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L'Occident en péril

De
150 pages
Les pays du Nord, lancés depuis des siècles dans l'aventure coloniale, souffrent aujourd'hui des conséquences de la forte immigration. Pour mettre un terme à ces désordres et éviter le péril, l'Occident devrait agir dans le sens d'une réconciliation entre les peuples fondés sur le respect de la dignité de tout homme et des valeurs humaines reconnues dans la charte des Nations unies. L'auteur relève des faits historiques qui soutiennent sa pensée et invitent à la méditation.
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Georges Yout
L’Occident en péril
Le revers de la néocolonisation
L’Occident en péril
Georges Yout
L’Occident en péril Le revers de la néocolonisation
Note de l’éditeur : Les références des notes se trouvent à la fin de l’ouvrage.
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02360-1 EAN : 9782343023601
A la mémoire du Révérend Pasteur Albert Théodore Nyemb dont la pensée religieuse m’a servi de source d’inspiration pour écrire ce livre.
Introduction
« L’impie qui dit : il n’y a pas de Dieu veut dire que Dieu ne punit pas et se désintéresse des choses humaines. L’impie est un blasphémateur, il n’est pas un athée »1.
Dieu a créé l’homme, les hommes. Dans sa conception du monde où il le destine, il procède à un déploiement de toutes ses créatures sur l’ensemble des terres et régions. Il aurait pu modeler un homme d’une race, une seule et l’éparpiller sur toute la terre. Il aurait pu envoyer une seule civilisation, un seul peuple avec une seule culture ici-bas. Ce seul peuple, cette seule race, cette unique civilisation se serait retrouvé partout où flétrit la vie sur terre sans qu’elle vive des problèmes d’adaptation, d’acclimatation et autres. Personne n’aurait pensé que le monde aurait pu être façonné autrement. Personne n’aurait élevé la voix pour réclamer la création des hommes d’autres couleurs. D’ailleurs, l’humanité actuelle ne se plaint pas de l’absence d’un être humain à la peau verte sur terre. On aurait trouvé normal et légitime, ce dessein divin de décider de l’existence d’une seule couleur humaine avec une seule manière de percevoir les choses, de penser, de sentir, d’entrevoir l’avenir pour le bien de cet homme unique, partout présent aux quatre coins de la terre.
Les Saintes Écritures rapportent qu’Adam, le premier homme créé, généra une importante descendance. Ses fils parlaient une même langue et dans la Genèse, nous lisons: « La terre entière se servait de la même langue et des mêmes 2 mots ». Afin de sauvegarder leur unité, les fils d’Adam bâtirent une ville: «Allons, dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la 3 terre ».A ce projet humain, Dieu opposa son dessein : « Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu’un peuple et qu’une langue
et c’est là leur première œuvre. Maintenant, rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu’ils ne s’entendent 4 plus les uns les autres» . Dès lors, la descendance d’Adam s’est dispersée dans tous les coins de la terre, formant différents peuples reconnaissables par leurs langues respectives.
Dieu n’a donc pas conçu sa création sous un angle uniforme mais plutôt différentiel. En commençant par le genre humain: la femme et l’homme ont un seul point de ressemblance qui est leur humanité. Mais les deux comptent plusieurs points de dissemblance qui font que l’on considère et accepte la différence qui existe entre eux sur leurs manières respectives de vivre, de sentir, de subir et d’agir sur le monde. Un regard naïf porté sur la présentation physique de la terre permet de constater sans conteste que le monde se caractérise par la diversité des reliefs, des climats, de la végétation, de la gent animale, des phénomènes naturels suivant les régions. En d’autres termes, un genre de relief donné se trouve dans une région du monde précise. Les animaux d’une certaine espèce ne vivent que dans certaines parties du monde. Certains arbres ne poussent que dans certaines zones du monde. Les poissons du ruisseau ne sauraient subsister dans les eaux du fleuve ou de la mer. Une baleine aurait beaucoup de difficultés à survivre dans les eaux d’un fleuve. Ce constat s’impose et ne souffre d’aucune remise en question. L’homme ne trouve rien à redire sur cette disposition des composantes de la création sur terre.
Dieu a créé des hommes. Pas des hommes, mais des races d’hommes :des Noirs, des Blancs, des Jaunes, des Rouges, des Albinos, des Métis. A chaque race, Dieu a destiné une région du monde. C’est la volonté divine qui a situé le Noir dans l’espace de vie qui est reconnu par toute l’humanité sans exception, être son berceau, son terroir, sa terre au premier sens du mot. Nul ne conteste l’appartenance de la région  8
nommée Chine au peuple chinois. Le Danois ne concédera jamais une portion de sa terre à un Finlandais pour que ce dernier en fasse sa patrie. Pour tout dire, Dieu a placé les hommes, les races, les peuples, les civilisations là où il a jugé bon qu’ils vivent.
Si nous nous hasardons à verser dans l’interprétation des actes divins, nous oserons croire et conclure que Dieu a situé des limites à chaque peuple, à chaque race, mais a permis des échanges entre les peuples et les races. Au cours de l’histoire de l’humanité, différents peuples ont connu des migrations. Ils se déplaçaient vers des régions et des terres plus fertiles, moins accidentées et plus favorables à l’épanouissement des hommes. C’étaient des terres inoccupées dans le même espace géographique et racial.
A chaque région du monde correspond un type d’homme reconnaissable par sa morphologie, son teint, et d’autres caractéristiques humaines. Homme de petite taille, aux mouvements très alertes, à la peau jaune, au large visage, où le trouve-t-on ? Homme de taille olympique, au teint couleur d’ébène, cheveux crépus, nez épaté, se trouve être un habitant de... Ces caractéristiques trahissent éloquemment un certain type d’homme vivant dans une région bien déterminée. L’on reconnaît en ces traits spécifiques, un homme de telle ou de telle partie du monde sans hésitation, comme si ce sont ces régions qui ont façonné ces types d’hommes; une preuve irréfutable que ces régions ont accouché d’un genre humain, d’une race donnée, qui a droit de cité, de contrôle et de jouissance des fruits de cette terre sienne. Par conséquent, aucun autre peuple ou race d’une autre région ne peut se prévaloir des droits de gestion de ces régions.
Les problèmes entre peuples aux mêmes frontières ont commencé dès que l’un d’eux a nourri des ambitions expansionnistes vis-à-vis de l’autre dans le but de lui arracher ses terres, pour en devenir le nouveau maître. Et c’est l’une
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