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Introduction aux théories et doctrines politiques et sociales

De
234 pages

Cet ouvrage est un condensé des théories et doctrines politiques, économiques et sociales de l'Antiquité gréco-romaine à nos jours.

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Ajouté le : 01 juillet 2012
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EAN13 : 9782296500372
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       Introduction aux théories et doctrines politiques et sociales   
Notes de cours Dirigée par Benjamin Mulamba Mbuyi
 L'objet de la collection est de susciter les publications dont la vocation est double : d'une part offrir aux professeurs d'universités l'opportunité de publier leurs notes de cours, utilisées tout au long de leur carrière, et d'autre part offrir aux étudiants et chercheurs les outils de travail dont ils ont grandement besoin. La collection sadresse principalement aux étudiants et se propose denvisager toutes les questions qui touchent tous les aspects de droit, de science politique et de relations internationales qui font lobjet dun enseignement universitaire autonome. Nous privilégierons la publication de manuels de grande qualité scientifique qui seront mis à la disposition des étudiants, régulièrement révisés comme des outils pédagogiques et utilisés dans un grand nombre dinstitutions universitaires à travers le monde.    
Déjà parus :  Benjamin MULAMBA MBUYI, Droit International Public, Les sources , 2012. Benjamin MULAMBA MBUYI, Droit des Organisations Internationales , 2012.
 
 
Kazumba K. TSHITEYA        Introduction aux théories et doctrines politiques et sociales    Notes de cours à lusage des étudiants en Sciences politiques et administratives     
                 LH ARMATTAN
 
         
 
   
    
             © L'H ARMATTAN , 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-96415-0 EAN : 9782296964150
 
Avertissement
Quelques mots dexplication et de justification sont nécessaires à lintention de létudiant en guise davertissement pour corriger et surtout réorienter sa vision intellectuelle vers une perception pratique qui explique lutilité scientifique et la finalité sociale du présent ouvrage. Nous pensons également aux différents maîtres qui, comme nous, uvrent dans le même enseignement, mais dans une orientation vectorielle qui magnifie leur domaine de spécialisation comme le droit, léconomie, lhistoire et toutes les autres sciences de lHomme. Sil y a quelque unité dans le développement des sciences humaines ; sil y a une relation intime entre ce qui est arrivé et ce qui arrivera, il est nécessaire, pour souligner cette unité et cette relation, que la synthèse du passé ainsi que celle du présent se fasse dans une seule optique. Concrètement, il est question de rendre à létudiant, en sciences politiques et administratives en particulier, la fibre scientifique danalyse qui fasse de lui une entité humaine à valence sociale indiscutable, apte à répondre positivement et surtout à temps à son angoisse existentielle, celle de lhabitant dun pays aux potentialités naturelles immenses, mais aux populations réduites consciemment ou inconsciemment à une existence matérielle, intellectuelle, morale voire spirituelle précaire. Différentes pédagogies et méthodes denseignement de ce cours existent. Nous pensons, sur base de lexpérience et de la réactivité de létudiant à notre enseignement quaucune delle ne sert de manière satisfaisante lobjectif et le propos que nous nous sommes fixés. Nous avons constaté que létudiant qui se concentre sur J.-J. ROUSSEAU narrive pas à établir les connexions utiles de ce dernier avec la Sparte de PLATON et de PLUTARQUE, cela dans une connaissance approximative, nous dirons limitée, de leurs liens dialectiques avec A. SMITH, T. HOBBES, J.-G. FICHTE, V.-I. LENINE, P.E. LUMUMBA, J. NYERERE, MOBUTU SESE SEKO, N. MANDELA, L.D. KABILA, J.-A. MALULA, S. KIMBANGU, IDI AMIN
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DADA, MABIKA KALANDA, NGOMA NGAMBU ou BWAKASA TULU Cet ouvrage a été conçu spécialement pour létudiant congolais daujourdhui dans son action, à la fois comme effet et cause. Il est leffet ou le produit de son environnement social, politique, institutionnel, moral, intellectuel et spirituel en décomposition ou en recomposition de manière générale. Il est également la cause ou le vecteur de nouvelles croyances et des pistes de balisage politique, institutionnel et autres des âges futurs ou à venir. De quel futur peut-on donc attendre de cet étudiant congolais daujourdhui, « ce nouveau prolétaire dun genre unique, à la fois pauvre matériellement et, le plus souvent intellectuellement et moralement » 1 , comme aimait le dire cet immortel de la recherche, aujourdhui passé dans léternité, nous avons cité le grand maître A.ILUNGA KABONGO ! Quelle perception létudiant congolais se fait-il consciemment de lui-même dans la dynamique politique et économique du pays, de son propre devenir ou celui de la Nation ? La culture générale est certes utile à lHOMME et à lhomme qui se dit « moderne » en particulier. Cependant, lUniversité comme institution centrale de formation, denseignement et de recherche, celle de service à la Nation, doit marquer sa différence et préparer létudiant à une profession donnée de manière totale et non accidentelle. In fine, cest la question capitale et fondamentale de lutilité sociale de lenseignement et de la recherche en RDC que nous posons. Pour pallier cette carence supposée, nous avons jugé utile de repenser le contenu et la méthodologie denseignement pour rendre lenseignement des théories et doctrines politiques et sociales plus attractif en le collant au vécu. Nous avons renoncé au « bourrage » de cerveau de létudiant au profit de sa formation théorique et pratique. A ce titre, nous nous efforcerons de présenter chaque théorie et chaque doctrine comme étant le produit de leur milieu social de manifestation et                                                      1  ILUNGA KABONGO : « Quelques Considérations sur lUniversité Nationale du Zaïre et la Dynamique Politique Zaïroise » Discussion  Papers , N°001/80, CIEDOP, UNAZA, 1980, Kinshasa, p.15  
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dévolution historique. Pour autant que le temps matériel le permettra, nous amènerons létudiant dans une randonnée politique, théorique et doctrinale, à travers les pays et les continents pour lui faire voir avec P.E. LUMUMBA que « la liberté est lidéal pour lequel les hommes ont su combattre et mourir » partout à travers les siècles. La production du théoricien en qui se cristallisent et se concentrent ses pensées, ses sentiments ou sa vision sociale étant le reflet de la communauté dont il fait ou faisait partie en priorité et en ce temps-là, notre objectif sera également damener létudiant congolais à comprendre et à apprécier, non seulement la production théorique et doctrinale occidentales ou dailleurs, mais de laider à démarrer également un effort de compréhension théorique et doctrinale de soi et des autres en Afrique en priorité, ensuite ailleurs, pour se mondialiser avec les « autres » et être à jour intellectuellement. Dans un élan comparatif, le lecteur pourra être à mesure de comprendre et de saisir lutilité sociale de luvre du théoricien ou de la doctrine concernée pour laider à comprendre, ensuite à résoudre, le moment venu, ses propres problèmes existentiels, ceux de la communauté dont il fait partie. A ce niveau, lexistence de lhomme et le perfectionnement de son environnement étatique, institutionnel ou social devient un lieu de questionnement par excellence. Sil y a une noble manière dexister, nous demandons en quoi consiste-t-elle et comment latteindre du point de vue théorique et doctrinal, lobjectif final étant de transformer la société positivement. Nous avons ainsi pensé et cité la onzième thèse de K. MARX sur FEUERBACH. Nous rappelons que pour comprendre une époque ou une nation, il faut absolument étudier, connaître et comprendre les théories et les doctrines qui gèrent ou qui ont géré lépoque ou la nation en ce temps-là. Car, à travers les temps ainsi quon le verra, les actions de lhomme ont toujours été le reflet des énoncés de leurs théories et de leurs doctrines sur le monde, sur leur société et sur la vie humaine, sur ce qui est bien et sur ce qui est mal. Nous excluons donc la fatalité ou le fatalisme dans lenseignement de ce cours pour la simple et bonne raison que la science dit toujours ce que nous pouvons savoir et faire savoir. Mais ce que nous pouvons savoir et faire savoir est peu
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de chose et, si nous oublions tout ce que nous ne pouvons pas savoir et faire savoir, nous devenons insensibles à beaucoup de choses qui ont une très grande importance. Ainsi, pour comprendre le congolais et son mal, son indolence politique et sa superficialité sociale, sa prédisposition à encaisser le déshonneur et à tolérer la déshumanisation, il importe de sinterroger également et nécessairement sur les fondements théoriques et doctrinaux qui gèrent son existence dans une approche comparative, loin dun mimétisme béatement scientifique qui le vide de sa congolité dans ce quelle a de positif pour la civilisation de luniversel. Lhistoire de la pensée politique au Congo passe pour une tentative de formatage théorique dune longue nuit des rêves brisés, des espoirs déçus, des énergies gaspillées, des intelligences bradées et des valeurs galvaudées en plus de cinquante années de « fausse liberté ». Quelle évaluation politique faisons-nous du « nationalisme » ou de lhumanisme patriotique des congolais de lindépendance après sa conversion en « Lumumbisme » dun côté, en « Mobutisme » de lautre ou en « Kabilisme » après sa mutation en différents « ismes » qui lui servent encore nominalement de dérivés nocifs ? Telle est langoisse qui justifie la pédagogie novatrice que nous préconisons dans cet enseignement de base en sciences politiques et administratives.
1.  B UT ET OBJET  Cet enseignement vise à fournir aux étudiants en Sciences Politiques et Administratives en priorité une formation de base sur les grands courants de pensée politique, sociale et économique de l'Antiquité gréco romaine à nos jours. Un effort novateur sera entrepris en direction de lAfrique en priorité pour fonder son insertion dans lhistoire de lhumanité nonobstant les propos peu appropriés du Président N. SARKOZY tenus à Dakar au Sénégal en 2008. Le continent asiatique ne sera pas en reste. A travers lère des Lumières ou lère MEIJI au Japon, la pensée du « vénéré maître KONG-FOU-TSEU » débaptisé par les missionnaires au 18 e  siècle pour devenir CONFUCIUS et limmense uvre de MAO TSE TOUNG et DENG XIAO
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PING en Chine et ailleurs par le socialisme, nous montrerons la puissance et la capacité mobilisatrices des idées justes dans la libération et le développement des nations. Cette approche prendra indiscutablement en compte le back round de la formation générale de létudiant congolais pétri aux idées, aux doctrines et aux institutions engendrées en Europe Occidentale dans le respect de sa liberté intellectuelle. Toutefois, nous attirerons avec J. TOUCHARD son attention sur le fait que « l'histoire des idées politiques est inséparable de l'histoire des institutions, celle des sociétés, des faits et des doctrines économiques, sans oublier celle de la philosophie ». La compréhension de notre propos exigera donc du lecteur la connaissance préalable de grandes étapes de l'histoire de l'Humanité et de grands faits politiques, sociaux et économiques qui lont marquée pour pouvoir booster sa capacité dexpliquer lAfrique et le monde à partir de ces faits-là dans la mesure où lhistoire de lAfrique cest aussi une partie de lhistoire de lEurope, de lAmérique, voire de lAsie. A ce titre, notre démarche ne se limitera pas à la façon de penser, de dire ou de faire des occidentaux. Un accent particulier sera mis sur les théories et doctrines politiques qui ont géré ou qui gèrent encore lunivers existentiel des africains et, progressivement, sur les dernières évolutions théoriques et doctrinales du monde « civilisé »et globalisé auquel nous appartenons tous formellement. Vu l'étendue de la matière, lattention portera sur les auteurs les plus en vue. Cela naffectera en rien la validité de louvrage ni le rendra incomplet ou lacunaire. Ce qui passerait pour une lacune pourrait provenir du schéma explicatif utilisé. Dans certaines facultés, lenseignement porte sur les faits sociaux et économiques tandis que dans d'autres, il porte sur les doctrines politiques, sociales ou économiques exclusivement. C'est autant dire que cet ouvrage constitue la base de la formation en sciences humaines, qu'il s'agisse de la sociologie, de la politique, de l'économie ou des relations internationales. La question du manque ou de l'insuffisance des manuels de référence adaptés à cet enseignement nest pas à négliger. Eu égard à la nature de létudiant congolais du moment et à lallergie quil développe à lendroit de la lecture, ce fait nous a
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contraint à revoir le contenu de ce cours, à létoffer, à lenrichir en prenant en compte les productions didactiques précédentes, valables, celles de F. MULAMBU MVULUYA notamment, pour les mettre à la disposition de létudiant. Peu importe la précaution, le présent enseignement exige dabondantes LECTURES. Dans son exposé, louvrage comprend quatre Parties. La Première Partie porte sur l'évolution de la Pensée Politique et Sociale de l'Antiquité aux Temps Modernes. La Deuxième analyse les Doctrines que secrète la Théorie du Contrat Social et de la Souveraineté, des temps modernes à la période contemporaine. La Troisième invite à létude du Socialisme et à celle de ses développements ultérieurs. La Quatrième se fixe dexplorer les théories et doctrines politiques et sociales en Afrique avant et après les indépendances avec ouverture objective sur le monde globalisé en période post-bipolarité.
2.  D E L INTITULÉ DU COURS  L'intitulé officiel du cours à la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques de lUniversité de Kinshasa (UNIKIN) est « Théories et Doctrines Politiques et Sociales (TDPS) ». 2.1. Pourquoi Théorie Le concept de théorie a deux significations. Théorie comme connaissance contemplative, saisie des idées ou de lordre essentiel du monde peut être léquivalent dune philosophie. En ce cas, théorie soppose non seulement à la pratique, à  laction, mais à la connaissance quanime la volonté de savoir pour prévoir et pouvoir . Moins une connaissance présente un caractère pratique, moins elle suggère ou permet la manipulation de son objet, plus elle passe pour théorique.  Lautre ligne de pensée aboutit à la théorie scientifique au sens strict dont celle de la science physique offre un modèle achevé. Partant, on peut dire quune théorie est un système hypothético-déductif, constitué par un ensemble de propositions dont les termes sont rigoureusement définis et dont les relations entre les termes ou les variables revêtent le plus souvent une
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