Histoire de l'Acadie

De
À l’aube du 400e anniversaire de l’Acadie, cet ouvrage se propose de jeter un nouveau regard sur l’histoire de cette communauté francophone des Maritimes de la première tentative de colonisation à aujourd’hui. Il met en lumière les défis posés aux Acadiens et aux Acadiennes durant ces quatre siècles d’histoire en intégrant les études à la fois nouvelles et traditionnelles s’intéressant à l’Acadie.Les auteurs ont voulu mettre au jour l’importance des expériences particulières, que ce soit celles des femmes, des Amérindiens, des gens ordinaires ou encore celles des élites. Ils ont aussi voulu démontrer que la notion de territoire, plus spécifiquement son occupation, est très importante pour bien saisir les mouvements marquant l’histoire des Acadiens et Acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.
Publié le : mardi 24 janvier 2012
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EAN13 : 9782896646760
Nombre de pages : 344
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histoire de l’acadie
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Nicolas Landry • Nicole Lang
histoire de lacadie
septentrion
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Photos de la couverture : Voir les pages 175, 180, 184, 219, 224 et 265.
Maquette de couverture : Bleu Outremer
Révision : Solange Deschênes
Mise en pages : Folio infographie
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© Les éditions du Septentrion, 2001 1300, av. Maguire Sillery (Québec) G1T 1Z3
e Dépôt légal – 2 trimestre 2001 Bibliothèque nationale du Québec ISBN 2-89448-177-2
Diffusion au Canada : Diffusion Dimedia 539, boul. Lebeau Saint-Laurent (Québec) H4N 1S2
Ventes en Europe : Librairie du Québec 30, rue Gay-Lussac 75005 Paris
À propos des auteurs
équipe de recherchede rédaction est composée de deux et L professeurs d’histoire des campus d’Edmundston et de Shippagan de l’Université de Moncton. Nicolas Landry, un spécialiste de l’histoire des pêches en Acadie, détient un doctorat de l’Université Laval et a déjà plusieurs publications scientifiques à son actif, dontLes pêches dans la Péninsule acadienne, 1850-1900, Moncton, Éditions d’Acadie, 1994 et « L’âge d’or de la pêche à la morue à Caraquet, 1874-1900 », dans J.P. Couturier et P. Leblanc (sous la direction de),Économie et société en Acadie, 1850-1950. Nouvelles études d’histoire acad ienne, Moncton, Éditions d’Acadie, 1996. Récemment, il a publié « Sur les traces duMari-time Rights Movement : la relance du projet Chignectou 1930-1970 », o Revue de l’Université de MonctonNiveaux de1, 1997 et « , vol. 30, n richesse chez les pêcheurs de Plaisance et de l’île Royale 1700-1758 », o Revue d’histoire de la culture matérielle49, octobre 1998. Nicole Lang, n détient un doctorat de l’Université de Montréal et est spécialiste de l’histoire du travail et de l’industrie des pâtes et papiers au Nouveau-Brunswick. Elle a récemment publié, « Gestion et travail : le cas de l’usine Fraser d’Edmundston (N.-B.), 1918-1950 », dans Couturier et Leblanc, Économie et société en Acadie, 1850-1950. Nouvelles études d’histoire acadienne, « De l’entreprise familiale à la compagnie moderne : la Fraser o Companies Limited, de 1918 à 1974 »,Acadiensis2, 1996 et, XXV, n « Les conséquences des changements administratifs et technologiques sur l’organisation du travail à l’usine Fraser d’Edmundston au Nouveau-o Brunswick, 1947-1974 »Labour/Le travail43, printemps 1999., n
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Introduction
elon les connaissances actuelles, le terme Acadie est employé S pour la première fois en 1524 par l’explorateur Verrazano lors d’une expédition en Amérique du Nord. Arrivé dans la région actuelle de Washington en avril, il trouve la végétation abondante et surnomme l’endroit Arcadie en souvenir d’une belle région mythique de la Grèce 1 e antique . Plus tard, auxvii siècle, le terme sera orthographié sans la lettrer et désignera l’actuelle Nouvelle-Écosse continentale, l’île du 2 Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick . La première colonisation officielle de l’Acadie date de 1604 et c’est vers la fin des années 1680 que la colonie devient autonome tant écono-e miquement qu’au point de vue démographique. Durant tout lexvii siècle, les frontières entre l’Acadie et la Nouvelle-Angleterre demeurent floues. La France et l’Angleterre, les deux pays colonisateurs qui se dispu-tent le territoire, ne s’entendent jamais sur une délimitation claire. Les frontières se précisent en 1713 avec la signature du traité d’Utrecht alors que l’Acadie — la Nouvelle-Écosse péninsulaire — est cédée à l’Angle-terre. Les frontières ne bougeront pas durant les décennies suivantes. Ce
1. Robert Rumilly souligne que cette interprétation ne fait pas l’unanimité parmi les chercheurs. Certains prétendent qu’il n’est pas sûr que le choix de ce nom par Verrazano ait entraîné l’usage postérieur. Cadie désignerait plutôt une terre fertile en dialecte micmac. Voir RobertRumilly,L’Acadie française, 1497-1713, Montréal, Fides, 1981, p. 9. 2. S. Alphonse Deveau et Sally Ross maintiennent que ler aurait été supprimé à mesure que les rapports avec les Micmacs se multiplièrent. Le territoire s’appela doncla Cadieensuite puis Acadie. Voir J. AlphonseDeveauet SallyRoss,Les Acadiens de la Nouvelle-Écosse : hier et aujourd’hui, Moncton, Éditions d’Acadie, 1995, p. 28.
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sont plutôt des Acadiens et des Acadiennes qui décideront de quitter la Nouvelle-Écosse pour s’installer en territoire français : à l’île Royale ou encore à l’île Saint-Jean. D’autres iront fonder des établissements dans le sud du Nouveau-Brunswick actuel. À la veille de la déportation de 1755, plusieurs milliers d’Acadiens et d’Acadiennes vivent toujours en Nouvelle-Écosse tandis que d’autres se sont déjà réfugiés en territoire français. La déportation, l’une des consé-quences de la guerre que se livraient alors l’Angleterre et la France, affecte toutes ces populations. L’Acadie est vidée de sa population française. Des milliers d’Acadiens et d’Acadiennes sont déportés e t dispersés en Nouvelle-Angleterre, en Angleterre et en France alors que certains réus-sissent à s’enfuir et à gagner le Canada. Avec la signature du traité de Paris en 1763, les autorités anglaises permettent officiellement aux déportés de regagner la Nouvelle-Écosse. Par contre, ces derniers ne peuvent pas s’installer sur leurs anciennes terres qui sont déjà occupées par des colons anglais. Les Acadiens et les Acadiennes fondent donc de nouveaux établissements et plusieurs optent pour le littoral des colonies anglaises ; c’est la période de la reconstruction d’une nouvelle Acadie qui s’étendra dans les différentes régions de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’île du Prince-Édouard. Plusieurs vagues de peuplement marqueront l’expérience acadienne de 1780 à 1930 dans ce qui est devenue l’Acadie des Maritimes. Au Nouveau-Brunswick, des villages acadiens sont fondés dans le sud-est, le nord-est et le nord-ouest. En Nouvelle-Écosse, les Acadiens et les Aca-diennes s’installent principalement dans les régions de la baie Sainte-Marie, Pubnico, Chezzetcook, Pomquet, l’île Madame et Chéticamp tandis qu’à l’île du Prince-Édouard, on les retrouve, entre autres, dans les régions d’Abram-Village, Mont-Carmel, Baie Egmont, Wellington, Rustico et Tignish. La notion de territoire est donc très importante dans le vécu du peuple acadien. Cette synthèse retrace l’évolution de l’occupation du territoire pour que le lecteur et la lectrice soient en mesure de saisir les grands mouvements qui ont marqué l’histoire de l’Acadie durant quatre siècles. Elle tente de répondre aux besoins et aux préoccupations des étudiantes et des étudiants du premier cycle universitaire et du public en général. Elle se penche donc sur l’histoire de l’Acadie des Maritimes, c’est-à-dire de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’île du
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