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Dictionnaire des députés de la Dordogne

De
218 pages
Depuis 1789, les députés ont joué un rôle de premier plan dans l'histoire politique de la France. Ceux élus dans le département de la Dordogne ont pris une part non négligeable dans la vie de la nation, certains ayant même occupé des fonctions ministérielles. Cet ouvrage présente les résultats de toutes les élections législatives ayant porté à la Chambre les représentants des électeurs périgourdins, et livre les biographies des 198 députés désignés ou élus dans ce département, ayant ou non siégé au palais Bourbon.
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Historiques
Guy Penaud
série Travaux
Dictionnaire Des Députés De la DorDogne De 1789 à nos jours
Historiques Travaux
Dictionnaire des députés de la Dordogne
de 1789 à nos jours
Historiques Dirigée par Bruno Péquignot et Denis Rolland La collection « Historiques » a pour vocation de présenter les recherches les plus récentes en sciences historiques. La collection est ouverte à la diversité des thèmes d'étude et des périodes historiques. Elle comprend trois séries: la première s’intitulant «travaux »est ouverte aux études respectant une démarche scientifique (l’accent est particulièrement mis sur la recherche universitaire) tandis que la deuxième intitulée « sources » a pour objectif d’éditer des témoignages de contemporains relatifs à des événements d’ampleur historique ou de publier tout texte dont la diffusion enrichira le corpus documentaire de l’historien; enfin, la troisième, «essais », accueille des textes ayant une forte dimension historique sans pour autant relever d’une démarche académique. Série Travaux Jean-Yves CHAUVET,L’usage des maisons lorraines. Familles et maisons e e paysannes de la fin duXVIIau milieu duXXsiècle, 2013.André POLARD,Ecrire l’histoire de l’épilepsie, 2012. Claude COHEN-MATLOFSKY,Flavius Josèphe. Les ambitions d’un homme, 2012. Georgiy VOLOSHIN,Le nouveau Grand Jeu en Asie centrale. Enjeux et stratégies géopolitiques, 2012. Emmanuel de CHAMBOST,Histoire de la CSF sous l’Occupation, L’enfance de Thales, 2012. Armand AJZENBERG,L’abandon à la mort… de 76 000 fous par le régime de Vichy, 2012. Michel GRENON,Charles d’Anjou. Frère conquérant de Saint Louis, 2012. Thomas PFEIFFER,Marc Lescarbot : pionnier de la Nouvelle-France, 2012. Michel VANDERPOOTEN,3000 ans de Révolution agricole, Techniques et e pratiques agricoles de l’Antiquité à la fin du XIXsiècle, 2012. Kilien STENGEL,L’aide alimentaire: colis de vivres et repas philanthro-piques. Histoire de la Gigouillette 1934-2009, 2012. Donald WRIGHT,L’Antiquité moderne,2012. Georges ASSIMA,La France et la Suisse. Une histoire en partage, deux pa-tries en héritage, 2012. François CHEVALDONNE,Rosa Bordas, rouge du Midi, mémoires, oublis, Histoire, 2012. Jean-Paul AUTANT,De la mobilisation à la victoire. 1939-1946. Un singulier parcours sous l’uniforme durant le second conflit mondial, 2012.
Guy Penaud
DICTIONNAIRE DES DÉPUTÉS DE LADORDOGNEDE1789À NOS JOURS
Quelques ouvrages du même auteur Histoire de Périgueux, éditions Fanlac, 1983 André Malraux et la Résistance(préface de Jacques Chaban-Delmas), éditions Fanlac, 1986 Histoire de la franc-maçonnerie en Périgord,éditions Fanlac, 1989 Dictionnaires des châteaux du Périgord,éditions Sud-Ouest, 1996 Dictionnaire biographique du Périgord,éditions Fanlac, 2000 Le Triple Crime du château d’Escoire,éditions de La Lauze, 2002 Le Grand Livre de Périgueux,éditions de La Lauze, 2003 Les Crimes de la division « Brehmer »(préface de Roger Ranoux), éditions de La Lauze, 2004 e La « Das Reich » 2SS Panzer Division (préfacede Yves Guéna, introduction de Roger Ranoux), éditions de La Lauze, 2005 Histoire des diocèses et des évêques de Périgueux et Sarlat,éditions Impressions, 2010 Histoire secrète de la Résistance dans le Sud-Ouest, éditions Sud-Ouest, 2011 L’Inspecteur Pierre Bonny – Le policier déchu de laGestapo françaisedu 93, rue Lauriston, éditions L’Harmattan, 2011 Mémorial des déportés du Périgord, éditions de La Lauze, 2011 De Gaulle – Pétain. L'affrontement du printemps 1940, éditions L'Harmattan, 2012 Yves Guéna, Le Parcours d’un Gaulliste historique, éditions Sud-Ouest, 2012 Couverture : de gauche à droite et de haut en bas, Pierre Savy, Joseph Mérilhou, Joseph Verneilh de Puyrazau, Aubin Barbary de Langlade © L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01442-5 EAN : 9782343014425
EN GUISE D'INTRODUCTION L’histoire de la représentation nationale est étroitement liée à celle du principe démocratique et du cheminement chaotique qu’il a dû parcourir avant de trouver sa consécration actuelle. Si les Français ont périodiquement élu des représentants depuis 1789, le mode de désignation et les pouvoirs de ces mandataires ont considérablement varié selon les époques, les périodes d’effacement de l’institution parlementaire coïncidant généralement avec un recul des libertés publiques. À cet égard, les dénominations ne sont pas innocentes. Celle d’Assemblée nationale, choisie dans la ferveur de 1789, ne réapparaîtra -si l’on excepte la brève parenthèse de 1848 - qu’en 1946. Se succéderont entretemps des appellations plus ou moins réductrices (Convention, Conseil des Cinq-Cents,Chambre des représentants,Corps législatif, Chambre des députés des départements,Chambre des députés) qui traduisent, à des degrés divers, les réticences, voire l’hostilité plus ou moins déclarée de divers gouvernants à l’égard du principe de la souveraineté du peuple. 1789 Le 17 juin 1789, un mois après la réunion à Versailles des États généraux, les députés du tiers état, ayant attiré à eux une vingtaine de curés, considérant qu’ils représentaientles quatre-vingt-seize centièmes au moins de la nation, se proclamèrent Assemblée nationale. Le 9 juillet suivant, sur l'ordre de Louis XVI, la noblesse et le clergé se joignirent à l'Assemblée nationale constituante. Les députés firent acte de souveraineté en matière d’impôt et décidèrent d’élaborer une Constitution limitant les pouvoirs du roi. La souveraineté résidait désormais, non plus dans la personne du monarque, mais dans la nation qui l’exerçait par l’intermédiaire de représentants qu’elle choisissait librement. Cette conception révolutionnaire allait trouver son expression dans les constitutions de 1791 et de 1795.
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La période révolutionnaire (1791-1799) La Constitution de 1791 conférait compétence à l’Assemblée législative, élue pour deux ans au suffrage restreint, pour voter les lois et l’impôt, fixer les dépenses publiques, ratifier les traités et déclarer la guerre. Elle siégeait de plein droit et ne pouvait être dissoute. Le roi, détenteur du pouvoir exécutif, ne disposait que d’un droit de veto suspensif. Après la déchéance de Louis XVI, le 10 août 1792, une nouvelle assemblée élue au suffrage universel, dénommée Convention par référence à l’exemple américain, fut chargée d’élaborer une constitution républicaine. La première, votée en 1793, ne fut pas appliquée. La Constitution de l’an III (1795) partageait le pouvoir législatif entre deux Chambres élues pour trois ans au suffrage restreint (le Conseil des Cinq-Cents qui avait seul l’initiative des lois et le Conseil des Anciens) face à un exécutif de cinq membres, dénommé le Directoire. Après quatre années de forte instabilité politique (avec plusieurs annulations d’élections), le coup de grâce fut porté à ce régime par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Bonaparte dont la prise de pouvoir ouvrait une longue période d’effacement des assemblées. La représentation muselée (1799-1830) La Constitution de l’an VIII (1799), qui régit la France sous le Consulat et le Premier Empire, partagea le pouvoir législatif entre quatre assemblées (Conseil d’État, Tribunat, Corps législatif et Sénat) dont aucune n’était élue au suffrage direct. Cet éclatement favorisa la toute-puissance de l’exécutif dont Napoléon était l’unique détenteur. La Charte constitutionnelle octroyée par Louis XVIII en 1814 marqua le rétablissement de la souveraineté royale, faiblement tempérée par l’existence d’un parlement composé de deux assemblées : la Chambre des députés des départements élue pour cinq ans au suffrage restreint et la Chambre des pairs héréditaires ou désignés à vie. Convoquées par le roi, qui pouvait clore les sessions quand il le désirait, privées de toute initiative ou moyen d’action sur le gouvernement, ces chambres n’eurent qu’une apparence de pouvoir.  8
L’amorce du régime parlementaire (1830-1848) Dans le régime qui succéda à la Révolution de 1830 se fit jour une conception nouvelle de la souveraineté : la Charte constitutionnelle n’était plus octroyée mais votée par la Chambre et acceptée par le roi qui lui jurait fidélité. Un pacte fut ainsi conclu entre les représentants de la nation et le monarque, codétenteurs de la souveraineté. Les deux Chambres se virent restituer l’initiative des lois. Ce fut au cours de cette période qu’apparut le principe de la responsabilité des ministres devant le Parlement. Le Second Empire (1848-1870) La Constitution républicaine établie après la révolution de 1848 plaça face à face une Assemblée nationale législative de 750 membres et un président élus tous deux au suffrage universel mais dépourvus de tout moyen d’action l’un sur l’autre. Cette séparation excessive des pouvoirs aboutit au coup d’État du 2 décembre 1851 : Louis-Napoléon Bonaparte fit disooudre l’assemblée et se fit remettre, par un plébiscite, le pouvoir constituant. La Constitution de 1852 reprit, pour affaiblir la représentation nationale, les méthodes éprouvées sous le Premier Empire : face à un exécutif omnipotent - les ministres nommés par l’Empereur ne dépendaient que de lui - le Corps législatif élu partagea des pouvoirs réduits avec le Conseil d’État, composé de fonctionnaires, et le Sénat, dont les membres étaient nommés à vie. Ces institutions ne survécurent pas à la défaite de 1870. Après la chute de l’Empire, l’Assemblée élue le 8 février 1871 et installée à Bordeaux, puis à Versailles jusqu’en 1879, allait élaborer les lois constitutionnelles de 1875 qui régirent la France pendant 65 ans et fondèrent véritablement le régime parlementaire. La Troisième République Les lois constitutionnelles de 1875 partagèrent le pouvoir législatif entre la Chambre des députés, élue pour quatre ans au suffrage universel direct, et le Sénat, élu pour neuf ans au suffrage indirect. Les deux chambres  9