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Histoire de la guerre sous-marine

De
387 pages
Exposant les faits du point de vue britannique, les auteurs de cet ouvrage montrent que les officiers de marine allemands ne s'étaient pas rendus compte, avant le début du conflit, de l'influence que les sous-marins pouvaient avoir dans la guerre navale, et n'avaient pas évalué non plus l'aptitude de ces nouveaux engins à entreprendre des opérations à grande distance de leurs bases, sans être escortés par des navires de surface. De même, la Marine Royale avait considéré les sous-marins comme pouvant être dangereux pour les navires de surface, mais ne possédant qu'un rayon d'action limitée. La possibilité d'utiliser le sous-marin comme une arme offensive fut donc une surprise pour les deux partis. Or l'existence de ces bâtiments eut une influence considérable sur la stratégie et la tactique navales. Cet ouvrage contient les informations les plus complètes sur les sous-marins allemands, leurs caractéristiques, leur nombre, leur répartition, la proportion de ceux qui furent perdus aux diverses époques de la guerre, et, dans la plupart des cas, la cause de leur perte.
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Ouvrage publié avec le soutien du CNL.
© Nouveau Monde éditions, 2012. ISBN9782365838320
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HISTOIRE DE LA GUERRE SOUSMARINE
Extrait de la publication
1914-1918
R. H. GIBSON ET MAURICE PRENDERGAST
HISTOIRE DE LAGUERRE SOUSMARINE
TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR A. THOMAZI CAPITAINE DE VAISSEAU DE RÉSERVE
« Ne le regardez pas, n’y touchez pas ! Si nous l’adoptons, toutes les autres nations feront de même, et ce sera pour notre suprématie navale le coup le plus grave que l’on puisse imaginer ».
Ainsi s’exprima l’amiral comte SaintVincent en 1804, quand on lui soumit la proposition, faite par l’inventeur américain Robert Fulton, de construire un sousmarin pour l’employer contre la flotte française.
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PRÉFACE POUR L’ÉDITION FRANÇAISE
C’est avec une gratitude sincère et une profonde satisfaction que nous avons accueilli l’offre de présenter notre ouvrage au public français. De cette offre, nous nous sommes se ntis très honorés, et nous sommes heureux de profiter de l’occasion qui nous est ainsi donnée de présenter à nos lecteurs français quelques mots d’explication. Nos lecteurs de l’autre côté de la Manche trouveront peutêtre que ce livre ne parle pas assez de la participation de la marine française à la grande guerre. Nous leur demandons de se rappeler que pendant ces terribles années cinq grandes marines ont été alliée s dans la lutte contre les sousmarins allemands : pour décrire en détail les opérations de chacune d’elles, il faudrait non pas un mais plusieurs volumes. Notre ambition a été plus modeste. Nous avons d’abord eu l’intention d’écrire l’histoire de la lutte antisousmarine à l’usage particulier du public britannique ; et, dans ces conditions, il était naturel, étant donné l’espace limité dont nous disposions, que nous parlions plus particulièrement de la marine britannique. Cela ne nous empêche pas d’avoir mesuré la grandeur de l’aide magnifique et loyale, apportée à la cause commune par les navires français de guerre et de commerce, sur tous les océans et sur toutes les mers, mais plus spécialement dans la Méditerrané e et la Manche. Nombreux et héroïques furent les combats de navires français contre les sousmarins allemands ; mais leur narration est une tâche que nous nous sommes vus obligés, à notre très grand regret, de laisser à nos frères — mieux informés et doués de plus de talent que nous — les historiens français de la guerre navale de 191418. Seul le manque d’espace, et non une froide indifférence, nous a empêchés de rendre un hommage plus complet au rôle joué dans le récent conflit par la marine de la France.
L’opinion que nous en avions déjà est encore rehaussée par la connaissance de ce fait que, du début à la fin de la guerre, la marine française fut insuffisamment armée contre ses puissants ennemis. L’Angleterre, notre patrie, avait d’immenses ressources de construction navales : à son commandement de nouvelles et puissantes escadres sont nées, s’ajoutant à celles qu’elle possédait à l’ouverture des hostilités. L’Angleterre, en outre, avait une grande marine marchande et un nombre énorme de navires de pêche ; ce qui lui a permis de constituer encore de nouvelles formations de combat et de patrouille. Jamais le monde n’avait vu une flotte aussi forte que celle dont l’Angleterre disposait à la fin de la lutte : par le nombre, par la puissance, par la variété des armes, elle était sans précédent. C’est avec des moyens gigantesques que l’Angleterre a livré son dur combat aux sousmarins ennemis. Mais la France, nation martyre, avait à songer pardessus tout à la défense de son propre sol, et devait consacrer à la guerre terrestre toutes les ressources de ses arsenaux et de ses chantiers navals. L’Angleterre et l’Allemagne ont construit un nombre immense de navire s, la France n’a pu en créer que peu ou pas : les matériaux qu’aurait nécessité la construction de croiseurs, de destroyers et de bâtiments spéciaux contre les sousmarins, avaient dû être envoyés dans les tranchées.
Comparé à l’expansion des flottes britannique et allemande, l’accroisseme nt de la flotte française, pendant la guerre, fut insignifiant. La flotte française de novembre 1918 était même moins puissante que celle d’août 1914, car elle avait souffert de lourdes pertes aux Dardanelles, dans l’Adriatique, dans la Méditerranée et dans la Manche — pertes que n’avait pu compenser l’entrée en service de nouvelles unités. Les navires français de commerce et de pêche étaient beaucoup moins nombreux que ceux de l’Angleterre, et la France n’avait donc pas, comme son
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alliée, cette réserve qui permettait d’improviser toute une flotte auxiliaire. Si l’on tient compte de cette limitation de ses moyens, on trouve merveilleux que la France ait pu entretenir 1.200 patrouilleurs dans la Méditerranée. La marine française n’avait pas de nouveaux navires et ne possédait pas assez d’armes ; mais trois choses ne lui ont jamais manqué : le courage, le dévouement, et le talent professionnel. Grâce à ses vertus militaires, la marine française surmonta les obstacles qui se dressaient devant elle, et, malgré sa pauvreté matérielle, lutta avec un élan, une énergie et un enthousiasme qui défient l’éloge, contre un ennemi fuyant et cruel. Ces faits, les Français les connaissent, mais ils ne sont pas reconnus comme ils le devraient hors des frontières de la France. Cependant, deux Anglais au moins s’en rendent pleinement compte : ce sont ceux dont les noms sont inscrits à la fin de cette préface.
Nous devons de vifs remerciements à notre ami M. Henri Le Masson, pour les serv ices qu’il nous a rendus, en nous permettant non seulement d’améliorer notre ouvrage par ses critiques, mais d’y ajouter certains détails sur les opérations antisousmarines des navires de guerre français. C’est après avoir lu la première édition de ce livre que M. Le Masson nous a honorés de ses observations. Les renseignements qu’il nous a fournis ont été utilisés non seule ment ici, mais dans la seconde édition anglaise de l’ouvrage, en sorte qu’ils seront connus de nos le cteurs des deux côtés de la Manche.
Puissent tous ceux qui liront ces pages y retrouver le souvenir des jours où nos deux pays combattirent, glorieusement unis, sur terre et sur mer, dans l’air et sous les vagues, jusqu’au triomphe final ! Puissentils demeurer toujours étroitement unis, en vrais défenseurs du droit et de la liberté, par ce rappel des angoisses et des périls communs !
« VICTORIA CONCORDIA CRESCIT »
7 Extrait de la publication
R. H. GIBSON
8 Extrait de la publication
Maurice PRENDERGAST
AVERTISSEMENT DES AUTEURS
Les auteurs tiennent à faire connaître l’usage qu’ils ont fait des différentes sources d’informations énumérées cidessous : I. — OPÉRATIONS Naval Operations, vol. IIV (Corbett and Newbolt). La Grand Fleet et The Crisis of the Naval War (Comte Jellicoe). Mémoires de l’amiral Scheer. The Dover Patrol, vol. I et II (Amiral Bacon). Les Flottes de guerre au combat, vol. II (Wilson). The Auxiliary Patrol et Les Bateauxpièges (Chatterton). The Merchant Navy, vol. IIII (Hurd). Mes Navires mystérieux (Campbell). La Victoire sur mer (Amiral Sims). The Story of our Submarines (Klaxon). Submarine and AntiSubmarine (Newbolt). Corsaires sousmarins (Lowell Thomas). La Crise mondiale, vol. I à IV (Churchill). 1 Six ans de croisières en sousmarin (Spiess) . On s’est beaucoup servi de l’ouvrage du capitaine A. Gayer, Die deutschen Uboote in ihrer Kriegfuhrung 191418, et de la traduction anglaise de sa conférence sur Les opérations des sousmarins allemands. Une autre conférence contenant d’intéressants renseignements, faite par le Capitaine de vaisseau C. V. Usborne le 19 mars 1924 à la Royal United Services Institution, et intitulée La Campagne antisousmarine en Méditerranée après 1916, a été également utilisée.
II. — RENS EIGNEMENTS TECHNIQUES
Pour les caractéristiques des sousmarins allemands on s’est servi des ouvrages suivants : Der Bau von Unterseebooten auf der Germaniawerft (Techel). Die Technik im Weltkrieg (Schwarthe). La Guerre SousMarine 19141918 (Michelsen). Taschenbuch der Kriegsflotten 1922 (Weyer). On a également utilisé trois articles dus à des ingénieurs allemands et qui ont paru en 1919 dans le Schiffbau : Die deutschen Unterseeboote (Schürer) ; Das Hochsee M inenunterseeboot (Werner) ; Deutsche Unterseeboote für Küstengewasser (Schürer) ; ainsi que la conférence faite par le directeur actuel des Constructions navales à l’Amirauté, lors de la réunion de 1920 de l’Institution des Naval Architects, sur Les sousmarins allemands. Les détails concernant les sousmarins austrohongrois sont tirés d’un document très complet, préparé spécialement pour les auteurs de cet ouvrage par le Service officiel des Archives de guerre de Vienne au mois d’août 1930. Autant que nous pouvons le savoir, aucun annuaire maritime, aucun ouvrage de renseignements ou d’histoire de la guerre, n’a encore donné une liste complète et authentique des sousmarins austrohongrois ayant existé de 1914 à 1918, avec toutes leurs caractéristiques techniques. Le service des Archives de guerre de Vienne nous a permis de révéler enfin, pour la première fois, la force réelle de la marine austrohongroise en sousmarins pendant le grand conflit.
III. — PERTES DE GUERRE.
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Les renseignements les plus autorisés au sujet des pertes subies par les flottes de guerre et de commerce britanniques sont contenus dans les deux documents officiels Navy Losses et Merchant Shipping Losses, édités par l’Amirauté en août 1919. On a fait usage de ces deux documents, et réuni avec un soin spécial toutes les informations relatives à la destruction ou à là mise hors de service des sousmarins allemands et austrohongrois. La plupart des sources utilisées sont citées cidessus, mais on s’est servi aussi d’autres documents de moindre importance qui sont mentionnés dans les notes au bas des pages. La presse britannique e t étrangère et les rapports officiels ont fourni les informations sur les pertes des flottes militaires et commerciales des puissances alliées et associées, ainsi que par les marines de commerce neutres.
IV. — RÉDACTION.
Si le présent ouvrage a pu être achevé dans sa forme présente, les auteurs le doivent dans une large mesure aux aimables encouragements de leur ami M. Francis E. M’Murtrie, qui, non content de lire le manuscrit et les épreuves, a aussi éliminé certaines erreurs, élucidé des points douteux, et fait beaucoup d’utiles suggestions. Les auteurs sont très heureux que leur livre ait pu être soumis à une critique aussi amicale et aussi compétente avant d’être présenté au public. Ils tiennent encore à exprimer au Service des Renseignements de l’étatmajor général, à l’Amirauté, leur gratitude pour l’aide qui leur a été donnée par la communication de renseignements encore inédits.
N ote
1Tous les ouvrages énoncés cidessus, et dont le titre est en français, ont été édités par la librairie Payot, Paris.
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