L'Afrique doit reprendre l'initiative de son destin

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L'Afrique et les Africains semblent avoir perdu l'essentiel : l'initiative de leur propre destin. L'auteur tente brièvement de rendre compte de cette tragique histoire et montre que de la colonisation à nos jours, l'Afrique n'a guère su inventer un système politique, économique et culturel apte à garantir le développement et l'épanouissement des Africains. il appelle à un sursaut salvateur, pour une réappropriation de l'esprit et de la matière, seules portes de sortie pour une refondation de l'Afrique.
Publié le : vendredi 1 juin 2007
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EAN13 : 9782296176850
Nombre de pages : 130
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ABOUBACAR YENIIZOYE ISMAEL
L'Afrique doit reprendre
l'initiative de son destin
L'HarmattanSotntnaire
Sommaire 5
Avertissement 7
Avant-propos 9
UN mRY D'HONNEUR 15
LA TRISTE ERE DES COUPS D'ETAT 31
49AVOIR RECOURS A L' HISTOIRE ?
LE REFLUX DES ARABES DE L'OCCIDENT
QUELLES CONSEQUENCES POUR
L'AFRIQUE NOIRE ? 57
ANNEE CHARNIERE, ANNEE 1883
DEUX ANS AVANT
67LA CONFERENCE DE BERLIN
EXPLICA TION ET JUSTIFICATION 79
STRATEGIES DE DOMINATION 91
103DE VOLNEY A CHEIK ANTA DIOP
DE LA CONFISCATION DE LA MATIERE
A L'INCARCERATION DE L'ESPRIT 111Avertissetnent
Cet ouvrage est constitué d'une série de textes
publiés dans le quotidien :«Le Démocrate» sous le
titre: La saga des Peuples Africains, au cours des
mois de Décembre 1992 , Janvier et Février 1993.
Il aborde la question cruciale de la perte de
l'initiative par les peuples d'Afrique. C'est
pourquoi, certains chapitres ont été repris dans
d'autres ouvrages (L'Afrique et le Tsunami
permanent, La fracture mondiale).
Au terme de l'analyse, la question essentielle reste
cependant posée: Que faire, face à la perte de
l'initiative historique par les peuples d'Afrique?
L'auteur tente d'apporter un début de réponse, dans
un autre ouvrage intitulé: « Réinventer les stratégies
de développement de l'Afrique ».Avant-propos
A la traîne des autres continents et des autres
peuples du monde, l'Afrique et les Africains sont
interpellés sur leur capacité à promouvoir et assurer
la prospérité économique et le bien être des
générations actuelles et futures.
Paradoxalement, c'est au moment même où les
besoins et les revendications des populations
africaines pour une vie décente s'expriment avec
acuité, que l'Afrique se présente dans un dénuement
et une pauvreté accentués, qui ne laissent guère
entrevoir de véritable source d'espérance dans un
proche avenir.
«L'Afro pessimisme» trouve alors ici son sens
et sa portée, à la lumière de l'incapacité de nombre
d'Etats d'Afrique, d'assurer aux citoyens, le minimumvital: travail, nourriture, éducation, santé, sécurité
etc.
Plus de quarante années après la proclamation
des indépendances, le tissu social se trouve en de
nombreux pays disloqué par la guerre civile, les
conflits politico ethniques meurtriers.
D'autres pays qui ont connu quatre décennies de
stabilité, de paix et de relative croissance économique,
doivent à l'aube de ce troisième millénaire, faire
face à une crise politique aiguë, consacrant une néo-
balkanisation de fait du territoire, sur fond de crise
économique sévère, d'un tribalisme et d'une xéno-
phobie exacerbés.
D'autres encore, après avoir subi plusieurs siècles
d'exploitation et de domination extérieure, s'essaient
à dévorer les Etats voisins, occupant militairement
10leurs territoires, pillant les ressources nationales,
alimentant et entretenant guerres civiles et désolation
Pour les «plus chanceux », la misère et la
pauvreté se conjuguent chaque jour d'avantage,
pour réaliser le quotidien des populations. Partout
sur le continent, la mendicité est à l'ordre du jour:
responsables étatiques, dirigeants politiques, admi-
nistratifs, associatifs, tout le monde mendie auprès
des «partenaires au développement », sur fond
d'une corruption généralisée.
L'Afrique et les Africains semblent ainsi avoir
perdu l'essentiel: l'initiative de leur propre destin.
« La saga des peuples africains» tente très
brièvement de rendre compte de cette tragique
histoire. Elle tente de montrer que de la colonisa-
tion à nos jours, l'Afrique n'a guère su inventer un
système politique, économique et culturel apte à
Ilgarantir le développement et l'épanouissement des
africains.
Contrainte et forcée, elle a subi, après l'esclavage
et la colonisation, l'ère des indépendances octroyées,
des régimes civils multi partisans, des régimes civils
à partis uniques, des coups d'Etat militaires et des
dictatures militaires, des conférences nationales dites
souveraines, des transitions dites démocratiques et
du multipartisme intégral, toutes thérapeutiques
dont la similitude d'une région à l'autre suscite bien
d'interrogations.
Sur le plan économique, la montée en force des
Institutions de Bretton Woods au lendemain de la
seconde guère mondiale, permettra de servir, clé en
main aux Etats Africains, les Politiques d'ajustement
structurel pendant deux décennies. Face à l'échec
retentissant de ces « médecines économiques» d'un
genre particulier, l'Afrique est à nouveau invitée à
12boire jusqu'à la lie, la coupe amère des stratégies
dites de réduction de la pauvreté.
Au cours de ces quarante années d'indépendance,
l'Afrique serv1e et guidée par des experts,
conseillers, consultants et assistants techniques
expatriés et dirigée par des africains plus souvent
soucieux de s'enrichir que de réaliser le bonheur de
leur peuples, n'a donc presque rien inventé de
significatif par elle-même et pour elle, ce qui est
caractéristique de la perte d'initiative par le
Continent.
Si des sources d'espoir existent, si des tentatives
plus hardies semblent poindre avec l'avènement de
l'Union Africaine, il reste tout aussi important de
tenter de comprendre les ressorts profonds de la
perte de l'initiative historique par le continent
africain.
13UN JURY D' HONNEUR

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