Éric Le Rouge

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Éric Le Rouge est une histoire d'amitié poétique, entre un corsaire et une petite fille anglaise.

Perdus au milieu des océans, naviguant d'île en île, Éric et la petite fille cherchent à échapper à l'abominable capitaine Smith et à retourner en Europe avec un trésor.

Pour y parvenir, ils traversent de nombreuses aventures et font beaucoup de rencontres qui les conduisent finalement sur l'île aux dragons...

Publié le : mercredi 27 janvier 2016
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EAN13 : 9782334064279
Nombre de pages : 46
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ISBN numérique : 978-2-334-06425-5

 

© Edilivre, 2016

 

 

Ta pluie guérit mes blessures,

Ta nuit me protège des regards,

Ton vent est mon armure,

Ton sang est mon azur ;

Il est aujourd’hui bien tard,

Je ne vois rien derrière cette mer,

Rien qu’une vaste étendue d’eau,

Et le souvenir de toi petite fille…

Chapitre I
La bataille de la nuit étoilée

Cette nuit-là, il y avait plus d’étoiles dans ma tête que dans un ciel de fête.

Ainsi pensais-je à la poupe de mon navire poussé hardiment par le zéphyr.

Le ciel s’irisait de pourpre rouge, quand soudain un boulet souffla à mon oreille ces quelques mots douillets comme : « Meurs donc, maudit corsaire de bouge, je voudrais projeter ta tête dans l’univers, très très loin par-delà les mers. »

Par bonheur, après le passage du boulet, je possédais encore ma tête et la tournai vers tribord. Je vis alors une masse immense composée de voiles blanches qui reflétaient la lune. Telle l’ombre d’un candélabre, cette masse me rappelait un songe macabre où des squelettes dansaient, qui d’un coup de hanche vous poussaient en ricanant, loin par-delà le firmament.

On entendit alors comme des oiseaux chanter. En réalité des balles de mousquets voletaient dans l’air comme autant de traits de lumière.

Tout l’équipage reçut avec courage l’abordage qui dévora le pont, inexorablement, tel un démon. La mer déjà de sang rougeoyait. Je pourfendis pourtant l’ennemi tant que je pus. Pour moi cependant le combat cessa quand lâchement par-derrière une calebasse me frappa.

Que pensai-je à ce moment-là ? À tout ce que j’avais lu, vu ou bu ? Je ne m’en souviens pas. Je me crus mort sans doute, pire encore, en enfer, lorsque je vis flotter dans l’air l’image tant de fois honnie sur ma route.

Le capitaine Smith, de son œil unique me contemplait, hilare, puis dans une cabine m’enferma.

Chapitre II
La petite fille anglaise

Prisonnier, j’entendis pleurer dans la cabine d’à côté ; une enfant peut-être y était enfermée.

« Qui es-tu ? dis-je d’une voix forte au travers de la cloison. Je ne puis te voir mais je puis t’ouïr.

– Je suis une petite fille d’Angleterre, répondit une voix mélodieuse comme la lyre, on m’a enlevée de mon île.

– Me donneras-tu ton nom ?

– Mère me l’a défendu pour de bon, j’ai de blondes bouclettes, un ruban dans les cheveux et une barrette.

– Quelle belle allure tu dois avoir alors, mais si tu veux sortir accroche ta barrette à ton ruban, ouvre ton hublot droit devant et balance ta barrette à tribord. »

La petite fille de cette requête fut fort étonnée, mais amusée s’exécuta.

À mon tour j’ouvris mon hublot et au vol rattrapai la barrette. Je serrais enfin en ma main cette précieuse clef de liberté.

En deux temps trois mouvements j’ouvris la porte de ma cabine et...

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