//img.uscri.be/pth/5e8531dd5a4d50d64caf86bf7eea3cb96b3b3b6d
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,13 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

L'Ile Maurice doit-elle vendre son âme ?

De
210 pages
Propulsée depuis peu "Centre Financier Régional" sur la voie d'une mondialisation économique, Maurice, indépendante depuis 1968, République depuis 1992, saura-t-elle sauver son âme et rester exemplaire de coexistence pacifique, de dialogue pacificateur, en orientant, par exemple, sa diplomatie et son tourisme vers un humanisme planétaire à la française ?
Voir plus Voir moins

Le Dr. Navin Ramgoolam et le Président Chirac

De même, les relations Inde-Maurice Le Président Abdul Kalam, le P.M. Navin Ramgoolam, son épouse Veena Ramgoolam et la ministre indienne K. Selja au jardin botanique SSR des Pamplemousses

Une escale sur le chemin du CIEL* Franc-pays étoilé de roupies Maurice lancée cyber-paradis S'élever, n'est-ce pas voler vers elle?

I-G. P.
* (p.18)

Au palmarès d'honneur de la couverture
Sir Seewoosagur Ramgoolam Sir Anerood Jugnauth M. Cassam Uteem

Dr. Navin Ramgoolam M. Paul R. Bérenger Sir Gaëtan Duval Mme Sheila Bappoo Mgr. Amédée Nagapen Mlle Antoinette Prudence

Jean-Georges Prosper

Invitation à l'envol

L'lIe Maurice
doit-elle vendre son âme?

L' Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; FRANCE L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Hannattan Kinshasa Fac. des Sc. Sociales, Pol. et Adm; BP243, KIN XI Université de Kinshasa RDC

75005 Paris

-

L'Hannattan Italia Via DegJi Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

L'Harmattan Burkina Faso 1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

Les droits d'auteur du présent ouvrage seront versés en grande partie à un fonds spécial aux fins d'implanter dans une banlieue de Paris, un «Centre social de l'He Maurice », centre d'accueil humanitaire, socio-culturel, économicotouristique.

Remerciements: des documentations et des photos sont obtenues de la presse mauricienne, le Mauricien (Jacques Rivet), l'Express (Jean-Claude de l'Estrac), le Week-End (Gérard Cateaux), le Mauritius Times (B. Ramlallah), 5Plus (Finlay Salesse).

L'HARMATTAN
@ , 2006 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris
L'HARMATTAN, ITALIA s.r.I.

Via Degli Artisti 15 ; 10124 Torino L'HARMA TTAN HONGRIE Konyvesbolt; Kossuth L. u. 14-16; 1053 Budapest L'HARMATTAN BURKINA FASO 1200 logements villa 96 ; 12B2260 ; Ouagadougou 12 Esp ACE L'HARMA TTAN KINSHASA Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives BP243, KIN XI ; Université de KinshasaRDC

http://www.librairieharmattan.com harmattan 1@wanadoo.fr

ISBN: 2-296-01830-0 EAN : 9782296018303

Hommage à Jacques Augarde (1909-2006) Le préfacier

Dr Rashid Beebeejaun Xavier Luc-Duval Rama Sithanen
Madan Dulloo

Armoogum Parsuramen Vijay Kumar Joypaul Père Guy Rose

«Je dois à la France d'être pensant»
Raoul Rivet (1896-1957) Ecrivain journaliste Député et grand orateur

un homme

« Plus je suis Mauricien, plus je me sens humain, universel» J-G.P.
Pour parodier le célèbre juriste français René Cassin (prix Nobel de la Paix 1968)

La France (dont La Réunion) étant premier pays porteur du marché touristique de Maurice, le tourisme culturel se doit d'être complémentaire au tourisme économique. Patrimoine mondial de l'UNESCO, 1'« Aapravasi Ghat»: dépôt XIXème siècle des Immigrants indiens (près d'un demi-million), l'engagisme ayant succédé à l'esclavagisme - fait désormais figurer l'ne Maurice sur la mappemonde culturelle. Tourisme économique et ses compléments culturels / écologiques / multipolaires, porteurs de paix mondiale, d'humanisme planétaire, se ressourcent en France, à Paris. Fin mars 2006, visite officielle d'une délégation gouvernementale en France (à Paris, à Toulouse), élaborée par le chargé d'Affaires, M.l. (Roy) Bissoondoyal. A l'Elysée, le Dr Navin Ramgoolam fut élevé par le Président Chirac à la dignité de « Grand Officier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur ». Peu après, pour la première fois, un haut dirigeant mauricien, le premier ministre, fut invité à assister, à la tribune présidentielle, au défilé traditionnel du 14 juillet sur les Champs Elysées - images relayées par les télévisions françaises
et internationales

-. C'était

heureuse coïncidence

-l'anniversaire

du Dr Navin

Ramgoolam, né le 14 juillet 1947... Au Garden Party de l'Elysée, Madame Veena Ramgoolam également se trouva en la compagnie de Madame Bernadette Chirac et d'autres distinguées personnalités. D'inspiration planétaire, le tourisme humaniste, humain, donnerait bien une âme à la mondialisation.

SOMMAIRE

Pour un tourisme économique, l'lie Maurice doit-elle vendre son âme? Préface (Jacques AUGARDE, ancien ministre français) Avant-Propos (Documentation et références) Introduction (Les enjeux politico-économiques) Période hollandaise (1598-1710) - L'île au Bois Dormant - Le commerce du "Bois d'ébène" Période française (1715-1810) - Fille de la Francophonie avec Mahé de La Bourdonnais

I 9 12 16 29

36

- Une

île à vendre

avec Pierre Poivre - L'île aux trésors - Fille de la Révolution - L'Isle de France impériale Période anglaise (1810-1968) - L'île franco-britannique - Fouet à mille branches avec Rémy allier - L'île "vendue" aux Anglais

76

- Place

aux Immigrants

- Les "Presque-Blancs" Naissance du XXème siècle mauricien -Rétrocession à la France - Le Parti Travailliste avec Sir Seewoosagur Ramgoolam L'lie indépendante (1968) - Un nouveau départ (1982)

121

avec Sir Anerood Jugnauth L'lie républicaine (1992) - Centre financier régional - Revers de la Médaille du Développement - Sauvons l'âme d'une lIe-Pays Naissance du XXIe siècle à Maurice et à Rodrigues

131

197

Pour un tourisme économique l'lIe Maurice doit-elle vendre son âme?
Pour pouvoir y répondre, suivons l'évolution de ce pays d'exception, tout au long de ses étapes: coloniale (hollandaise - française - britannique), indépendante (travailliste), républicaine (militante), mondiale (d'Alliance
sociale)

-

«a First World Country », «a Global Leading

City », nous propose le Premier ministre, Dr Navin Ramgoolam, chef charismatique d'une lIe Maurice qu'il s'évertue à valoriser, à mondialiser économiquement, culturellement passionné des TIC, technologies d'information et de communication - le groupe indien Hinduja s'étant installé à la cybertour d'Ebène ! La cyber-Ile Maurice ne se distingue-t-elle pas, avant tout, par le retentissement des relations d'excellence entre elle et la

France - et l'Inde, l'Angleterre,l'Afriquedu Sud, la Chine... ?
L'envol économique de l'lIe Maurice aura jailli du Sommet de la Francophonie, du Forum Francophone des Affaires (p. 16), comme propulsé par le budget national 1993-94 du ministre des Finances, M. Rama Sithanen (p.131) Et voici qu'en 2006, le Grand argentier, économiste averti (p.132), revenu au pouvoir, de lancer, après consultations et concertations tripartites, le budget 2006-07, congratulé par le chef du gouvernement, le Dr. Navinchandra Ramgoolam et par un large secteur de la presse qui parle d'« événement historique ». - «Budget de rupture », dit le ministre. Son prédécesseur immédiat, Me Pravind Jugnauth, fils de Sir Anerood Jugnauth (p.126), avait préconisé dans le budget lancé en avril 2005, un Duty-Free Island, une lIe Maurice «hors

taxes »... le ministre Sithanen, lui, s'ingénie plutôt à restructurer une économie mauricienne en péril. - Mondialisation oblige! «Qui vise à conquérir non des pays, mais des marchés» s'inquiète l'ancien Président Cassam Uteem (1992-2002). - «Il ne faut pas que notre peuple perde son âme, son humanisme, ses valeurs fondamentales... » (Message national du Président Sir Anerood Jugnauth, 12 mars 2006). - «Une mondialisation civilisée, équilibrée, humaine» recom-mande le Président Chirac au monde post-modeme. Engagé dans le nouveau processus de démocratisation de l'économie mauricienne, le Dr. Navin Ramgoolam fait « souffler un vent de changement sur le pays ». Entre autres mutations, c'est l'industrie touristique qui prime désormais sur celles du sucre et de la zone franche. - « Le Tourisme, moteur de croissance », déclare le nouveau ministre du Tourisme, l'économiste Xavier Duval, prônant «l'ouverture du ciel aux nouveaux transporteurs aériens ». - «2006 sera l'année du Tourisme », proclame le PM Navin Ramgoolam, «avant longtemps, l'lIe Maurice sera à même d'accueillir 2 millions de touristes par an, d'où l'ouverture de notre espace aérien... ». Vivement, une seconde piste d'atterrissage à l'aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam, Père de la nation mauricienne (p.119). - «Le tourisme mauricien porte la marque de Duval père, Sir Gaëtan Duval» (p.122). Et l'Ecole hôtelière d'Ebène, un don de la France, d'arborer fièrement le nom du célèbre tribun! - «L'envol du tourisme mauricien dépend aussi de la réussite de l'industrie touristique rodriguaise» a déclaré l'ancien ministre rodriguais Serge Clair, chef Commissaire de l'Assemblée régionale de Rodrigues, ainsi que son compatriote homologue Johnson Roussety. Engagé au plus II

fort des développements socio-religieux et nationaux édifiés par les autorités catholiques également, sous l'égide du Cardinal Jean Margéot (p.163), Mgr Maurice E. Piat, Mgr Alain Harel, évêques, l'ancien vicaire-général, Mgr Amédée Nagapen, prélat, historien, académicien, aura projeté à travers ses livres d'Histoire, des images emblématiques des lIes

Maurice, Rodrigues (Le Transit de Vénus 1761 et 1874) l'autonomie rodriguaise co-structurée par la patriote Mlle

Antoinette Prudence (Island Council - Centre Carrefour Ecoles Catholiques), féministe, aussi consciencieuse que Mme Sheila Bappoo (p.145) élue députée en 1983-87-91 et en 2005, ministre mauricienne très appréciée, comme son auguste collègue, le vice-Premier ministre Dr. Rashid Beebeejaun qui s'évertue à moderniser davantage les infrastructures publiques, en prévision surtout de l'accroissement du flux touristique sur nos routes. Le Premier ministre sortant, Paul R. Bérenger (P121) leader légendaire du MMM, se serait politiquement investi dans la promotion des intérêts économiques et commerciaux du pays sur le plan international d'autant plus. « Nous sommes l'un des sept pays à faire partie de la Francophonie et, à la fois, du Commonwealth britannique» fait ressortir, avec pragmatisme, ce citoyen du monde. Le français et l'anglais sont les deux langues enseignées à l'Ecole mauricienne, dès le cycle primaire, et s'avèrent être des atouts socio-économiques également! Déjà, dans le budget 1993-94, le ministre Sithanen s'ingéniait à libéraliser l'économie, la diversifier, mieux l'adapter au contexte international. Cette année, hélas, le triple choc financier du sucre, du textile et du pétrole a amené le PM Navin Ramgoolam à parler de «situation alarmante pour l'lIe Maurice, mais pas désespérée» car le gouvernement s'emploie à relever le défi. III

Interviewé par le distingué journaliste, Jean-Claude Antoine (Week-End, 16 juillet 2006), l'ambassadeur de France à Maurice, M. Dominique Renaux a déclaré, sous ce rapport: «Je crois qu'il est important que dans la réorganisation de l'économie qui affecte le monde entier, les pays qui ont des choses en commun, comme Maurice et la France, soient solidaires ». En effet, le Président Jacques Chirac a montré sa bonne compréhension de la situation économique mauricienne.

Voire sa prompte disposition à soutenir l'lIe Maurice - M.
Philippe Douste-Blazzy, également, le ministre français des Affaires étrangères! Fin mars 2006, au cours de la visite officielle et très fructueuse en France d'une délégation mauricienne conduite par le Premier ministre accompagné du ministre des Finances, du ministre des Affaires étrangères, Me Madan Dulloo, des conseillers économiques et diplomatiques dont M. Danjay Callikan. . . M. Jacques Chaste au de Balyon, un ancien ministre mauricien du Tourisme, a été nommé ambassadeur à Paris. Et pour la première fois, sur le plan multilatéral, un ambassadeur mauricien est nommé près de l'UNESCO, l'ancienne ministre des Droits de la Femme, Mme Indira Thacoor-Sidaya. Un autre ancien ministre «Education! Arts/Culture », M. Armoogum Parsuramen (1982-95) occupe les hautes fonctions de Secrétaire du Conseil exécutif de l'UNESCO. Les spécificités des relations France-Maurice doivent leur ordre de grandeur également à d'autres responsables francophiles, discrètement dévoués, tels l'ancien ambassadeur et haut conseiller Vijay Kumar Joypaul ; le chanoine Guy Rose, curé, aumônier national des Mauriciens de France, membre en vue de l'Association France-Maurice, orientée activement par M. Louis-René Dalais.

IV

L'écrivain-historien Yvan Martial rend cet hommage à la France: «Notre indépendance, comme notre démocratie sont filles de la Révolution française* pour reprendre la belle expression de Jean-Georges Prosper, confirmée par l'autorité historique qu'est Raymond Marrier d'Unienville ». Lors de la visite du Premier ministre mauricien aux usines Airbus à Toulouse, fut évoqué le projet de construction de la deuxième piste d'atterrissage à l'aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam-Plaisance : une invitation mondiale à l'envol, à destination des Mascareignes de l'Océan Indien: aux lIes Maurice, Rodrigues et Réunion! - Sublime!

* L 'ILE MA URICE, ancienne Isle de France, Fille de la Révolution, Ed. Proag, Port-Louis, 1989.

v

PREFACE
Dans la jeune République de Maurice, sur les rives australes de l'océan Indien, la Francophonie atteint, en 1993, un nouveau sommet. Il m'est agréable de m'associer à cet événement en préfaçant l'ouvrage de Jean-Georges Prosper, Docteur-es-lettres en Sorbonne et Officier des Palmes Académiques françaises, un des plus brillants promoteurs de la langue et de la civilisation de la France dans les Mascareignes. Depuis Bernardin de Saint-Pierre, auteur de «Voyage à l'Isle de France» et de <<Paul t Virginie», c'est, avant tout, e grâce à ses écrivains, à ses poètes, à ses peintres et autres artistes, que l'île Maurice s'est fait de plus en plus connaître, dans l'espace francophone, et à Paris en particulier, à la faveur de l'établissement d'une Ambassade occupée en permanence par des représentants motivés. J'ai été appelé à participer aux mouvements sociaux, culturels et littéraires animés par des hommes actifs et convaincus, regroupés autour du regretté et prestigieux Professeur Robert Debré, fondateur du Comité France-île Maurice. En 1976, j'ai eu le plaisir d'effectuer un voyage au pays de Malcolm de Chazal, l'un des auteurs mauriciens, auquel j'ai voué une grande admiration et au sujet duquel, il n'y a pas appréciation plus remarquable que celle de Jean Paulhan, présentant «Sens Plastique» y ayant découvert «un art qui mérite. ... le nom de génie. Ce nom et aucun autre». Avec les Services Culturels de l'Ambassade, «Racines Françaises» et «Information, Culture et Immigration», sa pièce dramatique: «JUDAS» avait pu être présentée au Théâtre de l'Atelier et obtint un très beau succès, dû à la qualité du texte,

9

mais aussi à l'enthousiasme des interprètes mauriciens et français. Cet écrivain descendant d'une famille Forezienne venue s'établir à l'Ile-de-France dans le courant du XVIllème siècle, collaborait, lors de mon séjour, à plusieurs publications, principalement au journal «ADVANCE» du Docteur Seewoosagur Ramgoolam et à la revue culturelle IndoMauricienne de Kissoonsingh Hazareesingh, Docteur-es-Iettres en Sorbonne. Il y a un certain temps, il m'a été donné de prendre connaissance des écrits de Jean-Georges Prosper, dont sa très belle «Histoire de la Littérature mauricienne de Langue française» par excellence, oeuvre de référence, et son remarquable ouvrage poétique et philosophique, intitulé: «Chants Planétaires». Le livre que ce poète national de l'île Maurice nous présente, cette fois, est d'une veine différente. Il s'articule autour de l'histoire et, à la fois, autour de l'évolution socio-politicoéconomique de la jeune République et de l'influence de la Francophonie sur cette profonde mutation mauricienne. La «Cirné» d'autrefois, aujourd'hui Malcolmland, comme il arrive à Jean-Georges Prosper d'appeler son île natale, est devenue exemplairement médiatique. Ses côtes, ses paysages intérieurs, sa terre aux sept couleurs et, en tout premier lieu, le charme de ses habitants, en ont fait un paradis touristique. La lucidité de ses dirigeants, leur esprit d'initiative, ont permis à ce pays d'effectuer un décollage économique assez surprenant. Cela est dû en grande partie à la création de la Zone Franche. L'implantation de centaines d'entreprises venues d'un peu partout dans le monde, a permis une résorption complète du chômage, au point que Maurice est actuellement en quête de main-d'oeuvre, signe combien envié de prospérité. 10

L'auteur a pensé aussi intéressant de connaître l'envers du décor et d'essayer de comprendre, voire de pénétrer cette enveloppe qui recouvre et recèle l'âme profonde de ce peuple et de son terroir. Sous ce rapport, le présent ouvrage vient, à son heure, satisfaire notre curiosité, afin d'être mieux informé sur un pays dont le destin est confié, depuis 1982, à Sir Anerood Jugnauth, Premier ministre habile et efficace. Au vu des enchères et surenchères auxquelles se livrent, de plus en plus, le monde des affaires, les magnats du commerce international; le penseur angoissé se pose la question de savoir si le pouvoir matériel est d'une telle importance qu'il occulte tous les élans culturels. Les éléments de réponse que Jean-Georges Prosper propose, incitent à une large prospection et à une relecture pour mesurer la distance que vit l'île Maurice entre le mythe des siècles passés et son avenir réaliste à l'échelle planétaire.
Jacques AUGARDE Ancien Ministre français Membre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer Président d'Honneur de l'ADELF : <<Association Ecrivains de langue française» des et du «Comité France-lie Maurice»

Il

AVANT-PROPOS

La production de cet ouvrage se veut être un hommage filial à l'île Maurice et à la France, en cette année où plus spécialement l'ancienne Isle de France est appelée à resserrer davantage ses liens, à accroître au maximum ses rapports économiques et financiers avec la Communauté francophone et ce, en amitié encore plus retentissante avec la France. TI y a quatre ans, lors de la célébration nationale du Bicentenaire de la Révolution Française, en 1989, je publiai un essai à thèse, intitulé: <<L'ile aurice, ancienne Isle de France, M Fille de la Révolution». L'abondante documentation et la succession des faits et des événements historiques de cet ouvrage m'ont incité à en actualiser les données et à y ajouter d'autres notes collectées au cours de nouvelles études et recherches à travers la presse locale, étrangère et autres publications appropriées. Ce sont donc les propos et observations d'un certain nombre de décideurs politiques, d'économistes, d'industriels, de journalistes, d'historiens et d'autres responsables mauriciens qui sont cités, ici, à l'appui d'une interrogation. D'une brûlante interrogation. Et ce, au terme d'un récit et même d'un roman composé à partir des échos, d'une part, des hommes d'affaires qui semblent vouloir précipiter la «capitalisation de la société mauricienne» et, d'autre part, des hommes de culture qui s'en inquiètent. Et s'en indignent. Tout en se posant la question de savoir si : - L'île Maurice doit vendre jusqu'à son âme? Cet ouvrage vous propose quelques éléments de réponse auxquels vous ajouterez encore d'autres, du moins, je l'espère! Je voudrais, dès ici, reconnaître ce que mes travaux de recherche et de documentation doivent, avant tout, aux publications que voici: L'Express (économie) (YO Magazine) 12

Le Mauricien (pluriel) et le Week-End Le Business magazine (n° spécial 1968-1993) Les Années Décisives (82-92) Cinq-Plus magazine The Sun et autres quotidiens, hebdomadaires et magazines maunClens. Je citerai également, sans ordre préconçu, les principaux auteurs et les ouvrages majeurs auxquels j'ai eu le plus souvent recours et que je recommande volontiers à tous ceux qui ne connaissent pas encore, ou pas suffisamment l'Histoire de l'île Maurice, ancienne Isle de France:

- La

Gazette

des Des de la mer des Indes, dirigée par Yvan

Martial, rédacteur en chef du journal L'Express, et ses distingués collaborateurs. - Auguste Toussaint, dont les nombreux ouvrages spécialisés sur les lIes de l'océan Indien et, en particulier, sur l'île Maurice, publiés à Port-Louis ou à Paris, font autorité. - Antoine Chelin, dont la rétrospection chronologique d'Une De et son passé (1507-1947) s'avère être indispensable. - Raymond d'Unienville et ses volumes d'Histoire politique de l'Isle de France, mettant en lumière, entre autres aspects, les racines démocratiques de la Révolution. J. Maurice Paturau, CBE, DFC, auteur d'études spécialisées sur l'économie, le commerce et l'industrie (sucrière), a publié récemment l'Histoire Economique de l'île Maurice: ouvrage encyclopédique et modèle de technicité, de maîtrise et d'objectivité. - Mgr Amédée Nagapen et son ouvrage sur l'Eglise à Maurice. - Rivaltz Quenette dont les ouvrages sur l'Esclavage, tel «le Combat réformiste», sur «Jean LebruID>,et sur <<LaTriple Espérance», entre autres, sont d'un grand intérêt. A signaler sa prise de position à l'encontre d'une légende discréditant la main-d'oeuvre noire.

-

13

- Basdeo

Bissoondoyal et ses quatre vérités sur l'île Maurice. - Sydney Selvon et son livre très révélateur sur RAMGOOLAM. - Le livre du M.M.M. sur Anerood Jugnauth : «Le Premier ministre du changement». - Jay Narain Roy et son témoignage fort éloquent sur l'île Maurice en transition. - Charles Giblot Ducray dont les anecdotes et les notes d'histoire font la lumière sur l'évolution de l'île Maurice, dès l'époque française de l'lIe. - James Burty David et le comité dont l'ouvrage intitulé «Le Souffle de la Libération» raconte «quarante années de

- Les

travaillisme» .

publications de l'Institut Mahatma Gandhi, dirigé par Uttama Bissoondoyal, dont les communications aux colloques (i) sur l'Immigration indienne, (ii) sur l'Esclavage, (iii) sur la Révolution Française; et le «Journal des Etudes mauriciennes» dont l'article spécialisé d'Aslakha CallikanProag sur la «Rétrocession» à la France; et l'étude de Raj Mathur sur la Réforme constitutionnelle de 1885. - Le Catalogue de l'Exposition «Isle de France - lIe Maurice» (1715-1978) réalisé en 1978 par les soins d'Armand Maudave, de l'Ambassade de l'île Maurice, à Paris. - L'Almanach moderne, des années 80, réalisé par Lindsay Rivière, alors rédacteur en chef du «Mauricien». Sir Victor Glover, Chef-juge, auteur des pages documentaires sur la Législation et la Constitution, publiées dans l'Almanach cité ci-dessus. - Marcel Cabon dont le livre «Laurent-Rivet» fait la lumière sur le mouvement de la Rétrocession. - Toni Arno/Claude Orian et leur thèse anthropologique sur l'île Maurice: une société multiraciale.

14

- «1789»

ouvrage de haut niveau par Guy ChaussinandNogaret offert grâcieusement par la Banque Nationale de Paris «Intercontinentale», de l'île Maurice. - La Bibliographie, à la fin de l'ouvrage, complète ce tableau d'honneur.

15