Excentricités de l'histoire de France

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L'ouvrage balaie toute une période de l'histoire de France, des Gaulois jusqu'à la Renaissance, pour extraire du fatras des événements, des ambitions des princes, de la naïveté du peuple, des famines et des épidémies, quelques épisodes étonnants et peu soulignés dans les manuels d'histoire : Descendons-nous des Gaulois, oui, ou non? Qui sont nos rois? Des Gaulois? A quel âge mouraient-ils ? Y avait-il des octogénaires? En tout cas, il y avait une multinationale déjà.... Un cri divin au milieu des flammes, un roi pour deux pays et deux rois pour un pays, une comète dans le ciel de France, une grande amoureuse, et l'église triomphante dans un monde de brutes. Il y avait tout cela, des ambitieux, des excentriques, des malins et des bruts, des chanceux, des perdants, et tous étaient croyants. L'auteur nous montre la barbarie des hommes, les guerres de religion et qu'entre le Moyen-Age et aujourd’hui, seuls ont évolué la capacité de destruction et les moyens de prolonger la vie.


Publié le : mardi 15 octobre 2013
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EAN13 : 9782332603050
Nombre de pages : 70
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ISBN numérique : 978-2-332-60303-6

 

© Edilivre, 2015

I
Nos ancêtres les Gaulois

Qui ne connaît cette ineptie : nos ancêtres les Gaulois ? Qui n’en rit ?

Vraiment ?

Il était une fois, il y a bien longtemps, entre 1200 ans avant Jésus Christ et sa naissance, des peuplades fort nombreuses qui occupaient de vastes territoires dans ce qui est aujourd’hui l’Europe. Les grecs qui les prenaient pour des sauvages les appelaient Keltoi, les Romains Celti, les Germains Walxisk, qui voulait dire étrangers, et qui est devenu Welsch et aurait pu donner son nom au pays de Galle (Wales) et à la Gaule. Nos historiens modernes les appellent les Celtes. D’où venaient-ils ? Les historiens sont là-dessus d’une prudence extrême. Je m’abstiendrai, pour ma part, de conjectures savantes.

On sait seulement qu’ils arrivaient à se comprendre entre eux dans une langue indo-européenne. Qu’ils craignaient le tonnerre et le ciel (n’allait-il pas leur tomber sur la tête ?). Et que, pour calmer ces puissances inquiétantes, leurs grands prêtres, les druides, en même temps chefs et sages, décidaient des offrandes sous forme de sacrifices, accomplis avec l’aide des Bardes et des Vates : ils tuaient des animaux, de préférence de grande taille, des hommes ou des femmes, qu’ils garrottaient et étranglaient, puis enfouissaient dans des marais.

Peut-être se seraient-ils imposés au reste de l’Europe s’ils n’avaient eu la détestable habitude de se quereller et de se faire la guerre entre eux. Car, souvent, avec leurs longs cheveux blonds, c’était de rudes gaillards, vaillants et colériques, ne craignant pas la mort car ils croyaient au Sidh, un autre monde où ils trépasseraient. Excellents cavaliers, effrayants au combat, par leurs hurlements, les Romains les redoutaient. Ils adoraient suspendre les têtes de leurs ennemis aux flancs de leurs chevaux. Pour se défendre, ils se retranchaient sur leurs oppida, sortes de citadelles qui jalonnaient l’Europe et sur lesquels ils construisaient leurs fortifications en bois.

Car le bois, grâce aux nombreuses forêts, était leur matériau de base pour leurs habitations. De sorte que, tout bons menuisiers qu’ils fussent, il ne reste rien de leur architecture.

Ils n’étaient pas, cependant, aussi demeurés que leurs mœurs barbares pourraient laisser penser : ils connaissaient le bronze, plus tard, le fer, avaient inventé la cotte de maille, et savaient travailler dans ces métaux, épées, couteaux, fibules, épingles, et colifichets de toutes sortes qu’ils offraient à leurs dames. Nous savons cela par les vestiges retrouvés dans leurs tombes, dans les champs d’urnes, en Allemagne, près de Stuttgart, Sigmaringen, Fribourg, en Suisse, sur le site de La Tène près du lac de Neuchâtel, en France, près de Châtillon-sur-Seine et sur le mont Beuvray, près d’Autun, deux lieux dont j’invite le lecteur à visiter les musées.

En Germanie, en Ecosse, en Irlande, dans la péninsule ibérique, en Bretagne, et dans ce pays que les Romains appelaient Gallia et que nous appelons la Gaule, ils ont laissé leurs traces et déposé leurs gènes.

Et jusqu’à leur légende incarnée par Astérix, Obélix et Assurancetourix.

Les armées romaines, qui, depuis 125 avant Jésus Christ, occupaient la Narbonnaise, puis la Provence depuis 100 AJC, sous le commandement de César, s’étaient fait un malin plaisir à répondre à l’appel au secours d’une de leurs peuplades, les Eduens, qu’une autre de leurs peuplades, les Helvètes menaçait d’invasion. Ce fut le début de la guerre des Gaules qui se termina, comme chacun sait, par la défaite de la coalition gauloise, conduite par Vercingétorix, à Alésia, en 52 AJC.

C’en était fait, en Gaule, de la civilisation celte : peu à peu, les Gaulois se mirent à bâtir en pierre, à célébrer Jupiter, Junon, et tous les Dieux romains, en même temps que les leurs, à parler un jargon, mélange de leur langue et de latin. Des villes nouvelles surgirent, à Augustodunum, à Lugdunum. etc. Les Gaulois devinrent des Gallo-romains. Seuls devaient subsister, pendant encore trois siècles, dans toute leur authenticité, les Celtes gallois, irlandais, écossais, retranchés dans leurs îles. N’y a-t-il pas encore, chaque année, pendant une semaine, à Lorient, un festival celte où se retrouvent au son des cornemuses, Bretons, Asturiens et Galiciens, Gallois, Irlandais et Ecossais, vestige dérisoire d’une civilisation disparue.

Et cependant, à regarder de plus près…

Au début du premier siècle après Jésus Christ (PJC), la population de la Gaule, laquelle recouvrait à peu près la surface de la France actuelle, est estimée par les historiens dans une fourchette entre dix et vingt millions d’habitants. Pour ma part, je retiendrai plutôt dix millions, chiffre donné par les plus sérieux d’entre eux, comme Fernand Braudel.

La population de l’empire romain, à la même époque, est estimée par les mêmes historiens à environ 50 millions de personnes. Si l’on se souvient que l’empire romain de cette époque comprenait l’Italie avec la Sicile, toute l’Afrique du nord, la péninsule ibérique, la Gaule, la Grèce avec sa partie orientale l’Anatolie, l’Egypte et la Palestine, on doit en déduire que la Gaule était un des pays les plus peuplés, avec une forte densité de population. Cela peut s’expliquer par l’importance de ses plaines fertiles, et sa situation géographique entre l’océan, la Méditerranée, et le continent, qui s’étaient de tout temps montrés attirants.

Que pèse alors, en Gaule, le Romain, dans ce peuple de 10 millions d’habitants, à forte dominante celtique ?

Une légion romaine comprend 6000 légionnaires, lorsqu’elle est complète, et bien souvent 5000 seulement. Sous l’empereur Auguste, il y avait en tout, dans l’empire, 25 légions. Dans la guerre des Gaules, une quinzaine de légions ont dû être engagées – car il en fallait d’autres pour tenir les nombreux pays de l’empire – soit au maximum 90000 hommes. Au siège d’Alésia, les historiens estiment à 70000 le nombre de soldats romains engagés dans la bataille.

C’est donc un nombre infime de mâles romains, par rapport à la population gauloise, qui sillonne la Gaule, puis qui l’occupe, pendant la guerre des Gaules et les trois premiers siècles après Jésus Christ. Bien sûr, il y avait des marchands, des suiveurs de l’armée, venus du monde romain, mais en nombre relativement petit.

Naturellement, il y a eu d’inévitables croisement entre Romains et Celtes.

Et alors ?

Sur une population gauloise de dix millions d’âmes, il y avait environ cinq millions d’êtres du sexe féminin. Compte tenu que peu de femmes devaient dépasser l’âge de la ménopause et que les jeunes s’accouplaient tôt, on peut supposer le nombre de femmes en âge de procréer dans une fourchette entre trois et quatre millions.

Alors, comment 90000 mâles romains, au plus, soit 2 % à 3 % des femmes gauloises en âge de procréer, auraient-ils pu laisser une empreinte génétique très significative dans la population gauloise ?

Pour éclairer le sujet, considérons l’accouplement de deux individus mâle et femelle, l’un avec 80 % de gènes romains, et l’autre 80 % de gènes celtes. Leur rejeton aura 40 % de gènes romains et 40 % de gènes celtes. Mais la probabilité sera très forte qu’il ne trouve à s’accoupler qu’avec un individu gaulois et que son rejeton ait donc 60 % de gènes celtes et 20 % de gènes romains… et que le rejeton de ce dernier, après accouplement avec un individu celte, ait alors 70 % de gènes celtes et seulement 10 % de gènes romains, et ainsi de suite. Au bout de quelques générations, il y a certes un affaiblissement du pourcentage de gènes celtes dans la population, mais peu important du fait de la dilution des gènes romains.

Ne doit-on pas conclure de tout cela que les gallo-romains étaient devenus, peu à peu, romains par la culture, mais avaient conservé un caractère génétique celte largement dominant ?

Le temps passant, l’empire romain décline sous la pression des barbares. En 312 de notre ère, il a quatre empereurs : un à Rome, Maxence, un en Orient, Maximin Daïa, un pour la Gaule et la péninsule ibérique, Constantin, et un à Byzance, Licinius, en conflit avec Maximin Daïa. Après la victoire, à Rome, en 312, de Constantin sur Maxence, celle de Licinius sur Maximin Daïa, en 313, Constantin, après quelques années de cohabitation avec Licinius, vainc ce dernier en 324 et...

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