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Instrumentation chirurgicale en France

De
166 pages
L'histoire n'a retenu que les chirurgiens et les médecins qui inventèrent des instruments auxquels ils laissèrent leur nom. Pourtant, sans le génie inventif des couteliers et les améliorations apportées au travail des métaux, la chirurgie n'aurait pas pu se perfectionner. Voici racontée le métier de ces couteliers et les liens étroits qu'ils entretinrent avec le monde médical.
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INSTRUMENTATION CHIRURGICALE Jean-Pierre Martin
ET COUTELLERIE EN FRANCE
Dès l’Antiquité, les médecins ont utilisé des outils pour explorer
les plaies, inciser les abcès, trépaner. S’ils les concevaient, la INSTRUMENTATION
fabrication en était confi ée aux couteliers versés dans l’art du
travail des métaux. Contrairement aux instruments romains, les CHIRURGICALE instruments médicaux médiévaux se sont mal conservés, et rares
esont ceux qui nous sont parvenus. C’est vers le XII siècle que les ET COUTELLERIE EN FRANCEpremières corporations de couteliers virent le jour. Elles obtinrent
progressivement le monopole de la fabrication des instruments
médico-chirurgicaux. L’histoire n’a malheureusement retenu que eDes origines au XIX siècleles chirurgiens et les médecins qui inventèrent des instruments
auxquels ils laissèrent leur nom. Pourtant, sans le génie inventif des
couteliers et les améliorations régulières que ceux-ci apportèrent
au travail des métaux, à la fabrication des instruments de plus en
plus complexes, la chirurgie n’aurait pu autant se perfectionner.
Rares sont les couteliers dont le nom est célèbre. Nombreux sont
ceux restés dans l’ombre. Cet ouvrage leur rend hommage, en
racontant ce qu’était leur métier, avec ses règles, et les liens étroits
et indispensables qu’ils entretinrent avec le monde médical. Ce ne
sont pas moins de 165 couteliers chirurgicaux qui sont listés dans
cet ouvrage, inventaire qui sera précieux aux historiens et aux
collectionneurs d’objets médicaux anciens.
Jean-Pierre Martin est docteur en médecine et gériatre. Il est chef du service
de gériatrie de l’hôpital de Sarlat-la-Canéda depuis 2001. Il est membre de
la Société française d’histoire de la médecine, de la Société internationale
d’histoire de la médecine, de la Société française d’histoire des hôpitaux,
de la Société d’histoire et d’archéologie du Périgord, et de l’association
de muséographie médicale de l’ancien hospice de Hautefort. Auteur de La
femme âgée dans l’histoire, et de la Médecine des personnes âgées de la
préhistoire à nos jours, il publie régulièrement des articles dans le domaine
de l’histoire de la gériatrie. Enfi n, il est le fondateur et le rédacteur en
chef de Clystère (www.clystere.com), revue électronique sur l’histoire des
instruments médicaux et l’histoire de la santé.
Préface du Docteur Quentin Désiron
Illustration de couverture : lancettier en ébène et lancettes
e à saignées, aux marques de divers couteliers parisiens. XIX
© Dr Jean-Pierre Martin.
978-2-343-00564-5
9 782343 005645
16,50 €
INSTRUMENTATION CHIRURGICALE ET COUTELLERIE EN FRANCE Jean-Pierre Martin








Instrumentation chirurgicale
et coutellerie en France
eDes origines au XIX siècle


Médecine à travers les siècles

Collection dirigée par le Docteur Xavier Riaud

L’objectif de cette collection est de constituer « une histoire grand
public » de la médecine ainsi que de ses acteurs plus ou moins
connus, de l’Antiquité à nos jours.
Si elle se veut un hommage à ceux qui ont contribué au progrès de
l’humanité, elle ne néglige pas pour autant les zones d’ombre ou
les dérives de la science médicale.
C’est en ce sens que – conformément à ce que devrait être
l’enseignement de l’histoire –, elle ambitionne une « vision globale » et
non partielle ou partiale comme cela est trop souvent le cas.

Dernières parutions

Henri LAMENDIN, Lazzaro Spallanzani (1729-1799), le père de
la biologie médicale expérimentale, 2013.
Gilles GROS, Le clou de girofle en médecine bucco-dentaire,
2013.
Gilbert GUIRAUD, André Breton médecin malgré lui, 2012.
erXavier RIAUD, Napoléon 1 et ses médecins, 2012.
Henri LAMENDIN, Thomas W. Evans (1823-1897), le dentiste de
Napoléon III, 2012.
Xavier RIAUD, Les Dentistes américains dans la guerre de
Sécession (1861-1865), 2012.
Michel A. GERMAIN, L’épopée des gants chirurgicaux, 2012.
Henri LAMENDIN, Carl von Linné, médecin précurseur de la
pharmacie moderne (1707-1778), 2012.
Xavier RIAUD, Chroniques odontologiques des rois de France
et de la dynastie napoléonienne, 2011.
Frédéric DUBRANA, Les boiteux. Mythes, génétique et
chirurgie, 2011.
Florie DURANTEAU, Les dents de l’Homme. De la préhistoire à
l’ère moderne, 2011.
Patrick POGNANT, La répression sexuelle par les psychiatres.
1850-1930. Corps coupables, 2011.


Jean-Pierre Martin










Instrumentation chirurgicale
et coutellerie en France
eDes origines au XIX siècle

















Préface du Docteur Quentin Désiron











































































Du même auteur

Histoire de la gériatrie, de l’Antiquité à nos jours, Ed.
Pétrarque, 2007.
La femme âgée dans l’histoire, Ed. Pétrarque, 2009.
La médecine des personnes âgées, de la préhistoire à nos jours,
L’Harmattan, 2012.
Histoire des structures d’accueil pour personnes âgées, Ed.
MF, 2012.





























































































































© L’Harmattan, 2013
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-00564-5
EAN : 9782343005645
Préface
L’histoire de l’évolution et du progrès de la chirurgie retient à
juste titre les découvertes fondamentales que furent l’anesthésie
eet l’asepsie au XIX siècle. Cependant, sans une instrumentation
chirurgicale adaptée et de qualité, la portée de ces découvertes
aurait été sérieusement amoindrie. Fort heureusement, une
véritable «révolution» dans l’art de la fabrication des
instruments de chirurgie s’est opérée en France, en particulier
edans la première moitié du XIX siècle, grâce au génie, à
l’inventivité et au savoir-faire hors du commun de couteliers qui
s’établirent à Paris. Je veux parler des Grangeret, SirHenry,
Charrière, Mathieu et autres Lüer. C’est néanmoins à
JeanJacques Perret et à son ouvrage extraordinaire «L’Art du
Coutelier expert en Instruments de Chirurgie » publié en 1771
que l’on doit les fondements de cette révolution. Perret a ouvert
la voie et montré par ailleurs qu’une collaboration étroite avec
les chirurgiens ainsi que de solides connaissances en anatomie
et en chirurgie étaient le garant pour les couteliers d’une
fabrication d’excellence. Avant le «Maître à la Coupe »,
d’autres couteliers de Paris, de Langres et d’ailleurs, pour des
raisons lucratives et de prestige, consacrèrent une bonne partie
de leur art à la fabrication d’instruments de chirurgie. « L’Habit
de Coustellier » de Larmessin et les vignettes commerciales des
couteliers en sont un témoignage remarquable où lancettes à
saignée et « ferremens » de chirurgiens se disputent les rasoirs
et autres articles de coutellerie.
L’apprentissage de la coutellerie était exigeant et le métier de
coutelier laborieux. L’obtention du titre de Maître-Coutelier
n’était pas chose simple, la concurrence rude et les nécessaires
règles corporatives parfois contraignantes. Diderot
l’encyclopédiste, pourtant issu d’une famille de couteliers,
l’avait sans doute compris préférant la philosophie et l’écriture
à la fabrication et au « repassage » des lancettes.
C’est toute cette histoire fascinante de la coutellerie chirurgicale
een France depuis ses débuts jusqu’au XIX siècle que
JeanPierre Martin, en historien de la médecine confirmé, nous
retrace en détail à partir de nombreuses sources
7
bibliographiques anciennes et actuelles rares ou difficiles à
réunir, de documents muséaux et d’instruments chirurgicaux
anciens de sa collection.
Il y avait bien des ouvrages anciens sur la coutellerie et sur les
instruments de chirurgie, ou des publications et articles récents
consacrés en tout ou partie à certains couteliers mais, aucun
ouvrage n’avait été à ce jour dévolu spécifiquement aux
couteliers fabricants d’instruments de chirurgie en France dans
le passé. C’est maintenant chose faite et ce travail de
compilation, de recherche et de recensement intéressera à n’en
pas douter les passionnés d’Histoire de la Médecine, des Arts et
Métiers et bien entendu les collectionneurs d’instruments
chirurgicaux anciens en quête de détails sur leurs trouvailles.
Docteur Désiron Quentin
Liège, BELGIQUE.
Chef de Clinique, chirurgie cardiovasculaire, CHU Liège.
Maître de Conférences, Université de Liège.
Membre de la Société Internationale
d’Histoire de la Médecine.
8
AVANT-PROPOS
Chaque jour dans le monde, des milliers de patients confient
aux mains des médecins et des chirurgiens le soin d’explorer et
de réparer leur corps souffrant. Mais la main de ces praticiens,
fussent-ils les meilleurs qui soient, serait impuissante si elle
n’était prolongée d’un instrument parfaitement adapté au geste à
réaliser. C’est encore plus vrai pour le chirurgien-dentiste qui
opère dans une cavité de petite taille relativement profonde.
Si les instruments actuels à l’ergonomie parfaite sont produits et
reproduits en grande quantité, avec une qualité constante, pour
un coût parfois tellement faible qu’il a permis de proposer aux
praticiens des ciseaux, des pinces à usage unique, donc jetables,
il n’en a pas toujours été ainsi. Jusqu’au développement de
el’industrie métallurgique moderne, au milieu du XIX siècle, les
instruments chirurgicaux étaient produits à l’unité ou en très
petites séries. Rares sont ceux, mêmes parmi les chirurgiens
actuels, qui savent que ceux qui fabriquaient ces instruments
étaient les couteliers, membres d’une corporation qui avait ses
règles, ses rites, et à laquelle n’importe qui ne pouvait
appartenir.
L’histoire des instruments médicaux et chirurgicaux est donc
indissociable de celle de la coutellerie et des couteliers, qui ont
laissé bien peu de trace. Celle de la médecine n’a conservé des
instruments anciens que le nom du médecin ou du chirurgien
qui les avaient imaginés, utilisés, mais, et l’on peut y voir une
forme d’injustice, pas celui du coutelier qui les avaient forgés,
modelés, polis, rendus utilisables. Cet ouvrage va donc essayer
de rendre à ces artisans anonymes la place qui aurait dû être la
leur dans l’histoire de l’instrumentation médico-chirurgicale.
9
DE LA PIERRE AU METAL
LES PREMIERS INSTRUMENTS CHIRURGICAUX
Les premiers instruments chirurgicaux furent en pierre, plus
précisément en silex, parfois en coquillage, et plus tard, en
Egypte ou en Amérique latine, en obsidienne (dite aussi en
Egypte, pierre d’Ethiopie). Il s’agissait de lames dont on
pourrait dire aujourd’hui qu’elles étaient grossières, mais qui
n’empêchèrent pas nos ancêtres du Néolithique (-12000 à -
4000) de trépaner leurs contemporains pour des raisons
thérapeutiques (fractures, traumatismes crâniens) ou rituelles.
Les crânes préhistoriques porteurs de cals de cicatrisation
autour des orifices de trépanation prouvent que les individus
survécurent à ces interventions. Certains crânes portent même
plusieurs orifices de trépanation parfaitement cicatrisés. Ces
pratiques étaient fréquentes, près de 167 crânes trépanés ayant
1été retrouvés par Prunières en Lozère . Sur le pourtour de ces
orifices on peut observer les traces linéaires laissées par les
lames de silex avec lesquelles les Néolithiques grattaient ou
raclaient les os du crâne. Après avoir délimité la zone de
trépanation par de petites lignes droites ou courbes se coupant
l’une l’autre, ils repassaient la pointe du silex dans ces sillons
jusqu’à ce qu’une rondelle se détache. Une autre technique
consistait à réaliser, à l’aide d’une pointe de silex animée par un
mouvement circulaire, des trous empiétant les uns sur les autres.
Certaines trépanations furent importantes : jusqu’à 82 mm de
long sur 62 mm de large. Les crânes des défunts étaient aussi
trépanés, les rondelles osseuses extraites étant ensuite portées
en amulettes.
Les crânes trépanés devinrent plus rares après le Néolithique,
probablement en raison de la crémation des morts à partir de
l’âge du bronze.
Les silex ne servirent pas qu’à trépaner, mais ils furent utilisés
pour ouvrir des abcès ou évacuer des hématomes. Sans nul

1 Regnault F.: La paléopathologie et la médecine dans la préhistoire. In
Histoire générale de la médecine, de la pharmacie, de l’art dentaire et de l’art
vétérinaire. Sous la direction de Laignel-Lavastine. Paris, Albin Michel, 1936.
11
doute, ces mêmes lames de pierre devaient être utilisées à
d’autres fins : décharnement des os des proies, nettoyage des
peaux, etc. Ces outils bénéficiaient d’un certain affinage. Un
polissage par frottement sur des blocs plus gros leur conférait
un tranchant plus fin et donc plus efficace.
Figure 1: Silex taillé probablement grattoir ou lame. A droite, le profil
montrant la finesse du tranchant. Un silex comme celui-ci pouvait sans
difficulté couper muscles et os. Origine, environs de Sarlat, Dordogne. Coll.
JP Martin.
NAISSANCE DE LA METALLURGIE
Parallèlement aux instruments de pierre, à la période
chalcolithique qui s’intercale entre l’âge de pierre et l’âge du
cuivre, est née la métallurgie, avec, en Asie (Mésopotamie), le
2travail du cuivre, de l’or, de l’argent ou de l’électrum , par
martelage à froid ou à chaud de métal natif en veines ou en
pépites. Cette technique servit essentiellement à produire des
pièces de parement ou d’apparat.
La métallurgie, définie comme l’ensemble des procédés et des
techniques d’extraction, d’élaboration, de formage et de
traitement des métaux et des alliages est née durant l’âge du
bronze, qui succéda à l’âge du cuivre. Elle impliquait la
connaissance et la maîtrise de l’utilisation de fours à haute

2 Electrum : alliage or argent.
12
température permettant d’extraire le métal du minerai. L’âge du
bronze est divisé en trois périodes : bronze ancien, moyen et
final. Le bronze ancien débute en Asie 5000 ans avant notre ère,
et vers 2000 av. JC. en Europe et en France. Le bronze moyen
ou âge du bronze véritable (vers 1500 av. JC. en France), se
poursuit par le bronze final vers 1300 av. JC. en Europe et en
France. L’âge du bronze aboutit à la découverte du bronze,
alliage de cuivre (90%) et d’étain (10%). A la découverte de la
métallurgie s’associa la pratique des échanges à longue
distance, permettant à des régions dépourvues de minerai de
s’en procurer.
Figure 2: Météorites ferreuses. A gauche, fragment (poids 42 g) de la
météorite Sikhote Alin de type sidérite, tombée le 12 février 1947 en Russie.
A droite, fragment (7 grammes) de la météorite ferreuse de 100 tonnes tombée
à Campo del Cielo, Gran Chaco Gualamba, Argentine, il y a 4000 ou 6000
ans. C’est de météorites comme celles-ci que furent extraits les premiers fers.
(Coll. JP Martin).
L’époque du bronze fut une période de production d’outils et
d’armes en bronze, parmi lesquelles des couteaux emmanchés
3dans des cornes de cerf ou du bois . Des instruments médicaux
furent également fabriqués. La grande majorité des instruments
médicaux romains qui nous sont parvenus sont en bronze.
A l’âge du bronze succéda l’âge du fer, vers 1100 av. JC, qui fut
marqué par l’utilisation de fours de meilleure facture,

3 Pagé C. : La coutellerie depuis l’origine jusqu’à nos jours. La fabrication
ancienne et moderne. Tome 1, la coutellerie ancienne. Châtellerault, 1896.
13
permettant d’atteindre des températures de 1500° C pour
extraire le fer du minerai. Notons qu’en Asie, le travail du fer
commença plus tôt, vers 3000 av. JC et se développa autour du
métal contenu dans les météorites trouvées au sol. Les premiers
fers tirés du minerai dateraient de 2000 av. JC.
LES METAUX ET MATERIAUX UTILISES DANS LA
FABRICATION DES INSTRUMENTS MEDICAUX
4ANTIQUES
Cuivre
Le cuivre pur fut utilisé pour la fabrication d'instruments.
Nombreux sont les petits outils égyptiens, dont l’usage était
probablement médical et chirurgical, à avoir été fabriqués en
5cuivre .
Certains sont étonnamment semblables à nos instruments
actuels (pinces, scalpel, etc.).
Bronze
Alliage de cuivre et d'étain, le bronze, connu des Egyptiens en
6000 av. JC, fut transmis en Europe par l'intermédiaire des
Phéniciens. De nombreux récipients en bronze ont été
découverts.
Laiton
Le laiton, alliage de cuivre et de zinc, fut également utilisé. Le
laiton utilisé dans deux manches de scalpel trouvés à Pompéi,
était composé de 25 % de zinc et 75 % de cuivre. Le cuivre
provenait essentiellement de Chypre et d'Egypte, et en moindre
6quantité d'Afrique et d'Asie .
Etain
Provenant essentiellement de Grande-Bretagne, l'étain a été
utilisé pour confectionner des sondes utérines ou oculaires

4 Milne J.S. : Surgical instruments in greek and roman times. Oxford, 1907.
5 Jean R.A. : La chirurgie en Egypte ancienne. A propos des instruments
médico-chirurgicaux métalliques égyptiens conservés au musée du Louvre.
Paris, Cybèle, 2012.
6 Milne J.S. : Surgical instruments in greek and roman times. Oxford, 1907.
14
7évoquées par Hippocrate , ainsi que des pots à onguents ou à
8médicaments .
Plomb
9Hippocrate mentionne souvent des sondes utérines en plomb ,
et Celse parle de sondes rectales et vaginales destinées à éviter
les adhérences post-opératoires dans ces cavités anatomiques.
Des jarres à médicaments en plomb ont également été
retrouvées.
Or
Quelques instruments ont été fabriqués en or, mais le plus
souvent il s'agit d'un plaquage appliqué sur des métaux moins
coûteux. Citons le cautère en or recommandé par Theodorus
Priscianus pour stopper les hémorragies de la gorge, ou la sonde
10oculaire prônée par Avenzoar .
Argent
Des forceps en argent ont été retrouvés. D'autres instruments en
argent qui sont soit médicaux soit de toilette ont également été
mis au jour. Une boite en bronze retrouvée à Pompéi contenait
des instruments en argent, l'un à la fois cuillère et sonde, une
sonde pleine, et un guide rainuré.
11Des ligulaes d'argent ou de cuivre recouvert d'argent ont été
trouvées. Marcellus mentionne des boîtes à médicaments en
argent, et Hippocrate parle d'une seringue utérine avec un tube
d'argent. Enfin, on a trouvé quelques ligulaes en électrum.

7 Gardeil JB. : Traduction des Œuvres médicales d’Hippocrate, sur le texte
grec, d’après l’édition de Foës. Tome 2. Toulouse, Fages, Meilhac, 1801.
8 Milne J.S. : Surgical instruments in greek and roman times. Oxford, 1907.
9 Gardeil JB. : Traduction des Œuvres médicales d’Hippocrate, sur le texte
grec, d’après l’édition de Foës. Tome 4. Toulouse, Fages, Meilhac, 1801.
10 Milne J.S. : Surgical instruments in greek and roman times. Oxford, 1907.
11 Ligulae : petite cuillère.
15