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Jean Rouppert, un dessinateur dans la tourmente de la Grande

De
220 pages
A l'âge de 85 ans, Jean Rouppert, caricaturiste et sculpteur, nous transmet un récit d'histoire de vie. Qu'il soit jeune à la recherche de travail, poilu, dessinateur ou sculpteur, son écriture ethnographique, poignante ou réflexive, nous interpelle. L'auteur prolonge la réflexion entamée par Jean Rouppert, sur la question de la transmission intergénérationnelle : comment cet héritage peut-il susciter de nouvelles réalisations ?
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Jean Rouppert, un dessinateur dans la tourmente de la Grande Guerre

Couverture: Caricature de Jean Rouppert datée du 12.2.1921 « Nous entrerons dans la carrière... et cetera... Et ça fera un macchabée de plus », sur un arrière-fond constitué de l'œuvre créée à partir d'écritures originales de Jean et de Madeleine Rouppert et de l'auteur par Sabine Oppliger.

www.librairieharmattan.com diffusion. harmattan@wanadoo.fr harmattan] @wanadoo.fr @L'Harmattan,2007 ISBN: 978-2-296-02424-3 EAN : 9782296024243

Ronald MÜLLER

Jean Rouppert, un dessinateur dans la tourmente de la Grande Guerre

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris FRANCE
L'Hannattan Hongrie

Espace L'Harmattan

Kinshasa

Konyvesbo!t Kossuth L. u. 14-16

Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Adm; BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC

L'Harmattan Italia Via Deg!i Aliisti, 15 10124 Torino ITALIE

L'Harmattan Burkina Faso 1200 logements villa 96 12B2260
Ouagadougou 12

1053 Budapest

Histoire de Vie et Formation Collection dirigée par Gaston Pineau
avec la collaboration de Bernadette Courtois, Pierre Dominicé, Guy Jobert, Gérard Mlékuz, André Vidricaire et Guy de Villers

Cette collection vise à construire une nouvelle anthropologie de la formation, en s'ouvrant aux productions qui cherchent à articuler "histoire de vie" et "formation". Elle comporte deux volets correspondant aux deux versants, diurne et nocturne, du trajet anthropologique. Le volet Formation s'ouvre aux chercheurs sur la formation s'inspirant des nouvelles anthropologies pour comprendre l'inédit des histoires de vie. Le volet Histoire de vie, plus narratif, reflète l'expression directe des acteurs sociaux aux prises avec la vie courante à mettre en forme et en sens.

Dernières

parutions

Volet: Formation Christian GÉRARD, Une histoire de prise de conscience. Modélisation d'une intelligence en action, 2006. Josette LAYEC, Auto-orientation tout au long de la vie: le portfolio réflexif, 2006. Ha Vinh Tho, De la transformation de soi. L'éducation des adultes au défi des histoires de vie, 2006. Martine LANI-BA YLE (dir.) et Marie-Anne MALLET (coord.), Evénements etformation de la personne, 2006. Anne MONEYRON (coord.), La Méthode Jean Moneyron, 2006. Jean-Yves ROBIN, Un tournant épistémologique, 2006. Christophe GAIGNON, De la relation d'aide à la relation d'êtres. La réciprocité transformatrice, 2006. Hervé PREVOST, Commencer à gagner sa vie sans la perdre, 2005. Jérôme ENEAU, La part d'autrui dans la formation de soi, 2005. Malika LEMDANI BELKAÏD, Transhumer entre les cultures, 2004. Claire HEBER-SUFFRIN, Quand l'université et la formation réciproque se croisent, 2004.

PROLOGUE

Le croisement des trajectoires de vie le voulant ainsi, j'ai rencontré Jean Rouppert, le grand-oncle de ma femme, quatre années avant son décès. Malheureusement, je n'ai eu que peu d'échanges avec lui. Peintre et sculpteur, il est né à Custines près de Nancy en 1887, il est décédé en 1979 près de Roanne. Il a connu une trajectoire de vie étonnante, qui apparaît à travers différentes traces écrites qu'il a laissées et que j'ai entrepris de présenter dans cet ouvrage. Mon lien avec lui ne relève donc pas d'une transmission généalogique, mais plutôt d'une familiarité de vie entre certains de nos vécus: originaires du monde ouvrier, enfance et jeunesse sont marquées par une condition de pauvreté économique, mais néanmoins par une ouverture à une culture plus large. Le fait de m'être trouvé des similitudes biographiques avec Jean Rouppert, notamment une volonté affIrmée de dépasser une situation originaire restreignant l'horizon de vie, a été une motivation importante pour m'intéresser à son histoire de vie. Depuis tout jeune j'ai écouté des narrations biographiques dans ma famille élargie. De là s'est développée une compétence de l'écoute, que je considère aujourd'hui comme un des fondements dans l'élaboration d'une connaissance de la démarche des histoires de vie. Puis, dans ma trajectoire

biographique, j'ai eu l'opportunité de côtoyer des lieux, mais surtout des personnes, qui mettaient en valeur des histoires de vie notamment par l'intermédiaire d'une démarche de recherche. Que ce soit au sein du Mouvement international ATD Quart Monde! ou du Groupe de Recherche sur les Adultes et leurs Processus d'Apprentissage (GRAP A) de la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de Genève, j'ai poursuivi ma formation dans l'art de lire une biographie, de configurer sa propre histoire de vie et d'analyser des récits en regard de thématiques telles celle de la formation. Ma participation active aux réseaux de chercheurs d'ESREA2 et d'ASIHVIF3 m'a permis de présenter des résultats de recherches sur l'utilisation de la démarche biographique dans des processus de formation, puis de développer et partager une réflexion sur des notions et concepts d'ordre épistémologique et anthropologique pouvant alimenter la recherche dans ces champs. L'entreprise de réunir dans un même écrit la valorisation de l'histoire de vie d'une personne et une réflexion sur le générationnel et le génératif relève de deux objectifs différents mais complémentaires. Mon histoire familiale passée et présente s'y croise avec un intérêt de connaissance théorique issu de ma pratique actuelle des histoires de vie en formation. Pour la reconstruction de l'histoire de vie de Jean Rouppert, je disposais comme matériau principal d'un récit de 209 pages manuscrites, qu'il a rédigé à 86 ans et d'un lot de près de 2000 lettres écrites par lui et son épouse entre 1913 et 1919, donc pendant la Grande Guerre. La mise en valeur de cette histoire de vie est l'objet de la première partie du livre et en occupe les deux tiers. Puis, motivé par mon intérêt de connaissance pour les histoires
1 En tant que volontaire pennanent dans les années 1970, j'ai eu le privilège de m'initier à la démarche des monographies de famille. 2 European society ofresearch of adult education (de 1993 à 2002). 3 Association internationale des histoires de vie en formation (depuis 1994). 8

de vie et mon implication dans des groupes de recherche dans ce domaine, j'ai effectué une réception réflexive de cette biographie, en la mettant en lien avec la notion de générativité à partir d'une acception multi-référentielle. Cette dernière démarche d'appropriation conceptuelle est présentée et développée dans la deuxième partie de l'ouvrage. Dans cette entreprise, intégrant la reconstruction de l'histoire de vie de Jean Rouppert, la réflexion théorique sur le concept de générativité et les liens produits entre ces thématiques, je souhaite aussi contribuer à une réflexion, partagée avec des collègues, sur l'enjeu de l'inscription de la pratique des histoires de vie dans une anthropologie générative.

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PREMIÈRE

PARTIE

RECONSTRUCTION DE L'IDSTOIRE DE JEAN ROUPPERT

DE VIE

CHAPITRE 1 - UN HÉRITAGE INCOMMODE

Les traces sont là Ma seule rencontre avec Jean Rouppert a eu lieu en 1975 dans sa maison située dans un village du département de la Loire. Le terrain entourant la maison est envahi par des sapins, des genêts, des ronces et autres buissons. La maison, habitée par l'artiste et son épouse est meublée de nombreux tableaux et sculptures. À deux pas de la maison, un atelier en bois témoigne de l'activité du sculpteur: établi, outils, boîtes de cigares remplies de vis ou autres petits objets; de vieux copeaux de bois, beaucoup de poussière et des toiles d'araignée laissent penser que l'atelier n'est plus utilisé depuis plusieurs années. Jean Rouppert est grand, sa silhouette un peu courbée; il a des yeux noirs vivants et malicieux et une gestuelle lente. Je me rappelle qu'il a proposé à mon épouse de choisir une aquarelle dans un de ses cartables de peinture. Après le décès de l'artiste et de sa femme en 1978 et 1979, je suis souvent retourné dans cette maison pour des vacances, mais aussi pour contribuer à entretenir le terrain qui a maintenant davantage l'aspect d'un parc. Par contre les œuvres de l'artiste et son atelier sont restés pratiquement intacts pendant près de 20 ans. Les œuvres, objets, outils, écrits sont

restés là, l'artiste ayant peu abordé la suite à donner à ce patrimoine. Mon beau-père, l'héritier, n'a pas souhaité une mise en valeur. Néanmoins, les membres de la famille et plus particulièrement ma belle-mère, ont commencé à rassembler et à répertorier les pièces et documents. La question néanmoins se posait: que faire de cette œuvre? Que faut-il privilégier, comment procéder? Nous nous sommes trouvés dans ce que d'aucuns nomment la crise dans les transmissions. J.P. Boutinet remarque à ce sujet: « Dans cette nouvelle société cognitive qui bruisse de toutes parts d'éléments informationnels à saisir, on ne sait plus quoi prendre, mais aussi on ne sait plus quoi transmettre de l'univers familial à l'univers pédagogique. L'héritage qui vient du passé semble aujourd'hui davantage objet de conservation que de transmission; il a en effet perdu sa source d'inspiration tant dans ses discours que dans ses symboles. » (2004, p. 113-114). Cette thématique de la crise de transmission fait aussi l'objet d'un développement important chez F. de Singly dont j'emprunte quelques réflexions: «L'individu est placé devant une contradiction de la modernité qu'il doit résoudre: pour parvenir à son indépendance, à son autonomie, à une liberté de choix, il desserre certains liens, certaines appartenances; mais en même temps à la recherche de son « expressivité », il croit que celleci est cachée au fond de lui. » (2003, p. 32). Puis, à propos de l'héritage, il distingue quatre façons de gérer l'héritage: accepter le tout; refuser; user d'un droit d'inventaire, donc ne retenir que les éléments estimés satisfaisants; se réclamer d'un héritage qu'on n'a pas reçu et qu'on décide de faire sien. Par rapport au mode traditionnel, il poursuit: «Il s'agit d'une inversion de la relation d'héritage. L'héritier écrit le testament. C'est une révolution... Si notre héritage n'est précédé d'aucun testament, c'est pour que les individus puissent décider ce qui doit être retenu des générations antérieures, et donc élaborer eux-mêmes le testament. » (op. cit., p. 33-34). Je me trouve aujourd'hui effectivement face à ces interrogations. Néanmoins, la famille a fait des tentatives de 14

rendre visible l'œuvre de Jean Rouppert en contribuant à l'organisation de deux expositions4 avec l'aide notamment de Monique Poncet (1996). Nous nous sommes rendu compte que ces projets demandent beaucoup plus de temps que celui que nous pouvions et voulions prendre sur notre temps libre. Nonobstant, c'est dans cette conjoncture que j'ai décidé de libérer du temps et d'entreprendre une reconstruction de l'histoire de vie de Jean Rouppert en partant de ses écrits.

Des écrits hétérogènes À côté de centaines de sculptures en bois, de grands dessins et aquarelles, de plus de cinq mille caricatures et de quelques autres objets insolites, il y a des écrits. Devant la masse d'informations produites par Jean Rouppert, le biographe du début du XXIe siècle se voit effectivement contraint de faire des choix. 1) Vu la diversité des genres de textes et mon intérêt de connaissance avoué concernant les récits d'histoire de vie, c'est évidemment le document nommé « Journal de bord », un récit de 209 pages manuscrites sur format 17 x 22 cm, qui a le mieux répondu à mon objectif premier, qui est la valorisation de l'histoire de Jean Rouppert. La référence pour ce document ci-après est « A ». L'en-tête de ce récit est intitulé: «Journal de bord. Quelques faits notés de 1926 à 1941. Avec leurs commentaires, en 1973 ». La narration de péripéties de la vie, la mise en avant-scène des apprentissages effectués et les prises de recul «méta-récit» confèrent à ce document une valeur extraordinaire. 2) Ces contenus priment sur la possibilité de faire par ailleurs une recherche spécifique, à partir de 1926 lettres écrites par Jean Rouppert (753) et par sa femme (1173), sur des faits et
4 Ambierle (Loire) en 1996 et Finniny (Loire) en 1997. 15

des vécus pendant la guerre de 1914-1918. Ces lettres, toutes datées, souvent écrites au crayon (donc parfois difficilement déchiffrables, comprenant en moyenne trois pages manuscrites (le plus souvent sur du papier format 17 x 22 cm) mériteraient évidemment une autre investigation systématique importante. Après lecture des lettres, j'ai décidé de faire un choix parmi celles qui correspondaient aux critères suivants: - description du vécu dans les tranchées, - activités parallèles en marge de la profession de militaire, - réflexions et prises de position sur la vie. 3) Une autre source intéressante d'information sont des lettres écrites par Jean Rouppert en 1913 à sa future femme. On y apprend qu'il a fait sa connaissance par l'intermédiaire d'une annonce dans un journal. Lui habitant Nancy et elle Roanne, ils se sont écrit de nombreuses lettres, mais seules celles de Jean Rouppert existent encore. Dans ces 120 lettres datées et numérotées, il décrit notamment dans un style ethnographique, les différents métiers qu'il exerce entre 1910 et 1914 et la manière dont il s'est fait embaucher à la verrerie Gallé à Nancy, en 1913. Dans le texte, la référence à l'auteur des lettres sera positionnée avant le contenu de la lettre par l'indication «JR» pour Jean Rouppert et «Mady» pour Madeleine Rouppert, suivie éventuellement d'un numéro, puis de la date. 4) La référence « B » est prévue pour le texte intitulé «Note sur Jean Rouppert, par quelqu'un qui croit le bien connaître ». En bas de ce texte figure: « Il juillet 1938 ». Cette mince biographie, sollicitée par un journaliste a tout de même une ampleur débordant l'article qu'elle était sensée étoffer. Elle a été considérablement élaguée avant sa remise. L'article est paru dans le « Guignol », dans le n° 1273 du 24 février 1939 de ce journal humoristique de Lyon. 5) À ces quatre sources principales d'information, j'ajoute un texte concernant son séjour dans l'armée coloniale au Sénégal. 16

Ce texte manuscrit, paginé de 87 à 100, écrit en septembre 1966 se trouve dans un cahier broché nommé « Carnet ». La référence documentaire ci-après est le «C ». Ce cahier « Carnet» comporte une deuxième partie, nommée «Lectures» et compte 57 pages. 6) De plus, je puise des informations dans un cahier qui regroupe six textes. Cette source est référencée par « D» et comprend notamment la description du jour de mobilisation en 1914 (huit pages manuscrites) et des réflexions sur la guerre, écrites le jour même de l'armistice le Il novembre 1918 (vingt- quatre pages manuscrites). 7) Dans un tout autre genre, j'ai choisi de relever quelques commentaires figurant au bas de caricatures de guerre.

Malgré la diversité de genres de textes d'une part et, d'autre part, la possibilité de recoupements ou de doublons, j'ai décidé de reconstruire cette histoire de vie de Jean Rouppert en favorisant la chronologie des éléments biographiques. Cela a demandé un tri des paragraphes pertinents, la pratique du « coupé-collé» et une gestion rigoureuse concernant l'indication des sources. Afin de ne pas trop utiliser le sécateur, j'ai maintenu dans la construction textuelle le contenu de paragraphes voire de documents en entier. Le début et la fin de ces contenus sont précisés à chaque fois par des guillemets. La première partie de l'ouvrage est donc essentiellement de l'écriture de Jean Rouppert. Seules sont de ma plume les introductions pour chaque chapitre et sous-chapitre qui apportent des éléments contextuels visant une meilleure compréhension du texte. Par ailleurs Jean Rouppert écrivait beaucoup, puisqu'il a produit 26 textes brochés qui sont des romans, essais et autres écrits, dont deux pièces de théâtre. Cela représente globalement plus de 2000 pages tapées à la machine sur format A4 et 2100 pages manuscrites sur format 16 x 31 cm. 17

Figure 1 - Écriture de Jean Rouppert.

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Les points marquants de la trajectoire de Jean Rouppert

1887 Naissance de Jean, François Rouppert à Custines (Meurthe-etMoselle) le II août, de Johann, lamineur et de Marie, Clémence, née Kieffer. 1900 À 14 ans, il quitte l'école pour commencer un apprentissage de galochier. Pendant cinq ans, il fait des petits métiers. 1906 Il s'engage pour quatre ans dans l'armée coloniale comme volontaire le 17 septembre. Notes dans le livret militaire: cheveux blonds, yeux bleus, taille I m 84. Degré d'instruction: sait lire, écrire et compter. Il suit le cours de l'École photo-électrique du Havre en 1908 et obtient son brevet de chef d'équipe. Il embarque le 26.9.1908 pour Dakar. Production de dessins et de poèmes pendant cette période. 1910 De retour à Nancy le 17 septembre, il reprend la vie des petits métiers, puis travaille comme son père dans les forges de Pompey. Il continue néanmoins le dessin comme autodidacte. 1913 Il fait la connaissance de sa future femme par l'intermédiaire d'une annonce dans un journal et développe un échange épistolaire important (120 lettres). Il débute le 12 août 1913 comme apprenti décorateur à la verrerie Émile Gallé à Nancy.

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1914 Mariage le 12 mars à Roanne de Jean Rouppert et de Madeleine Labouré, institutrice. Ils s'installent à Nancy; elle y obtient un poste. Il est mobilisé le 31 juillet comme réserviste au 6e régiment d'artillerie, 4ebatterie au fort de Tillot à Toul. 1914-1919. Sur le front il est blessé à plusieurs reprises: il est déterré avec un tympan brisé dans les Ardennes (1916), puis est blessé le 28 mars à Massiges (Marne) : plaie par balle au tiers supérieur externe du bras gauche et paroi thoracique gauche. Dans la Somme, il tombe gravement malade en 1917 suite à des morsures de rats, diagnostic: sokodu et en janvier 1919 il est hospitalisé pour grippe espagnole. En octobre 1917, Madeleine Rouppert quitte Nancy sous les bombardements pour Roanne et emménage chez ses parents. Elle trouve un travail comme secrétaire à l'Arsenal. 1919 Jean Rouppert est démobilisé le 10 avril et il s'installe de nouveau à Nancy avec sa femme, qui revient de Roanne. En automne, il retrouve son emploi comme dessinateur dans la verrerie Gallé. 1924 Jean Rouppert quitte Gallé. Avec sa femme il s'installe à Lyon, où après un premier emploi, il se met à son compte et ouvre un cabinet de dessin. Il fait des sculptures sur bois. 1932 Le couple quitte Lyon et s'installe à Saint-Alban-les-Eaux (Loire) où l'artiste continue à produire plus de 5000 dessins et aquarelles et plus particulièrement des caricatures, environ 800 sculptures et une cinquantaine d'écrits. Il est actif jusqu'à l'âge
de 90 ans.

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De 1935 à 1947, il expose régulièrement des pièces aux « Salons d'Art» de Lyon et de Roanne. En 1938, il obtient une médaille pour « Les Bacchantes» au « Salon du Printemps» de Lyon. Pendant les années 1940, 1950 et 1960 il continue son œuvre impressionnante de caricatures, de tableaux, de sculptures et d'écrits dont des romans et des essais philosophiques. 1958 Exposition de ses sculptures « Aux Amis des Arts » à Roanne. La presse titre: «Un homme qui a voulu rester fidèle à son art: le sculpteur Jean Rouppert ». Dans les années 1950 et 1960, il fait plusieurs voyages avec son épouse à l'étranger: Algérie, Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne, Pays-Bas. 1973 Il écrit un texte autobiographique de 209 pages. 1979 Mort de Jean Rouppert à 91 ans le 25 août, un an après le décès de sa femme. 1996 Exposition de l'ensemble de l'œuvre de Jean Rouppert au musée Alice Taverne à Ambierle (Loire). 1997 Exposition Jean Rouppert à l'écomusée de Firminy (Loire).

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Figure 2

- Affiche d'exposition.

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