Journal de voyages en Turquie et en Perse

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Suédois exilé en France, Jean Otter est remarqué pour ses qualités de linguiste. A la demande de la Cour, il quitte Constantinople pour Ispahan et a pour mission de rétablir les relations commerciales et diplomatiques avec la Perse de Nadir Châh, usurpateur et tyran. Il devient Consul de France à Bassora. Ce journal narre les difficultés rencontrées : les rudesses du climat, la fatigue des hommes et des animaux, l'hostilité des Turcs vis-à-vis des Persans, les mesquineries des autorités. L'autre intérêt du journal est politique, où la Mésopotamie est déjà objet de convoitises.
Publié le : jeudi 1 juillet 2010
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EAN13 : 9782296264724
Nombre de pages : 217
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Sommaire
Avertissement ......................................................................................... 7 Qui est Jonas, Jean Otter ? ..................................................................... 9 Il servira « le Royaume et la Science » ............................................... 11 Comment devient-on «Envoyé du Roi» ?.......................................... 21 À Constantinople ................................................................................. 25 Le départ................................................................................................ 33 La longue marche vers Ispahan.......................................................... 35 Ispahan .................................................................................................. 79 D’Ispahan à Bassora ............................................................................. 99 Bassora ................................................................................................. 111 De Bassora à Constantinople ............................................................ 125 Retour en France................................................................................. 195 À Paris.................................................................................................. 207
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Avertissement
Un Suédois, nommé Jonas, Jean Otter, vient en France quelques années après l’arrivée au pouvoir de Louis XV. Sur ordre de la Cour, il voyage en « Turquie et en Perse, observant partout les usages des peuples, assistant à leurs fêtes, étudiant la nature de leurs gouvernements ; quelquefois consacrant ses loisirs à des recherches sur les progrès de l’esprit humain ; d’autres fois conversant avec les grands hommes qui florissaient alors ; mettant en ordre la suite de ses voyages ». L’époque que j’ai choisie, une des plus intéressantes que nous offre l’histoire de ces nations ; elle peut être envisagée sous deux aspects : celui de la géographie, car Otter décrit ses itinéraires, et celui de l’histoire. Il fut le témoin de la révolution qui changea, pour quelques années, le destin de la Perse. Il vit agir, sur le trône qu’il avait usurpé, Nadir Chah, l’un des plus sanglants tyrans de son époque. Je présente un voyage et une histoire. Des extraits d’ouvrages, quand ils ont rapport à des usages, à des situations, sont insérés dans le texte d’Otter, je les ai tous discutés avant d’en faire usage. (D’après : Avertissement. Œuvres Complètes de J.J..Barthélémy, le «VOYAGE DU JEUNE ANACHARSIS EN GRÈCE », tome re Ier, 1 partie, p PARIS, A.Belin,.) N.B. J’assume les coquilles qui pourraient subsister.
Qui est Jonas, Jean Otter ?
Jonas, Jean, Otter, suédois de nation, mercatoris christianstadiensis filius, naît le 23 octobre 1707, il est le fils de Jons Otter (+ 1710) et de Catharina Broome. Brillant sujet, il est admis, le 24 janvier 1724, à l'âge de 16 ans, à l'université de Lund, où il étudie, de 1724 à 1727, la physique et la théologie. Peu convaincu par la Réforme luthérienne, il quitte Lund pour Stockholm où il demande audience à l'ambassadeur de France. Reçu par l'abbé Guyon, alors chargé d'Affaires, il fait part de son intention d'abjurer le luthéranisme et de se convertir au catholicisme. Un tel acte est condamné par la loi suédoise qui exige le bannissement du renégat. L'abbé s'empresse de le faire passer en France.
Il débarque à Dieppe, gagne Rouen où il est reçu, sur ordre de la Cour, par le vicaire général. Après un long entretien, il est confié aux bons soins des Pères du séminaire de Rouen. Il y séjournera trois années au bout desquelles il fait part aux autorités religieuses, au cardinal Fleury, de son intention de ne pas devenir prêtre.
« Les mémoires sur les petits séminaires de Rouen » le décrivent comme un jeune homme « doux, poli, prudent, fort amateur de l’étude, infatigable dans le travail. Il connaît l’allemand, l’anglais, l’italien, le français, le latin et le grec ».
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