouinot (ou Jouhinot).
Frères et sœur :
376- Charles Babaud, décédé le 25 août 1730, sans postérité .
- Pierre Babaud de La Chaussade (cf. notice).
- Louise Babaud épouse de Pierre Gallicher, lieutenant des eaux et forêts de Bellac.
Alliés : Jean Babaud sgr de Cursay, offcier au vol de la pie de la chambre du Roi, époux
rde Marie Mauduit, dont : 1) Jean François Babaud s du Rivault Brault, 2) Marie
Marguerite Babaud, épouse de Nicolas Curieux, sénéchal de Mirabeau, 3) Pierre
rBabaud s Dambrette, licencié ès lois, contrôleur des actes des notaires au bureau
de Monts-sur-Guesne, demeurant tous à Saumur, 4) Geneviève Babaud, épouse de
rLouis Augros de Vérine échevin de Poitiers, 5) Armand Jean Marie Babaud s de la
377Fomtière, inspecteur et entrepreneur général des hôpitaux militaires à Metz .
Mariage
378Marie Boesnier (flle de Pierre Boesnier, négociant, bourgeois de Blois et de Marie
Hesme) par le contrat de mariage passé devant Jean Guynois, notaire tabellion à
Blois, le 17 janvier 1728, établissant la communauté des biens suivant la coutume de
Blois.
Parents : Jacques Boesnier Duporta(i)l, marchand à Saumur et Daniel Boesnier
Duportal, négociant à Rotterdam.
379Elle épousa en secondes noces Jacques Masson sgr de Guérigny, premier commis
du Contrôle général des Finances auprès d’Orry, en charge des affaires de Lorraine
et des forges y étant rattachées ( cf. notice).
Postérité
- Marie Charlotte Babaud
- Angélique Dorothée Babaud
376 A.N. M.C., CII, 307, 31 août 1735, partage des biens de Pierre Babaud père et de Charles Babaud, dont les biens
s’élevaient à 16 285 lt. après le prélèvement de 500 lt. de dettes. L’actif comprit 11 000 lt. en rentes et espèces, le reste
étant composé d’une maison et de quelques terres à Bellac.
377 A.N. M.C., CII, 316, 28 juillet 1738, procuration et acte de notoriété.
378 Marie Boesnier avait 8 frères et sœurs, dont: 1) Angélique Boesnier, épouse de Nicolas Daniel Rousselet, négociant à
Orléans ; 2) Pierre Boesnier ; 3) Isaac Boesnier ; 4) Anne Boesnier, épouse de Jacques Hachin, négociant à Orléans ; 5)
Suzanne Boesnier, épouse de Barthélemy Germon, négociant à Orléans ; 6) Marie Anne Boesnier, épouse de Paul Le
Roy, marchand à Orléans ; 7) Paul Boesnier de Lorme ; 8) Françoise Boesnier.
379 A.N. M.C., CII, 321, 3 décembre 1739, contrat de mariage Masson de Guérigny-Boesnier veuve Babaud. Masson de
Guérigny.
107BABAUD
Carrière et affaires
Associé aux Boesnier du Portal pour 6 ans dans une maison de commerce sise au départ
380à Saumur à partir de janvier 1728 (1728-1732) ; fournisseur de bois pour la Marine
381royale (1728-1738) ; fournisseur de bois de construction de vaisseaux aux Hollandais
382 383(1734-1735) ; intéressé dans les forges de Cosne-sur-Loire (1733-1738) ;
copropriétaire pour moitié de l’offce de receveur général alternatif mi-triennal des
384fnances de Lorraine et Barrois créé le 25 septembre 1737 (1737-1739) .
385Fortune
Les biens de Jean Babaud au moment de ses noces restent inconnus, ceux de son épouse
montaient à 25 000 lt. De part et d’autre 6 000 lt. entrèrent dans la communauté,
le préciput était fxé à 15 000 lt., le douaire à 6 000 lt. – réduit à 3 000 lt. en cas de
postérité – payable en une fois. Après avoir résilié la société entre lui et les Boesnier
du Portal, Jean Babaud en conclut une nouvelle devant Philippe de Galois, tabellion
erà Bitsche, le 1 octobre 1733 avec Pierre Babaud de La Chaussade et Jacques Masson
de Guérigny, ratifant un traité informel datant des 28 janvier 1732 et 22 novembre
380 Société en affaire avec Goossens, David Néro de l’île de Ré, Bernard Boulin, de La Rochelle, et la veuve Hambault.
Elle prit fn le 5 juin 1732. Voir au sujet de Pierre François Goossens, la notice concernant Nicolas Beaujon.
er381 Le 1 traité eut lieu entre Maurepas d’une part, Jean Babaud, Marguerite Jouinot veuve de Pierre Babaud père, Pierre
Gallicher, Jacques Boesnier Duportal et Pierre Audry d’autre part devant Durand, notaire à Paris, le 22 août 1728 ;
les 3 dernières cautions furent déchargées de leurs cautionnements devant D’Aoust le 12 avril 1737 (étude XCVI)
tout comme une quatrième caution, Sellier et son époux devant le même notaire le 12 avril 1737. Dès lors les marchés
se suivirent : celui du 30 octobre 1730 un marché par un écrit du 30 octobre 1733 pour la fourniture «d es ports de
erl’Océan » de bois du duché de Lorraine ; celui du 11 février 1735; un autre le 1 janvier 1736, portant sur 6 années,
pour la fourniture de bois de Rhénanie à ces mêmes ports; c elui du 20 février 1736 pour la fourniture de Toulon tout
comme celui du 5 janvier 1737, les bois provenant des forêts de la principauté de Montbéliard et de Franche-Comté,
acheminés depuis le port de Pierre-Les-Verdun à Arles et de cet endroit à Toulon ; un autre passé le 26 juin 1738 (A.N.
M.C., XCVI, 291, 22 août 1728 ; A.N. M.C., XCVI, 318, 11 février 1735; A .N. M.C., XCVI, 324, 19 novembre 1736 ;
A.N. M.C., XCVI, 325, 5 janvier 1737 ; A.N. M.C., XCVI, 331, 26 juin 1738).
er382 A.N. M.C., XCVI, 318, 1 février 1735, acte rappelant un traité passé chez Superville, notaire à Rotterdam, du 25
janvier 1734 entre Pierre Terwen père, Pierre et Antoine Terwen fls, négociants à Rotterdam. Les bois provinrent des
forêts des généralités de Metz et Strasbourg, dans le duché de Lorraine, le bailliage de Lemberg dans le Saint-Empire,
transférés par la Sarre et le Rhin.
383 Jean Arnaud et Anne Barrat, son épouse, acquirent les forges de Cosne-sur-Loire le 10 juillet 1729 (A.N. M.C.,
XCVI, 296) de Renard du Tasta, Rameau de Saint-Père, Titon de Coigny, etc. Arnaud s’associa à Charles Michaut,
erOctavien Souchet de Bisseaux et Jacques Masson de Guérigny. Par un acte passé à Bitsche, le 1 octobre 1733, Jean
Babaud et son frère Pierre Babaud de la Chaussade entrèrent dans la société. A.N. M.C., XCVI, 317, 7 août 1734:
Arnaud vendit les forges et fonderies à Cosne moyennant des rentes foncières et 35 000 lt. à déléguer aux précédents
propriétaires à Masson de Guérigny et ses associés. Arnaud rentra néanmoins dans la nouvelle société comme simple
eractionnaire. Cette société fut dissoute à compter du 1 mai 1734 (A.N. M.C., XCVI, 322, 24 mars 1726, dissolution
de société). Les diffcultés soulevées par les parties et la précédente société devinrent inextriquables. L’ensemble du
site fut estimé par Taffn. Les frères Babaud et Masson de Guérigny reprirent les forges. Ils ont obtenu 2 marchés
d’ancres à y forger, le premier du 15 février 1732 (A.N. M.C., XCVI, 306), le second le 19 novembre 1736 (A.N. M.C.,
12XCVI, 324). A.N. F 680 (Orléans) ; Hubert Bourgin et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début
de la Révolution, Paris, Imprimerie nationale, 1920, p. 320.
384 A.N. M.C., CII, 313,18 octobre 1737 : convention et société entre Nicolas Mathieu et Jean Babaud, pour l’acquisition
de cet offce au prix de 300 000 lt. chacun (600 000 lt.). Mathieu devait faire les cinq premiers exercices (soit dix ans)
erà partir du 1 janvier 1739. Mathieu fut reçu le 27 septembre 1737. Au terme de cette période, Jean Babaud aurait
dû prendre sa succession (A.N. M.C., CII, 316, 9 août 1738, déclaration). Après le décès prématuré de Jean Babaud,
Mathieu continua les exercices et compta « à demi » pour la veuve et les héritiers. Vers 1749, la veuve Babaud chercha à
se désengager. Mathieu chercha alors un autre partenaire ; il le trouva en la personne de Jean-Baptiste Hilaire Guillot
de l’Orme (voir notice). Le 8 mars 1750, Mathieu lui vendit la moitié de son offce moyennant 300 000 lt. (LXXXIII,
413, le 8 mars 1750).
385 A.N. M.C., CII, 318, 10 janvier 1739, société.
108BABAUD
3861732. La mise de fonds de Jean Babaud était de 315 476 lt. 17s. 4d. (10 sols), celle
de son frère de 60 000 lt. (6 sols), celle de Masson de Guérigny, nulle (4 sols sans
387fonds) . La nouvelle société produisit un actif de 2 235 992 lt. 14s. 6d., et un passif
de 1 898 438 lt. 6s. 8d., produisant un excédent de 337 525 lt. 7s. 10d. à répartir
388pour moitié au proft de Jean Babaud, pour moitié aux deux autres associés . Jean
Babaud, touché par la maladie, se retira le 8 décembre 1738. Il testa deux jours plus
389tard .
390BABAUD ( Pierre) sgr de La Chaussade en Nivernais, de la baronnie de
Guérigny et de Villemenant, de Demeurs, de La Vache, d’Ouvrault,
Beaumont-laFerrière, etc.
sseNé à Bellac en Limousin (Haute-Marche), baptisé le 7 septembre 1706 en la p de
tS -Sauveur et Notre-Dame.
391Décédé à Paris, rue de Bondi, le 15 août 1792 .
Origine sociale et milieu familial
Frère du précédent.
Mariage
3921) Jacqueline Marie Anne Masson, décédée en juin 1744 (flle de Jacques Masson
de Guérigny, premier commis du Contrôle général des fnances, cf. notice précédente,
èreset de Marie Anne Duru, épouse en 1 noces) ; contrat de mariage passé devant
393Linacier, notaire à Paris, le 4 mars 1734, établissant la communauté des biens
suivant la coutume de Paris.
3942) Anne Rose Le Comte de Nonant de Pierrecourt ; actes des 24 mai, 4 juin et 8
sse tjuillet 1746 à Rouen. Elle mourut dans la nuit des 27/28 mars 1778, à Paris, p S -
Nicolas-des-Champs.
Postérité
èresEnfants issus des 1 noces :
- Jean Pierre Babaud de Guérigny, banquier à Paris qui ft faillite vers la fn des
386 L’état de l’ancienne société montrait un actif de 1 787 383 lt. 6d. et un passif de 1 471 906 lt. 3s. 2d. donnant à Babaud
un bénéfce net de 315 476 lt. 17s. 4d. Les correspondants de Babaud étaient les frères Donnadieu banquiers à Paris,
Burrish, banquier à Paris, Daniel Boesnier Duportal, André Pels et fls, négociants-banquiers à Amsterdam.
387 A.N. M.C., CII, 305, 14 février 1735, dépôt d’acte de société. Dans la même liasse, la convention du 14 février 1735
devait servir à renfouer les dettes de Masson de Guérigny montant à 58 064 lt. 18s. 3d., dues à l’acquisition de la terre
de Guérigny.
388 A.N. M.C., CII, 315, 6 mai 1738, conventions. Le 10 juin 1738, les frères Babaud sont convenus à continuer
d’améliorer les forges de Guérigny.
389 A.N. M.C., CII, 317, 8 décembre 1738, dissolution de la société ; le 10 décembre 1738, testament.
390 Certains renseignements proviennent de la documentation personnelle de Claude Jollin concernant les forges
du Nivernais et la succession de Babaud de la Chaussade. Cf. son article « Les Forges Royales de la Chaussade et
l’endettement de Pierre Babaud de la Chaussade ».
391 A.N. M.C., LXXXVI, 855, 26 novembre 1787, dépôt de testament ; A.N. M.C., LXXXVI, 885, 5 mars 1793,
I.A.D. ; A.N. M.C., LXXXVI, 1048, 10 octobre 1829, liquidation et partage de la succession. A.N. M.C., LXXXVI,
1066-1067, Mélanges, établissement des qualités des héritiers de Pierre Babaud de la Chaussade et P.-V. de la
liquidation.
392 A.N. M.C., VI, 700, 18 juin 1744, I.A.D. ; A.N. M.C., LXXXVI, 692, 29 février 1761, liquidation des biens.
393 A.N. M.C., CII, 302, 4 mars 1734, contrat de mariage.
394 A.N. M.C., XXIII, 544, 8 juin 1746 ; A.N. M.C., LXXXVI, 653, 7 septembre 1752, dépôts de pièces. Elle était la flle
de Louis François Le Comte de Nonant de Pierrecourt, enseigne des gendarmes de Bourgogne et d’Anne Marguerite
Duluit-Polet.
109BABAUD
erannées 1760, né à Paris le 9 septembre 1736, décédé le 1 juillet 1775 sans postérité
au château de Fremonville près de Nemours.
395- Antoinette Rosalie Babaud , née à Nancy le 5 mars 1735, décédée le 19 juillet 1759
à Paris, épouse de Charles Jean Claude Goujon de Gasville d’Yville dont : 1) Pierre
Charles Auguste Goujon marquis de Gasville, époux de Charlotte Marie de Maurès
de Malartic ; 2) Jean Prosper Camille Goujon vicomte de Gasville, époux de Jeanne
Élisabeth Sophie Texier.
396 er- Marie Cécile Babaud , née à Paris le 1 février 1740, décédée le 26 avril 1759,
épouse de Claude Charles marquis de Guiry dont Cécile Rose Françoise de Guiry,
décédée à Valenciennes le 3 mai 1792, épouse de Charles Amédée Gabriel marquis
de Brossard.
esEnfants issus des 2 noces :
397- Pomponne Marie Pierre Babaud de La Chaussade chevalier de Villemenant , né
à Paris le 21 décembre 1751, décédé le 9 mars 1808 à Paris, en son domicile, au 13,
398rue Villedot , capitaine de cavalerie, enseigne des Cent-Suisses (1778), maréchal de
399camp, franc-maçon des «N euf sœurs» , époux de Marie Josèphe de Rothe .
- Louise Rose Babaud de la Chaussade, née à Paris le 31 mars 1747, décédée à Bourbon
Lancy (en Saône- et-Loire) le 14 juillet 1817, épouse d’Étienne François Berthier de
Bizy, chevalier, sgr de Fongis, Bizy, etc., dont postérité.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Roi (1730-1732; f) ournisseur des bois de construction
400 iepour la Marine royale (1732-1780) , des ancres et fers de la Marine royale et de la C
401des Indes (1733-1780) ; secrétaire du Roi auprès de la Grande chancellerie de France
395 A.N. M.C., LXXXVI, 652, 5 avril 1752, contrat de mariage.
396 A.N. M.C., LXXXVI, 667, 29 février 1756, contrat de mariage.
397 A.N. M.C., LXXI, 45, 13 mars 1783, contrat de mariage.
398 A.N. M.C., LXXXVI, 949, 24 mai 1808, I.A.D. de Pomponne Marie Pierre Babaud de la Chaussade de Villemant..
399 A.N. M.C., XVIII,1111, 26 mai 1817, dépôt de l’acte de décès de Marie Josèphe de Rothe, née à Lorient, dans le
Morbihan, décédée à Parigny-les-Veaux, dans la Nièvre, le 9 frimaire an xii (1 décembre 1803), à l’âge de 43 ans.
400 En société avec Jean Babaud et Masson de Guérigny (cf. notice précédente). A.N. M.C., CII, 318, 9 février 1739, société
entre Babaud de la Chaussade, Masson de Guérigny et la veuve de Jean Babaud, prorogée par l’acte de convention du
21 mai 1740 (A.N. M.C., CII, 323). Il s’associa à des fnanciers durant les années 1740 et à Goossens – le partenaire de
2Nicols Beaujon (cf . notice) – et Gabriel Michel, de Nantes (voir notice), au début des années 1750. A.N. Marine B  381
3et B  509. L’acte du marché accordé par Maurepas, secrétaire d’État de la Marine, devant Daoust, notaire à Paris, le
21 mars 1742, est absent dans la liasse. A.N. M.C., VI, 694, 29 mars 1742 : acte de société unissant Pierre Babaud de
la Chaussade, la veuve de Jean Babaud, Louis Bonfls, S.R., Pierre Gabriel Peilhon, S.R., Nicolas Cuisy Dufay, Pierre
Louis Paul Randon de Boisset, Pierre Faventines, André Blin de Graincourt, Jacques Pageaut et Claude Barthélemy
de Bonnefonds, R.G. des domaines et bois de Bretagne, pour la fourniture de fers et de bois. Pierre Babaud de la
Chaussade s’associa par la voie d’un acte passé sous la forme de brevet devant le notaire parisien Silvestre (étude VI),
du 18 mars 1745, à 2 maisons de banque de Paris, Philippe de Brun et Cie et Isaac Vernet pour la fourniture de bois
et munitions issus des ports de la Baltique destinés à ceux de Brest, Rochefort et Toulon - supplantant Vallet de la
Touche et son frère - et la fabrication de 130 milliers d’ancres afn d’honorer le marché passé avec Maurepas le 5 juin
1745. Babaud de la Chaussade avait contracté pour 4 ans une société parallèle pour la fourniture de bois avec Guibert
de Rie et Denis, et le 5 juin 1745 une autre pour la fourniture d’ancres avec Castanier et Cavalier, le tout destiné à la
Compagnie des Indes. Les ancres étaient acheminées par voie fuviale de la Charité-sur-Loire jusqu’à Nantes (A.N.
M.C., VI, 702, 19 novembre 1745). Autres traités pour la fourniture de bois de Marine: A .N. M.C., CXV, 585, 5 juin
1750 (avec Gabriel Michel, Louis Bonfls et Pierre François Goossens) ; A.N. M.C., XCV, 235, 2 août 1754 (A.N.
M.C., XCV, 235, 2 août 1754, cessions d’intérêts par Bonfls à Gabriel Michel et Goossens).
401 Les produits provenaient des forges de la Chaussade, de Guérigny en Nivernais. A.N. M.C., VI, 701, 18 janvier 1745,
Babaud de la Chaussade loua à Jacques Lestang, régisseur des terres de Guérigny, Marie Jeanne Vareille, son épouse,
et Philippe Ladoyreau, son associé, les forges de Cosne-sur-Loire. Les forges de Guérigny et de la Chaussade ont
110BACONNIÈRE DE SALVERTE
402(1743-1790) ; exploitant des forges de La Chaussade et de Guérigny jusqu’en 1781;
acquéreur de forges dans le Nivernais après la vente des forges de La Chaussade au
403Roi en 1781 et de celle de Saint-Aubin-les-Forges au même en 1782 .
Affliations
Membre de « l’Association de Bienfaisance judiciaire» f ondée offciellement par André
er 404Jean-Baptiste Boucher d’Argis le 1 décembre 1787 .
405BACONNIÈRE de SALVERTE ( Jean Marie Eusèbe)
Né à Rennes en 1727.
Décédé à Paris, le 22 janvier 1792.
Origine sociale et milieu familial
Père : Nicolas François Pierre Baconnière de Salverte, né à Rennes en 1697, décédé
à Metz le 8 avril 1766, à l’âge de 68 ans, avocat en parlement, directeur général des
domaines, contrôle des actes, etc., à Rennes, en 1728, puis de la généralité de Metz
406et de la principauté de Sedan vers 1739 , intéressé dans les fermes, anobli par Louis
XV en 1744, S.R. contrôleur en la chancellerie établie près le Parlement de Metz (10
mars 1759/1766, intéressé dans les hôpitaux de l’armée de Soubise. Ses ascendants
407étaient originaires de Saint-Malo, en Bretagne .
Mère : Perrine Jacquette Morfouäce.
Sœur : Anne Marie Joséphine Baconnière de Salverte, décédée à Paris (à l’hôtel de
408Charost, rue Montmartre), le 12 décembre 1776 , qui épousa, à Metz le 3 juillet
1753, Bernard Perruchot, régisseur général des hôpitaux (cf . notice).
fourni les fers et ancres jusqu’en 1781 (voir les traité: As .N. M.C., CXV, 589, 4 février 1751; A .N. M.C., CXII, 566, 6
bisseptembre 1755 ; A.N. M.C., CXII, 567 , 17 juin 1756 ; A.N. M.C., LXXXIV, 485, 16 septembre 1762 ; A.N. M.C.,
erLXXXIV, 592, 1 février 1764; A .N. M.C., LXXXIV, 494, 18 août 1764 ; A.N. M.C., LVIII, 433, 30 mai 1769).
A.N. M.C., XCVI, 514, 8 mars 1781, ventes des forges de la Chaussade au Roi. Le prix fxé à 2 500 000 lt. était
essentiellement affecté aux remboursements des dettes de Babaud de la Chaussade montant à 1 819 625 lt. 2s. 7d.
dont 1 323 250 lt. pour les forges, 434 000 lt. au titre de dots. Le détail des dettes est publié dans l’article de Claude
Jollin. A.N. M.C., LXXXVI, 879, 23 mars 1792, remboursement fnal des 1 342 542 lt. 2s. 10d. par Dufresne de
Saint-Léon, directeur général de la liquidation après la ratifcation devant le même notaire le 12 janvier précédent.
Initialement les forges de la Chaussade devaient être vendues à Sabatier et Desprez. Voir à ce sujet Jacques Gay, Six
millénaires d’histoire des ancres, Paris, P.U.P.S., 1997, 272 pages.
2402 A.N. V du 12 mars 1743 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; A.N. M.C., LXXXVI, 879, 23 mars
1792, remboursement de l’offce de S.R. au prix de 122 313 lt. 8s. 6d., soit 120 000 lt. de prix principal, 1 500 lt. de
droit de survivance et les intérêts.
403 Renseignement sur ce dernier aspect de Claude Jollin. Cf. aussi les papiers de la liquidation des biens de Babaud de la
Chaussade. Voir à ce sujet : Hubert et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, op.
12cit., pp. 295, 300 et 320 ; A.N. F 651, 1316, 1317 et 1607.
404 Recueil de pièces concernant l’Association de Bienfaisance judiciaire, fondée en 178, P7 aris, Clousier, 1789, in-8°, 222 pages,
p. 159 (B.H.V.P. 15559).
405 Vicomte H. Frotier de la Messelière, fliations bretonnes, St-Brieuc, 1912-1926, gr. In-8°, tome 5, pp. 446-448 (BnF
2 e4° Lm 445 ; Gustave Chaix d’Est-Ange, Dictionnaire de familles françaises anciennes ou notables à la fn du xx siècle,
1Evreux, 1903-1929, 20 vol., in-8°, tome 1, pp. 185-186 (BnF 8° Lm 164).
406 A.N. M.C., XCV, 146, 13 février 1739, cautionnement de Baconnière de Salverte par Joseph Mathurin André de
Dureville (cf. notice).
407 Vicomte Henri Frotier de la Messelière, Filiations bretonnes (1650-1912), recueil des fliations directes des représentants
actuels des familles nobles, de bourgeoisie armoriée…,Mayenne, 5 vol. in-4°, tome 5, supplément, pp. 446-447 [BnF
4-LM2-445 (A,1-5)] ; Emmanuel Michel, Biographie du parlement de Metz, Metz, Nouvian, 1853, in-8°, p. 13 [BnF
8-LN25-72] ; François-Jacques Poirier, Metz, documents généalogiques : armée, noblesse, magistrature, haute bourgeoisie,
d’après lesregistres des paroisses, 1561-1792, Paris, Lamulle et Poisson, 1899, XIV-685 pages, p. 31 [BnF 4-LM2-345].
408 A.N. M.C., placards après décès n° 6887.
111BACONNIÈRE DE SALVERTE
Frère : Eusèbe Nicolas Baconnière de Salverte, soldat au régiment de Rohan-Prince
(1754), lieutenant en second de grenadiers (1754), lieutenant (1755), capitaine au
régiment de Berry infanterie (1758/démisionnaire en 1763), commissaire des guerres
409au département de Sarrelouis de 1764 à 1783 , qui épousa à Sarrelouis (Allemagne)
erle 27 juillet 1768, Anne Élisabeth Favart (née à Versailles le 1 décembre 1734, flle
de François Jean-Baptiste Favart, ingénieur en chef à Sarrelouis, et de Catherine
Leseur), dont deux enfants.
410Tante : Anne Marie Morfouäce, épouse de Mathurin Joseph André de Dureville .
Mariage
Élisabeth Faure (flle d’Anne Faure, S.R. près le Parlement de Toulouse en 1738,
receveur principal et particulier de fermes, garde-magasin des vivres à Saverne, et
èresde Jeanne Marie Godelle), veuve en 1 noces de Romain Racine, écuyer, receveur
principal des Domaines, dont une flle, Anne Élisabeth Racine. Jean Marie Eusèbe
Baconnière de Salverte et Élisabeth Faure adoptèrent le régime de la séparation des
biens, dérogeant en ceci à la coutume de Paris, suivant le contrat de mariage établi
411le 6 octobre 1764 . Deux frères: l e premier chapelain du Roi ; le second, curé en
Alsace. Deux sœurs : Thérèse Faure, épouse d’Eustache Paris de la Bollardière, R.G.
des fnances (cf. notice), et Marie Anne Faure, épouse de Jean Malartic, intéressé
dans les affaires du Roi. Tante: J eanne Marie de Beaufort, épouse d’Edme Joseph
Roslin, S.R. et F.G. Allié : Guillaume Pierre Tavernier de Boullongne, T.G. de
l’extraordinaire des guerres (cf . notice).
Postérité
- Jean-Marie Eustache Baconnière de Salverte, né en 1768, décédé à Paris, en son
412domicle, rue Lepelletier n° 4, le 10 décembre 1827 , administrateur général des
Domaines adjoint, puis administrateur de l’enregistrement et des domaines, chev.
413de la Légion d’honneur, député de Paris en 1815, époux de Charlotte Françoise
erFélicité Baron, décédée à Paris, le 1 juillet 1827 (flle de Germain Jean-de-Dieu
Baron et de Charlotte Françoise de Floissac), dont un fls unique : Charles Baconnière
de Salverte, avocat à la Cour royale de Paris, né à Paris le 6 brumaire an ix (28
eoctobre 1800), qui épousa, à Paris 10 arrond., le 16 janvier 1827, Alexandrine Daru,
née à Paris le 6 frimaire an xiv (27 novembre 1805), flle de Pierre Antoine Noël
Bruno comte Daru, pair de France, intendant général des armées du Roi, l’un des
40 de l’Académie Française, et d’Alexandrine Thérèse Nardot (cf. notice Nardot).
414Ce couple eut au moins 3 fls : Gaston Salverte, né à Paris le 31 octobre 1827 ,
409 Samuel Gibiat, La militarisation des commissaires des guerres à la fn de l’Ancien Régime (1767-1791) : étude prosopographique,
institutionnelle et sociale, Thèse de l’École nationale des chartes,Paris, 1996, 4 volumes, tome 3pp. 596-597.
410 Cf. la notice concernant André de Dureville. Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte est allié aux Marsollier de
Vivetières et à Guillaume René Gaultier de Montgeroult, trésorier général de la Maison du Roi, époux d’Anne Marie
Élisabeth Marsollier (cousine).
ères411 A.N. M.C., XX, 652, 6 octobre 1764, contrat de mariage. Élisabeth Faure épousa en 1 noces Romain Racine le 25
novembre 1750 ; il décéda le 25 avril suivant (cf. A.N. M.C., LXXIII, 1117, 4 février 1792, I.A.D.). Anne Élisabeth
erRacine, flle issue du 1 mariage épousa Jean de Vaines, alors directeur des Domaines (A.N. M.C., LXXIII, 906, 7
octobre 1768). Cf. notice Jean de Vaines).
er me412 A.N. M.C., LVI, 644, 1 avril 1828, I.A.D. de M. et M Baconnière de Salverte.
413 A.N. M.C., LVI, 453, 17 frimaire an viii, contrat de mariage Baconnière de Salverte-Baron.
414 A.N. M.C., LVI, 644, 28 mars 1828, dépôt d’actes de naissances et de mariage. Parmi les témoins de mariage
d’Alexandrine Daru fgurait Martial Noël Pierre Daru, ancien inspecteur aux revues, né en 1786, oncle paternel, et
Edmond Garnier Deschesnes, ancien receveur général des fnances, oncle maternel. Parmi les témoins déclarant la
112BACONNIÈRE DE SALVERTE
Paul, et Georges Salverte (le dernier, créé comte romain en 1890, épousa une Prévost
d’Arlincourt).
- Anne Joseph Eusèbe Baconnière de Salverte, né en 1771, décédé à Paris, le 27
octobre 1839, à l’âge de 68 ans, magistrat, député de la Seine à partir de 1828,
publiciste célèbre, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, qui
épousa, en 1812, la comtesse Fleurieu, née Deslacs d’Arcambal, femme de lettres,
415sans postérité .
416- Anne Marie Élisabeth Baconnière de Salverte, qui épousa Jean Doazan, F.G.
Carrière et affaires
eIntéressé dans diverses affaires du Roi, intéressé pour 1/6 dans la place de fermier
egénéral de Didelot de 1774 à 1780 et pour 1/12 dans les places de Taillepied dans
la Ferme des devoirs de Bretagne. Administrateur général des Domaines de 1780 à
1790.
Fortune
Les biens apportés par Élisabeth Faure consistaient en divers effets issus de l’ancienne
communauté, en 12 000 lt. faisant partie des 50 000 lt. de fonds fait par Malartie
dans les vivres de la Marine, et 4 300 lt. que lui doivent ses frères, 6 000 lt. en deniers
comptants, 6 000 lt. en hardes et en 200 lt. de principal d’une rente tontine. Les
biens de Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte consistaient en la somme de
417140 000 lt. de ses gains et épargnes et une dot de 40 000 lt.
418L’état de ses biens de Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte, en 1792 , consista
majoritairement en immobiliers dont certains acquis au moyen de sommes recueillies
de la liquidation de son fonds d’avance dans sa place d’administrateur général
des Domaines : 1) une maison rue des Amandiers à Paris (60 000 lt.) ; la ferme de
Boscynes, bien national, situé dans l’Eure (243 000 lt.) ; 2) le domaine de Bernière
dans l’Aube (600 000 lt.) ; 3) la ferme du Clos et terre de Beauvais, dans l’Aube (115
000 lt.) ; 4) une maison à Paris, rue Popincourt, ex-fef Popincourt(30 000 lt.); 5)
92 300 lt. en deniers comptants, fermages et actions de la Caisse d’Escompte; 6 )
397 700 lt. en créances actives ; 7) la dot pour l’installation de sa flle (252 000 lt.).
L’ensemble formait une masse de 1 780 000 lt. sur quoi il fallait déduire les créances
passives et les 43 100 lt. de legs d’un total de 328 100 lt.
Affliations
Membre à partir du 14 janvier 1785 de la « Société philanthropique » fondée par
419Savalette de Langes en 1780 .
naissance de Gaston Salverte se trouvait Jean Marie Eusèbe de Vaines, ancien contrôleur général de la Banque de
France et ancien député, oncle à la mode de Bretagne.
8415 Arch. de Paris DQ  476 f° 11, n° 58; A .N. M.C., XIV, 27 octobre 1839, dépôt judiciaire du testament d’Anne Joseph
Eusèbe Baconnière de Salverte ; A.N. M.C., XIV, 7 novembre 1839, I.A.D.
416 A.N. M.C., LXXIII, 1074, 6 mai 1786, contrat de mariage : dot de 240 000 lt. payée en totalité le 31 janvier 1791 et
un trousseau de 12 000 lt.
417 A.N. M.C., XX, 652, 6 octobre 1764, contrat de mariage. Le douaire fut fxé à 1 200 lt. de rentes viagères, le préciput
en effets personnels et un carrosse attelé de deux chevaux. Une donation entre vifs octroia à la future la propriété sur
un tiers de la succession et un droit d’usufruit sur les deux tiers restants. Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte
hérita ultérieurement 87 110 lt. 1s. 11d. de ses parents.
418 A.N. M.C., LXXIII, 1117, 4 février 1792, I.A.D.; A .N. M.C., LXXIII, 1125,15 février 1793, partage de la succession
de Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte. ; A.N. M.C., LVIII, 688, 14 frimaire an viii, partage du domaine de
Bernière conservé en indivision.
419 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
113BALTUS
BALTUS (Jacques), sgr de Pouilly
Né : ?
Décédé : ?
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacques Baltus, né à Metz le 28 janvier 1690, décédé à Metz le 18 août 1760,
avocat au Parlement de Metz, l’un des 8 notaires royaux et apostoliques du bailliage de
420Metz (de 1720 à 1746 ), échevin de Metz en 1717, 1724-1726, 1728-1730, 1732-1734
et 1736-1738, chroniqueur publiant en 1725, Journal de ce qui s’est fait à Metz au
passage de la reine Marie Lecszinska, puis le Journal de ce qui s’est fait pour la réception du
Roy dans sa ville de Metz le 4 août 1744, rédacteur des Annales concernant cette ville de
t1724 à 1756, fls de Louis Baltus, né à Metz, aman de S -Livier et échevin de Metz,
tet de Catherine Fornachon, et petit-fls de Jean Baltus, natif de Metz, aman de
St t 421Georges, S -Livier et S -Eucaire, et de Marguerite Charpentier .
Mère : Marguerite Jeanne Colin.
Frère et sœurs :
- Charles François Baltus, né à Metz le 5 mars 1727, conseiller au bailliage et
422présidial de Metz de 1750 à 1780, incarcéré à Metz sous la Terreur et condamné au
bannissement pour avoir aidé des émigrés.
- Agnès Baltus, épouse de Guillaume de Cabanès, capitaine.
- Marie Madelaine Baltus, épouse de Pierre Étienne Darlu de Roissy, intéressé dans
les affaires du Roi.
Grand-oncle : Jean François Baltus, né à Metz le 8 juin 1667, décédé à Reims le 9
mars 1743, jésuite, écrivain ecclésiastique célèbre.
Mariage
Marie Virginie Perrot de Galbert.
Postérité
7 enfants dont 2 connus:
- Basile Guy Marie Victor Baltus, né à Metz le 2 janvier 1766, décédé à
BrieComte-Robert le 13 janvier 1845, lieutenant d’artillerie en 1781, capitaine
d’artillerie en 1789, commandant d’artillerie à Austerlitz, colonel en 1806, chef
de bataillon en 1809 général de brigade en 1811, chef d’état-major en Hollande,
prisonnier après la capitulation de Dresde, lieutenant général honoraire en 1826,
baron d’Empire (lettres du 20 juillet 1809) et donataire, confrmé dans le titre de
423baron héréditaire par lettres patentes du 20 juillet 1816 , l’un des commandants de
t èresla Légion d’honneur et chevalier de l’ordre de S -Henri de Saxe qui épousa en 1
424noces Élisabeth Charlotte Dedelay de la Garde, veuve avec un enfant de Pierre de
4369, en 6 volumes).
1420 Il fut remplacé par Jean Nicolas Subly en septembre 1746 (A.N. V 348 pièce 289, lettres de provisions au proft de
Subly en date du 16 septembre 1746).
ie421 M. Weis, Biographie universelle ou Dictionnaire historique..., Paris, Furne et C , 6 volumes, tome 1, p. 238 ; Dr Hoefer,
Nouvelle biographie française..., tome 4, p. 318 ; M. Prevost et Roman d’Amat, Dictionnaire de Biographie française, 1951,
tome 5, p. 13 (notices concernant Jacques, Jean François et Basile Guy Marie Victor Baltus).
1422 A.N. V  362 pièce 228, lettres de provisions du 8 janvier 1750 (son prédécesseur : Louis Loth).
423 A. Révérend, armorial du Premier Empire, tome 1, p. 46 ; Révérend, Restauration..., tome 1, pp. 96-97.
424 A.N. M.C., XIV, 540, 18 thermidor an iv, contrat de mariage. Les apports de Basile Guy Marie Victor Baltus
s’élevaient à 6 000 F en effets personnels provenant de ses épargnes et à 3 000 F en espèces prêtées par son père et qui
constituaient l’avancement d’hoirie. Ceux de son épouse comprenaient 15 000 F en meubles meublants et mobiliers
corporels (valeur fxe), le domaine de La Courneuve, près Saint-Denis (30 000 F), la nue-propriété du domaine
114BARBAULT DE GLATIGNY
Bordenave et flle de défunt François Pierre Dedelay de la Garde, maître des requêtes
et président du Grand Conseil (fls de Pierre Dedelay de la Garde, payeur des rentes
et F.G., cf. notice), et d’Anne Charlotte de Salignac de la Motte-Fenelon (le couple
esdivorça), puis en 2 noces le 20 mars 1813 à Marie Catherine Julie Pottier de Mancourt
(décédée en 1870), flle de François Pottier de Mancourt et de Monique de Blair,
domiciliés à Hambourg, Hohenbleichen Strasse n° 210, en 1812 (département des
Bouches de l’Elbe), dont 2 enfants: 1 ) Jacques Jules Victor Baltus, né le 23 novembre
4251812 (mort sans postérité), 2) Pauline Félicité Baltus, née le 13 mars 1815, décédée
le 28 novembre 1892, mariée à Versailles en 1836 à Antoine Auguste Barthélemy,
dont Charles Marie Victor Barthélemy, dit Barthélemy de Baltus.
- Adélaïde Jeanne Marie Baltus, épouse de Pierre Placide de Villeroy.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Ro; ci ontrôleur ordinaire des Guerres ; l’un des
administrateurs des hôpitaux militaires de Flandre, d’Artois, Picardie, Hainaut,
426Trois-Évêchés, Alsace, et hôpitaux auxiliaires (1782-1789 ?) ; l’un des intéressés
dans la Société pour l’approvisionnement de Paris en tourbes en 1786 (en compagnie
de Baudard de Sainte-James, Gigot d’Orcy, Mégret de Sérilly, Pyron de Chaboulon,
ieetc.), ainsi que dans la société établie, sous la raison Daumy frères et C, pour
l’exploitation, jusqu’en 1800, d’un privilège de commerce pour le plaqué d’or et
d’argent sur tous les métaux (parmi les associés, en 1790 : N. Bauclas et les frères
427Jacques et Noël Gilbert Daumy) .
BARBAULT DE GLATIGNY (Louis Claude Marthe)
sse tNé à Paris, baptisé le 7 janvier 1726, p S -Eustache.
Décédé à Paris, le 4 octobre 1783, rue des Jeûneurs.
Origine sociale et milieu familial
ePère : Claude Barbault, trésorier de France au bureau des Finances de Paris, 26  offce
428(1720-1751) , fls de Louis Barbault, sénéchal et gouverneur des villes et comté de
Saint-Pol, et Françoise Magdelaine Correur.
Mère : Marie Louise Germain.
429Frères :
sse- Alexandre Denis Barbault, baptisé le 2 avril 1727, p St-Eustache.
d’Achères dans le département du Loiret (80 000 F), 12 218 F de rentes sur la Grand livre de la Dette publique (avant
erréduction des 2/3), 78 000 F due par la succession de son 1 mari, le tout étant grevé de 7 075 F de rentes perpétuelles
et viagères. Elle renonça en faveur de son fls, Charles Pierre de Bordenave, aux 5 000 lt. de rentes de douaire et
erau gain de survie de 30 000 lt. Son 1 contrat de mariage, conclu avec Pierre de Bordenave fut déposé chez Lepot
d’Auteuil (étude LIII) le 18 janvier 1778.
425 N’ayant pu épouser Marie Catherine Julie Pottier de Mancourt avant son départ pour la Russie, le général Baltus
écrivit deux lettres, l’une à Moscou, le 5 octobre 1812, l’autre à Stettin, en Prusse, le 20 janvier 1813, afn que toutes
les dispositions fussent prises par son chargé de pouvoir pour la reconnaissance de cet enfant naturel, qui devait être
légitimé à l’occasion du mariage projeté (A.N. M.C., XIX, 942, 16 février 1813, acte de reconnaissance de l’enfant
naturel).
426 Parmi les intéressés fgurait Henri Armengau (cf. notice). Nul doute que Jacques Baltus ait pu bénéfcier de l’appui de
Gabriel Claude Palteau de Veymérange (cf. notice).
427 Louis Bergeron, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire, Paris, Mouton, 1978, 436
pages, p. 38.
428 A.N. U 992 f° 481, Claude Barbault, successeur de Pierre Pons d’Arnouville (1702-1720), fut remplacé par Nicolas
erGasc de Lalande le 1 décembre 1751 (A.N. P 2718 f° 213r°).
429 A.N. M.C., CXVIII, 805, (24) (3) 805 (2) ; A.N. M.C., XCVII, 438, (81), tontines.
115BARBAULT DE GLATIGNY
sse t- François Denis Marie Barbault de Bellefontaine, baptisé le 28 mai 1728, p  S -
Eustache.
sse- Marie Denis Barbault, né et baptisé le 28 mai 1729, p St-Eustache.
Oncle et tantes :
- Louis François Barbault, avocat en Parlement.
- Anne Félicité Barbault, épouse de Pierre Antoine Couët, sgr d’Eaubonne, trésorier
payeur des gages assignés sur les fermes, dont Adrienne Félicité Couët (voir
cidessous).
- Adrienne Marguerite et Marie Madelaine Louise Barbault.
Mariage
r1) Armande Françoise Labbé de Mongival, flle de François Labbé s de Mongival,
écuyer, Portemanteau de la Reine et de Madelaine Gautier, première femme
de Chambre de Mesdames de France. Elle renonça au greffe civil du Châtelet le
er18 décembre 1759 à la communauté des biens. Elle décéda le 1 avril 1763 (rue du
430Temple) .
2) sa cousine Germaine Adrienne Félicité Couët ; contrat de mariage du 29 juin 1768.
431Ils renoncèrent au régime de la communauté dérogeant à la coutume de Paris .
Frère : Pierre François Couët.
Tante : Marie Antoinette Couët, épouse d’Adrien Clément Silva, maître des
requêtes.
Postérité
- Amélie Claire Barbault de Glatigny, flle unique.
Carrière et affaires
432Fermier général des Poudres et Salpêtres de 1748-1775, puis régisseur des Poudres
et Salpêtres (sous le nom de J.B. Bergaud) de 1775 à 1783 ; régisseur des droits rétablis
de 1760 à 1774 ; receveur général des fnances de Bourges, alternatif mi-triennal, de
433 4341768 à 1783, puis de Grenoble, ancien mi-triennal (1783-1784).
Fortune
Sa fortune lors de son premier mariage reste encore dans l’inconnu. Son inventaire
après décès est médiocrement exploitable ; de nombreux billets et rescriptions y
fgurent, mais il est diffcile de savoir si ces effets étaient sûrs, douteux ou mauvais
435d’autant plus que cette période était fnancièrement assez troublée.
Les principaux actifs sont constitués de son offce de receveur général des fnances de
Grenoble (430 000 lt.), d’une grande maison rue des Jeûneurs acquise le 26 mai 1778
6430 A.N. M.C., XCVII, 395, 16 avril 1763. I.A.D. ; Arch. de Paris DC 244 f° 213v° insinuation du testament.
431 A.N. M.C., XCVII, 426, 29 juin 1768, contrat de mariage. Le douaire fut fxé à 15 000 lt. de rentes viagères, et le gain
de survie au principal de 24 000 lt. si le couple n’a pas d’enfant, réduit à 15 000 lt. en cas de postérité.
432 A.N. T 162-2. Louis Claude Marthe Barbault de Glatigny remplaça à cette place Pierre de la Tour, ancien Capitoul
de Toulouse, ancien receveur général des fnances et trésorier général de S.A.S. le comte de Charolais.
1433 A.N. V 444, lettres de provisions du 15 juin 1768 ; A.N. P 2495 f° 443v°-446v° du 15 juin 1768; A .N. P 2732 du 20
juin 1768. A.N. M.C., XCVII, 426, du 10 juin 1768, traité d’offce moyennant 275 000 lt.
434 A.N. M.C., LXXIII, 1033, 11 avril 1782, traité d’offce entre Fayard de Bourdeilles à Barbault de Glatigny moyennant
1 er430 000 lt. A.N. V 510, lettres de provisions du 1 mai 1782. Procédure du remboursement d’offce: A .N. F4 2021
(dossier Barbault de Glatigny).
435 A.N. Y 15090 du 4 octobre 1783, scellés après décès ; I.A.D. à Paris et à Nogent-sur-Marne par Joseph Roch Andelle,
notaire à Paris (A.N. M.C., LXXXVIII, 794, 27 octobre 1783).
116BARBEREUX
436(120 000 lt.), d’une grande maison à Nogent-sur-Marne, carrefour de la Croix d’en
437haut (36 000 lt.), des meubles de la maison à Nogent-sur-Marne (17 000 lt.).
BARBEREUX (Marie Henry)
Né : ?
Décédé au prieuré de Rueil près la Ferté-sous-Jouarre, le 7 mars 1779.
Origine sociale et milieu familial
438Père : Martin Barbereux , avocat en Parlement, bourgeois de Paris, fermier des
carrosses et messageries de Champagne.
439Mère : Marie Madelaine Louvet , flle d’Henry Louvet, conseiller et procureur du
Roi à Soissons et de Nicole Vaillant.
Frère et Sœur :
440- Eustache Barbereux , intéressé dans les messageries de Champagne, décédé sans
postérité.
- Nicole Martine Barbereux, épouse de Jean Nepveux, receveur du grenier à sel de
Lagny.
Oncles et tante :
- Jean Claude Barbereux, intéressé dans les messageries de Champagne, époux
d’Anne Henriette Cléret, dont : 1) Claude Martin Barbereux, directeur des
messageries à Reims et intéressé dans la ferme des messageries de Champagne,
2) Jean-Baptiste Louis Barbereux, directeur des messageries à Soissons puis à
Rouen, intéressé dans la ferme des messageries de Champagne, agent de l’Agence
441des transports militaires de la République de l’an ii à l’an iii , époux de Catherine
Dupré, dont 5 enfants.
- François Louvet, directeur général des fermes à Caen.
- Petronille Louvet, épouse d’Henry Louvet, notaire à Soissons.
Mariage
442Élisabeth Angélique Marchand – sa cousine – décédée à Paris le 11 octobre 1750
436 A.N. M.C., LVII, 539, 26 mai 1778, contrat d’acquisition.
437 A.N. M.C., XCI, 333, 7 juillet 1778, idem.
438 A.N. M.C., XXXIII, 677, 22 juillet 1757, testament de Martin Barbereux. Ce dernier est décédé à Paris le 30 mars
1758, en une maison qu’il louait, rue St-Martin près celle de Montmorency (A.N. M.C., XXXIII, 679, 22 avril 1758,
I.A.D. de Martin Barbereux). Les scellés ont été apposés le jour du décès par Chenon, commissaire au Châtelet.
Le partage des biens fut réalisé devant Rousselot, commissaire au Châtelet, le 16 novembre 1758 (A.N. Y 11775,
document interdit à la consultation).
439 Le contrat de mariage entre Martin Barbereux et Marie Madelaine Louvet fut établi devant Calais, notaire à Soissons,
le 23 avril 1708. Le testament de Marie Madelaine Louvet fut déposé chez Baillot, notaire à Reims, le 9 septembre
1727 ; son mari était légataire universel suivant la coutume de Paris.
440 A.N. M.C., XXXIII, 567, 10 février 1768, liquidation et partage des biens d’Eustache Barbereux (document en défcit
dans la liasse).
441 Le contrat de mariage entre Jean-Baptiste Louis Barbereux et Catherine Dupré, flle de Claude Joachim Dupré et
de Marie Marguerite Dumoulin fut établi devant Lemaire, notaire à Beauvais, le 23 septembre 1753. Il décéda à
Paris le 15 pluviôse an iii/3 février 1795 (A.N. M.C., LXXXVI, 907, 3 ventôse an iii, I.A.D. de Jean-Baptiste Louis
Barbereux). Il laissa 5 enfants dont Jean-Baptiste Charles Barbereux, employé à l’Agence des transports militaires,
et Jeanne Françoise Adélaïde Barbereux qui épousa Jean Simon Boubée, qui fut entrepreneur général des transports
militaires sous le Consulat et l’empire (en 1810, le couple Boubée acheta une grande maison de campagne à
Sucyen-Brie qui jadis avait appartenu à Jeanne Louise Desmiers, veuve de Barthélemy Davasse de Saint-Amarand, fls du
F.G. : 1° A.N. M.C., XV, 1138, 24 avril 1810, acte d’achat ; 2° cf. notice davasse de Saint-Amarand). Catherine Dupré
mourut à Paris le 30 mars 1807 (A.N. M.C., XII, 806, 14 mai 1807, I.A.D. de Catherine Dupré).
442 A.N. Y 5327 du 14 décembre 1750 : clôture d’I.A.D. d’Élisabeth Angélique Marchand. A.N. M.C., LXIX, 657, 16
117BARBEREUX
443(flle de Pierre Marchand et de Gabrielle Angélique Barbereux ) ; contrat de mariage
444passé devant Champia, notaire à Paris, le 26 mai 1738 , établissant la communauté
des biens suivant la coutume de Paris, renonçant à celle de Vermandois qui régissait
la ville de Reims.
eOncle : Sébastien Robert Barbereux, contrôleur des guerres, intéressé pour 1/24
dans les coches et carrosses de Paris-Reims.
Postérité
- Nicole Angélique Barbereux, née vers 1739, épouse de Michel Lambert,
imprimeurlibraire à Paris.
445- Claude Henri Barbereux, né vers 1741, décédé à Paris le 8 décembre 1829 ,
intéressé dans les messageries de Champagne, F.G. puis régisseur des Messageries de
446 447 448France, époux de Louise Catherine Darlu , flle d’un échevin de Paris , dont :
Émilie Henriette Barbereux, épouse de Denis Germain Poissallolle de Nanteuil de la
Norville, administrateur des Messageries (cf . notice).
- Appoline Barbereux (8 ans au décès de sa mère), épouse de Jean Louis Deshayes,
négociant à Paris.
- Bertrand Barbereux (5 ans au décès de sa mère), dit de Nanteuil, habitant à l’île de
Sainte-Lucie en Amérique.
- François Augustin Barbereux (4 ans au décès de sa mère), décédé avant son père.
- Jean Barbereux (3 ans au décès de sa mère), avocat en Parlement, offcier chez le
Roi.
Carrière et affaires
Fermier des messageries de Champagne (avant 1738-1775) ; associé en croupe dans
l’intérêt d’Étienne Cholet dans la ferme de 4 sols pour livre sur les entrées à Paris,
sous le nom de Jacques Lamothe (édit de septembre 1747 et arrêt du Conseil du 9
449août 1748) ; intéressé avec son fls Claude Henri Barbereux, l’échevin Darlu et le
novembre 1750, I.A.D. d’Élisabeth Angélique Marchand. Outre l’inventaire réalisé à leur domicile parisien, situé
dans la rue St-Martin, et dont ils étaient locataires, le document contient ceux réalisés à Rethel, Laon, Charleville,
Mézières, Sedan, Soissons, Reims, Villers-Cotterets et Crépy-en-Valois (plusieurs bureaux étaient établis dans des
hostelleries).
443 Devant Magnier, notaire à Paris, le 11 août 1746 : partage des biens de Gabrielle Angélique Barbereux (le compte eut
lieu devant le même notaire le 11 juillet précédent).
444 A.N. M.C., LXIX, 334, 26 mai 1738, contrat de mariage.
8 e e445 Arch. de Paris DQ  631 f° 190 n° 85 (5-6 arr. anc.), déclaration du 7 juin 1830 (n° 454).
446 En 1777, Claude Henri Barbereux, fermier des messageries, coches et carrosses associa ses cousins, les frères Claude
Martin et Jean-Baptiste Louis Barbereux, à ses opérations. Claude Henri avait la moitié des parts, Claude Martin un
tiers et Jean-Baptiste Louis un sixième. Le fonds était alors de 80 000 lt.. Le service principal avait lieu à Paris, dans
les bureaux situés rue St-Martin, et Claude Henri Barbereux supporta seul le coût des loyers porté à 4 400 lt. par an
(A.N. M.C., XXXIII, 629, 17 juin 1777, acte de société). Claude Henri Barbereux fut tour à tour fermier général puis
régisseur des fermes «C laude Laure » et de la régie « Dupain ». Cette dernière étant résiliée, il reprit la sous-ferme des
messageries de Champagne sous le bail « Ducessois », y associant derechef ses deux cousins (A.N. M.C., LXXXVI,
826, 23 janvier 1783, bail entre les fermiers généraux du bail «D ucessois » et Claude Henri Barbereux pour 9 ans
moyennant 48 000 lt. par an ; A.N. M.C., XCIV, 465, 24 mars 1783, acte de société entre les cousins Barbereux). Un
certain Pierre Antoine Barbereux de Goix intervint dans certaines opérations.
447 A.N. M.C., XLIII, 451, 31 mai 1768, contrat de mariage Barbereux-Darlu.
448 A.N. M.C., LXVIII, 560, 25 mai 1776, liquidation et partage des successions de Pierre Julie Darlu, ancien échevin de
meParis, et de Marguerite Claude Émilie de Laisment entre leurs 3 flles dont M Barbereux et Émilie Françoise Darlu,
épouse de Jean Dupont, banquier à Paris.
449 A.N. M.C., LXIX, 651, 6 mai 1748, association entre Étienne Cholet, Barbereux et Pierre Philippe Boutiffar pour 6
deniers dans le sol d’intérêt appartenant à Cholet. Barbereux plaça 45 000 lt.
118BARBOU
banquier Dupont, dans une société pour l’entretien des chevaux du duc de Bouillon
et du prince de Turenne.
Fortune
Marie Henri Barbereux avait acquis des biens dans les environs de Soissons
tainsi qu’une maison, sise rue S-Martin, par une adjudication du 18 février 1764,
moyennant 21 000 lt. Il avait également acquis, dans la même rue, une grande
maison appelée la « Cour Movicault » qu’il revendit à Claude Henry Barbereux le
4507 septembre 1776 moyennant 100 000 lt.
BARBOU ( François)
Né : ?
erDécédé à Paris, le 1 décembre 1732, chez Jacques Louis François Roussel, rue
Neuve-des-Petits-Champs, domicilié rue Michel-le-Comte.
Origine sociale et milieu familial
451Père : François Barbou, né vers 1659, mort en 1692, notaire à Paris de 1684 à 1692,
payeur des rentes de l’Hôtel de Ville, S.R. auprès la Grande chancellerie de France
452(1691-1692) , fls de François Barbou.
453Mère : Marie Gaulde , flle de François Gaulde et de Marie Anne Simon.
Frère : Joseph Barbou
Sœurs :
- Marie Anne Barbou, épouse de Louis Roussel, greffer en chef du Domaine, dont
Jacques Louis François Roussel, conseiller au Parlement de Paris.
- Françoise Barbou.
- N. Barbou, religieuse(s).
454Parentèle  :
455- Charles François Barbou, banquier à Amsterdam .
- Octave Barbou, banquier à Amsterdam, dont Charles Barbou (exécuteur
testamentaire de Charles François Barbou).
- Marie Agnès Barbou, épouse de Jean Occo.
- Marie Josèphe Barbou, épouse de Léon de Moracin, banquier à Amsterdam (voir à
ce sujet la notice consacrée à Jean Benjamin de Moracin, dit de Ramouzens).
450 A.N. M.C., XXXIII, 623, 7 septembre 1776, acte de vente.
451 A.N. M.C., LXVI, 249, 2 mai 1684, acquisition de l’offce de notaire au Châtelet de Paris.
452 A.N. M.C., LXVI, 274, 10 septembre 1692, I.A.D. de François Barbou.
453 A.N. M.C., LXXXVIII, 346, 4 janvier 1703, I.A.D. de Marie Gaulde ; A.N. M.C., LXXXVIII, 349, 9 décembre
1703, partage de la succession.
454 Charles François Barbou, Octave Barbou et les épouses Occo, Moracin et Vansusteren étaient tous frères et sœurs.
455 A.N. M.C., LXXXVIII, 430, 22 octobre 1714, I.A.D. de Charles François Barbou : les exécuteurs testamentaires
étaient François Barbou, payeur des rentes et Charles Barbou. Charles François Barbou mourut à Paris le 27 août
1714. Il était en affaires avec 1) Jacques Butiny, banquier à Paris, 2) Michel Dollinier, S.R., 3) Cotterelle, banquier
à Paris, 4) Paul Bombarda, banquier à Paris, Gio Giacomo de Ferrari, ainsi qu’avec de nombreux agents de change
parisiens.
Un certain Jean-Baptiste Barbou, ancien commis chez Léon de Moracin, devint le principal commissionnaire à
Amsterdam des Moracin de Berenx (Anne Wegener Sleeswijk, « La relation problématique entre le principal et agent
edans la commission : l’exemple de l’exportation des vins vers les Provinces-unies au xviii siècle », in Silvia Marzagalli
e eet Hubert Bonin, dir., Négoce, Ports et Océans xvi – xx siècles, Bordeaux, PUB, 2000, 454 pages, pp. 29-46, voir p. 34).
Au sujet des Moracin, voir les notices consacrés à cette famille plus loin.
119BARD
- Marie Constance Barbou, épouse de Melchior Vansusteren, banquier à Amsterdam,
dont un fls, Gilbert François Vansusteren.
Mariage
Sans alliance ni postérité.
Carrière et affaires
Trésorier receveur général et payeur ancien-triennal, alternatif-quatriennal des rentes
e 456de l’Hôtel de Ville, de la 16 partie de 1721 à 1732 (1693-1732) .
457Fortune
Outre quelques contrats de rentes, ses biens consistaient essentiellement : 1) en ses
eoffces de payeur de la 16 partie des rentes de l’Hôtel de Ville qu’il vendit à la veille
de sa mort à Georges Michel Boutet d’Equilly, le 21 novembre 1732, moyennant
260 000 lt. ; 2) en la maison de campagne appelée « la Briqueterie » joignant la terre de
458Rousseau, au bord de la Seine, acquise 12 000 lt. Il était l’usufruitier d’une maison
rue Michel-le-Comte moyennant un loyer annuel de 1 000 lt. et un don de 10 000 lt.
au proft de l’Hôtel-Dieu, suivant un acte passé devant Courtois, notaire à Paris, le
20 mars 1719. Il ft pour 13 000 lt. de legs aux divers hôpitaux de Paris, aux enfants
ttrouvés, à la fabrique de S-Nicolas, etc., et constitua 100 lt. de rentes à chacune de
ses sœurs religieuses.
BARD ( Claude, de)
Les origines et la personnalité de Claude de Bard restent jusqu’à présent un mystère
complet. Les quelques renseignements à son sujet ont été tirés des papiers sequestrés
459de Cromot du Bourg, fls, et du comte de Provence .
Carrière et affaires
Il obtint les provisions de la charge de secrétaire des fnances de Monsieur le 6 février
1774, moyennant 34 000 lt. Il devint l’un des Intendants des Maisons, Domaines et
Finances, contrôleur général des Meubles de la Maison de Monsieur en survivance
460d’Henry Racine en 1779 ; intendant des Maisons, Domaines et Finances des Menus
461plaisirs et Écuries (1780) et du Garde-Meuble (fn 1781) . De 1785 à 1789 il fut à la
462fois intendant (...) des Menus plaisirs, du Garde-Meuble et des Écuries .
456 A.N. M.C., LII, 255, 21 novembre 1732, traité d’offce entre François Barbou et Georges Michel Boutet d’Equilly,
lieutenant de la Grande fauconnerie de France, moyennant 260 000 lt.
6 er er457 Arch. de Paris DC 221 f° 240v°, dépôt du testament du 1 décembre 1732 ; A.N. M.C., LXXXVIII, 255, 1 décembre
1732, testament, et 9 décembre 1732, I.A.D. de François Barbou.
458 A.N. M.C., LXXXVIII, 458, 20 mars 1719.
459 A.N. T 1616. Papiers du comte de Provence et de Claude de Bard, émigrés.
460 Idem. Les lettres de provisions d’Henry Racine datèrent du 14 novembre 1779 (par l’édit de septembre 1779, l’offce
d’intendant de Garde-Meubles fut désuni des Menus plaisirs et Écuries). En même temps, de Bard et Morel de Che(f)
deville (cf. notice) convinrent le 4 juillet 1779 d’acheter en commun la charge d’intendant des Menus plaisirs et des
Écuries (60 000 lt.) dont ils auraient la survivance mutuelle. Claude de Bard ft l’acquisition de cet offce sous seing
rprivé le 6 mars 1780 moyennant 40 000 lt. auprès de Pierre Jean-Baptiste Gerbier, s de la Massilaye. Lettres de
provisions en faveur de Claude de Bard: 1 6 mars 1780. (Morel était un ancien intéressé dans les voitures de la Cour
demeurant toujours à l’hôtel des Diligences ; il succéda comme secrétaire des fnances à de Bard) ; cf. Almanach royal,
1780, pp. 122-124.
461 Pierre Hugon de Magonthier eut le 26 mars 1782 la survivance de Claude de Bard.
462 Par l’édit de janvier 1785 l’intendance des Écuries fut désunie de celle des Menus plaisirs. Morel de Che(f)deville
demeura le survivancier des Menus et Écuries jusqu’en 1789.
120BARDIN
463Il fut l’un des membres du club de Valois fondé le 11 février 1789 au Palais-Royal, à
l’arcade et passage de Valois (n° 173).
En 1790, il accéda à la charge de trésorier général des Maisons, Domaines et Finances
464de Monsieur . Après l’émigration de Cromot de Fougy et du comte de Provence,
Lecouteulx de la Noraye prit la succession de la surintendance des Finances de
465Monsieur. Un envoi d’argent du 25 juillet 1791 rend compte des réseaux utilisés.
Lecouteulx de la Noraye envoya de ses fonds propres 25 000 lt. au comte de Provence
par l’intermédiaire de Claude de Bard. La flière était composée de Perregaux à Paris,
ieDaniel Danoot fls et C à Bruxelles, Jean Pottgeiser et fls, Jacob Frédéric Goutard
et fls à Francfort pour arriver chez Bethmann de Francfort. Il ft ainsi transiter près
466de 200 000 lt. de juillet à décembre 1791. Peu après, Claude de Bard semble avoir
émigré.
BARDIN (Jean)
Né : ?
sse t 467Décédé à Paris le 19 juin 1781, rue de la Croix, p S -Nicolas-des-Champs .
Origine sociale et milieu familial
468Père : Pierre Bardin , marchand bourgeois de Paris.
ères 469Mère : Marguerite Trouillard, épouse en 1 noces de Vielas de la Coste .
Frère et sœur :
Louis Vielas de la Coste.
470Pierre Vielas de la Coste .
Catherine Vielas de la Coste, épouse de Dominique Barran, dont 3 enfants:
1)  Guillaume Angélique Barran des Rochers, avocat en Parlement, premier
commis des fnances du comte de Provence et caissier de la manufacture royale
de porcelaine de Sèvres ; 2) François Barran ; 3) Marie Simone Barran, épouse de
Charles Desnuelles, l’un des marchands de vins privilégiés du Roi.
Mariage
471Marie Anne Caignard (flle de Firmin Caignard , marchand maître tapissier à Paris,
463 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, pp. 36 à 60 (liste des membres). Voir également la notice concernant Augeard.
464 Les lettres de provisions datèrent du 20 décembre 1787. De Bard fut à partir de ce moment survivancier et adjoint de
Papillon de la Ferté, trésorier général de Monsieur jusqu’en 1789. Prix de la fnance 500 000 lt. (A.N. P 2744 du 20
décembre 1787).
465 Dès 1790.
466 A.N. T 1652 (n° 523).
467 A.N. Y 15086, scellés après décès du 19 juin 1781. A.N. M.C., XXI, 501, 26 juin 1781, I.A.D. de Jean Bardin.
468 A.N. M.C., 424, 3 mai 1762, I.A.D. de Pierre Bardin.
469 A.N. M.C., XXI, 318, 21 septembre 1733, dépôt du testament de Marguerite Trouillard. A.N. M.C., XXI, 339, 3
février 1740, I.A.D. de Marguerite Trouillard. A.N. M.C., XXI, 463, 22 juillet 1772, I.A.D. de Louis Vielas de la
erCoste (frère utérin). A.N. M.C., XXI, 464, 1 octobre 1772, partage de sa succession.
470 A.N. M.C., XXI, 463, 22 juillet 1772, I.A.D. de Louis Vielas de la Coste.
471 A.N. M.C., VII, 361, 21 décembre 1765, partage de la succession de Firmin Caignard ancien marchand bourgeois
de Paris, entre : 1) Nicolas Caignard, S.R., ancien mouleur de bois, 2) Françoise Geneviève Caignard veuve de
JeanmeBaptiste Adrien Lauvray, marchand de fer, 3) M Bardin, 4) Geneviève Caignard épouse de Jean François Barbier,
négociant à Paris, 5) Geneviève Caignard l’aînée, épouse de Jacques Raymond Girard, marchand drapier (ce dernier
ayant pour fondé de procuration son fls Jacques Girard, président trésorier de France au bureau des fnances de
Soissons, fourrier des Cent-Suisses de la Garde ordinaire du Roi). Leurs père et mère s’étaient mariés devant Thouin,
notaire à Paris, le 6 janvier 1702. L’I.A.D. de leur mère fut établi par Masson le jeune, notaire, le 5 janvier 1732; c elui
121BARJAC DE RENNEVILLE
472et de Marie Angélique Thurin) ; contrat de mariage du 22 juillet 1736 , établissant
le régime de la communauté suivant la coutume de Paris.
Carrière et affaires
Avocat au Parlement ; trésorier de la chancellerie du Palais à Paris ; trésorier receveur
e 473général payeur des rentes de la 36 partie de 1743 à mai 1772.
474Fortune
La liquidation des offces de payeur des rentes mit Jean Bardin dans l’embarras. À sa
mort, sa veuve renonça à la succession et voulut exercer « ses droits avec rigueur en
nereprenant pour se remplir de ses reprises que les capitaux de différentes rentes et sur
le pied de leur valeur réelle au cour de la place ». Ce qu’elle laissa était insuffsant pour
payer les dettes et les legs particuliers. Par décision de justice, la veuve fut obligée à
prendre pour comptant ces capitaux sur le pied de leur valeur originaire. Le total des
reprises s’éleva à 257 604 lt. 5s. En outre, elle reçut 1 200 lt. supplémentaires pour son
deuil ainsi que 68 300 lt. de capitaux pour assurer le services des rentes viagères. La
masse de la succession de Jean Bardin s’élevait à seulement 95 997 lt. 7s. 7d. ; toutefois,
les héritiers étaient chargés d’assurer le service de 2 000 lt. de rentes perpétuelles et de
1 458 lt. de rentes viagères, dont le douaire.
BARJAC de RENNEVILLE (Honoré Joseph)
Né en 1726, à Antibes, diocèse de Grasse, baptisé le 27 décembre.
Décédé à Paris, le 21 avril 1771, dans un appartement sis rue des Filles-Saint-Thomas
me(propriétaire de la maison : M Belvan).
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Barjac, receveur des fermes et gabelles à Antibes, S.R. en la chancellerie
475près la Cour des Aides de Montauban à partir de 1748 (demeurant à Frèjus en
1748), fls de Jean Barjac et de Marguerite Spitalier.
Mère : Marguerite Désidery, flle d’Elzéar Désidery et d’Élisabeth Viany ; en 1771,
telle demeurait au couvent des Ursulines de S -Germain-en-Laye.
476Oncle : Honoré Barjac, baptisé en la cathédrale de Fréjus, le 6 octobre 1689 , décédé
t 477à Paris le 10 avril 1748 (inhumé à S-Roch le 12) , conducteur de la haquenée
de leur père, décédé le 9 mai 1765 par Armet (étude VII) le 14 mai 1765. La fortune nette monta à 820 000 lt.
472 A.N. M.C., VII, 258, 22 juillet 1736, contrat de mariage. La dot de la future montait à 37 000 lt. augmentée de
4 000 lt. de ses épargnes, dont un trousseau de 1 000 lt. Un tiers du total entrait dans la communauté. Le douaire fut
fxé à  1 200 lt. de rentes, le préciput à 5 000 lt.
1473 A.N. V 338 (lettres de provisions). Il succéda à Charles Nicolas Le Maignan. A.N. M.C., CXVIII, 422, 7 décembre
e1742 Charles Nicolas Le Maignan vendit les offces de cette 36 partie à François Barbier qui en ft la déclaration en
faveur de Jean Bardin le 5 janvier 1743. Ces offces furent supprimés en mai 1772 par l’édit.
474 A.N. M.C., XXI, 503, 6 septembre 1781, renonciation à la communauté par la veuve ; A.N. M.C., XXI, 503, 15
septembre 1781, renonciation des deux neveux de Jean Bardin à la qualité de légataires universels pour moitié chacun
pour ne conserver celle d’héritier pour un tiers afn de ne pas désavatager leur sœur ; A.N. M.C., XXI, 506, 5 mars
1782, liquidation des reprises de la veuve ; A.N. M.C., XXI, 515, 19 juin 1783, liquidation de la succession de Jean
Bardin.
475 A.N. M.C., XCI, 846, 28 mai 1748, traité d’offce de S.R. près la chancellerie de la Cour des Aides de Montauban
(l’un des 12 offces créés par l’édit de juin 1715), entre Catherine Lemoyne, veuve d’Adrien Binet sgr de Moyencourt,
d’une part, et Barjac (représenté par l’abbé Brissart), moyennant 33 414 lt. 12s. 6d..
476 A.N. M.C., CXV, 489, 3 août 1734, constitution de 300 lt. de rentes dite tontine (édit de novembre 1733), avec extrait
baptistère de l’église cathédrale de Fréjus. Le parrain était Honoré Bermond, maître apothicaire, et la marraine
Marguerite Sabatier.
477 A.N. M.C., CXV, 572, 17 avril 1748, I.A.D. (maison sise à Paris, rue St-Honoré vis-à-vis les Capucines : l’ensemble
122BARJAC DE RENNEVILLE
478 479du gobelet du Roi (1727-1748) , garçon de la chambre du Roi (1735-1748) ,
secrétaire et homme d’affaires du cardinal Fleury, intéressé en tant que croupier
480 481dans les Fermes générales unies , dans la F.G. des Postes (1740) , ainsi
482que dans les différentes affaires auxquelles Jean Monglas et Jacques Marquet
étaient intéressés.
Mariage
483Barjac de Renneville demeura célibataire ; sa légataire universelle fut sa mère .
Carrière et affaires
Avocat au parlement de Paris, en 1748, à l’âge de 21 ans ; trésorier général ancien
484mi-triennal de la Maison du Roi (1756-1771) ; secrétaire du Roi de la Grande
485chancellerie de France (1764-1772) .
Fortune
486Composition de sa fortune à son décès  : 1) un offce de T.G. de la Maison du
Roi (526 000 lt.) ; 2) un offce de S.R. de la Grande chancellerie de France (110 000 lt.);
ie3) 72 actions de la C royale d’Afrique de 1 000 lt. chacune (72 000 lt.); 4 ) 3
de l’argenterie et des jetons s’éleva à 13 396 lt. 1s. 1d. ; la valeur estimée des tabatières et bijoux monta à 6 320 lt.) ;
A.N. M.C., CXV, 572, 11 avril 1748, dépôt des testament et codicilles (l’exécuteur testamentaire était l’abbé Jean
Simon Brissart, frère de Jacques Brissart, F.G., cf . notice) ; A.N. M.C., CXV, 10 décembre 1748, compte d’exécution
22testamentaire : Honoré François Barjac de Renneville, son neveu, était institué son légataire universel. A.N. T 186 ,
papiers concernant la succession Barjac, offcier de la Maison du Roi (ces papiers se trouvent parmi ceux saisis lors de
l’émigration du duc de Fitz-James).
1 er478 A.N. O  71 f° 139 sq (brevet d’assurance de 6 000 lt., reçu 1 mai 1727), et f° 298 (gages du 20 septembre 1727).
1479 A.N. O  79 f° 157-158 (brevet du 26 avril 1735, ordonnant que devenu titulaire de la charge, Honoré Barjac payât
r40 000 lt. à la famille du s de Bonvilliers). A.N. M.C., CXV, 493, 21 avril 1735, traité de charge entre Louis Charles
de Bonvilliers (fls de Charles Bonvilliers, garçon ordinaire de la chambre du Dauphin, duc de Bourgogne, et de
Suzanne Hanneau), et Honoré Barjac, moyennant 12 000 lt. et 2 400 lt. de pot-de-vin. A.N. M.C., CXV, A.N. M.C.,
CXV, 564, 25 février 1747, traité entre Barjac et Hubert Nicolas Houdart de Grandcour, l’un des valets de la
garderobe du Roi, de ladite charge, moyennant 50 000 lt.
480 A.N. M.C., CXV, 550, 7 novembre 1744 : Honoré Barjac avait reçu en plusieurs versements la somme de
108 333 lt. 6s. 8d. due par Dupleix de Bacquencourt (fermier général) et Jacques Forceville pour sa part dans
les Fermes Générales de Lorraine. Croupier pour un sixième de la place de fermier général de Jacques Brissart
(1738-1744).
481 Transport d’intérêt passé devant Hurtrelle, notaire à Paris, le 30 décembre 1740. Il fut le croupier de Thiroux de
Chammeville.
482 Barjac avait un intérêt de 2 sols 2 deniers dans la société de la fourniture de sels pour l’étendue des gabelles de
Languedoc et Roussillon, dont la livre sociale était de 33 sols (acte du 4 mars 1744). De même, Barjac avait une part
d’intérêt dans la sous-ferme des domaines des généralités de Paris et de Bordeaux, dans celle des aides de Tours, etc.
(cf . l’I.A.D. d’Honoré Barjac).
483 A.N. M.C., XXIV, 857, 22 avril 1771, dépôt du testament olographe, daté du 8 avril précédent, de Barjac de Renneville
6(Baron le jeune, notaire à Paris, fut nommé exécuteur testamentaire) ; A rch. de Paris DC 252 f° 295r°, insinuation
du testament : il y avait notamment un legs particulier de 20 000 lt. destiné à N. Viani, parent demeurant à
SainteLucie, de 20 000 lt.
484 A.N. M.C., XCI, 928, 7 février 1756, traité d’offce entre Augustin Bouret de Villaumont et Barjac de Renneville
moyennant 526 000 lt. dont 150 000 lt. payées comptant, 160 000 lt. à déléguer à Frécot de Lanty. Barjac de Renneville
promit le 22 novembre 1770 à N. Duval de lui vendre cet offce au prix de 571 000 lt. ( cf. A.N. M.C., XXIV, 857, 3
mai 1771, I.A.D.). Cette cession n’eut pas lieu et l’offce fut défnitivement supprimé par l’édit de novembre 1771. A.N.
1V  391 du 17 février 1756. A.N. P 2720 du 21 février 1756. A.N. P 2502 f° 62r° du 3 juillet 1771. Il eut pour caissier
N. Rossignol.
er485 A.N. M.C., XCI, 1017, 1 septembre 1764, traité d’offce entre François Brisson, sgr de Montallain, et Catherine
Seusse, son épouse, héritière de Nicolas Seusse, avocat au Parlement, et S.R., d’une part, et Barjac de Renneville,
2d’autre part, moyennant 110 000 lt. dont 70 000 lt. payées comptant. A.N. V 44 du 11 septembre 1754 ; dans Christine
Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
486 A.N. M.C., XXIV, 857, 3 mai 1771, I.A.D. de Barjac de Renneville.
123BARON
iereconnaissances de 500 lt. de la C d’Assurances de Paris (1 500 lt.) ; 5) intéressé
dans la manufacture de Châteauroux de Dupin et Dufesc; 6 ) divers billets dont
certains de Jean de Ribes, banquier à Paris ; 7) divers intérêts dans des vaisseaux ; 8) 6
487deniers d’intérêts dans la ferme des duchés de Parme, Plaisance, etc. ; 9) la grande
488propriété située à Marly, provenant de la succession d’Honoré Barjac , ainsi que
quelques pièces de terre acquises ensuite, tant à Marly, qu’à Prunay et Louveciennes ;
48910) une grande maison sise rue du Faubourg-Saint-Honoré, n°32 (65 000 lt.) ; 11)
une grande maison sise rue de Richelieu, à lui adjugée par arrêt au Parlement du
49019 juillet 1769 (130 050 lt.) ; 4 676 lt. 19s. 9d. en pièces d’argenterie, etc. Honoré
Joseph Barjac de Renneville, lui-même était locataire d’une maison, sise rue des
Filles-Saint-Thomas, moyennant un loyer annuel de 4 500 lt.
BARON (Jean Ignace)
sse tNé à La Rochelle, baptisé le 24 mai, p S -Sauveur.
Décédé à Paris, en son domicile, sis rue de Cléry, le 7 mai 1774.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Baron, chirurgien à La Rochelle.
esMère : Marguerite Néel du Rocher. Elle épousa en 2 noces N. Faget.
Oncle : Antoine Baron, décédé à Paris, le 25 mai 1779, receveur des gabelles à
491Montluçon, dans le Bourbonnais .
Mariage
492Anne Thérèse Boffrand, décédée à Paris le 12 septembre 1781 (Germain Boffrand,
493architecte du Roi, inspecteur général des ponts et chaussées de France , et de Marie
494Leneveu de Beauval ) ; contrat de mariage passé devant Dutartre, notaire à Paris,
le 16 juillet 1739, établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris
495(étude LVI, document en défcit) . Frère et sœur, décédés avant 1748 : Germain et
487 Cette part d’intérêts fut cédée par François Ollivier, intéressé dans les affaires du Roi, le 7 décembre 1756.
488 Par acte passé devant Dutartre, notaire à Paris, le 28 août 1743, Jean-Baptiste André Witemer et Anne Thérèse
Alexadre, son épouse, ont vendu à Honoré Barjac une grande maison et divers héritages moyennant 65 000 lt.
(document en défcit, mais cité dans l’I.A.D. d’Honoré Barjac).
489 A.N. M.C., XCI, 1065, 6 mai 1769, vendue par Anne Lenain veuve de Jean-Pierre Lhomme, marchand tapissier
moyennant 5 000 lt. en deniers comptants, le reste dû en contrat de rentes.
490 Cette maison faisait partie de la succession de Jean Joseph Leriche de la Poupelinière.
491 A.N. M.C., LVI, 239, 27 mai 1779, dépôt du testament d’Antoine Baron (olographe du 18 avril 1779) ; A.N. M.C.,
LVI, 240, 2 juin 1779, I.A.D. d’Antoine Baron (dans un appartement d’une maison située rue Montmartre, vis-à-vis
l’hôtel d’Uzes, de laquelle maison, Harel, ancien garde du corps, était propriétaire) ; A.N. M.C., LVI, 241, 8 juillet
1779, quittances des légataires particuliers d’Antoine Baron.
492 A.N. M.C., LVI, 266, 1) 12 septembre 1781, dépôt du testament d’Anne Thérèse Boffrand, 2) 18 septembre 1781,
I.A.D. de celle-ci ; A.N. M.C., LVI, 268, 16 novembre 1781, liquidation de la succession d’Anne Thérèse Boffrand.
La succession s’éleva à 423 231 lt. 11s. 8d., dont 100 000 lt. investis dans les fonds d’avances de son fls, 80 000 lt.
dans ceux de Jean Claude Roëttiers de la Chauvinerie, régisseur général des Aides, et 50 000 lt. dans ceux de Jacques
Cécile de Floissac, idem.
e493 Michel Gallet, les architectes parisiens du xviii siècle. Dictionnaire biographique et critique, Paris, Mengès, 1995, 493 pages,
pp. 72-79. Germain Boffrand, né à Nantes en 1667, décédé en 1754, fut un architecte célèbre, un homme de lettres,
auteur de comédies. Il ft construire une très bel immeuble sur la Montagne Sainte-Geneviève qui, actuellement, est
occupé par l’Offce parisien de l’habitation à loyer modéré.
494 Le contrat de mariage établi entre Germain Boffrand et Marie Leneveu de Beauval fut passé devant Dutartre, notaire
erà Paris, le 1 décembre 1710 (document en défcit).
495 A.N. M.C., LXXXVIII, 613, 26 décembre 1749, arrangement relatif à la dot entre Germain Boffrand et Jean Ignace
Baron.
124BARON
Marie Marguerite Boffrand. Aïeuls maternel: Ps ierre Leneveu de Beauval, intéressé
dans les affaires du Roi (décédé entre mai 1721 et octobre 1724), et Élisabeth Hénault,
496 497décédée à Paris le 4 avril 1736 . Tantes : 1) Madelaine Leneveu de Beauval ,
épouse de Jean Tavernier des Tournelles, inspecteur général des fermes du Roi en
Basse-Normandie, dont un fls unique, Alexandre Thomas Tavernier des Tournelles,
498 499décédé jeune et sans postérité , 2) Élisabeth Leneveu de Beauval, célibataire , 3)
Anne Thérèse Leneveu de Beauval, célibataire.
Postérité
- Germain Jean-de-Dieu Baron, régisseur général des Aides, époux de Charlotte
Françoise de Floissac (notice suivante).
500- Marguerite Baron, probablement décédée en 1770, épouse de Jean-Baptiste Lazare
René de Moncorps, sgr du Chesnoy, gouverneur des ville et château de
Montuelleen-Bresse, commandant général des équipages et chasses du comte de la Marche
puis prince de Conti, dont 3 enfants, Charles René, Jean-Baptiste Antoine et Antoine
Ambroise Moncorps.
Carrière et affaires
Sous-fermier des Aides (1744-1750) et des Domaines (1750-1756); r égisseur des
droits rétablis de 1760 à 1774 ; administrateur de l’hôpital général ; secrétaire du
501Roi de la Grande chancellerie de France (1765-1774) ; intéressé dans la Société de
Commerce d’Afrique (?-1774); i ntéressé dans la régie des terres du comte d’Hermstat,
situées en Lorraine (?-1774).
502Fortune
Lors de son mariage, Jean Ignace Baron apporta 30 000lt., dont 15 000lt. en deniers
comptants et 15 000 lt. en deniers comptants, et 15 000lt. en meubles meublants,
argenterie et effets personnels. Ces biens provenaient de la répartition des biens de
496 A.N. M.C., XXVI, 382, 7 mai 1736, I.A.D. d’Élisabeth Hénault (en un appartement, sis rue du Figuier, dans une
maison dont M. Perceval était propriétaire). A.N. M.C., XXVI, 383, 21 août 1736, liquidation des deux successions.
Pierre Leneveu de Beauval et Élisabeth Hénault n’ont pas établi de contrat de mariage. La masse partagée en 1736
s’éleva à 81 079 lt. 2s. 6d., y compris les rapports de dots (2 fois 15 000 lt.). Chaque part s’éleva à 20 269 lt. 15s. 7d.
Le plus souvent, il s’agissait de rentes au denier 40 (2,5 %).
497 Le contrat de mariage établi entre Jean Tavernier des Tournelles et Madelaine Leneveu de Beauval fut passé devant
Dutartre, notaire à Paris, le 27 novembre 1710 (document en défcit). A.N. M.C., CVII, 446, 6 décembre 1744,
testament ; A.N. M.C., CVII, 458, 1) 2 juillet 1748, I.A.D., 2) 20 juillet 1748, liquidation de la succession de la
veuve Tavernier des Tournelles. Elle mourut à Paris le 27 juin 1748. La masse des biens de sa succession s’éleva à
29 067 lt. 14s. 1d. (3 parties de 9 303 lt. 5s. 5d.).
er498 A.N. M.C., LIII, 307, 1 février 1744, liquidation de la succession d’Alexandre Thomas Tavernier des Tournelles,
entre sa mère et Pierre Tavernier des Tournelles.
499 A.N. M.C., LVI, 157, 20 mars 1770, I.A.D. d’Élisabeth Leneveu de Beauval, décédée à Paris, le 12 mars 1770, dans
un appartement en l’hôtel Bazin, sis rue Saint-Paul, appartenant à M. Malherbe. Elle avait hérité de sa sœur Anne
Thérèse en vertu d’une donation mutuelle et réciproque faite le 19 janvier 1738 (A.N. M.C., XXVI, 392). Cette
dernière mourut entre le mois de juillet 1748 et 1770.
500 A.N. M.C., LVI, 123, 31 janvier 1762, contrat de mariage Baron-Moncorps. Dot de Marguerite Baron : 2 500 lt. de
rentes perpétuelles au principal de 50 000 lt.
501 A.N. M.C., LVI, 123, 17 août 1765, traité d’offce entre Jean-Baptiste Janon de Souligné et Jean Ignace Baron,
moyennant 110 000 lt. ; A.N. M.C., XXXV, 780, 4 juin 1774, traité d’offce entre les héritiers de Jean Ignace Baron
2et Desjobert, intendant du prince de Soubise ; A.N. V 44, lettres de provisions du 30 août 1765 ; Christine
FavreLejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
502 A.N. M.C., LVI, 193, 1) 13 mai 1774, I.A.D., 2) 28 mai 1774, dépôt du testament olographe trouvé dans les papiers ;
A.N. M.C., LVI, 195, 2 juillet 1774, exécution testamentaire ; A.N. M.C., LVI, 196, 2 août 1774, liquidation de la
succession de Jean Ignace Baron.
125BARON
la succession de son père et de la donation faite par M. Faget, son beau-père (acte
passé devant Dutartre, notaire à Paris, le 27 août 1729). Il aurait eu en dot 30 000 lt.,
dont une maison sise à La Rochelle (25 000 lt. de principal). Mais, au total, il n’aurait
recueilli que l’équivalent de 47 114 lt. 5s. 7d., d’après l’établissement de la masse des
reprises au proft des héritiers. Anne Thérèse Boffrand reçut en dot 2 500 lt de rentes
perpétuelles au principal de 50 000 lt. de part et autre, la mise en communauté était
de 20 000 lt. Le douaire fut fxé à 1 500 lt. de rentes et le préciput à 12 000 lt. Afn
de liquider une partie de la dot, Germain Boffrand céda, le 7 août 1744, 40 592 lt. à
prendre dans ses fonds d’avance qu’il avait dans une société établie pour la fabrication
de plomb laminé. Les affaires de Germain Boffrand étaient peu satisfaisantes.
La masse de la communauté, le prélèvement du préciput effectué, et hormis les biens
laissés en commun, s’éleva à 703 144 lt. 6s. 5d. : une somme constituée des prix
de l’offce de S.R., de plusieurs fonds d’avances, et de maigres rentes au denier 20.
Déduction faite des reprises, la masse partageable était de 634 004 lt. 7s. 8d. Parmi
les biens laissés en commun fguraient : 1) une maison de campagne sise à Charonne,
503vendue moyennant 50 000 lt., en septembre 1774 , 2) 19 350 lt. investies dans la
société du Commerce d’Afrique, 3) des petits contrats de rentes, quelques billets ainsi
que des créances très douteuses.
BARON (Germain Jean-de-Dieu)
Né : ?
Décédé après mai 1792.
Origine sociale et milieu familial
Fils du précédent.
Mariage
Charlotte Françoise (II) de Floissac, décédée à Paris, rue Pelletier face à la
504Comédie Italienne, le 15 août 1791 (flle de Charles Jacques Cécile de Floissac,
S.R. de la Grande chancellerie de France, régisseur général des Aides, cf. notice,
505 506et de Denise Pélagie Deniset) ; contrat de mariage du 4 avril 1782 (régime
de la communauté selon la coutume de Paris). Sœur : Charlotte Françoise (I) de
Floissac, épouse de Jean-Baptiste Anne Malartic, conseiller au Parlement de Paris,
507de 1779 à 1785, et maître des requêtes, de 1785 à 1790 , fls de Jean Malartic de
Fondat, intéressé dans les affaires du Roi (cf. notice).
Postérité
Charlotte Françoise Félicitée Baron, épouse de Jean-Marie Eustache Baconnière de
Salverte, fls de Jean Marie Eusèbe Baconnière de Salverte (cf . notice).
503 A.N. M.C., LXXVI, 451, 5 septembre 1774, vente de la maison sise à Charonne, ainsi que son mobilier, à la marquise
de chambonas.
8504 Arch. de Paris DQ  94 f° 56 n° 4, déclaration de succession (sans date; a vant février 1792). Parmi les biens composant
la succession fgurait une maison, rue Pelletier, face à la Comédie Italienne, d’une valeur de 100 000 lt.
505 Cf. sa notice biographique.
506 A.N. M.C., LXXXIV, 567, 4 avril 1782, contrat de mariage, document en très mauvais état, il n’a pu être intégralement
exploité.
507 Joël Félix, Les magistrats du Parlement de Paris 1771-1790. Dictionnaire biographique et généalogique, Paris, SEDOPOLS,
1990, 240 pages, pp. 199-200 ; Sylvie Nicolas, Les derniers maîtres des requêtes de l’Ancien Régime (1771-1789). Dictionnaire
prosopographique, Paris, École des Chartes, 1998, 399 pages, pp. 232-234.
126BARON
Carrière et affaires
Receveur général et régisseur des droits rétablis de 1768 à 1777 ; receveur général de
la Régie générale de 1777 à 1787 puis régisseur général des droits de S.M. de 1787
508à 1790 . Il fut l’un des quatre experts nommés par Loménie de Brienne pour la
509vérifcation des recettes et dépenses du Compte rendu de mars 1788 .
Fortune
Contrat de mariage : Germain Jean-de-Dieu Baron déclarait que ses biens consistaient
en 432 006 lt. en divers effets. La future apporta en dot 100 000 lt. Le douaire était
fxé à 4 000 lt. de rentes, le préciput à 20 000 lt. À la déclaration des biens de la
510communauté au décès de son épouse en 1792 trouvés dans le département de la
Seine, seule fgure une maison rue Pelletier, Chaussée d’Antin, estimée à 100 000 lt.
BARON ( Louis Jacques)
Né : ? , baptisé le 7 mars 1732.
511Décédé à Paris, le 13 février 1815, en sa demeure rue des Saints-Pères, n°54 .
Origine sociale et milieu familial
512Père : Achilles Baron, marchand à Chevreuse, décédé le 16 juillet 1765 .
Mère : Marie Madelaine Vauremoise.
Frères et sœurs :
- Achilles Baron, huissier, commissaire priseur au Châtelet de Paris.
- Jean Denis Baron, munitionnaire général des vivres.
- Louis Baron.
- Pierre Louis Baron, décédé le 28 mai 1765.
- Marie Madelaine Baron épouse de Louis Herson, marchand à Chevreuse.
- Marguerite Victoire Baron.
- Marie Catherine Baron.
- Françoise Baron.
Cousin : Nicolas Baron, secrétaire du Conseil des Postes.
Mariage
èresMarie Geneviève Louise Aleaume, veuve en 1 noces de Pierre Jean Simon de
513Mosar , avocat en Parlement (flle de Claude Aleaume, avocat en Parlement, notaire
er508 En vertu de la loi du 1 août 1790, Germain Jean-de-Dieu Baron, en sa qualité de régisseur général, était obligé
de fournir un cautionnement en immeubles, fxé provisoirement à 30 000 lt., par le ministère des contributions
publiques. Jeanne Sophie de Serre de Saint-Roman, veuve de Claude Sophie Dupin de Rochefort, s’est rendue caution
et répondante solidaire jusqu’à cette somme. Elle affecta une rente de 2 000 lt. au principal de 40 000 lt. sur l’État. Cf.
A.N. M.C., LVI, 390, 23 mai 1792, acte de cautionnement. Le 3 octobre 1791, la direction générale de la Liquidation
à la décharge de l’État remboursa la somme de 160 000 lt., partie du fonds d’avance de la place de régisseur général,
en exécution d’un décret de l’Asseblée nationale, des 21 et 22 juillet 1791 (A.N. M.C., LVI, 383).
509 Les quatre experts nommés par l’Arrêt du Conseil du 16 février 1788, 3 p. in-4°, furent le fermier général Saint-Amand,
les régisseurs généraux Baron et Didelot et l’Administrateur général (Baconnière) de Salverte. Cet arrêt est cité par
Jean Egret, La prérévolution française, 1787-1788, P.U.F., 1962, p. 107 note 5.
7510 Arch. de Paris DQ  1696 f° 49v°, déclaration du 10 février 1792.
8511 Arch. de Paris DQ  830 f° 65, enregistrement du 25 février 1815.
512 A.N. M.C., XXVI, 545, 10 août 1765, partage des successions d’Achilles Baron, de son épouse et de Pierre Louis
Baron. Masse totale des successions : 23 125 lt. 12s. dont 356 lt. 12s. étaient à déduire pour dettes.
513 A.N. M.C., LXXXIII, 423, 16 septembre 1751, contrat de mariage. Marie Geneviève Louise Aleaume apporta en dot
70 000 lt. À la liquidation des biens de la communauté lors du second contrat de mariage,123 034 lt. 1s. lui étaient
dévolues tandis que les droits de sa flle montaient à 167 236 lt. y compris les donations de pensions du prince de
Ligne.
127BARON
514de 1730 à 1762, et Marie Geneviève Dutartre ) ; contrat de mariage du 9 octobre
1763 adoptant la séparation de biens nonobstant la coutume de Paris. Au cours de
son premier mariage Marie Geneviève Aleaume eut une flle, Anne Claude Simonne
515de Mosar .
Postérité
- Adélaïde Marie Baron, flle unique, épouse de Jean François Henry Aimé Louis de
516la Croix, comte de Castries .
Carrière et affaires
517Débutant comme premier clerc chez Aleaume, notaire à Paris , il en reprit l’étude
er 518du 1 juin 1762 au 25 septembre 1778 ; notaire honoraire au châtelet de Paris ;
secrétaire du Roi en la chancellerie du parlement de Besançon ; intéressé en croupe
519dans la société de la pourvoirie du roi en 1779 ; receveur général des fnances,
520exercices impairs de Besançon et du comté de Bourgogne de 1781 à 1790 .
Fortune
521Par le contrat de mariage , son épouse apporta la somme de 123 034 lt. 1s. à
laquelle s’ajoute celle qui lui échut au partage de la succession de ses parents, soit
72 089 lt. 1s. 2d. supplémentaires. Les biens de Louis Jacques Baron consistaient en un
tiers d’une maison rue Galande, place Mauber, son offce de notaire 62 844 lt. 4s. 10d.
et 62 604 lt. 5s. 10d. en principaux de rentes, billets et effets divers. Cependant cet
actif était grevé de 117 800 lt. en constitutions de rentes et billets divers. Au cours
des années sa fortune crût et, au fur et à mesure, il acquit des biens immobilier: s
deux maisons rue des Saints-Pères (le Grand et Petit hôtel de Collande ci-devant
er514 C. Aleaume, décédé le 1 février 1762; A .N. M.C., XCI, 992, 6 février 1762, I.A.D., commencé par Maréchal et
terminé par Louis Jacques Baron, successeur d’Aleaume. Sa mère est décédée le 16 novembre 1788 (I.A.D. : A.N.
M.C., XCI, 1258, 4 décembre 1788). A.N. M.C., XCI, 1261, 16 juin 1789, partage des successions de Claude
Aleaume et Marie Geneviève Dutartre son épouse entre Marie Geneviève Louise Aleaume, épouse Baron, et ses deux
nièces : Antoinette Claude Bouvart, épouse de Daniel Victor de Trimond, Maître des requêtes (...) intendant (...) de
Montauban d’une part, et Marie Aleaume Bouvart, épouse de Philippe Nicolas Peyson de Bacot, chevalier, capitaine
de cavalerie, maréchal général des logis des corps et armées (...) d’autre part, toutes deux flles de Marie Claude
Aleaume et de Michel Philippe Bouvart, docteur, régent de la faculté de médecine de Paris, membre de l’académie des
Sciences. De la masse générale de 299 847 lt. 4s. 1d. réduite à 155 669 lt. 1s. 9d. après les divers prélèvements, dont
les dots, Marie Geneviève Louise Aleaume épouse Baron recueillit 72 089 lt. 1s. 2d. (cf. aussi notice Dutartre).
515 A.N. M.C., XXIV, 877, 19 mai 1774, liquidation de la Communauté entre elle et François Honoré Viani.
516 Leur fls Eugène Gabriel Hercule de la Croix comte de Castries, secrétaire d’Ambassade fut institué héritier de la
nue-propriété de la moitié des biens, l’usufruit étant réservé à sa mère. Testament déposé chez Pean de Saint-Gilles:
A.N. M.C., XCI, 1466, 16 avril 1809 ; A.N. M.C., XCI, 1505, 12 juillet 1812, codicille.
er517 Claude Aleaume exerça du 12 novembre 1730 au 1 février 1762.
518 A.N. M.C., CXII, 726, 18 février 1762, soumission: a yant traité de l’offce, il obtint les lettres de provisions la veille
1(17 février 1762). A.N. V 413, lettres de provisions.Pour avoir une idée de sa clientèle, voir les répertoires 8 septembre
10 de l’étude XCI, pour les années 1762 à 1778.
519 A.N. M.C., XCII, 817, 14-15 décembre 1779, 3 actes. Jean Denis Baron, ancien munitionnaire des vivres lui transporta
2s. dans les 6s. 3d. appartenant à Marie Joseph Maulgué de Voilecomte fls dans la société qui devait commencer le
er1 janvier 1780 et se terminer le 31 décembre 1785. De même il lui transporta deux tiers d’un sol cédés en 1769 par
Dominique Joseph marquis de Cassini et Angélique Dorothée Babaud d’une part et par Babaud de Guerigny d’autre
part (A.N. M.C., XCII, 724, 6 juin 1769).
1520 A.N. V  506 du 14 novembre 1781. Prix de l’offce: 4 4 000 lt. ; droit de survivance : 11 000 lt. ; marc d’or : 1 836 lt. 10d. ;
sceau : 130 lt., honoraires : 76 lt. 14s. Il ne fut pas l’un des experts nommés par Loménie de Brienne pour la vérifcation
des recettes et dépenses du Compte rendu de mars 1788 ! (cf. la notice concernant Germain Jean-de-Dieu Baron avec
lequel il est fréquemment confondu).
521 A.N. M.C., XXVI, 526, 9 octobre 1763, contrat de mariage. Le douaire fut fxé à 2 000 lt. de rentes. Il lui ft de
surcroît une donation entre vifs de la moitié de tous ses biens en usufruit.
128BAROUD
522Brissac) évaluées à 180 000 lt. , les trumeaux, glaces, etc. (36 000 lt.), les châteaux,
petit château, et domaines de la Norville (150 000 lt.), le mobilier à la Norville
523(54 800 lt.) . Il y ajouta de nombreuses terres avoisinantes adjugées comme biens
524 ssenationaux  : 1) 11 février 1791: l a ferme du Pavillon, etc., hameau de Lhumery, p
Saint-Martin d’Etampes (210 arpents), pour le prix de 110 400 lt. ; 2) 21 mars 1791 :
ssela métairie de Mantarville, etc. p de Janville pour le prix de 252 500 lt. ; 3) 28 février
sse1791 : la métairie de Bassainville p de Santilly-le-Moutiers (district de Janville) pour
ssele prix de 878 000 lt. ; 4) 23 février 1791: f erme de Bleville p Lessarville (district
525 ssePithiviers) pour le prix de 155 000 lt. ; 5) 23 mars 1791 : la métairie de Villiers p
Santilly-le-Moutiers pour le prix de 150 000 lt. Il était également propriétaire de
plusieurs contrats de rentes. Son épouse décédée, et sa flle émigrée, Louis Jacques
Baron fut contraint de procéder au partage des biens avec la République substituée
aux droits de sa flle, le 17 ventôse an v. La masse partageable monta à 2 922 056 lt.
grevée de 558 259 lt. de dettes et de 20 000 lt. de préciput en faveur de Louis Jacques
Baron. Il obtint 876 898 lt. augmentées des dettes, un produit de 1 436 056 lt.
Il lui fut abondonné pour cette somme le mobilier, les maisons rue des Saints-Pères, la
526terre de la Norville, les fermes de Lhumery, de Mantarville, Bleville, de Villiers etc.
En quête d’une nouvelle extension de ses biens, il ft encore deux acquisitions
importantes : 1) la ferme de Gondreville de 400 arpents (ou 20 415 ares 35 ca),
527des bois, etc. près Pithiviers (90 633 F) ; 2) la ferme et auberge «L e Grand Turc
de Champilory » commune d’Oinville, arr. de Chartres de 117 ha 8 ares 45 ca
528(100 000 F) . Il conserva l’ensemble de ses immeubles jusqu’à son décès.
Affliations
Membre à partir du 24 septembre 1784 de la « Société philanthropique » fondée par
529Savalette de Langes en 1780 .
BAROUD (Claude Odile Joseph), dit l’aîné
Né à Lyon, baptisé le 24 septembre 1753.
Décédé à Lyon, le 25 mai 1824. Claude Odile Joseph Baroud avait conservé un
appartement à Paris, dans une maison située rue Neuve-des-Petits-Champs, n°87
530(dont la veuve du notaire Rouen était propriétaire) .
522 A.N. M.C., XXIII, 758, 9 février 1778, contrat d’acquisition (2 documents). Ces maisons restèrent en sa possession
jusqu’à son décès.
523 A.N. M.C., LI, 1175, 3 décembre 1784, contrat d’acquisition (2 documents). Le pot-de-vin de 4 800 lt. était inclus
dans le prix de vente du mobilier. Le tout resta en sa possession jusqu’à son décès.
524 A.N. M.C., XCI, 1534, 24 février 1815, I.A.D.
525 Payable en 12 annuités tout comme le suivant.
526 En fait il a surtout liquidé les principaux de rentes et les inscriptions sur le Grand Livre de la Dette publique.
527 A.N. M.C., XXIX, 661, 12 fructidor an xi, contrat d’acquisition.
528 Cf. son I.A.D. : devant Drouhet, notaire à Arpajon, le 16 septembre 1807.
529 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
8530 Arch. de Paris DQ  430, déclaration de succession (observation n° 318). Un inventaire après décès des biens de
Claude Odile Joseph Baroud fut établi devant Colin de Saint-Menge (étude CIX) à partir du 13 juillet 1824 mais
fut interrompu le 21 novembre 1825 suite à une querelle survenue entre baroud fls et la veuve du notaire Rouen qui
réclamait une partie du mobilier qui se trouvait dans l’appartement. L’inventaire fut repris le 19 juin 1828 et clos le
24 décembre 1829. Plusieurs affaires et procès y furent mentionnées. A.N. M.C., CIX, 1024, 16 avril 1830, P.-V.
d’ouverture de liquidation de succession de Claude Odile Joseph Baroud.
129BAROUD
Origine sociale et milieu familial
Père : Louis Joseph Baroud, notaire à Lyon de 1749 à 1783, échevin de cette ville en
1783 à l’âge de 69 ans,
Mère : Claude Brun.
531Frère : Claude Baroud jeune ; ce dernier fut inquiété puis arrêté le 29 brumaire
an ii et déclaré avoir alors 34 ans, être né à Lyon, être détenteur de 600 lt. de rentes
sur la ville, de 15 000 lt. de rentes viagères sur les apanagistes, une maison à Lyon
produisant 9 000 lt. par an, d’un domaine en Franche-Comté où il était à la tête
de forges fabricant des boulets d’un rapport de 7 à 8 000 lt. par an, et d’un bien
national en Isère. Il fut enfn libéré le 19 thermidor an ii.
Sœurs : Jeanne Marie Françoise Baroud, épouse de François Régis de Charpin,
tcomte de Genetines, chevalier de l’Ordre de S -Louis. Il faut également mentionner
Suzanne, Alexis et Élisabeth Baroud qui étaient toutes décédées sans avoir laissé de
postérité avant 1824.
Mariage
532Marie Anne Decrenice, décédée à Lyon en 1824 (flle de Marin Decrenice, architecte
à Lyon, et de Marie Perrot) ; contrat de mariage passé devant Guyot, notaire à Lyon,
533le 10 avril 1780 . Frère utérin : Claude Beau, décédé à Lyon le 29 janvier 1807.
Postérité
- Antoine Louis Joseph Baroud, décédé en 1808, sans postérité.
- Alexis Cyre Suzanne Baroud, épouse de Charles François Fontaine, sous-intendant
er 534militaire ; contrat de mariage du 1 octobre 1811 devant Rouen, notaire à Paris .
Décédé le 21 mai 1822 à 39 ans à Paris en sa demeure rue de Loubert, n°20,
er 5351  arrondissement ancien ; un inventaire eut lieu le 31 juillet 1822 . Sans postérité.
- Louis Marie Joseph Baroud, décédé à Paris en sa demeure rue de Langlade, n°7, le
53626 octobre 1829, sans postérité .
Carrière et affaires
Fermier des Domaines sous le bail Sausseret à l’époque de Terray (1774-1775) ;
intéressé dans les affaires du Roi tout en demeurant à Lyon (1775-?; n) otaire à Lyon
à partir du 19 avril 1775 jusqu’en 1784 (Devilliers fut son successeur). Important
spéculateur au cours des années 1780 ; courtier de change.
Les renseignements, recueillis jusqu’à présent sur son compte, proviennent de Jean
7531 Ibid. pp. 176-177 ; A.N. F 4587, plaq. 2 ; A.N. AF* II 255 f° 1005, et AF* II 290 f° 25v°
532 L’I.A.D. fut établi par Bonnetain, notaire à Lyon, le 12 février 1824. Le legs particulier fut consenti par Puech devant
le même notaire le 25 mai 1824. La situation fnancière du couple Baroud rendit ce legs caduc.
E B533 A.D. Rhône 3  5708 , contrat de mariage du 10 avril 1780. Les apports de Claude Odile Joseph Baroud consistaient
en une maison située dans la rue Saint-Dominique à Lyon garni de son mobilier, un offce de notaire, sa bibliothèque,
ainsi que 22 000 lt. qu’il avait emprunté auprès de ses parents, à l’occasion de la moitié indivise de 3 maisons réunies
en une seule dans la Grande rue Mercière à Lyon le 25 août 1779. Marie Anne Decrenice eut 30 000 lt. en dot. Elle
recueillit 30 000 F dans la succession de Claude Beau.
er534 A.N. M.C., LXXI, 177, 1 octobre 1811.
8535 Arch. de Paris DQ  430, déclaration de succession du 14 avril 1823. A.N. M.C., LXXVIII, 1116, 2 mars 1813,
donation entrevifs entre époux; A .N. M.C., LXXVIII, 1154, 31 juillet 1722, I.A.D. d’Alexis Cyre Suzanne Baroud ;
A.N. M.C., LXXI, 232, 21 octobre 1823, dépôt de pouvoir. A.N. M.C., LXXVIII, 1178, 28 avril 1728, liquidation,
compte et partage de la succession d’Alexis Cyre Suzanne Baroud.
8536 Arch. de Paris DQ  430, déclaration de succession du 4 mai 1840. A.N. M.C., CIX, 1022, 16 novembre 1829, I.A.D.
de Louis Marie Joseph Baroud. Il vivait chichement dans un appartement garni qu’il louait et qui appartenait à son
beau-frère. Ses biens personnels se limitaient à 93 F dont une montre de 20 F qui était réclamé par le légataire de sa
mère. Ses biens qui se bornaient à des prétentions sur les successions de ses parents et sœur étaient bloqués.
130BAROUD
537Bouchary . Ces données ont trait sur la période de grande spéculation boursière des
années 1780-1792 et ses démêlés sous la Révolution. À Lyon, il était en relation avec
diverses maisons de banque dont celles de Fulchiron frères, Finguerlin et Scherer,
et de Gaillard et Grenus. Dès 1781, jusqu’en 1788, il était en société avec l’agent de
change parisien Boscary pour le placement et la spéculation sur les rentes sous la
ie538raison sociale de Chol, Boscary et C . Il n’arriva cependant à Paris qu’en octobre
1783. En 1784, et surtout en 1785, ses transactions prirent un gigantesque essor,
ie ielorsqu’il spécula sur les titres de la Banque Saint-Charles, la C des Indes, et de la C
des Eaux. Il traita avec les princiaux banquiers de la place parisienne, de 1781 à 1789 :
ieBoyd Ker et C , Campi, Cottin, Grand, Greffulhe et Montz, Julien (dont le fls était
receveur général des fnances : cf. notice), Mallet, Pache, Panchaud, Pourrat, Sabatier
et Desprez, Tourton et Ravel, etc. À cette époque, il entraîna l’un de ses proches
539amis, Joseph Benoist Duplain de Sainte-Albine, dans ses spéculations . C’est en
1786-1787 qu’il soutint les opérations boursières de Calonne de pair avec de Pestre de
Seneffe, Pyron de Chaboulon, Palteau de Veymeranges, Servat, etc. Le dénouement
n’arriva que bien plus tard ; le 11 nivôse an x, le pourvoi en cassation que Baroud avait
formé contre la décision que la Cour d’appel avait formulée le condamnant ainsi que
Pyron, Servat, de Pestre de Seneffe, etc., de rembourser les 9 985 000 lt. restant dues
540sur les assignations de Fontaine de Biré et de Randon de la Tour, fut rejeté . Ceci ne
iel’empêcha pas de spéculer de 1787 à 1792 (sur la C des Eaux, celle des Assurances,
etc.) et il reprit ses opérations lucratives dès l’an v après un court intermède. Enfn
ces spéculations ne doivent pas faire perdre de vue ses investissements importants
ie iedans diverses entreprises : la C de la Buanderie de la Briche, la C de Sciotto, la
ieC Perrache à Lyon et la flature de coton de Neuville-sur-Saône près de Lyon, la
541manufacture d’Orléans créée par Foxlow .
Le 25 juillet 1793, il vendit tous les meubles, estampes, gravures garnissant les 3 pièces
dédies à sa bibliothèque, dont une avec vue sur le jardin des Jacobins, moyennant
120 000 lt. Lorsque les commissaires du Comité civil et de surveillance de la section
de la Montagne vinrent pour perquisitionner chez lui, ils constatèrent qu’il s’était
e537 Jean Bouchary, Les Manieurs d’argent à Paris à la fn du xviii siècle..., tome III, pp. 167-180.
ie538 Ibid. p. 168-169 ; A.N. M.C., LXII, 647, 24 février 1788, dissolution de la société Boscary, Chol et C , représentée par
Jean Boscary, Jean Marie Boscary et Jacques Chol, tous trois qualifés de négociants, ainsi que Claude O. J. Baroud.
erUne première société avait déjà expiré le 1  juillet 1786 ; Baroud quitta la seconde société reconnaissant avoir touché
380 000 lt.
539 Joseph Benoist Duplain de Sainte-Albine, né vers 1749, a été impliqué en sous-main à la fameuse affaire boursière
suscitée par Palteau de Veymérange à la fn 1786 et au début de l’année 1787. Il fut qualifé d’imprimeur et de
journaliste (domicilié à la Cour neuve du Palais) sous la Révolution, fut arrêté et condamné à mort par le Tribunal
èresrévolutionnaire le 21 messidor an ii. Duplain de Sainte-Albine épousa en 1 noces Catherine Sophie Terrasse, et en
es er2 noces Marie Jeanne Allier de Hauteroche. De son 1 mariage, il eut une flle, Jeanne Sophie Duplain, qui épousa
eGuillaume Mazuel, marchand bijoutier à Paris. De son 2 mariage, il eut 3 enfants: B enoît Alexandre, Aimé Louis
7Joseph et Françoise Duplain. Voir à ce sujet : A.N. F  4694 dossier 1, 11 pages (arrestations de Duplain de
SainteAlbine) ; A.N. W 410 dossier 943 (condamnation à mort) ; A.N. T 1616, 1674, 1684 et 1686 (saisies révolutionnaires) ;
A.N. M.C., XXXIV, 814, 18 nivôse an vi, dépôt de jugement concernant Duplain de Sainte-Albine ; A.N. M.C.,
XXXIV, 815, 2 ventôse an vi, recollement après décès de Joseph Benoît Duplain de Sainte-Albine. Duplain de
SainteAlbine avait un frère: Pierre Jacques Duplain, libraire à Paris, à la Cour du Commerce, section du Théâtre Français,
en l’an vi. Membre du Comité de police, il avait été arrêté en fructidor an ii et presque aussitôt relâché. Voir : A.N.
7F  4694 dossier 1, 5 pièces (dossier Duplain) et F7 4608 dossier 3, 27 pièces (dossier Bonneville).
540 Ibid., p. 177, cité : Journal du Palais, 25 nivôse an x.
541 Ibid., p. 178 ; Jean Bouchary, Les Compagnies fnancières, tome III, pp. 123-127.
131BAROUD
enfui. Découvrant une porte donnant dans l’appartement du notaire Rouen, l’un des
hommes d’affaires du duc d’Orléans, ils fouillèrent chez celui-ci. Le 20 septembre
1793, un mandat d’arrêt fut délivré par le comité de Surveillance générale contre les
deux frères. Baroud jeune et Rouen furent arrêtés. Baroud l’aîné se cacha dans Paris
542jusqu’à la chute de Robespierre .
Claude Odile Joseph Baroud reprit ses spéculations en l’an v. À l’époque, Baroud
l’aîné vendit une maison garnie de son mobilier située dans la rue
Neuve-des543Petits-Champs à Tolozan . Ce dernier la revendit à son tour à Lebrun qui la céda
fnalement au notaire Rouen. Durant cette même période, les deux frères avaient
spéculé sur des terres dans les départements de l’Ain et du Puy-de-Dôme (les terres
de Moutonnière ainsi que les domaine et château de Pionsat qui furent revendus à
544Tailhardat de Maisonneuve) . Dirigeant en la compagnie de son frère la manufacture
de coton d’Orléans où travaillaient de 7 à 8 000 femmes et enfants en l’an ix, il
connut de grosses diffcultés au lendemain de la Paix d’Amiens qui ft chuter les cours
des productions françaises. Il ft faillite en 1804. Il ft des affaires avec Devinck (ou
Dewinck) et l’agent de change Archdeacon d’une part, avec Hainguerlot et
SaintDizier, d’autre part. La conclusion de celles-ci donna lieu à une série de procès qui
durèrent jusqu’en 1825. Le 6 mai 1828, Baroud fls effectua un pourvoi en cassation
concernant l’affaire Hainguerlot et Saint-Dizier.
Cela n’empêcha Claude Odile Joseph Baroud de donner une dot de 120 000 F à sa
flle en 1811, dont 20 000 F versés en espèces au cours des six mois suivants – ce qu’il
ne ft point – et 100 000 F à prendre après le décès du dernier vivant sur la valeur
td’une maison située à Lyon rue S-Dominique, mais produisant 5 % d’intérêt par
an au proft du couple. Une clause du contrat de mariage stipulait le droit de retour
de 100 000 lt. au proft des parents en cas du décès d’Alexis Cyre Suzanne Baroud
en absence de postérité. Claude Odile Joseph Baroud et son épouse renoncèrent à
545cette clause par acte du 15 avril 1819 . Le même jour, Claude Odile Joseph Baroud
vendit la maison située dans la Grande rue Mercière moyennant 135 000 F. Le prix
fut intégralement payé au moyen du montant de la dot ainsi que des intérêts dus par
Claude Odile Joseph Baroud. Toutefois, la situation de l’ancien manieur d’argent
dut se dégrader, ou, tout au moins, il n’a pas prévu le décès prématuré de leur flle.
Lorsque leur gendre réclama le legs universel, le couple Baroud se lança dans une
série de procès afn d’obtenir une pension alimentaire de 6 000 F par an. Claude
èreOdile Joseph Baroud fut débouté par deux jugements rendus par le Tribunal de 1
instance de la Seine des 5 avril et 28 août 1823, confrmé par un arrêt de la Cour
royale de paris du 12 décembre 1823 et fut contraint de vendre la maison située rue
St-Dominique.
Claude Odile Joseph Baroud décéda à Lyon le 25 mai 1824, ayant pour unique héritier
son fls Louis Marie Joseph Baroud. À l’occasion de l’établissement de la liquidation
de sa succession, la comtesse de Genetines découvrit que la masse active s’élevait
7 7542 A.N. F 4587, plaq. 2 et plaq. 7 (dossier « Barron ») ; A.N. F 4584, plaq 5, pièce 63 (dossier « Baraud ») ; A.N. T 49 ;
A.N. AF* II 255 f° 1005 et 289, f° 34.
543 A.N. M.C., LXXI, 12 messidor an vi.
er544 Les opérations avaient commencé avant la Révolution. Le 1 achat fut réalisé devant Durand, notaire à Lyon, le 16
mai 1782. Acquisition de la terre de Moutonnière devant devilliers, notaire à Lyon, le 27 frimaire an xi.
545 A.N. M.C., LXXVIII, 1141, 15 avril 1819.
132BAROY
à 24 423 F, et que celle des dettes montait à 4 524 658,14 F. Rogniat réclamait
837 862 F, Devinck et Archdeacon 355 070 F (voir l’acte passé devant Honnet,
notaire à Paris, 15 vendémiaire an vi), la veuve Rouen 87 657,86 F, le marquis de
Varanbon 1,9 million environ, les héritiers de l’abbé d’Espagnac 395 051 F, etc. Les
procès avaient permis à Baroud de renvoyer cine die les échéances.
Particularités
Il fut l’auteur de plusieurs brochures:
42- Le Vœu général, sous le pseudonyme de H. Duvergier (BnF 8° Lb 1219)
- Considérations sur les avantages de l’existence d’une dette publique et sur la nécessité d’un
plan général et complet de bonne conduite en fnance, mentionné par le Moniteur universel
du 13 germinal an viii.
- Observations en faveur des acquéreurs de biens d’émigrés, et en faveur des émigrés
eux45mêmes ci-devant propriétaires de ces biens, 1814 (BnF 8° Lb 348).
48- Adresse des contribuables aux créanciers de l’arriéré, janvier 1816 (BnF 4° Lb 2877).
- Nouvelles observations en faveur des acquéreurs de biens d’émigrés et en faveur des émigrés
48 546eux-mêmes ci-devant propriétaires de ces biens, 1818 (BnF 4° Lb 3028) .
BAROY (Mathurin)
Né : ? , baptisé le 30 mai 1673, à Paris.
547Décédé à Paris, le 28 août 1754, chez son fls aîné, rue du Sentier .
Origine sociale et milieu familial
Père : Mathurin Baroy, marchand, doyen des quartiniers, échevin et consul de
Paris, décédé à Paris le 5 novembre 1701, et qui épousa successivement Catherine
548Lenormant, Marie Mariette et Marie Louise Emmeret(z) .
549 èreMère : Catherine Lenormant , 1 épouse, flle de Jacques Lenormant et d’Élisabeth
Detroye.
Frère et sœurs :
- Pierre Toussaint Baroy, frère germain, né en 1676.
- Paul Marie Baroy, chanoine régulier, prieur de Roissy, frère consanguin.
- Marie Catherine Baroy, épouse d’Étienne Perichon, conseiller en l’Hôtel de Ville de
Paris, notaire au Châtelet de Paris et échevin de cette ville, sœur consanguine.
- Marie Anne Baroy, épouse de Pierre Constantin Perier, marchand bourgeois de
Paris, dont Constantin Joseph Perier, R.G. des domaines et bois d’Alençon (cf.
notice), sœur consanguine.
- Catherine Avoye Baroy, épouse de Louis Joseph Rivet, sœur consanguine.
- Marie Louise Baroy, épouse d’Étienne Claude Hargenvillier, payeur des rentes de
l’Hôtel de Ville, sœur consanguine.
- Marguerite Catherine Baroy, sœur consanguine.
- Louis Claude Baroy, frère consanguin.
546 Jean Bouchary, op. cit., tome III, p. 179.
547 A.N. M.C., XXXIX, 425, 29 août 1754, notoriété après décès.
548 A.N. M.C., V, 261, 5 novembre 1701, I.A.D. ; A.N. M.C., V, 263, 5 juillet 1702, partage.
549 A.N. M.C., XXXIX, 179, 14 octobre 1692, liquidation des biens de la première communauté (le contrat de mariage
entre Mathurin Baroy et Catherine Lenormant, établi devant Mitonneau, notaire au Châtelet d’Orléans, le 27 août
1672, sous le régime de la coutume d’Orléans. Chacun apporta 3 000 lt. ; I.A.D. de Catherine Lenormant, décédée le
er12 septembre 1677, devant Rallu et Pasquier, notaires à Paris, le 1 février 1678).
133BAROY
- Marie Marguerite Baroy, sœur consanguine.
- Mathurin Étienne Baroy, fls du dernier mariage, décédé le 28 avril 1702, frère
consanguin.
Tantes :
- Marie Lenormant, épouse de Pierre Duboc, élu en l’élection de Pontoise.
- Marthe Lenormant, épouse de François Moreau, marchand bourgeois de Paris.
Mariage
Françoise Thuillier (flle de Mathieu Thuillier, docteur régent en médecine de la
550 551faculté de Paris , et de Marie Françoise Renaudot ) ; contrat de mariage passé le 14
552février 1703, établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris . Frère
et sœur : Adrien Thuillier, et Marie Thuillier, épouse de Pierre Cloquet, trésorier de
France, général des Finances à Soissons.
Postérité
- Bénigne Eusèbe Baroy, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville (cf. notice).
553- Anne Étienne Baroy, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville .
554- Marie Françoise Baroy , épouse d’Étienne Hyacinthe de Mauriceau comte de
Serris, conseiller au Parlement, dont : 1) Étienne François Mathurin de Mauriceau de
Serris ; 2) Adélaïde Marie de Mauriceau.
Carrière et affaires
eAvocat en Parlement ; trésorier receveur général et payeur des 64 partie (sous
e ecommission), de la 51 partie (et la 150 partie ?) des rentes de l’Hôtel de Ville par
les lettres du 4 mars 1703 et de (?) 1712 ; trésorier receveur général et payeur de
ela 27 partie des rentes de l’Hôtel de Ville (1721-1737, en titre pour l’offce ancien
triennal avec retenue de service jusqu’à sa mort ; 1721-1749, en titre pour l’offce
alternatif-quatriennal avec les mêmes clauses que celui ancien triennal); r eceveur
payeur ancien mi-triennal alternatif mi-triennal des gages et rentes assignées sur les
gabelles de France et Lyonnais et de payeurs provinciaux des charges assignées sur
555les fermes y réunis ( 1704-1714) .
550 A.N. M.C., XXXIX, 329, 24 novembre 1725, testament.
551 A.N. M.C., CXVII, 344, 12 juillet 1725, partage des biens.
552 A.N. M.C., XCVI, 185, 14 février 1703, contrat de mariage. Parmi les signataires fguraient Isaac Nicolas de Lussé,
receveur général des fnances de Bordeaux ainsi que Clément Chamillart de Villatte, intendant des armées du Roi et
Marie Anne de Lussé, son épouse.
553 Lequel, baptisé à Paris le 6 avril 1710 et décédé sans avoir laissé de postérité, fut pourvu des lettres de provisions de
1l’offce de payeur alternatif-quatriennal de la 27e partie des rentes de l’Hôtel de Ville le 16 mai 1749 (A.N. V 361). Le
père abandonna la propriété le 25 février 1751 (A.N. M.C., XXXIX, 407) moyennant 175 000 lt. de prix principal,
5 660 lt. 2s. 4d. de frais de réception. Le père était chargé des 210 lt. 3s. 10d. pour les frais des lettres de retenue de
service à son proft. Sous seing privé, le 16 mai 1749, le père avait attribué à son fls puîné 2 550 lt. par an pour son
entretien ainsi que 300 lt. de rentes viagères et 17 000 lt. à prendre dans la succession de sa mère.
554 A.N. M.C., XXXIX, 351, 3 juillet 1735, contrat de mariage. Étienne Hyacinthe de Mauriceau de Serris était le fls
de Hyacinthe de Mauriceau, S.R., et d’Anne Marguerite de Licourt. Mathurin Baroy dota sa flle de 142 000 lt. dont
40 000 lt. en espèces, en 3 000 lt. de rentes au principal de 90 000 lt. dont 1 500 lt. de rentes viagères, et en 12 000 lt.
pour 4 ans de nourriture et de logement, avec une femme de chambre, 2 laquais et un cocher. A.N. M.C., XXXIX,
375, 11 décembre 1744, déclaration de Mauriceau, alors veuf, que son beau-père lui avait prêté pour 4 775 lt. 17s. 6d.
de meubles meublants, et qu’il était débiteur envers ce dernier de 6 000 lt. pour arriérés de loyers d’une maison rue du
Hazard.
555 Les offces avaient été créés par les édits d’octobre 1696, avril 1704, et octobre 1708 (création des offces de payeurs
provinciaux), et supprimés par celui de janvier 1717. Le 27 mai 1704, Mathurin Baroy, payeur alternatif mi-triennal
e ede la 51 partie des rentes de l’Hôtel de Ville, acquit moyennant 110 000 lt. l’offce alternatif mi-triennal de la 2 partie
des gages, rentes et autres charges sur les gabelles de France et Lyonnais et l’un des 4ncréés par l’édit d’avril 1704, aux
134BAROY
556Fortune
Françoise Thuillier fut dotée pour la somme de 30 000 lt. dont 24 000 lt. en une
tmaison rue S -Denis au coin de celle des Lombards, 1 000 lt. en espèces et 5 000 lt.
de principaux de rentes au denier 20. Elle reçut de surcroît 10 000 lt. de son oncle,
l’abbé Eusèbe Renaudot, à prendre toutefois après le décès de ce dernier. Les biens de
Mathurin Baroy s’élevaient alors à 64 084 lt. dont 24 000 lt. en principaux de rentes
tau denier 20, une portion de maison rue S -Denis, et le reste en billets et espèces.
De part et d’autre 10 000 lt. entraient dans la communauté ; le douaire était fxé à
1 000 lt. de rentes et le préciput à 6 000 lt. Madame Baroy recueillit la succession de
sa mère s’élevant à 71 399 lt. 12s. 4d. dont 35 000 lt. en une maison rue Dauphine,
e1/30 dans une maison et ferme à Choisy-le-Roy, et 32 250 lt. en principaux et intérêts
de sa dot.
Mathurin Baroy dota son fls aîné de 152 200 lt. soit l’offce ancien triennal de payeur
des rentes aux gages annuels de 7 630 lt. et aux taxations de 4 240 lt. par exercice.
Sur les gages, le père retint 2 330 lt. mais il laissa à son fls l’ensemble des taxations.
Bénigne Eusèbe Baroy reçut en outre 316 lt. de rentes viagères dont 75 lt. de rentes de
e mela 4 tontine. M de Mauriceau fut dotée de 142 000 lt.; q uant à Anne Étienne Baroy
de Bligny, son père se réserva de le doter ultérieurement et se contenta de l’entretenir.
Mathurin Baroy mourut chez son fls aîné, lequel lui louait un appartement moyennant
5571 000 lt. par an .
BAROY (Bénigne Eusèbe)
Né : ? , baptisé le 29 août 1708 à Paris.
558Décédé à Paris, le 15 mars 1786, rue du Sentier .
Origine sociale et milieu familial
Fils du précédent.
Mariage
559Françoise Nicole Dezègre (flle de Jean Dezègre, bourgeois de Paris, et de Marie
Claude Baudy) ; contrat de mariage du 20 août 1737, établissant la communauté des
560biens suivant la coutume de Paris .
Postérité
- Bénigne Marie Baroy, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville (cf. notice).
- Adélaïde Françoise Baroy, épouse de François Germain Penchein, payeur des rentes
(cf. notice).
- Agathe Françoise Baroy, épouse de Jean de Senac, lecteur du Roi et F.G. (cf. notice).
Elle se remaria avec Jean Charles Clos, ancien notaire, et mourut à Saint-Cloud, le
29 ventôse an vii.
gages de 4 500 lt. par an et 6 000 lt. de taxations par année d’exercice. Les offces de payeurs provinciaux coûtèrent
34 375 lt. Regnault acquit l’offce ancien mi-triennal le 11 juin 1704, aux mêmes conditions. Devant Perrichon, notaire
à Paris, le 28 novembre 1714, Mathurin Baroy vendit son corps d’offce à Isaac Regnault, moyennant 170 000 lt. ( cf.
A.N. M.C., XX, 549, 25 janvier 1732, remboursement à l’héritier d’Isaac Regnault).
556 A.N. M.C., XXXIX, 421, 18 octobre 1753, testament ; A.N. M.C., XXXIX, 425, 4 septembre 1754, I.A.D. de
Mathurin Baroy.
557 Outre ses meubles meublants et affaires personnelles, on y trouva près de 5 000 lt. en argenterie.
558 A.N. Y 15398, scellés après décès du 15 mars 1786 (document en défcit).
559 A.N. M.C., CXVII, 788, 6 mars 1752, I.A.D. de Françoise Nicole Dezègre.
560 A.N. M.C., CXVII, 746, 20 août 1737, contrat de mariage ; A.N. M.C., CXVII, 440, 3 août 1741, conventions.
135BAROY
Carrière et affaires
eTrésorier receveur général et payeur ancien triennal de la 27 partie des rentes (en
1737 avec la retenue de service au proft de son père jusqu’en 1754, puis comme
561titulaire, de 1754 à mai 1772) .
562Fortune
Françoise Nicole Dezègre fut dotée de 120 000 lt.; B énigne Eusèbe Baroy de
152 200 lt. (l’offce de payeur des rentes); d e part et d’autre 30 000 lt. entraient dans
la communauté, le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes et le préciput à 30 000 lt.
Bénigne Eusèbe Baroy dota lui-même mesdames Penchein et Sénac, ses deux flles
de 8 000 lt. de rentes perpétuelles chacune. La mort de la première en 1775 éteignit
la rente. Baroy fls, par acte devant Laideguive, notaire à Paris, du 5 avril 1772,
reçut de son père pour 7 765 lt. 5s. 7d. de rentes sur les aides et gabelles. À la mort
de Bénigne Eusèbe Baroy, les enfants déjà dotés reconnurent que sa succession était
beaucoup plus onéreuse que proftable et y renoncèrent « pour ne s’en tenir qu’aux
reprises qu’ils avaient droit de répéter sur la succession et au fonds de douaire» ; ils
en frent de même quant à la communauté qui avait subsisté entre leurs père et mère
563pour la même raison . Les deux héritiers récupérèrent les 90 000 lt. de dot de leur
mère – réduite après déduction des 30 000 lt. mises en communauté – ainsi que les
564biens de la succession de leur aïeul maternel Jean Dezègre . Les reprises montaient
à 189 873 lt. 5s. 9d. y compris le fonds de douaire de 60 000 lt. L’état de la succession
refétait les revers que Bénigne Eusèbe Baroy dut subir lors du remboursement de
l’offce de payeur des rentes dont son fls était revêtu en 1772.
1561 A.N. V 313 du 30 août 1737 ; A.N. P 2717 f° 80v° du 20 mai 1749. L’offce lui fut cédé par son père à l’occasion de son
mariage.
er562 A.N. M.C., LII, 604, 1 avril 1786, I.A.D. de Bénigne Eusèbe Baroy ; A.N. M.C., LII, 613, 30 mars 1787, partage de
rentes et liquidation des reprises (2 documents).
er563 A.N. M.C., LII, 604, 1 avril 1786, renonciations.
564 A.N. M.C., CXVII, 767, 27 juin 1746, I.A.D. de Jean Dezègre, décédé à Paris le 22 juin 1746 précédent. A.N.
M.C., CXVII, 767, 14 juin 1746, dépôt du testament ; A.N. M.C., CXVII, 768, 19 novembre 1746, renonciation à la
communauté par Claude Marie Baudy et liquidation des reprises. Jean Dezègre, fournisseur d’ouvrages de marbres
à la duchesse d’Armagnac, était le fls de Nicolas « de Zègre » (fls de Philippe de Zègre et d’Anne Vilette) et de
esFrançoise Marie Lamiche.Veuve, cette dernière épousa en 2 noces Jean-Baptiste Girardot sgr de Launay marchand
de bois à Paris. Jean Dezègre avait pour oncle Gabriel Dezègre, intéressé dans les vivres et étapes de Champagne et
Soissons en 1714 et 1718, et munitionnaire des vivres de Flandres et d’Allemagne lors de la Guerre de succession
d’Espagne. Gabriel Dezègre avait pour frère utérin N. Drouart, son associé dans le commerce du bois et dans les
sociétés contractées avec les frères Paris, Oursin de Soligny, Fargès, Dazy, Visinier et Lamarque (A.N. M.C., XIII,
212, 13 novembre 1720, I.A.D. de Gabriel Dezègre ; A.N. M.C., XIII, 229, 26 septembre 1726, I.A.D. de Nicolas
Dezègre père, qui s’était marié 3 fois et qui laissa plusieurs maisons et lotissements quai de la Rappée près de Bercy,
vendus en partie par Bénigne Eusèbe Baroy, ainsi qu’une maison qu’il avait fait construire rue du Gros Chênet (A.N.
M.C., CXVII, 775, 18 septembre 1748).
136BAROY (BÉNIGNE MARIE)
BAROY ( Bénigne Marie)
565Né : ? , baptisé à Paris le 2 juin 1738 .
Décédé à Paris, le 9 décembre 1812, dans un appartement rue du faubourg
566Montmartre, au n° 4, dont il était locataire .
Origine sociale et milieu familial
Fils du précédent.
Mariage
Marie Catherine Thibert, veuve de François Germain Penchein, payeur des rentes de
èresl’Hôtel de Ville, qui lui-même avait épousé en 1 noces une sœur de Benigne Marie
Baroy.
Postérité
Sans. Bénigne Marie Baroy institua sa nièce Anne Amélie Penchein, épouse d’Amand
567Jacques Fossard, contrôleur principal des droits réunis, sa légataire universelle .
Carrière et affaires
eTrésorier receveur général et payeur alternatif-quatriennal de la 27 partie des rentes
568de l’Hôtel de Ville (1767-mai 1772) .
569Fortune
Bénigne Marie Baroy vécut à la suite de la Révolution des débris de sa fortune. Il fut
obligé de vendre sa maison rue du Sentier. Il avait la jouissance de 400 F de rentes
dont la nue-propriété revenait à Yolande Vassal, de 396 F. de rentes viagères sous
son nom ainsi que de 5 880 F de rentes viagères sous le nom de Jean Charles Clos
perdues à la mort de ce dernier le 7 ventôse an vii, survenue à Saint-Cloud, et de
me30 F de pareilles rentes sur la tête de M Clos, sa sœur, décédée quelques jours après
son époux. En outre il touchait les intérêts de 10 actions de la Caisse Lafarge et dut
bénéfcier de quelques minces revenus. L’ensemble fut en grande partie absorbé par
le loyer : 1 400 F par an. Devant Laudigeois, notaire à Paris, le 23 avril 1810, il s’était
obligé, envers des sœurs Diedeman Delariendrie, du paiement de la somme de 7 900
F, sans intérêts, à effectuer après son décès.
Affliations
570Membre de la loge maçonnique « La Fidélité », 1777-1778 .
565 A.N. Y 4723/A du 15 septembre 1752, émancipation à l’âge de 14 ans.
8566 Arch. de Paris DQ  401 f° 8, déclaration de la succession de Bénigne Marie Baroy du 7 juin 1813.
567 A.N. M.C., XLIV, 799, 9 décembre 1812, dépôt du testament. Devant Chavet, A.N. M.C., LII, 654, 27 avril 1792,
Baroy avait fait donation de la jouissance de 10 actions de la Caisse Lafarge à sa nièce à partir du jour de son décès.
1568 A.N. V 439 du 31 octobre 1767 ; A.N. P 2732 du 12 novembre 1767.
569 A.N. M.C., XLIV, 799, les 15 et 17 décembre 1812, I.A.D. de Bénigne Marie Baroy.
570 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 56.
137BARREME
571BARREME ( Nicolas)
Né avant 1690.
Décédé au château de Belair – appartenant à son épouse –, à Langeais en Touraine
tle 7 août 1753, inhumé le lendemain en l’église paroissiale de S -Laurent. Domicilié à
sse 572Paris, rue de la Sourdière, p St-Roch .
Origine sociale et milieu familial
573Père : Gabriel Barrême, né en 1663, décédé à Versailles en 1711 , calculateur de la
Chambre des Comptes de Paris, auteur du Livre des comptes faits, fls de François (II) de
tBarrême, né à Lyon, et de Jeanne Bauthea (l’alliance eut lieu à S -Germain-l’Auxerrois
le 25 avril 1662), petit-fls de François (I) de Barrême, juge de la ville de Tarascon, et
574d’Alexandre de Rolland, ainsi que de Pierre Bauthea et de Marie Regnier .
Mère : Charlotte Angélique de La Fontaine, flle d’une femme de chambre du duc de
Bourgogne (mariée à Gabriel Barrême le 12 février 1686).
Parmi les frères et sœurs:
- Jean-Baptiste Barrême, baptisé le 9 avril 1690.
- Pierre Gabriel Barrême, baptisé le 14 septembre 1705, décédé avant 1753.
- Marie Madelaine Barrême, épouse d’Henry Guyot Dubreuil, premier commis du
duc de Bourbon, principal ministre de fn 1723 à juin 1726.
- Charlotte Angélique Barrême, née le 14 septembre 1705, décédée à Versailles en
5751740 .
Mariage
Marie Anne De Nyon (ou Denyon), décédée à l’âge de 57 ans, à Moulins en
sse t 576Bourbonnais, le 23 mars 1759, inhumée le lendemain en la p S -Pierre .
Postérité
- Jean Nicolas Barrême de Crémille, R.G. des fermes à Moulins après 1753 (protégé
me 577de M de Pompadour, en faillite 1782) .
- Élisabeth Barrême de la Boissière.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Ro; i homme de confance de Joseph Paris Duverney
ie(cf. notice), avant 1718 à 1726 ; l’un des directeurs de la C des Indes en 1721 ; l’un
des principaux collaborateurs des frères Paris comme directeur général du second
Visa (1721-1725) ; premier commis des fnances auprès du contrôleur général des
fnances Dodun. Accusé d’avoir détourné 7 000 000 lt. en la compagnie d’André
Bouret, régisseur des nouveaux droits, il fut envoyé à la Bastille le 13 août 1726.
571 L’on peut écrire « Barrême » ou « Barresme ».
572 A.N. M.C., CXXII, 689, 11 octobre 1753, I.A.D. de Nicolas Barrême (l’I.A.D. à Langeais fut réalisé par Douault,
notaire du lieu, le 25 août 1753).
573 Son I.A.D. fut réalisé par Durant, notaire à Paris (étude XCVI), le 16 mars 1711. A.N. M.C., LXXXVI (Mouette), 15
mai 1719, compte de tutelle. L’exécuteur testamentaire était Louis Gilbert, commis au bureau de la Marine.
e574 A. Jal, Dictionnaire critique de biographie et d’histoire..., Paris, Henri Plon, 2 édition, 1872, pp. 116-177, notice
concernant les Barrême.
575 L’I.A.D. de Charlotte Angélique Barrême fut réalisé par Sillegue, notaire au bailliage de Versailles, le 26 octobre
1740. Le même notaire avait reçu le testament le 5 octobre 1740.
576 A.N. M.C., CXXII, 708, 31 mai 1759, intitulé d’I.A.D. de Marie Anne De Nyon.
577 Voir : Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs de la Révolution, p. 230, notice 12 ; A.N. AD XI 1 (éléments
concernant Barrême de Crémille. Un certain N. Barrême, né en 1758, était employé dans les fermes, chez Jean Nicolas
Barrême de Crémille, vers 1777-1780. Il était chef aux économats jusqu’en 1790 puis occupa plusieurs fonctions au
sein de la caisse de l’Extraordinaire. De 1815 à 1820, il était chef de bureau à la division des domaines et bois.
138BATAILHE DE FRANCÈS
578Il resta interné jusqu’au 10 octobre 1726 . Le gouvernement du cardinal Fleury
579se servit de cette affaire pour atteindre Paris Duverney . Barrême se retira des
580affaires à sa sortie de la Bastille .
BATAILHE DE FRANCÈS ( Jean-Fauste, père)
Né : ? , à Lamarque, diocèse de Tarbes, baptisé le 3 octobre 1683.
tDécédé à Paris, le 2 juillet 1761, en son hôtel situé rue S -Honoré au coin de la place
de Louis-le-Grand.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacob Batailhe de Francès, commis au bureau de Lamarque, petite bourgade
situé près de Tarbes, dans les Pyrénées.
Mère : N. Durand.
Mariage
tSabine Madelaine Schonnherr, en l’église paroissiale de S-Louis de la Citadelle
à Strasbourg, le 5 janvier 1724, sous le régime de la communauté (un tiers pour
581l’épouse, deux tiers pour l’époux) ; pas de contrat de mariage .
Postérité
- Jean Batailhe de Francès, R.G. des fnances de Soissons à la suite de son père.
- Jacques Batailhe de Francès, gentilhomme ordinaire du Roi honoraire, ministre
582plénipotentiaire en Angleterre .
- Louis François Batailhe de Francès de Monval, décédé célibataire à l’âge de 92 ans,
578 Frantz Funck-Brentano, Les lettres de cachet à Paris, étude suivie d’une liste des prisonniers de la Bastille (1659-1789), Paris,
Imprimerie nationale, 1903, in-4°, LIV-482 pages, p. 226 n° 2956-2957.
579 A.N. U 814, recueil de factums. On y trouve 3 factums concernant cette affaire. Parmi ceux-ci, le Mémoire pour Joseph
Paris du Verney, Conseiller-Secrétaire du Roi, Maison, Couronne de France et de ses fnances contre le Procureur général. Il
s’agit du factum le plus explicite au sujet de l’escroquerie compliquée imaginée par Bouret et Barrême. Un édit d’août
1722 créa des offces municipaux; l a régie Martin Girard était chargé de les vendre aux porteurs de certifcats de
liquidation et de récépissés du Trésor royal tirés sur la trésorerie des Parties casuelles. Deux caisses distinctes ont été
créées, la première, dirigée par Charles Harlan, destinée à reprendre les récépissés contre l’achat d’offces, la seconde,
tenue par Louis Selvois, chargée de recevoir les certifcats et de délivrer en échange des récépissés du Trésor royal. Les
États du Languedoc ont décidé de supprimer défnitivement les offces municipaux; e n échange, les États ont proposé
un abonnement au gouvernement moyennant 12 millions. Au lieu de remettre tous les récépissés à Harlan, les États
du Languedoc en céda une partie à son trésorier, Joseph Bonnier, contre un montant d’argent. Bonnier traita ensuite
avec André Bouret, l’un des directeurs du traité des offces municipaux. Ce dernier s’engagea à rendre 7 millions à
Bonnier. Enfn, Bouret traita avec Barrême à moindre prix pour fournir les 7 millions; l e premier céda 586 actions et
465 000 lt. contre un billet en date du 19 janvier 1724 au nom du second portant promesse de verser pour 7 millions
en certifcats de liquidation et autres effets reçus en acquisition d’offces. Bouret remit ce fameux billet à Bonnier.
Barrême avait trouvé une caution en la personne de Vincent Le Blanc, un manieur d’argent particulièrement naïf qui
avait déjà été la victime de plusieurs escroqueries. Malheureusement, Vincent Le Blanc, Grand audiencier de France,
mourut le 4 mars 1726, après une longue maladie. Les légataires s’opposaient au paiement de ce billet ; Paris Duverney
découvrit l’ampleur de l’escroquerie en juin 1726 peu avant sa disgrâce. Dans le même recueil, l’on trouve les factums
des légataires de Vincent le Blanc et d’Étienne Hallée, ancien premier commis au Grand comptant du Trésor royal, et
détenteur d’un billet de Vincent Le Blanc, d’un montant de 5 millions.
7 580 Cf . A.N. V 16 n° 2, dossier Barrême, André Bouret et Louis Selvois (arrêt du Conseil du 12 février 1730, et discussions
des biens de 1730 à 1761).
581 A.N. M.C., CVIII, 546, 4 novembre 1761, extrait d’acte de mariage déposé.
3582 A.N. V  92 (n° 32), scellés après décès du 22 septembre 1788 ; A.N. M.C., CXVII, 940, 14 octobre 1788, I.A.D. de
Jacques Batailhe de Francès, resté célibataire, décédé en son château de Seurre près de Dijon, le 15 septembre 1788.
Parmi ses papiers, un brevet de Versailles daté du 8 septembre 1779 (signé Louis et Gravier de Vergennes) accordant
une pension de 6 000 lt. réduite à 5 325 lt. net.
139BATAILHE DE FRANCÈS
583le 30 août 1827 , S.R. de la Grande chancellerie de France, à la suite de son père.
- Jean-Joseph Batailhe de Francès d’Aville, R.G. des fnances de Soissons à la suite
de son frère.
sse t- Élisabeth Sabine Josèphe Batailhe de Francès, née à Strasbourg, p S -Louis, le 4
584 585 mars 1725, décédée à Paris le 6 mars 1807 , épouse de Louis Augustin Blondel ,
chargé d’affaires à Turin en 1725 et de 1728 à 1732, ministre près l’électeur de
Mayence de 1733 à 1734 puis de 1741 à 1745, ministre près l’électeur palatin de 1735
à 1740, gentilhomme ordinaire du roi en 1742, ministre chargé des affaires du Roi à
Vienne de 1749 à 1750, conseiller d’État en 1756. Ils eurent pour fls Antoine Louis
tBlondel, né à Paris le 24 février 1747, baptisé le lendemain à S-Sulpice, décédé à
Dijon, le 25 ventôse an ii (15 mars 1794), conseiller au Parlement de Paris en 1767,
maître des requêtes de 1775 à la Révolution, intendant du commerce le 16 juin 1776,
intendant des fnances le 5 juin 1787, arrêté le 19 octobre 1793 et transféré à la prison
de Dijon, libéré le 19 ventôse an ii (9 mars 1794). Sans alliance. Il eut deux fls hors
586mariage d’Élisabeth Guillemard de Saint-Maxent .
587- Charlotte Françoise Batailhe de Francès-Précy, flle majeure .
ères- Jeanne Marguerite Batailhe de Francès, épouse en 1 noces de Nicolas Durand
es 588comte de Villegagnon, en 2 noces de Thomas Walpole, fls de Mylord Walpole.
- Marie Claude Batailhe de Francès, épouse de Jean-Claude Douet, F.G. (cf.
589notice) .
Carrière et affaires
Munitionnaire général des vivres et receveur des fnances en Alsace ; secrétaire du
590Roi en la Grande chancellerie de France (1736-1761) ; receveur général des fnances
591ancien mi-triennal de Soissons (1741-1761) . Il devint propriétaire d’un quart de
8583 Arch. de Paris DQ 430 f° 193 n° 19, déclaration de la succession les 25 et 28 février 1828. L’I.A.D. a été réalisé
par Clairet, notaire à Paris, le 13 septembre 1827 (étude CXV). Mobilier : 763 372 F ; immobilier (176 000 F) : 1)
une maison rue de Miromesnil n° 12 d’un rapport annuel de 2 200 F, 2) une maison située rue St-Honoré n° 356,
rapportant 6 600 F par an
584 A.N. M.C., CXVII, 1017, 27 juin 1807, dépôt de pièces concernant sa succession.
585 A.N. M.C., CXVII, 766, 19 janvier 1746, contrat de mariage. A.N. M.C., CXVII, 953, 22 mars 1791 : Louis Augustin
Blondel, né le 26 octobre 1696, âgé de 94 ans, reçut 4 366 lt. 3s. pour arrérages de la pension, accordée par le brevet
du 20 avril 1768, confrmée par celui du 8 juillet 1779.
586 Sylvie Nicolas, Les derniers maîtres des requêtes de l’Ancien Régime, op. cit., pp. 112-114.
587 A.N. M.C., CXVII, 924, 5 février 1786, I.A.D.; A .N. M.C., CXVII, 926, 15 mai 1786, partage de succession.
588 Née et baptisée à Strasbourg le 16 juin 1731. Devant Demay, notaire à Paris, A.N. M.C., CXVII, 787, 8 novembre
1751, contrat de mariage ; remariée en 1787 sous le régime de la séparation des biens avec Thomas Walpole ; elle résida
en Angleterre de 1789 à 1791. De retour, ensemble, en France, son époux dut fuir en 1793; e lle-même fut arrêtée le 6
7prairial an ii et libérée le 26 fructidor an ii, atteinte des symptômes du scorbut. (A.N. F 4588 plaq. 5 pièces 1 à 18).
Elle resta néanmoins en vie (actes la concernant en l’an vi).
589 A.N. M.C., CXVII, 798, 11 octobre 1754, contrat de mariage (cf. notice biographique).
590 A.N. M.C., LXXXVII, 880, 25 mai 1736, traité d’offce de S.R. entre Suzanne Lemercier, flle majeure, légataire
universelle de Jean-Baptiste Lemercier, F.G. et S.R., d’une part, et Jean Fauste Batailhe de Francès, d’autre part,
2moyennant 90 666 lt. 13s. 4d. ; A.N. V 41, du 23 juillet 1736 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
1 e 591 A.N. V 330, du 3 juin 1741 (8 denier : 6 600 lt. ; marc d’or : 1 620 lt. ; sceau et honoraire : nihil). A.N. P 2714 f° 78r° du
11 juin 1741 ; A.N. P 2442 f° 283v°-286v°. A.N. M.C., CXVII, 753, 19 mai 1741, traité d’offce entre Étienne Charles
Félix Lallemant de Nantouillet et Jean-Fauste Batailhe de Francès : document en défcit. Dès le 31 décembre 1748,
Jean-Fauste Batailhe de Francès résigna en faveur de son fls tout en gardant la survivance et la retenue de service. Il
exerça jusqu’à son décès (A.N. P 2457 f° 3v°-5r°, du 30 décembre 1748).
140BATAILHE DE FRANCÈS
l’offce de trésorier général de l’extraordinaire des guerres exercé par Jean-Baptiste
592Louis Benoît Thomas de Pange (1742-1747) .
Fortune
Sa fortune initiale reste inconnue faute de contrat de mariage ou tout autre état. Peu
à peu il établit ses enfants. En 1746 il dota Élisabeth Sabine Josèphe, épouse Blomdel
de 200 000 lt. ; à laquelle dot, il ajouta 100 000 lt. supplémentaires en 1756. En 1751,
me ece fut au tour de la future M Durand de Villegagnon, sa 2 flle, d’être pourvue de
e300 000 lt. À sa 3 flle, épouse de Jean Claude Douet, il échut, en 1754, une pareille
somme.
Jacques Batailhe de Francès reçut, en avancement d’hoirie 150 000 lt. dont 50 000 lt.
en une charge de Gentilhomme ordinaire, de plus, il fut entretenu moyennant
5932 500 lt. par an . Ces deux fls cadets, Louis François et Jean-Joseph, eurent chacun
25 000 lt. Enfn, par son testament, déposé chez Delaleu, notaire à Paris, le 5 août
1760, il légua à son fls aîné, Jean, la somme de 250 000 lt. en tant que préciput
594d’aînesse .
À son décès, les épouses « de Villegagnon » et Douet renoncèrent à la succession afn
de conserver leurs parts avantageuses. La masse, déduction faite de 188 044 lt. 2s. de
charges, dont 161 862 lt. 12s. restant dues pour l’acquisition de la terre de Villegagnon,
595montait à 2 526 459 lt. 9s. 5d., y compris les rapports des dots . Elle comprit également
l’hôtel situé à un angle de la place Vendôme, acquis le 7 novembre 1736, et qui fut
conservé par la famille jusqu’au décès du dernier représentant, François Bataihe de
596Francès de Montval, le 30 août 1827 . La veuve de Jean Fauste Batailhe de Francès
recueillit 1 011 109 lt. 11s. dont le montant des charges. Jean Batailhe de Francès
hérita de 514 050 lt. 5s. Il était dévolu à chacun des autres héritiers 237 868 lt. 15s.
Louis François Batailhe de Francès devint par ce partage propriétaire de l’offce
597de secrétaire du Roi dont il fut pourvu peu après le décès de son père . Sabine
Madelaine Schonnherr, sa veuve, décéda en sa demeure parisienne le 7 mai 1772
après avoir laissé des dispositions testamentaires bien supérieures à la masse nette
de la succession d’un montant de 869 530 lt. 11s. 2d. Jean Batailhe de Francès eut
pour sa part 214 340 lt. 2s. 6d. Jacques Batailhe de Francès, Jean Joseph Batailhe
de Francès d’Aville, Louis François Batailhe de Francès de Monval, acquéreur de la
maison paternelle, et Charlotte Françoise Batailhe de Francès recueillirent chacun
mes me122 170 lt. 1s. 3d., M de Villegagnon et Douet chacune 72 170 lt. 1s. 3d., et M
598Blondel, la somme de 22 170 lt. 1s. 3d .
592 A.N. M.C., VI, 694, 30 janvier 1742 : prix 250 000 lt.
593 A.N. M.C., CVIII, 517, 13 août 1756, donation.
6594 Arch. de Paris DC 243 f° 143v° insinuation du testament, et A.N. M.C., CVIII, 538, 5 août 1760, dépôt du
testament.
595 A.N. M.C., CVIII, 544, 24 juillet 1761, I.A.D. de Jean-Fauste Batailhe de Francès ; A.N. M.C., CVIII, 550, 24 mai
1762, partage de sa succession.
596 F. de Saint-Simon, La Place Vendôme, Paris, 1982, 512 pages, pp. 195-198 (l’actuel n° 1 de la Place Vendôme, dit
l’hôtel Batailhe de Francès ou l’hôtel d’Affry). Louis Augustin d’Affry, colonel des Gardes suisses, y fut l’un des
locataires en 1787. Voir à son sujet : la notice Gigot de Garville.
2597 A.N. V 43, du 18 décembre 1761 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. (né à Strasbourg, baptisé le
sse23 avril 1735, p St-Pierre).
598 A.N. M.C., CVIII, 620, 18 mai 1772, I.A.D. ; A.N. M.C., CVIII, 622, 7 octobre 1772, partage et liquidation de la
succession.
141BATAILHE DE FRANCÈS
BATAILHE DE FRANCÈS (Jean, fls aîné)
Né à Strasbourg, baptisé le 28 mai 1722.
Décédé à Paris, le 7 juin 1784, rue Basse du Rempart.
Origine sociale et milieu familial
(Cf. notice précédente). Jean Batailhe de Francès resta célibataire. Il demeura avec
sa sœur, flle restée majeure, en une maison rue Basse du Rempart, qu’ils ont fait
construire sur un terrain de 280 toises environ, délaissé à titre de bail à vie par Bouret
de Vezelay, T.G. de l’artillerie et du génie, à condition d’y faire construire une maison
599d’une valeur d’au moins 60 000 lt.
Carrière et affaires
600Receveur général des fnances ancien mi-triennal de Soissons de 1762 à 1780 ; l’un
601des douze receveurs généraux des fnances créés par l’édit d’avril 1780 ; receveur
général des fnances ancien mi-triennal de Soissons de 1781 à 1784.
BATAILHE DE FRANCÈS D’AVILLE (Jean-Joseph, fls cadet)
sse tNé à Paris, baptisé le 2 mars 1738, p S -Roch.
602Décédé à Paris, le 13 janvier 1793 .
Origine sociale et milieu familial
(Cf. les notices précédentes concernant ses père et frère).
Batailhe de Francès d’Aville resta célibataire.
Carrière et affaires
603Receveur des tailles ancien de Château-Thierry (1766-1771) ; receveur général des
604 605fnances ancien mi-triennal de Soissons (1784-1790) . Il ft banqueroute en 1790
6599 A.N. M.C., CVIII, 622, 19 septembre 1772. Arch. de Paris DC 262 f° 46r°; A .N. M.C., CXVII, 916, 5 juillet 1784,
I.A.D. de Jean Batailhe de Francès.
600 A.N. P 2457 f° 3v°-5r° du 31 décembre 1748, lettres de provisions. A.N. P 2717 f° 300 du 8 janvier 1749. A.N. M.C.,
CVIII, 550, 24 mai 1762, sa mère et ses cohéritiers lui vendirent l’offce de receveur général des fnances de Soissons
moyennant 400 000 lt.
1601 A.N. P 2518 f° 395-397r°, le 3 juin 1780. A.N. O 124 f° 306, lettre de commission du même jour.
602 A.N. M.C., CXVII, 965, 19 janvier 1793, dépôt du testament ; A.N. M.C., CXVII, 966, 23 mars 1793, I.A.D. de
Jean-Joseph Batailhe de Francès d’Aville.
1603 A.N. V 434 ; A.N. P 2731 du 6 juin 1766 (prédécesseur : Jean François Marie Harvoin) ; A.N. P 2736 du 25 janvier
1772 (successeur : Jean-Louis Vernier).
1 e604 A.N. V 518 du 7 juillet 1784 (Finance : 410 000 lt. ; marc d’or et 40 denier : 10 750 lt. ; sceau : 130 lt. ; honoraires :
76 lt. 14s.). Nommé en considération de son père « qui a procuré à l’État dans les différentes parties d’administration
qui lui ont été confées, une économie de plus de 6 000 000 lt. » A.N. P 2811, p. 352 du 15 juin 1784 et A.N. P 2811 f°
382 du 14 juillet 1784.
605 Lettre de Jeanne Marguerite Batailhe de Francès du 14 février 1793, adressée à Blondel, son beau-frère:
« Je crois être obligée Monsieur et beau-frère de vous prévenir et annoncer le désastreux événement qui nous arrive
ici. M. Daville est ruiné. Un de ses receveurs des tailles vient de lui emporter 210 000 lt. Le receveur qui s’est enfui
ravec les deniers publics se nomme Randon, il est frère du s Randon de la Tour qui est un des cinq qui ont pris le
titre d’administrateur du Trésor Royal, et cousin de Randon de Tilly, receveur général des fnances de Soissons, lédit
fuyant réunissoit les deux charges de receveur des impositions. C’est une des mauvaises opérations de M. Turgot qui
a donné aux receveurs des toilles [sic] qu’il qualifa du titre de receveur des impositions qui leur a donné la faculté de
tromper les receveurs généraux.
Ce monsieur fuyant avec les deniers a été selon les apparences entraîné à cela par le décret de l’Assemblée nationale
que les receveurs des deniers publics ne porroient point ce nantir par leurs mains du prix de leurs charges, et qu’ils
seroient tenus de compter de leur recette. Ce malheureux a cru pouvoir se payer par ses mains. Il laisse donc ses deux
charges pour payer le débet mais comme l’une des charges et (sic) affectée à un des receveurs généraux et l’autre à
l’autre, et que se trouvant cousin d’un des deux, il a porté tout le débet sur le registre de Daville. Daville ne pouvant
7 50pas toucher la charge en payement (...), il se trouve à découvert ». (A.N. F 4775 dossier 4, 91 pages).
142BATAILLE DE TANCARVILLE
ce qui l’obligea à délaisser son offce et de vendre ses terres près d’Aville en mai 1792
606au prix de 400 000 lt.
Affliations
607Membre de la loge maçonnique « Les Amis Réunis » . Membre à partir du 9 janvier
6081789 de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes en 1780 .
BATAILLE DE TANCARVILLE (Charles Pierre Étienne)
Baptisé le 7 juillet 1729.
Décédé à Paris, en prison, le 28 janvier 1794. Il reste toujours l’une des personnalités
les plus énigmatiques des fnanciers de la fn de l’Ancien Régime.
Mariage
609Roze Alexandrine Perrin .
Postérité
Charles Antoine Benoît Bataille de Tancarville (1778-1821), colonel d’état-major,
610aide de camp du vice-roi d’Italie, baron d’Empire le 25 mars 1810 .
Carrière et affaires
Avocat en Parlement, régisseur général des droits du Roi avec la correspondance de
l’Alsace, la Lorraine et Metz (1777-1790) ; l’un des 4 conseillers secrétaires du Roi
611servant près la Cour du Parlement de Paris (1785-1790) ; l’un des commissaires au
612Bureau de la Comptabilité (début 1791-novembre 1791) .
BATBEDAT (Jean-François)
Né : ?
Décédé à Paris, le 25 novembre 1788, en sa demeure rue Vivienne.
Origine sociale et milieu familial
Père : François Batbedat, négociant à Bayonne.
Mère : Marie Laserre.
Mariage
Edmée Bailly (flle de Jacques Bailly, peintre du Roi, garde des tableaux de la Couronne,
613 614et de Marie Cécile Guichon) ; contrat de mariage du 19 janvier 1761 . Ses frères:
Jean Silvain Bailly et Paulin Bailly de Saint-Paulin, porte-manteau ordinaire du Roi,
maître de poste de la Cour et de la ville de Versailles.
606 A.N. M.C., XCI, 1287, 26 mai 1792, contrat de vente.
607 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 208.
608 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
609 Son père est décédé le 6 février 1793 à l’hôtel du ministère de l’Intérieur. Elle en était la seule héritière. Arch. de Paris
7DQ  1696 f° 132 du 18 février 1793, déclaration de succession. Mentionné: u n acte devant Quentin, notaire à Paris,
le 2 septembre 1753 entre N. Perrin et Marie Jeanne Chenière (étude XIX).
610 Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d’Empire. Avec la liste complète des membres de la noblesse impériale, Paris, Tallandier,
2003 (rééd. 1979), 414 pages, p. 237.
611 Bataille de Tancarville remplaça Denis Paul Lepot de la Fontaine, décédé le 29 juin 1785 (cf . notice). A.N. M.C., LIII,
1604, 17 septembre 1785, traité d’offce moyennant le prix de 32 000 lt.; A .N. V  523 (n° 403), du 23 novembre 1785.
612 Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs (...), p. 231, notice biographique 15.
613 A.N. M.C., XXI, 485, 30 janvier 1778, I.A.D. de Jacques Bailly ; A.N. M.C., XXI, 496, 2 juillet 1780, partage de
sa succession entre Jean Silvain Bailly, garde des tableaux (...), Paulin Bailly de Saint-Paulin, maître des Postes de la
Cour et Portemanteau ordinaire du Roi et Edmée Bailly, épouse Batbedat. La part de cette dernière : 54 497 lt. 1d.
614 A.N. M.C., III, 985, 19 janvier 1761, contrat de mariage (douaire : 500 lt. de rentes ; préciput : 3 000 lt.).
143BAUDARD DE VAUDÉSIR
Postérité
- Cécile Edmée Batbedat, épouse de Jacques Truelle, négociant à Troyes (fls de Jean
615Truelle, également négociant à Troyes, et Marie Anne Lombard) .
- Rosalie Jeanne Batbedat, épouse d’Antoine Luyt.
- Marie Félicité Batbedat, épouse de Charles Athenase Grandin, caissier de la Caisse
d’Escompte.
- Léon Jean-Baptiste Batbedat.
- Adélaïde Marie Batbedat.
- Charlotte Pauline Batbedat.
- Madelaine Victoire Batbedat.
- Marie Françoise Batbedat.
Carrière et affaires
616Négociant d’origine bayonnaise ; banquier à Paris fgurant dans l’Almanach royal ;
directeur des comptes courants de la Caisse d’Escompte à Paris à partir de 1785
jusqu’en 1788, conjointement avec Pierre de Mory, puis Louis Vincens.
Fortune
Edmée Bailly apporta en dot 10 000 lt. dont 9 000 lt. en billets de fermes, et 1 000 lt.
en deniers comptants. À cela elle ajouta 6 000 lt. lui appartenant personnellement,
dont 4 000 lt. de legs de sa tante Marie Marguerite Guichon, épouse de Louis
Cressent, et 2 000 lt. en deniers comptants, diamants et bijoux. Les biens du futur
étaient évalués à 25 000 lt. en deniers comptants, effets et billets divers ainsi que son
te 617mobilier dans un appartement rue S -Anne. Les conquêts du couple consistaient
au décès de Jean-François Batbedat en de nombreux billets, lettres de change etc., en
11 actions de la Caisse d’Escompte (du 24 mars 1776), en 10 billets de la loterie royale
(arrêt du Conseil du 4 octobre 1783) de 400 lt., et de nombreuses participations dans
des vaisseaux armés de 1772 à 1779.
BAUDARD DE VAUDÉSIR (Georges Nicolas)
Né à Tours (?) en 1712.
Décédé à Paris, le 28 février 1771.
Origine sociale et milieu familial
Père : Nicolas (II) Baudard, baptisé le 10 février 1664, receveur alternatif des tailles
618 619de Tours (1693-1714) , receveur ancien des tailles d’Angers (1701-1714) , S.R.de la
615 A.N. M.C., LXXIX, 227, 22 septembre 1781, contrat de mariage (apports du futur: l a somme de 22 488 lt. 11s. 3d.
investie dans son commerce, une rente de 50 lt., ainsi qu’ue 1 600 lt. en effets personnel; ds ot de la future: 2 0 000 lt.).
En 1788, ils éraient représentés par Pierre Lalanne, banquier, rue Vivienne.
616 De nombreuses relations furent maintenues lors de sa montée sur Paris. Il s’occupa entre autres du fls de
JeanBaptiste Cabarrus lorsqu’il logeait en pension à Passy ainsi que de certaines affaires pour Dominique Cabarrus,
négociant à Bordeaux.
617 A.N. Y 1263, scellés après décès du 25 novembre 1788 ; A.N. M.C., CXXI, 522, 6 décembre 1788, I.A.D. de
JeanFrançois Batbedat. À l’origine l’inventaire après décès était déposé chez Étienne Prosper de la Motte. Celui-ci transmit
l’acte à Gibert de Lisle, son confrère (A.N. M.C., LIV, 1039, 6 décembre 1788: G ibert de Lisle y déposa une note : « Je
soussigné notaire à Paris, reconnaît que Delamotte, mon confrère, m’a remis la minute de l’inventaire susnommé, que
je promets lui remettre à sa première requisition », datée du 9 janvier 1789).
1 er 2618 A.N. V 95 du 1 janvier 1693 ; A.N. P 2706 f° 15v° et A.N. V 38 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op.
cit.
1619 A.N. V 148 du 27 août 1701 ; A.N. P 2701 f° 84r° du 23 août 1701, prédécesseur: J ean Midorge. Il est exceptionnel
de trouver un titulaire exerçant 2 offces de receveur des tailles d’élections différentes.
144BAUDARD DE VAUDÉSIR
620Grande chancellerie de France (1713-1714) , fls de Nicolas (I) Baudard, marchand
èresà Tours, et de Renée Bougrier. Nicolas (II) Baudard épousa en 1 noces Madelaine
Verrier (flle d’un receveur des tailles à Tours), décédée vers 1708, et dont il eut 7
esenfants, puis en 2 noces Françoise Coudreau, mariée en 1712, nièce de N. Coudreau,
trésorier de France, cousine de Madelaine Verrier et du marquis d’Ussé, contrôleur
général de la Maison du Roi, dont 2 enfants.
eMère : Françoise Coudreau, 2 épouse.
Frères et sœurs consanguins :
- André Baudard (décédé en 1722, sans postérité), receveur alternatif des tailles
621 622d’Angers (1715 à 1722) , époux de Marie Marguerite Lefébure .
- Madelaine Louise Baudard, épouse de Jean Claude Nicolas Blanchard sgr
623d’Eschardot, receveur des tailles à Angers (1733-?) .
- Jean Baudard de la Guérinière, décédé en 1742, receveur des tailles ancien d’Angers
624(1723-1741) .
- Louis Baudard sgr de Clairefontaine, receveur ancien et alternatif des tailles de
625la Flèche (1729-1749) . époux de Marie Fontaine de Bazouges, flle de François
Damien Louis Jacques Fontaine de la Cochinière, receveur des tailles de la Flèche,
et de Marie Orceau, nièce de René François Fontaine de la Cochinière, receveur des
626tailles de la Flèche, S.R. de la Grande chancellerie .
Frère germain : Claude Baudard.
Mariage
Marguerite Catherine Baudry, flle de Charles Baudry, lieutenant général de la
Sénéchaussée d’Anjou, et de Marguerite Rouillé ; contrat de mariage devant Esnault,
notaire à Angers, le 7 avril 1736, stipulant la communauté des biens suivant la
coutume d’Anjou. Devant Baldane et Drouault, notaires à Angers, le 30 mars 1737,
627ils établirent une donation mutuelle en faveur du dernier vivant .
2620 A.N. V 38 du 19 juillet 1713 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. Né à Tours, baptisé le 10 février
1664, décédé à Tours en 1714 ; A.N. M.C., XCV, 92, 6 juin 1727, extrait de la liquidation et partage de succession de
Nicolas Baudard, S.R.
1621 A.N. V 224 du 26 janvier 1715 ; A.N. P 2706 f° 15v°-16v°; A.N. P 2417 f° 23. A.N. P 2708 f° 112r° du 30 juillet
er1723 ; A.N. P 2422 f° 477; A .N. M.C., XCV, 94, 1 octobre 1727, extrait d’I.A.D. d’André Baudard, établi le 27
avril 1722 à Angers par Bardoul et Drouault, notaires à Angers, en la présence de : 1) Madelaine Baudard, épouse de
Claude Blanchard, receveur des tailles d’Angers ; 2) André Nicolas Baudard, receveur des tailles de Tours ; 3) Marie
Marthe Baudard, épouse de Julien Dubois, trésorier provincial de l’extraordinaire des guerres à La Rochelle ; 4) Anne
rBaudard, épouse de Pierre André Audouin, s de la Blanchardière, lieutenant général de la police d’Angers, juge et
rprévôt ; 5) Louis Baudard s de Clairefontaine; 6 ) Jean-Baptiste Baudard de la Guevrière. Une étude approfondie
des enfants de Nicolas Baudard serait nécessaire afn de mieux pouvoir cerner cette famille, encore très importante à
eAngers à la fn du xviii siècle. Ces détails n’ont malheureusement pas encore été abordés.
622 A.N. M.C., XCV, 103, 26 juin 1729, contrat de mariage entre Nicolas Dazy sgr d’Estagny (fls de François Dazy, S.R.
et F.G.), et Geneviève Marie Lefébure, flle de Claude Lefébure, contrôleur des Guerres et de Catherine Massein,
sœur de Marie Marguerite Lefébure et de Catherine Marguerite Lefébure, épouse de Simon Charles Cousin, trésorier
de France, général des Finances et Grand Voyer de Paris.
1623 A.N. V 296 du 15 mars 1733.
1624 A.N. V 257 du 21 juillet 1723 ; A.N. P 2708 f° 112r° du 30 juillet 1723.
1625 A.N. V 279 du 21 août 1729 ; A.N. P 2710 f° 179v° du 31 août 1729; s on successeur : Anne François Joseph Pierre de
la Rue (A.N. P 2717 f° 184r° du 7 novembre 1749).
2626 A.N. V 37 du 11 février 1700; C hristine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
627 A.N. M.C., XX, 699, 28 février 1771, I.A.D.
145BAUDARD DE VAUDÉSIR
Postérité
628- Claude Baudard de Sainte-James (cf. notice) .
- Marie Baudard, épouse de Jean Maurice Faventines de Fontenilles, F.G.. (cf.
629notice) .
Carrière et affaires
630Receveur ancien des tailles d’Angers (1741-1770) ; trésorier général ancien des
631 Colonies d’Amérique (1753-1770) ; fermier général des tabacs de l’archiduché
d’Autriche (1755-1758). Il entra en croupe pour la moitié de la place de F.G. de
632Delisle en 1762 .
Baudard de Vaudésir rentra le 4 juillet 1755 pour 2 sols dans une société exploitant
depuis l’adjudication à elle faite en 1735 la Manufacture royale d’armes de
633Charleville . Son Associé, Claude Bernard Cotheret, avait précédemment acquis
628 A.N. M.C., XVII, 657, 30 mai 1764, contrat de mariage : Baudard de Sainte-James fut doté de 300 000 lt. (en une
rente de 15 000 lt.), dont 150 000 lt. étaient à rapporter à la succession.
629 A.N. M.C., XX, 647, 12 juillet 1762, contrat de mariage : dot de 210 000 lt. dont 60 000 lt. comptant et 105 000 lt. à
1rapporter à la succession (A.N. V 399 du 31 janvier 1758 ; A.N. M.C., XX, 619, 12 janvier 1758). Afn de rembourser
la succession Boucher, Baudard de Vaudésir dut faire plusieurs emprunts dont 102 000 lt. dues à Ducluzel de la
Chabrerie, fermier général (A.N. M.C., XXXIX, 419, 31 juillet 1753) et 100 000 lt. à Lalive de la Briche devant
Dutartre, le 3 septembre 1753.
er630 A.N. P 2714 f° 101r° du 1 août 1741 ; A.N. P 2443 f° 46v° du 21 juillet 1741; A.N. M.C., XX, 669, 2 mars 1771,
traité d’offce entre la veuve et les héritiers de Baudard de Vaudésir d’une part et Jean Claude Nicolas Blanchard,
rS.R., receveur des tailles alternatif d’Angers d’autre part, pour en faire pourvoir son fls Henry Blanchard s de Pégon
moyennant 180 000 lt. dont 30 000 lt. de pot-de-vin. A.N. P 2738 du 25 janvier 1774, réception à la Chambre des
comptes de Paris de Blanchard de Pégon fls.
631 A.N. M.C., CXV, 603, 5 décembre 1752, traité d’offce entre Marguerite Henriette de La Roche, veuve de
Jean1Baptiste Jacques Boucher et Baudard de Vaudésir moyennant 600 000 lt. A.N. V 377 du 8 janvier 1753. A.N. P 2719
f° 6r° du 11 janvier 1753. A.N. P 2465 f° 15r°-18v°. Baudard de Vaudésir résigna en faveur de son fls Claude Baudard
de Sainte-James le 12 janvier 1758 à condition de survivance et de retenue de service.
632 A.N. M.C., XX, 648, 18 novembre 1762, Société.
633 Un acte de société pour l’exploitation de cette manufacture d’armes fut passé devant Dutartre le 23 juillet 1736 (étude
sinistrée) composé initialement de 20 sols réduit à 17 sols. Les associés étaient Antoine Pierre Mirleau de Neuville,
fermier général (2 sols), Claude Antoine Le Texier, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (2 sols),
Louis Alexandre Dubrocard de Barillon (2 sols), Antoine Belon (2 sols), Joseph Berluc de Parassy (1 sol), Joseph
Étienne Brion (1 sol), Élisabeth Belon, veuve d’Honoré Chambon, fermier général (3 sols), Anne Théodore Delaloi,
épouse de Nicolas Dorinière, receveur des tailles de l’élection d’Aurillac (2 sols), Élisabeth François Guérin, épouse
de Jérôme Beausire, architecte du Roi (voir : A.N. M.C., XLVIII, 104, 9 avril 1752, cession d’un sol d’intérêt par
l’ensemble des actionnaires à Claude Bernard Cotheret, avocat au Parlement, directeur de la manufacture; l es fonds
de ce dernier ont été avancés par Dubrocard de Barillon).
Cette société avait acquis la Manufacture royale d’armes de Charleville (fondée en 1688), Nouzon et
Moulin-leBlanc, entre 1732 et 1735, après la fuite de son entrepreneur, Jean-Baptiste Fournier. Les associés ont acquis deux
tiers de la propriété auprès de Titon de Villegenoux, par acte passé devant des notaires parisiens, le 28 février 1732,
sous le nom de Jean-Baptiste Claude Faillon. Ils ont appris qu’un certain Sallabery (écrit Sabatery) s’était rendu
adjudicataire du bail de la manufacture; l e contrôleur des Bons d’États avait ordonné cette adjudication, persuadé
que l’ensemble de ces bâtiments appartenait audit Fournier, alors que ce dernier n’était propriétaire que d’un tiers
seulement. La société fnit par acheter l’intégralité de cette manufacture royale d’armes.
Au sujet de la faillite et de la fuite de Jean-Baptiste Fournier, ainsi que de la saisie de la manufacture, voi: Ar .N.
7V  192 ; A.N. ADXI 35. Le Bureau des Vivres (une commission extraordinaire du Conseil du Roi) avait été chargé
de l’affaire. Il avait ordonné la mise sous scellés et l’établissement de l’inventaire des biens de Jean-Baptiste Fournier.
Ce dernier était l’un des enfants de Victor Fournier, entrepreneur de cette manufacture royale et intéressé dans les
affaires du roi, taxé à la hauteur de 495 000 lt.) par la Chambre de Justice de 1716 (rôle du 7 novembre 1716). Les biens
de la succession de Victor Fournier furent partagés le 23 mai 1720 (acte déposé chez Chevalier, notaire à Charleville,
le 13 février 1727). Jean-Baptiste Fournier fut l’un des fermiers généraux des impôts et billots de Bretagne en 1725.
Il fut également l’un des exploitants des terres de Clessis et Chassis, et des forges et fournaux de Gueugnon dans le
Charolais, qui appartenaient au marquis de Latour-Maubourg. Ses associés furent Nicolas Joseph Dubois de Miret
146BAUDARD DE VAUDÉSIR
1sol le 9 avril 1752. De 1755 à 1763, Baudard de Vaudésir racheta successivement
les autres sols d’intérêts de la société, 9 sols 9 deniers pour 199 669 lt. 11s. 11d.,
634puis 4 sols 3 deniers pour 86 460 lt. 18s. 9d. Baudard de Vaudésir et Cotheret
établirent dès lors le 13 août 1763 une nouvelle société composée de 20 sols dont
15 sols étaient destinés au premier moyennant un fonds de 300 000 lt., et 5 sols au
second moyennant 100 000 lt. À La manufacture de Charleville, il ajouta les forges
de Berchiwé, situées au Luxembourg, d’une valeur de 38 480 lt.
Baudard de Vaudésir fut également l’un des promoteurs d’une autre entreprise,
la manufacture de toiles à voiles d’Angers, créée en 1750 et élevée au titre de
manufacture royale en 1757. Après des déboires, une partie des associés abandonna
leurs participations et une nouvelle société fut établie par acte sous seing privé, le
28 novembre 1768 sous l’impulsion de Baudard de Vaudésir devenu propriétaire des
e e7/12 et Bonnaire pour les 5/12 ; Cette société se composa de 14 sols de 20 000 lt.
chacune, dont 7 sols furent destinés au premier. En 1770, Baudard de Vaudésir avait
fnalement investi une somme de 204 638 lt. 13s. 3d. pour sa moitié dans le fonds de
la manufacture, soit 151 200 lt. de plus que le fonds initialement prévu.
Fortune
Par le contrat de mariage, son épouse apporta plusieurs métairies, des rentes et meubles
estimés ensemble 25 000 lt. ; 3 000 lt. entrèrent dans la communauté. Cependant,
la reprise des propres de son épouse ne montèrent qu’à 7 864 lt. 15s. déduction faite
de la mise en communauté. Les propres de Baudard de Vaudésir n’excédaient pas les
13 410 lt. 16s. 2d., la même déduction réalisée.
635À son décès, la masse de la succession était considérable : 2 905 082 lt. 12s. 6d.
Il faut y inclure: 1 ) son mobilier, 2) son offce de T.G. des Colonies d’Amérique
(660 000 lt.), 3) son offce de receveur des tailles d’Angers (180 000 lt.), 4) la
manufacture de Charleville (328 867 lt. 10s.), 5) les avances faites à la société de
636toiles à voiles (233 116 lt. 15s. 11d.), 6) la terre de Vaudésir (41 000 lt.) , 7) la
terre de Sainte Gemmes-sur-Loire (5 octobre 1748) (86 510 lt.), 8) taxations et
avances pour l’offce de T.G. des Colonies (437 483 lt. 9s. 9d.), 9) caisse en argent
comptant (294 817 lt. 13s. 6d.), 10) caisse en effets divers (338 109 lt. 17s. 4d.),
(ou Mirey), son beau-frère, François Lemenant, sgr du Plessis, négociant à Paris, et Prosper Héron de Villefosse
(cf. notice). Voir également : Hubert Bourgin et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début de la
12Révolution, Paris, Imprimerie nationale, 1920, p. 19 ; A.N. F  650 et 680.
634 Les intéressés ont tous cédé leurs parts à Baudard de Vaudésir par des actes passés devant Dutartre, notaire à Paris
(cf. A.N. M.C., XX, 669, 28 février 1771, I.A.D.)
- le 4 juillet 1755, Étienne Letexier, S.R., 2 sols : 26 250 lt.
- le 6 mars 1761, les héritiers de Mirleau de Neuville, 2 sols : 38 062 lt. 10s.
- le 8 avril 1761, la veuve Dumirey, 1 sol : 17 418 lt. 15s.
- le 28 avril 1761, Étienne Letexier, S.R., 1 sol : 21 328 lt.
- le 28 avril 1761, N. Barillon, 1 sol : 21 328 lt.
- le 16 juin 1761, N. Barlac de Perussy, 6 deniers : 9 707 lt. 8d.
- le 22 décembre 1762, N. Chateau, 6 deniers : 10 000 lt.
- le 17 mai 1763, N. Bontemps et Vatard, 1 sol 6 deniers : 30 515 lt. 12s. 6d.
- le 11 juin 1763, veuve Vatard, 3 deniers : 5 085 lt. 18s. 9d.
- le 29 juillet 1763, veuve Darimière, 1 sol : 23 000 lt.
- le 29 juillet 1763, veuve Darimière, 1 sol ; 23 331 lt. 5s. 9d.
635 A.N. M.C., XX, 669, 30 juin 1771, liquidation de la succession de Baudard de Vaudésir.
636 Devant Roettiers, notaire à Tours, le 24 janvier 1743, il vendit cette terre puis la racheta le 28 août 1764 et 26 janvier
1765 (A.N. M.C., XX, 652, et 655).
147BAUDARD DE SAINTE-JAMES
etc. La masse passive est cependant tout aussi conséquente : 2 061 350 lt. 11s. 6d.
La fortune réelle de Baudard de Vaudésir est réduite au montant de 843 722 lt. 1s.
637net. L’analyse du passif montre qu’il devait 618 436 lt. 1s. 7d. à la trésorerie des
Colonies, 621 447 lt. 14s. 10d. en billets, lettres de change, 207 000 lt. pour les
recettes de tailles d’Angers, 100 000 lt. à Lalive de la Briche, 102 000 lt. aux héritiers
de Desvieux, etc.
En conclusion, la situation de Baudard de Vaudésir, bien qu’excellente aux vues de
son parcours est plus enviable en apparence qu’en réalité. La liquidation de tels passifs
est toujours longue et entraîne des frais assez considérables pour les héritiers.
BAUDARD DE SAINTE-JAMES ( Claude)
Né à Angers (?), baptisé le 7 mai 1738.
638Décédé à Paris, le 5 juillet 1787 .
Origine sociale et milieu familial
(Cf. notice précédente).
Mariage
639Julie Augustine Thibault-Dubois, décédée à Versailles le 18 décembre 1813 (flle de
Julien François Thibault-Dubois, intéressé dans les affaires du Roi, secrétaire général
des Suisses et Grisons, premier commis du secrétariat d’État à la Guerre, protégé
du Comte d’Argenson, et de Juliette Charlotte Sauvé) ; contrat de mariage du 30
640mai 1764, sous le régime de la communauté suivant la coutume de Paris . Deux
frères: 1 ) Louis Auguste Thibault Dubois, commissaire des guerres à la conduite et
police des Gardes-Françaises, époux d’Adrienne Wilmot (flle de Michel Wilmot, cf .
rnotice), 2) Georges Julien François Dubois, s de La Touche, capitaine.
Postérité
641- Georges Baudard de Sainte-James, fls aîné, décédé le 18 décembre 1819 ; il partit
pour Saint-Domingue afn de gérer l’habitation Castéra après le décès de son père, et
642épousa Pauline Marguerite Charlotte Mosneron en prairial an v . Le couple eut une
637 Cette somme correspond à peu près aux 656 276 lt. 11s. 10d. diverties par Bréard, trésorier de la Marine à Rochefort.
1-2 7Il incombait au fls à recouvrer cette somme.(A.N. T 590 , papiers Bréard ; A.N. Marine C  19, dossier Baudard de
Sainte-James).
638 Baudard de Sainte-James a fait l’objet de nombreux ouvrages et articles, notamment par Denise Ozanam, Claude
Baudard de Sainte-James, Trésorier général de la Marine et Brasseur d’Affaires, Genève, Droz, 1969; B ertrand Gille,
e« Types de capitalistes parisiens du xviii siècle », Bulletin du Centre de Recherche sur l’Histoire des Entreprises, n° 2,
eoctobre 1953, pp. 25-31 ; Guy Chaussinand-Nogaret, Les Financiers de Languedoc au xviii siècle, S.E.V.P.E.N., 1970,
pp. 261-265, 300-301, 305-306, 324-327 ; Henry Legohérel, Les Trésoriers généraux de la Marine (1517-1788), Paris,
éd. Cujas, 1963, pp. 348-354 ; Henri Corbel, Le ministre Sartine et le trésorier Baudard de Sainte-James », in Bulletin
ede la Commission hist. et art. de Neuilly-sur-Seine, tome 10 (1912), pp. 121-124 ; Marcel Fouquier, Paris au xviii siècle :
ses folies, Paris, s.d., 137 pages ; Kerstin M. Gjesdahl, « Une folie parisienne conservée: l a folie Sainte-James» , in
Information d’Histoire de l’Art, 1962, pp. 68-79 ; Paul Marmottan, « L’inventaire des meubles de la folie Sainte-James
en 1787 après la faillite Baudard de Sainte-James» , in Bulletin hist. et art. de Neuilly-sur-Seine, tome XIV (1920-1921),
pp. 115-130 ; Paul Marmottan, « Les voitures et les chevaux du Baron Baudard de Sainte-James », in ibidem, tome XX
(1929-1933), pp. 80-83 ; Roger Walh, La folie Sainte-James. Bellanger et Mademoiselle Sophie Arnould, Neuilly, 1955,
152 pages.
E639 L’I.A.D. fut réalisé par Desjardins, notaire à Versailles, le 25 juin 1814 (A.D. Yvelines, 3 Vers. Gayot, 217, 25 juin
E1814 ; A.D. Yvelines, 3 Vers. Gayot, 221, 15 septembre 1814, liquidation de la succession)..
640 A.N. M.C., XVII, 657, 30 mai 1764, contrat de mariage.
7641 A.N. M.C., XVI, 1017, 2 février 1820, I.A.D. de Georges Baudard de Sainte-James; A rch. de Paris DQ 3407 f°
192v°-193r°, déclaration de succession du 12 février 1821, après le décès survenu à Paris le 18 décembre 1819.
642 A.N. M.C., LV, 171, 20 prairial an v, contrat de mariage de Georges Baudard de Saint-James et de Pauline Marguerite
148BAUDARD DE SAINTE-JAMES
flle : Floréal Baudard de Sainte-James, épouse de Jean Denis Dambry, offcier.
- Alphonse Baudard, enseigne de vaisseau, mort à Trafalgar, dans le naufrage de
643l’Indomptable le 29 vendémiaire an xiv (21 octobre 1805) .
644- Maurice Baudard de Sainte-James, décédé à Versailles le 21 octobre 1832 ,
époux d’Aglaé Henriette Flore Calixte de Gaucourt, dont 2 fls : 1) Félix Baudard
de Sainte-James ; 2) Sylvain Mathias Emmanuel Baudard de Sainte-James, marquis
de Gaucourt, né à Versailles le 30 pluviôse an xiii, avocat vers 1830, bâtonnier des
avocats à Versailles en 1841 et conseiller municipal en 1842, habilité de porter le nom
de sa mère avec le titre de marquis par ordonnance royale du 8 mai 1842, marié en
1846 avec Amicie Blanche de Molen de Vernède dont Balzac disait le plus grand mal,
645démissionnaire de toute ses fonctions vers 1850 .
- Marguerite Baudard de Sainte-James, épouse d’Armand Marc Jacques de Chastenet
marquis de Puységur, colonel au corps royal d’Artillerie, vicomte de Buzancy (décédé
en son château de Buzancy, arrondissement et diocèse de Soissons, département de
er 646l’Aisne, le 1 août 1825) , fls de François Jacques de Chastenet marquis de Puységur,
647lieutenant général des armées, et de Marie Marguerite Masson .
Carrière et affaires
-1) Offces :
648Trésorier général ancien des colonies d’Amérique en survivance (1758-1771) ;
649trésorier général alternatif de la Marine et des Colonies (1771-1778) ; trésorier
t 650général triennal de l’Ordre royal et militaire de S-Louis (1772-1778) ; trésorier
651payeur général des dépenses de la Marine (1778-1780) ; trésorier général alternatif
652de la Marine (de juin 1782 au 2 février 1787) .
- 2) Affaire:s
Après une vente forcée de la manufacture des toiles à voiles d’Angers à la mort de
son père, Baudard de Sainte-James racheta toutes les parts cédées vers les années
8Charlotte Mosneron ; Arch. de Paris DQ  459 f° 132 n° 2, déclaration de la succession de Pauline Marguerite Charlotte
Mosneron, décédée à Nantes le 14 décembre 1817 ; A.N. M.C., XVI, 1004, 5 mars 1818, I.A.D. de Pauline Marguerite
Charlotte Mosneron.
643 A.N. M.C., XVI, 16 mars 1822, acte de notoriété après décès.
644 A.N. M.C., XVI, 1090, 24 novembre 1832, acte de notoriété après décès.
645 Jean Lagny, « Les origines de l’Académie de Versailles : la société des sciences morales, sa fondation et ses débuts
(1834) », in Revue de l’Histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1971, tome 59, pp. 11-56, cf. notice concernant Sylvain
Mathias Emmanuel Baudard de Sainte-James, l’un des sociétaires : pp. 47-48.
646 A.N. M.C., XVI, 1110, 14 mai 1836, acte de notoriété après décès de A.M.J. de Chastenet de Puységur.
647 A.N. M.C., XX, 695, 6 mai 1781, contrat de mariage. Dot de la future: 3 40 000 lt. dont 20 000 lt. en un trousseau,
20 000 lt. en espèces sonnantes et trébuchantes et 15 000 lt. de rentes annuelles et perpétuelles. Payable au décès du
premier mourant, la somme de 100 000 lt. d’augmentation de dot.
1 e648 A.N. V  399 du 31 janvier 1758 (8 denier : 2 500 lt. ; marc d’or : 3 780 lt. ; sceau : 130 lt. ; honoraires : 76 lt. 14s.), A.N.
P 2722 du 13 février 1758. A.N. P 2475 f° 70r°-72v° et f° 80r°-83v°. Des lettres de dispense d’âge furent nécessaires,
Claude Baudard de Sainte-James n’ayant atteint que l’âge de 19 ans 8 mois. A.N. M.C., XX, 619, 12 janvier 1758,
traité d’offce entre Georges Nicolas Baudard de Vaudésir et son fls.
649 Édit de février 1771, prix du nouvel offce: 1 2 00 000 lt. ; A.N. P 2501 f° 79v°-85v°.
650 A.N. M.C., XX, 674, 20 janvier 1773, traité d’offce entre de Selle de Garéjade et Baudard de Sainte-James, moyennant
100 000 lt.
651 A.N. ADIX 97, édit de novembre 1778, fnance : 1 000 000 lt. Il céda cet offce à Simon Charles Boutin préféré par
Necker pour tenir la trésorerie de la Marine (A.N. M.C., LIII, 556, 16 décembre 1780, traité d’offce moyennant
1 000 000 lt.
652 A.N. ADIX 97, édit de juin 1782 ; A.N. P 2523 f° 11v°-16v° et f° 155-188v°.
149BAUDARD DE SAINTE-JAMES
6531774-1775. Le 28 avril 1778, il racheta la manufacture royale de Beaufort . De la
même façon, Claude Baudard de Sainte-James dut se débarrasser de la manufacture
de Charleville ; bien qu’évaluée avec surestimation à 1 216 027 lt. en 1772, elle fut
654vendue pour 816 451 lt. en 1775.
Il était l’un des administrateurs de la Caisse d’Escompte 1776 jusqu’en 1783, puis
en 1785, il en fut l’un des principaux actionnaires jusqu’en 1786. Il participa aux
ieentreprises de la C des Eaux de Paris dès sa création, des fermes générales des
655Domaines de Nassau-Saarbrük et de Deux-Ponts (1781) , aux mines de Baïgorry,
656en Basse-Navarre, dans les Pyrénées, et de Decize, en Nivernais (1783-1787) ,
657aux forges de Montcenis et Indret (1782-1787) avec son collègue de la trésorerie
de la guerre Megret de Sérilly (cf. notice), aux mines de Ruelle ou Ruel
(Rueil658Malmaison, dans le département des Hauts-de-Seine actuel) , à la société de
l’approvisionnement de Tourbes (1786), à la buanderie de Sèvres (1786), des
sociétés pour l’acquisition et placement des rentes (1783-1786), et des sociétés
diverses pour la fourniture de bois de marine à partir de 1781 (avec Sabatier et
653 Denise Ozanam, op. cit., p. 10. A.N. M.C., XX, 669, 28 février 1771, I.A.D. de Baudard de Vaudésir. A.N. M.C.,
XX, 687, 28 avril 1778. Les propriétaires de la manufacture de Beaufort étaient Toussaint Jacques Paul Morellet,
iesubrécargue de la C des Indes, Pierre Claude Poultier de Perigny, administrateur général des Domaines, Pierre
Michel Creuzé, payeur des rentes, Pierre Robert, ancien directeur de la Caisse de Poissy et Simon Pierre Mérard. Prix
total : 230 000 lt. Cf. aussi : A.N. M.C., IX, 820, délibération du 24 décembre 1790.
654 A.N. M.C., XX, 670, 27 janvier 1772, acte de notoriété ; A.N. M.C., XXVI, 634, 18 septembre 1775, traité de vente.
Cf. acte de société : A.N. M.C., XXVI, 641, 23 avril 1776 ; A.N. M.C., XXVI, 645, 28 avril 1776, Bettinger, premier
commis à la trésorerie de la Marine déclarait 14 sols dans les 23 sols lui appartenant au proft de Charles Chastel ; A.N.
M.C., XXVI, 715, 3 juillet 1783, répartition des actionnaires.
655 A.N. M.C., XCV, 348, 8 août 1776, acte de société (traité du 2 janvier 1776) ; A.N. M.C., XCV, 368, 22 novembre
1780, cession de parts d’intérêts à Baudard de Sainte-James.
656 Voir : Hubert Bourgin et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Paris, Imprimerie
nationale, 1920, p. 293.
657 La manufacture d’Indret, proche de Nantes, était composée de six fourneaux installés par Wilkinson, dont quatre
pour des canons et deux pour couler des pièces, ainsi que de quatre foreries, produisant pour 2 500 00 lt. à la veille
12de la Révolution. Pour plus de détails, voir : Hubert Bourgin et Georges Bourgin, op. cit., p. 230 ; A.N. F   680
(Rennes).
14658 A.N. F  7889 et 7890. Cette mine – établie à la suite des fouilles de Pierre Thouvenel, un docteur en médecine qui
avait créé l’établissement thermal à Contrexéville et qui fut nommé inspecteur des eaux thermales – devait alimenter
la ville en charbon de terre. Le 2 août 1785, une concession pour l’exploitation en exclusivité des flons de charbon
de terre et de tourbe dans le ressort de Château-Thierry, Soissons, Compiègne, Clermont, Beauvais, Gisors, dreux,
Maintenon, Meulan et Nogent fut accordée à une compagnie dirigée par Thouvenel et par Pyron de Chaboulon (A.N.
14F  7890, copie d’acte de société du 13 octobre 1785 ; A.N. M.C., XXVI, 741, 12 novembre 1785, achat de terres à
Rueil et à Saint-Cyr). Cette concession englobait celle de Tubeuf, qui inclut le ressort de Mantes, Chevreuse, Corbeil,
Rocroi et la Ferté-sous-Jouarre. La société pour l’exploitation des mines de Luzarches était par conséquence caduque
(A.N. M.C., XXXIII, 646, 7 juin 1779, acte de la société Tubeuf). Parmi les membres de la compagnie
ThouvenelPyron de Chaboulon fguraient Megret de Serilly, les receveurs généraux des fnances Gigot d’Orcy et Leclerc, Radix
de Sainte-Foy, etc.
150BAUDARD DE SAINTE-JAMES
ie 659Desprez,  cf. notices, Brillantais-Marion, puis la C du Commerce du Nord ).
ie659 L’histoire de la C du Commerce du Nord est particulièrement complexe. Elle débuta au tout début de l’année 1782.
Il s’agissait d’une compagnie établie à Stralsund, en Poméranie suédoise, composée de négociants originaires de
cette région, d’une part, et nantais, d’autre part, dirigée par 4 directeurs généraux, dont 2 Suédois et 2 Français ;
ces derniers furent le comte de Putbus, maréchal héréditaire et président de la Régence de la Poméranie suédoise,
et le comte de Jahnke, conseiller de la Régence, grand bailli de cette province, ainsi que Simon Léon Casauranc de
Saint-Paul et Jean François Xavier Fabre du Bosquet, premier gentilhomme de la Grande fauconnerie de France. Elle
traita avec le secrétariat d’État de la Marine. Peu après la formation de cette compagnie, Fabre du Bosquet obtint un
privilège exclusif et le titre d’administrateur général, accordé pour 15 ans par lettres patentes du 13 mars 1782, du
« doublage des vaisseaux de la Marine de France en nouveau métal ». La Manufacture royale de métal et vernis pour
le doublage des vaisseaux de la Marine fut établie à Paris au «c hâteau de la nouvelle France », sis rue Poissonnière, à
partir du 9 octobre 1782 ; une annexe était constituée à Nantes. La livre sociale était fxée à 300 sols (la moitié des
parts d’intérêts faisant fonds) et le capital initial à 180 000 lt. Fabre du Bosquet était intéressé dans cette affaire
pour les 150 sols sans mise de fonds. Jancke, Putbus et Casauranc de Saint-Paul avaient ensemble 20 sols. Les autres
associés furent: 1 ) Jean François Sauty, ex-trésorier provincial de l’extraordinaire des guerres (10 sols), 2) Martin
Marc Legras, négociant à Nantes (35 sols), 3) N. Louaty, négociant à Nantes. Voir à ce sujet : A.N. M.C., CXXI,
490, 28 juin 1783, acte de société. Les directeurs de ces 2 établissements furent Bosquet et Legars. En 1785, ils furent
remplacés par Dominique de Beauregard, négociant à Paris, gérant de la manufacture de cuivres et de la maison de
iecommerce que la C du Nord – dont il sera question ci-dessous – ; celui-ci désirait établir à Paris cet ensemble sous
le nom de son épouse Suzanne Blancon (A.N. M.C., LXI, 607, 30 mai 1785, cautionnement de Beauregard par
Jean François Valadier, bourgeois de Paris au prix de 50 000 lt.). La manufacture fut établie défnitivement rue des
sseFontaines au Marais, p St-Nicolas des Champs (A.N. M.C., LVII, 574, 24-9-1785, vente de maisons et meubles à
des prête-noms).
ie La C du Commerce du Nord ne donna pas satisfaction quant à la qualité des matériaux fournis. Lorsque le secrétaire
d’État de la Marine, Castries, tenta de résilier le marché, dès l’automne 1782, la compagnie lui imposa d’aller jusqu’au
1terme du traité (A.N. Marine B  97 f° 239 et passim). Au lendemain de la signature du traité de Versailles, Castries
crut avoir les mains libres et ft en vain des appels d’offres. Il dut se résigner à confer la fourniture à « Sa uty, Casauranc
ie ieet C » (sous le nom de « société patriotique du commerce du Nord »), une résurgence de la C du Commerce du Nord
dans les faits, par un traité signé le 30 septembre 1783. Parmi les principaux bailleurs de fonds fguraient Joseph
de Coustin comte de Bourzolles, et François Antoine de Laverie-Vivans comte de Sivrac, tous deux Périgourdins,
7qui avaient fourni 400 000 lt. (cf. A.N. Marine B 545-546, traité du 30 septembre 1783). Ultérieurement, cette
compagnie tenta de se rapprocher d’une société fournissant à la Marine royale des cuivres et clous de cuivres pour
le doublage des vaisseaux durant la guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique, dirigée par deux banquiers
ied’origine suédoise, les frères Henry Théodore et Charles Frédéric Ferber, et connue sous la raison Ferber et C (les
commanditaires étant Claude Baudard de Saint-James et Paul Juste Harmensen de Polny, cf. notice). Une nouvelle
iesociété vit le jour suivant le traité du 2 janvier 1785 sous le nom de « C française du Commerce du Nord» , au capital
iede 600 000 lt., dont la moitié provenant de « Sauty, Casauranc et C », qui apporta 9 vaisseaux pour une valeur de
ie240 000 lt. (des fonds de Bourzolles et Sivrac). Les 300 000 lt. fournis par Ferber et C provenaient intégralement de
Baudard de Saint-James. La comptabilité était assurée par les frères Ferber. Les correspondants à Riga étaient «P ierre
ie 1Boué et fls » et « Jean Buckholtz et C » (cf. A.N. T 461 , cote 32, 45 pièces). Atteint d’une maladie grave, Sauty dut
démissionner et reçut une pension viagère de 1 200 lt. par an, réversible à Philippe Martin Mengin de Montmirail,
conseiller à la Cour des Aides, Grand audiencier de France, son associé dans l’exploitation de bois de Montmirail par
le traité passé devant Bancal des Issarts, notaire à Paris, le 11 décembre 1783 (A.N. M.C.N., LVII, 567). Cf. : A.N.
M.C.N., LVII, 581, 26 janvier 1787, constitution de rente viagère.
ie La « C française du Commerce du Nord» p rit une extension considérable, comptant jusqu’à 34 vaisseaux, au prix
d’emprunts énormes. De janvier à avril 1786, Baudard de Saint-James prêta 700 000 lt. à cette compagnie. Les pertes
subies par cette dernière, suite à plusieurs naufrages, déterminèrent Baudard de Sainte-James à se faire octroyer
1la propriété de 19 navires suivant un traité daté du 6 avril 1786 (A.N. T 461 , cote 32). Baudard de Saint-James
poursuivit ses investissements au cours de l’année 1786 prêtant à Mengin de Montmirail (précité en note) la somme
de 411 666 lt.13s.4d. pour la suite de l’exploitation de la forêt de Montmirail le 3 octobre 1786. Il transporta à Pierre
Ferdinand Ozenne le 6 octobre 1786 la somme de 2 160 764 lt. 3s. 9d. qu’il avait fournie à la Compagnie du Nord,
dont 300 000 lt. de capital, 1 590 864 lt. 3s. 9d. de fonds avancés jusqu’au 30 juin1786, et 338 400 lt. d’avances du
er1 juillet 1786 au 30 septembre 1786. Cette somme payable en 30 mois – en 10 termes – fut précédée par une avance
de 100 000 lt. Il ne s’agissait en fait que d’un prêt déguisé puisqu’Ozenne rétrocéda l’ensemble moyennant 100 000
lt. à Claude Baudard de Saint-James le 17 octobre 1786 (A.N. M.C., XV, 1008, actes des 3, 8 et 17 octobre 1786,
obligation et 2 transports). Alors qu’elle était menacée de graves dangers, le fnancier chercha une issue pour sauver
cette compagnie. Il eut l’idée d’en faire une société transitoire qui devait céder la place à une plus considérable.
151BAUDARD DE SAINTE-JAMES
eLe 8 novembre 1784, Baudard de Sainte-James acquit 1/6 d’une habitation – en
indivision et avec faculté de réméré – dans le sud-ouest de Saint-Domingue de Jean
660Joseph de Peyrac, commissaire général de la Marine, moyennant 200 000 lt. .
Cette habitation se trouvait dans la Grande Plaine du Cul de Sac. Peu après, Nicolas
eArmand Leclerc, receveur général des fnances d’Orléans acquit 2/5 de la même
habitation pour 1 000 000 lt. ; le sixième de Baudard de Sainte-James étant inclu
661dans cette part, Leclerc s’engagea de rembourser ce dernier des 200 000 lt. Après
la mort de Baudard de Sainte-James, les héritiers de Peyrac exerçèrent leur droit
de réméré. Le 13 mai 1785, Baudard de Sainte-James acquit de Jean-Baptiste de
Castera, procureur du Roi au présidial de Dax et ancien maire de cette ville, la
moitié de son habitation à l’ouest de Saint-Domingue, au quartier de l’Artibonite,
ssep des Verettes – en indivision – faisant 563 carreaux soit près de 560 ha (un carreau
de Saint-Domingue faisant environ 1 ha 13 a), dont 250 plantés en canne à sucre,
662moyennant 1 700 000 lt.
Baudard de Sainte-James était un de ces prêteurs prodigues ;  cependant, ses
spéculations n’étaient pas toujours réalisés à bon escient ; parmi les prêts les plus
hasardeux : 1) 820 000 lt. aux joailliers Charles Auguste Boehmer et Paul Bassange,
663le 21 février 1784, et fnalement pour un total de 1 019 283 lt., le 14 juillet 1786 ;
Dans cet espoir, il assura seul la construction de bateaux de 300 à 520 tx. pouvant naviguer sur l’Elbe. Son projet
ieconsistait à créer une grande « C Française du Nord » intégrant Jacques Jean Lecouteulx de la Noraye, Antoine Jean
François Megret de Sérilly, Simon Emmanuel Julien Lenormand, Jean Chanorier, Jean-Baptiste Vandenyver, Joseph
Duruey, Daniel Doumerc, Jean Louis Cottin (cf . notices), Théodore Jauge, banquier à Paris (Cottin et Jauge), Pierre
7Ferdinand Ozenne, et N. Fournier (A.N. Marine B  465, Mémoire sur le Commerce du Nord, f° 14-16. Ces séries
de mémoires rappellent la déclaration de 1669 pour l’établissement d’une Compagnie de commerce du Nord par
Colbert). Il fonda ses espoirs dans les pourparlers pour la signature de deux traités de commerce importants avec la
7Russie et l’Angleterre (A.N. Marine B 545-546, traité de commerce franco-russe des 31 décembre 1786 et 11 janvier
1787. Le traité franco-anglais signé à Versailles du 26 septembre 1786 comporta une clause additionnelle signée le 15
janvier 1787). Ce projet rencontra une vive contestation dans les ports. Baudard de Saint-James n’obtint pas l’aval de
Castries. En outre, en considération des nombreux abus commis par cette société, Castries était déterminé à ne plus
faire appel à elle pour les fournitures de la Marine, et résilia fnalement le traité le 13 octobre 1786. Baudard de
SaintJames se trouva piégé. Il lui resta à vendre 19 navires et à recouvrer 2 000 000 lt. de créances. Cette catastrophe pesa
lourd dans sa déconfture en 1787. Finalement, le banquier Dangirard fut chargé de la liquidation de la compagnie
1 er(A.N. T 461 ; A.N. M.C., IX, 813, 6 septembre 1787, 1 cahier de délibération de l’union de créanciers de Baudard
de Saint-James ; A.N. M.C., IX, 815, 16 février 1788, dépôt de pièces).
660 A.N. M.C., XV, 996, 8 novembre 1784, acte de vente.
661 Voir A.N. M.C., XIV, 492, 11 juillet 1786.
662 A.N. M.C., XV, 990, 13 mai 1785, acte de vente. La somme ainsi que les intérêts, soit 1 913 750 lt. argent de France,
furent délégués au marquis de la Valette, le cousin et créancier de Jean-Baptiste Castera (voir Bibliothèque Paul
Marmottan, Ms Réserve O 3020, P.-V. de scellés et inventaire des meubles et effets de M. Baudard de Sainte-James,
trésorier général de la Marine et des Colonies, in-f°, 1074 pages, p. 311). Le marquis de la Valette était lui-même
débiteur envers plusieurs personnes, dont 1) Pierre Lalanne, ancien maire et banquier à Bayonne – qui était lié à
Cabarrus et le receveur général des fnances Simon Emmanuel Julien Lenormand, dit de Cadix –, 2) le trésorier
1agénéral de la Marine Boutin, 3) l’ancien receveur général des fnances Rolland de Villarceaux (A.N. Z  854, 16
décembre 1788 ; A.N. M.C., IX, 825, 27 février 1790; v oir également : Denise Ozanam, op. cit., pp. 138-140).
663 Cet emprunt réalisé devant Girardin, notaire, le 21 février 1784 (A.N. M.C., XV, 974), était destiné à couvrir les frais
erde la fabrication d’un fameux collier. Le 1 remboursement devait avoir lieu en février 1785. Ne voyant pas venir de
remboursement à la date prescrite, Baudard alla s’enquérir auprès des joailliers de la destination des fonds. Ceux-ci
s’empressèrent de lui rétorquer que ce collier avait pour destinataire la Reine. Entre-temps, le cardinal de Rohan le
ercontacta pour le rassurer et lui promit un 1 versement de 400 000 lt. en août 1786, puis un peu plus tard pour lui faire
part de l’embarras dans lequel se trouvait la Reine. Baudard, magnanime et prêt à rendre service à la royauté, offrit de
payer intégralement le prix du collier. Lorsque l’affaire éclata, Baudard de Sainte-James s’empressa de déposer contre
2-3le cardinal (voir T 288 , papiers du cardinal de Rohan ; Frantz Funck Bretano, L’Affaire du Collier P, aris, 1906, pp.
171, 220, 229). A.N. M.C., XV, 1005, 14 juillet 1786, les deux bijoutiers déléguèrent à Baudard de Sainte-James les
152BAUDARD DE SAINTE-JAMES
6642) 720 000 lt. au duc de Choiseul-Stainville, le 7 janvier 1785 ; 3) 3 236 000 lt. dues
par Philippe Martin Mangin de Montmirail, conseiller à la Cour des aides de Paris,
665et Antoine Gaudran, acquéreurs des terrains de Château-Trompette à Bordeaux .
Fortune
La faillite de Baudard de Sainte-James est bien connue. Il sera ici rapidement fait
état des biens au contrat de mariage et au bilan de 1787. Corrélativement il faut se
référer à la cessation de paiement et dépôt de bilan de Megret de Sérilly, son tout
aussi infortuné collègue. En 1764, Baudard de Sainte-James fut doté par son père de
300 000 lt., principal d’une rente annuelle et perpétuelle de 15 000 lt. En fait le père
garda le capital au moyen d’une réversion des intérêts. Son épouse apporta 160 000 lt.
dont un trousseau de 10 000 lt. À cela il faut ajouter ce qui lui fut échu au partage de
la succession de son père. Outre les 300 000 lt. de dot dont il ne ft fnalement aucun
rapport, il lui revenait une somme de près de 420 000 lt. Cependant celle-ci n’était
pas directement réversible et nécessitait une liquidation pénible.
Baudard de Sainte-James reprit en 1772 une trésorerie de la Marine diffcile tant
le secrétariat d’État de ce département demandait de faire des avances pour la
reconstruction de la fotte et le soutien de la guerre (1778-1783). Il jongla avec les
entreprises diverses et chercha à rassembler sous son autorité toutes les sociétés de
fournitures de la Marine: f ourniture de canons avec Montcenis-Indret, fourniture de
voiles avec les manufactures d’Angers et Beaufort, fourniture de bois avec
BrillantaisieMarion (1781), puis la tentative avortée de la C française de Commerce du Nord avec
ieHammersen de Polny (cf. notice), Feger et C . Il ft des prêts et largesses inconsidérées
et voulut atteindre les fastes des Beaujon, Boutin ou de Laborde à Méréville par
666sa Folie Sainte-James à Neuilly . Il fut contraint de suspendre ses paiements le 2
février 1787 et après avoir remis ses comptes. La veille, il avait demandé à être interné
à la Bastille afn d’être soustrait aux pousuites de ses créanciers. Sorti de prison le 26
667 668mars 1787 , il décéda le 5 juillet suivant . Il fut conduit au cimetière sur le char des
revenus de l’abbaye de Saint-Vaast qu’ils eurent en guise de gage par le cardinal de Rohan. (A.N. M.C., CXVIII, 923,
14 et 15 décembre 1785).
Cette affaire suscita une rancœur tenace à la Cour envers Baudard de Sainte-James qui lui desservit lors de sa cessation
de paiement (Denise Ozanam, op. cit., p. 179-181).
664 A.N. M.C., XV, 985, 7 janvier 1785, prêt. Cf. aussi la délibération des créanciers de Baudard de Sainte-James. A.N.
M.C., IX, 813, 21 août 1788.
665 Denise Ozanam, op. cit., p.180-181 ; association Montmirail-Gaudran (A.N. M.C., LVI, 317, 17 décembre 1785,
eracquisition des terrains ; A.N. M.C., LVII, 579, 1 septembre 1786, association ; A.N. M.C., LVII, 580, 6 octobre
1786, obligations pour 7 500 000 lt. envers Régnier, conseiller à la Cour des Aides, et le 7 octobre 1786, dépôt de
quittances. Les 6 décembre 1786 et 6 janvier 1787, 2 obligations furent établies sans minute devant Bancal des Issarts
au proft de Baudard de Sainte-James pour la somme de 3 236 000 lt. L’absence de justifcatif notarié allait engendrer
de durables contestations tripartites : créanciers de Baudard de Sainte-James, les 2 débiteurs, et le Trésor royal (A.N.
M.C., IX, 825, 4 janvier 1791 et A.N. M.C., IX, 841, 15 mai 1793).
666 Établie sur des terrains acquis le 20 octobre 1772 (A.N. M.C., XX, 673), les 2 et 18 janvier 1775 (A.N. M.C., XX,
679), les 26 novembre et 2 décembre 1777 (A.N. M.C., XX, 686). Voir à ce sujet : Gabrielle Joudiou, La Folie de M.
de Sainte-James : une demeure, un jardin pitoresque, Neuilly-sur-Seine, Spiralinthe, 2001, 143 pages (Bibl. Centrale du
Louvre, 8 N 1594).
667 Frantz Funck-Brentano, Les lettres de cachet à Paris, étude suivie d’une liste des prisonniers de la Bastille (1659-1789), Paris,
Imprimerie nationale, 1903, in-4°, LIV-482 pages, p. 417 n° 5230 et 5231 (notices concernant Baudard de
SainteJames et Colin, son valet, qui demanda à être interné avec son maître le 5 février 1787 et qui fut également libéré le 26
mars 1787).
668 A.N. ADIX 389, arrêt du conseil du 2 février 1787: n omination d’une commission pour connaître toutes les discussions
nées ou à naître sur les biens de Baudard de Sainte-James ; séquestre : le garde du Trésor royal Savalette de Langes ;
153BAUDARD DE SAINTE-JAMES
pauvres. Il laissa un bilan plutôt fatteur qui fut entamé par des ventes accélérées à des
669prix largement inférieurs aux estimations .
Résumé du bilan
A. État de l’actif
1) État des fonds dans différentes entreprise:s
- Dans la compagnie de la fourniture des bois
du commerce du Nord 2 400 000 lt.
-1/3 dans les fonderies de Montcenis-Indret
et les cristaux de la Reine 1 669 000 lt.
- Dans les fournitures des fls de canet de Strasbourg 187 811 lt.
- Dans la coupe des bois de Menilmontant 113 245 lt.
- Dans la manufacture de plomb laminé de Saint-Denis 60 000 lt.
- Exploitation de la tourbe et du charbon de tourbe 186 093 lt.
- F.G. de Saarbrück et des Deux-Ponts 92 200 lt.
- Exploitation des Mines de Baïgorry en Basse-Navarre 218 877 lt.
- Société avec Brillantais-Marion
pour la fourniture des bois de Marine 362 487 lt.
- Manufactures de toiles à voiles d’Angers 600 000 lt.
- Avec Sabatier et Desprez 90 000 lt.
- Mines de Decize (Nivernais) 797 555 lt.
670- Verrerie de Decize (Nivernais) 223 419 lt.
- Exploitation du Charbon de Ruelle4 500 lt.
- Exploitation du charbon des Mines de Mons 24 000 lt.
Total : 7 029 177 lt.
2) Principaux de rentes sur l’État et sur particuliers 139 046 lt.
3) Immeubles :
1. offce de T.G. de la Marine
(1 200 000 lt. - 287 000 lt. d’obligations) 913 000 lt.
2. quittance de fnance pour le remboursement de l’offce de T.G.
A.N. ADIX 389, représentations de la Chambre des Comptes sur les banqueroutes des comptables. Arch. de Paris
6DC 18 f° 75r°. Syndic de l’union des créanciers: Q uinquet, notaire (étude IX) ; Bibl. Arsenal, mss 1246 pces 132
1a 1b 1à 149, mss 12517 pièces 172-216, autorisations de visites. A.N. Z 854, X 8986-8987, O  500 f° 263-269, T 1064,
10 10 108AQ 375, Arch. de Paris DQ  203 doss. 8067, DQ  705, DQ  1435 doss. 2235, 4AZ 184 ; A.N. M.C., XV, 1017, 8
août 1787, I.A.D. de Baudard de Sainte-James ; Bibl. Paul Marmottan Ms Rés O 3020 (P.V. des scellés et inventaire
6des meubles et effets, 1074 pages in f°), A.N. DC 31 f° 53v°, 5 mars 1787 nomination de curateur à la tutelle. A.N.
7M.C., IX, 815, 7 janvier 1788, délibération des créanciers. A.N. V  16 doss. 9 : affaires passées entre le 2 février 1787
et le 28 août 1787.
7669 Bertrand Gille, op. cit., p. 28 ; Guy Chaussinand-Nogaret, op. cit., pp. 324-327 ; A.N. Marine C  19, le bilan fgure
dans son dossier personnel. Les commissaires, d’une extrême sévérité, réduisirent fortement l’actif du bilan. Cf. le
1aBulletin dactylographié du Centre de Recherches sur l’Histoire des Entreprises, tome II, octobre 1953. A.N. Z  854, bilan de
Baudard de Sainte-James établi par les commissaires. Le contrôleur des Bons d’État était convaincu que les lettres de
change timbrées marine servaient à des affaires privées et qu’il y avait bel et bien malversation.
670 Les créanciers unis le 26 juillet 1787 restèrent longtemps propriétaires de la verrerie de Decize. En l’an iv, ils louèrent
la verrerie de Decize pour une durée de six ans à Jean Pierre et Fleury Farge (A.N. M.C., IX, 13 thermidor an iv,
bail). Le bail fut prorogé pour 9 ans en l’ an iv, moyennant 4 000 lt. (A.N. M.C., IX, 882, 11 foréal an ix, bail). Parmi
les directeurs et syndics des créanciers unis fguraient Edme Gaudot de la Bruyère et Antoine Joachim Grégoire
Beckvelt.
154BAUDARD DE SAINTE-JAMES
tde l’Ordre royal et militaire de S-Louis 100 000 lt.
6713. maison place Vendôme (500 000 lt - 146 000 lt. dues) 354 000 lt.
4. maison rue Basse du Rempart434 000 lt.
5. maison rue de la Chaussée d’Antin240 000 lt.
6. maison rue Neuve-des-Capucines160 000 lt.
7. habitation de Saint-Domingue 1 700 000 lt.
8. terres de Saint-James et de Mures 450 000 lt.
9. terre de Mont-Saints-Pères 1 200 000 lt.
67210. terre de Neuilly (la Folie Saint-James) 150 000 lt.
Total : 5 840 046 lt.
4) Créances à exercer sur le roi pour les taxations de 1783 et 1785 370 637 lt.
5) Créances à exercer pour les comptes des colonies (1769)
et de la Marine (1779-1780) 1 398 637 lt.
6) Effets en portefeuill:e
divers effets à recevoir en 1787 450 934 lt.
ie450 actions sur la C des eaux à 3 600 lt. (un montant de 1 620 000 lt. auquel il
faut retirer 1 125 000 lt. qui ont été empruntées) 495 000 lt.
76 actions des eaux à 4 000 lt. 304 000 lt.
Total : 1 249 000 lt.
7) Obligations :
Montmirail et Gadran (affaire Château-Trompette de Bordeaux)2 3 00 000 lt.
Quinze-Vingts 300 000 lt.
Giraudeau12 000 lt.
Girardin, notaire (étude XV) 20 000 lt.
Sauvé103 000 lt.
Monsigny300 000 lt.
Choiseul720 000 lt.
Blanchard et neveu545 000 lt.
Gaulard12 600 lt.
Pelletier et Carrier 150 000 lt.
Harmensen 60 000 lt.
Baronne de Villers 40 000 lt.
dû par billet995 570 lt.
mobilier180 000 lt.
671Jean de La Monneraye, Histoire général de Paris. Terrier de la Censive de l’Archevêché de Paris, 1772, Paris, 1981, tome
ère(1 partie des notices, 1 à 2783), p. 160 ; F. de Saint-Simon, La Place Vendôme, Paris, 1982, 512 pages, pp. 379-395
(l’actuel n° 12 de la Place Vendôme, dit l’hôtel Baudard de Saint-James). Hôtel vendu à Baudard de Saint-James
par le marquis de Montesquiou, suivant l’acte passé devant Prévost, notaire à Paris (étude XX), 18 avril 1777. Le
prédécesseur du marquis de Montesquiou fut le fermier général Hocquart de Montfermeil (voir notice). Le successeur
iede Baudard de Saint-James fut Dodun, l’un des directeurs de la C des Indes de Calonne (voir notice). Le fermier
général Claude Dupin y fut locataire (voir notice).
672 Le domaine de Neuilly fut adjugé à Choiseul-Praslin par un jugement rendu le 12 juin 1787. La veuve et les héritiers
de Renaud César Louis de Choiseul-Praslin le vendirent sur licitation le 24 brumaire an iv à Pierre Robert Bobière,
prête-nom de Christian Frédéric Bobière, son frère (devant Trutat, notaire à Paris; é tude LVIII). À son tour, Charles
Bazin, négociant-banquier suisse, acheta le domaine, par contrat passé devant Vienot, notaire à Vincennes, le 11
messidor an x. Il y ajouta le parc de Madrid, acquis auprès du banquier Pierre Laurent Hainguerlot, le 28 germinal
an xiii (étude XV). En 1809, il demembra l’ensemble du domaine en 6 lots et les ft vendre aux enchères (A.N. M.C.,
XV, 1220, 25 avril 1809).
155BAUDARD DE SAINTE-JAMES
Remises tant en argent qu’en traites 254 380 lt.
Remises faites par Levasseur, agent de change 632 380 lt.
idem Deville 44 750 lt.
(...) (Un feuillet manque suite à une omission ou une perte, les obligations et remises
ont été reconstituées par Guy Chaussinand-Nogaret, op. cit., p. 326).
B. État du passif
- billets payables dans le courant des années 1787 à 1790
(dont 5 630 002 lt. pour la première année) 6 258 094 lt.
- traites tirées tant des ports que des différentes places
du royaume par des négociants et banquiers 13 234 708 lt.
- contrats de constitution 49 600 lt.
- dot de sa femme 160 000 lt.
- reste dû sur celle de sa flle 110 000 lt.
- principaux de rentes viagères 15 600 lt.
Total : 19 812 402 lt.
Récapitulation de l’actif, total: 24 986 489 lt.
Récapitulation du passif, total: 19 812 402 lt.
Partant de ce constat, l’actif excède le passif de la somme de 5 174 087 lt. De surcroît,
l’état de l’actif ne mentionna pas les biens situés à Saint-Domingue (les parts dans les
habitations de Peyrac et de Castera). Marguerite Baudard de Sainte-James, marquise
673de Puységur renonça à la succession de son père . Ses frères conservèrent le bénéfce
d’inventaire. Georges et Maurice Baudard de Sainte-James acceptèrent fnalement la
succession le 4 mars 1815. Toutefois, la succession de Claude Baudard de Sainte-James
674n’était pas encore liquidée au début de l’année 1834 . À cette époque, les héritiers
avaient encore toujours des parts dans la société exploitant les mines de Decize.
La terre de Vaudésir ne fgurait pas dans le bilan ; il appartint à Maurice Baudard de
Saint-James. Celui-ci la vendit à Georges Julien Dubois de La Touche, par acte passé
675devant Gittard, notaire à Paris, 6 foréal an ii, moyennant le prix de 124 000 lt.
Affliation et relations
Claude Baudard de Sainte-James était membre de la loge maçonnique « Les Amis
676réunis » (1776-1784). Son fls, Georges, y entra en 1782 . Claude Baudard de
SainteJames était également l’un des premiers à entrer dans la « Société philantropique » – le
67727 juillet 1781 – fondée par Savalette de Langes en 1780 .
673 A.N. M.C., LXXI, 80, 14 août 1787, renonciation.
674 A.N. M.C., XVI, 1098, 29 avril 1834, dépôt de pièces concernant la succession Baudard de Sainte-James.
675 A.N. M.C., XVII, 1172, 30 décembre 1822, I.A.D. de Georges Julien Dubois de La Touche, ancien offcier de
cavalerie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur. décédé en sa maison sise rue de Chaillot n° 105, lui
appartenant, le 15 décembre 1822. Ce dernier resta propriétaire jusqu’à son décès du domaine de Vaudésir. En 1807,
il s’installa dans le quartier de Chaillot, non loin des demeures de Barras et de Botot. Aux lendemains de la fn de
l’Empire, il se livra à des spéculations immoblières et racheta notamment le « Jardin d’Idalie », ayant appartenu à
Gabriel Florent Auguste de Choiseul Gouffer, pair de France. Sa mort l’empêcha de lotir ce jardin prit le nom de
eMarbeuf. Une fois loti, il ft l’objet d’importantes spéculations au début de la iii République.
676 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., 58.
677 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
156BAUDON
BAUDON ( François)
Né à Fontainebleau, le 12 janvier 1696, baptisé le 21 janvier 1696.
678Décédé à Paris, le 5 août 1779, en sa maison, rue de Richelieu .
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean Baudon, receveur des amendes des juridictions royales de
679Fontainebleau .
Mère : Charlotte Aubert.
Mariage
1) Rose de Verneuil ; contrat de mariage passé devant Tribout, notaire à Fontainebleau,
le 22 novembre 1716, établissant la communauté des biens suivant la coutume de
680Melun .
6812) Anne Marguerite Charlotte, comtesse de Ligniville et du Saint-Empire ; contrat
erde mariage du 1 juillet 1759, stipulant la communauté suivant la coutume de
682Paris .
Sœurs :
- Anne Catherine de Ligniville, épouse de Claude Adrien Helvetius, F.G. (cf.
notice).
- Élisabeth de Ligniville, épouse de Nicolas Dedelay de la Garde, payeur des rentes
et F.G. (cf. notice).
Postérité
erEnfants issus du 1 mariage :
- Élisabeth Baudon, épouse d’Antoine Jean-Baptiste Alexandre Jullien, conseiller
au Parlement de Paris, maître des requêtes ordinaire, intendant d’Alençon
683(1766-1789) .
- François Jacques Baudon, époux de Marie Victoire Rondé.
- Charles Guillaume Baudon de Mony, l’un des administrateurs généraux des
Domaines.
- Rose Josèphe Sophie Baudon, épouse de Julien David Cromot, baron du Bourg,
premier commis au Contrôle général des Finances, payeur des rentes de l’Hôtel
de Ville, surintendant des fnances de Monsieur frère du Roi (comte de Provence),
gouverneur de la ville et château d’Alençon, gouverneur du château de Brunoy ;
conseiller d’État en 1771 (voir notice).
ères- Rose Madelaine Baudon, épouse en 1 noces de Laurent Toquiny, payeur des
esrentes, en 2 noces de François de Pombriant, lieutenant aide-major du régiment des
Gardes-Françaises, gouverneur de la Marche.
678 Révérend, Titres et confrmations de Titres, Monarchie de Juillet, seconde république, second empire, troisième république,
1909, tome 1, p. 8.
679 Il fut jusqu’à présent impossible de trouver un quelconque lien de parenté avec Nicolas Baudon, receveur ancien des
1tailles de Sarlat jusqu’en 1721 (A.N. V  246 du 21 août 1721).
680 A.N. M.C., CXV, 620, 9 juin 1759, I.A.D. de sa première épouse ; A.N. M.C., CXV, 622, 30 avril 1760, liquidation de
èrela succession de la 1 communauté. La masse montait à 1 703 771 lt. 2s. 3d., y compris les revenus du bail Henriet.
681 Ses deux autres sœurs se sont mariées avec Helvetius et Dedelay de la Garde.
er682 A.N. M.C., CXV, 621, 1 juillet 1759, contrat de mariage. En faveur du mariage, le roi de Pologne, duc de Lorraine,
remit une somme de 100 000 lt. et 600 lt. de rentes viagères qui constituèrent la dot de la comtesse de Ligniville.
683 François Bluche, L’Origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 221-222 ; Michel Antoine : Le gouvernement
et l’administration sous Louis XV, op. cit., p. 134, épousailles par contrat de mariage du 28 décembre 1748. Jullien fut
guillotiné à Paris le 7 juillet 1794 (19 messidor an ii), A.N. W 409. Leur gendre était Pierre Nolasque Leblanc de
Verneuil.
157BAUDON
eEnfants issus 2 mariage :
- Jean-François Charles Baudon, sous-lieutenant des Cuirassiers.
- Charles Jacques Baudon, sous-lieutenant en pied au premier régiment des
ChevauLégers.
Carrière et affaires
Sous-fermier des Domaines de 1738 à 1756; s ecrétaire du Roi de la Grande
684chancellerie (1741-1761) ; fermier de Sceaux et Poissy de 1744 à 1756; f ermier
général des Fermes générales unies de 1756 à 1779.
Fortune
Au début du second mariage, l’actif de François Baudon comprit 1 236 738 lt. 9s. 7d.
dont le mobilier et l’argenterie pour une somme de 56 567 lt. 3s. 3d., l’offce de
secrétaire du Roi pour 100 000 lt., le fonds d’avance dans les Fermes générales unies
685 686pour 1 000 000 lt. À son décès , la masse générale totalisa 1 994 706 lt. 7s. 9d. Les
charges de la succession, les dettes et les reprises de la veuve et des héritiers montaient
à 152 094 lt. 18s. 3d. Toutes déductions faites, la somme nette à partager était de
1 744 993 lt. 13s. 2d.
BAUDON (François Jacques, fls aîné)
Né : ?
Décédé à Paris le 26 septembre 1784, dans une maison sise rue Geoffry Lasnier,
sse tp  S -Gervais.
Origine sociale et milieu familial
(Cf. notice précédente de François Baudon, père).
Mariage
Marie Victoire Rondé, flle de Dominique Rondé, valet de Chambre du Roi, et de
687Marie Anne Perette Poan, son épouse .
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Directeur des Domaines du Roi et droits y joints de la généralité de Toulouse,
directeur et receveur général des Domaines de la généralité de Rouen, fermier des
Devoirs de Bretagne, régisseur des droits rétablis (1760-1774).
Fortune
François Jacques Baudon eut en avancement d’hoirie à peu près 200 000 lt. en divers
688versements. Son inventaire après décès reste complexe par l’abondance des billets
divers, des fermes de l’administration générale des domaines et d’assignations. Il
revendit devant Lebreton, notaire à Rouen, le 14 mai 1778, à Ignace Chappe sgr
ssed’Auteroche, deux maisons en la p Godard, acquises devant le même notaire le
2684 A.N. V  41 du 27 février 1741; C hristine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; traité d’offce passé devant
Laideguive le jeune, notaire, le 4 février 1741, au prix de 86 666 lt. 13s. 4d.
er685 A.N. M.C., CXV, 621, 1 juillet 1759, contrat de mariage. La mise en communauté de part et d’autres fut de 30 000 lt.,
le douaire fut fxé à 4 000 lt. de rentes et le préciput à 30 000 lt. majoré de 20 000 lt. en effets personnels.
686 A.N. M.C., XCIX, 643, 9 septembre 1779, I.A.D. de François Baudon ; A.N. M.C., XXXIX, 593, 24 janvier 1784,
liquidation de la succession de François Baudon. A.N. M.C., CXV, 944, 26 avril 1785, compte de tutelle entre la
comtesse de Ligniville, veuve de François Baudon, et ses deux enfants mineurs.
er687 Renseignements sur cette famille: A .N. M.C., LXXXIX, 710, 1 janvier 1776, actes divers.
688 A.N. M.C., LXXXIX, 795, 3 septembre 1784, dépôt du testament ; A.N. M.C., XXXIX, 596, 16 octobre 1784.
158BAUDON DE MONY
14 mars 1773, aux prix de 15 000 lt. et 37 400 lt. Il s’installa défnitivement à Paris où
il était locataire d’une maison appartenant à l’hôpital général d’Orléans.
BAUDON DE MONY (Charles Guillaume, fls cadet)
Né en 1722.
689Décédé le 10 février 1806 .
Origine sociale et milieu familial
(Cf. les deux notices précédentes).
Mariage :
690Anne Élisabeth Puissant, décédée le 28 vendémiaire an v – le 20 octobre 1796  –
(flle d’Adrien Jacques Puissant, S.R., F.G., et de Marie Jeanne Sarah O’Farrel) ;
ercontrat de mariage du 1 juin 1760, sous le régime de la communauté suivant la
691coutume de Paris .
Postérité
- Pascal Augustin Joseph Baudon de Mony, né vers 1777, décédé à Paris, en son
domicile, au 25, rue de Varennes, le 13 septembre 1848, inspecteur des Postes, R.G.
des fnances du Lot (1809), de la Haute-Garonne (1815-1821), du Nord (1821-1834)
puis R.G. des fnances de la Seine-Inférieure (1835-1845) et régent de la Banque
èresde France de 1835 à 1845. Il épousa en 1 noces Clémentine de Boubers (sœur
d’Adolphe de Boubers, R.G. des fnances du Haut-Rhin de 1846 à 1852), dont
Adolphe Charles Louis Baudon de Mony, né à Toulouse, le 28 mars 1812, décédé
le 2 juin 1880 en Haute-Garonne, auditeur au Conseil d’État, marié à Anne Marie
esde Limayrac. Pascal Augustin Joseph Baudon de Mony épousa en 2 noces Eugénia
Raymonda Yzquierdo de Rivera (née vers 1801), dont Maria Augusta Alicia Baudon
de Mony, mariée à Charles Guy comte Fernand de Rohan-Chabot, et de Maria
e eEugenia Baudon de Mony, née à Paris (10 arrondissement ancien, 7 arrondissement
692actuel) le 22 janvier 1839 .
- François Charles Baudon de Mony, né le 2 décembre 1771, commissaire des guerres,
693intendant militaire, commandeur de la légion d’honneur , chevalier de Saint-Louis,
qui épousa Anne Marguerite Victoire Colchen, née en 1787, décédée en 1874 (flle de
Jean Victor Colchen, né à Metz le 6 novembre 1751, mort le 21 juillet 1830, comte de
erl’Empire par L.P. du 1 mars 1808, préfet, sénateur en 1805, pair de France le 4 juin
6941814 puis par ordonnance royale du 8 mars 1819, offcier de la Légion d’honneur ,
695frère aîné de Claude Nicolas François Colchen ), dont Charles Victor Auguste comte
Baudon de Mony-Colchen, né à Paris le 5 août 1812, mort à Paris le 2 février 1884,
689 Révérend, Titres et confrmations de titres (...), op. cit., tome I, p. 8.
690 I.A.D. devant Picart, notaire à Lizy sur Ourcq, le 18 pluviôse an v.
er691 A.N. M.C., XLVIII, 109, 1 juin 1760, contrat de mariage. Le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes (4 000 lt. s’il n’y
avait pas de postérité), et le préciput à 20 000 lt.
692 A.N. M.C., LXII, 970, 12 décembre 1848, liquidation de la succession de Pascal Augustin Joseph Baudon de Mony.
Voir également Pierre-François Pinaud, Les Receveurs Généraux des Finances 1790-1865, Genève, Droz, 1990, pp.
82-83, notices 33 et 34. Pierre-François Pinaud a fait quelques confusions. D’après lui, Adolphe Charles Louis
Baudon de Mony aurait été receveur général de Seine-Inférieure à partir de 1835 (à 23 ans! ). Les actes notariés, ainsi
que l’acte de naissance de sa sœur consanguine en 1839 (inséré dans un acte de notoriété : A.N. M.C., LXII, 1016, 11
novembre 1858) prouvent le contraire ; il s’agissait bien de Pascal Augustin Joseph Baudon de Mony.
693 A.N. LH/141/28 (dossier de Légion d’honneur).
694 Révérend, Armorial du Premier Empire, op. cit., tome 1, p. 238.
695 A.N. LH/563/27 (dossier de Légion d’honneur de Claude Nicolas François Colchen, né à Metz, le 22 juillet 1755).
159BAUDON DE MONY
e èreauditeur au Conseil d’État en 1837 (2 puis 1 classe au cours de la même année),
au comité des fnances et à la commission des Cultes, au comité de l’Intérieur, et au
Contentieux (1837-1838), nommé conseiller référendaire en la Cour des Comptes
en 1840 – quittant la Conseil d’État –, conseiller-maître de la Cour des Comptes de
696 697 6981873 à 1884 , chev. de la Légion d’honneur , qui épousa Henriette Nathalie
Petit de Beauverger.- Charlotte Adrienne Baudon de Mony, épouse de Louis César
de Baulny, administrateur général des Domaines (cf . notice).
- Élisabeth Françoise Marguerite Baudon de Mony qui épousa, le 21 février 1802,
Jacques Pierre Orillard de Villemanzy, né à Amboise le 5 janvier 1751, décédé à
Versailles le 3 septembre 1830, entré à l’âge de 16 ans dans l’administration de la
guerre sous le duc de Choiseul, commissaire des guerres, participant à la guerre
d’Amérique, commissaire général de l’armée du Rhin (26 mars 1792), ordonnateur
en chef de l’armée d’Italie (septembre 1798), chef de la comptabilité du ministère
de la Guerre sous le Consulat, inspecteur en chef aux revues de la Grande Armée,
intendant général de la Grande Armée en 1809, sénateur conservateur en 1809,
699offcier de la Légion d’honneur (1804) , comte d’Empire (1810), pair de France
700(4 juin 1814), membre du grand conseil d’administration des Invalides (1816) . Le
couple eut 3 flles.
- Anne Julie Baudon, épouse de Charles Antoine Gabriel Limairac.
- Marie Françoise Baudon, épouse de Louis Ferdinand Henri de La Loge de
SaintBrisson, fls de Jean Alexis Henri de La Loge, F.G. puis administrateur général des
Domaines (voir la notice concernant Puissant de Villeguerif, F.G.).
Carrière et affaires
Directeur et Receveur général des Domaines de la généralité de Montpellier (avant
7011760-1780) ; directeur des droits réunis de la généralité de Montpellier (1777-1780) ;
702administrateur général des Domaines (1781-1790) .
703Fortune
Les biens déclarés par Baudon de Mony, lors de son mariage en 1760, consistaient
en un total de 222 000 lt., dont 60 000 lt. de ses épargnes, 119 500 lt. qui lui furent
dévolues à la liquidation de la succession de sa mère, et 42 500 lt. fournies en dot.
Son épouse apporta 100 000 lt. supplémentaires. Le partage de la succession de son
épouse eut lieu devant Picard, notaire à Lisy-sur-Ourcq, le 12 fructidor an v (29 août
696 Roland Drago, Jean Imbert, Jean Tulard, François Monnier, Dictionnaire biographique des membres du Conseil d’État,
1799-2002, Paris, Fayard, 2004, 988 pages, p. 148.
697 A.N. LH/141/29 (dossier de Légion d’honneur).
698 A.N. M.C., CXVIII, 1031, 19 mai 1849, contrat de mariage (communauté réduite aux acquêts).
699 Dossier de Légion d’honneur aux A.N. : L 2021040.
700 Vida Azimi, Les premiers sénateurs français. Consulat et Premier Empire 1800-1814, Paris, Picard, 2000, 271 pages, pp.
263-264.
701 A.N. M.C., XCVI, 490, 15 octobre 1777, procuration pour les directeurs donnée par Dominique Compant, « régisseur
général des Droits de S.M. ».
702 A.N. M.C., XCIX, 732, 4 août 1791 : Baudon de Mony nomme son procureur général François Lecouturier de
Gensy pour percevoir les remboursements des cautionnements et fonds d’avances dans les Compagnies fnancières.
erA.N. M.C., XCIX, 737, 1 avril 1792, remboursement de 133 262 lt. partie du fonds d’avance, suite aux décrets de
l’Assemblée nationale des 21 et 22 juillet 1791.
703 A.N. M.C., XCIII, 277, 7 octobre 1806, partage des biens.
160BAUDRY
7041797). La masse active, y compris les dots des six enfants, montait à 1 200 000 lt.
Lors du partage du 7 octobre 1806, la masse active n’était plus que de 7 420,52 F et
comptait 47 arpents à Cocherel, dans l’arrondissement de Meaux en Seine-et-Marne.
Baudon de Mony avait préalablement tout réparti entre ses enfants pour compléter
leurs dots.
Affliations
Membre à partir du 14 janvier 1785 de la « Société philanthropique » fondée par
705Savalette de Langes en 1780 .
706BAUDRY (Louis Jacques)
Né : ? ; baptisé le 7 mars 1656.
Décédé : ?
Origine sociale et milieu familial
707Père : Louis Baudry, notaire au Châtelet de Paris( étude LIV) de 1653 à 1695 , fls
de Jacques Baudry, bailli des terres de Cavron et Wamin, près Hesdin, en Artois, et
de Marguerite Heuzé, originaire de Montreuil-sur-Mer.
Mère : Marthe de Rivière, décédée à Paris le 24 janvier 1684, flle de Claude de
Rivière, marchand bourgeois de Paris, et de Madelaine Vuiot.
Sœurs :
- Marthe Madelaine Baudry, épouse de Thomas Baille, avocat en Parlement.
- Marie Anne Baudry.
Oncles et tantes :
- Louis de Rivière, clerc au diocèse de Paris, puis chanoine de l’Église de Meaux.
- Jean-Baptiste de Rivière, huissier de la Reine-mère.
- Madelaine de Rivière, épouse d’Henri Donneau de Vise, l’un des 36 gentilshommes
servant le Roi.
- Anne Marie de Rivière, flle majeure.
Grands-oncles :
- Pierre de Rivière, notaire au Châtelet de Paris de 1632 au 1659 (étude LXIV), dont
Louis de Rivière, notaire au Châtelet de Paris de 1659 à 1661.
- Jean de Rivière, premier valet de chambre.
- Claude de Rivière, marchand bourgeois de Paris.
Mariage
Marguerite Charlotte Nera (flle de Jean Nera, notaire au Châtelet de Paris – étude
LVIII, du 1667 au 1685 –, et de Marguerite Clément) ; contrat de mariage passé
704 A.N. M.C., XCIII, 277, 7 octobre 1806, partage mentionné dans la liquidation de la succession de Charles Guillaume
Baudon de Mony.
705 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
706 Au sujet de la famille Baudry, voir: M arie-Françoise Limon, Les notaires au Châtelet de Paris sous le règne de Louis XIV
(étude institutionnelle et sociale), Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 1992, 463 pages, pp. 323-325 et 428 (arbre
généalogique de la famille Baudry). Les notices contiennent les informations mentionnées ci-dessous.
707 A.N. M.C., XXX, 40, 22 décembre 1652, traité d’offce; A .N. M.C., XCII, 155, 25 janvier 1654, contrat de mariage ;
erA.N. M.C., CXVIII, 136, 29 mai 1684, I.A.D. de Marthe Rivière ; A.N. M.C., CVI, 103, 1 mars 1695, I.A.D. de
Louis Baudry ; A.N. M.C., CVI, 106, 3 octobre 1695, liquidation de la succession ; A.N. M.C., LXV, 136, 22 juin
1695, traité d’offce de notaire).
161BAULNY
708devant Guillaume Levesque, notaire à Paris, le 26 septembre 1688 , établissant la
communauté des biens suivant la coutume de Paris.
Postérité
N.C.
Carrière et affaires
709Avocat en Parlement ; notaire au Châtelet de Paris (étude LIV) de 1685 à 1691 ;
etrésorier receveur général payeur ancien-triennal et alternatif-quatriennal de 8 partie
710des rentes de l’Hôtel de Ville (1692-1736) .
BAULNY (Louis César, de)
Né à Buzancy (Ardennes), le 30 mars 1744.
711Décédé à Passy (Aisne), le 13 septembre 1812 ; domicilié à Paris, place Vendôme
n°19.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre César de Baulny, négociant à Buzancy, décédé le 23 octobre 1773 à
712Reims .
Mère : Marie Anne Guyot.
tFrère : Thibault de Baulny, chanoine et curé de S -Thimothé de Reims, chanoine de
l’église métropolitaine de Reims et archidiacre de Champagne.
Sœur : Françoise de Baulny, épouse de Jean Louis Brodelet, trésorier provincial de
l’extraordinaire des guerres de la généralité de Paris, fermier de Sceaux et de Poissy
713(1779-1790) .
Mariage
714Charlotte Adrienne Baudon (flle de Charles Guillaume Baudon de Mony ,
administrateur général des Domaines, et d’Anne Élisabeth Puissant, son épouse) ;
715contrat de mariage du 11 mai 1786 , sous le régime de la communauté selon la
coutume de Paris.
Postérité
- Alfred Charles César de Baulny, né le 17 vendémiaire an viii (8 octobre 1798),
confrmé dans le titre de baron comme successeur de son père (ordonnance royale
708 A.N. M.C., C, 386, 26 septembre 1688, contrat de mariage.
1709 A.N. V 39 f° 27 du 9 août 1685; A .N. M.C., LXVIII, 239, 28 juillet 1685, traité d’offce entre André Bouret (étude
XCIX) et Louis Jacques Baudry, moyennant 28 500 lt. André Bouret vendit ses pratiques à un autre notaire dans la
mesure où André Baudry travaillait auprès de son père. A.N. M.C., XXIII, 366, 20 octobre 1691, vente de l’offce.
Baudry père était le notaire de Louis Béchameil de Nointel, l’allié de Jean-Baptiste Colbert.
1710 A.N. V 79 du 2 mai 1692.
8711 Révérend, Armorial du Premier empire, tome I, pp. 62-3 ; Arch. de Paris DQ  377 f° 23, déclaration de succession des 6
et 8 mars 1813.
712 A.N. M.C., XVIII, 755, 17 février 1773, liquidation et partage de succession. Le montant des biens atteignit 180 000 lt.
dont 137 350 lt. en terres.
713 Contrat de mariage de Jeanne Françoise Baulny et Jean Louis Brodelet passé devant Mansart, notaire à Buzancy le 4
octobre 1768 ; devant Pean de Saint-Gilles, A.N. M.C., XCI, 1594, 9 décembre 1819, I.A.D. de Jean Louis Brodelet
décédé le 3 décembre 1819 ; A.N. M.C., XCI, 12 janvier 1820, partage de la succession dont la masse active était de
1 437 482,73 F et celle, passive, de 412 297,79 F ; A.N. M.C., LVIII, 688, 21 mars 1821, I.A.D. de Jeanne Françoise
Baulny, décédée le 15 mars 1821.
714 Cf. notice précédente.
715 A.N. M.C., XCIX, 696, 11 mai 1786, contrat de mariage, une somme de 20 000 lt. rentrait de part et d’autres dans
la communauté ; le douaire était fxé à 8 000 lt. de rentes, le préciput à 20 000 lt. augmenté de 30 000 lt. en affaires
personnelles.
162BAULNY
du 16 juillet 1821), maître des requêtes au Conseil d’État, offcier de la Légion
d’honneur.
- Thibault Marie Eugène de Baulny, né le 19 foréal an x (9 mai 1802), vicomte, avec
716institution de majorat (ordonnance royale du 5 février 1830) , aide de cérémonies,
717principal actionnaire du journal « La France » .
Carrière et affaires
Trésorier principal des troupes en Corse, puis adjoint en survivance auprès de Louis
Dupille de Saint-Séverin pour l’offce de trésorier général alternatif de l’Ordinaire
718des Guerres, Gendarmerie et troupes de la maison du Roi (1777-1778) ; trésorier
de l’armée française dans l’Amérique septentrionale en 1780; a dministrateur général
719des Domaines du Roi (1787-1790) .
Vie publique
Anobli par lettres patentes du mois de juillet 1778. Maire de Villeroy, près de Meaux
(Seine-et-Marne) ; baron d’Empire sur institution de majorat par lettres patentes du
7202 novembre 1810 .
Fortune
Par le contrat de mariage Charlotte Adrienne Baudon apporta 200 000 lt. en dot
dont 150 000 lt. en deniers comptants. Les biens de Louis César Baulny consistaient
721en l’hôtel Talaru (rue Vivienne) , d’une valeur de 160 000 lt., 765 000 lt. de fonds
722dans l’Administration des Domaines en qualité d’intéressé pour 9 deniers (le fonds
montant à 825 000 lt. ; 60 000 lt. étaient dues au comte de Rochambault), 75 000 lt.
d’assignations du trésor royal sur l’Administration des Domaines, 165 000 lt. pour
ie 723son intérêt dans la C du privilège des voitures de places des environs de Paris , et
72448 611 lt. 2s. 4d. pour son fonds dans la Caisse de Sceaux et Poissy . Le reste était
composé en meubles, vaisselle, obligations dans diverses affaires. Sa fortune montait
à 1 200 000 lt.
Le 16 mars 1791, il ft l’acquisition auprès de Louis Richard de la Bretèche, ancien
receveur général des fnances de Tours, dont les affaires étaient dérangées, des terres
716 Sigurd Stegmann von Pritzwald, François Pascal, Répertoire des familles nobles de l’Empire et de la Restauration titulaires
d’un majorat sur demande, Paris, S.P.M., 2005, 651 pages, pp. 91-92.
717 A.N. M.C., XCIII, 565, 6 et 16 mars 1837, délibération des actionnaires et vente de parts dans la société par Auguste
Delisle, ancien gérant, à Baulny.
718 A.N. P 2515 f° 24r°-26r° du 13 décembre 1777.
30719 A.N. BB 972, dossier personnel pour l’institution de majorat contenan,t le quitus donné par le commissaire de la
comptabilité nationale les 21 messidor et 15 thermidor an xii (10 juillet et 3 août 1803).
720 Révérend, op. cit. ; Sigurd Stegmann von Pritzwald, François Pascal, Répertoire des familles nobles de l’Empire et de la
Restauration titulaires d’un majorat sur demande, op. cit., pp. 90-91.
e721 Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Éditions de Minuit, 8 édition, 1985, 2 volumes, tome
2, p. 655 (aux actuels n° 8-10, rue Vivienne).
722 A.N. M.C., XLVIII, 354, 14 décembre 1786, déclaration de Louis César de Baulny : dans son sol d’intérêt – partie
des 28 sols dont est composée l’Administration générale des Domaines sous le nom de J.B. Poinsignon –, 3 deniers
étaient destinés à Jacques Varenne, R.G. des Finances de Bretagne moyennant 300 000 lt. Ce dernier avait lui-même
plusieurs associés, même liasse : le 15 novembre 1786 et 14 décembre 1786.
ie723 Devant Guillaume, notaire, le 2 février 1780, Jean-Baptiste Hury déclara en faveur de Baulny un intérêt dans la C
pour 130 000 lt. ; devant le même notaire, le 18 janvier 1782, un intérêt de 30 000 lt. passa de main en main pour
arriver facilement à de Baulny; u n de ses prête-noms fut son beau-frère Jean-Louis Brodelet.
724 A.N. M.C., XXVI, 680, 5 octobre 1779 ; A.N. M.C., XXVI, 683, 5 février 1780: t ransports par Joseph Cornet de 6
deniers puis de 1,5 d. dans ses 4 sols.
163BAULNY
725de Romilly et Nicey-sur-Seine au prix de 800 000 lt. , terres qu’il revendit à Worms
de Romilly au prix de 525 000 lt. dont 200 000 lt. pour une rente de 15 000 lt. sur les
726têtes de Louis César de Baulny et de son épouse . En vendémiaire an iv, il acheta
727une maison rue Vivienne qu’il revendit aussitôt en thermidor an iv .
Devant Picard, notaire à Lisy-sur-Ourcq, le 12 fructidor an v, Charles Guillaume
Baudon de Mony procéda à la liquidation de la succession de son épouse. La masse
active était de 1 200 000 lt. y compris les dots de ses six enfants. Le 7 octobre 1806, les
héritiers se partagèrent une masse de 35 600 lt. que leur père s’était réservé à la suite
728du compte de la succession de son épouse . Louis César de Baulny investit à la suite
des remboursements de ses fonds d’avances dans le district de Meaux: 1 ) la ferme
729de Gesvres, bien national, adjugé le 28 février 1791, moyennant 312 000 lt. ; 2)
l’acquisition de Villeroy-Ricouart, devant Maireau, notaire à Meaux, le 6 février 1792
(439 450 lt.) ; 3) celle des fermes de Vincy devant de Mautort, notaire à Paris, le 29
730frimaire an x (200 000 F) ; 4) l’adjudication sur licitation à Meaux, le 12 messidor
an x, le château de Villeroy, des fermes et ménageries (339 500 F); 5 ) l’adjudication
sur licitation, le 19 ventôse an xi, du château de Beauliard avec 57 pièces de terres
(721 000 F) ; 6) l’adjudication sur licitation, le 15 thermidor an xi, d’une ferme à
Charny près de Meaux (227 150 F) ; 7) l’acquisition, devant de Mautort, notaire à
731Paris, le 13 nivôse an xii, du « Grand Bois de la Trace » (50 000 F) ; 8) l’achat devant
Perignon, notaire à Paris, le 15 avril 1806, de la ferme de Choisy-le-Temple, commune
732de Charny en Seine-et-Marne (280 200 F) ; 9) l’achat devant Yver, notaire à Paris,
733le 9 novembre 1807, d’une ferme à Charny, pour 209 500 F . À Paris, il revendit sa
maison rue Vivienne moyennant 200 000 F pour acquérir un hôtel place Vendôme,
734n° 19, au prix de 280 000 F (1810) . Les meubles à Paris totalisaient la somme
de 41 707 F (avec crue 53 209,10 F) et ses biens mobiliers, hormis ses meubles, la
somme de 151 467 F (avec crue 169 174,84 F). À défaut de liquidation de succession,
on peut évaluer sa fortune au minimum à 3 150 000 F.
Affliations
Membre à partir du 11 novembre 1785 de la « Société philanthropique » fondée par
735Savalette de Langes en 1780 .
er725 A.N. M.C., XCIX, 728, 16 mars 1791, acte de vente ; A.N. M.C., XX, 754, 1 mars 1792, dépôt du prix de la terre.
A.N. M.C., XX, 648, 16 novembre 1762, acte d’acquisition de la terre de Romilly-sur-Seine par Jean-Marie Richard,
receveur général des fnances de Tours au prix de 650 000 lt.
726 A.N. M.C., XCIII, 213, 18 frimaire an v (8 décembre 1796), acte de vente.
727 A.N. M.C., II, 768, 3 vendémiaire an iv ; A.N. M.C., II, 769, 14 thermidor an iv.
728 A.N. M.C., XCIII, 277, 7 octobre 1806, partage de la succession.
8729 A.N. M.C., XCIII, 334, 23 septembre 1812, I.A.D. de Louis César de Baulny ; Arch. de Paris DQ  377 f° 22v°-23r°
n° 112.
730 A.N. M.C., XCIII, 240, 29 frimaire an x (20 décembre 1801).
731 A.N. M.C., XCIII, 259, 15 thermidor an xii (3 août 1803).
er732 A.N. M.C., LIII, 744, 15 avril 1806 ; un décret de Napoléon I accorda la constitution d’un majorat sur la ferme de
Choisy-le-Temple.
733 A.N. M.C., CXII, 862, 9 novembre 1807. Il acheta à la suite quelques petites terres devant notaire à Meaux.
734 L’hôtel – l’actuel n° 19 de la Place Vendôme – fut acquis par acte passé devant Marchoux, notaire à Paris, le 31
décembre 1810 (voir I.A.D. de Louis César de Baulny). Cet hôtel avait appartenu antérieurement à Reich de
Pennautier et Antoine Crozat (voir notices). Il fut vendu par les héritiers de Louis César Baulny à Baring, banquier
anglais, par acte passé devant Février, notaire à Paris, le 10 avril 1841 (voir F. de Saint-Simon, La Place Vendôme,
Paris, 1982, 512 pages, pp. 289-298).
735 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
164BAUVE
BAUVE ( Antoine de)
tNé à Paris, baptisé le 13 juin 1687 à l’église S -Eustache.
736Décédé à Paris, en son domicile, rue du Bac, en décembre 1751 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Gilles de Bauve, huissier au Châtelet.
Mère : Marie Hamelin.
Frère : Pierre de Bauve, offcier au régiment de Guyenne.
Mariage
Sans alliance ni postérité.
Carrière et affaires
eAvocat au parlement ; trésorier receveur général payeur de la 46 partie des rentes de
737l’Hôtel de Ville de Paris (1718–1751) ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie
738de France (1718/1721-1751) .
Fortune
À défaut de liquidation de succession, il faut se reporter aux dispositions testamentaires
afn de se faire une idée de sa fortune; I l légua :
- à la duchesse de la Force, sa protectrice, un contrat de rente sur les États de Bretagne
au principal de 100 000 lt., les 21 000 lt. qu’il a reçu d’elle et de son époux, un pot à
huile avec son bassin d’argent, 4 gros fambeaux avec leurs bobèches en argent, qu’il
supplia « d’accepter comme preuve de son éternelle reconnaissance ».
- 4 000 lt. de rentes au principal de 112 000 lt. sur la communauté des gardes de
nuit, 750 lt. de rentes au principal de 21 000 lt. sur celle des « plancheurs », 500 lt. de
merentes au principal de 10 000 lt. dû par M Hérault, 9 000 lt. dues par les religieuses
bénédictines à convertir en rentes, 2634 lt. de rentes sur les aides et gabelles, 1 350 lt. de
rentes dues par Jannel, 82 lt. 12s. 6d. au denier 100 (206 lt. 10s), ainsi que la boutique
lui appartenant dans la salle neuve du Palais rapportant un loyer annuel de 250 lt.
à Agathe Bienvenu de Sainte-Colombe, pensionnaire au monastère des religieuses
bénédictines de la Ville l’Évêque (correspondant au capital de 198 882 lt. 10s.), le
tout à titre de substitution au proft de ses enfants futurs, laquelle devant se marier
suivant le consentement de MM. Mazières et Viel, exécuteurs testamentaires, « faute
de quoi, elle serait privée de tout legs ». Si elle devait devenir religieuse, le legs irait
aux légataires universels.
- 600 lt. de rentes sur les États de Bretagne au principal de 12 000 lt. aux enfants
torphelins de S -Sulpice, rue du Vieux Colombier.
- 600 lt. de rentes sur les États de Bretagne au principal de 12 000 lt. aux pauvres
honteux de sa paroisse.
- 2 000 lt. à l’abbé Grangier, son confesseur.
- 1 200 lt. de rentes sur les États de Bretagne au principal de 24 000 lt. à Collard.
- 300 lt. de rentes sur les États du Languedoc à Bonnet.
- 40 400 lt. 4d. à ses domestiques ainsi que tous ses habits et des vêtements de deuil.
- 500 lt. aux religieuses bénédictines pour des services religieux dans leur église.
4369, en 6 volumes).
736 A.N. M.C., XLVI, 329 : 1) dépôt du testament d’Antoine de Bauve le 6 juillet 1751 ; dépôt d’acte de notoriété d’Antoine
6de Bauve. Arch. de Paris DC  235 f° 181r° -182r°, insinuation du testament du 15 février 1751.
1737 A.N. V 233 du 11 août 1718.
2738 A.N. V 42 du 15 février 1742; v oir Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
165BAY DE CURIS
- 360 lt. de rentes viagères à la veuve Guillard, 400 lt. de rentes à chaque cousin et
cousine germains paternels et 500 lt. de rente chaque cousin et cousine germains
maternels.
Il institua son frère Pierre de Bauve – ou à défaut, ses enfants – son légataire universel.
Si ce dernier venait à mourir, sans postérité, les 2/3 du legs universel irait à l’hôpital
général et un tiers aux enfants trouvés. Il attribua à Mazières, S.R., et lors, receveur
général des fermes, ainsi qu’à Viel, procureur au Parlement, un diamant de 6 000 lt.
chacun.
BAY de CURIS ( Louis)
Né : ?
Décédé à Paris, le 2 juin 1766, dans un appartement, situé dans la rue
Neuve-desPetits-Champs, vis-à-vis celle Neuve-des-Bons-Enfants, appartenant à M. de La
Ferrière.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean-Baptiste Bay de Curis, conseiller en la Cour des monnaies, sénéchaussée
739 ret siège présidial de Lyon (?-1723) , fls de Louis Bay, s de Curis et du Buisson,
marchand drapier à Lyon, recteur de la Charité et administrateur de l’Hôpital général
740de Lyon, S.R. de la Grande chancellerie de France (1679-1700) .
Mère : Jacqueline Basset, décédée après juin 1766.
Tante : Marie Bay de Curis, épouse de Jean de la Praye (1654-1716), lieutenant colonel
au régiment de Bissy, trésorier de France de la généralité de Lyon vers 1696.
Mariage :
741Magdelaine Françoise Fougières, décédée en 1738 ; contrat de mariage établi le
3 septembre 1737.
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Peut-être conseiller des monnaies de Lyon de 1700 à 1721 ; trésorier principal des
742troupes de France en Italie ; sous-fermier des Aides et des Domaines (1738-1744);
intendant et contrôleur général de l’Argenterie, Menus plaisirs et Affaires de la
739 Jean-Baptiste Bay de Curis résigna volontairement en faveur de Pierre Daresti, avocat, par acte du 22 février 1723;
ervoir : A.N. V1 251 pièce 413, du 1 maars 1723.
2740 A.N. V 35 du 7 décembre 1679 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; Edmond Révérend du
Mesnil, Armorial historique de Bresse et Bugey..., Lyon, 1872.
er741 L’I.A.D. de Magdelaine Françoise Fougières fut établi par Perret, notaire à Paris (étude XCV), à partir du 1 octobre
1738 : les minutes de septembre à décembre 1738 sont en défcit.
742 Voir : A.N.  13087, scellés apposés le 19 octobre 1737 en l’absence de Jean-Baptiste Suzanne Buquet de Montvallier,
commis de Bay, chevalier sgr de Curis, « cy-devant trésorier principal des troupes de France en Italie », à la requête de
ce dernier. Son commis habitait à Paris, rue Portefoin au Marais. Bay de Curis fut tantôt présenté comme trésorier
principal, tantôt comme « trésorier général » de cette armée.
166BEAU
743Chambre du Roi (1752-1756) ; intéressé dans des armements de navires ; secrétaire
744de la Chambre et Cabinet du Roi de 1756 à 1766 .
BEAU ( Georges)
Né : ?
Décédé : ?
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Beau, emballeur et marchand commissionnaire à Lyon.
Mère : Marie Glatoud.
Mariage
Marie Anne Simonin (flle de François Simonin, marchand orfèvre, joailler à Paris,
et de Marguerite Montaigut) ; contrat de mariage du 20 février 1724, sous le régime
745de la communauté d’après la coutume de Paris. Présent au mariage : François
Mouchard, ami.
Postérité
Aucune.
Carrière et affaires
Contrôleur du felage du tabac à l’hôtel de Longeville aux appointements de 1 200 lt.,
sous-fermier (2sols en 20) des octrois de la généralité de Bourges pour le rachat des
offres municipaux (bail Rigault suivant l’arrêt du Conseil le 11 avril 1747), sous
fermier intéressé pour 2 sols en 30 dans les deniers d’impositions de Limoges pour
servir au rachat des offces municipaux (bail Vigneras suivant l’arrêt du Conseil du
74618 avril 1749) .
Fortune
Des intérêts dans ses fonds d’avances et des contrats de rentes au denier 40. À son
mariage, Georges Beau avait fxé le douaire à 200 lt. en rentes. Il ne fut qu’un de
ces nombreux intéressés dans les affaires du Roi, besogneux, sans génie dans les
affaires.
BEAUFORT (Claude Pierre, de)
Né : ?
Décédé en 1736.
Origine social et milieu familial
747Originaire de Provins .
743 Almanach royal, 1753, p. 312. A.N. M.C., XCV, 227, 30 septembre 1753, acquisition par Louis Bay de Curis, demeurant
à Paris, rue de Richelieu, d’une maison à Fontainebleau, située dans la rue de l’Écritoire, tenant à l’hôtel des Menus
plaisirs du Roi. A.N. M.C., XCI, 928, 27 février 1756, traité d’offfce entre Louis Bay de Curis et Pierre Jean Papillon
6de la Ferté. Arch. de Paris DC 249 f° 55r°-v°, insinuation du 13 janvier 1768 de son testament, reçu par Lambot,
ernotaire à Paris, le 1 juin 1766 (legs de 100 000 lt. au comte de Crillon, son neveu). A.N. M.C., LXXXIII, 516, deux
eractes : 1) 1 juin 1766, dépôt du testament ; 2) 7 juin 1766, I.A.D. de Louis Bay de Curis (documents détériorés par
l’humidité).
744 A.N. M.C., LIII, 30 mai 1766, traité d’offce entre Bay de Curis et Étienne Michel Bouret ( cf. notice), moyennant
200 000 lt. (en vertu du brevet de retenue accoré par Louis XV, le 16 janvier 1756).
745 A.N. M.C., LIII, 224, 20 février 1724, contrat de mariage.
746 A.N. M.C., LIII, 346, 4 septembre 1755, I.A.D. de Marie Anne Simonin, épouse de Georges Beau, décédée le 29 août
1755 dans un appartement au deuxième étage d’un ancien hôtel, rue Saint-Thomas-du-Louvre.
e747 Cf. Daniel Dessert, Argent, pouvoir et société (...), Paris, p. 528, notice 27 ; Yves Durand, Les fermiers généraux au xviii
siècle, Paris, pp. 247, 296 et 358. BnF Pièces originales 240, 5343, pièce 68 ; Pièces originales 241, 5354 pce 17.
167BEAUGEARD
Mariage
Nicole Henry.
Postérité
748- Jeanne Marie de Beaufort, épouse Edme Roslin, S.R., F.G.
- Catherine Charlotte de Beaufort, épouse de Jean de Boullongne, payeur des rentes,
premier commis des Finances, puis contrôleur général des Finances de 1757 à
7491759 .
- Nicole Élisabeth de Beaufort, épouse de Nicolas Robert Watelet, payeur des rentes,
750R.G. des fnances d’Orléans .
Carrière et affaires
Avocat en Parlement, directeur des affaires extraordinaires, sous-fermier des aides et
traitant au cours de la guerre de Succession d’Espagne, ce qui lui valut d’être taxé par
la Chambre de Justice en 1716, fermier général de 1721 à 1736.
Fortune
À son décès, sa fortune fut divisée en 3 lots de 293 966 lt. 8s. 4d. chaque, ce qui
751donne un capital de près de 900 000 lt.
752BEAUGEARD ( Pierre Marin)
Né en 1727 (ou 1728).
Décédé en 1792.
Origine sociale et milieu familia75l 3
r erPère : Pierre Beaugeard, s de la Pierre, décédé le 1 février 1751, le lendemain
t sse t tinhumé à S -Malo (p S -Servan), négociant à S -Malo, fls de Jacques Beaugeard,
rs  de Kerambourg et de Josseline Coulard.
Mère : Nicole Rouxel.
Frère et sœurs :
- Claude Beaugeard, mort le 15 avril 1764 à l’âge de 35 ans.
- Jeanne Françoise Beaugeard, décédée le 20 juillet 1772, à l’âge de 50 ans, qui épousa
ères esen 1 noces Louis Joseph Quesnel le 5 février 1743, et en 2 noces René Morin, le
6 septembre 1746.
- Michelle Perrine Beaugeard, religieuse au Calvaire à partir de 1749, sous le nom de
sœur Michelle Radegonde de Saint-Hilaire, décédée le 20 juillet 1772.
- Nicole Beaugeard, religieuse au Calvaire à partir de 1748, sous le nom de sœur
Nicole Marguerite de Saint-Benjamin.
- Françoise Nicole Beaugeard, qui épousa Nicolas Chesnard, le 19 février 1754.
748 Cf. notice.
749 Cf. notice ; Michel Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, op. cit., Paris, p. 48.
750 Cf. notice.
751 A.N. M.C., CXVII, 435, 24 décembre 1740, I.A.D. de Nicolas Robert Watelet, cote 31. Les minutes notariées
concernant de Beaufort furent toutes passées chez Dutartre (étude LVI), dont l’étude est gravement sinistrée pour
toute la période antérieure à 1760. Ces actes ont disparu avec tant d’autres qui concernent le monde des fnanciers et
leurs affaires.
752 Lettres de chevalier de Saint-Michel (Versailles, 23 septembre 1775), lettres de noblesse accordées à Beaugeard
(Fontainebleau, 1777).
753 Renseignements apportés par Claude-Youenn Roussel, chargé d’études au Musée de Morlaix, et tirés de l’abbé Paul
Paris-Jallabert, Anciens registres paroissiaux de Bretagne, Saint-Malo, Rennes, 1891 et suivantes, 11 volumes.
168BEAUGEARD
Mariage
er 754Marguerite Joséphine Avice, décédée à Saint-Malo, le 1 février 1784 .
755Postérité
- Nicolas Joseph Beaugeard, né vers 1755, décédé vers 1817, secrétaire des
Commandements de la Reine.
- Marie Perrine Marguerite Nicole Beaugeard, épouse de Jean-Baptiste Le Douarain
ssesgr de Lémo (p d’Augan, évêché de Saint-Malo).
- Marguerite Nicole Guillemette Beaugeard, épouse de Joseph François Marie Le
sseProvost sgr de La Voltais (p de Guer, évêché de Saint-Malo).
756- Jeanne Mélanie Beaugeard, décédée le 9 avril 1790 , épouse d’Isaïe Louis Ledet
de Segray, trésorier particulier des Invalides de la Marine et négociant à Saint-Malo
ie 757(raison sociale : Segray, Beaugeard et C ) , dont 5 enfants: 1) Pierre René, 2) Joseph
Marie, 3) Marc Antoine, 4) Emmanuel Marie et 5) Marguerite Marie Ledet de
Segray.
Carrière et affaires
758Bien que nommé trésorier général des États de Bretagne (1777-1789) , Pierre Marin
Beaugeard n’en demeurait pas moins un négociant intéressé dans de nombreux
armements sous la raison sociale Pierre Beaugeard et Desegray ou Segray, Beaugeard
ie759et C , à l’instar Magon de Lalande, son prédécesseur.
En 1792, la liste des affaires en cours donne un éclairage sur l’ampleur de ses activités:
ie1) un intérêt de 100 000 lt. dans 6 cargaisons de la C hollandaise des Indes orientales
en baie de Cadix (1785) ; 2) un intérêt de 2 000 lt. dans 2 navires pour Saint-Domingue
et Île de France (Chorau de Nantes) ; 3) des intérêts dans 6 navires pour Terre-Neuve
en 1784 (Guillemant et Bodinier/Ruellan de la Gallenenée, de Saint-Malo) ; 4) des
ieintérêts dans 6 navires pour la traite des nègres, armés par Romberg et C (Bruxelles
ie et Gand) ; 5) un intérêt dans 2 navires, armés par Segray, Beaugeard, fls et C ; 6)
des intérêts dans 6 corsaires en 1780 (de Benjamin Dubois, Michel, etc. de Nantes) ;
754 A.N. Y 13143, scellés après décès de Marguerite Joséphine Avice, épouse Beaugeard, du 9 avril 1790, six années
après l’événement, à la suite de l’interdiction de Pierre Marin Beaugeard, chevalier de l’ordre du Roi, par sentence du
présidial de Rennes, du 7 juin 1790. A.N. M.C., LVI, 371, 15 juillet 1790, I.A.D. de M. J. Avice.
755 Il faut compter 4 enfants naturels dont Anne Paris, dit Bernard, Anne Émilie et Aglaé Louise Scholastique Paris, qui
reçurent chacune 3 000 lt. de rentes viagères sur les têtes genevoises (A.N. M.C., XXXIII, 661, 20 novembre 1781),
et Alexis Louis Paris Bernard à qui revint 2 800 lt. de rentes viagères (A.N. M.C., LVI, 368, 26 février 1790).
756 A.N. Y 13143, scellés après décès du 9 avril 1790.
757 A.N. M.C., LVI, 371, 15 juillet 1790, I.A.D. de M.J. Avice (mention d’un écrit sous seing privé déclarant que Segray
avait reçu 200 000 lt. sur une dot de 300 000 lt.).
758 A.N. M.C., XLVIII, 237, 19 septembre 1776, Jean-Louis Cottin, banquier rendu caution de Beaugeard pour
100 000 lt. envers les États. A.N. M.C., XLVIII, 266, 10 mai 1781, Beaugeard remit à Cottin pour 100 000 lt. de
principaux de rentes et d’obligations en guise de remboursement du cautionnement. D’autres banquiers se portèrent
caution envers Beaugeard : Jean Henry Wilfelsheim, Pierre Rosée, Honoré Chaurand, Michel Portier, etc., ses associés
dans diverses parties fnancières et dans des affaires de négoce. Beaugeard s’installa à Paris dès 1777. Le comte de
Choiseul-Stainville lui loua pour 9 ans un hôtel, rue de Ménars (A.N. M.C., LVI, 310, 10 mai 1785).
759 En 1776, la société Pierre Beaugeard et Segray arma à Lorient le vaisseau « le Fitzjames », d’environ 1 000 tx, monté
de 20 canons de 8 livres et 2 de 12 livres, avec 175 hommes d’équipage sous le commandement du chevalier de
Villebrune. Il avait pour destination la Chine, en passant par l’île de France, Pondichéry, la côte de Coromandel et la
côte de Malabar. Ils empruntèrent 30 000 lt. (14 250 forins de Hollande) à la grosse aventure auprès Henri Lavabre
et Jean André Doerner, banquiers à Paris. Jean Texier, banquier à Amsterdam, était chargé du recouvrement pour le
compte des banquiers parisiens. Le même jour, Lavabre et Doerner prêtèrent pareille somme aux mêmes conditions
à Gabriel Bouffé, négociant banquier à Paris, pour l’armement de « l’ Aimable victoire » et frent appel au même Jean
Texier pour le recouvrement (A.N. M.C., XLVII, 288, 3 avril 1776, dépôt d’emprunts à la grosse aventure).
169BEAUGEARD
7) 20 000 lt. dans un navire pour la côte de Guinée, armé par Grandclos-Meslée et
iela C d’Ostende ; 8) un intérêt dans un navire pour la Chine, armé par
GrandclosMeslée ; 9) des intérêts dans des navires de Brillantais Marion (de Saint-Malo)
et d’Augustin Simon (de Nantes) ; 10) 12 000 lt. dans des navires pour la Côte
ied’Afrique et Saint-Domingue, armés par Feger et C (Bordeaux) ; 11) différents
intérêts dans des navires, armés à Cadix pour les colonies américaines, par
Lecouteulx de Cadix ; 12) 20 balles de toiles de Bretagne, envoyées par Segray,
ie ie Beaugeard fls et C à Lecouteulx et C ; 13) des achats de morues sèches à
SaintieMalo par Segray et C pour être expédiées à la Martinique (1786) ; 14) des intérêts
dans divers trafcs de sel et dans des chargements de foin, expédiés par Botereau et
ieC d’Amsterdam pour la Bretagne ; 15) un intérêt de 40 000 lt. dans un fonds de
760120 000 lt. pour une société de commerce avec Schalch de Bordeaux . Hormis
ses investissements dans des armements maritimes, il était également intéressé
pour 50 000 lt. dans le privilège des Carrosses de place de Paris et ses faubourgs,
pour 6 deniers dans la régie des facres, et pour 24 000 lt. dans une manufacture
de glaces en Grande-Bretagne. En outre, il était l’un des quatre bailleurs de fonds
de l’Académie royale de Musique au cours des années 1780 qui bénéfcia d’entrées
761à vie à l’Opéra de Paris .
Interdit en 1790, Louis Guiard, caissier de Beaugeard à la suite d’Olive, montra
aux commissaires des brouillards de la caisse et le Grand Livre, commençant le 27
mai 1789, fnissant le 8 avril 1790. La recette s’éleva à 153 289 739 lt. 8s. 5d., et la
dépense à 148 884 200 lt. 13s. 5d. L’excédent montait à 4 457 136 lt. 15s. Devant
les commissaires, Beaugeard déclara que les États de Bretagne lui devaient sur
l’ensemble des exercices, 748 000 lt., que son actif, comprenant les affaires de sa
place de trésorier général des États de Bretagne et ses transactions commerciales,
etc. pouvait être évalué à 30 000 000 lt., et qu’une fois toutes les affaires liquidées,
il lui resterait encore 19 000 000 lt. net. Parlant de ses enfants, il leur assurait
762à chacun 60 000 lt. de rentes . Son inventaire après décès ne mentionne pas
d’autre bien immeuble qu’une maison bourgeoise à Antony, près Massy-Palaiseau,
763acquise en 1783 moyennant 50 000 lt.
Affliation
Pierre Marin Beaugeard était membre des loges maçonniques suivantes : « Les
tAmis réunis » (1776), « La Fidélité » (1778), « S -Jean d’Écosse du Contrat social »
(1781-1782), « La Société Olympique » (1786). Membre à partir du 14 avril 1786 de
764la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes en 1780 . Son fls,
tNicolas Joseph Beaugeard, fut membre de la loge «S -Jean d’Écosse du Contrat
765social »(1782) .
760 A.N. M.C., LVI, 371,15 juillet 1790.
e761 Émile Campardon, L’Académie royale de Musique au xviii siècle, Genève, Slatkine Reprints, 1970 (réimpression
de l’édition de 1884, à Paris), 2 tomes en 1 volume, 413-409 pages. Parmi les autres bailleurs de fonds fguraient
Modenx de Saint-Waast et Riboutté (cf. notices).
762 A.N. Y 13143 du 9 avril 1790.
763 A.N. M.C., LVI, 287, 23 mai 1783, acte d’acquisition.
764 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
765 Alain Le Bihan, Les Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 60 ; Pierre Chevallier, Histoire
170BEAUJON
Distinctions honorifques
766Chevalier de l’Ordre de St-Michel en 1775 .
BEAUJON (Nicolas, l’aîné)
sse t sse t erNé à Bordeaux, p S -Pierre, le 28 février 1718, baptisé sur la p S -André, le 1  mars
1718.
767Décédé à Paris, en son hôtel d’Évreux, le 20 décembre 1786 .
Origine sociale et milieu familial
768Père : Jean (II) Beaujon, négociant et bourgeois de Bordeaux , fls de Jean (I)
Beaujon, dit de Seilhan, bourgeois et jurat de Lagruère, et d’Esther de Massac (mariés
à Tonneins dans la RPR en 1682), petit-fls de Pierre Beaujon, notaire à Grateloup, et
769de Rose Vidouse, arrière-petit-fls de Samuel Beaujon, notaire du même lieu .
de Saint-Jean d’Écosse du Contrat Social, mère loge Écossaise de France, Paris, Éditions Ivoire Claire, 2002, 397 pages, p.
374.
766 Comte de Colleville et François de Saint-Christo, Les Ordres du Roi. Répertoire général contenant les noms et qualités de
tous les chevaliers des ordres royaux militaires et chevaleresques ayant existé en France de 1099 à 1830,…, avec une histoire des
ieOrdres du Saint-Esprit, de Saint-Michel, de Saint-Louis, etc., Paris, Jouve et C , s.d., pp. 140-145.
767 Beaujon a fait l’objet d’un ouvrage qui n’a utilisé ni les sources notariées parisiennes, ni celles de la Chambre des
1Comptes et de la Maison du Roi (série P et sous-série O ) aux Archives nationales. Il est cependant digne d’intérêt
pour ses renseignements sur la jeunesse de Beaujon à Bordeaux, et précieux pour l’historien qui touche aux domaines
ede l’histoire de l’art, des mœurs et des œuvres de bienfaisance du xviii siècle. Il s’agit du livre d’André Masson, Un
mécène bordelais, Nicolas Beaujon, 1718-1786, Bordeaux, 1937, 218 pages. En complément, il faut consulter Gustave
ieLabat, Nicolas Beaujon (1718-1786) et les tableaux de la Chambre de commerce de Bordeaux, Bordeaux, F. Pech et C , 29
pages (cote BCMN, annexe de Flore, 3 H 0734). Sur la Folie Beaujon, il faut notamment se reporter à l’ouvrage de
Paul Jarry, Cénacles et vieux logis parisiens, Paris, pp. 91 à 108. Voir également les maigres informations dans Pierre
Meller, Armorial du Bordelais. Sénéchaussées de Bordeaux, Bazas et Libourne, Paris-Bordeaux, 1906, 3 volumes, tome
I, p. 83. Par contre, la contribution de Sivia Marzagalli au sujet des ancêtres de Nicolas Beaujon, citant des sources
de première main tirées des Archives départementales de Gironde et du Lot-et-Garonne, est incontournable (Silvia
Marzagalli, « De Grateloup à l’Élysée, en passant par Bordeaux : ascension sociale et mobilité de la famille Beaujon au
e e e exvii -xviii siècles », in Silvia Marzagalli et Hubert Bonin, dir., Négoce, Ports et Océans xvi -xx siècles. Mélanges offerts
à Paul Butel, Bordeaux, PUB, 2000, 454 pages, pp. 15-28). Quelques renseignements concernant d’autres branches
ede la famille Beaujon dans Paul Butel, La croissance commerciale bordelaise dans la seconde moitié du xviii siècle, thèse de
doctorat d’État, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, 1973, 2 volumes, LXX-1164+258+156+40 pages.
768 Jean Beaujon épousa Thérèse Delmestre le 2 octobre 1713 à l’église Saint-Vincent de Mérignac (fançailles célébrées
Een l’église St-Pierre le 27 juin 1713 cité par Silvia Marzagalli, op. cit., p. 20 : A.D. Gironde, 3  8656 f° 511). Opulent
négociant en grains, il s’est particulièrement illustré pour avoir évité à Bordeaux les disettes de 1713 et 1727. Il institua
Nicolas Beaujon, son fls aîné, chef de famille et son légataire universe; à cl harge pour lui de payer 90 000 lt. à sa sœur
eRose Raymonde, épouse de L. Balan, et à chacun de ses frères, au total: 2 70 000 lt. Le testament reçu par M Bolle,
Enotaire à Bordeaux, le 21 septembre 1744 (A.D. Gironde 3 24969), est cité par André Masson, op. cit., p. 20, et par
Silvia Marzagalli, op. cit., p. 22. Jean Beaujon décéda à Bordeaux le 10 juin 1745.
769 La famille Beaujon est originaire de Grateloup, une petite bourgade proche de Tonneins en Agenais. Comme la très
large majorité de la population de cet endroit, les Beaujon étaient protestants. Sous l’effet de la révocation de l’Édit de
Nantes, cette famille se dispersa. L’ancêtre commun, Pierre Beaujon, notaire à Grateloup, fut l’auteur de 3 branches.
eSon fls aîné, Samuel Beaujon, épousa Jeanne Dreme et eut 9 enfants, dont Jean, qui partit pour la Louisiane. Le 2
fls, Jean (I) Beaujon, a eu 3 enfants: 1) Pierre Beaujon du Seilhan, qui épousa Marie Gamel, et qui eut au moins 7
enfants, dont Pierre Beaujon (1731-1786), négociant à Bordeaux, qui eut Petit pour associé; 2 ) Anne Beaujon, qui
épousa Pierre de La Barrière ; 3) Jean (II) Beaujon, qui épousa Thérèse Delmestre, dont Nicolas Beaujon, les deux
eJean Nicolas Beaujon, et Rose Beaujon, épouse de Louis Balan. La 3 branche fut représentée par Jacques Beaujon,
le dernier fls de Pierre ; il émigra d’abord à Londres où il épousa, en 1689, Louise Foucault, issue d’une famille
poitevine. Le couple s’installa ensuite à Amsterdam. Ils y eurent 7 enfants, dont Jean Jacques Beaujon (1696-1743).
Cf. Silvia Marzagalli, op. cit., pp. 17-19 et 27. Paul Butel ne s’attarda pas dans sa thèse sur Nicolas Beaujon, il évoqua
Jean Beaujon, gros négociant en vins à Bordeaux (vers 1753), dont le commerce était principalement tourné vers la
Hollande et l’Europe du Nord, et de Pierre Beaujon, associé à Jacques Petit dans le commerce de céréales, de prunes
et de vin du Haut-pays (Cahors) de 1751 à 1783 (cf. P. Butel, op. cit., tome I, pp. 412-417, 445, 471).
171BEAUJON
Mère : Thérèse Delmestre, décédée à Bordeaux le 13 mai 1730.
Frères et sœur :
- Jean Nicolas Beaujon du Seilhan, Receveur payeur ancien, alternatif et triennal des
gages, augmentations des gages et autres droits de MM. les offciers de la Chambre
des Comptes à Paris (voir notice suivante).
- Jean Nicolas Beaujon, né à Bordeaux le 10 octobre 1723 et baptisé le lendemain
t tà l’église S-André, décédé à Paris, au 331, rue S-Honoré, le 3 août 1790, avocat
770général à la Cour des Aides de Bordeaux (1750-1759) , généalogiste des Ordres du
771 772Roi (1758) , et censeur royal , décédé sans alliance ni postérité.
- Rose Raymonde Beaujon, épouse de Louis Balan, conseiller à la Cour des Aides de
Bordeaux, dont 2 enfants survécurent: 1 ) Jacques Bernard Balan, conseiller à la Cour
des Aides de Paris (demeurant chez son oncle, hôtel d’Évreux) ; 2) Catherine Balan,
épouse de Pierre Carteau, offcier puis capitaine de la marine marchande, S.R. en la
773Grande chancellerie de France, à la suite de Nicolas Beaujon .
Mariage
Louise Élisabeth Bontemps (flle de Louis Bontemps, l’un des premiers valets de
Chambre ordinaires du Roi, gouverneur du palais des Tuileries, capitaine des chasses
de la Varenne des Tuileries et chevalier des Ordres royaux militaires et hospitaliers de
tNotre-Dame de Montcarmel et de S -Lazare de Jérusalem, et Marie Belon son épouse) ;
contrat de mariage du 21/22 octobre 1753, sous le régime de la communauté d’après
774la coutume de Paris . Les signataires du contrat de mariage furent: l a famille royale,
la marquise de la Pompadour, Machault d’Arnouville, garde de Sceaux et contrôleur
général des Finances, d’Argenson, ministre et secrétaire d’État au département de la
Guerre, Rouillé, ministre et secrétaire d’État au département de la Marine, le comte
de Saint-Florentin, ministre, Anonyme Bontemps, l’un des premiers valets (...), son
frère, Louise Belon veuve de Toussaint Watar, sous-fermier, et Ange Laurent Lalive
de Jully, cousin germain. Les amis communs étaient Lamouroux de Saint-Julien,
R.G. des fnances de Moulins, Gratien Drouilhet, R.G. des fnances de La Rochelle,
et Pascaud, député de La Rochelle au Conseil de Commerce (cf. notices).
Postérité
Sans.
770 Apparemment, c’est cette charge qu’il a vendu à Thomas Plassan, par acte passé devant Patu, notaire à Paris (étude
XLVIII), le 10 avril 1759 (document en défcit).
771 La charge de généalogiste des ordres du Roi fut vendue à Jean Nicolas Beaujon par Nicolas Pascal Clairambault au
moyen d’un contrat passé devant Patu, notaire à Paris (étude XLVIII), le 6 avril 1758 (document en défcit). A.N. M
272 (titres généalogiques), le 7 avril 1758, il fut nommé à la place de Pascal Clairambault.
772 William Hanley, A biographical dictionary of French censors, 1742-1789, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude
edu xviii siècle, 2005, tome 1, pp. 112-117 ; A.N. M.C., CXVII, 951, 24 décembre 1790, liquidation de la succession
entre Jean Nicolas Beaujon du Seilhan et ses neveu et nièce.
2773 A.N. V 46, du 29 août 1787 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. Originaire de Bordeaux (baptisé
ssele 12 mars 1743, p St-Pierre de Gradignan), il était le fls de Jean Bernard Carteau, avocat en Parlement, bourgeois
de Bordeaux, et de Marie Anne Andrieu.
774 A.N. T 306, Contrat de mariage en date du 21 et 22 octobre 1753 devant Patu et Dutartre qui en a la minute, extrait
délivré par Picquais. Par bonheur, le contrat de mariage nous est parvenu car les minutes de ces 2 notaires – pour cette
période – ont été détruites. Louise Élisabeth Bontemps avait pour frère et sœur Anonyme Bontemps et Honorée Marie
Marguerite Bontemps, épouse (en 1757) de Christophe Jacques Tessier, intendant et contrôleur général des Écuries
du Roi, F.G. de 1761 à 1780, fls de Pierre Christophe Tessier sgr de Septeuil, intendant (...) des Écuries du Roi, et
maître de la Chambre aux deniers (voir leurs notices).
172BEAUJON
Carrière et affaires
Négociant en grains (1746-1748) à Bordeaux, et fournisseur des vivres et munitions
775au Canada (avril 1746-1748) , il continua à participer au commerce international
jusqu’en 1760. Dès le début des années 1750, il s’associa avec un négociant d’origine
776hollandaise, Pierre François Goossens , sous la raison de Goossens et Cie ainsi que
777sous celle de Beaujon, Goossens et Cie . Il est ensuite : l’un des 6 directeurs du
775 A. Masson, op. cit, p. 22 ; F.-X. Garneau, Histoire du Canada, Paris, Alcan, 1913-1920, 2 volumes, tome II, p. 103 ;
eJoseph Benzacar, « Le pain à Bordeaux (xviii siècle) », in Revue économique de Bordeaux, 1905, p. 29 ; Marcel Marion,
« Une famine en Guyenne (1747-1748)» , in Revue historique, 1891, pp. 241-287 ; J.-A. Brutails, « Tourny et Machault, et
une crise des subsistances », Revue historique de Bordeaux, 1915, pp. 68-71. Georges Afanassiev, Le commerce des céréales
e eau xviii siècle, Paris, Picard, 1894 ; A. Communay, Les grands négociants Bordelais au xviii siècle, Bordeaux, 1888, p.
70. Dès 1740, Nicolas Beaujon avait été envoyé par son père en Bretagne pour y effectuer des achats de céréales pour
ravitailler le Limousin sous les ordres d’Aubert de Tourny, intendant de cette dernière généralité. Nicolas Beaujon
s’illustra encore en fournissant massivement des céréales en provenance d’Amsterdam et de la Baltique lors de la
disette du début de l’année 1748, la Bretagne, étant elle-même fortement touchée, faisant défaut. À cet effet, il avait
formé une société avec le fermier général Étienne Michel Bouret, protégé de Machault d’Arnouville, Delmestre jeune
et Guillaume Jarreau, ses parents, tous deux négociants. Au plus fort de la crise frumentaire, plusieurs conseillers du
Parlement de Bordeaux tentèrent en mai 1748 de ternir l’image de Beaujon afn de nuire à son protecteur immédiat
Aubert de Tourny, devenu entre-temps intendant de la Guyenne. Après quelques péripéties, et avec l’appui de
Machault d’Arnouville, la cabale cessa et les auteurs furent réprimandés. Il n’empêche que Beaujon, bien que loué par
la Chambre de commerce, véhicula pour un temps l’image d’accapareur.
Nicolas Beaujon comptait deux associés pour l’approisionnement de Bordeaux en céréales et farines: S imon Jauge,
dont un fls épousa une flle de Jean Louis Cottin, banquier à Paris et fournisseur aux armées ( cf. notice Jean Cottin),
et Jacques Ribes.
776 Beaujon eut pour associé Pierre François Goossens ; ce dernier, issu d’une famille néerlandaise, de confession
catholique et célibataire, était né à Bilbao vers 1701 ou 1702. Il s’établit à Paris comme négociant vers 1743 et se
ft naturaliser peu de temps après (A.N. P 2593 f° 21v° du 29 février 1744, lettres de naturalité). À Bilbao, il laissa
6un frère, Jean Henry Goossens, qui y mourut le 17 décembre 1777 (Arch. de Paris DC 11 f° 21v°). Ce dernier était
ieégalement négociant ; dès 1750, il était un agent de la C d’Assurances maritimes de Paris à Bilbao. Nous n’avons que
peu de renseignements concernant la famille Goossens à Bilbao; u ne étude approfondie serait bien utile. L’état actuel
des recherches ne permet pas de déterminer s’il y avait une quelconque parenté entre la famille Goossens de Bilbao
et un certain Jean Goossen(s), Hollandais résidant à Arkhangelsk, seul port de la Moscovie en 1669, et dont le fls
Daniel demeurait à Amsterdam. Cette famille, en rapport avec Colbert – de 1669 à 1671 tout au moins – connaissait
parfaitement le commerce balte et russe et incitait la France à former une Compagnie de commerce du Nord; J ean
Goossen envoya pluisieurs rapports à ce sujet (cf. BnF Mss. fr. Mélanges Colbert, 153). Le projet proposé par Jean
Goossen échoua fnalement dans des circonstances inconnues ; faillite ou des raisons religieuses frent elles obstacle?
eLes Goossens du xviii siècle étaient tout autant versés dans le commerce avec Riga et les ports de la Baltique.
ères es777 Chargé en 1749 par Marie Boesnier, veuve en 1 noces de Jean Babaud, et en 2 noces de Jacques Masson de
Guerigny, comme intéressé dans les fournitures de la marine, de percevoir les émoluments pour la moitié qui
èreappartenait à la 1 succession de l’offce de receveur général des fnances de Lorraine, dont était pourvu Mathieu,
eet des intérêts sur le prix de vente à Babaud de la Chaussade de la moitié qui appartenait à la 2 succession dans les
forges de Guerigny (A.N. M.C., LXXXIV, 438, 16 juillet 1749, procuration), Pierre François Goossens participa aux
sociétés de fourniture des bois de marine avec Babaud de la Chaussade et Gabriel Michel ( cf. notice) durant les années
1750-1751 . Dès 1755, Goossens réapparut aux côtés de Gabriel Michel. Cette même année, Jean-Baptiste Vandenyver
apparut aux côtés de Goossens comme teneur des livres (A.N. M.C., LXXXIV, 455, 4 décembre 1755, procuration).
ieLa société Beaujon, Goossens et C a fourni la Marine jusqu’en 1759 et avait pour associé les marchands banquiers
ied’Amsterdam Hope et C°. Après le retrait de Beaujon, Goossens et C , Thomas et Adrien Hope continuèrent seuls
la fourniture de matériaux en provenance de la Baltique pour la Marine. En 1769, ils furent écartés par Dujardin
ode Ruzé (cf. notice). Voir également : Martin Gerbertius Buist, At spes non fracta: H ope and C , 1770-1815, merchant
bankers and diplomatics, La Haye, Nijhof (Bank Mees & Hope N.V.), 1974, VIII-716 pages, p. 197 et passim. Dès le
début des années 1750, Nicolas Beaujon et Pierre François Goossens s’associèrent aux opérations de commerce avec
plusieurs négociants canadiens installés à La Rochelle. Ils travaillèrent ainsi avec Michel Rodrigue, un négociant
venu de Louisbourg, pour le commerce avec le Canada et les Indes orientales, ainsi que pour la pëche de poissons
de mer froide (A.N. M.C., LXXXIII, 415, 22 juillet 1750), et ultérieurement avec Pierre Boudet, entre 1753 et 1759
(voir : A. Communay, op. cit., pp. 79-80). À cette même époque, Goossens expédiait du tabac américain à
SaintPetersbourg. Ses origines facilitèrent grandement ses opérations commerciales dans la Baltique et la capitale des
173BEAUJON
commerce de Guyenne (1er mai 1748/1er mai 1750) ; l’un des deux juges consuls de
778la ville de Bordeaux (1er mai 1750/1er mai 1751) ; l’un des directeurs de la Caisse
d’Escompte 1767 ; receveur général des fnances alternatif mi-triennal de La Rochelle
779 780(1756-1780) ; un des 12 receveurs généraux des fnances (1780-1781) ; receveur
781général des fnances alternatif mi-triennal de Rouen (1782-1786) ; conseiller
782 783d’État (1759-1786) ; banquier de la Cour (de 1769 à 1778) ; Secrétaire du Roi
Tsars, traditionnellement une chasse gardée pour le commerce anglo-néerlandais (voir : Jacob M. Price, France and
the Chesapeak : a history of the French tobacco monopoly, 1674-1791, and of its relationship to the british and american tobacco
trades, Ann Arbor, University of Michigan press, 1973, 2 volumes, tome 1, pp. 393-397; J ohn-F. Bosher, « Financing
iethe french navy in the seven years war: B eaujon, Goossens et C in 1759 », in Business History, 28, 3-1786, p. 118 et
passim). En 1756, ne perdant pas de vue ses intérêts dans les fournitures pour la Marine, Goossens entra en société
avec Simon Gilly (voir notice) et Joseph Tapret, dans la régie de la Correspondance générale et publique (Arch. de Paris
6D 3B  59 du 6 décembre 1758 modifant un acte du 3 septembre 1756, le notaire de cette société était Vanin). Dès la
fn 1757, Pierre François Goossens fut prié par Peyrenc de Moras, secrétaire d’État au département de la Marine, de
ravitailler le Canada de 400 tx de blés du Nord, 400 tx de riz ainsi que de 8 à 900 barils de cochon frais et de porc
ie iesalé. Parmi les agents de Beaujon, Goossens et C fgurait Perville, Salles et C de Dunkerque. Certaines cargaisons
7destinées au Canada furent transportées sur des navires espagnols (A.N. Marine C 123, dossier Goossens ; A.N.
1ACol B 108 f° 94; A .N. F 42). À cette même époque, en février 1757, Beaujon et Goosssens proposèrent à Peyrenc de
Moras un emprunt de 20 millions par actions au proft de la Marine royale (A.N. Marine G 132). À titre personnel,
ils avancèrent des sommes considérables pour le servicce de la Marine : 1,5 million en mars 1758, 3 millions le 27
décembre 1758, un demi million pour les fortifcations au Canada, et 2 millions au Trésor royal le 7 février 1759
(A.N. M.C., LX, 327, 24 octobre 1759, I.A.D. de Marcellin François Zacharie de Selle, cf. notice). En tout, Beaujon,
ieGoossens et C aurait avancé 44 000 000 lt. au Roi, dont 36 000 000 lt. pour le service de la Marine (John-F. Bosher,
ie« Financing the french navy in the seven years war: B eaujon, Goossens et C in 1759 », art. cit., p. 118). Après la
suspension des remboursements de capitaux payables par le Trésor royal et la Caisse d’Amortissement, par arrêt
iedu Conseil du 21 octobre 1759 sur décision de Silhouette, et celle de Beaujon, Goossens et C protégé par arrêt
du Conseil du 14 novembre 1759 (A.N. E* 1347/C, le 19 février 1760 n° 14-15, arrêt cassant plusieurs jugements
de la justice consulaire et donnant surséance à la société), Pierre François Goossens laissa sa maison de banque à
er ieJean-Baptiste Vandenyver (cf. notice) à partir du 1 janvier 1760 sous la raison Vandenyver frères et C pour 6 ans.
Goossens n’était conserva un intérêt en commandite (A.N. M.C., XLVIII, 108, 6 mars 1760, déclaration). Le compte
de la société établie entre Beaujon et Goosssens, déposé chez Patu, notaire à Paris (étude XLVIII), le 30 mars 1759,
est en défcit. En 1767, Pierre François Goossens demeurait à Madrid et était devenu conseiller royal des Finances
de S.M. catholique, trésorier général de la Guerre. (A.N. M.C., VII, 374, 5 décembre 1767, transport de rentes en
présence de Vandenyver et Nicolas Beaujon).
778 A. Masson, op. cit., pp. 27 et 32. En sa qualité de directeur, Beaujon négocia avec le fermier général Helvétius, en
tournée en Guyenne, les problèmes douaniers. Ce fut encore lui qui en tant que juge consul adressa les félicitations de
la Chambre, le 10 décembre 1750, à Machault d’Arnouville, l’un de ses protecteurs, à sa nomination comme garde de
Sceaux.
1779 A.N. V 391, du 5 mars 1756 ; A.N. P 2720 du 9 mars 1756 ; A.N. P 2471 f° 90r°-93r°. Le traité d’offce eut lieu entre
la veuve de Gratien Drouilhet, ancien ami, et Beaujon, devant Patu, notaire, le 20 février 1756 (en défcit).
1780 A.N. P 2519 f° 194v°-196v° du 3 juin 1780; A .N. O 124 f° 306, commission de receveur général des fnances (du
même jour).
1 ères781 A.N. V  506 du 12 décembre 1781 moyennant 940 000 lt. A.N. M.C., XLVIII, 264, 22 mars 1781, 1 conventions
entre Beaujon et Bertrand Dufresne, receveur payeur des gages (...) de la Chambre des Comptes de Paris et premier
commis des Finances relativement à l’adjonction et survivance accordée, sur la demande de Beaujon, à la place de l’un
des 12 receveurs généraux, sous la condition qu’il cédât son offce de payeur des gages (...) à Jean Guillaume, caissier
es de Beaujon. A.N. M.C., XLVIII, 271, 14 mars 1782, 2 conventions entre les mêmes concernant la survivance de
Dufresne pour l’offce de receveur général des fnances de Rouen et celle de Guillaume pour celui de payeur des gages
(...) de la Chambre des Comptes.
1782 A.N. O  114 f° 1057, brevet de conseiller d’État du 18 novembre 1759.
783 Il est très diffcile de connaître l’année de sa nomination au titre de banquier de la Cour. Ce fut Jean-Joseph Laborde
qui s’occupa de la trésorerie des affaires étrangères de 1759 à 1763, mais les banquiers de la Cour avaient d’autres
tâches plus occultes. Beaujon fut qualifé de ce titre sur des mémoires par lui fournies à la demande des contrôleurs
généraux des Finances de 1761 à 1763, dont L’Averdy (BnF Mss. fr. 11347, Mémoire sur le rétablissement des Finances
(côté A1-A3). « Ces mémoires n’ont été donnés le 17 décembre 1763, par Beaujon, receveur général de La Rochelle, et
banquier de la Cour (...) » et Mémoire sur les banquiers de la Cour « M’a été donné par M. Beaujon, le 20 décembre 1763.
174BEAUJON
784en la Grande chancellerie de France (1766-1786) ; trésorier général triennal de
785l’Ordre royal et militaire de St-Louis (1771) ; lieutenant de la Varenne du Louvre
786(1773) .
Fortune
La dot de Louise Élisabeth Bontemps s’élevait à 50 000 lt. dont un tiers était destiné
à entrer dans la communauté. Les biens du futur consistaient en biens meubles et
immeubles d’une part, et en effets de commerce d’autre part, l’ensemble pour un
787montant total de 490 000 lt.
Les immeubles étaient composés d’un hôtel à Bordeaux, rue du Parlement (60 000 lt.),
sseet d’un bien de campagne, p de Talunce près de Bordeaux (60 000 lt.).
La valeur des meubles meublants s’élevait à 10 000 lt.
Les effets en nature dans le commerce comprenaien: 1t ) un tiers d’intérêt sur le
navire « Le Léopard » destiné à la côte de Saint-Domingue (60 000 lt.) ; 2) un tiers sur
la cargaison du navire « Le Dauphin », partant de Dieppe pour Québec (24 000 lt.) ;
es3) 5/12 sur la cargaison du navire « L’Espoir » pour la côte de Guinée (38 000 lt.) ;
4) une créance sur la Marine (21 000 lt.) ; 5) une créance sur la province de Guyenne,
liquidée par arrêt du Conseil (174 000 lt.) ; 6) 169 600 lt. en deniers comptants et
effets diver; 7s ) 3 000 lt. de rentes viagères sur l’hôtel de la Bourse de marchands de
Bordeaux (30 000 lt.).
788La fortune de Nicolas Beaujon, à son décès , était considérable. La masse générale
de la succession montait à 8 942 036 lt. 10s. 10d. Les dettes passives montaient à 1 687
860 lt. 17s. 7d. Déductions faites, sa fortune s’élevait à la somme 7 254 175 lt. 13s. 3d.
Il l’avait donné au contrôle général en juillet même année »).
Cependant Jean-Joseph Laborde était seul qualifé de ce titre en 1767 à la création de la Caisse d’Escompte. Beaujon
est de toute manière activement le banquier de la Cour sous l’abbé Terray et ses successeurs, alors qu’il était haï du duc
de Choiseul-Stainville. Ce dernier le jugea sévèrement pour charger d’autant plus Berryer : « trompé par un coquin de
banquier nommé Beaujon, lequel a cependant toujours conservé malgré ses friponneries du crédit à la Cour» ( 1765),
voir Mémoires du duc de Choiseul (1719-1785), Paris, Plon, 1904, p. 405-406. Il fut en la qualité de banquier de la
me meCour, de la même façon celui de M du Barry à qui il avança 6 375 559 lt. (J.A. Le Roi, Curiosités historiques sur... M
ieDubarry, Paris, Plon, 1864, p. 268). Jean-Baptiste Vandenyver père, ancien caissier de Beaujon Goossens et C , prit
mele relais au décès de Beaujon comme banquier de M du Barry en 1789 (A.N. D VIII 3, dossier 6, pièce 136, cité par
meBouchary, Les manieurs d’argent (...), tome 1, pp. 146-147 ; Ch. Vatel, M du Barry, tome III, p. 231, interrogatoire, du
me me30 octobre 1793, de M du Barry. Vandenyver et M du Barry furent condamnés par le tribunal révolutionnaire).
Cf. notice Vandenyver.
2784 A.N. V 44 du 2 avril 1766 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. L’offce fut saisi réellement sur
Jacques Accarias de Sérionne.
785 A.N. M.C., LV, 76, 2 janvier 1787. I.A.D., mention de lettres de provisions du 24 mars 1771 et d’une quittance de
100 000 lt. Il le fut très brièvement, suite à un traité d’offce entre Bergeret et de Selle de la Garéjade; c e fut ce dernier
qui, fnalement, eut l’offce en titre. Beaujon obtint le titre honoraire.
1786 A.N. O  120 f° 7, commission du 6 janvier 1773.
787 A.N. T 306, contrat de mariage des 21 et 22 octobre 1753. Louise Élisabeth Bontemps décéda le 11 décembre
1769 sans avoir laissé de postérité. D’après le contrat de mariage, Nicolas Beaujon était en mesure de rembourser
intégralement la dot aux ayants droit collatéraux sans leur tenir compte des conquêts de la communauté. Devant
Lepot d’Auteuil, A.N. M.C., LIII, 461, 8 février 1770, Beaujon procéda à la liquidation des reprises de son épouse.
788 A.N. Y 12694/B, scellés après décès du 20 décembre 1786 ; A.N. M.C., LV, 76, 29 janvier 1787, I.A.D. de Nicolas
Beaujon. A.N. M.C., LV, 78, 8 mai 1787, compte de clerc à maître pour les exercices de son offce de receveur général
des fnances de Rouen. Le testament fut reçu par Griveau, le 13 septembre 1786 (A.N. M.C., LIII, 613), et le codicille
par Rousseau et Castel le 13 septembre 1786 (A.N. M.C., LXXIX, 270). Les exécuteurs testamentaires nommés se
trouvaient parmi les proches de Nicolas Beaujon : Chrétien François de Lamoignon, président du Parlement de Paris,
Jean Guillaume, payeur des gages (...) de la Chambre des comptes, son ancien caissier, et Nicolas Louis Griveau,
notaire. A.N. M.C., CXVIII, 937, 14 mars 1788, partage de succession.
175BEAUJON
L’énumération de l’actif aurait été bien trop longue pour fgurer ici au complet. Il est
néanmoins intéressant d’en fournir quelques aspects. Parmi les biens immobiliers
789fguraient  :
790- l’hôtel d’Évreux , dont Beaujon garda l’usufruit jusqu’à son décès, fut vendu à
Joseph Duruey, banquier de la Cour, le 12 août 1786 pour le compte du Roi moyennant
7911 100 000 lt.
- la « Chartreuse », fbg du Roule, vendue par adjudication du 31 mai 1780 par la
792direction des créanciers de Charles Chatelain , devant laquelle Nicolas Beaujon
789 La maison de campagne à Issy – proche du château du prince de Conti – qui est actuellement la mairie
d’Issy-lesMoulineaux fut vendue en 1784 par Nicolas Beaujon à la duchesse de l’Infantado, moyennant à peu près 600 000 lt.
(cf.  : A.N. M.C., LV, 76, 29 janvier 1787, I.A.D.).
790 Il s’agit de l’actuel palais de l’Élysée. A.N. M.C., LIII, 500, 2 octobre 1774, vente de l’hôtel à Beaujon, moyennant
1 000 000 lt. Auparavant, l’hôtel avait été la propriété de la marquise de Pompadour. Cette dernière légua son hôtel à
Louis XV avec le vœux qu’il fut affecté ultérieurement au comte de Provence (A.N. M.C., XCI, 1013, 16 avril 1764,
testament). Acceptant ce legs, Louis XV indemnisa le marquis de Marigny pour une somme de 750 000 lt. par l’arrêt
du Conseil du 18 septembre 1765 (A.N. M.C., CXV, 773, 10 décembre 1765). Cet hôtel servit dès lors d’appartement
pour les ambassadeurs extraordinaires envoyés à la cour de France. Des remaniements furent effectués par Souffot
et le grand appartement du corps central devint une salle d’exposition des tableaux de Vernet ayant pour thème les
1différents ports de France, ouverte au public éclairé (A.N. O 1579 pièces 187-188, 198, 208). De ce fait, l’hôtel des
ambassadeurs extraordinaires était devenu une annexe du Garde-meuble de la Couronne jusqu’à sa vente du 2 octobre
1774.
791 A.N. M.C., LIII, 612, 12 août 1786, vente de Beaujon à Joseph Duruey, banquier de la cour agissant au nom de
Louis XVI. C’est de fait une rétrocession de l’hôtel à la Couronne. Derechef l’hôtel fut affecté aux ambassadeurs
extraordinaires et aux têtes couronnées de visite en France. Louis XVI revendit presque aussitôt cet hôtel à Bathilde
de Bourbon, duchesse de Bourbon, moyennant le même prix. Cet hôtel servit de remploi de dot. L’acquisition se ft
devant notaires le 18 juillet 1787 (étude XCII, 927) et ne fut entièrement payée qu’en mars 1790. La duchesse de
Bourbon était la mère du duc d’Enghien et la sœur de Philippe-Égalité, duc d’Orléans. Elle manqua d’être guillotinée
sous la Terreur. Sauvée par les événements du 9 thermidor an ii, elle fut exilée de France suite à la loi du 9 fructidor an
v (5 septembre 1797), ordonnant la déportation de tous les membres restants de la famille royale. Son hôtel fut vendu
comme bien national le 29 ventôse an vi, à l’architecte Jean Rouvin prête-nom d’Augustin Benoît Howyn négociant à
3Courtrai, déjà locataire, moyennant 10 300 000 lt. assignats (A.N. O 935). Le palais de l’Élysée-Bourbon fut alors
couramment appelé l’Élysée. Howyn ouvrit la bibliothèque Beaujon et organisa de brillantes fêtes (Gilles-Antoine
Langlois, Folies, Tivolis et attractions. Les premiers parcs de loisirs à Paris, Paris, D.A.A.V.P., 1991, p. 148 et passim ;
Robert de Courcel, « L’hôtel Beaujon, 1786-1788 », in Bulletin de la Société de l’Histoire de Paris et de l’Île-de-France, tome
62 (1935), pp. 130-134 – tout le numéro est consacré au palais de l’Élysée – ; Jean Coural, L’Élysée. Rue du
FaubourgSaint-Honoré, Paris, D.A.A.V.P., 1994, 154 pages ; voir également dans Béatrice de Andia et Dominique Fernandès,
directeurs, Rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris, D.A.A.V.P., 1994, 430 pages, les arcticles d’Alexandre Gady au sujet
de la folie Beaujon, pp. 354-362, de Marc Lauro, concernant l’hospice Beaujon, pp. 399-404, et de Thierry Claeys
concernant la biographie de Nicolas Beaujon, p. 363).
792 La « Chartreuse » avait été acquise par Nicolas Beaujon sous le nom du procureur J.-B. Barré – l’équivalent d’un avoué
sous l’Ancien Régime – suivant un arrêt de la Cour des Aides de Paris du 31 mai 1781 et la déclaration faite par ce
dernier à son proft suivant un acte passé devant Lepot d’Auteuil, notaire, du 24 avril 1781 (étude LIII). Voir : A.N.
M.C., LIII, 552, 7 juin 1780, déclaration de J.-B. Barré, procureur au Châtelet au proft de Nicolas Beaujon au prix
de 59 000 lt. ; la superfcie de la maison et du jardin contenait 5 arpents, 46 perches et une terre de 24 septiers. A.N.
M.C., LIII, 560, 16 juillet 1781, marché entre Nicolas Beaujon, Latuile, maître maçon, et Girardin, architecte, pour
la construction sur le terrain vague de la Chartreuse d’un bâtiment d’une valeur de 85 000 lt. (quittances : A.N.
M.C., LIII, 564, 18 octobre 1781 ; A.N. M.C., LIII, 585, 11 janvier 1783). Ce bâtiment était destiné à la fondation de
l’hospice Beaujon.
Après le décès de Nicolas Beaujon, ses héritiers l’ont licité. La grande propriété fut adjugée suivant une sentence
edu Châtelet de Paris, du 19 septembre 1787 à M Charpentier, procureur au Châtelet, qui en passa déclaration de
command au proft du receveur général des fnances Pierre Jacques Bergeret. Ce dernier le revendit par acte passé
devant Martinon, notaire à Paris, le 19 nivôse an iv, à Pierre Vincent et Antoine Conseil, négociants associés. Conseil
et Piau – successeur de Vincent – s’en séparèrent en faveur de Barbe Rosalie Lemaire, épouse du munitionnaire
et négociant-banquier Joseph Ignace Vanlerberghe par acte passé devant Gibé, notaire à Paris, le 12 vendémiaire
an v. l’acquéreuse ajouta à cette propriété une parcelle de terrain appartenant originairement à Claude Josset et son
176BEAUJON
avait créé une « folie » ou jardin, touchant à la place de l’Étoile actuelle, à l’angle des
Champs-Élysées et de l’avenue Hoche, qui devint le concurrent du Tivoli de Boutin
793comme parc d’attractions à Paris .
- l’offce de receveur général des fnances de Rouen pour 940 000 lt.
- l’offce de secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France, adjugé le 11 mars
1766 pour 98 500 lt.
Parmi les biens mobiliers fguraient pour 1 430 000 lt. de billets de Duruey, 300 000 lt.
de billets de Vandenyver, 139 510 lt. 6s. de billets de Lamoignon, etc.
Les créances d’un recouvrement très long et incertain, ou perdues, montaient à
63 949 lt. 15s. 3d., dont 17 400 lt. d’objets à peu près perdus.
Sur cette masse générale, nette de tout prélèvement, de 7 254 175 lt. 13s. 3d., une
somme de 3 354 000 lt. 14s. 8d. était destinée à des legs et des pensions, dont :
7941) 550 000 lt. de rentes léguées à des œuvres de bienfaisance .
7952) 682 000 lt. de legs « pieux » .
épouse. Après la mort de Vanlerberghe, survenue en 1819, la succession se trouva entièrement dévolue à son fls Aimé
Eugène Vanlerberghe, après les renonciations faites par ses sœurs. À cette occasion, la veuve Vanlerberghe ft valoir
sa renonciation à la communauté après son premier divorce du 3 nivôse an viii. Cette renonciation fut contestée par
le ministère des Finances et Armand Jean François Seguin et déboucha sur un procès. En conséquence d’un arrêt de
erla Cour royale de Paris du 1 mars 1828, confrmant un jugement en première chambre du Tribunal civil de la Seine
du 2 février 1827, la communauté fut maintenue jusqu’à la mort de Vanlerberghe. Un second I.A.D. fut établi par
Vavasseur Desperrier, notaire, à partir du 12 mai 1828. La veuve renonça à la communauté le 23 mars 1832 ; cette
renonciation fut attaquée par l’agent judiciaire du Trésor public et par Seguin mais validée par la première chambre
du Tribunal civil de la Seine du 3 août 1832, confrmé par un arrêt de la Cour royale du 17 juillet 1833. Vanlerberghe
fls, héritier sous bénéfce d’inventaire ft vendre le bien par un jugement rendu à l’audience des criées du Tribunal
civil de première instance de la Seine le 26 août 1837. L’ensemble fut acquis pour un montant de 1 066 000 F par
Armand Langlays comte de Prémorvan ainsi que par Charles Gabriel Émile Dieulouard et leurs épouses respectives.
Par acte passé devant Balagny, notaire à Batignolles-Monceaux, du 4 juin 1838, ces derniers constituèrent avec
le susdit Bleuart une société civile et particulière ayant pour unique objet la revente en détail de la « Chartreuse
Beaujon ». Bleuart apporta la somme de 450 000 F. La majorité de la propriété fut lotie. L’ancienne Chartreuse, dit
ele « Château Beaujon » au milieu du xix siècle, fut vendu à la baronne de Rothschild en 1873: A .N. M.C., CXVIII,
1132, 28 novembre 1873, vente par Aymard Charles Théodore Gabriel Nicolay, marquis de Bercy, propriétaire et
célibataire, domicilié à Paris, rue de l’Université n° 33, à la baronne Adèle Hannah Charlotte de Rothschild, veuve
edu baron Salomon James de Rothschild, d’une propriété sise à Paris 8 , à l’angle des rues Beaujon et Balzac – ayant
son entrée principale sur cette dernière, portant le n° 20, et une secondaire sur la rue des Écuries d’Artois, au n° 65 –,
dite le « Château Beaujon », consistant en un château, des dépendances, une cour et un jardin, sur une superfcie de
25 600 m , moyennant 1 200 000 F – dont la somme de 300 000 F payée comptant. Cette propriété jouxtait une maison
medont M Balzac était propriétaire, sise rue Balzac n° 20.
Voir également à ce sujet : René Dupuis, « La Charteuse et le quartier Beaujon », in Bulletin de la Société de l’Histoire
de Paris et de l’Île-de-France, tome 62 (1935), pp. 97-132 ; Paul Jarry, Le dernier logis de Balzac : l’achat, l’aménagement,
mariage et mort de Balzac, l’hôtel Rothschild, documents inédits, Paris, S. Kra, 1924, 80 pages (INHA, fonds général 8 i
276).
793 Gilles-Antoine Langlois, Folies, Tivolis et attractions. Les premiers parcs de loisirs à Paris, op. cit., pp. 173-175.
794 Un exemple : A.N. M.C., VIII, 1262, 21 septembre 1784, convention entre Nicolas Beaujon et les religieux du couvent
et grand hôpital de la Charité, ordre de Saint-Jean de Dieu, établi rue des Saint-Pères, fbg Saint-Germain, établissant
une fondation de 13 000 lt. de rentes perpétuelles dont la jouissance devait commencer après le décès du dernier
survivant de ses deux frères Jean Nicolas Beaujon et Jean Nicolas Beaujon du Seilhan.
795 La fondation du 6 août 1785 de l’hospice Beaujon fut scellée par le versement de 625 000 lt. constituant le principal de
25 000 lt. de rentes, porté à 28 000 lt. par son testament. Des révolutionnaires trouvaient cependant que « 24 000 lt.
de rentes pour nourrir et entretenir vingt-quatre enfants pauvres sont une prodigalité sans mesure et sans but» . Pour
plus de détails concernant cet hôpital, il faut consulter: D r Charles Fournel, L’hôpital Beaujon. Histoire depuis son
origine jusqu’à nos jours, Paris, impr. de E. Soye et fls, 1884, in-4°, 147, thèse de doctorat en médecine (BENSBA fonds
général 01243 Bo 17 4°) ; L. Mourier et A. Chenevier, Le nouvel hôpital Beaujon, Paris, s.n., 1937 (INHA fonds général
15864).
177BEAUJON DU SEILHAN
3) 74 000 lt. de legs pieux à distribuer à Bordeaux.
4) des legs à des domestiques mariés pour 392 000 lt.
5) des legs à des domestiques garçons pour 228 000 lt.
me6) des legs divers pour 228 712 lt. 14s. 8d. (dont 114 833 lt. 6s. 8d. à M   de
Bonneuil).
7967) à sa flleule, le flle du couple Perregaux, une somme de 60 000 lt.
7978) aux enfants du comte et de la comtesse de la Chatre: 1 00 000 lt. , etc.
9) la pinacothèque léguée à la chambre de commerce de Bordeaux
79810) la bibliothèque, comptant près de 4 000 volumes, à l’Académie de Bordeaux .
Les deux frères Jean-Nicolas Beaujon du Seilhan, et Jean-Nicolas Beaujon, se
partagèrent la somme restante de 3 900 174 lt. 19s. 5d.
BEAUJON DU SEILHAN ( Jean Nicolas, frère cadet)
Né à Bordeaux, baptisé le 10 mars 1722.
Décédé à Paris, le 8 ventôse an viii (27 février 1800).
Origine sociale et milieu familial
(Cf. notice précédente).
Mariage
Resté célibataire ; sans postérité.
Carrière et affaires
Receveur payeur ancien, alternatif et triennal des gages, augmentations des
gages et autres droits de MM. les offciers de la Chambre des Comptes à Paris
799(1759-1775) .
796 Le contrat de mariage entre Jean-Frédéric Perregaux et Adélaïde de Praël eut lieu devant le notaire de Nicolas
Beaujon, Lepot d’Auteuil (voir : A.N. M.C., LIII, 543, 4 décembre 1778). Nicolas Beaujon n’y fgure cependant pas.
Au sujet de Jean Frédéric Perregaux, voir : Thierry Claeys, Alain-Jacques Czouz-Tornare, « Jean-Frédéric Perregaux »,
in Biographies Neuchâteloises, Hauterive-Neuchâtel, éd. Gilles Attinger, 1996, tome 1 : De Saint Guillaume à la fn des
Lumières, pp. 207-212 ; Romuald Szramkievicz, Les régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et
l’Empire, Genève, 1974, in-8°, LVIII-424 pages, pp. 311-318.
797 A.N. M.C., LXXI, 430, 15 juin 1778, Nicolas Beaujon constitua pour 300 000 lt. de dot à Marie Charlotte Louise
Perrette Bontemps lors de son contrat de mariage avec le comte de la Chatre. Il donna également 300 000 lt. à sa sœur,
Élisabeth Bontemps.
798 Voir à ce sujet Marie-Josèphe Pajot, « Nicolas Beaujon bibliophile », in Revue française d’histoire du livre, 1981, pp.
712-714.
1799 A.N. V 403, du 8 septembre 1759. Il succédait à Michel Jean-Baptiste Lebrun qui résigna la même année son offce
ede trésorier payeur général des charges assignées sur les fermes générales. Marc d’or: 1 188 lt. (x3) ; 8 denier :
3 666 lt. 13s. 11d. (x3) ; sceau : 130 lt. (x3) ; honoraires : 76 lt. 14s. (x3). Le traité d’offce eut lieu devant Patu,
notaire à Paris, le 17 août 1759 (en défcit) entre Augustin Guiller et Élisabeth Nicole Lévy et Jean Nicolas Beaujon
du Seilhan. Le prix fut fxé à 444 000 lt. dont 200 000 lt. à déléguer pour acquitter ce qui restait dû pour 1757 et
années antérieures. Les débets étaient cependant plus élevés et d’un recouvrement diffcile. Jean Nicolas Beaujon dut
emprunter 24 000 lt. auprès du procureur des comptes Allen. Le prix du traité et les débets montèrent à 558 133 lt. 5s.
A.N. M.C., XLVIII, 122, 23 mars 1763, traité d’offce entre Jean-Nicolas Beaujon du Seilhan et Nicolas Beaujon
moyennant 524 000 lt. à cause de la « diffculté dans les circonstances de satisfaire à toutes les obligations de son
service donnant atteinte au goût de tranquillité qui fait le fond de son caractère, et aux soins qu’il doit à la conservation
de sa santé, il avait plusieurs fois désiré d’être déchargé de son état, et que d’ailleurs considérant que cet état honorable
et utile méritait d’être conservé dans sa famille, il s’était décidé à requérir Beaujon son frère aîné de se mettre en
son lieu et place pour l’acquisition de la propriété de ses trois offces, dont il se réserverait seulement et uniquement
rles titres, qualités et prérogatives honorifques (...), et le s Beaujon (...) ayant agréé ladite proposition par l’intimité
des sentiments que l’amitié lui a toujours inspiré pour (...) son frère.» B ertrand Dufresne lui succéda en 1775 (voir
notice).
178BEAUMONT
Fortune
800La masse de sa succession montait à 639 649 F dont une partie provint des
successions de ses deux frères. Sur cette masse 34 204,96 F étaient à prélever, et sur
la masse globale nette de 605 445,4 F, la somme da 100 000 lt. tournois était affectée
par testament. Le solde était à partager entre Catherine Balan, épouse de Pierre
Carteau et Jacques Bernard Balan.
BEAUMONT (François, de)
sse tNé à Paris le 19 mai 1686, p S -Eustache.
Décédé à Paris, le 21 juillet 1761, en son hôtel, place Louis-le-Grand (Place
801Vendôme) .
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean-Baptiste de Beaumont, bourgeois de Paris, marchand cartier, papetier
ordinaire de la Garde-Robe.
es rMère : Marie Barbe Martin, épouse en 2 noces de Claude Nicault jeune, s de
Bellegarde, lieutenant général de robe longue de la capitainerie et varennes du comté
de Blois.
Mariage
Madelaine Colombe de Borstel (flle d’Adolphe Hardouin comte de Borstel, sgr de
Saint-Marçol, et de Madelaine Taschereau de Ligneries, demeurant à Loudun, sœur
de Gabriel comte de Borstel, lieutenant-général de l’artillerie de France) ; contrat
de mariage du 22 et 28 août 1725, stipulant le régime de la communauté suivant la
802coutume de Paris . Les signataires au contrat de mariage : les familles Taschereau
de Baudry, et Taschereau de Ligneries, cousins, Fagon et Louis Maurice de la Tour
d’Auvergne.
Postérité
Sans
Carrière et affaires
Lieutenant général de robe longue de la capitainerie des chasses et varennes du comté
de Blois (avant 1725-?) ; directeur des fermes d’Amiens (1726-1740); f ermier général
des Fermes générales unies (1741-1761) ; secrétaire du Roi de la Grande chancellerie
803de France (1752-1761) .
Fortune
Les apports de Madelaine Colombe de Borstel par contrat de mariage étaient la
moitié diminuée d’un neuvième de 5 maisons à Tours en la Grande rue, 7 740 lt. 16s.
804de principaux de rentes et 20 000 lt. en deniers comptants. Il lui est échu ses parts
dans les successions de Marie Taschereau, veuve de François Saupin, S.R. (1751), de
800 A.N. M.C., XLVI, 619, 6 ventôse an viii, dépôt du testament ; A.N. M.C., XIV, 550, 15 ventôse an viii (6 mars 1800),
5I.A.D. ; A.N. M.C., XIV, 553 , 8 forial an x (28 avril 1802), délivrance de legs, partage de la succession.
801 A.N. Y 10882/A, scellés après décès du 31 juillet 1761.
802 A.N. M.C., XX, 486, les 22 et 28 août 1725, contrat de mariage. Le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes, le préciput
à 10 000 lt. ; A.N. M.C., XCV, 189, 30 juillet 1747, donation entre vifs mutuelle, réciproque et irréversible de tous les
biens immeubles propres, sans inventaire après décès.
803 A.N. M.C., XCV, 214, 21 janvier 1752, traité d’offce entre Charles Michel de Roissy, S.R., et François de Beaumont,
2au prix de 110 000 lt. A.N. V  43, du 29 janvier 1752 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
804 Une partie de cette dernière somme provint de la donation de son aïeule Charlotte de Faron de Saint-Marsolle, veuve
d’Adolphe de Borstel, chevalier, sgr de la Jaille.
179BEAURAIN
son père le comte de Borstel (1746), de son frère (1749) et de son unique sœur Marie
èresde Borstel, veuve en 1 noces de Pierre de la Planche, chevalier sgr de Bezonnois,
esancien maître des eaux et forêts, épouse en 2 noces de François Grenelle de Pimont
805(1760) .
Les biens au décès de François de Beaumont consistèrent en un fonds d’avance en
806tant que fermier général, d’un hôtel situé Place de Louis-le-Grand (ou Vendôme) ,
en son offce de S.R. de la Grande chancellerie de France, et de pareil offce acquis
en 1749 afn d’en faire pourvoir son neveu François Antoine de Flandre sgr de
807Brunville, contrôleur des fermes .
Le 25 septembre 1761, les héritiers procédèrent au partage de la succession de
808François de Beaumont . Madelaine Colombe de Borstel, une fois la liquidation de la
succession de son époux opérée, prêta 250 000 lt. le 4 janvier 1762, puis 40 000 lt. le
12 mars suivant à Jean-Baptiste Bouilhac, pour son fonds dans les Fermes générales
809unies . Elle acquit en 1763 de Madelaine Thoynard, veuve de Louis Arnaud de la
Briffe, maître des requêtes, intendant de Caen, l’offce d’avocat du roi au Châtelet pour
810 son flleul, François Antoine de Flandre de Brunville , puis pour en faire pourvoir
811le même, un offce de conseiller au Parlement de Paris . Elle décéda le 29 janvier
812 1773 , laissant pour seuls héritiers des cousins et cousines dont : 1) Marie Françoise
Taschereau de Baudry, épouse de Nicolas Charles de Malon sgr de Bercy, 2) Marie
Philippe Taschereau de Baudry, veuve d’André Potier de Novion, 3) Françoise Jeanne
Taschereau de Baudry, veuve de Marie Jacques marquis de Bréhant.
BEAURAIN (Antoine)
Né : ?
tDécédé à Paris, le 26 juin 1776, dans son appartement, rue des Roziers, fbg
SGermain, ancien hôtel de Brissac.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Beaurain, écuyer.
Mère : Jeanne Marguerite D’Autreau.
Frère : Pierre Beaurain de Saint-Algis, décédé vers 1788, commis des fnances,
813membre de la loge maçonnique « Le Choix » 1776-1777 . 
805 A.N. M.C., XXXIX, 410, 10 octobre 1751, partage ; A.N. M.C., XXXIX, 382, 12 août 1746, délivrance de legs ; A.N.
M.C., XCV, 200, 27 février 1749, «t itre nouvel de rentes » ; A.N. M.C., LVII, 440, 30 mai 1760, I.A.D.
806 Jean de La Monneraye, Histoire général de Paris. Terrier de la Censive de l’Archevêché de Paris, 1772, Paris, 1981, tome
ère(1 partie des notices, 1 à 2783), p. 160 (n° 17).
807 A.N. M.C., XCV, 17 décembre 1749 (en défcit), traité d’offce entre la veuve de Nicolas François Fillion de Villemur,
garde du Trésor royal, et François de Beaumont moyennant 5 500 lt. de rentes perpétuelles au principal de 100 000 lt.
2A.N. V  42, du 2 janvier 1750 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. François Antoine de Flandre de
Brunville eut plusieurs enfants dont Marie Françoise, qui épousa en 1758 François Pierre du Cluzel de la Chabrerie,
maître des requêtes puis intendant de Tours (cf. Michel Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, op.
cit., p. 89).
808 A.N. M.C., LVII, 447, 25 septembre 1761, partage.
809 A.N. M.C., LVII, 449, 4 janvier 1762 ; A.N. M.C., LVII, 450, 12 mars 1762.
810 A.N. M.C., LVII, 55, 29 mars 1763, prix de vente : 66 000 lt. majoré de 1 200 lt. de pot-de-vin.
811 A.N. M.C., LVII, 471, 4 janvier 1766, prix : 50 000 lt.
er812 A.N. Y 10904 scellés après décès du 29 janvier 1773 ; A.N. M.C., CVIII, 624, 1 mars 1773, I.A.D.
813 Alain Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 76.
180BECKVELT
Mariage
Marie Angélique Gaucherel (flle de Charles Henry Maximilien Gaucherel, S.R. de la
Grande chancellerie, trésorier receveur des gages des offciers des Grandes et Petites
chancelleries, et de Marie Marguerite Trudon) ; contrat de mariage du 19 décembre
1773, établissant la communauté des biens, selon la coutume de Paris. Parmi les
signataires au contrat de mariage : Jean Ignace Denyau, S.R., T.G. des gages des
secrétaires du Roi de la Grande chancellerie de France, et les Trudon.
Postérité
Charles Antoine Beaurain (né en 1775).
Carrière et affaires
Lieutenant du Roi des ville et territoire de Villeneuve-le-Roy en Champagne,
814contrôleur général alternatif quatriennal du Marc d’or (1767-1776) ; premier
commis au Contrôle général des Finances, intéressé pour 8 deniers dans la Régie des
Droits réunis et 3 deniers dans la Régie des droits réservés (dite « ferme des menus
droits réunis »).
Fortune
Marie Angélique Gaucherel apporta en sa dot 150 000 lt., dont 25 000 lt. entrèrent
dans la communauté. Les biens du futur consistaient en une maison de campagne
à Asnières près Paris, 200 000 lt. pour l’offce de contrôleur général alternatif
quatriennal du Marc d’or ; 120 000 lt. de principaux de rentes constituées sur
plusieurs particuliers, 12 000 lt. de pension sur le Trésor royal en considération de
ses services en qualité de premier commis du Contrôle général des Finances, dont
6 000 lt. réversibles à son décès au proft de son frère, 6 000 lt. de rentes viagères, 8
deniers en croupe dans les droits réunis (les fonds étant fournis par les fermiers), 3
deniers en croupe sous le nom de Potor dans la régie des droits réservés, 150 000 lt.
815en dettes actives, meubles, etc. La situation à son décès demeura à peu près
816inchangée d’après son inventaire après décès , cependant le manque de liquidités
817obéra la succession. Elle déboucha sur une union des créanciers .
Affliations
818Membre de la loge maçonnique « Le Choix » 1776 . 
BECKVELT ( Antoine Joachim Grégoire, de)
Né : ?
Décédé à La Fère en Tardenois le 7 juillet 1820.
Origine sociale et milieu familial
t 819Père : Antoine Nicolas Beckvelt, né et baptisé à Bilbao (église majeure de S -Jacques) ,
814 A.N. M.C., XCIX, 573, 17 décembre 1767, traité d’offce entre Jules David Cromot ( cf. notice) et Beaurain au prix de
200 000 lt. Provisions d’offce du 19 décembre 1767.
815 A.N. M.C., XVII, 959, 19 décembre 1773, contrat de mariage ; le douaire était fxé à 3 600 lt. de rentes, le préciput à
20 000 lt.
816 A.N. Y 14339, scellés après décès du 26 juin 1776 ; A.N. M.C., XLVI, 462, 4 juillet 1776, I.A.D. d’Antoine Beaurain.
Cf. notice Gaucherel.
817 A.N. M.C., XLVI, 464, 14 mars 1777, union des créanciers ; A.N. M.C., XLVI, 465, 17 avril 1773, abandon des
biens.
818 Alain Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 76.
819 A.N. M.C., LXXIII, 724, 30 janvier 1742, dépôt d’extrait baptistaire d’Antoine Nicolas Beckvelt.
181BECKVELT
820 821décédé à Paris le 12 décembre 1783 , banquier sous la raison Mosmans et Beckvelt ,
fls de don Pierre Beckvelt, bourgeois de la ville de Bilbao, et de Marie Joachine de
Croze de Tourlon, petit-fls de Christian Beckvelt et de Beatrix Vansusteren, de
Boisle-Duc (Noord-Brabant), ainsi que de Jean François de Croze et d’Antoinette de
Tourlon, bourgeois de Bilbao.
Mère : Anne Marie Sellier, décédée à Paris, en son domicile sis rue Ventadour, le
82226 foréal an vi, à l’âge de 72 ans , flle de Nicolas Sellier et de Marie Louise de la
Croix.
Frère et sœurs :
- François de Beckvelt, dit Tourlon.
- Anne Adélaïde de Beckvelt, célibataire.
- Marie Sophie de Beckvelt, épouse de Louis Hermenegilde Lemoine, dont
postérité.
Grands-oncles et grandes-tantes :
- Nicolas Sellier, banquier à Paris (frère d’Anne Catherine Sellier, épouse d’Antoine
Joson, auditeur ordinaire en la Chambre des Comptes de Paris), tuteur d’Anne Marie
Sellier avant son mariage avec Antoine Nicolas Beckvelt.
- Nicolas Sellier, l’un des 25 marchands de vins privilégiés du Roi, époux de Madelaine
Maillard.
- Anne Catherine Sellier, épouse d’Antoine Joson, auditeur ordinaire en la Chambre
des Comptes de Paris.
Tante : Angélique Marie Madelaine Sellier.
823Cousins : Christian Mosmans (cousin paternel), banquier à Paris, fls d’Arnauld
Mosmans, bourgeois de Bois-le-Duc, et de Marie Anne Beckvelt, époux de Françoise
Louise Joson, flle d’Antoine Joson, auditeur ordinaire en la Chambre des Comptes
de Paris, et d’Anne Catherine Sellier.
Parents :
- Nicolas Henri Sellier, notaire au Châtelet de Paris de 1720 à 1745 (étude LXXIII),
époux de Marie Marguerite Favart.
Mariage
Marie Bonneval (flle d’Alexandre Bonneval, agent de change, banque et fnance
près la Bourse de Paris, et Marie Madelaine Perrard) ; contrat de mariage passé
824devant La Roche notaire à Paris, le 23 décembre 1781 , établissant le régime de la
communauté des biens suivant la coutume de Paris.Frère et sœur : André et Jeanne
Sophie Bonneval. Oncle et tante : 1) Madelaine Élisabeth Perrard, épouse de François
820 A.N. M.C., LXXIII, 724, 30 janvier 1742, contrat de mariage établi devant Sellier, notaire à Paris ; la maison de
banque Mosmans et Beckvelt connut bien des déboires au cours de la période 1758-1763, après une sentence du
Châtelet du 6 mars 1763, instaurant la séparation de biens, il fut procédé à la liquidation de la communauté (voir:
A.N. M.C., LXXIII, 891, 27 avril 1767). A.N. M.C., LXXIX, 250, 23 décembre 1783, I.A.D. ; A.N. M.C., LXXIX,
293, 12 janvier 1789, partage de la succession entre la veuve et ses sept enfants: A ntoine Joachim Grégoire, François
Tourlon, Anne Marie Joachim, Antoinette Geneviève, Anne Adélaïde, Marie Sophie, et Antoinette Rosalie. L’actif
montait à 23 124 lt. 3s. 5d. et le passif à 22 685 lt. 12s. 7d.
821 Les relations bancaires étaient anciennes : voir la transaction passée entre Henri Burrich, Christian Mosmans et
Pedro (ou Pierre) Beckvelt en 1731 (A.N. M.C., LXXIII, 22 juin 1731).
8822 Arch. de Paris DQ  12.
823 A.N. M.C., IX, 636, 24 mai 1732, contrat de mariage de Christian Mosmans ; A.N. M.C., LXXIII, 826, 7 février
1760, I.A.D. de Christian Mosmans.
824 A.N. M.C., XXXI, 227, 23 décembre 1781, contrat de mariage.
182BÉGON
Paul Le Roy, premier secrétaire de la Marine ; 2) Philippe Marie Nicolas Perrard,
commis de la trésorerie de la Maison du Roi. Parentèle : François Victor Perrard de
Montreuil, architecte du Comte d’Artois et Élisabeth Françoise Le Roy, épouse de
Pierre Claude La Roche, notaire à Paris (étude XXXI).
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Avocat en Parlement, agent d’affaires du comte d’Artois en 1775; g arde des archives
825du comte d’Artois en 1776 ; caissier en chef de la Caisse commune des impositions
826(1788) ; caissier des caisse et bureaux des recettes générales des fnances (1790) ;
caissier à la Trésorerie nationale, signataire des rescriptions à la caisse des recettes
(1791) ; caissier à la Trésorerie de la dette publique et des dépenses diverses
(1792-1794) ; directeur du bureau des pensions (1795-1800) ; contrôleur auprès du
payeur général des dépenses de la Guerre (1801) ; contrôleur des mandats des payeurs
827généraux (1810-1812) .
828Fortune
Les Apports au mariage s’élevaient à 53 000 lt. pour Antoine Joachim Gréogoire de
Beckvelt (dont 20 000 lt. en dot), et 50 000 lt. de dot pour son épouse (en contrats
de rentes). À la mort d’Antoine Joachim Gréogoire de Beckvelt, la fortune du couple
était estimée à 405 266 F, y compris une maison sise à Paris rue du Fbg Poissonnière
n° 95 (leur domicile), un tiers d’une maison située rue Ventadour, les château et
domaine de La Fère en Tardenois, et une créance de 100 000 F sur son frère (celui-ci
étant absent et probablement insolvable). En réalité, la valeur de l’actif fut ramenée
à 188 882,14 F.
BÉGON ( Jean-Baptiste)
Né à Vendôme, baptisé le 21 décembre 1706.
Décédé à Paris, le 13 décembre 1781.
Origine sociale et milieu familial
r 829 Père : Jean-Baptiste Bégon, s d’Oucel, S.R. , receveur des tailles ancien alternatif de
830 831Vendôme (1699-1722) , élu en l’élection de Vendôme (1708) .
Mère : Jeanne Claire Fabre.
1 1825 A.N. R  519 f° 95, commission du 16 juillet 1775; A .N. R  519 f° 178-179, provisions du 7 septembre 1776.
826 Il remplaçait Geoffroy d’Assy ( cf. notice).
III827 Michel Bruguière, Gestionnaires et profteurs (...), pp. 231-232. Les sources mentionnées : A.N. D X 3, AF   130,
1aF  565.
828 A.N. M.C., LXXIX, 526, 19 juillet 1820, I.A.D. d’Antoine Joachim Grégoire de Beckvelt ; A.N. M.C., LXXIX,
546, 18 décembre 1822, liquidation de la succession d’Antoine Joachim Grégoire de Beckvelt. Marie Bonneval était
encore en vie en 1832 (cf . A.N. M.C., LXVIII, 890, 16 mai 1832, quittance au sujet d’une vente d’une partie de terrain
dépendant de la maison sise rue du faubourg Poissonnière n° 95).
829 Secrétaire du Roi auprès une autre chancellerie (non mentionnée) que la Grande chancellerie de France.
1 1 1830 A.N. V  137 du 30 juin 1699 ; A.N. O  43 f° 46v° (1699), O 66 f° 490, lettres patentes sur arrêt du 25 mai 1722; A.N.
E* 1021/B n° 51 du 27 mai 1727, commission donnée à Charles Sannegon, déjà nommé par arrêts du Conseil pour
faire les recouvrements des tailles des années 1722 (arrêt du 28 avril 1722), de 1723 et 1724 (idem, du 14 juin 1723),
de 1725 à 1727 (idem, du 28 août 1725), afn qu’il continuât ceux de 1728 et années suivantes jusqu’à la majorité de
Jean-Baptiste Bégon fls.
1831 A.N. O 52 f° 212, intermédiat du 27 novembre 1708 pour la charge d’élu.
183BÉGON DE MONTFERMEIL
Frère et sœurs :
- Augustin Alexandre César Bégon de Lory sgr de Saint-Lyé.
- Anne Jeanne Bégon, épouse de Louis Paul Legros de Princé.
- Marie Claire Thérèse Bégon, épouse de Joseph Charles de Vimour, marquis de
Rochambeau.
- Marie Josèphe Bégon, flle majeure.
Mariage
Sans alliance ; sans postérité.
Carrière et affaires
832Receveur des tailles ancien alternatif de l’élection de Vendôme (1727-1746) ; receveur
833et contrôleur des octrois, deniers communs et patrimoniaux de Vendôme (1727-?) ;
sous-fermier des Aides (1738-1750), sous-fermier des Domaines (1738-1756; )
834receveur général des fnances ancien mi-alternatif de Montauban (1746-1771) .
Fortune
Les méfortunes diverses l’obligèrent à vendre successivement son offce de receveur
général des fnances de Montauban, et toutes ses terres sur les confns du Vendômois
et Blésois. La masse générale de sa fortune, déductions faites, atteignit la somme de
835126 846 lt. 8s. en deniers comptants et constitutions de rentes .
BÉGON de MONTFERMEIL ( Michel), sgr de Montfermeil et de la
836Source
Né le 16 avril 1655.
Décédé à Paris, le 5 avril 1728.
Origine sociale et milieu familial
Père : Michel Bégon, sgr de la Bussière et de Villecoulon, né en 1605, décédé le 17
août 1683, receveur des tailles de l’élection de Blois, fls de N. Bégon, receveur des
tailles de l’élection de Blois.
rMère : Claude Viart, flle de Scipion Viart, s de Villemusart, et de Marie Mallier.
1 1 e832 A.N. O 71 f° 401, dispense d’âge pour être reçu à ces offces (5 janvier 1725). A.N. V 271, du 23 janvier 1727 (8
denier : 825 lt. (x 2) ; marc d’or : 648 lt. (x 2) ; sceau : 175 lt. (x 2) ; honoraires : 66 lt. 14s. (x 2). A.N. P 2710 f°
63v°64r°. Il résigna en faveur de Nicolas Joseph Thierron de Chaulay dès 1738 avec survivance et retenue de service (A.N.
P 2713 f° 8r° du 12 décembre 1738, pour l’offce ancien).
833 A.N. P 2431 f° 335v°-338v° : 2 quittances de 918 lt. 5 s. pour les offces de receveur (...; 2 p) areilles quittances pour
les 2 offces de contrôleur (...). Création par l’édit de juin 1725.
1834 A.N. V 349, du 23 décembre 1746, A.N. P 2716 f° 143r° du 30 décembre 1746, A.N. P 2453 f° 207v°-210r; A° .N.
M.C., LXXXIII, 400, 16 décembre 1746, traité d’offce: 6 14 225 lt. A.N. M.C., XLVIII, 107, 4 janvier 1760 : Bégon
vendit son offce à Bergeret moyennant 675 000 lt. de principal et 241 330 lt. d’avances au Trésor. Ensemble, ils
formèrent une société pour l’exercice de l’offce. Jean-Baptiste Bégon pour sa part avança 337 500 lt. et 125 665 lt.
pour les avances effectuées au Trésor. Les frais de commis à Montauban revenaient à 1 675 lt. et ceux des commis à
Paris à 1 200 lt. par an. A.N. M.C., XX, 669, 13 juillet 1771 : Bégon après avoir retrouvé la pleine propriété de son
offce, résigna en faveur de Mel de Saint-Céran.
835 A.N. Y 11023 scellés après décès du 13 décembre 1781 ; A.N. M.C., LXXXIII, 608, 9 février 1782, I.A.D.; A .N.
M.C., LXXXIII, 609, 12 mars 1782, partage de la succession. A.N. M.C., XCIX, 633, 26 mars 1778 : ventes des terres
et fefs de la Salle, Frechênes et Lapigeonnerie à L. Lavoisier, fermier général pour 235 000 lt.
836 Yvonne Bezard, Fonctionnaires maritimes et coloniaux sous Louis XIV, Paris, éd. Albin Michel, 1932, 330 pages et
tableau généalogique (l’auteur a utilisé les archives conservées au château de Gemeaux) ; Daniel Dessert, op. cit., p.
530, notice 30. Apparemment, les héritiers n’ont pas jugé utile de faire établir d’inventaires après les décès de Michel
Bégon de Montfermeil, de Catherine Guymont et de Marie Michelle Bégon par un notaire. Voir également: A .N.
643AP 1 à 43, fonds Bégon (versé après 2004).
7Ses affaires furent discutés devant une commission extraordinaire du Conseil : A.N. V 18.
184BÉGON DE MONTFERMEIL
Frères et sœurs :
837- Michel Bégon , sgr de la Picardière, des Murblins, né le 26 décembre 1638, décédé
le 14 mars 1710, conseiller d’honneur au Parlement de Provence (1686), intendant
des îles d’Amérique (1682-1685), des galères (1685-1688), de la marine à Rochefort
(1688-1710) et de la généralité de La Rochelle (1694-1710), inspecteur général en
8381704 , qui épousa, le 15 février 1665, Madelaine Druillon, flle de Pierre Druillon
et de Rose Le Beau. Deux fls et cinq flles, dont : Michel Bégon, né le 21 mars
1667, décédé le 18 janvier 1747, conseiller d’honneur au Parlement de Metz en 1697,
intendant de Canada (1711-1725), de la marine au Havre (1725-1747), qui épousa
Élisabeth de Beauharnais, dont un fls et 3 flles.
- Scipion Bégon (1640-1684), docteur de Sorbonne.
839- François Bégon, né le 29 mars 1650, décédé à Paris le 10 octobre 1725 , trésorier
particulier de la marine à Toulon (1680-1695) ; grand maître des eaux et forêts
840de Blois (1695-1725), époux de Madelaine Galdy, dont 9 enfants: 3 fls (Jean
François, interdit ; Jean Louis ; Nicolas, marchand à Rouen) et 6 flles, toutes placées
teaux Nouvelles Catholiques (rue S -Anne, à Paris).
- Claude Bégon, épouse de Christophe de Francières
- Marie Madelaine Bégon, épouse de Jacques de Meulles, sgr de la Source, grand
bailli d’Orléans, intendant de Canada, dont postérité.
Six tantes, dont : Marie Bégon, qui épousa en 1626 Jacques Charron, sgr de Nozieux,
vicomte de Ménars, grand bailli de Blois, intendant des turcies et levées, trésorier de
l’extraordinaire des guerres ; un fls, Jean Jacques Charron de Ménars (1643-1718),
841conseiller au Parlement de Paris en 1665 , surintendant de la Maison de la Reine
en 1672, maître des requêtes en 1674, intendant d’Orléans en 1674 puis de Paris
842(1681-1690) et président à mortier au Parlement de Paris en 1691 , et six flles, dont
Marie Charron, qui épousa, le 14 décembre 1648, Jean-Baptiste Colbert.
Mariage
843Épouse : Catherine Guymont, née le 14 mars 1684, décédée le 25 novembre 1754
(flle d’Hervé Guymont, l’un des directeurs de la manufacture des glaces, S.R. de la
844Grande chancellerie de France en 1697 puis de 1698 à 1711 , payeur des rentes de
l’Hôtel de Ville, et de Marie Lenormant) ; contrat de mariage passé devant Malingre,
845notaire parisien, le 18 juillet 1684 , établissant la communauté des biens suivant la
coutume de Paris.
Frère : Paul Jacques Guymont, payeur des rentes de l’Hôtel de Ville (1693-1697),
R.G. des fnances des fnances de Limoges (1697-1703), l’un des directeurs du Visa
(fn 1720-1721), R.G. des fermes à Bordeaux en 1740, époux d’Élisabeth de Sauvion,
837 Anette Smedley-Weill, Les intendants de Louis XIV, Paris, Fayard, 1995, 370 pages, p. 40, n° 18.
1d838 A.N. Z 32 f° 16v°, lettres du 28 octobre 1704.
839 A.N. M.C., VIII, 971, 12 novembre 1725, I.A.D. de François Bégon.
sse840 Le contrat de mariage fut contracté à Lyon, devant Me Besson, notaire, le 7 juillet 1693. Célébration à la p St-Paul,
le 15 juillet 1693.
e841 François Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris au xviii siècle (1715-1771). Dictionnaire généalogique, op.
cit., p. 126.
842 Anette Smedley-Weill, op. cit., p. 43 n° 35.
843 A.N. M.C., CXV, 611, 6 décembre 1754, I.A.D. de Catherine Guymont.
2 2844 A.N. V 37 du 18 janvier 1697 (supprimé par l’édit de décembre 1697) ; V2 37 du 2 juin 1698 ; V 78 ; Daniel Dessert,
op. cit., pp. 600-601, notice 233 ; Christine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
845 A.N. M.C., XIII, 103, 18 juillet 1684, contrat de mariage.
185BÉGON DE MONTFERMEIL
flle de Jean de Sauvion (cf. notice).
Oncles :
- Charles Lenormant du Fort, S.R. de la Grande chancellerie de France (1679).
- Jean Lenormant du Rondon, S.R. de la Grande chancellerie de France (1700).
Postérité
- Catherine Bégon, née en novembre 1688, décédée le 9 juillet 1730, qui épousa
846le 2 juillet 1706 Nicolas Berthelot de Jouy , dont 2 enfants: 1 ) Catherine Sidonie
Berthelot, épouse de Maximilien Séguier, marquis de Saint-Brissson ; 2) François
Berthelot de Belesbat, tué au cours de la bataille de Dettingen.
- Madelaine Bégon, née le 25 mars 1690, décédé le 28 janvier 1761, qui épousa le
19 janvier 1714 Jean Claude Loppin, baron de Gemeaux, conseiller au Parlement de
Bourgogne, dont deux enfants: 1 ) Charles Catherine Loppin, baron de Gemeaux
(1714-1805), avocat général au Parlement de Bourgogne, qui épousa Marie Françoise
de Moulins Rochefort; 2) Jean Étienne Loppin de Neumaison, capitaine au Régiment
d’Aumont, tué au cours de la bataille de Fontenoy en 1745.
- Marie Michelle Bégon, décédée le 12 août 1739, qui épousa le 9 mars 1720 Louis
Berthelot de Montchesne, conseiller au Parlement de Paris, intendant des fnances
(cf. notice Berthelot de Pléneuf), dont une flle unique: F rançoise Henriette Berthelot
847 848 849de Montchesne , qui épousa en 1738 Claude Louis Dunoyer , conseiller au
Parlement de Paris. Cette dernière eut pour flle unique Marie Madelaine Henriette
850Dunoyer qui épousa Charles Adrien Joseph Pinault, comte de Tenelles, maître des
requêtes, dont une flle unique : Marie Charlotte Henriette Pinault de Tenelles.
- Jacqueline Bégon, décédée le 25 août 1782.
Carrière et affaires
Commissaire général des fermes en Charente, Angoumois et Brouage en 1680;
commissaire des poudres et salpêtres en 1685 ; subdélégué à La Rochelle ; commissaire
851de la Marine et premier consul (1689-1690) ; premier commis du département de
erla Marine à partir du 1 janvier 1689, et tombé en disgrâce sous Pontchartrain le 15
852novembre 1705 ; l’un des intéressés à la manufacture des glaces; l ’un des associés
iede la C du Commerce de la Mer Méditerranée (avec notamment son frère François
846 A.N. M.C., LXVII, 343, 6 mars 1720, contrat de mariage ; A.N. M.C., XCV, 157, 19 août 1741, I.A.D. de Berthelot
de Montchesne.
847 A.N. Y 11374, scellés après décès de Françoise Henriette Berthelot de Montchesne, décédée à Paris, le 28 juin 1769.
A.N. M.C., CXV, 846, 26 juillet 1769, I.A.D. de Françoise H. Berthelot de Montchesne.
848 A.N. M.C., XCV, 143, 9 février 1738, contrat de mariage de Claude Louis Dunoyer et de Françoise Henriette
Berthelot de Montchesne. Claude Louis Dunoyer était le neveu d’Élisabeth de Sauvion, épouse de Paul Jacques
Guymont. Il est donc le cousin de Françoise Henriette Berthelot de Montchesne. Dunoyer était également le neveu de
Louis Rolland d’Aubreuil, Pierre François Rolland de Fontferrière et de Louis Rolland de Tremeville (cf. notices) et
le cousin issu de germain de Jacques Antoine Ricouart d’Hérouville, lieutenant général des armées (ce dernier étant
lié à la famille Oursin: v oir notice de Jean Oursin).
849 A.N. M.C., CXV, 614, 3 avril 1756, I.A.D. de Claude Louis Dunoyer.
850 A.N. M.C., CXV, 620, 25 mai 1759, contrat de mariage entre Marie Madelaine Henriette Dunoyer et d’Adrien Joseph
Pinot comte de Tenelles.
7851 A.N. Marine C 23, dossier Bégon de Montfermeil.
8852 A.N. Marine B 18. Laffllard, Bureaux de la marine. Mémoire sur l’ancienneté et le tems des établissements des Bureaux de la
marine existant actuellement tant à Versailles qu’à Paris, des réunions et désunions de détails qui y ont été fait en différents tems,
les noms des premiers commis et commis en 2es qui en ont été chargés, tiré des États d’appointements des principaux officiers de
la Marine apellés les petits États, 1750, 39 pages.
186BELLANGER
853 ie 854Bégon) et de la C de Saint-Domingue, créé en 1698 ; directeur du département
ie 855du tabac – et du café à partir de 1725 – de la C des Indes (1723-1728) . Il participa
856peu aux affaires extraordinaires durant la guerre de Succession d’Espagne .
BELLANGER ( Toussaint), sgr de Stains près Saint-Denis
Né : ?
Décédé à Paris, le 13 juin 1740.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean Bellanger, marchand bourgeois de Paris.
Mère : Marie Foubert.
Mariage
Agnès Préaud, décédée le 8 octobre 1739 (flle de Jean Préaud, marchand bourgeois
de Paris et de Geneviève Hubault) par contrat de mariage passé devant Moufe et
Desnotz, notaires parisiens, le 3 février 1691, stipulant la communauté des biens.
Devant Desnotz, le 23 décembre 1693 la donation mutuelle est établie et confrmée
857devant Bapteste, notaire, le 17 décembre 1725 .
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
858Notaire au Châtelet de Paris (1690-1710) ; trésorier général ancien triennal et
859alternatif quatriennal du Sceau de France (1710-1740) .
Fortune
Agnès Preaud décéda le 8 octobre 1739 au château de Stains ; Toussaint Bellanger ne
860lui survécut que quelques mois. La liquidation de la succession se ft entre Agnès
Leclerc, flle majeure, et Geneviève Leclerc, veuve de Martin Perdrigeon, ancien
greffer au Parlement de Paris d’une part, héritières de leur tante, Pierre Denis
861Bechet, président à la Cour des Aides de Paris et Charles comte de Borio, d’autre
7853 A.N. Marine B 224 f° 15 et 492 f° 73-79, du 21 septembre 1685.
90854 A.N. Colonies C 1 (fonds transféré à Aix-en-Provence). Parmi les associés de Bégon fguraient Samuel Bernard,
Antoine Crozat, Étienne Landais, Pierre Thomé et Jacques de Vanolles (cf. notices).
855 Almanach royal des années 1723 à 1728.
e856 Il fut condamné à la taxe de 23 250 lt. par la Chambre de Justice de 1716 (art. 512 au 9 rôle). (Constance Riondel, La
Chambre de Justice de 1716, op. cit., p. 216 et 342).
857 A.N. M.C., CXII, 409 bis, 3 février 1691, contrat de mariage: d ocument en défcit.
858 Il fut le successeur de Denis Béchet (étude CXIII) qui exerça comme notaire de 1675 à 1690 puis comme trésorier
général du Sceau de 1690 à 1710. A.N. M.C., XCVI, 154, 26 août 1690, traité d’offce de notaire. L’offce fut vendu à
Étienne Renard en 1710 (A.N. M.C., LI, 767, 16 juin 1710) et la pratique à Alexandre Lefèvre. Denis Béchet mourut
en 1713 (A.N. M.C., CXIII, 255, 30 septembre 1713, I.A.D.).
859 Le répertoire ré/CXIII/5 mentionne le traité d’offce du 20 mai 1710 entre Béchet trésorier général du Sceau et ancien
notaire de 1675 à 1690, d’une part, et Bellanger d’autre part. Document en défcit. A.N. M.C., LXXXVIII, 573, 28
mars 1741, traité d’offce entre les héritiers et Nepveu au prix de 582 000 lt. Claude Boutault, S.R. a vendu l’offce de
S.R. en la Grande chancellerie de France à Toussaint Bellanger. Ce dernier s’en était porté acquéreur comme
prêtenom de John Law. L’offce était payable en billets de banque pour un montant de 131 500 lt. (A.N. M.C., XLVIII, 38,
27 avril 1720).
860 A.N. M.C., CXVII, 428, 19 octobre 1739, I.A.D. d’Agnès Preaud ; A.N. M.C., CXVII, 429, 14 novembre 1739,
liquidation des propres réels et fctifs d’Agnès Preaud (2 maisons, ainsi qu’une moitié d’une troisième, situées à Paris,
et 159 lt. 19s. en deniers comptants). A.N. M.C., CXVII, 432, 18 juin 1740, I.A.D. de Toussaint Bellanger. A.N.
M.C., II, 92, 13 avril 1743, partage de la communauté.
861 Pierre Denis Bechet est certainement apparenté au prédécesseur de Toussaint Bellanger, Denis Bechet, trésorier
général du Sceau de France jusqu’en 1710.
187BELLAUD
part, légataires de Toussaint Bellanger. La masse totale de la communauté, toutes
déductions faites, montait à 1 646 325 lt. 16s. 5d. Parmi les immeubles se trouvèrent
l’offce de trésorier général du Sceau de France (582 000 lt.), des rentes sur les aides
et les gabelles (168 000 lt.), des rentes sur le Sceau (157 000 lt.) et une maison à
t 862Paris, rue S -Honoré (155 000 lt. ), la terre de Stains (375 000 lt.). Parmi les biens
mobiliers fguraient les rentes sur M. de Neuville (60 000 lt.) ainsi que divers effets.
BELLAUD (Jacques Laurent)
sse tNé à Paris, baptisé le 8 février 1720, p S -Roch.
Décédé à Paris, le 30 avril 1776, en sa demeure, rue de Thorigny.
Origine sociale et milieu familial
Père : Jacques Bellaud, né à Gignac, diocèse de Béziers, le 14 mars 1780, payeur des
rentes de l’Hôtel de Ville (avant 1720), S.R. de la Grande chancellerie de France
863(1728-1740) , fls de Fulcrand Bellaud, bourgeois et notaire à Gignac, et de
Catherine Sargelet.
Mère : Marguerite Agnès Choplet, dame de la Chaiges.
Sœurs :
- Anne Marguerite Bellaud, épouse de Jean Michel Joseph Coupard de la Bloterie,
R.G. des domaines et bois.
- Marie Agnès Bellaud, épouse de Claude Parfait Amyot de Souys, chevalier, offcier
864du corps royal d’artillerie .
- Geneviève Bellaud, épouse non commune en biens d’Étienne Pierre Masson de
Maisonrouge, R.G. des fnances d’Amiens (cf . notice).
Oncle : l’abbé Choplet, docteur en théologie, coadjuteur de la grande maîtrise de la
Maison de Navarre.
Mariage
Sans alliance, sans postérité. Jacques Laurent Bellaud resta célibataire et vécut auprès
de sa mère.
Carrière et affaires
Receveur général alternatif mi-ancien et triennal mi-ancien des «B oëtes des Monnoies
de France », et trésorier payeur des gages des offciers de la Cour des Monnaies
865(1751-1776) .
862 A.N. M.C., CIX, 531, 5 juillet 1741, vente au président Hénault.
2863 A.N. V 40, du 24 février 1728; C hristine Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit. ; Borel d’Hauterive, vicomte
eAlbert Révérend, Annuaire de la noblesse de France fondé en 1843, Paris, 1908, tome 64, 66 année, p. 299. La liquidation
de sa succession fut opérée devant Patu, notaire à Paris, le 17 février 1753 (en défcit).
864 A.N. M.C., XCI, 1142, 28 août 1776, dépôt du testament de Marie Agnès Bellaud. Elle décéda le 8 septembre 1776 ;
A.N. M.C., XCI, 1143, 20 septembre 1776, I.A.D. Son contrat de mariage fut passé devant Patu, notaire à Paris, le 8
février 1746 (document en défcit). Elle y avait reçu la dot de 60 000 lt.
1b e865 A.N. Z  585 du 3 juillet 1751, pièces 72 à 78 (8 denier : 1 500 lt. ; 2 sols pour livre du 8e denier : 150 lt. ; marc d’or :
810 lt. et 4 sols pour livre du marc d’or : 162 lt. L’ensemble payable 2 fois). A.N. P 2461 f° 556r°-562r° du 18 juin
1751, A.N. P 2718 f° 102v°-103r° du 23 juin 1751. A.N. M.C., XLVIII, 99, 3 juin 1751, traité d’offce entre la veuve
et les héritiers d’Édouard Amédée Duchauffour de Beaumesnil, et Jacques Laurent Bellaud au prix de 132 500 lt. La
somme de 71 731 lt. 7s. 1d. fut avancée par Marguerite Agnès Choplet, veuve Bellaud, sa mère (A.N. M.C., XLVIII,
10116 septembre 1751). Ce montant dut être en partie comblé par sa part dans la succession de son père.
188BENOIST-DUMAS
Fortune
Son principal capital consiste dans le prix de son offce de receveur général des
866« Boëtes des Monnoies de France (...) ». En outre, il possédait quelques rentes .
BENOIST-DUMAS (Benoît)
sse 867Né à Paris le 19 mai 1696, baptisé en la p St-Roch le 20 mai 1696 .
Décédé à Paris, le 29 octobre 1746.
Origine sociale et milieu familial
868Père : Pierre Benoît, marchand à Lyon, puis à Paris (?) .
Mère : Marie Philippe, décédée le 2 mai 1751.
Frère : Gabriel Olivier Benoist-Dumas, R.G. des fnances d’Orléans (cf. notice).
Mariage
869 Marie Gertrude Vanzyll née le 4 mars 1709 (flle de Guillaume Vanzeille dit
866 A.N. Y 15666 scellés après décès de Jacques Laurent Bellaud du 30 avril 1776. A.N. M.C., XLVIII, 235, 13 mai 1776,
notoriété après décès ; idem, 21 mai 1776, I.A.D.
867 A.N. M.C., C, 1056, Mélanges Gabriel Olivier Benoist dit Dumas. A.N. M.C., XLIX, 611, 30 septembre 1744,
tontine.
868 Il y a quatre traditions concernant ses origines et son mariage :
sse - la première répandue, réputée fausse par jugement de 1784, se fonde sur un acte de mariage du 3 mars 1703 en la p
de St-Pierre d’Orléans, entre une Marie Philippe, née de Jean Philippe, ouvrier en soie et de Jeanne Laurent, et un
Pierre Benoist, fls d’Olivier Benoist et de Pernette Jalin. Il ne se serait agi que d’homonymes.
- la seconde se fonde sur le témoignage des plus hétéroclites d’Antoine Benoist, fondeur à Paris.
- une troisième alternative toute aussi fausse donnait Marin Benoist et Barbe Foubert pour père et mère de Pierre
Benoist, lui-même marié en 1694 à une Marie Philippe. Ce Pierre Benoist aurait eu trois frères et une sœur.
- une dernière version existe, longuement argumentée à l’aide d’un mémoire et dont le jugement fnal nous est resté
inconnu. Cette version est curieusement délivrée par deux prétendants opposés se fondant sur les mêmes documents
initiaux.
D’après ce mémoire, la succession de Gabriel Olivier Benoist-Dumas fut adjugée au Roi à titre de déshérence par une
sentence de la Chambre des Domaines du 21 mai 1777, confrmé par une autre sentence du 24 avril 1780. Les auteurs
du mémoire, appâtés par cette succession prometteuse, s’engouffrèrent dans une procédure complexe afn de faire
triompher leurs causes. Ces écrits, bien éloignés de toutes certitudes, méritent d’être connus. D’après ce témoignage,
Marie Philippe serait née en 1679 à Marcoussis, et décédée en 1751 à 72 ans et non à 82 ans, comme l’aurait déclaré
Gabriel Olivier Benoist - Dumas. Ses père et mère seraient Guillaume Philippe et Catherine Deville et auraient eu
des relations avec les Benoist. Un Pierre Benoist y serait également né à pareille époque, et aurait été le fls de Jérôme
Benoist, etc. (cf. A.N. M.C., C, 1056, Mélanges). Les origines des Benoist-Dumas restent donc obscures. Quant aux
probabilités de trouver au moyen de leurs généalogies des Dumas, la chose demeure impossible dans la mesure où ce
surnom ne fut que très tardivement accolé au patronyme Benoist.
L’article « Dumas » dans le tome 12 du Dictionnaire de biographie française, 1970, publié sous la direction de Roman
d’Amat, p. 117-118, ne nous éclaircit pas totalement : Pierre Benoist, originaire de Bayonne, né le 12 juillet 1668
« s’établit à Lyon attiré par ses cousins Dulivier, il y rencontra une flle d’ouvrier de soie, Marie Philippe, qui devint
sse mesa maîtresse, l’emmena à Paris où il devint commis. Le faux ménage habitait p St Roch sous le nom de M. et M
Benoist ».
Le 20 mai 1696 naquit « le futur gouverneur de Pondichéry, inscrit sur les registres paroissiaux sans prénom, [sic] sous
Benoît (son prénom) fls légitime de Pierre Benoît et de Marie Philippe son épouse » [sic]. « Lorsque Dumas s’installa
à Orléans, comme commis des fermes, il épousa le 31 mars 1703 sa maîtresse, tout entra dans l’ordre. Les détracteurs
des Dumas dirent que l’Édit fut fls de Benoît Dulivier et d’une servante alors que c’est lorsque son père Pierre Dumas
décéda en Hollande en 1708 que Benoît Dumas fut recueilli par son parrain Benoît Dulivier, père de Pierre Dulivier.»
Benoît Benoist-Dumas entra alors au Collège des Quatre-Nations où il alla jusqu’en Philosophie. « Lorque Pierre
Dulivier fut nommé à Pondichéry, il emmena Dumas avec lui le 23 mars 1713 sur l’Auguste» . Des zones d’ombre
persistent. Voir aussi : Paul Olagnier, La succession Benoit-Dumas, extrait de la Revue de l’histoire des colonies françaises,
3 3tome 18, 1925, in-8°, 20 pages (BnF 8° Lm 3718 et MFICHE Lm 3718) ; Paul Olagnier, Un grand Colonial inconnu,
le gouverneur Benoist-Dumas, Paris, Abbeville, impr. F. Paillart, Paris, Ernest Leroux, 1936, Gr. in-8°, 359 pages (BnF
38° Lm 80548) ; Abbé Guyot Desfontaines, Une relation de l’expédition de Moka, Paris, 1739.
sse869 A.N. M.C., XLIX, 661, 30 septembre 1744, tontine. Extrait baptistaire de la p de Negapatay.
189BENOIST-DUMAS
Vanzyll, commandant de la factorie hollandaise de Porto-Novo, et de Marguerite
Cracouw) ; contrat de mariage du 15 août 1722, passé devant le procureur général du
870 esConseil supérieur de Pondichéry. Veuve en 1743 , elle épousa en 2 noces Philippe
Charles Joly (ou Jolly), payeur des rentes de l’Hôtel de Ville, Grand audiencier de
France, fls de Nicolas Joly (ou Jolly).
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
871Amené à Pondichéry par Pierre Dulivier en 1713 ; conseiller du Conseil supérieur de
Pondichéry (22 juin 1718) ; procureur (20 août 1718), puis procureur général au même
Conseil (9 novembre 1719), il fut accusé en 1721 d’avoir fait entrer un navire malouin
870 A.N. M.C., XLIX, 623, 7 septembre 1743, dépôt du Contrat de mariage. En 1722, Marie Gertrude Vanzyll était
âgée de 13 ans. D’après les lettres de naturalisation du 20 août 1742, elle naquit à Negapatan, côte de Cormandel,
esaux Indes Orientales. A.N. P 2592 f° 81. Après le décès de Benoît Benoist-Dumas, elle convola en 2 noces avec
Philippe Charles Jolly en 1748 (A.N. M.C., LXVI, 443, 22 janvier 1748, contrat de mariage). Non communs en
biens, ils partagèrent pour moitié la propriété de l’offce de Grand audiencier de France acquis au prix de 440 000 lt.
devant le même notaire le 7 janvier 1748 (A.N. M.C., LXVI, 443). D’après les conventions passées le même jour chez
Perret, notaire à Paris (A.N. M.C., XCV, 192), le survivant devait entrer en pleine possession de l’entier offce au jour
du décès du conjoint par voie de donation mutuelle. A.N. M.C., XCV, 318, 3 mai 1769, I.A.D. de Marie Gertrude
Vanzyll, décédée le 21 avril 1769. Au sujet de Philippe Charles Jolly, voir la notice concernant Nicolas Jol(l)y.
Marie Gertrude Vanzyll avait pour sœur Sozinne « Vanzeille » épouse de Bernard Engelbert, ministre de la Côte de
Cormandel, dont : 1) Henri Jean et Pierre Albert Engelbert, domiciliés respectivement à Utrecht et Amsterdam ; 2)
Marguerite Cornelie Engelbert épouse d’Albert Burchard de Joncheere, lieutenant de police du gouvernement de l’île
de Ceylan ; 3) Marie Magdelaine Engelbert épouse de François Guyot de Chenizot, maître des requêtes ordinaire de
l’hôtel, fls du receveur général des fnances (cf. notice).
871 Pierre Dulivier, originaire de Bayonne, baptisé le 4 mars 1663, fls de Benoist Dulivier et de Catherine de Laborde,
négociants en relation avec Lyon, fut élevé en Angleterre pour y apprendre le négoce avec les comptoirs indiens. Il fut
un moment le fournisseur de James II Stuart (1687-1688), puis directeur du comptoir d’Agly, et enfn directeur des
comptoirs français de Bengale en 1701. Il remplaça, de 1706 à 1709, François Martin comme directeur de Pondichéry.
Relevé de ses fonctions par l’arrivée d’un successeur, Guillaume André Hebert, il démissionna. Il s’adonna au
iecommerce en Chine pour le compte de la C anglaise. Marié une première fois à Hougla, avec Françoise Moisy, flle
de Nicolas Moisy, il revint à Bayonne en 1711 après le décès de son épouse, accompagné de ses deux enfants Catherine
Thérèse et Jean-Baptiste. (un I.A.D. aurait été établi à partir du 2 septembre 1712, par Linacier et Maultrot, notaires
à Paris). Il obtint le 7 février 1713 l’anoblissement par la Croix de Saint-Lazare et épouse en 2es noces Marie Monique
erde Bruix, flle de Pierre de Bruix, homme d’arme, maire, puis 1 échevin de Bayonne, et de Marie Duverger par
contrat de mariage du 21 février 1713 devant Bailly et Branchet, notaires royaux à Amboise en Touraine.
ie Reparti pour les Indes le 23 mars 1713, il y démissionna de ses fonctions auprès de la C . De retour en France vers
1715, il partit une dernière fois pour les Indes le 21 avril 1721 et décéda à l’île de Bourbon, où il fut inhumé en l’église
ssede la p de St-Paul le 3 juillet 1722. Marie Monique de Bruix décéda le 27 juillet 1729 à Paris dans une maison dont le
r« sr Hebert, trésorier général des Menus plaisirs (...) était le principal locataire » (Quel rapport avec un certain s Hébert
à la mauvaise conduite aux Indes ?). Le réseau d’affaires de Dulivier était principalement constitué de Jean-François
de Laborde, banquier à Paris, futur fermier général, originaire de Bayonne (un paren?t) , Ravel et Labat à Bayonne,
Pierre Hariague, trésorier général du duc d’Orléans, originaire de Bayonne (cf. notice), Pierre Lagarde de Nantes,
Jean-Baptiste Dusault de Bayonne, et Denis Dusault, envoyé du Roi pour les puissances de Barbarie (cf. notice
JeanBaptiste Picot), et Benoist Dulivier, banquier à Paris, son cousin, tuteur de ses deux enfants. ( cf. A.N. M.C., XV, 529,
21 août 1723, I.A.D. de P. Dulivier ; A.N. M.C., CXV, 463, 30 juillet 1729, I.A.D. de Marie Monique de Bruix. Le
er e1 I.A.D. fut établi chez le notaire de Jean-François Laborde; l e 2 chez celui de Pierre Hariague. Cf. aussi : Roman
d’Amat, e.a., Dictionnaire biographique, op. cit., tome 12, pp. 77-78, article « Dulivier »).
Un parent, Léon Dulivier, fut l’un des huit armateurs de baleiniers au cours des années 1720. Voir à ce sujet: T hierry
Du Pasquier, Les baleiniers basques, Paris, éditions SPM (coll. Kronos), 2000, 452 pages, p. 217.
Guillaume André Hebert, né en 1653, décédé en 1726, fut tour à tour banquier à Paris, premier échevin de cette ville,
iedirecteur de la C des Indes à Pondichéry, général pour le Roi aux Indes à partir de 1708. Il fut révoqué et arrêté en
1718. Enfn, il parvint malgré tout à se faire pourvoir d’une cherge de S.R. près la Grande chancellerie de France, en
1720 (Christine Favre-Lejeune, op. cit.).
190BENOIST-DUMAS
iesous pavillon hollandais pour la C d’Ostende en 1719, et rappelé en 1723 à Paris pour
s’en expliquer. Il n’y parvint qu’en juin 1725. Disculpé, il repartit le 17 janvier 1727
872aux Mascareignes et tenta de prendre pied à Madagascar en 1731 ; nommé ensuite
commandant général aux Indes Orientales et gouverneur de Pondichéry il fut à ce
873titre anobli en 1737 . Rentré en France il devint en 1742 l’un des directeurs de la
ieSeconde C des Indes et le resta jusqu’à son décès ; enfn il fut nommé chevalier de
tl’Ordre de S -Michel le 21 mai 1744.
Fortune
Les apports de Marie Gertrude Vanzyll montaient à 4 000 pagodes courantes
lesquelles entrèrent en totalité dans la communauté. Le douaire fut fxé à 1 000
pagodes courantes préfx. Le préciput consistait « en tous les hardes et joyaux quelqu’en
874fût le montant» . La succession de Benoît Benoist-Dumas fut partagée entre Marie
Gertrude Vanzyll, remariée avec Philippe Charles Jolly, et Gabriel Olivier
Benoist875 ieDumas en 1749 . Par testament, Benoît Benoist-Dumas avait légué à la C des Indes
la moitié des terres « d’Archionac et Tedonvanatan de la province d’Arcatte sud
sud876ouest de Pondichéry » . La masse générale montait à 2 944 786 lt. 18s. 5d., dont
il fallut déduire pour 1 500 187 lt. 18s. 1d. de dettes passives. La fortune exacte
s’élevait à 1 444 599 lt. 8s. 11d. Les deux parties maintinrent en commun pour
877224 962 lt. 18s. 1d. d’intérêts divers dans des armements non liquidés, de créances
douteuses ou d’un recouvrement long. Chaque lot se réduisit à 609 818 lt. 5s. 5d.
Après tirage au sort effectué par un jeune garçon de 15 ans. Marie Gertrude
Vanzyll recueillit principalement le château et les domaines de Stains d’une valeur
de 375 000 lt. et une grande maison, située dans la rue de Richelieu, évaluée à
878150  000  lt. Le lot revenant à Gabriel Olivier Benoist-Dumas était constitué de
principaux de rentes.
BENOIST-DUMAS (Gabriel Olivier)
sse tNé à Paris le 3 juin 1707, p S -Eustache.
Décédé à Paris, le 19 mai 1777.
Origine sociale et milieu familial
(Cf. notice précédente).
872 Dictionnaire biographique, op. cit., tome 12, pp. 117-117, article « Dumas ».
6873 Arch. de Paris DC 9 f° 38r°, enregistrement de la lettre de la Grande chancellerie, Fontainebleau, octobre 1737.
874 En 1747, une pagode valait la somme de 8 lt. 5s. La dot était proche de 33 000 lt. et le douaire de 8 250 lt.
875 A.N. M.C., XLII, 414, dépôt du testament le 10 octobre 1746 et I.A.D. du 4 novembre 1746 ; A.N. M.C., XLIX, 669,
31 octobre 1746, acte de notoriété de Benoît Benoist-Dumas dit Pierre Benoist Benoist-Dumas ; A.N. M.C., XLIX,
683, 11 août 1749, partage de la succession.
876 Ces terres provinrent de la donation à lui faite le 6 décembre 1740, par Sabderabi Khan, nahab d’Arcatte à la côte de
Coromandel.
877 Une liste considérable d’intérêts dans des armements pourrait être établie à partir de son I.A.D. : des expéditions
pour la traite des nègres par Michel de Nantes, destinées à l’Ile de France et l’Ile de Bourbon, des trafcs de piastres
pour la Chine organisés par Rothe, des expéditions pour le Bengale passant par Lisbonne, organisées par Saintard,
des armements pour Vera-Cruz sous la direction de Duvelaer, des associations avec Dupleix de Bacquencourt, David,
Pasquier et Pechevin ; Benoît Benoist-Dumas se porta caution de Boyvin d’Hardencourt envers les fermes du Roi,
etc.
878 A.N. M.C., XLIX, 621, 26 avril 1743, acquisition de Stains pour 375 000 lt. auprès des héritiers de Bellanger,
trésorier général du Sceau de France. A.N. M.C., XLIX, 623, 7 septembre 1743, acquisition de la grande maison
auprès des héritiers de Duvau, trésorier de France.
191BENOIST-DUMAS
Mariage
8791) Angélique Élisabeth Tartarin, née le 20 novembre 1725 (flle de Pierre Tartarin,
écuyer, avocat général de la Reine, contrôleur général des Restes et bons d’État du
880 esConseil , et d’Élisabeth Louise Orry, épouse en 2 noces) ; contrat de mariage du
er 8811  octobre 1742, établissant la communauté des biens selon la coutume de Paris .
8822) Françoise Adrienne Puissant (flle d’Adrien Jacques Puissant, S.R., et F.G., et
de Marie Jeanne Sarah O’Farrel); contrat de mariage du 8 janvier 1764 (communauté
des biens selon la coutume de Paris).
Postérité
Trois enfants du premier lit, dont Marie Élisabeth Benoist-Dumas, épouse de Jean
883Daniel Marquet de Montbreton, décédée avant 1763 .
Carrière et affaires
ieConseiller au Conseil supérieur de l’île de Bourbon (1727-?) ; directeur pour la C des
Indes et Commandant pour la Nation française de l’île de Moka; s ecrétaire du Roi
884de la Grande chancellerie de France (1742-1768) ; receveur général des fnances
885ancien mi-alternatif d’Orléans (1744-1776) .
Fortune
Lors de son premier mariage, la fortune de Gabriel Olivier Benoist-Dumas s’éleva à
300 000 lt. dont 10 000 lt. de principaux de rentes, 90 000 lt. en billets et promesses
obligataires, et 200 000 lt. à lui dues par son frère. Il fxa le douaire à 6 000 lt. de
rentes réduites à 3 000 lt. s’il y avait postérité. Angélique Élisabeth Tartarin apporta
en dot 81 832 lt. dont les deux tiers de deux maisons à Paris. Elle décéda le 20
886septembre 1763. Son inventaire après décès ne contient aucun papier .
879 A.N. M.C., XLIX, 611, 30 septembre 1744, tontine.
880 A.N. M.C., LXXXIV, 478, 13 août 1761, traité d’offce entre Pierre Tartarin et Alexandre Claude Basly, avocat ès
Conseils et conseiller au Conseil souverain des Dombes pour la survivance de la charge de contrôleur général des
Restes (...), A.N. M.C., LXXXIV, 489, 13 juin 1763, I.A.D. tardif de Pierre Tartarin, décédé le 7 décembre 1761.
A.N. M.C., LXXXIV, 487, 11 janvier 1763, renonciation de Marie Gabrielle Tartarin, épouse de Jacques Charbonnier
de la Robolle, avocat général de la Reine, flle de Pierre Tartarin et de Gabrielle Guynée, sa première épouse. A.N.
M.C., LXXXIV, 490, 6 août 1763, compromis sur la succession.
er881 A.N. M.C., XXIX, 458, 1 octobre 1742, contrat de mariage (l’étude XXIX de Bouron, notaire à Paris, était celle
couramment utilisée par la famille Orry). Signataires au contrat de mariage: P hilibert Orry, contrôleur général
des Finances, Orry de Fulvy, intendant des Finances, Louis Harguenvilliers, ancien notaire, payeur des rentes de
l’Hôtel de Ville, époux d’Élisabeth Salmon (cousin issu de germain maternel), Louis Boyvin d’Hardancourt et Louis
Pasquier, député au Conseil de Commerce de la province de Normandie, amis communs.
882 Cf. notices Puissant et Baudon de Mony, beau-frère.
883 A.N. M.C., LXXXIV, 480, 29 décembre 1761, contrat de mariage, document en mauvais état. Il est fait état d’un fls
sans le nommer par ses prénoms et patronyme dans l’I.A.D. d’Angélique Élisabeth Tartarin. C’est la seule référence.
884 A.N. M.C., XXIII, 522, 24 octobre 1742, traité d’offce entre Pierre Goislard de Villebresme, et Gabriel Olivier
Benoist-Dumas. Il fut pourvu des lettres de provisions le 3 décembre 1742. A.N. M.C., LXXIII, 906, 15 novembre
1768, Gabriel Olivier Benoist-Dumas vendit son offce moyennant 110 000 lt. à Pierre Bonfls, négociant à La
Rochelle.
885 A.N. M.C., II, 499, 21 mai 1744, traité d’offce entre Jean Hyacinthe Davasse de Saint-Amarand, et Gabriel Olivier
Benoist-Dumas, au prix principal de 634 000 lt. et un pot-de-vin de 63 400 lt. formant ensemble la somme de
697 400 lt. ; A.N. M.C., XXIX, 465, 22 juin 1744, et A.N. M.C., XXIX, 464, 20 mai 1744, deux avances de Benoist
Benoist-Dumas de 200 000 lt. chacune faite à son frère Gabriel Olivier Benoist-Dumas en raison des remboursements
1à effectuer pour la charge. A.N. V 341 du 6 juin 1744. A.N. P 2715 f° 77r° du 9 juin 1744. A.N. M.C., LXVIII,
564, 23 novembre 1776, traité d’offce entre Gabriel Olivier Benoist-Dumas et Antoine Jean François Legendre de la
Ferrière, au prix de 634 000 lt., en présence de Jean Jacques Legendre Dammeville, fermier général, porté caution
pour son fls envers le vendeur.
886 A.N. M.C., XCV, 290, 22 septembre 1763, dépôt du testament, et dans la même liasse, le 3 octobre 1763, I.A.D. ; A.N.
192BENTABOLE
Un état des biens de Gabriel Olivier Benoist-Dumas fut inséré au second contrat
887de mariage . Le total de ses biens montait à 2 605 435 lt. duquel il fallait déduire
818 866 lt. 10s. de dettes passives. Il n’en resta plus que 1 786 568 lt. Il faut inclure
à ce total ce qu’il a pu hériter de son frère ( cf. notice précédente). Adrien Jacques
Puissant constitua une dot de 100 000 lt. Gabriel Olivier Benoist-Dumas fxa le
douaire à une pareille rente viagère de 6 000 lt. et le préciput à 30 000 lt. Françoise
Adrienne Puissant mourut le 31 mai 1776, derechef il fut procédé à un inventaire
888bien mieux étoffé . Gabriel Olivier Benoist-Dumas ne lui survécut que quelques
mois, le temps de se défaire de son offce de receveur général des fnances d’Orléans.
sse tIl s’éteignit en sa maison, rue Neuve-des-Petits-Champs, p S-Eustache, le 19
mai 1777. La succession fut adjugée au Roi à titre d’aubaine par la sentence de la
889Chambre du Domaine du 21 mai 1777 . La masse totale des biens montait en 1778 à
2 709 610 lt. 4s. 9d., dont 179 299 lt. 16s. 2d. revinrent pour la part de sa flle dans la
communauté à Adrien Jacques Puissant. Parmi les immeubles fguraient : 1) le domaine
de Villequoy, les fermes de Villarceaux, etc. (303 000 lt.); 2 ) le fef des Ronces et les
bois de Motheux (68 000 lt.) ; 3) la maison de Ville d’Avray (50 000 lt.) ; 4) la maison
rue des Capucines licitée le 3 août 1768 (140 000 lt.) ; 5) les terres de Maigneville, de
Puyseaux, Allonville, etc. (162 000 lt.) ; 6) la terre de Bullon (320 000 lt.) ; 7) la terre
de châtellenie de Dangeau acquise de la duchesse de Luynes (532 400 lt.) ; 8) la terre
890de Sonnaye acquise du duc de Luynes (70 000 lt.) .
BENTABOLE ( Joseph)
Né : ?
891Décédé à Strasbourg, le 11 janvier 1768 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Jean Pierre Bentabole, l’aîné, ancien consul de la bourse de Toulouse.
Mère : Marie Jollabert.
Frère aîné : Jean François Bentabole, marchand bourgeois de Paris.
Mariage
Angélique Claye (flle de Jean Louis Claye, graveur ordinaire du Roi, et Genneviève
Dennayer) ; contrat de mariage passé devant Leroux, notaire à Paris, le 9 juillet
8921749 , établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris.
M.C., XCV, 291, 19 décembre 1763, transaction avec les héritiers.
887 A.N. M.C., XLVIII, 127, 8 janvier 1764, contrat de mariage.
888 A.N. M.C., LXXXIV, 544, 16 juin 1776, I.A.D. de Françoise Adrienne Puissant, épouse Gabriel Olivier
BenoistDumas.
889 A.N. M.C., LXXXIV, 549, 29 juillet 1777, I.A.D. ; A.N. M.C., LXXXIV, 553, 31 juillet 1778, liquidation de la
Communauté. A.N. M.C., LXXXIV, 553, 19 juillet 1778, dépôt judiciaire du testament olographe de Gabriel Olivier
16Benoist-Dumas. Voir également : A.N. BB 734 dossier 5468 et 741 dossier 1035.
890 A.N. M.C., XLIX, 668, 30 juin 1746, achat de Villequoy ; A.N. M.C., LXXXIV, 533, 20 juin 1773, revente à
Lefevre d’Ivry du fef des Ronces (...; A) .N. M.C., LXXXIV, 540, 2 avril 1775, acquisition à Ville d’Avray ; A.N.
M.C., LXXXIV, 519, 30 décembre 1769, acquisition de Maigneville (etc.) ; A.N. M.C., LXXXIV, 539, 3 janvier
1775, acquisition du domaine de Bullon ; A.N. M.C., LXXXIV, 541, 14 juillet 1775, les acquisitions de Dangeau et
Sonnaye.
E891 A.D. Bas-Rhin, 6  41 (1456), inventaire n°8, 18 janvier 1768, I.A.D. de Joseph Bentabole. Angélique Claye fut assistée
de Pierre Denesde, trésorier de France à Poitiers et régisseur des vivres en Alsace. De nombeux actes concernant
Bentabole se trouvent dans les liasses 1399-1460.
892 A.N. M.C., LXV, 9 juillet 1749, contrat de mariage
193BÉRARD
Postérité :
- Angélique Bentabole.
- Jean-Batiste Bentabole.
- Élisabeth Bentabole.
- Victoire Bentabole.
- Pierre Bentabole.
- Louis Bentabole.
- Charlotte Bentabole.
Carrière et affaires
Intéressé dans les affaires du Ro; di irecteur des comptes des fourrages de l’armée du
Roi (à Paris) l’un des hommes de confance de Choiseul duc de Stainville, secrétaire
d’État de la Marine ; chargé en tant qu’entrepreneur de bois de Marine, de la
fourniture des chantiers navals du port de Toulon en bois en provenance d’Alsace et
er erautres lieux, suivant le traité du 1 octobre 1763 (devant courir jusqu’au 1 octobre
8931769) ; intéressé dans une manufacture de bougies à Heidelberg; f ermier pour la
tfourniture des bois et lumières de Sélestat; a rmateur (propriétaire du « S -Joseph »,
brigantin à 4 canons, armé à Marseille, et d’un pareil bateau à Toulon), et intéressé
dans l’armement du « Vrouw Jacoba Cornélia Élisabeth », affrété à Rotterdam, etc.
Fortune
Suivant l’évaluation effectuée lors de l’inventaire après décès de 1768, la masse active
des biens de Joseph Bentabole s’éleva à 591 349 lt. 3s. 1d. (7 996 lt. 10s. en meubles ;
692 lt. 15s. en vins ; 368 lt. en une chaise de poste ; 3 338 lt. 2s. en argenterie ;
165 930 lt. 19s. 7d. en vaisseaux et marchandises ; 120 000 lt. en promesses payables
par les trésoriers généraux de la Marine pour la fourniture de bois de construction;
284 357 lt. 7s. 2d. de dettes actives réputées bonnes). La masse passive s’éleva à
427 041 lt. 5s. 2d. L’actif excéda en théorie de 164 307 lt. 17s. 11d. Les pertes étaient
intégrées dans ce compte. Bentabole avait éprouvé des pertes sévères ; Laviron, son
ancien commis et gros débiteur s’était enfui avec l’essentiel des fonds de la caisse de la
ferme des bois et lumières de Sélestat. Par manque de liquidités ou par une liquidation
malhabile, la veuve dut annoncer la cessation de paiements. Les créanciers, inquiets,
entamèrent des procédures et s’unirent.
894BÉRARD (Thomas Simon, dit l’aîné)
Né à Lyon en 1741, de religion prétendue réformée.
895Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, et guillotiné, le 14 foréal an ii .
893 Le réseau constitué autour de Bentabole était formé de 1) Couvret, fournisseur de St-Jean-de-Losne; 2 ) Thierry
frères, de Dijon; 3 ) Antony à Gray ; 4) Grandmont, à Besançon ; 5) Lannaud, à Auxonne ; 6) Antony frères, et Rivail,
à Lyon ; 7) Ollagnier, à Avignon ; 8) Boulouvard frères, à Arles; 9 ) Routier et Boulouvard, à Marseille ; 10) François
Aiguillon, à Toulon. Bentabole était également en affaires avec Salomon frères, banquiers à Paris, et la maisonde
banque Kornmann, tant à Strasbourg qu’à Paris. Il était également en affaires avec Nesme pour la fourniture de la
7Marine ; leur association connut de sérieux revers (A.N. V 389, dossier Nesme et Bentabole).
894 J. Conan, La dernière Compagnie française des Indes (1785-1875), Paris, Marcel Rivière, 1942, p. 192.
895 A.N. W 357 doss. 750.
194BÉRARD
896Origine sociale et milieu familial
Père : Simon Bérard, marchand toilier à Lyon (1695-1763), fls de Simon Bérard,
marchand drapier à Châteaudouble dans les Cévennes.
Mère : Suzanne Alexandrine Feronce.
Oncles :
- Jean Bérard, bourgeois et marchand drapier de Genève.
- Alexandre Bérard, négociant à Genève.
Frères :
- Pierre Bérard, négociant à Honfeur, puis à Pondichéry (de 1773-1776), décédé dans
un naufrage en 1776.
- Jean Jacques Bérard, dit le jeune, négociant, l’un des administrateurs de la dernière
ieC des Indes, à Lorient (1785-1789), cf. notice suivante.
Mariage
Marie Julie Ducreux (flle de Jean-François Ducreux, R.G. des Fermes générales
unies, et de Françoise Geneviève Beguin) ; contrat de mariage du 22 novembre
8971793 sous le régime de la séparation des biens. Au moyen de ce mariage leurs deux
enfants furent légitimés.
Postérité
- Auguste Simon Louis Bérard, né à Paris le 3 juin 1783, mort à Belair, commune de
898Mettray, le 23 janvier 1859 , auditeur au Conseil d’État en 1811, maître des requêtes
ieen 1814 (destitué en 1815), banquier à Paris sous la raison Bérard et C (à partir du
er1 août 1824), fondateur des fonderies d’Alais, membre de la chambre de commerce
de Paris, député de Seine-et-Oise en 1827 et 1830 – qui donna son nom à la Charte
de 1830 –, conseiller d’État en août 1830, directeur général des Ponts et Chaussées,
899 900R.G. des fnances du Cher de 1839 à 1851 , époux d’Aurore Julienne Leblanc,
dont quatre enfants: 1 ) Auguste Jules Bérard, receveur particulier des fnances de
l’arrondissement de Cambray ; 2) Louis Auguste Edouard Bérard, domicilié à Belair
en 1859 ; 3) Jean Auguste Charles Bérard, domicilié à Alais en 1859 ; 4) Julie Caroline
Bérard, épouse de Christian Léon comte Dumas, général de brigade (domiciliés en
1859 à Sablonville, lieu-dit située dans la commune de Neuilly-sur-Seine, chez la
veuve Bérard).
sse t- Amélie Marie Caroline Bérard, née le 12 décembre 1789, baptisée en la p S -Roch,
épouse d’Antoine Charles Auguste Boula, comte de Nanteuil, décédé à Paris, en son
domicile, au n° 38 rue Mont-Thabor, le 18 février 1856, propriétaire des château
896 Cf. principalement Herbert Lüthy, op. cit., pp. 107 n, 439-444, 456 n, 537, 626, 665, 677-684. Recueil généalogique de
èrela Bourgeoisie ancienne, éd. André Delavenne, 1 série, Paris, 1954, pp. 64-65.
897 A.N. M.C., XXXIII, 792, 22 novembre 1793, contrat de mariage. La future apporta pour 12 000 lt. de mobilier,
2 543 lt. de rentes perpétuelles, 50 000 lt. d’un billet de son époux, 3 853 lt. 19s. 3d. de rentes viagères, 20 000 lt. en
deniers comptants, bijoux et diamants. Elle devait à son époux une pension annuelle de 2 000 lt. pour son loyer et sa
nourriture ; le douaire était fxé à 4 000 lt. de rentes, le gain de survie à 25 000 lt. Elle avait la jouissance d’un quart
des biens de son époux.
898 A.N. M.C., XLII, 1024, 24 février 1859, procuration contenant les date et lieu du décès d’Auguste Simon Louis
Bérard.
899 Pierre-François Pinaud, Les Receveurs Généraux des Finances 1790-1865, Genève, Droz, 1990, p. 84, notice 37 ;
Roland Drago, Jean Imbert, Jean Tulard, François Monnier, Dictionnaire biographique des membres du Conseil d’État,
1799-2002, Paris, Fayard, 2004, 988 pages, pp. 24-25.
900 A.N. M.C., XLII, 28 brumaire an xiii, contrat de mariage d’Auguste Simon Louis Bérard et d’Aurore Julienne
Leblanc.
195BÉRARD
901et domaine de Quincy, situé dans la commune du même nom, près de Meaux
(fls d’Antoine François Alexandre Boula de Nanteuil et d’Anne Pauline Lenoir, cf.
902notices Boula) ; sans postérité .
Carrière et affaires
Marchand établi avec ses frères à Honfeur de 1765 à 1772, il s’embarqua accompagné
de Pierre Bérard à Lorient en 1772 sur leur vaisseau l’Hercule, de 420 tonneaux et 14
903canons, pour leur premier voyage à destination de l’Inde . De retour, Thomas Simon
Bérard et son frère, Jean Jacques, contractèrent une société avec Jérémie Pourtalès,
fabricant d’indiennes à Neuchâtel sous la raison sociale de Bérard frères, Pourtalès
ie 904et C , à Lorient .
ie 905Il fut l’un des douze administrateurs de la dernière C des Indes, nommés en 1785 ,
et resta en fonction jusqu’en octobre 1790 où il fut congédié par la majorité des
906 ieactionnaires . Placé en réalité à la tête de la C , dès sa création, Thomas Simon
901 A.N. M.C., XLII, 737, 4 mai 1807, vente du château par Boula de Nanteuil père ; A.N. M.C., LXXXV, 757, 15
germinal an x, acquisition des terres de quincy et de Mareuil.
902 A.N. M.C., XLII, 737, 27 mai 1807, contrat de mariage d’Antoine Charles Auguste Boula-Nanteuil et d’Amélie
Marie Caroline Bérard ; A.N. M.C., CXI, 659, 18 février 1856, dépôt du testament d’Antoine Charles Auguste Boula
de Nanteuil (fait olographe à Pinon le 2 janvier 1854); A .N. M.C., XLII, 997, 5 mars 1856, I.A.D. d’Antoine Charles
Auguste Boula, comte de Nanteuil ; A.N. M.C., LXXXIX, 1373, 23 et 25 octobre 1856, partage des immeubles entre
les trois héritiers : la comtesse Ange Louise Paule Quengo de Crenolle, chanoinesse de l’ordre royal de Sainte-Anne de
Munich et Galoit Marie François Ernest de Mandat comte de Grancey, tous deux cousins du côté paternel et héritiers
conjointement pour une moitié, et Clotilde Henriette Prouvansal de Saint-Hilaire, épouse de Stanislas Delaâge de
eMeux, domiciliée à Orléans, héritière pour l’autre moitié de son cousin issu de germain, parent au 6 degré (les
immeubles à partager consistaient en deux domaines : 1) les château et domaine de Quincy, formant environ 97 ha,
produisant un revenu annuel de 13 815,46 F, étant estimé à 416 073,70 F ; 2) les terres de Mareuil et autres, formant
un peu plus de 95 ha, produisant un revenu annuel de 13 020,64 F, étant estimé au capital de 413 071,72 F) ; A.N.
M.C., XLII, 1008, 30 avril 1857, liquidation de la communauté des biens et de la succession dudit. A.N. M.C., XLII,
1025, 23 mars 1859, donation par la comtesse de Nanteuil d’une partie deses biens à ses trois neveux et à sa nièce.
903 Les frais d’armement, de cargaison et de mise hors furent évalués à 650 000 lt. d’après les précisions, dont 300 000 lt.
avancées par des Genevois et 250 000 lt. provenant de prêts à la grosse aventure. Cf. Maurice Bérard, « Le journal de
voyage de Thomas-Simon Bérard (...) », dans Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français, tome XC, 1941,
e iep. 239 sq. Ils proftèrent de la suppression de l’Exclusif de la 2 C des Indes.
7 3904 Herbert Lüthy, op. cit, p. 441. Voir aussi : A.N. V 253 B .
905 A.N. AD+ 1068 et 1069, arrêts du Conseil des 14 avril et 19 juin 1785.
906 Thomas Simon Bérard s’allia à l’un des groupes satellites gravitant autour de Calonne, représenté par la maison
iede banque parisenne connue sous le nom de Boyd, Ker et C . Cette banque était un avatar de la fameuse «B anque
particulière des Pays-Bas autrichiens » fondée et dirigée par Édouard Walckiers, chef de la banque Veuve Nettine et fls
(voir les notices concernant Jean Joseph de Laborde et Jean-Baptiste Tavernier de Boullongne), et Guillaume Herries,
qui représentait à Ostende et à Bruxelles les maisons de banque dirigées par Robert Herries, tant à Londres qu’à
Barcelone. Walter Boyd l’aîné et Guillaume (William !) Ker avaient été les anciens caissiers de la « Banque particulière
iedes Pays-Bas autrichiens ». À partir de 1787, après le départ de Calonne, les contestations des détracteurs de la C des
Indes étaient de plus en plus acharnées. Des syndics issus des principaux actionnaires, et chargés de la défense des
ieintérêts de la C furent élus par l’assemblée générale des actionnaires le 29 octobre 1787. Parmi ces syndics fgurèrent
un Walter Boyd et Jean Louis Dangirard (A.N. 8AQ 10 f° 2v°-4v°). Ce noyau dur qui soutenait Thomas Simon Bérard
fut renforcé de Louis Greffulhe, nommé à son tour syndic par l’assemblée générale du 31 août 1789 (A.N. 8AQ 11 f°
15r°-v°). Le mois précédant cette élection, plusieurs administrateurs en désaccord avec Bérard l’aîné avaient donné
leur démission ; il s’agissait de Gourlade, Sabatier et Desprez, Bezard, Bérard le jeune. Bénéfciant d’une grande liberté
de décision, Thomas Simon Bérard, parvint à imposer en août 1789, l’acquisition de deux navires, par l’intermédiaire
iede Herries et C , représentée par Charles Herries. Les deux vaisseaux, livrés à Lorient en décembre de la même
année, furent le «L ansdown », de 574 tx, commandé par le capitaine John Sheward, au prix de 223 026 lt. 13s., et le
« Ravensworth », de 512 tx, commandé par le capitaine Drummond, au prix de 168 947 lt. 14s. (A.N. M.C., XCVIII,
680, 31 décembre 1789, acte de vente). Des contestations internes, d’une part, et l’intransigeance de Bérard l’aîné et
iede Dodun, quant au maintien de leurs traitements et prérogatives en tant qu’administrateurs de la C , d’autre part,
provoqua fnalement la fronde d’une majorité d’actionnaires et la mise à l’écart du noyau représenté par Bérard.
196BÉRARD
Bérard fut nommé consul général du roi de Suède aux Indes.
Fortune
L’évolution de sa fortune demeure inconnue.
Sa succession comporte de nombreuses terres acquises comme biens nationaux entre
9071791 et 1792. Ces terres constituent la majeure partie des biens de Bérard  :
- adjudication du 18 janvier 1791 de la ferme de Coutain à Parcy, district de Versailles:
336 000 lt.
- id. du 10 février 1791 de la ferme de Grigny, district de Corbei: 8l 1 100 lt.
- id. du 29 mars 1791 de la ferme de Parcy dépendant de l’abbaye de
Saint-Germainen-Laye : 349 200 lt.
- id. du 12 mars 1791 de 38 arpents de la cure de Parcy : 54 000 lt.
- id. du 28 avril 1791 de plusieurs lots de terres à Viry et Ris (4 adjudications) :
59 700 lt.
- id. du 10 mai 1792 de la ferme de Chaitreau, de l’abbaye du Lys, commune de
Moisy-Cramayel : 170 000 lt.
- id. du 11 mars 1791 de la ferme de Mons et Berthelot, district de Melun:
228 000 lt.
- id. du 14 mars 1791 de terres labourables de la cure de Lieusaint : 48 200 lt.
- id. du 4 février 1791 de la grande ferme de Lieusaint, district de Melun:
234 000 lt.
(revendue moyennant 220 000 lt. comptant à Jean Jacques Bérard).
908- Il acquit devant Girard, notaire à Paris , le 16 août 1791, auprès d’un boulanger
909à Viry, des terres provenant de la cure au prix de 13 600 lt. , afn de compléter ses
biens qu’il y possédait depuis 1790 et dont la valeur s’élevait à 99 546 lt.
Ces autres biens consistaient en biens en nature ou intérêts dans diverses
entreprises :
- 1 500 lt. pour une action dans l’armement du corsaire le Sansculotte, Lorient, le 15
février 1793 (le corsaire fut pris, l’action est une non-valeur).
- 20 349 lt. 6s. 8d. réclamées contre Lalanne de Bordeaux.
ie- 51 234 lt. 5s. 8d. pour la liquidation de Jean-Jacques Bérard et C à Lorient.
ie- 1 918 750 lt. dues par la C dont 301 250 lt., remboursées en assignats, 750 000 lt.
pour 250 actions de 3 000 lt., 360 000 lt. pour effets divers, 386 460 lt. de marchandises
ieavancées à la C , le reste en reconnaissances.
ie- 52 000 lt. pour les assurances faites par Bérard à la C des Indes.
er- 100 balles de soies de Nankin (à Lorient, le 1 prairial an iv).
Greffulhe, Boyd et Dangirard démissionnèrent en tant que commissaires le 25 octobre 1790; D odun et Bérard l’aîné
furent destitués le 8 novembre suivant (A.N. 8AQ 11 f° 54r°-55r°). Dangirard fut le seul rescap; ié l fut nommé
ieadministrateur par les actionnaires et devint le liquidateur de la C après sa suppression par la Convention en août
1793.
Cette affaire, qui donna lieu à une longue procédure à propos des indemnités réciproquement réclamées par les
ieanciens administrateurs et la C lésée des prélèvements effectués par les premiers, fut interrompue par la Terreur. La
ieveuve de Pierre Bernier entama une procédure analogue contre la C , et apporta son soutien à Dodun et Bérard, puis
ie à leurs hoirs, à la grande surprise de l’ensemble des actionnaires de la C des Indes.
7907 Cf. son I.A.D. (A.N. M.C., XLII, 683, 11 thermidor an iii) ; Arch. de Paris DQ  1702 f° 6, déclaration de la succession
de Thomas Simon Bérard du 17 frimaire an iv.
908 A.N. M.C., XXXIII, 741, 16 août 1791.
909 Acquisition faite devant Petit, notaire à Paris, le 23 novembre 1790 d’une grande maison à Viry, et du mobilier au
complet.
197BÉRARD
- des balles de café moka (idem).
- 42 caisses et 24 demi-bouteilles de vin de xérès (idem).
- deux coffres d’habits de l’Inde (idem).
-169 205 lt. 19s. en billets datés du 16 brumaire an ii de Dodun, pour un prêt fait au
proft de ce dernier, acquéreur d’un bien national à Neufmoutier.
ie- des pièces concernant la société de commerce Bérard, Coulon et C à Pondichéry.
- des pièces concernant la société de commerce Bérard et Vernet de Chuisural en
Inde.
- un prêt de 300 000 Rixdallers fait par Bérard au roi de Suède.
ie t- des comptes avec Vosght et C à Hambourg et Debasrodin de S -Petersbourg pour
des intérêts dans le vaisseau russe l’« Archange ».
Affliations
910Très probablement membre de la loge maçonnique « La Paix » en 1783 . Membre
à partir du 14 janvier 1785 de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de
911Langes en 1780 . Membre du Comité des colons de Saint-Domingue, constitué le 15
912juillet 1788, composé de 9 commissaires représentant près de cent propriétaires
913d’habitations à Saint-Domingue et qui se transforma le 20 août 1789 en une société
qui fut affublée du nom de Club Massiac ou Club des Colons. L’un des membres du
914 915Club de 1789, fondé en mai 1790 ainsi que du club monarchique . Membre de
la Société des Amis de la Constitution siégeant au couvent des Feuillants (dit club des
916 e ieFeuillants) . Capitaine de la 3 C du bataillon des Filles-Saint-Thomas qui refusa
de participer à la prise des Tuilleries, le 10 août 1792.
L’arrestation de Thomas Simon Bérard l’aîné fut ordonnée par le Tribunal
révolutionnaire en pleine séance du procès de Jean Joseph de Laborde, ancien
917banquier de la Cour (cf. notice) et d’Antoine Grégoire Geneste , banquier à Paris –
ieliquidateur de la banque Boyd, Ker et C , dont il était le caissier –, le 29 messidor an
918ii, et fut lui-même condamné à mort le 14 foréal an ii .
910 Alain Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 66.
911 Cf. le Calendrier philanthropique, Paris, Maison philanthropique de Paris, 1786-1791, 6 volumes, in-12° (B.H.V.P.
4369, en 6 volumes).
912 Gabriel Debien, Les colons de Saint-Domingue et la Révolution. Essai sur le Club Massiac (août 1789 - août 1792), Paris,
1963, pp. 63-64.
913 Gabriel Debien, op. cit., pp. 78-80.
914 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, p. 401-417 ; Condorcet, Prospectus du journal de la Société de 1789, Paris, Imprimerie Lejay fls,
1790, in-12° (la cotisation était de 5 louis) ; Règlement de la Société de 1789 et liste de ses membres, Paris, Impr. de Lejay
40fls, 1790, in-12°, voir : BnF LB 2403 (A) ; Keith Michaël Baker, Condorcet, raison et politique, Paris, 1988, p. 364. Voir
la notice concernant Anson et Pierre Eloy Doazan.
915 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, pp. 297 et 401.
916 Ibidem, pp. 277, 286, 294-320. Au sujet du club des Amis de la Constitution séant aux Feuillants, voir les Statuts du
40club, Paris, Imprimerie de Pellier, s.d. (BnF 8° Lb  2204).
917 Antoine Grégoire Geneste fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire. A.N. T 1631, état des papiers
8d’Antoine Grégoire Geneste. A.N. DQ  95, déclaration de la succession du 28 pluviôse an ii. A.N., M.C., XLVIII,
562, 20-24 janvier 1818, acte de notoriété concernant Geneste.
918 A.N. W 348 doss. 702 bis, et W 357 doss. 750. Bérard fut condamné en même temps que les autres membres de la
« faction grenadière» , appellation donnée aux gardes nationaux du bataillon des Filles-Saint-Thomas ayant pris le
parti de défendre les Tuileries le 10 août 1792. Furent également condamnés: G abriel Tassin de l’Étang, banquier,
commandant du bataillon des Filles-Saint-Thomas et Louis Tassin, banquier, électeur, député suppléant à l’Assemblée
16constituante, offcier municipal et administrateur des vivres à Paris. Voir également: A .N. BB  930 dossier 22.
198BÉRARD
BÉRARD ( Jean Jacques)
Né en 1753, de religion prétendue réformée.
Décédé à Paris, le 11 septembre 1817, dans un appartement d’une maison appartenant
à la société de banque et négoce Bérard et Cordier, 8 rue du Faubourg-Poissonnière.
Origine sociale et milieu familial
Frère du précédent.
Mariage
919Marie Pauline Gandini, décédée à Paris le 14 février 1817 (flle de Charles
Dominique Gandini et de Jeanne Duval) ; contrat de mariage passé devant Girard,
920notaire à Paris, le 23 frimaire an iii (13 décembre 1793) , excluant la communauté
des biens.
Postérité
- Victor Alexis Bérard (né à Paris le 31 août 1792 et décédé le 29 août 1857, en son
921 922 domicile, rue Pigale, n° 20) , négociant, qui épousa Lodoïse Marie d’Haubersart
(flle d’Alexandre Florent Joseph d’Haubersart, comte et pair de France, directeur
923 èresgénéral de l’enregistrement , époux d’Ursule Brigitte Marie Merlin, veuve en 1
noces de Jean-Baptiste Dubois-Crancé, chef de brigade, et flle de Philippe Antoine
Merlin de Douai, comte d’Empire, et de Brigitte Jeanne Joséphine Dumonceaux),
924dont : 1) Édouard Philippe Bérard, époux de Christine Adèle Jameson (flle de
Farquhar Jameson, banquier à Paris, et d’Anne Hottinguer, elle-même flle du baron
Jean Conrad Hottinguer, l’un des régents de la Banque de France) ; 2) Paul Antoine
Bérard ; 3) Adèle Zoé Bérard, épouse de Marie Gabriel Arthur Hély d’Oissel (décédé
925à Pau, le 21 février 1864) , qui eut pour enfants Frédérique Marie Hély d’Oissel, née
le 12 mars 1851, Gabrielle Jeanne Hély d’Oissel, née le 25 mai 1854, et Alexis Roger
Hély d’Oissel, né le 12 juin 1859.
t- Adèle Louise Bérard, baptisée à Paris, à l’église S -Roch le 17 mai 1790, qui épousa
èresen 1 noces d’André Brunot Frévol La Coste, comte d’Empire, général de brigade de
926l’armée du génie, offcier de la Légion d’honneur , chevalier des ordres de la couronne
t esde fer et de S-Henri de Saxe, sans postérité, puis en 2 noces d’Alexandre Louis Jules
Lebrun (fls du duc de Plaisance), dont Charles Louis Jules Alexandre Lebrun.
919 A.N. M.C., XVIII, 1110, 17 mars 1817, I.A.D.
920 A.N. M.C., XXXIII, 792, 23 frimaire an ii (13 décembre 1793), contrat de mariage ; Jean Jacques Bérard jeune se
maria à peu près un mois après son frère.
921 A.N. M.C., XVIII, 1282, 18 décembre 1858, I.A.D de Victor Alexis Bérard. A.N. M.C., XVIII, 1284, 18 février 1858,
liquidation et partage de la succession de Victor Alexis Bérard. Alexis Victor Bérard avait recueilli 805 000 F ainsi que
plusieurs parties de terrains et de maisons, tant dans le Morbihan qu’à Montgeron, près Villeneuve-Saint-Georges
(actuellement dans Essonne), laissés en indivision. Déduction faite des reprises par Lodoïse Marie d’Haubersart,
veuve, soit 705 020 F ainsi que l’ensemble des meubles meublants, bijoux, argenterie, chevaux et cabriolet, la masse
de la succession de Victor Alexis Bérard s’éleva à 1 857 179,39 F en capitaux (avec les fruits: 1  883 200, 39 F). Les
dettes de la succession montaient à 4 170,55 F. Chacun des 3 enfants hérita de 612 122,18 F.
922 Contrat de mariage établi devant Depuille, notaire de Paris, le 29 avril 1822.
923 A. Révérend, Restauration..., tome 3, pp. 304-305 ; A.N. M.C., III, 1590, 5 juin 1856, partage de la communauté des
biens qui avait existé entre Alexandre Florent Joseph d’Haubersart et Ursule Brigitte Marie Merlin.
924 Avance d’hoirie donnée à Édouard Bérard, le 17 juin 1850 (A.N. M.C., XXVI, 1148) ; contrat de mariage d’Édouard
Bérard et Christine Adèle Jameson, établi devant Chatelain et Roquebert, notaires à Paris, le 14 avril 1853. Christine
8Adèle Jameson mourut à l’âge de 26 ans, le 27 septembre 1856 (Arch. de Paris DQ 1815 f° 50
925 A.N. M.C., XVIII, 1230, 21 mai 1846, contrat de mariage entre Marie Gabriel Arthur Hély d’Oissel et Adèle Zoé
Bérard. A.N. M.C., XVIII, 1324, 4 avril 1864, I.A.D. de Marie Gabriel Arthur Hély d’Oissel.
926 Dossier de Légion d’honneur aux A.N. : L 1037023.
199BÉRARD
- Victoire Zoé Bérard, épouse de Philippe François Marie Usquin.
Carrière et affaires
927L’un des fournisseurs de la Marine à Lorient, protégé de Vergennes ; l’un des
e ieadministrateurs de la 3 C des Indes (1785-1789) ; négociant-banquier à Paris sous
928la raison sociale de Bérard et Cordier (de l’an ii à 1817).
929Fortune  :
Les actifs de Jean Jacques Bérard montaient à 1 845 851,69 F et le passif à 26 770 F
seulement. Parmi les actifs fguraient la part de Bérard dans une maison, au 8 rue
du Faubourg-Poissonnière, qui appartenait à la société et qui fut revendue par les
héritiers de Bérard et Jeanne Élisabeth Duclos, veuve de Cordier, à Étienne Fechet,
marchand boulanger moyennant 181 500 F, un domaine à Montgeron, des terres
à Vigneux, Draveil et aux Chapelles ainsi que des magasins et chantiers à Lorient
et à Saint-Vallery. La revente des biens à Montgeron montait à 392 400 F, celle
de la ferme des Chapelles à 306 100 F. Bérard détenait en outre 105 actions du
Canal d’Aigues-Mortes près Beaucaire. Sur la masse active, Bérard avait prévu pour
191 987,94 F de legs particuliers destinés à ses enfants, et la délégation de 4 360 F de
rentes viagères dont 4 000 F au proft de ses neveux et nièces : Pierre François Daniel
Dejean, Suzanne et Jarine Dejean, ainsi que Jean François Bérard.
Affliations
930L’un des membres du club de 1789, fondé en mai 1790 .
927 J. Conan, La dernière Compagnie française des Indes (1785-1875), Paris, Marcel Rivière, 1942, p. 195.
928 Dès l’an iv, Louis François Cordier (1757-1817), régent de la Banque de France du 17 octobre 1803 à sa mort, s’était
12associé aux entreprises de Jean Jacques Bérard, resté jusqu’alors à Lorient dès le 30 frimaire an ii (A.N. F 936B,
et A.N. M.C., XVIII, 956, 12 germinal an iv, acte de société avec l’acquisition de 4 vaisseaux pris à l’ennemi ; A.N.
M.C., XVIII, 956, 3 prairial an iv, procuration pour la continuation de la liquidation de la société Jean Jacques Bérard
ieet C , expirée dès 1787 : premiers actes au Minutier central des Archives nationales concernant l’association
BérardCordier). La nouvelle société fournissait la Marine impériale en fer et en canons ( cf. Discussion et réfutation contre les
maîtres de forges, 28 octobre 1814 et À nos Seigneurs de la Chambre des Pairs, pétition, BnF 4° V 4260 (4) et 4° V 4387
er(2). Le 1 janvier 1817, la société fut renouvelée pour 3 années entre Cordier et Jean Jacques Bérard qui introduirent
à cette occasion Victor Alexis Bérard dans leurs activités. Suite à la mort de Cordier survenue le premier juillet 1817,
Bérard père et fls s’associèrent derechef le 12 juillet 1817 pour 5 années. En 1809, le capital de la société, montant
erà 400 000 F, était divisé à parts égales entre les deux négociants ; le 1 janvier 1817, Cordier détenait 200 000 F des
fonds, Bérard père 133 333,33 F et son fls 66 666,66 F. Le 12 juillet 1817, le capital fut réduit à 300 000 F dont 2/3
étaient fournis par Bérard père et 1/3 par Bérard fls. Le baron Didelot fut intéressé dans certaines de leurs opérations
(Cf. A.N. M.C., XVIII, 1112, 19 juillet 1817, I.A.D. de Cordier ; A.N. M.C., XVIII, 1113, 29 septembre 1817, I.A.D.
de Jean Jacques Bérard).
929 A.N. M.C., XVIII, 1113, 29 septembre 1817, I.A.D. de Jean Jacques Bérard ; A.N. M.C., XVIII, 1117, 27 août 1818,
dépôt de 2 cahiers volumineux, par Jean-Baptiste Samson Gomel, avoué près le Tribunal civil de première instance
du département de la Seine, agissant à la requête de Victor Alexis Bérard, négociant, héritier pour un tiers de son
père, etc. (1° Procès-verbal de dépôt de cahier des charges pour parvenir à la vente des immeubles dépendants de la
succession de M. Bérard situés dans le département de Seine-et-Oise, 2° Procès-verbaux d’adjudication préparatoire
et défnitive, des biens immeubles dépendant de la succession de M. J. J. Bérard situés dans le département de
Seineet-Oise) ; A.N. M.C., XVIII, 1120, 16 avril 1819, partage de la succession.
930 Augustin Challamel, Les clubs contre-révolutionnaires, cercles, comités, sociétés, salons, réunions, cafés, restaurants et
libraires, Paris, 1895, p. 401-417 ; Condorcet, Prospectus du journal de la Société de 1789, Paris, Imprimerie Lejay fls,
1790, in-12 (la cotisation était de 5 louis) ; Règlement de la Société de 1789 et liste de ses membres, Paris, Impr. de Lejay
40fls, 1790, in-12, voir : BnF LB 2403 (A) ; Keith Michaël Baker, Condorcet, raison et politique, Paris, 1988, p. 364. Voir
la notice concernant Anson, Bérard l’aîné et Pierre Eloy Doazan.
200BERGER
tBERGER (François), sgr de Courtelon, des Dureaux, de S -Léger-des-Bruyères,
931Cée, Le Bost de Montjournal, du Tronchoy, etc.
tNé à Paris en 1683, rue du Monceau S -Gervais en l’hôtel Berger.
Décédé à Paris, le 8 novembre 1747, en son appartement de fonction à l’Académie
t 932royale de Musique, rue S -Nicaise .
Origine sociale et milieu familial
Père : Marc Claude Berger, docteur en médecine le 23 mai 1669, régent de la Faculté
de Médecine de Paris puis doyen de 1692 à 1696, médecin ordinaire de Louis XIV,
933fls de Pierre Berger, bourgeois de Paris, et de Pierrettte Le Lieure .
rMère : Marthe Veret, flle de Jean Veret, bourgeois de Paris, s de
Fontenay-auxRoses.
Cousine issue de germain : Marie Nozereau (flle de Vincent Nozereau et Marie
Veret), épouse de Guy Crescent Fagon, médecin ordinaire du Roi, archiatre de Louis
934XIV à partir de 1693, surintendant du jardin du Roi .
Frères
- Claude Berger, né le 20 janvier 1679, médecin ordinaire de Monsieur frère du Roi,
qui époux d’Élisabeth Françoise Brunel de la Carlière, flle du premier médecin du
duc de Berry.
- Jean Bernard Berger, bourgeois de Paris, sgr de Fontenay, né en 1685, décédé en
1713, époux de Jeanne Gouard, dont un fls : Jean Bernard Berger, sgr de Fontenay
et de Raincy, R.G. des fermes, qui eut pour fls Bernard Berger de Raincy, directeur
général des Domaines sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire.
t- Pierre Berger de Ressye, baptisé à Paris le 30 août 1690 à l’église S -Gervais, décédé
935en 1769, conseiller au parlement de Paris à partir du 22 février 1725 à 1769, qui
936épousa, le 4 mars 1724, Marie Élisabeth de Poix de Périgny , dont une flle.
- Claude Bernard Berger, sgr de Fontigny, baptisé à Paris le 30 décembre 1691,
décédé à Libourne en 1725, inspecteur des fermes du Roi à La Rochelle, qui épousa
le 3 janvier 1717 Anne Marie Gavine.
- Julien Berger sgr du Jonet, baptisé en 1694, décédé au château royal deMoulins
sse t 937(p S-Bonnet), le 29 septembre 1765 , avocat au Parlement de Paris, lieutenant
général en la sénéchaussée de Bourbonnais et commissaire examinateur au siège
es 938présidial de Moulins, marié 2 fois, et qui épousa en 2 noces, en 1738 , Claude
tGeneviève Teissière, baptisée à l’église de S -Pierre de Moulins le 28 mai 1718 (flle
d’Antoine Teissière, intéressé dans les fermes du Roi, gentilhomme servant le Roi, et
939de Marguerite Aubert ), dont 6 enfants: Pierre (I) Berger, né le19 mai 1742, Marie
931 René de Nomazy, À travers cinq siècles, les Berger de Nomazy et leurs rameaux, Paris, l’auteur, 1974, 85 pages, p. 65 et
passim.
932 A.N. Y 11675, scellés après décès du 8 novembre 1747.
933 Une liquidation des successions de Marc Claude Berger, ainsi que Marthe et Paul Veret à été passé devant Camuset,
commissaire au Châtelet de Paris (série Y aux A.N.), le 6 février 1711. Le document est en défcit.
934 BnF Dossiers bleus 259.
935 BnF : mss. fr. 32138, p. 152; D ossiers bleus 86 : examen et réception du vendredi 4 mai 1725. F. Bluche, L’origine des
magistrats du Parlement de Paris, op. cit., pp. 82-83.
er936 A.N. M.C., CXV, 560, 1 juin 1746, I.A.D. de Marie Élisabeth de Poix de Périgny.
937 L’I.A.D. fut réalisé par Bougarel, notaire à Moulins, le 8 octobre 1765; r enonciation à la communauté par la veuve, le
27 novembre suivant. Voir à ce sujet : A.N. M.C., LXXIII, 867, 30 janvier 1768, acte de notoriété.
938 Contrat de mariage établi devant Doyen, notaire à Paris (étude CXV), le 14 janvier 1738.
939 Antoine Teissière et son épouse eurent 4 autres enfants: 1) Jean, qui mourut noyé alors qu’il était encore écolier ; 2)
201BERGER
Berger, Marie Gilberte Berger, Anne Berger, Pierre (II) Berger et Julien Joseph
Berger (auteur des branches Berger de Jeux et de Nomazy).
tOncle : Pierre Berger, juge-consul de Paris, marguillier de l’église S -Gervais de 1690
à 1694, époux de Marguerite Le Moyne.
Tante : Marguerite Berger, épouse de François Hersant, bourgeois de Paris, dont la
petite-flle épousa en 1703 Louis Fagon, intendant des fnances.
Mariage
Gabrielle Gauthier (flle de Jean Gauthier et de Gabrielle Miret) ; contrat de mariage
passé devant Pierre Treilly, notaire au bailliage de Noyer en Bourgogne, le 25 août
1706, établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris. Elle est
décédée le 25 avril 1764 et inhumée au Tronchoy. Elle avait plusieurs frères et sœurs
dont Paul Gauthier de Beauvais (cf. notice), Pierre Gauthier le Roy, marchand de
vins, Nicolas Gauthier.
Postérité
Gabrielle Claude Berger, épouse de Laurent Fayard de Champagneux, R.G. ancien
mi-triennal des fnances de Grenoble de 1722 à 1726 (cf. notice).
Carrière et affaires
Receveur des douanes de Paris ; receveur général ancien mi-triennal des fnances
de Grenoble de 1719 à 1721 ; directeur de l’Académie royale de Musique de 1744 à
9401747 .
941Fortune
En 1705, Gabrielle Gauthier reçut 16 000 lt. en dot. Les apports de Berger sont
inconnus ; cependant, le douaire fut fxé à 400 lt. de rentes et le préciput à 2 500 lt.
François Berger connut une ascension sociale rapide, probablement grâce à l’appui
des frères Paris et au Système. Durant la période 1719-1720, il ft l’acquisition de trois
maisons à Paris (deux situées dans la rue de la Mortellerie et une à l’encoignure de la
rue des Barres) des terres et seigneuries de Tronchoy, l’Isle, Torchepeau et Mouserne
942 943près Tonnerre, moyennant 100 000 lt. , les terre et seigneurie de Chasselas ainsi
944que le domaine de Saint-Amour , situés à environ deux lieues de Macon. François
Marie, qui mourut au couvent des carmélites de Moulins, le 26 avril 1764 ; 3) Marie Thérèse, baptisée le 25 mars 1717,
qui a fait sa profession chez les bénédictines de Saint-Pierre d’Izeure-les-Moulins en Bourbonnais le 13 novembre
er1735 ; Anne qui mourut le 1 décembre 1728. Marguerite Aubert mourut le 6 avril 1759. Son I.A.D. fut établi par
Jémois, notaire à Moulins, le 22 mai suivant. Voir : A.N. M.C., LXXIII, 867, 30 janvier 1768, acte de notoriété.
940 François Berger fut nommé directeur de l’Académie royale de musique à la place de Thuret par un arrêt du Conseil du
30 mars 1744. Cet arrêt révoqua celui du 30 mai 1733 qui avait octroyé le privilège de l’Académie royale de musique
et la direction de l’Opéra à son prédécesseur ainsi que de ses associés pour une durée de 29 ans. Précédemment, le
privilège avait été octroyé à Gruer pour 32 ans, par un arrêt du Conseil (en commandement, signé Phélypeaux) du 30
juin 1730, puis à Lecomte, par un autre arrêt prononcé le 18 avril 1731.
A.N. M.C., LX, 28 mars 1744, acte de société entre Berger et André Venture pour l’exploitation de ce privilège. A.N.
erM.C., LX, 1 avril 1744, transaction entre Thuret et Berger (Berger s’engagea de payer les anciennes dettes, soit
72 000 lt., ainsi que 93 637 lt. dues aux pauvres des hôpitaux, ainsi qu’aux marchands et ouvriers). A.N. 13AJ 3 à 8
(documents concernant la gestion de François Berger).
941 A.N. M.C., CXV, 570, 24 novembre 1747, I.A.D. de François Berger.
942 Vendu par François Petrol et Marie Gauthier du Tronchoy, son épouse, à Jean Louis Héron, receveur général des
fnances de Champagne, fondé de procuration de François Berger, devant Baillet, notaire à Tonnerre, le 18 novembre
1719 (copie déposée : A.N. M.C., CXV, 385, 26 décembre 1719).
943 Vendues par Thomas Paysant, trésorier particulier des États du Maconnais, devant Boisseau, notaire à Paris, le 11
février 1720.
944 Vendu par Antoine Dessaignes, élu de l’élection de Macon, devant De Savigny, notaire à Paris, le 8 mars 1720.
202BERGER
Berger et Gabrielle Gauthier affectèrent l’ensemble de ces biens – soit 400 000 lt.
– à la dot de leur flle unique, tout en se réservant l’usufruit de 200 000 lt. (soit le
domaine du Tronchoy, Torchepeau, etc., ainsi que les 3 maisons à Paris).
945BERGER ( René), dit de Nersault
Né vers 1660.
946Décédé à Paris, le 12 juin 1740 , en son domicile, sis rue des Quatre fls au Marais,
sse tp S -Gervais.
Origine sociale et milieu familial
Cousin du précédent.
iePère : Claude Berger, marchand bourgeois de Paris, actionnaire de la C des Indes
orientales, fls de Claude Berger, bourgeois de Paris, juré contrôleur des vins à Paris,
et de Marthe Godefroy.
947Mère : Marie Babouhot, décédée en 1696 , flle de Christophe Babouhot, bourgeois
948de Paris .
Frères et sœurs :
- Claude Berger, bourgeois de Paris, R.G. du canal de Briare, marguiller de l’église des
Saints-Innocents, époux d’Anne Royer, dont : 1) Claude Berger, notaire au Châtelet
949de Paris (1698-1705) ; 2) Marie Anne Berger, épouse de Jean René, bourgeois de
Paris.
950 951- Marie Berger, née en 1634, décédée le 22 décembre 1694 , épouse de René
Lelong, décédé le 22 janvier 1688, marchand mercier à Paris, négociant ayant des
comptoirs tant en Angleterre qu’en Espagne ; plusieurs enfants, dont: 1 ) Claude
René Lelong, maître ordinaire en la Chambre des Comptes de Paris, qui épousa
Geneviève Marguerite Brochant, 2) Jean Lelong, maître ordinaire en la Chambre
des Comptes.
- Claude François Berger de Villeparc (1642-1698), payeur des rentes de l’Hôtel
952de Ville, S.R. de la Grande chancellerie de France (1691-1698) , époux de Jeanne
Lelong, dont 1) Bernard Berger, 2) Marie Thérèse Berger, épouse de Pierre François
Ogier, S.R., R.G. des fnances de Montauban de 1699 à 1713, puis R.G. du Clergé
de 1713 à 1725 (cf. notice), 3) Jeanne Julie Berger, épouse de François Guillot de
Chenizot, S.R., R.G. des fnances de Rouen de 1707 à 1731 (cf. notice).
- Hugues Berger de Villeparc, capitaine au régiment de Conty, ingénieur du Roi, non
profès à l’odre de Malte, puis entré dans les ordres sous le nom de dom Pierre Berger
de Saint-Jean-Baptiste, religieux feuillant.
- Guillaume Berger, non profès à l’odre de Malte, puis entré dans les ordres sous le
945 René de Nomazy, À travers cinq siècles, les Berger de Nomazy et leurs rameaux, op. cit., pp. 52-58 (la date de décès de René
Berger de Nersault donnée par l’auteur est fausse).
6946 A.N. Y 15939, scellés après décès du 12 juin 1740 ; BnF Carré d’Hozier 40 ; Arch. de Paris DC 228 f° 72 (insinuation
du testament olographe du 31 juillet 1738).
947 BnF mss. fr. 32832 f° 379 et 32827 f° 405.
948 Contrat de mariage établi devant Chapelain, notaire à Paris (étude XXIV), le 26 juin 1632 ; A.N. M.C., I, 198, 15
décembre 1693, testament de la veuve Berger.
949 A.N. M.C., CXII, 6 juillet 1698.
950 A.N. M.C., I, 200.
951 A.N. M.C., XXXIX, 19 février 1668, contrat de mariage.
2952 A.N. V 36 du 9 juillet 1691 ; C. Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
203BERGER
nom dom Antoine Berger de Saint-Joseph, religieux feuillant.
- Jean-Baptiste Berger, prieur du prieuré coomandataire de N.-D. de Vanoise de
tl’ordre de S -Benoît.
Mariage
953Marie Anne Deschamps, décédée à Paris le 3 août 1753 (flle de Prix Deschamps,
S.R. près le Parlement de Dijon, receveur des impositions des bailliages d’Avallon et
954Noyers et de Louise Lemuet) ; contrat de mariage du 17 mai 1693, établissant la
955communauté des biens suivant la coutume de Paris . Ses frères et sœur: 1 ) Joseph
Deschamps sgr de la baronnie de Courgie, receveur des impositions des comté et
bailliages d’Auxerre et de Noyers, dont un fls au moins, Prix Deschamps de Courgy,
payeur des rentes à la suite de Berger (cf. notice) ; 2) Anne Deschamps, épouse de Claude
Richer, lieutenant criminel d’honneur au bailliage et siège présidial d’Auxerre ; 3) Prix
t 956Deschamps, chanoine, trésorier de l’église cathédrale de S -Étienne d’Auxerre . Ses
oncle et tante : Jean Deschamps, receveur des impositions d’Auxerre, et Anne Le
Muet, épouse d’Antoine Chartraire, T.G. des États de Bourgogne (cf. notice).
Postérité
- Marie Anne Berger, baptisée le 16 mai 1695.
- Jeanne Louise Mélanie Berger, baptisée en 1696, décédée le 12 août 1734, épouse
de Nicolas Leféron sgr d’Orville et de Louvres-en-Parisis, président en la Grand
957Chambre des Enquêtes du Parlement , dont : 1) André Leféron sgr d’Orville, offcier
958au régiment des Gardes-Françaises , 2) Marguerite Mélanie Leféron, épouse de
Jean-Baptiste Leféron, 3) Louise Hélène Leféron, 4) Léonard Leféron d’Orville, né
le 15 mars 1708, conseiller au Parlement de Paris.
Carrière et affaires
959Trésorier receveur général et payeur de plusieurs parties des rentes à partir de 1690
eà 1719, puis payeur de la 5 partie des rentes de l’Hôtel de Ville (1720-1740).
960Fortune
Marie Anne Deschamps apporta en dot 40 000 lt. dont 10 000 lt. en espèces, le reste
en rentes rachetables au denier 20 et 18 ; René Berger était quant à lui propriétaire
d’un offce de payeur des rentes d’une valeur de 100 000 lt. dont 40 000 lt. provinrent
953 A.N. Y 15948, scellés après décès du 3 août 1753 ; A.N. M.C., CXI, 242, 16 décembre 1753, I.A.D. Elle est décédée
au monastère des religieuses de l’Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, rue St-Louis-au-Marais.
954 Prix Deschamps, receveur dès 1684, mourut en septembre 1719 : l’I.A.D. et le partage furent établis par les enfants,
sous seing privé, les 12 septembre 1719 et 25 octobre 1719. Prix Deschamps avait réparti les biens de la succession de
son épouse entre les héritiers le 12 novembre 1709.
955 A.N. M.C., I, 197, 17 mai 1693, contrat de mariage.
er956 A.N. M.C., CXI, 180, 1 août 1735, partage de l’abbé Deschamps. Ce dernier meurt à Auxerre, le 3 mai 1735 ; son
I.A.D. fut établi par Chardon, notaire à Auxerre, le 26 mai 1735. Ses biens consistaient en 61 000 lt. en principaux de
rentes dont 52 000 lt. au denier 40.
957 Devant Bure, notaire à Paris, le 31 janvier 1709, vente de l’offce de président par Denis Delabarde à Nicolas Leféron
moyennant 200 000 lt.
958 André Leféron fut un temps l’un des mousquetaires noirs de la Garde du Roi avant d’acquérir la charge d’enseigne
meà drapeau au régiment des Gardes-Françaises grâce aux prêts consentis par M Berger, son aïeule maternelle. Les
Leféron descendaient d’un prévôt des marchands de Paris du même nom sous Mazarin. L’aïeul paternel d’André
Leféron était Jérôme Leféron (de Féron?) , conseiller au Parlement de Paris, dont l’épouse était Marie de Paris, alliée
aux Paris des Brosses, une importante famille de Parlementaires à ne pas confondre avec les fnanciers Paris. Le
ernotaire de Jérôme de Féron était Bouron (cf. dépôt du testament : A.N. M.C., XXIX, 387, 1 décembre 1727).
1 1959 A.N. V 62 du 9 novembre 1690 (création par l’édit d’octobre 1690), et A.N. V 69 du 26 mai 1691.
960 A.N. M.C., CXI, 197, 22 juin 1740, I.A.D. de René Berger.
204BERGER DE SAINT-LAURENT
de ses propres, et 60 000 lt. de ses emprunts soit 10 000 lt. auprès de son frère, S.R.
meet payeur des rentes, 10 000 lt. auprès de sa mère, et 40 000 lt. auprès de sa sœur, M
Lelong. De part et d’autre 30 000 lt. entrèrent dans la communauté, le douaire fut
fxé à 900 lt. de rentes préfx et le préciput à 5 000 lt. Outre les offces de payeur de la
e5 partie des rentes (260 000 lt.), le couple Berger possédait en 1740 : 1) une grande
ermaison, située dans la rue d’Anjou, acquise devant Goudin, notaire à Paris, le 1
août 1713, moyennant 36 000 lt. ; 2) une maison, située dans la rue des Quatre-fls,
en partie louée à Emmanuel Tellès d’Acosta par acte passé devant Bouron, notaire à
Paris, le 3 mars 1738 ; 3) une maison et des terrains à Louvres-en-Parisis d’une valeur
de plus de 16 000 lt.
BERGER de SAINT-LAURENT ( Jean-Baptiste)
Né : ?
erDécédé à Lyon, en chemin pour la Corse, le 1 juillet 1769 ; scellés apposés dans son
appartement dans la rue Boucherat au Marais, attenant à la fontaine, dont Narcis
961était propriétaire .
Origine sociale et milieu familial
Père : Laurent Berger de Saint-Laurent, bourgeois de Paris.
Mère : N.C.
Sœurs :
962- Marie Anne Berger de Saint-Laurent, l’aînée, flle majeure .
- Marie Antoinette Berger de Saint-Laurent, flle majeure.
- Marie Thérèse Berger de Saint-Laurent, flle majeure.
Mariage
Sans alliance ; sans postérité.
Carrière et affaires
L’un des intéressés dans l’entreprise de fourniture de viande des armées en Allemagne
(1758-1762) ; munitionnaires des vivres méridionaux (armées françaises en Italie et
Espagne (1759-1763) ; régisseur de la régie des droits rétablis sous les noms successifs
de Jean Valade et Julien Alaterre (1760-1769) ; l’un des régisseurs des vivres de la
963Marine (1762-1769) ; régisseur des vivres de l’armée de l’île de Corse (1769) .
961 A.N. Y 14464, scellés après décès du 7 juillet 1769. Jean-Baptiste Berger de Saint-Laurent était parti de Paris pour la
Corse le 11 juin 1769.
962 Marie Anne Berger de Saint-Laurent obtint un bureau de recette et de distribution de billets de loterie des
administrateurs de la loterie royale de France. Elle y associa sa sœur, Marie Antoinette Berger de Saint-Laurent,
ainsi que Raphaël Azevedo, banquier à Paris. Intéressé pour moitié dans l’affaire, celui-ci apporta les fonds du
cautionnement, soit 25 000 lt. Il versa en outre 600 lt. de pot-de-vin aux deux sœurs, versa 6 mois de loyer d’avance
pour une boutique située dans la rue Poissonnière (entre celles de la Lune et de Beauregard), soit 275 lt., ainsi qu’un
pot-de-vin de 48 lt. au bailleur (Brou, maître maçon, principal locataire, par acte passé devant Belurgey, notaire à
paris, le 15 octobre 1780). Ils nommèrent pour régisseur Antoine Graux. Ce dernier eut 900 lt. d’appointements
annuels. Le bureau était ouvert sept jours sur sept, y compris les jours de fêtes, de 6 h. du matin à 22 h. en été et à
partir de 7h. du matin en hiver. Graux fut cautionné par Nicolas Paterne Millot, marchand mercier à Paris. La société
était prévue pour 6 ans (cf. A.N. M.C., CXVI, 524, actes des 18 et 19 novembre 1780 : obligation et acte de société).
963 A.N. M.C., XXXVIII, 27 juillet 1769, I.A.D. de Jean-Baptiste Berger de Saint-Laurent. L’inventaire après décès
foisonne de renseignements complexes. On y découvre qu’il démissionna de sa place de régisseur des vivres de la
Marine au début de l’année 1769 et que son intérêt fut attribué à Monmerqué en vertu d’un arrêt du Conseil du 26
janvier 1769. Il eut de nombreux croupiers. En 1763, Louis Lafreté (cf. notice) lui prêta 50 000 lt. destinés à fournir
les 100 000 lt. de fonds d’avance, correspondant à 2 sols d’intérêt, pour la régie des vivres de la Marine (régie établie
sous le nom d’Honoré Chéris). Parmi ses croupiers fgurait Pierre Jélyotte, pensionnaire du Roi, un chanteur
haute205BERGERET
BERGERET (Pierre François)
sse tNé à Paris, baptisé le 23 août 1683, p S -Germain l’Auxerrois.
Décédé à Paris, en son hôtel situé place des Victoires, le 25 avril 1771.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Alexandre Bergeret (1650 ?-1716), valet de chambre de la Dauphine,
gentilhomme de la Grande Fauconnerie (famille d’origine bourguignonne).
Mère : Marie Jamen (1661-1716), flle d’Antoine Jamen, trésorier provincial de
l’extraordinaire des Guerres.
Parrains : Pierre Jamen, commis au Trésor Royal, et sa tante Catherine Jamen.
9644 frères et 4 sœurs, dont  :
965- Alexandre Claude Bergeret, décédé le 13 septembre 1749 .
- Jacques Antoine Bergeret, maréchal de camps et armées puis lieutenant général des
966armées du Roi .
- Marie Bergeret, épouse de Denis Maurice, avocat au Parlement de Paris, dont Rose
967Maurice, épouse de Jean Nogent , receveur des fermes à Avallon.
- Catherine Bergeret, épouse de Pierre Thomas Chicoilet de Corbigny, trésorier
de France à Grenoble, dont : 1) Claude Chicoilet de Corbigny, 2) Louis Alexandre
Chicoilet de Corbigny, entreposeur de tabac à Rennes, 3) Marguerite Catherine
Chicoilet de Corbigny.
Un projet intéressant vit le jour avec la création de la Société de l’Agriculture, dite
de Montrosier. Apparemment celle-ci était solide. Plusieurs capitalistes de première
importance y participèrent : François Lamouroux, François Bernard de Villeneuve
et Claude Louis Pigalle de Marvilly (intéressés dans les fermes), Jean-Baptiste
Laguarigue de la Berlière, François Germain Verdelhan de la Bessède, Antoine
Jean-Marie Noël Canclaux de Maisonneuve, Pierre de Vernède, Étienne Igonnin
de Romanex sgr de Mamarvan, Paul Marc Jean-Baptiste Rabinand, Magnitot
(intéressé dans les vivres), Bingeon et Durand sgr du Vieux Chatenet (intéressés
dans les affaires du Roi), et le chevalier de Luzard sgr de Janvilliers. Une histoire
complexe relatif à un prêt de 100 000 lt. à partir d’un billet signé par le Roi du
17 mai 1761, issu des affaires secrètes concernant le service du Roi et délivré par
Micault d’Harvelay, se greffa sur l’affaire déjà mal engagée. Jacques Russeau
détenteur originaire de ce billet, l’avait cédé à Jean-Baptiste Noiret, caissier de
iecette C d’Agriculture, puis des Carrosses de Versailles, contre une constitution
de rentes de 100 000 lt. ; il transporta ce contrat de rentes devant Blacque, notaire à
Paris, le 4 septembre 1765.
Noiret ne parvint ni à restituer le billet, ni à rembourser la somme malgré les
contre réputé, qui avait 20 000 lt. dans les 120 000 lt. de fonds d’avance pour la régie Jean Valade. L’ambassadrice de
Hollande avait également une croupe dans l’intérêt de la régie Honoré Chéris.
964 Cf. la liste fournie par les documents: A .N. M.C., XLVIII, 252, 4 février 1779, I.A.D. de Louise Antoinette Bergeret
(même liasse le 5 février 1779, dépôt du testament olographe du 8 décembre 1776).
965 Le testament d’Alexandre Claude Bergeret fut déposé chez Patu, notaire à Paris, le 13 septembre 1749; s on I.A.D.
fut établi par le même notaire à partir du 18 septembre suivant (étude XLVIII: e n défcit). A.N. M.C., XLVIII, 91, 19
janvier 1750, abstention de Jacques Antoine Bergeret à la succession d’Alexandre Claude Bergeret.
966 A.N. M.C., XVIII, 879, 10 décembre 1788, I.A.D. de Jacques Antoine Bergeret.
967 Il avait pour frère François Nogent de Saugny, greffer en chef au Conseil supérieur de l’île de Bourbon, S.R. de la
2Grande chancellerie de France (A.N. V 44, du 4 juillet 1765, leurs père et mère étaient Antoine Nogent et Marguerite
Labbé, demeurant à Fulvy, diocèse de Sens) ; C. Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
206BERGERET
conventions passées devant Delage et Arnaud, notaires à Paris, le 5 septembre 1765.
- Marie Bergeret, épouse de François Decassant, écuyer, dont Alexandre Pierre
Nicolas Decassant, éc., sgr de Calandré.
- Louise Antoinette Bergeret, flle majeure.
Mariage
Claude Anne de la Roche (flle de Geoffroy de la Roche, Geoffroy de la Roche,
commandant les gardes du parc de Versailles, concierge de la ménagerie de Versailles
et garde des plaisirs du Roi ou du parc du château, et d’Élisabeth Hérault) ; contrat
de mariage devant Junot, notaire à Paris, du 11 décembre 1710 (communauté suivant
968 969la coutume de Paris) . Elle décéda le 12 janvier 1729 .
Claude Anne de la Roche avait deux sœurs et un frère:
- Marie Élisabeth Jeanne de la Roche, épouse d’Antoine Paris (cf. notice).
- Élisabeth de la Roche, épouse de Claude Paris, dit de la Montagne (cf. notice).
970- Pierre de la Roche, premier valet de Garde-robe du Roi, époux de Marguerite Lebel ,
dont : 1) Pierre de la Roche, capitaine de cavalerie, premier valet de Garde-robe du
Roi ; 2) Geoffroy de la Roche, abbé commendataire de l’abbaye des Septfontaines,
diocèse de Langres (interdit) ; 3) Antoinette Marie de la Roche, épouse de Guillaume
Mazade de Saint-Bresson, R.G. des fermes à Montpellier, R.G. des fnances de
Montpellier, T.G. des États du Languedoc (cf. notice) ; 4) Marguerite Henriette de la
Roche, épouse de Philibert de Foucault baron d’Aubroches, capitaine de vaisseau.
Postérité
- Marie Justine Bergeret, religieuse au monastère de la Victoire des Chanoinesses
t 971régulières de S -Augustin, établi à Picpus, près Paris .
- Pierre Jacques Onézime Bergeret, aîné, R.G. des fnances de Montauban, T.G. de
t 972l’ordre royal et militaire de S -Louis (cf. notice) .
973- Jean François Bergeret de Frouville , S.R. de la Grande chancellerie de France
de 1748 à 1783, secrétaire ordinaire du Conseil d’État Direction et Finances (du 7
juin 1748 au 12 décembre 1782), époux d’Élisabeth Marguerite Thérèse de La Haye
des Fossés, flle de Salomon de La Haye des Fossés, S.R. de la Grande chancellerie
de France (cf. notice), dont : 1) Marie Charlotte Bergeret de Frouville ; 2) Antoine
974Salomon Bergeret de Frouville, chevalier, époux de Marie Marthe Messing ;
3) Adélaïde Étienne Bergeret de Norinval, chevalier, S.R. de la Grande chancellerie
968 A.N. M.C., CXI, 48, 11 décembre 1710. Le document est malheureusement en défcit. Pour davantage de détails
concernant Geoffroy de la Roche et Élisabeth Hérault, voir la notice concernant Antoine Paris.
969 A.N. M.C., LXXXVII, 838, 9 février 1729, I.A.D. de Claude Anne de la Roche.
970 Marguerite Lebel décéda le 14 août 1775. Son I.A.D. fut établi par l’étude de Fourcault de Pavant à partir du 19 août
1775 (A.N. M.C., XXXV, 785). Au partage de sa succession le 26 juin 1776 (A.N. M.C., XXXV, 790), la masse de
ses biens montait à 694 456 lt. 1s. 7d., dont 650 756 lt. provenaient de la liquidation de la succession de Dominique
Guillaume Lebel (A.N. M.C., XCVI, 450, 27 janvier 1769, partage).
971 Acte d’ingression religieuse devant Patu, notaire à Paris, le 22 novembre 1735.
972 Cf. aussi Eugène Darras, « La famille Bergeret de l’Isle-Adam et de Frouville» , Mémoires de la Société Historique et
Archéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin, tome XLII (1933), p. 65-92.
973 M. Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, op. cit., p. 26-27. A.N. M.C., LVII, 391, 31 juillet 1749,
contrat de mariage ; A.N. M.C., LVII, 494, 7 février 1770, I.A.D. d’Élisabeth Marguerite Thérèse de La Haye des
Fossés, décédée le 3 janvier 1770 ; A.N. M.C., XVIII, 836, 10 novembre 1783, I.A.D. de Bergeret de Frouville. A.N.
2V 42 du 17 mai 1748. C. Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
3 974 A.N. O 2970 (1824), elle fgure sur la liste des pensions pour les émigrés.
207BERGERET
975de France de 1783 à 1790 , secrétaire ordinaire du Conseil d’État Direction et
Finances (1782-1790), époux de Charlotte Françoise Flieger (ou Fleiger).
- Marie Thérèse Antoine Bergeret, épouse d’Étienne Charles Maussion de la
Courtaujaye, R.G. des fnances d’Alençon (cf. notice).
976- Marie Suzanne Eléonore Bergeret , épouse de Louis Jacques Charles Hocquart de
Cueilly, et de Murville, T.G. de l’artillerie et du génie de 1729 à 1760 (cf. notice).
t 977- Alexandre Claude Bergeret, religieux à l’abbaye de S -Victor à Paris .
- Anne Justine Claude Bergeret, décédée le 15 décembre 1741, épouse de Charles
René Péan sgr de Mosnac, maître ordinaire à la Chambre des comptes, dont une flle,
978Anne Marthe Péan, décédée le 9 juillet 1742 .
Carrière et affaires
Avocat au Parlement ; directeur des vivres à Metz (1713) ; trésorier des troupes de
Dunkerque, inspecteur des fnances de la généralité du Dauphiné (1717-1719) ;
secrétaire du Roi en la chancellerie près le parlement de Grenoble, jusqu’en 1722 ;
979secrétairoi en la Grande chancellerie de France (1722 à juillet 1724 – offce
980supprimé – et de décembre 1724 à 1771) ; fermier général des Fermes générales
unies. (1721-1757).
981Fortune
Par l’absence du contrat de mariage, il est impossible d’évaluer le degré de sa fortune en
1711. La dot de son épouse devait approcher les 40 000 lt., somme reçue par chacune
de ses sœurs. Pierre François Bergeret établit 5 enfants par contrat de mariage:
- Marie Thérèse Antoine Bergeret, épouse d’Étienne Charles Maussion de la
Courtaujaye, par contrat devant Patu, notaire à Paris, du 6 mai 1734 : une dot de
150 000 lt. ; une maison place des Victoires d’une valeur de 106 400 lt., acquise le
21 juin 1732, et 80 000 lt. de principaux de rentes sur le clergé en augmentation de
dot.
- Marie Suzanne Eléonore Bergeret, épouse de Louis Jacques Charles Hocquart,
par contrat devant Patu, du 27 janvier 1737 : une dot de 200 000 lt. ; une maison
rue Neuve-des-Petits-Champs de 169 800 lt., acquise le 13 mai 1750, 15 000 lt. en
deniers comptants, 30 000 lt. de principaux de rentes perpétuelles sur la communauté
2975 A.N. V 46 du 18 janvier 1783. C. Favre-Lejeune, op. cit.
7976 Elle décéda à Paris le 25 juin 1793, en son hôtel rue Neuve-des-Capucines (Arch. de Paris DQ 1699 f° 1v°-3v°,
déclaration du 14 frimaire an ii).
977 Acte d’ingression religieux devant Patu, le 21 janvier 1739. Il décéda le 4 mai 1746.
978 Contrat de mariage devant Patu, le 14 novembre 1737 ; A.N. M.C., XLVIII, 86, 18 janvier 1742, I.A.D. d’Anne
Justine Claude Bergeret ; A.N. M.C., XLVIII, 2 août 1742, en défcit, partage de la succession.
979 A.N. M.C., CXI, 133, 28 janvier 1722, traité de l’offce de S.R. appartenant à Jean François Vandé (Vande? ), domicilié
à Lyon, entre Antoine Varnier, prêtre, son prête-nom à Paris, d’une part, et Pierre François Bergeret, omicilié à Paris,
rue du Roi de Sicile (dans le Marais, près des frères Paris) d’autre part, moyennant 80 000 lt. Jean François Vandé
fen avait été pourvu à la place de son défunt frère, Horace Vandé (voir actes passés devant Lebeuf, notaire à Paris, le
18 avril 1695, et devant Périchon, notaire à Paris, le 23 avril suivant). Le même jour, Bergeret vendit 1 400 lt. de rentes
afn de payer une partie du prix de la charge.
A.N. M.C., CXI, 133, 14 février 1722, transport de Jean François Vandé – par l’abbé Varnier– de
120 lt. d’augmentation de gages liés au susdit offce de S.R. à Pierre François Bergeret.
2980 M. Antoine, op. cit., p. 26 ; A.N. V 39 (deux dossiers de provisions des 30 janvier 1722 et 10 décembre 1724). C.
Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
981 A.N. M.C., XLVIII, 187, 25 avril 1771, dépôt de testament de Pierre François Bergeret ; A.N. M.C., XLVIII, 188, 4
mai 1771, I.A.D. ; A.N. M.C., XLVIII, 189, 14 juin 1771, délivrance de legs ; A.N. M.C., XLVIII, 192, 2 septembre
1771.
208BERGERET
des marchands de vin et 1 000 lt. en un effet de la Caisse d’Amortissement en
augmentation de dot.
- Anne Justine Claude Bergeret, épouse de Charles René Péan de Mosnac, par contrat
devant Patu du 14 novembre 1740 : une dot de 200 000 lt., somme remboursée par
Péan de Mosnac après le décès de son épouse et de sa flle.
- Pierre Jacques Onézime Bergeret aîné, par contrat devant Prévost, notaire, le
28 août 1741 : une dot de 200 000 lt. (à prendre sur l’offce de R.G. des fnances de
Montauban) ; une maison sise place des Victoires de 120 000 lt., acquise le 6 septembre
1746 et 80 000 lt. en deniers comptants en augmentation de dot.
- Jean François Bergeret de Frouville, par contrat devant Charlier, notaire, le 31 juillet
1749, dot de 440 000 lt. à prendre dans les deux offces acquis les 4 et 10 mai 1748
des héritiers de Guyot de Chenizot (offce de secrétaire du Conseil d’État), et de
Taboureau des Réaux (offce de S.R.) pour une valeur totale de 640 000 lt.
Les augmentations de dots furent constituées sous forme de legs particuliers. La
masse générale à partager, hormis ces nombreuses avances d’hoirie, monta à
7 828 854 lt. 10s. 5d., déduction faite des dettes passives d’un total de 46 045 lt. 10s. 4d.
Chaque héritier reçut 1 957 213 lt. 12s. 7d.
BERGERET (Pierre Jacques Onézime), dit de Grandcourt
Né : ? , baptisé le 8 juin 1715.
Décédé à Paris, le 21 février 1785, en sa maison située rue du Temple.
Origine sociale et milieu familial
(cf. notice précédente ).
Mariage
9821) Marguerite Richard (flle de Jean Pierre Richard R.G. des fnances de Tours , et
de Marie Anne de Boullongne) ; contrat de mariage devant Prevost, notaire à Paris,
le 28 août 1741 (communauté suivant la coutume de Paris). Elle décéda le 13 juillet
9831751 . Frères et beaux-frères impliqués dans la fnance: J ean Marie Richard, R.G.
des fnances de Tours à la suite de son père (cf. notice) ; Louis Richard de La Bretèche,
R.G. des fnances de Tours à la suite de son frère aîné ( cf. notice) ; Étienne Le Texier
de Menetou, R.G. des fnances de Tours (cf. notice).
2) Louise Mélanie Lévy, en 1766, flle de Michel Jacques Lévy, grand bailli d’épée de
Dourdan, trésorier receveur général payeur des gages et augmentations de gages des
984offciers de la Chambre des comptes de Paris. Elle mourut en 1773 .
9853) Jeanne Viguier (flle de Pierre Viguier et de Françoise Boyer) ; contrat de mariage
devant Giard, notaire à Paris, le 13 août 1777, sous le régime de la séparation des
biens.
982 Cf. notices de Jean Pierre Richard et de Jean de Boullongne, oncle.
983 A.N. M.C., XX, 576, 28 août 1741, contrat de mariage ; A.N. M.C., XLVIII, 100, 31 juillet 1751, I.A.D. ; A.N. M.C.,
XX, 662, 13 juin 1768, liquidation de la succession de Marguerite Richard.
984 A.N. M.C.,LXXXVII, 1144, 20 mars 1773, notoriété après décès. Décédée le 26 février 1773; a ucun I.A.D. ne fut
établi. Les héritiers furent: 1 ) ses sœurs, Cécile Élisabeth de Lévy veuve de François Deslandes d’Houville, Marie
eAnne de Lévy veuve de Pierre Poterat, et Élisabeth Nicole de Lévy veuve d’Augustin Guillier, chacune pour 1/5 d’une
part ; 2) ses nièces Armande Marie Élisabeth et Marie Françoise de Lévy, flles de Jean-Baptiste Michel de Lévy, ainsi
que ses neveux et nièce César Jacques Delacroix, Louis Chevalier Delacroix et Adélaïde Geneviève Delacroix épouse
de Denis Louis d’Hozier, enfants d’Élisabeth de Lévy, veuve de César Marie Delacroix, d’autre part.
985 D’après la tradition, il s’agissait de sa gouvernante.
209BERGERET
Postérité
er1) fls issus du 1 lit :
- Pierre Jacques Bergeret de Cassan, R.G. des fnances de Montauban (cf. notice
suivante).
- Jean Marie Bergeret de Tulmont (Talmont d’après certains documents), décédé
986le 25 janvier 1790 , offcier au régiment des Gardes-Françaises, interdit de la
gestion et de l’administration de ses biens à l’époque de sa majorité par sentence
homologative du Châtelet de Paris, le 22 décembre 1772, qui, domicilié à Marin
987en Suisse, épousa en 1779 Françoise de Marval, bourgeoise de Neuchâtel , sans
postérité.
- Marie Antoinette Bergeret, mineure, décédée après sa mère.
e 9882) flle issue du 3 lit : Josèphe Claudine Pierrette Bergeret , épouse de François
Charles Adrien Symon, vicomte de Carneville, major du régiment d’Artois-cavalerie,
ssefls de François Hervé Symon, sgr de la p de Carneville, patron honoraire fondateur
et présentateur au bénéfce du lieu, offcier au régiment du Roi-infanterie, et de
Françoise Charlotte Brohier de Leville.
Carrière et affaires
989Receveur général des fnances triennal mi-alternatif de Montauban (1741-1785) ,
et en société avec Jean-Baptiste Bégon, pour l’offce de receveur général des fnances
990ancien mi-alternatif de Montauban (1760) ; trésorier général triennal de l’Ordre
t 991royal et militaire de S -Louis (1764-1771) .
Fortune
Pierre François Bergeret constitua en avance d’hoirie à Pierre Jacques Onézime
Bergeret, son fls, une somme de 200 000 lt. à l’occasion de son mariage, de même,
Jean Pierre Richard donna à sa flle 120 000 lt. en deniers comptants. Marguerite
Bacquet, veuve de Louis de Boullongne, premier peintre du Roi, rajouta la somme
de 30 000 lt. Le douaire fut fxé à 40 000 lt. de rentes viagères et le préciput à
26 000 lt.
986 A.N. M.C., XVIII, 888, 10 février 1790, I.A.D. de Jean Marie Bergeret de Tulmont (bibliothèque, tableaux et
estampes), à la requête de la veuve, domiciliée à Neuchâtel, ainsi que de ses frère et sœur.
987 A.N. M.C., XVIII, 888, 8 févier 1790, dépôt de contrat de mariage passé devant Courtot, notaire à Pourrentruy en
Suisse le 6 août 1779.
988 A.N. M.C., XVIII, 891, 11 septembre 1790, dépôt du contrat de mariage entre Josèphe Claudine Pierrette Bergeret
et François Charles Adrien Symon vicomte de Carneville. Les biens du vicomte de Carneville s’élevaient à près de
420 000 lt., tandis que Josèphe Claudine Pierrette Bergeret apporta 611 759 lt. 11s. 2d. provenant de la succession de
son père, une part des objets restés en indivision, ainsi qu’un trousseau de 20 000 lt. ; le préciput fut fxé à 40 000 lt.,
non compris les effets personnels, et le douaire à 12 000 lt. de rentes. A.N. M.C., XVIII, 987, 8 vendémiaire an ix (30
septembre 1802), I.A.D. de Josèphe Claudine Pierrette Bergeret divorcée de Symon Carneville.
989 A.N. M.C., XLVIII, 83, 13 août 1741, traité d’offce entre Charles François Michel d’Amblérieux, receveur général
des fnances, failli, et Pierre Jacques Onézime Bergeret au prix de 656 225 lt. dont 40 000 lt. de pot-de-vin. A.N.
1V  330, du 26 août 1741 ; A.N. P 2443 f° 119v°-123v° du 30 août 1741; A .N. P 2714 f° 125r° du 5 septembre 1741.
990 A.N. M.C., XLVIII, 107, 4 janvier 1760, Jean-Baptiste Begon vendit son offce à Pierre Jacques Onézime Bergeret
moyennant 675 000 lt. pour le prix principal et pour 241 330 lt. d’avances faites au Roi. Ils conclurent une société dont
le fonds était fxé à 916 330 lt. dans laquelle ils rentrèrent chacun pour moitié. Bégon resta en place pour continuer les
exercices (cf.  notice de Jean-Baptiste Bégon).
991 A.N. M.C., XX, 651, 8 février 1764, traité d’offce entre les héritiers de Louis Barthélémy Moufe de Georville et
Bergeret au prix de 100 000 lt. A.N. M.C., LXII, 537, 5 mars 1771, traité d’offce entre le même Bergeret et César Luc
Marie de Selle de la Garéjade, son successeur moyennant le même prix. C.L.M. de Selle de Garéjade fut substitué à
Nicolas Beaujon présumé successeur de Bergeret.
210BERGERET
À son décès, Pierre Jacques Onézime Bergeret avait une fortune de 3 510 674 lt. 11s. 5d.
992(hormis des objets laissés en commun), réduite à 1 835 278 lt. 13s. 7d. , après le
prélèvement de dettes passives et de legs divers. Parmi les dettes passives, il fallait
inclure pour 1 007 768 lt. 15s. de reliquat de clerc à maître de la recette générale des
fnances de Montauban. Cette somme était largement compensable par un nombre
considérable de rescriptions (pour une valeur globale de 1 079 232 lt.) et en billets
des fermes: 4 5 000 lt., à ajouter à la masse.La fortune de Bergeret s’élevait fnalement
à 2 799 628 lt. La part des terres et des maisons se composaient : 1) du domaine de
Negrepelisse (en Tarn-et-Garonne à 17 km de Montauban, sur l’Aveyron), acquise
par adjudication du 9 février 1751, le tout pour 182 000 lt. (la vente comprit l’offce
de gouverneur du lieu, les domaines et l’établissement d’un hôpital général) ; 2) du
château de Nointel, d’une ferme et d’un moulin circonvoisins; 3 ) des biens à
l’IsleAdam (acquis par échange, le 26 juin 1748, du prince de Conti) ; 4) d’un hôtel rue
du Temple, adjugé le 3 décembre 1755 au prix de 62 600 lt. ; 5) d’une grande maison
neuve, rue Meslée, sur l’emplacement de quatre maisons, acquise devant Prevost,
notaire à Paris, le 28 juin 1763 (117 800 lt.) ; 6) d’une maison quai de la Tournelle (dit
des Miranionnes) d’une valeur de 14 700 lt. ; 7) d’une maison place des Victoires non
comprise dans la masse générale, laissée en commun.
993Les détails concernant les reprises matrimoniales de Jeanne Viguier  : hormis les
1 835 278 lt. 13s. 7d. de dettes et legs susnommés, il faut compter 151 626 lt. 7s. 7d.
tde biens dont une maison rue S -Louis-au-Marais de 50 000 lt., délaissés à Jeanne
Viguier au moyen du dernier contrat de mariage, des legs particuliers, etc. Cette
somme n’était pas incluse lors de l’établissement de la masse générale de la fortune de
Bergeret, mais ft l’objet d’une liquidation particulière en faveur de Jeanne Viguier le
7 septembre 1787.
Particularités
Pierre Jacques Onézime Bergeret possédait pour plus de 14 000 lt. d’outils d’astronomie
dont une lunette paralactique et un quart de cercle mural. Il était associé libre de
l’Académie royale de Peinture et de Sculpture (élu le 31 août 1754), et comptait
parmi ses collègues Watelet (le plus ancien, depuis 1747), Lalive de Jully, Blondel
d’Azaincourt et l’abbé Richard de Saint-Non, ce dernier en qualité d’honoraire
associé libre de l’Académie. Il protégea Fragonard ; ensemble, ils entrepirent un
994voyage initiatique en Italie, en 1773-1774 .
992 A.N. M.C., XVIII, 845, 20 février 1785, dépôt du testament olographe établi le 19 février 1785; A .N. M.C., XVIII,
846, 14 mars 1785, I.A.D. de Pierre Jacques Onézime Bergeret ; A.N. M.C., XVIII, 879, 20 et 22 décembre 1788,
partage de la succession.
993 A.N. M.C., XVIII, 869, 7 septembre 1787, liquidation des reprises de Jeanne Viguier.
994 Bergeret ft au moins deux voyages en Italie, une première fois en 1762, suivant l’annonce faite par Abel Poisson de
Marigny à Natoire, et une seconde fois en la compagnie avec Fragonard, de 1773 à 1774 (il s’agissait du second voyage
en Italie ; le séjour s’était déroulé de 1756 à 1761). Les deux hommes fnirent par se brouiller au sujet de la propriété
des croquis réalisés au cours de leur voyage et à cause de la dernière épouse du fnancier. Bergeret admirait également
Hubert Robert et Boucher. Voir à ce sujet : Jean Cayeux, Hubert Robert, op. cit., p. 174 ; Georges Wildenstein, « Un
amateur de Boucher et de Fragonard Jacques-Onésyme Bergeret (1715-1785) », in Gazette des Beaux-Arts, 1961 (II),
p. 39-84 ; Jean-Jacques Lévèque, Fragonard, Paris, ACR, Édition-Vilo, 1987, 238 pages, p. 50, 118 et 146 ; (Bergeret
de Grandcourt) Bergeret et Fragonard. Journal inédit d’un voyage en Italie, 1773-1774, précédé d’une étude par M.A.
Tornézy, Paris, May et Motteroz, éditeurs, 1895, gr. in-8°, 433 pages (INHA fonds général 8 D 1301); E ugène
Darras, « La famille Bergeret de l’Isle-Adam et de Frouville (Seine et Oise)» , in Mémoires de la Société historique et
earchéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin, 1933, pp. 65-92 ; Jean Dagen, « Bergeret l’art et l’argent au xviii
211BERGERET
BERGERET (Pierre Jacques), sgr de Cassan
sse tNé à Paris, baptisé le 24 octobre 1742, p S -Eustache.
Décédé à Paris, le 24 mai 1807, rue Basse-Saint-Pierre-Pont-aux-Choux.
Origine sociale et milieu familial
(cf. notice précédente).
Mariage
èresCatherine Julie Xavière Poisson de la Chabaudière, veuve en 1 noces d’Augustin
Philibert Lyonnard ; contrat de mariage devant Jousset, notaire à Paris, du
17 vendémiaire an v (8 octobre 1796), établissant le régime de la séparation des
995biens .
Postérité
Sans (les héritiers étaient Antoine Salomon Bergeret de Frouville et Adélaïde Étienne
Bergeret de Frouville, dit de Norinval, époux de Charlotte Françoise Flieger, ses
cousins germains).
Carrière et affaires
996Receveur général des fnances de Montauban, exercices pairs (1785-1790) .
Fortune
À la veille de la Révolution, ses investissements concernaient principalement le domaine
de l’Isle-Adam où il érigea le château de Cassan. Sous la Terreur, les domaines de
997l’Isle-Adam et de Negrepelisse furent saisis. La plupart des biens situés dans le
département de Tarn-et-Garonne furent vendus comme biens nationaux. Seuls le
château délabré de Negrepelisse et quelques terrains furent rendus à Pierre Jacques
Bergeret de Cassan et à ses frère et sœur. À part le château – qu’il conserva jusqu’à sa
mort –, tous les biens furent vendus peu après la restitution.
Nous ignorons quelles étaient les conditions de la ruine de Pierre Jacques Bergeret ;
toutefois, il fut amené à vendre ses propriétés parisiennes et le domaine de Cassan.
Il s’installa dans une maison rue Basse-St-Pierre-Pont-aux-Choux dont Aligre était
propriétaire. Ses revenus se bornaient à deux inscriptions sur le Grand Livre de
la Dette publique perpétuelle, rapportant 1 600 lt. de rentes annuelles. En 1807,
il lui restait à percevoir à peu près 10 000 F sur le prix de vente du domaine de
Negrepelisse.
siècle », in Bulletin de la Société archéologique de Tarn et Garonne, 113 (1988), pp. 79-85 ; Fragonard et le voyage en Italie
e1773-1774. Les Bergeret, une famille de mécènes, Paris, Somogy, 2001, 167 p. ; Baldine Saint-Girons, Esthétiques du xviii
siècle. Le modèle français, Paris, Philippe Sers Éditeur, 1990, 739 pages, pp. 218-219, 386-387 ; Assia Rubinstein, Le
edessin français dans les collections du xviii siècle, Paris, Gazette des beaux-arts, 1935, 188 pages (INHA fonds général
4 H 389 14) ; Carole Blumenfeld, La représentation de l’intime dans la peinture de genre de Fragonard, mémoire de maîtrise
sous la direction de Jean-Pierre Bardet, juin 2005. Paris IV-Sorbonne). Voir également : Mathieu Pinette, La levrette et
le fnancier, à propos de l’acquisition d’un tableau de François-André Vincent, catalogue, Besançon, Musée des Beaux-Arts
et d’archéologie, 1992, pp. 71-74 (INHA fonds général 8 H 11799).
995 A.N. M.C., LIX, 380, 17 vendémiaire an v, contrat de mariage de Pierre Jacques Bergeret de Cassan.
1996 A.N. V 523, du 6 avril 1785 ; A.N. P 2743 du 17 avril 1785.
997 A.N. M.C., XVIII, 1029, 10 juin 1807, I.A.D. de Pierre Jacques Bergeret ; A.D. Yvelines 4Q  268 (saisies
révolutionnaires sur les receveurs généraux des fnances et fermiers généraux dans ce département); J .-M. Carnoy
et R. Coulon, « Pierre-Jacques Bergeret, Fils, 1742-1807 », Bulletin et Mémoires de la Société archéologique de Bordeaux,
LXVIII (1971-1976), p. 178-208.
212BERGERON
BERGERON ( Jacques)
Né : ?
Décédé à Paris, le 19 septembre 1782, dans un appartement rue de Bourbon
sse tVilleneuve, p S -Sauveur, dont il était locataire.
Origine sociale et milieu familial
Père : Pierre Bergeron, notaire et capitaine châtelain royal de la Tour-du-Pin.
Mère : Louise Pierrette de Musy.
Frères et sœur :
- Pierre Bergeron, associé de Jacques Bergeron dans les affaires de fournitures de la
Marine et co-régisseur des forges de Monterhauzen en Lorraine
t- Louis Bergeron, religieux de l’Ordre de S -Antoine réuni à l’Ordre de Malte.
- Françoise Bergeron, épouse de François Ballet, bourgeois de Cessieux en
Dauphiné.
Mariage
Marie Scolastique Le Comte (flle de Jean Le Comte, bourgeois de Paris, employé
998dans les affaires du Roi, et de Marie Scolastique Turgis ) ; contrat de mariage du
99920 février 1772 , sous le régime de la communauté suivant la coutume de Paris. Marie
esScolastique Le Comte épousa en 2 noces Étienne Bernard Morange, bourgeois de
Paris ; contrat de mariage passé devant Hémart, notaire à Paris, le 16 août 1787.
Elle était instituée donataire universelle en pleine propriété de tous les biens de son
second mari. Celui-ci se mourut par noyade à Charenton, le 20 juillet 1790, et fut
sse t 1000inhumé à la p S -Germain-l’Auxerrois le 6 août 1790 .
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
Négociant à Rouen jusqu’à son mariage en 1772 ; fermier du marquisat de Villette
1001de 1772 à 1782 ; fournisseur de bois de Marine de 1772 à 1782 (?) ; agent de la
ie ieC  d’Assurances de Rouen avec l’un des directeurs de la C de Guyane française;
998 Pour renseignement, l’I.A.D. de Marie Scolastique Turgis fut établi par Lebœuf de Le Bret le 21 juin 1755 (A.N.
M.C., LXXVII, 248) ; celui de Gabriel Henry Turgis, frère de la première, par Nau, le 9 mai 1780 (A.N. M.C., LXIV,
458) ; celui de Jean Le Comte, par Nau, le 5 novembre 1772 (A.N. M.C., LXIV, 416).
999 A.N. M.C., LXIV, 413, 20 février 1772, contrat de mariage.
1000 A.N. M.C., XIV, 505, 20 août 1790, I.A.D. d’Étienne Bernard Morange.
1001 Il était associé à Songis qui avait contracté un marché avec le ministre de la Marine le 30 septembre 1771, pour livrer
erdurant une période de 6 ans, à partir du 1 janvier 1772, à Brest et Le Havre, 100 000 pieds cubes de bois par an.
Ces bois provenaient du duché de Mazarin et d’exploitations de Champagne telles que celles du duché de Guise, de
l’abbaye de Ligny, de Rethel-Mazarin, etc. A.N. M.C., XXIII, 727, 7 août 1773, la veuve de Lepelletier de
SainterFargeau afferma à commencer du 1 novembre 1774 la ferme de Montmirail et la seigneurie de Boislandry à partir
de 1776 à Bergeron, Louis Léonard Tassel, marchand à Moyaux et Jean-Baptiste Alexis Combault, notaire royal à
Orbie près Moyaux, pour la fourniture de bois de marine moyennant 5 000 lt. par an. A.N. M.C., XIV, 473, 15 juin
1781, acte de société entre Jacques Bergeron, intéressé pour la moitié, d’une part, Jacques Duval et Louis Rebut,
chacun pour un quart d’autre part pour la fourniture de 400 000 pieds cubes de bois de chêne à Brest en l’espace de
6 ans suivant le traité passé devant Mistral commissaire ordonnateur de la Marine du port du Havre. Le bois devait
provenir des maîtrises de Vendôme, Bellesme, Mamers, Domfront et de Montmareau en Bourbonnais. Bergeron était
associé en mars 1782 à Louis Marie Marion de la Brillantais, fournisseur de la Marine à Saint-Malo. Ils obtinrent
le marché des bois de la Sancrecis devant servir à la construction des deux frégates l’Hebé et la Driade. Le 26 avril
1782, Bergeron, Simon Joseph Songis, et Louis Féline, banquier à Paris, s’associèrent pour remplacer Babaud de la
Chaussade, lequel, fournisseur de bois du Nivernois et Bourbonnais destinés aux ports de Rochefort, Lorient et Brest
suivant le traité d’octobre 1780, avait résilié la veille en leur faveur. Bergeron, Songis et Féline s’étaient déjà associés
erle 1 novembre 1780 pour de pareilles fournitures de bois de marine.
213BERGERON
fermier des domaines du château de Cognac (1778-1782) et des forges de Vierzon
1002(1778-1782) faisant partie de l’apanage du comté d’Artois ; régisseur des forges
1003de Monterhauzen en Lorraine (1778-1780) ; régisseur de l’abbaye de Montmajour
1004près Arles de 1775 à 1779 .
Fortune
Les biens de Marie Scolastique Le Comte, apportés au contrat de mariage, consistaient
en 19 000 lt. de principaux de rentes, en la moitié d’une maison rue du
Pont-auxBiches, d’un rapport annuel de 300 lt. et en 1 200 lt. d’habits et effets personnels.
Unique héritière de son oncle Gabriel Henry Turgis, il lui échut en 1780 une grande
1005maison, rue des Bons-Enfants appelée de Radziwil qui lui rapporta 102 800 lt.
Jacques Bergeron apporta ses droits dans la succession de son père, 6 000 lt. de
fonds dans les fermes du marquis de Villette, 12 000 lt. dans le commerce de Louis
Alexandre Beaurin, négociant à Rouen, 8 700 lt. d’obligations, 12 000 lt. de son
frère, ancien capitaine de vaisseau, 12 000 lt. de Gabriel Henry Turgis, et 8 000 lt.
de meubles. De part et d’autre 6 000 lt. entrèrent dans la communauté, le douaire fut
fxé à 600 lt. de rentes, et le préciput à 6 000 lt.
Sa succession fut rendue diffcile par le poids des dettes passives de Jacques
1006Bergeron . Les créanciers se sont unis et Coupery (étude XIV) fut nommé notaire
séquestre. Les affaires de Bergeron n’étaient point encore liquidées lors du décès du
1007second époux de Marie Scolastique Le Comte .
Affliations
t 1008Membre de la loge maçonnique « S -Charles des amis réunis » 1776-1778 . 
1002 A.N. M.C., LIII, 536, 2 décembre 1777, premier bail du domaine de Vierzon ; A.N. M.C., LIII, 552, 31 mai 1780,
nouveau traité entre Claude Pierre Maximilien Radix de Sainte-Foy, surintendant des fnances du Comté d’Artois,
commissaire député par arrêt du Conseil du Comté d’Artois du 20 mai 1780 et Bergeron, résiliant le précédent (cf.  :
1 erA.N. R 142, avec le plan). Le nouveau bail d’une durée de 30 ans devait courir à partir du 1 janvier 1781 moyennant
e e e35 000 lt. par an pendant les 22 premières années, 40 000 lt. les 23 , 24 et 25 années, 45 000 lt. les 3 années
suivantes, et 50 000 lt. par an pour les deux dernières années. Bergeron avait été chargé de la construction des usines
de Clavièreet de Noyon (dans l’actuel département de l’Indre) ainsi que d’une forge à Vierzon. Cette dernière était
achevée au moment de sa mort.
A.N. M.C., LIII, 536, 2 décembre 1777, bail des domaines du château de Cognac pour neuf années, moyennant
un loyer de 36 000 lt. par an. Pour fournir les forges en bois, Bergeron exploitait la forêt d’Allogny et divers bois
environnants. Dès 1780, Bergeron traite avec Sartine pour la fourniture d’Indret en fontes de Vierzon. Ses
prêtenoms étaient pour la livraison des 900 milliers de fontes à Indret, René Ovry, négociant à Rouen, et pour les 80
milliers destinés à Rochefort, Berabé de Cotentin, négociant à Brest. Les forges de Vierzon alimentèrent de même
les établissements de Chaillot des frères Perier pour 200 milliers de fontes en 1780. Voir également à ce suje: Ht ubert
Bourgin et Georges Bourgin, L’industrie sidérurgique en France au début de la Révolution, Paris, Imprimerie nationale,
1920, p. 66.
1003 A.N. M.C., XIV, 473, 8 juin 1781, arrêté de comptes entre les frères Bergeron. Fiacre Bergeron ( cf. Pierre, cité plus
haut) demeura seul régisseur de ces forges. Ils étaient aussi intéressés dans la fourniture de bois en provenance de
Hollande. Hubert Bourgin et Georges Bourgin, op. cit., p. 280-282.
1004 A.N. M.C., XIV, 444, 23 février 1775, traité entre le cardinal prince de Rohan-Guemenée et Bergeron. Suite à la
démission du premier, la régie passa à la recette générale des Économats. (A.N. M.C., CVI, 522, 24 septembre 1782,
I.A.D. de Jacques Bergeron).
1005 A.N. M.C., CVI, 509, 19 août 1780, vente de l’hôtel de Radziwil, au prix principal de 240 000 lt. et un pot-de-vin de
3 000 lt. ; 140 200 lt. servirent à rembourser diverses créances de son oncle.
1006 Cf. son I.A.D. (A.N. M.C., CVI, 522, 24 septembre 1782).
7 1007 A.N. V 19.
1008 Alain Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 67.
214BERLAND
BERLAND (Jean-Baptiste)
Baptisé (à Lyon ?) le 8 février 1666.
Décédé à Paris le 8 février 1732, en son appartement, dans une maison de la rue
sse t 1009d’enfer, p S -Séverin, appartenant à Thonier, son gendre .
Origine sociale et milieu familial
Père : Claude Berland, marchand drapier de Lyon.
Mère : Marie Boyer.
Oncles :
- Benoist Boyer, contrôleur au grenier à sel de Saint-Bonnet-le-Châtel jusqu’en
1697.
- Antoine Berland, procureur à la Cour des monnaies, sénéchaussée, présidial,
élection et autres juridictions de Lyon et au Parlement de Dombes, père de Pierre
Berland de Massu, R.G. des domaines et bois d’Alençon (voir ci-dessous et notice).
Mariage
Anne Charlotte Desfrançois; c ontrat de mariage passé devant Siméon ( ?), notaire
er 1010royal de Bourg-Argental, le 1 avril 1690. Ses frères: 1 ) Pierre Antoine Desfrançois ,
R.G. des domaines et bois d’Alençon de 1686 à 1703 ; 2) André Desfrançois, lieutenant
général et lieutenant particulier au bailliage d’Annonay en Vivarais ; 3) François
rCharles Joseph Desfrançois, s de Loches, capitaine de milice d’Annonay ; 4) Marie
Françoise Desfrançois, épouse de guillaume Perdigeon, avocat au Parlement.
Postérité
- Marie Françoise Berland, décédée vers 1730, épouse de Joseph Thonier, capitaine
de dragons au régiment du Languedoc, dont une flle : Marie Charlotte Thonier.
- Marie Berland, épouse de Pierre Berland du Massu, R.G. des domaines et bois
d’Alençon de 1732 à 1739 (cf. notice).
Carrière et affaires
Contrôleur au grenier à sel de Saint-Bonnet-le-Châtel (1697-?) ; receveur des gabelles
au grenier à sel de Bourg-Argental (?-?) ; receveur général ancien mi-triennal et
1011alternatif mi-triennal des domaines et bois d’Alençon (1704-1732) .
Fortune
À son décès, la fortune de Jean-Baptiste Berland correspondait à l’ensemble de ses
offces, soit à 133 500 lt. Il n’avait rien donné en dot à sa flle aînée. À l’occasion du
e memariage de sa 2 flle, M Thonier, il promit une dot de 60 000 lt. à prendre sur le
prix de ses offces après son décès. Entre-temps, il lui versa une rente de 3 000 lt.
1009 A.N. M.C., LXXXVII, 14 février 1732, I.A.D. de Jean-Baptiste Berland.
11010 Pierre Antoine Desfrançois, receveur général des domaines et bois de 1686 à 1703 (A.N. V 45 [290] pièce 70 du 19
avril 1686 ; le prix initial était de 27 000 lt. et fut régulièrement augmenté). Un offce alternatif-mi-triennal fut créé
par l’édit de décembre 1701 au prix de 32 000 lt. Pierre Antoine Desfrançois mourut en juin 1703 (A.N. M.C., CXVII,
671, 15 juin 1703, I.A.D. dudit).
11011 A.N. V 159 du 4 décembre 1703 ; le traité d’offces eut lieu le 2 août 1703 entre Jean-Baptiste Berland, d’une part,
rFrançois Charles Joseph Desfrançois, s de Loches, et François Perdrigeon, d’autre part, moyennant 90 000 lt.
Jean-Baptiste Berland exerça brièvement les exercices de contrôleur au grenier à sel de Saint-Bonnet-le-Châtel et
de receveur des gabelles ; cependant, il ne se défait pas de ces deux offces. Il resta propriétaire du premier jusqu’à sa
mort et conserva le second jusqu’à sa suppression en vertu d’un édit de juillet 1717. Il ft pourvoir d’autres titulaires à
sa place.
215BERLAND
BERLAND (Pierre) dit « du Massu »
Baptisé le 19 décembre 1679.
1012Décédé le 28 octobre 1739 .
Origine sociale et milieu familial
Père : Antoine Berland, procureur à la Cour des monnaies, sénéchaussée, présidial,
élection et autres juridictions de Lyon et au Parlement de Dombes.
Mère : Jeanne Jeannon.
Frère : Louis Joseph Berland, prêtre chanoine de l’église collégiale de N.-D. de
SaintThomas Fournière, de la ville de Lyon.
Mariage
Marie Berland (flle de Jean-Baptiste Berland, R.G. des domaines et bois d’Alençon,
et d’Anne Charlotte Desfrançois); c ontrat de mariage passé devant de Romigny,
1013notaire à Paris, le 12 mars 1716 , établissant la communauté des biens suivant la
coutume de Paris.
Postérité
N.C.
Carrière et affaires
Avocat en parlement ; receveur général des domaines et bois d’Alençon
1014(1732-1739) .
BERLUC ( Joseph), dit de Perrussy
Né en 1699.
sse te 1015Décédé à Paris, enclos du Temple, p de S -Marie, le 9 janvier 1787 , à l’âge de
88 ans.
Origine sociale et milieu familial
Père : Annibal Berluc, intéressé dans les affaires du Roi.
Mère : Marguerite Manuel.
Frères et sœur :
- Jean-Baptiste (I) Berluc de Parassy (ou Perrussy), commissaire receveur et contrôleur
1016des deniers provenant des saisies réelles du Parlement et autres juridictions à Paris ,
ie 1017payeur des rentes de la C des Indes, époux de Pélagie Aglaé Hennet, dont 3 flles  :
10181) Angélique Aglaée Berluc de Parassy, épouse de Pierre Brulée ; 2) Josèphe Marie
1012 A.N. Y 12034, scellés après décès (document en mauvais état). Ces affaires furent discutés devant une commission
7extraordinaire du Conseil : A.N. V  20 (arrêts du Conseil des 26 septembre 1739, 21 décembre 1739, 26 juillet 1740 et
23 juillet 1741.
1013 A.N. M.C., LXXXVII, 756, 12 mars 1716, contrat de mariage (après l’obtention d’une dispense du pape du 13 février
1716).
11014 A.N. V 291 du 29 juin 1732. A.N. M.C., LXXXVII, 28 mai 1732, traité d’offce entre Joseph Thonier, tuteur de sa
flle, héritière pour moitié de son aïeul paternel, et Berland du Massu. Le prix était fxé à 133 000 lt. Berland du Massu
s’engagea à verser à sa nièce une rente perpétuelle de 3 325 lt., correspondant à un capital de 66 500 lt.
Lors de son mariage, Berland du Massu habitait la ville d’Alençon et y resta jusqu’en 1732. Il dut y être certainement
le principal commis à son beau-père.
Après le décès de Pierre Berland du Massu, qui était en situation de faillite, l’offce fut saisi réellement puis adjugé le
113 juin 1740 au proft de Constantin Joseph Périer moyennant 265 000 lt. (A.N. V 326 du 29 juillet 1740).
21015 A.N. Z 3807, scellés après décès du 9 janvier 1787.
1016 A.N. M.C., XCIII, 42, 20 janvier 1756, acte de cautionnement pour les baux judiciaires.
1017 A.N. M.C., XCVIII, 680, 2 septembre 1789, notoriété constatant les enfants de Jean-Baptiste Berluc.
1018 A.N. M.C., XCVIII, 14 septembre 1782, contrat de mariage.
216BERLUC
Berluc de Parassy ; 3) Barthélemye Marie Berluc de Parassy (ou Perussy).
- Jean-Baptiste (II) Berluc, commissaire aux saisies réelles, dont Josèphe Marie
Berluc.
- Annibal Berluc.
- Louis Berluc.
- Élisabeth Berluc, épouse de N. Granet, contrôleur général des fermes.
- Ambroise Berluc, dont : 1) Louis Joseph Berluc, entreposeur de tabac à Toulon ; 2)
Thérèse Françoise Marie Berluc épouse de Jacques Collé.
Mariage
1019Angélique Marguerite Coueseau, décédée le 15 mars 1776 (flle de Charles
1020Coueseau , procureur au Parlement, substitut et procureur général au bailliage
et capitainerie royale du comté de Limours, et de Marguerite Françoise Lefebvre);
contrat de mariage passé devant Desmeure, notaire à Paris, le 28 février 1735,
1021établissant la communauté des biens suivant la coutume de Paris . Ses sœurs :
1) Françoise Agnès Coueseau épouse de Pierre Claude Rousseau, T.G. du prince
de Conti (frère de Pierrre Charles Rousseau, receveur des amendes et contôleur des
dépenses du Parlement et autres juridictions de Paris, de 1774 à 1778) ; 2) Marguerite
Thérèse Coueseau, épouse de Jean Jacques Jacquin, directeur des fermes, dont Marie
1022Magdelaine Jacquin, épouse de Justinien Victor Grimod , intéressé dans les affaires
du Roi (cf. notice) ; 3) Marie Jeanne Coueseau épouse de Pierre Mangin procureur au
Parlement ; 4) Anne Jeanne Coueseau.
Postérité
Sans.
Carrière et affaires
L’un des fermiers généraux du duc de Bourbon, prince de Condé (vers 1735); i ntéressé
ie 1023dans les affaires de la C des Indes ; intéressé pour deux sols dans la manufacture
1024royale d’armes de Charleville (1736-1755 ?) ; l’un des entrepreneurs de la fourniture
et entretein des lits aux casernes et des hôpitaux militaires (1752-1760) ; régisseur des
droits rétablis (1755) ; fermier de la Ferme Générale de Sceaux et Poissy (1756-1775);
er sse1019 A.N. M.C., L, 621, 1 avril 1776, I.A.D. Les Berluc demeurèrent alors rue des Fontaines au Marais, p
StNicolas-des-Champs. Ils y étaient locataires moyennant 1 600 lt. dues à Jean-Baptiste Delarue, chanoine de l’église
métropolitaine de Rouen.
me1020 Devant Thierry, notaire à Paris, le 13 juin 1755, partage de succession. Le lot de M Berluc, outre ses rapports
memontant à 19 782 lt., était de 69 077 lt. 17s. 4d. M Berluc hérita aussi de : 1) d’Élisabeth Louise Plastrier par le
partage établi devant Plastrier notaire à Paris le 24 mars 1748, 2) de Joseph Lefebvre, oncle, par le partage fait devant
Mathon notaire à Paris, le 23 novembre 1762.
1021 A.N. M.C., XXX, 262, 28 février 1735, contrat de mariage. Ils se séparèrent quant aux biens devant Mathon, notaire,
le 18 juin 1765, communauté qu’ils rétablirent devant le même notaire le 15 février 1768. Ils s’étaient fait donation
mutuelle devant Meunier, notaire, le 20 février 1747, acte confrmé devant Mathon le 4 février 1770.
1022 A.N. M.C., XCVIII, 550, 5 janvier 1761, contrat de mariage de Justinien Victor Grimod.
ie1023 Il avait des liens avec Castanier, Fromaget, Boyvin d’Hardancourt, tous trois directeurs de la C des Indes, avec
ie ieJoseph Pechevin, caissier de la C , Nicolas Rollot, payeur des rentes de la C , et Nicolas Verzure, fgurant tous comme
ie eramis à son contrat de mariage. Il lui fut accordé une pension de 600 lt. par la délibération de la C des Indes du 1
septembre 1763.
1024 Société établie par acte passé devant Dutartre, notaire à Paris, le 23 juillet 1736. À l’origine, la livre sociale était fxée à
20 sols ; elle passa à 21 sols. Parmi les intéressés fguraient Antoine Pierre Mirleau de Neuville (2 sols), Claude Antoine
Le Texier, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie de France (2 sols), Louis Alexandre Dubrocard de Barillon
(2 sols), Joseph Berluc de Parassy (1 sols), etc. Les renseignements sont tirés d’une cession d’intérêts : A.N. M.C.,
XLVIII, 104, 9 avril 1752. Voir également la notice concernant Baudard de Vaudésir.
217BERNARD
régisseur des saisies réelles du Parlement et des autres juridictions de Paris vers
1756-1758 (voir la notice concernant Jacques Accarias de Sérionne) ; intéressé dans
les octrois de Lyon et dans la ferme de l’Equivalent du Languedoc; i ntéressé dans
tl’armement de frégates à S-Malo et dans des vaisseaux pour la traite des nègres en
1025 ie 1026Guinée ; contrôleur des rentes de la C des Indes jusqu’en 1780 ; fermier des
droits municipaux de 1768 à 1774 et intéressé sous le nom de son frère dans la régie
1027des hypothèques ; régisseur des vivres de la Marine (1776-1786) ; intéressé pour
six deniers dans le privilège exclusif des carrosses de place des ville et fbg de Paris,
messageries y réunies (1780-1787).
1028Fortune
La situation de départ reste inconnue : « ils se prennent aux biens et droits à chacun
me ied’eux appartenants ». M Berluc fut en outre dotée de 7 actions de la C des Indes,
de 6 000 lt. de principaux d’obligations, et de 4 000 lt. en espèces. Le douaire était
fxé à 600 lt. de rentes et le préciput à 3 000 lt. La masse de la communauté montait
à 488 948 lt. 18s. 10d. comportant des récépissés de fonds d’avances, et des contrats
de rentes. Le passif atteignit 392 717 lt. 4s. 2d. dont quelques reprises. La fortune
nette à la mort de Joseph Berluc montait à seulement 96 231 lt. 14s. non comptées
2 maisons situées à Prés-Saint-Gervais au prix de 35 916 lt. 13s. 4d. pour les murs
et 24 000 lt. pour les meubles cédées à son frère Berluc de Perussy en qualité de
légataire particulier. Les enfants de ce dernier étaient institués légataires universels.
1029BERNARD ( Samuel) , comte de Goubert (titré en 1725), sgr de Passy, Rieux,
Grosbois
Né le 28 novembre 1651, baptisé au temple protestant de Charenton le 3 décembre
t t 1030 1651, il abjura à l’église de S -Michel à S -Denis le 17 décembre 1685 à la suite de
tson père qui le ft en l’église de S -Sulpice le 20 octobre précédent.
tDécédé le 18 janvier 1739, en son hôtel place des Victoires, inhumé en l’église de S -
Eustache dans le caveau de la chapelle de la Vierge.
Origine sociale et milieu familial
Père : Samuel Bernard, né à Paris le 8 novembre 1615 et mort en cette ville le 24 juin
1687, excellent peintre miniaturiste, professeur à l’Académie royale de peinture en
1655, l’un des dix de l’Académie à sa création, fls de Noël Bernard, peintre, et de
1025 Il était alors en affaire avec Darlus du Tailly.
er1026 Brevet de 600 lt. de pension accordée par le Roi le 1 août 1780.
1027 Lettres du maréchal de Castries datées du 6 janvier 1784 accordant 6 000 lt. de pension à Berluc pour services rendus
à la régie des vivres de la Marine.
1028 A.N. M.C., CXI, 373, 22 février 1787, I.A.D. de Joseph Berluc; A.N. M.C., XCVIII, 672, 26 février 1788, liquidation
de la succession. Berluc avait perdu une bonne partie de ses 75 000 lt. incluses dans les 150 000 lt. prêtées par Jacques
Mathon, ancien notaire et contrôleur des payeurs des gages des offciers de la Chambre des Comptes à Mirleau de
Neuville, fermier général, par acte établi devant Monnot, notaire, le 20 juillet 1774.
1029 Vicomte de Bonald, Samuel Bernard, banquier du Trésor Royal et sa descendance, Rodez, Impr. Carrère, in-8°, XLIV-95
pages (BnF P88 545 Haut de Jardin) ; E., duchesse de Clermont-Tonnerre, Histoire de Samuel Bernard et de ses enfants,
Paris, 1914, in-8° ; Jacques Saint-Germain, Samuel Bernard, banquier du Roi, Paris, 1960, in-8° ; A. Jal, Dictionnaire
ecritique de biographie et d’histoire, Paris, 1867, p. 205 ; G. Chaussinand-Nogaret, Les fnanciers de Languedoc au xviii
siècle, pp. 30, 36, 44-45 ; D. Dessert, Argent, pouvoir et société au Grand Siècle, p. 532-533 notice 37 ; C.-F. Lévy,
Capitalistes et pouvoir au Siècle des Lumières, tome I, pp. 49 et passim ; H. Lüthy, op. cit., tome I, pp. 71, 121-125 ; Victor
ede Swarte, Un banquier du Trésor royal au xviii siècle, Paris, 1893.
1030 Parmi les personnalités qui le priaient d’abjurer fgurait d’Artagnan alors major de la garde.
218BERNARD
èresMadelaine Sevin dont il était l’un des dix enfants. Il épousa en 1  noces, le 8 octobre
1645 Madelaine Le Queux, flle d’Abraham Le Queux, tailleur et valet de chambre
de la reine Marguerite. Il fut l’un des 7 huguenots exclus de l’Académie le 10 octobre
1681.
Mère : Madelaine Le Queux.
Parmi ses nombreux frères et sœurs:
- Antoine Bernard, engagé au service d’Angleterre comme lieutenant aux
Bermudes.
- N. Bernard, un temps engagé au service des Impérieux.
- Gabriel Bernard, époux d’Anne Clergeau, demeurant en Allemagne, à Leipzig puis
à Berlin.
- Marie Bernard, épouse d’Étienne Soullard, banquier à Paris.
Parmi les oncles : Samuel Tommasset, marchand apothicaire à Paris.
Mariage
10311) Madelaine Clergeau, décédée en novembre 1716 (flle de Pierre Clergeau, tailleur
et bourgeois de Paris, et Hélène Mestayer « la meilleure faiseuse de mouches de la rue
t 1032S -Denis ») ; contrat de mariage du 21 novembre 1681 , établissant la communauté
des biens suivant la coutume de Paris.
2) Pauline de Saint-Chamans (flle de François de Saint-Chamans, marquis de Méry,
et Bonne de Chatellux) ; contrat de mariage passé devant Lemasle, notaire à Paris, le
10339 août 1720 (régime de la séparation des biens, dérogeant à la coutume de Paris) .
Postérité
erEnfants issus du 1 mariage :
- Samuel et Gabriel Bernard, tous deux morts en bas âge.
1034- Madelaine Bernard, née en 1684, décédée en 1716 , épouse de Jacques
HardouinMansart, comte de Sagonne, maître des requêtes (1704), intendant du Bourbonnais
1035à Moulins en 1708, révoqué en 1709 , fls de l’architecte et surintendant des
Bâtiments du Roi.
1036- Samuel Jacques Bernard, comte de Coubert, né en 1686, mort en 1753 , conseiller
au Parlement (1707), maître des requêtes le 31 août 1710, surintendant des fnances,
1037 domaines et affaires de la Reine le 12 juin 1725 , grand croix, grand prévôt, maître
tdes cérémonies de l’ordre royal et militaire de S -Louis (? 1719-1753). Il épousa le
12 août 1715 Élisabeth Olive Louise Frotier de La Coste (1697-1781), flle de Benjamin
Louis Frotier de la Coste-Messelière et d’Élisabeth Olive de Saint-Georges de Vérac.
Il acquit de Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, le
domaine de Grosbois.
1031 Il ne fut procédé à aucun I.A.D.
1032 A.N. M.C., IX, 470, 21 novembre 1681, premier contrat de mariage. Madelaine Clergeau était la sœur d’Anne
Clergeau précitée.
1033 Le mariage lui-même eut lieu à la chapelle de Méry-sur-Oise.
1034 Elle mourut de la petite vérole. Sa mère fut emportée par cette maladie peu après.
1035 Anette Smedley-Weill, Les intendants de Louis XIV, Paris, 1995, p. 49.
1036 M. Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, op. cit., p. 28. A.N. M.C., LXXXVIII, 629, 13 août
1753. La situation fnancière fut bien obérée à sa mort malgré l’héritage colossal dont il bénéfcia. A.N. M.C.,
LXXXVIII, 631, 21 février 1754, contrat d’union des créanciers; A .N. M.C., LXXXVIII, 635, 25 mars 1755, contrat
d’abandonnement des biens.
11037 A.N. O 69 p. 427-428.
219BERNARD
- Gabriel Bernard de Rieux, né en 1687, conseiller puis président du Parlement de Paris
1038 èresen la chambre des Enquêtes , qui épousa en 1 noces Bonne de Saint-Chamans,
1039flle de François de Saint-Chamans, marquis de Méry, et de Bonne de Chatellux
es(dont la jeune sœur Pauline de Saint-Chamans épousa Samuel Bernard), puis en 2
noces Suzanne Marie Henriette de Boulainvilliers, flle d’Henri de Boulainvilliers,
écrivain célèbre exaltant la noblesse de race, dont Anne Gabriel Henri Bernard,
marquis de Boulainvilliers, comte de Terrides, baron de Monfoureault, etc., né vers
1724, décédé le 6 messidor an vi, conseiller au Parlement de Paris, prévôt de la ville,
1040prévôté et vicomté de Paris de 1744 jusqu’en 1766 , conservateur des privilèges
de l’Université, lieutenant général de la province de l’Ile-de-France, et grand
tcroix, grand prévôt, maître des cérémonies de l’Ordre royal et militaire de S -Louis
1041 ères(1758-1771) , époux en 1 noces de Marie Madelaine de Grimoard du Roure en
es1746, et en 2 noces de Marie Madelaine Adrienne d’Hallencourt deBoullainvilliers,
une cousine éloignée.
- Vincent Bernard de la Livinière, mestre de camp du Régiment royal étranger
cavalerie, décédé sans postérité avant son père.
eEnfant issu du 2 mariage :
1042- Bonne Félicité Bernard , épouse de Mathieu François Molé comte de
Champlâtreux, président à mortier au Parlement de Paris.
1043Enfants de sa maîtresse Marie Armande Carton , épouse de Jean Louis Guillaume
de Fontaine, commissaire de la marine et des galères, dont on attribue la paternité à
Samuel Bernard :
- Louise Marie Madelaine Guillaume de Fontaine, née en 1706, qui épousa Claude
Dupin, ancien offcier, receveur des tailles à Châteauroux, puis R.G. des fnances et
F.G. (cf. notice)
- Marie Anne Louise Guillaume de Fontaine, née en 1710, épouse d’Antoine Alexis
Paneau d’Arty, S.R.
- Françoise Thérèse Guillaume de Fontaine, née en 1712, épouse de Nicolas Vallet
de la Touche, S.R., dont Pierre Armand Vallet de Villeneuve, T.G. de la ville de Paris
(cf. notice).
Carrière et affaires
sse t tMarchand de dentelles et joaillerie, rue Bourg l’Abbé, p S -Leu et S -Gilles, reçu
maître dès avant ses 25 ans à la corporation des Marchands de draps d’or et joaillerie
1044en 1676 ; banquier à Paris dès 1681 et intéressé dans 13 traités pendant la guerre de
1038 F. Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 84 ; Michel Popoff, Prosopographie des gens du
bisParlement de Paris (1266-1753), d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 conservés au Cabinet des manuscrits de la
Bibliothèque nationale de France, Saint Nazaire le Désert, éd. Références, 1996, 1151 pages, p. 307 n° 582.
1039 Devant Lemasle, notaire à Paris, le 12 août 1717, contrat de mariage. Gabriel Bernard de Rieux fut doté de 1 000 000 lt.
dont 800 000 lt. en espèces.
1040 F. Bluche, L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 84.
1041 Le marquis de Boulainvilliers fut pourvu le 11 février 1758. Lamoignon avait exercé l’intérim entre cette date et celle
du décès du comte de Coubert. Cet offce fut vendu moyennant 120 000 lt. à Rouillé d’Orfeuil, gendre de Bernard de
Montigny (cf. notice), par le traité du 28 janvier 1771 (A.N. M.C., LXXXVIII, 727).
1042 Elle se maria à 10 ans, par le contrat de mariage établi devant Tessier, notaire à Paris (étude LXXXVII), les 11 et 16
mars 1731. Sa dot monta à 1 200 000 lt.
1043 Comédienne, elle était la flle du célèbre acteur Carton d’Ancourt. Sur les 4 flles qu’elle eut, seule l’aînée était
légitime. Elle épousa le comte de Barbançois
1044 A.N. M.C., XLIV, 31, 11 juin 1670, contrat d’apprentissage conclu entre Samuel Bernard père, pour son fls, et Jean
220BERNARD
la Ligue d’Augsbourg, puis dans d’autres sous le prête-nom de son cousin O. R. Costar
1045pendant celle de la succession d’Espagne ; banquier de la Cour (? 1697-1739) ;
1046fermier général de la Ferme Générale du Tabac (1697-1718) ; premier député
de Paris au Conseil de Commerce (1700-1720), il exerça aussi le département de
Lescalopier, intendant du Commerce en 1711 lorsque celui-ci fut nommé intendant
1047 iede Champagne ; intéressé dans la C de Guinée (1701), dans celle de l’Assiento
1048(1701), dans celle de Saint-Domingue (1701) ; secrétaire du Roi de la Grande
1049chancellerie de France (1706-1739) ; intéressé au traité des armoiries et blasons de
1050France (?-?) ; principal fournisseur de grains pour le ravitaillement de Paris lors de
1051la disette de fn 1724-1726 ; conseiller d’État le 28 novembre 1730.
1052Fortune
La masse des biens montait à 33 617 501 lt. 2s. 8d. d’après les registres datés du 5
décembre 1740. Il fallut retirer les rapports et dots, les non-valeurs et les dettes: l es
héritiers se partagèrent 27 000 000 lt. grevées de legs particuliers et universels aux
divers enfants et petits-enfants suivant le testament et 13 codicilles.
Parmi les biens fguraient : 1) les meubles garnissant son hôtel place des
Victoires (38 290 lt.) ; 2) les bijoux (19 174 lt.) ; 3) la vaisselle d’argent (135 264 lt.) ; 4) les
deniers comptants (1 548 041 lt. 14s. 4d.) ; 5) les meubles à Coubert (50 284 lt. 10s. 3d.) ;
Vallet, marchand mercier, grossier et joaillier, rue Ste-Croix de la Bretonnerie (renseignement de Christian Aubrée).
1045 Dangeau nota dans son Journal le 4 septembre 1697 : « Samuel Bernard est présentement le plus grand banquier
d’Europe ». Saint-Simon le confrma. Samuel Bernard s’était d’abord reposé sur ces correspondants huguenots et juifs
tant dans le Languedoc, à Lyon, à Genève, aux Provinces-Unies, qu’en Allemagne. Il traitait aussi avec les receveurs
généraux des Finances et les réseaux catholiques menés par Reich de Pennautier et les frères Crozat. Les faillites en
cascade à Lyon et dans le Languedoc en 1709 entraînèrent son retrait momentané du premier plan de la fnance. Il se
rétablit rapidement et se maintint comme banquier de la Cour sous la régence et sous le ministère prudent du cardinal
Fleury (cf. les travaux d’Herbert Lüthy, Guy Chaussinand-Nogaret, et V. de Swarte). Il choisit pour successeur Paris
de Montmartel.
71046 A.N. G 1290-1291 et A.N.E* 870 b f° 2 du 18 décembre 1714. Il comptait parmi ses collègues Antoine Crozat
(1697-1715), Vincent Maynon (1697-1718), Pierre Thomé dès 1697, Pierre Pellard (1697-1718), Joseph Paris
Duverney (1715-1718).
1047 Pierre Bonnassieux, Conseil de Commerce et Bureau de Commerce (1700-1791), Paris, 1900, p. LXIX.
1048 Il y retrouvait ses associés de la Ferme Générale du Tabac : Antoine Crozat, Vincent Maynon, Pierre Thomé et Joseph
Legendre d’Arminy.
1049 Offce créé par l’édit de mars 1704 et acquis auprès des parties casuelles le 6 juillet 1706 moyennant 70 000 lt. Les
lettres de provisions lui furent remises le 18 juillet suivant. Cet offce fut vendu par ses héritiers à Henri Cochin
moyennant 92 000 lt. (A.N. M.C., LXXXVIII, 565, traité du 15 avril 1739).
1050 A.N. M.C., XCVI, 286, 22 février 1727, délibération des intéressés et héritiers d’intéressés au traité sous le nom
de Jacques de Beaulieu subrogé à Adrien Vaines. Cette société fut condamnée par la Chambre des Comptes pour
2 000 000 lt. de débets. Parmi les traitants fguraient en tête : 1) Samuel Bernard, 2) Carqueville, receveur général des
fnances de Poitiers, 3) (?) Alexandre, commissaire des guerres, 4) Louis François Moufe de Champigny, trésorier
général de la Marine et du Marc d’or, 5) Henri Mercier, receveur général des Finances d’Orléans, 6) Jean Thévenin,
S.R., 7) Claude Acault.
1051 Les plaintes pour accaparement de grains dirigées contre Samuel Bernard, d’une part, contre le duc de Bourbon,
meM de Prie, les frères Paris et François Poisson, d’autre part, étaient nombreuses et vives. Cependant, plus discret et
ayant moins cristalisé les rancœurs des fnanciers à son égard que les frères Paris, Samuel Bernard n’a pas inclu dans
la disgrâce qui toucha la coterie du duc de Bourbon, en juin 1726. Voir à ce sujet : Bibliothèque de l’Arsenal, mss.
7de la Bastille 10155, 10270-10273, 10905 ; BnF Collection Joly de Fleury 1117-1118 ; A.N. G 33-37 et 1660-1665 ;
les Mémoires des ducs de Luynes et de Saint-Simon et le Journal de Barbier ; Herbert Lüthy, La Banque protestante en
France de la révocation de l’Édit de Nantes à la Révolution, Paris, SEVPEN, 2 volumes, 1959-1961, tome 1 ; Steven L.
eKaplan, Le complot de famine: h istoire d’une rumeur au xviii siècle, Paris, Armand Colin, 1982, 77 pages, pp. 13-24.
1052 A.N. M.C., LXXXVIII, 564, 26 janvier 1739, I.A.D. de Samuel Bernard ; A.N. M.C., LXXXVIII, 581, fragments
des comptes et partage ; A.N. M.C., LXXXVIII, 1267 A-B, partage des biens du 5 décembre 1740. Autres documents
concernant les affaires de Samuel Bernard: A .N. M.C., LXXXVIII, 1181, 1195, 1266-1291.
221BERNARD
6) l’offce de S.R. (92 000 lt.); 7 ) les obligations, constitutions de rentes et billets
portant intérêts (16 228 336 lt. 5s. 7d.) ; 8) une maison rue Feydeau (24 000 lt.) ; 9) une
maison place des Victoires (80 000 lt.) ; 10) un hôtel rue Notre-Dame des Victoires,
légué à Bernard de Rieux (400 000 lt.) ; 11) la terre de Coubert proche de Grosbois
destinée à Samuel Jacques Bernard (500 000 lt.) ; 12) la terre de Longueil (260 000 lt.) ;
13) la terre de Glisolles destinée au président de Rieux (300 000 lt.) ; 14) les terres de
Rupière (170 000 lt.) ; 15) les comptes courants (3 663 718 lt. 19s. 10d.) ; 16) les dettes
de ses 2 fls (5 502 205 lt. 13s. 5d.).
BERNARD (Simon-Charles) sgr de Ballainvilliers
Né à Harbonnières, diocèse d’Amiens, baptisé le 31 mars 1688.
Décédé à Paris, le 3 mars 1767, en son hôtel dont il était locataire, sis rue de Richelieu,
sse tp S -Roch.
Origine sociale et milieu familial
Père : Simon François Bernard, notaire royal, ensuite payeur des gages des offciers
près le Parlement de Rouen et S.R. auprès le Parlement de Rouen jusqu’en 1717, fls
rde Charles Bernard, s d’Hombleuse, bailli d’Harbonnières et de Caix.
Mère : Angélique Bruhier.
Frère : Charles Bernard de Montigny, S.R. de la Grande chancellerie de France, R.G.
des fnances d’Amiens (cf. notice suivante).
Mariage
Anne Marie Madelaine Labbé (flle de Jean Labbé, contrôleur général des monnaies
de France, puis S.R. de la chancellerie près le Parlement de Grenoble de 1733 à 1746,
1053décédé en charge, et de Marie Anne Fleureau ) ; contrat de mariage du 13 juillet
10541717 , établissant le régime de la communauté suivant la coutume de Paris. Sa
èressœur : Marie Jeanne Labbé, épouse en 1 noces en 1719 d’Antoine Gaspard Grimod
de la Reynière. Furent parmi les signataires au contrat de mariage : Louis Phelypeaux
de la Vrillière, secrétaire d’État au conseil de la Régence ; Nicolas Desmaretz ancien
contrôleur général des Finances ainsi que Jean-Baptiste Desmaretz marquis de
tMaillebois, Louis Desmaretz baron de Châteauneuf et Pierre Desmaretz abbé de
SBénigne de Dijon ; Jean-Baptiste de Gaumont et Charles Gaspard Dodun, conseillers
du Conseil des Finances, Alexandre Le Rebours, intendant des Finances ; Toussaint
Bellanger, T.G. du Sceau ; Louis Le Couturier, premier commis des Finances ; Gilbert
Claustrier, premier commis du duc de Noailles ; Vincent Maynon, surintendant des
maison et fnances de la duchesse du Berry, et 3 autres fermiers généraux, etc.
Postérité
- Simon Charles Sébastien Bernard de Ballainvilliers, baron de Ballainvilliers, comte
tde Cléry, baron de Maurepas, né à Paris, baptisé à S -Eustache le 26 janvier 1721,
tdécédé à Clermont-Ferrand, S-Genès le 19 octobre 1767, substitut du procureur
général du Parlement de Paris (1740), conseiller au Parlement de Paris (1742), maître
1055des requêtes (1749) président du Grand Conseil (1753) , intendant de Riom (1753),
1053 A.N. M.C., II, 535, du 4 mai 1752, partage de la succession. A.N. M.C., II, 513, 13 septembre 1747, vente de l’offce
de S.R. au prix de 20 000 lt.
1054 A.N. M.C., CXIII, 270, 13 juillet 1717, contrat de mariage, le douaire fut fxé à 1 200 lt. de rentes, le préciput à
8 000 lt.
e1055 F. Bluche, Les magistrats du Grand Conseil au xviii siècle, op. cit., p. 51.
222BERNARD
1056époux de Louise Anne de Bernage de Chaumont , flle de Louis André Bernage
de Chaumont, lieutenant général des armées ; 3 enfants dont Charles Bernard baron
tde Ballainvilliers, né à Paris le 14 avril 1757, baptisé le lendemain à S -Sulpice,
décédé à Paris, le 26 septembre 1835, mousquetaire de la Garde ordinaire du Roi,
e2 compagnie (noire), avocat du Roi au Châtelet de Paris (24 mai 1775), conseiller
au parlement de Paris (23 avril 1777), maître des requêtes (14 avril 1779), intendant
du Languedoc (31 mars 1790 à 1790), membre des loges maçonniques « La Fidélité »
1057(1780-1782) et « La Société Olympique » (1786) , maire de Montpellier (1790),
émigré à Rotterdam (décembre 1792), puis en Angleterre, garde des sceaux et chef
du conseil du comte d’Artois, intendant général de l’armée des princes, rentré en
èreFrance en 1801, conseiller d’État sous la I Restauration, président du Conseil de
l’Intérieur, chancelier du conseil de Monsieur (1814), introducteur des ambassadeurs,
tmaître des cérémonies des ordres du Roi (1826), chevalier de l’ordre de S -Louis,
èresoffcier de la Légion d’honneur, époux en 1 noces de Marie Françoise Louise
esJoussineau de Tourdonnet (1761-1785) et en 2 noces de Marie Henriette Armande
Blondel d’Aubers (flle d’Eugène Hélène Blondel d’Aubers, conseiller au parlement de
Flandres, procureur général et premier président de cette cour, et de Marie Anne de
1058Calonne, nièce du contrôleur général des Finances Calonne) .
- Jean Charles Sébastien Bernard, diacre du diocèse de Paris, chanoine de Nevers.
- Marie Charlotte Bernard, épouse de Marie Louis Quentin baron de Champlost,
1059premier valet de Chambre et gentilhomme ordinaire du Roi .
- Marie Anne Jeanne Bernard de Ballainvilliers, épouse d’Amable Gaspard comte de
1060Thianges , maréchal de camps et armées du Roi, grand bailli d’épée de Remiremont,
chancelier du Roi de Pologne, lieutenant général des armées, commandeur de l’Ordre
troyal et militaire de S -Louis.
Carrière et affaires
Premier commis auprès du contrôleur général des Finances Desmarets, l’un des
106166 inspecteurs des fnances, des domaines et bois, éphémères créés en 1712 ;
trésorier receveur et payeur des gages et augmentations des gages des offciers de
la chancellerie du Parlement de Rouen (1717-1729), secrétaire de Charles Gaspard
Dodun, contrôleur général des Finances, secrétaire du Roi de la Grande chancellerie
1056 A.N. M.C., CXVIII, 487, 6 avril 1754, contrat de mariage. A.N. M.C., XXIII, 692, 31 octobre 1767, I.A.D. Cf. sa
notice biographique dans M. Antoine, Le gouvernement et l’administration sous Louis XV, op. cit., p. 28-29 ; F. Bluche,
L’origine des magistrats du Parlement de Paris, op. cit., p. 84 ; Michel Popoff, Prosopographie des gens du Parlement de Paris
bis(1266-1753), d’après les ms. Fr. 7553, 7554, 7555, 7555 conservés au Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale de
France, Saint Nazaire le Désert, éd. Références, 1996, 1151 pages, p. 308 n° 583.
Il reçut en dot sa charge de maître des requêtes d’une valeur de 100 000 lt., de 300 000 lt. de principaux de rentes et de
9 000 lt. de diamants. Simon Charles Sébastien Bernard de Ballainvilliers ne fut jamais Grand croix (...) de l’ordre de
St-Louis, il est trop souvent confondu avec Anne Gabriel Henri Bernard marquis de Boulainvilliers ( cf. notice Samuel
Bernard).
1057 Alain Le Bihan, Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France, op. cit., p. 68.
1058 Sylvie Nicolas, Les derniers maîtres des requêtes de l’Ancien Régime (1771-1789), Paris, École des Chartes, 1998,
pp.96-99.
1059 A.N. M.C., XCV, 151, 3 janvier 1740, dot de 250 000 lt. dont 138 000 lt. en deniers comptants, et 112 000 lt. en rentes
au denier 28.
1060 A.N. M.C., XCV, 191, 27 novembre 1747, dot de 266 000 lt. dont 98 000 lt. de principaux de rentes sur la communauté
des contrôleurs, visiteurs des grains et farines.
71061 Inspecteur des fnances, domaines et bois d’Amiens pourvu moyennant le prix de 35 000 lt. le 12 mai 1712 (A.N. G
1541).
223BERNARD
1062de France (1727-1767) , inspecteur des fermes, sous-fermier des Aides de 1726
à 1738, en société avec Robin de la Peschellerie (1732-1738) dans les sous-fermes,
etrésorier receveur général et payeur des rentes de la 40 partie de l’Hôtel de Ville de
1063Paris (1733-1758) .
Fortune
En 1717, les apports de Marie Madelaine Labbé consistaient en une dot de 63 000 lt.
dont 3 000 lt. en vêtements, et une rente au denier 20 (5 %), au principal de 30 000 lt.
Les biens du futur montaient à 60 000 lt. dont la moitié représentait le montant de
l’offce de payeur des gages (...) des offciers du Parlement de Rouen alternatif
mitriennal dont il était pourvu, l’autre moitié était celui de l’offce de payeur (...) ancien
et mi-triennal dont son père était revêtu. La somme de 23 000 lt. rentrait de part et
d’autre dans la communauté.
Au décès de Marie Madelaine Labbé, la masse de la communauté, déduction faite
1064des dettes passives, montait à 1 867 340 lt. 4d. Les reprises à prélever furent
fxées à 176 126 lt. 2s. 5d. en faveur des héritiers pour le montant d’une partie de
la dot, 45 000 lt. (déduction faite du préciput) et des portions de successions qui
lui étaient dévolues. Celles de Bernard de Ballainvilliers montèrent à 60 000 lt.
pour ses propres ; à son décès la situation était plus ou moins équivalente à celle qui
1065suivit immédiatement le partage de la communauté . Figuraient parmi les biens au
partage de 1760 : 1) l’offce de S.R. de la Grande chancellerie de France (110 000 lt.);
2) 4 offces de jurés contrôleurs courtiers vendeurs de la volaille sous le nom de
J.B.Julien Chapotin (79 000 lt.) ; 3) la terre de Ballainvilliers (263 886 lt. 10s.) ; 4)
la terre de Cléry, coutume de Peronne (632 623 lt. 10s.) ; 5) meubles meublants à
Paris (22 000 lt.).
BERNARD ( Charles) sgr de Montigny
Né à Harbonnières, baptisé le 24 janvier 1698.
sse tDécédé à Paris, le 18 août 1762, en son hôtel sis cul-de-sac de Menars, p S -Roch.
Origine sociale et milieu familial
(cf. notice précédente).
Mariage
Claude Anne Brochet de Pontcharost (flle de Pierre Richard Brochet de
1066 1067Pontcharost , T.G. des Vénerie, fauconnerie et toiles de chasse , T.G. des Ponts
et Chaussées, S.R., etc., et de Claude Anne Marpon) ; contrat de mariage du 10
1068janvier 1732 (communauté d’après la coutume de Paris). Ses beaux-frères étaient:
Pierre Philibert Brochet de Pontcharost ; Charles Brochet ; Jean-Simon Moufe,
21062 A.N. V 40 du 26 septembre 1727 ; C. Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
1063 A.N. M.C., LXXXVII, 860, 2 janvier 1733, traité entre Jean Pierre Richard, payeur des rentes (puis receveur général
des fnances de Tours) et Simon Charles Bernard, au prix de 260 000 lt. A.N. M.C., XCV, 263, 16 septembre 1758,
traité d’offce entre Simon Charles Bernard et Martin Le Daulceur, S.R. au prix de 350 000 lt.
1064 A.N. M.C., II, 568, 5 juin 1758, I.A.D. de Marie Madelaine Labbé ; A.N. M.C., II, 581, 4 septembre 1760, partage
de la communauté.
1065 A.N. M.C., II, 621, 17 mars 1767, I.A.D. de Simon Charles Bernard.
1066 Cf. notice biographique.
e1067 Dans les textes offciels du xviii siècle, on écrivait « Vennerie ».
1068 A.N. M.C., XXIX, 406, 10 janvier 1732, contrat de mariage ; le douaire fut fxé à 3 000 lt. de rentes, et une habitation
dans un château ; préciput : 25 000 lt.
224BERNARD
époux d’Anne Geneviève Brochet ; Nicolas Lebrest, T.G. des Fortifcations, alors
veuf de Jeanne Jacqueline Brochet.
Postérité
- Charles Claude Bernard de Marville, R.G. des fnances d’Amiens à la suite de son
père (cf. notice suivante).
- Anne Charlotte Bernard, épouse de Gaspard Louis Rouillé d’Orfeuil, maître
1069des requêtes, intendant de La Rochelle , grand croix, grand prévôt, maître des
t 1070cérémonies de l’Ordre royal de S -Louis (1771-?) .
1071- Marguerite Félicité Bernard, épouse de Louis Agathon, comte de Flavigny .
Carrière et affaires
1072Trésorier de France, général des Finances d’Amiens (1723-?) ; sous-fermier des
Aides (1726-1744) et des Domaines (1738-1744), secrétaire du Roi de la Grande
1073chancellerie de France (1733-1753) ; l’un des 12 syndics généraux et perpétuels
des inspecteurs, contrôleurs et visiteurs généraux sur les vins, eau de vie, liqueurs
1074 1075et autres boissons (1736) , puis honoraire (1754-1762) ; receveur général ancien
1076mi-triennal des fnances d’Amiens (1741-1762) .
Fortune
Son épouse apporta en dot, en 1732, la somme de 150 000 lt. dont 101 000 lt. en
deniers comptants et 49 000 lt. en principaux de rentes au denier 28 (1750 lt. de
rentes). L’actif de Bernard de Montigny, d’un total de 534 714 lt., comprenait la
terre de Boullaye des Champs, acquise de Charles Gaspard Dodun, d’une valeur
1077de 180 000 lt. , l’offce de trésorier de France au bureau des Finances d’Amiens
(30 000 lt.), 223 714 lt. en fonds d’avances dans les fermes des Aides et dans celles du
duc d’Orléans, 30 000 lt. de meubles, vaisselles, etc. Ses dettes passives montaient à
106 000 lt.
1069 A.N. M.C., XCV, 242, 17 juin 1755, contrat de mariage, dot de 300 000 lt. ; A.N. M.C., XCV, 247, 6 avril 1756,
état des pierreries fournies en dot. A.N. M.C., LXXVIII, 942, 27 juin 1789, liquidation des reprises à la suite de la
sentence de séparation de biens du 5 mai 1789.
1070 A.N. M.C., LXXXVIII, 727, 28 janvier 1771, traité d’offce entre Anne Gabriel Bernard marquis de Boulainvilliers,
comte de Terrides, baron de Monfoureault, etc., prévôt de la ville, prévôté et vicomté de Paris et conservateur des
privilèges de l’université, lieutenant général au gouvernement de l’Ile de France, grand prévôt, maître des cérémonies
de l’Ordre royal et militaire de St-Louis, et Rouillé d’Orfeuil moyennant 120 000 lt. (les gages étaient fxés à 4 000 lt.).
Rouillé d’Orfeuil paya 100 000 lt. provenant de la dot de son épouse. Le marquis de Boulainvilliers avait été pourvu
de cet offce le 11 février 1758.
Parmi ses prédécesseurs fgurait Samuel Jacques Bernard comte de Coubert, surintendant de la Reine. Cet offce
héréditaire fut créé par l’édit d’avril 1719; l es provisions étaient délivrées par la seule chancellerie de cet ordre sur
l’accord du Roi, grand maître de cet ordre, et du secrétaire d’État de la guerre.
1071 A.N. M.C., XCV, 265, 11 février 1759, contrat de mariage, dot de 300 000 lt.
1072 A.N. P 2708 f° 123 du 17 août 1723.
21073 A.N. V 41 du 24 février 1733; C . Favre-Lejeune, Les secrétaires du Roi, op. cit.
1074 Almanach royal, 1736, p. 417, parmi les syndics : Brochet de Pontcharost et Brochet de Saint-Prest.
1075 A.N. M.C., XXIII, 646, 27 août 1762, mention des lettres d’honneur, reçues le 28 septembre 1754.
1076 A.N. M.C., XCV, 157, 27 juillet 1741, traité entre Jean Simon Moufe, receveur général des fnances d’Amiens, dont
les affaires s’étaient dérangées, et Bernard de Montigny, moyennant 330 000 lt., somme entièrement à déléguer au
1 eTrésor royal pour les débets, et aux créanciers privilégiés et hypothécaires. A.N. V 330, du 4 août 1741 (8 denier :
4 950 lt. ; marc d’or : 1 620 lt.) ; A.N. P 2714 f° 110v° du 11 août 1741; A .N. P 2443 f° 75r°-78r°, et f° 134v°-136v°
erenregistrement des lettres de provisions et des lettres de commision (4 août 1741, et 1 septembre 1741).
1077 A.N. M.C., X, 387, 28 novembre 1729, vente des terres et seigneuries de la Boullaye, d’Achères en Brie, etc. moyennant
140 000 lt. pour le prix de la terre, et 10 000 lt. pour le mobilier. Sur cette somme, 95 000 l étaient à déléguer à Antoine
Crozat.
225BERNARD
Bernard de Montigny dota généreusement ses flles : 300 000 lt. chacune (soit
1078600 000 lt.). La masse de la communauté, à son décès , en dehors des dots, monta
à 1 428 473 lt. 13s. 6d., les dettes passives à 581 935 lt. 19s. 10d. Resta net la somme
de 846 537 lt. 13s. 8d. Bernard de Marville eut pour sa part 162 300 lt. 4s. 6d.,
somme augmentée de son préciput d’aîné de 154 838 lt., mais grevée de 63 841 lt. 5s.,
produisant un total de 380 979 lt. 9s. 6d. Ses 2 sœurs reçurent chacune 162 300 lt.
À sa mort, parmi les biens de l’actif fguraient: 1 ) les terres de Boullaye, d’Achères,
etc. (381 745 lt.) ; 2) la terre de Marville (441 226 lt.) ; 3) la terre de Vigny et Marville
(121 045 lt.) ; 4) les meubles à Paris, et sur les terres (28 181 lt. 19s. 9d.) ; 5) l’offce
de receveur général des fnances d’Amiens majoré de 80 000 lt. de pot-de-vin, dont
1079la communauté était débitrice de 353 151 lt. 2s. pour l’achèvement des exercices .
Claude Anne Jeanne Brochet, veuve de Bernard de Montigny, décéda à
Bourbonne1080les-Bains, le 17 août 1774 .
BERNARD ( Charles Claude) sgr de Marville
sse tNé à Paris, baptisé le 7 juillet 1734, p S -Roch.
sse tDécédé à Paris, le 11 février 1782, en sa demeure, rue du Sentier, p  S -
1081Eustache .
Origine sociale et milieu familial
Fils du précédent (cf. notice).
Mariage
Il est resté célibataire. Sans postérité.
Carrière et affaires
Receveur général des fnances ancien mi-triennal d’Amiens (Picardie) de 1754 à
10821782 ; commis en la qualité de receveur général des fnances alternatif mi-triennal
1083d’Amiens de 1779 à 1780 .
Fortune
1084Son inventaire après décès comprenant 194 cotes , il est diffcile d’évaluer sa
fortune. Sa succession fut rapidement contestée par une union de créanciers établie
1085dès le 10 octobre 1782 ; les principaux syndics et directeurs des créanciers
étaient Jean-Baptiste Sourdeau, caissier général du Sceau, et Nicolas Louis Herard
de Villiers, directeur général de la recette générale des fnances de la généralité de
1078 A.N. M.C., XXIII, 646, 27 août 1762, I.A.D. de Bernard de Montigny ; A.N. M.C., XXIII, 661, 21 avril 1764,
liquidation et partage de la communauté.
1079 A.N. M.C., XCV, 229, 6 décembre 1753, conventions, Bernard de Montigny résigna son offce en faveur de son fls à
titre de survivance. Ce dernier ne pouvait en rien prétendre à la propriété. A.N. M.C., XXIII, 647, 21 octobre 1762,
traité d’offce entre la veuve et les héritiers d’une part et Bernard de Marville d’autre part. Le pot-de-vin fut réparti
entre la veuve (40 000 lt.) et les deux héritières (20 000 lt. chacune).
1080 A.N. M.C., XCV, 339, 26 août 1774, I.A.D.
1081 A.N. Y 15481, scellés après décès des11 et 12 février 1782, rue du Sentier, et par la suite au village de Maisons.
1082 A.N. M.C., XCV, 229, 6 décembre 1759, Charles Claude Bernard de Marville fut désigné survivancier de son père;
il n’exerça en pratique qu’en 1762. A.N. M.C., XXIII, 647, 21 octobre 1762. Traité d’offce entre les autres héritiers
de Bernard de Montigny et Bernard de Marville. A.N. P 2468 f° 150v°-153v° des 7 et 29 décembre 1753, lettres de
survivances et de retenue de service pour Bernard de Montigny et lettres de provisions.
1083 A.N. M.C., XCV, 359, 6 mars 1779, acceptation de la commission pour l’exercice de la recette générale des fnances
de Picardie jusqu’à la majorité de Louis Charles Lenormant, fls de Louis Jean Lenormant de Champfé.
1084 A.N. M.C., LIII, 567, 25 mars 1782, I.A.D.
1085 A.N. M.C., LIII, 574, 10 octobre 1782, union des créanciers ; A.N. M.C., LIII, 613, 6 octobre 1786, séquestre de la
direction ; A.N. M.C., LIII, 623, 2 mai 1788, cahiers de délibération des créanciers.
226BERNIER
Paris. Parmi l’ensemble des biens de la communauté et de la succession fguraient :
1) le prix de l’offce de receveur général des fnances, employé à rembourser
d’autant les débets envers le Trésor royal (soit un montant total de 480 000 lt.) ; 2)
le mobilier trouvé au domicile parisien (78 526 lt. 11s. 1d.) ; 3) le mobilier trouvé à
Maisons (12 933 lt. 18s. 1d.) ; 4) des objets de nature mobiliaire (54 009 lt. 6s. 3d.) ;
5) le prix du domaine de Boullay de Chartres (354 670 lt. 8s. 9d.) ; 6) le prix du
domaine de Boullay de Châteauneuf (71 998 lt. 15s. 3d.); 7 ) les biens appartenant
meen propre à M  Bernard de Montigny (207 665 lt. 4s. 5d.) ; 8) les loyers et prix
des maisons situées dans la rue du Sentier (200 003 lt. 3s. 2d.) ; 9) les immeubles
libres (11 007 lt.3s. 7d.
BERNIER (Pierre)
Né : ?
sse tDécédé à Paris, le 20 juin 1791, en sa demeure rue d’Antin n° 7, p S -Roch.
Origine sociale et milieu familial
Père : François Bernier, négociant à la fosse de Nantes.
Mère : Anne Burot de Carcourt.
Frères et sœurs :
- François Bernier.
- Jean Bernier, décédé à Sucé, le 4 juin 1712.
e ie- Anne Bernier, épouse de Gabriel Michel, directeur de la 2 C des Indes, puis T.G.
de l’Artillerie et du génie... (cf. notice).
sse t- Paule Renée Bernier, née à Nantes, p S -Nicolas.
- Françoise Perrinne Bernier, idem.
Oncle :
r- Pierre Bernier, s de la Templerie, négociant, ancien échevin de Nantes, célibataire,
sse 1086décédé le 11 novembre 1729, p de Châteauthébaud, évêché de Nantes .
Mariage
Lambertine Cécile Clémence de Villers (flle de Jean Henry de Villers de
Grandchamps, écuyer, et de Barbe Charlotte de Martial) ; contrat de mariage du
10879 mai 1791 (régime de la séparation des biens). Au moyen de ce mariage, leurs
2 enfants furent légitimés.
Postérité
- Pierre Justin Bernier, né vers 1778.
- Victorine Henriette Bernier, née vers 1785.
Carrière et affaires
Intéressé conjointement avec Jacques Donatien Leray de Chaumont, ancien grand
iemaître des eaux et forêts du Berry (de 1753 à 1763) puis directeur de la C des Indes
1088(1764) , Pierre Rousseau, alors receveur général des domaines et bois du comté de
Blois, et Bernard Perruchot, régisseur des hôpitaux militaires, dans la société pour la
1086 A.N. M.C., XCV, 233, 21 mai 1754, notoriété après décès de Pierre Bernier, oncle.
1087 A.N. M.C., LXI, 651, 9 mai 1791, contrat de mariage, le douaire fut fxé à 10 000 lt. de rentes, le préciput à 12 000 lt.,
sous forme de gain de survie 20 000 lt. de rentes viagères furent constituées sur la tête de l’épouse. La future ft don
au futur de tous les biens meubles et immeubles.
1088 Cf. Jean Claude Wacquet, Les grands maîtres des eaux et forêts de France (...), 1978, pp. 385-6. Son épouse était Marie
Thérèse Jogues des Ormeaux, alliée aux Masson et Jogues d’Orléans et de Cadix.
227BERNIER
1089manutention des blés du Roi de Simon Pierre Malisset, fondée en 1764 ; contrôleur
ieordinaire des guerres ; intéressé pour 8 sols dans 80 sols faisant fonds dans la C pour
l’exploitation des mines de Guadalcanal, société fondée en 1768, consortium dont
une moitié des membres composée des actionnaires des mines de Basse-Bretagne
e ie 1090et l’autre moitié d’un groupe gravitant autour de la 2 C des Indes ; intéressé
dans divers armements pour les Indes dès la suppression de l’Exclusif en faveur
e ie 1091de la 2  C  des Indes en 1770 ; intéressé dans l’armement du Prince de Kaunitz,
iede la C  de Trieste, fondée par Charles Proli, banquier à Anvers, affrété par Isaac
1092 ie 1093Panchaud ; administrateur de la dernière C des Indes (1785-1791) .
Fortune
Sa fortune d’origine reste dans le domaine de l’inconnu. Seul son inventaire après
1094décès permet une certaine approche au terme de sa vie . Parmi les biens de la
masse active fguraient : 1) les meubles meublants (10 779 lt.) ; 2) les effets au porteur,
assignats et deniers comptants (223 448 lt.) ; 3) 83 actions de 4 000 lt. de la Caisse
d’Escompte, appel de 1790 (332 000 lt.) ; 4) 77 demi-actions de la Caisse d’Escompte
créées par l’assemblée générale du 29 décembre 1789, de 2 000 lt. chaque (154 000 lt.) ;
ie5) Bordereau de la dernière C des Indes du 7 décembre 1785, 500 portions d’intérêts
de 1 000 lt. déposées à la caisse suivant les articles 17 et 19 de l’arrêt du Conseil
1089 A.N. M.C., LXVIII, 513, 31 mars 1765, acte de société. Pierre Bernier y était qualifé de bourgeois de Paris. Elle dura
de 1765 à 1770.
er ie1090 A.N. M.C., XXVI, 564, 1 mars 1768, acte de société. Les sociétaires issus de la C des Indes étaient Pierre Bernier,
beau-frère de Gabriel Michel, François de Rothe, intéressé pour 6 sols et son épouse Jeanne Anne Hay, intéressée
pour 2 sols, Thomas Sutton, comte de Clonard, fondateur de la société, et Pierre de Mory. D’après H. Lüthy, op. cit.,
p. 439, Pierre Bernier eut pour beau-frère François de Rothe.
1091 Cf. principalement H. Lüthy, op. cit., pp. 442-3, 448, 452, 455-6, 613 note, 656, 676-678, 680, 681, 720 note. Dès
1770, Pierre Bernier participa à un consortium composé de François Rothe, Edmund Rothe, et les Malouins Alain Le
Breton de Blessin et Guy Jean Dessaudrais Sébire, intéressés dans des armements à la grosse aventure (les bailleurs de
fonds et relais en Angleterre furent James Bourdieu et Samuel Chollet de Londres), plus tard (1775) ce même groupe
iefut renforcé de Pache frères et C, et les Malouins Bouffé père et fls, et Jean-Baptiste Bécard. Quelques membres
de ce consortium, dont Bernier, J. D. Le Ray de Chaumont, alors directeur et intendant de l’Hôtel des Invalides, et
Jacques Alexandre Gourlade, se rendirent cautions de Jean-Baptiste Chevalier, commandeur pour le Roi de tous les
établissements français au Bengale, et président du Conseil de Chandernagor, et de Law de Lauriston, neveu de John
Law. Ferdinand Grand, banquier fut un des principaux bailleurs de fonds de cette mini-compagnie des Indes.
Celleci périclita en 1777 des effets de la guerre d’Indépendance en Amérique. Pour compenser cette déconfture, Le Ray de
Chaumont œuvra comme le munitionnaire des guerres essentiel des insurgents. Cf. entre autres les actes du minutier
central parisien : A.N. M.C., XLVII, 255-256 et 284, actes des 21 novembre 1769, 25 janvier 1770, et 28 juin 1775 et.
XLVIII, 218, 11 février 1774, contrat à la grosse aventure entre Rothe et Bernier; A .N. M.C., LII, 514 et 519, actes des
30 janvier, 4 février et 19 septembre 1775 (8 contrats); A .N. M.C., L, 634, 10 septembre 1777, conventions entre les
sociétaires et Girardot et Haller suite à la demande des premiers d’un prêt de 3 000 000 lt. afn de renfouer les revers
des armements.
1092 A.N. M.C., X, 785, 18 février 1790, union des créanciers d’Isaac Panchaud, adhésion de Pierre Bernier à cette
union.
1093 Cf. les notices Bérard ; J. Conan, La dernière Compagnie française des Indes (1785-1875), Paris, Marcel Rivière, 1942,
iep. 192. ; H. Lüthy, op. cit., p. 676-678. Bernier, Gourlade, Sabatier et Desprez et Périer tentèrent de réédifer une C
des Indes en 1785 en coopération avec Bourdieu et Chollet, projet dont de Castries était le fervent partisan et auquel
Vergennes était le plus hostile. Calonne trancha en faveur d’une autre solution incluant ses partisans, dont le chef
de fle était Bérard, relayés à Londres par Robert Herries tout en gardant le noyau dur initial composé de
BernierGourlade, Sabatier et Desprez et Périer. Bernier a dû très certainement se rapprocher de Bérard l’aîné vers 1789-1791
ieau détriment des prétentions des actionnaires. La veuve entama une procédure contre la C des Indes après son
décès.
81094 A.N. M.C., LXI, 651, 8 juin 1791, testament de Pierre Bernier ; Arch. de Paris DQ  96, déclaration très sommaire de
la succession du 8 mars 1792 ; A.N. M.C., LXI, 652, 6 juillet 1791, I.A.D.
228BERTHE
du 14 avril 1785 (500 000 lt.) ; 6) 4 200 lt