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Histoire des États-Unis

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720 pages
L’histoire des États-Unis est d’abord celle d’un essor : celui d’une petite colonie lointaine devenue une immense « nation d’immigrants » et la première puissance de notre époque. C’est ensuite celle d’une nation-phare, première colonie « auto-libérée » et première « république » du monde moderne. C’est enfin celle d’un rêve – hétéroclite – composé d’égalité et de prospérité, de vertu et de progrès, de liberté individuelle et de culte du droit, de puritanisme et d’aspiration au bonheur, de conformisme et de respect des différences, d’unité nationale et de droits des États. Les contradictions de ce grand pays font partie de la fascination qu’il a toujours exercée, au même titre que ses célèbres principes fondateurs, son génie technologique ou sa culture populaire. C’est sous cet éclairage que les auteurs du présent ouvrage ont cherché à retracer l’histoire complexe des États-Unis. Cette édition inclut le texte intégral de la Déclaration d’indépendance, de la Constitution fédérale des États-Unis et de ses vingt-sept amendements. Édition revue et mise à jour, 2016
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Bernard Vincent
Histoire des États-Unis
Nouvelle édition 2016
Flammarion
Collection : Champs Maison d’édition : Flammarion
© Flammarion, 2016, pour cette édition.
ISBN numérique : 978-2-0813-9368-4 ISBN du pdf web : 978-2-0813-9369-1
Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 978-2-0813-9048-5
Ce document numérique a été réalisé parNord Compo.
Présentation de l’éditeur :
L’histoire des États-Unis est d’abord celle d’un essor : celui d’une petite colonie lointaine devenue une immense « nation d’immigrants  et la première puissance de notre époque. C’est ensuite celle d’une nation-phar e, première colonie « auto-libérée  et première « république  du monde moderne. C’est enfin celle d’un rêve – hétéroclite – composé d’égalité et de prospérité, de vertu et de progrès, de liberté individuelle et de culte du droit, de puritanisme e t d’aspiration au bonheur, de conformisme et de respect des différences, d’unité nationale et de droits des États. Les contradictions de ce grand pays font partie de la fascination qu’il a toujours exercée, au même titre que ses célèbres principes f ondateurs, son génie technologique ou sa culture populaire. C’est sous cet éclairage que les auteurs du présent ouvrage ont cherché à retracer l’histoire complexe des États-Unis. Cette édition inclut le texte intégral de la Déclar ation d’indépendance, de la Constitution fédérale des États-Unis et de ses vingt-sept amendements. Édition revue et mise à jour, 2016
Dans la même collection
Philippe Chassaigne,Histoire de l’Angleterre.
Marc Fumaroli,Paris-New York et retour.
Thomas Gomez,L’Invention de l’Amérique.
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Philippe Jacquin et Daniel Royot,Go West !
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Histoire des États-Unis
Avant-propos
L’histoire des États-Unis est d’abord celle d’unessor: celui d’une petite colonie lointaine devenue, en l’espace de deux siècles, une immense « nation d’immigrants » (250 millions d’habitants en 1990) e t la première puissance (politique, économique, diplomatique, culturelle) de notre époque. C’est ensuite l’histoire d’unenation-phare, première colonie « auto-libérée » et première « république » du monde moderne, laboratoire exceptionnel où furent inaugurés, de façon pratique, les grands principes de la démocratie occidentale. C’est enfin celle d’unrêve– hétéroclite – composé d’égalité et de prospérité, de vertu et de progrès, de liberté individuelle et de culte du droit, de puritanisme et d’aspiration au bonheur, de conformisme et de respe ct des différences, d’unité nationale et de droits des États. Mais l’essora parfois été celui d’un « aigle impérial » (trop soucieux d’imposer sa loi – ou ses intérêts – au monde) et lanation-pharea été dès l’origine fondée sur une exclusion (celle des Noirs) et sur un génocide (celui des Indiens). Lerêve, lui, notamment en matière d’égalité sociale ou d’intégra tion raciale(melting pot), est loin d’avoir été réalisé : les poches de pauvretés restent considérables, la ségrégation urbaine se fige ou se perpétue au lieu de s’atténuer, l’unité traditionnelle de la nation – autour de valeurs « b lanches, anglo-saxonnes, protestantes » (WASP) et masculines – n’est plus un creuset adapté : d’où la montée du « multiculturalisme » et les tensions qui accompagnent ce phénomène. Mais les contradictions de ce grand pays font partie de la fascination qu’il a toujours exercée – au même titre que ses célèbres p rincipes fondateurs, que son génie technologique ou que sa culture populaire. C’est sous ce double éclairage (incluant ombres et lumière) que les auteurs du présent ouvrage – tous spécialistes d’une période p articulière – ont cherché à restituer l’histoire complexe de cette colonie pas comme les autres devenue un empire pas comme les autres. Les auteurs ayant contribué au présent ouvrage sont, dans l’ordre des chapitres qui le composent : « L’Amérique coloniale (1607-1774) », Jean Béranger (université 1 de Bordeaux III) [et Bernard Vincent pour « Naissan ce d’un rêve »] ; « La Révolution américaine (1775-1783) », Bernard Vincen t (université d’Orléans) ; « Naissance de l’État fédéral (1783-1828) », Élise Marienstras (université de Paris VII) ; « L’Union en péril (1829-1865) », Jean Heffer (École des hautes études en sciences sociales) ; « L’âge doré (1865-1896) », Jacques Portes (université de
Paris VIII) ; « L’Amérique, puissance mondiale (189 7-1929) », Yves-Henri Nouailhat (université de Nantes) ; « De la crise à la victoire (1929-1945) », Claude Fohlen (université de Paris I) ; « De Truman à Eisenhower (1945-1960) », Marie-France Toinet (Fondation nationale des sciences politiques) ; « Les années soixante (1961-1974) », Claude-Jean Bertrand (université de Paris II) ; « Une crise d’identité ? (1974-1993) », « Une “renaissance” amé ricaine (1993-2000) » et « George W. Bush et Barack Obama (2001-2012) : du temps de guerre au temps de crise », Pierre Melandri (université de Paris III).
1
L’Amérique coloniale (1607-1774)
Naissance d’un rêve
Un double rêve, à la fois matériel et spirituel, est à l’origine de la colonisation des Amériques : l’or et l’évangélisation des « sauvages ». L’Espagne fut la première à fonder un empire colonial sur le continent découvert par ses explorateurs et ses conquistadors. La France tenta, elle, de s’établir dans les régions de l’Amérique du Nord négligées par l’Espagne, mais, plus intéressée par les Antilles que par le commerce des Indiens, elle se borna à installer quelques comptoirs et à les protéger par des fortins militaires. Partis les derniers, les Anglais sortirent vainqueurs de cette compétition coloniale née de l’esprit conquér ant de la Renaissance : la timidité colonisatrice des Français et la défaite d e l’Armada espagnole (en 1588) ouvrirent à la Grande-Bretagne et à sa dynamique cl asse de négociants et de banquiers les chemins du Nouveau Monde. À un océan de la mère patrie se développa un empire que le temps et les hommes, la géographie et l’histoire allaient peu à peu couper de ses bases et promettre à un rêve nouveau : celui de l’indépendance et de la démocratie. Outre sa rivalité avec l’Espagne, l’Angleterre avai t de multiples raisons de vouloir coloniser l’Amérique du Nord : 1) la perspe ctive d’accroître, grâce aux besoins grandissants du négoce et des pêcheries d’Amérique, la puissance maritime de la Grande-Bretagne ; 2) celle de découvrir le my thique « passage du Nord-Ouest » qui ouvrirait aux navires anglais la route juteuse de l’Extrême-Orient ; 3) celle de résoudre en partie le problème du chôma ge en transférant outre-Atlantique toute une nuée d’oisifs indésirables ; 4) la perspective enfin d’avoir – au loin – un lieu de refuge pour tous ceux qui refusaient de se conformer au système religieux de l’Église anglicane. e La méthode de colonisation adoptée au XVII siècle par les Britanniques fut très différente de la stratégie espagnole ou française. Les colonies anglaises créées sur la façade atlantique du continent nord-américain furent en réalité de trois sortes. Il y eut tout d’abord lescharter colonies : lancées par des hommes d’affaires et bénéficiant d’une « charte » royale, ces colonies à but lucratif (ou parfois à vocation religieuse) furent la première manifestation de ce goût de la « libre entreprise » si cher aux Américains et si essentiel à leur histoire. Certains de ces établissements