La dernière reine

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Béatrix de l'Aulnoit et Philippe Alexandre dépoussièrent le mythe de la souveraine impérieuse et puritaine, révélant pour la première fois, son tempérament sensuel et violent.




Il y a cent-douze ans, la reine Victoria mourait et entrait dans la légende comme une petite dame obèse et impérieuse. Son nom symbolise un siècle d'hypocrisie, d'austérité sourcilleuse, de chasteté puritaine. Le moment est venu de corriger le mythe d'une Victoria " victorienne ".
La reine du plus grand empire depuis la Rome antique, la grand-mère de l'Europe, la souveraine de la révolution industrielle était une femme sensuelle qui aimait les hommes beaux, les soldats en uniforme, les Écossais en kilt, les Indiens en turban. Meilleure danseuse du royaume, elle raffolait des bals qui se terminaient à l'aube, elle ajoutait du whisky à son thé, apprenait l'italien en chantant du bel canto. Séduite par les couleurs de la Méditerranée, elle lança la Côte d'Azur.
Aux lords, elle préférait ses serviteurs simples et bons. Son peuple l'appelait " la reine républicaine ". Mais à quarante-deux ans, devenue veuve, elle respecta aveuglément les principes luthériens d'Albert, son prince allemand, qu'elle avait aimé jusqu'à la folie.
Journal de Victoria, mots d'esprit d'un Bernard Shaw ou d'un Oscar Wilde, sarcasmes et courbettes de la presse de l'époque, mais aussi discours de Palmeston et Disraeli brossent le tableau fastueux de la cour britannique à son apogée, officielle autant qu'intime.
C'est une Victoria ardente et violente que fait revivre cette biographie sans révérence.






RÉSUMÉ








Le 21 juin 1887, à Londres, on célèbre le jubilé de Victoria, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, impératrice des Indes. En un demi-siècle, cette femme, d'à peine un mètre cinquante, a fait de son pays l'un des plus puissants du monde. Première nation industrielle de l'histoire de l'humanité, l'Angleterre est alors à son apogée politique et économique.
Le peuple est parfaitement conscient qu'il doit sa prospérité à la souveraine. Il n'oublie pas qu'avant elle la Couronne était discréditée, ruinée par une succession de rois dépensiers, débauchés et fous. Avec une conscience aiguë de ses fonctions, Victoria se laissera conseiller par ses proches – successivement son oncle Léopold Ier de Belgique, son mari Albert de Saxe-Cobourg, ou son ministre Disraeli – afin de marquer la vie politique de son empreinte. Elle fait de son règne un mélange de magnificence et de simplicité. Les mauvaises langues se moquent de son esprit bourgeois. Jamais elle n'y prête attention. Elle a toujours cordialement méprisé l'aristocratie britannique dispendieuse. Les journaux la surnomment la " reine républicaine " sans qu'elle en prenne ombrage. En cet après-midi de jubilé, même ses détracteurs politiques oublient leurs sarcasmes et l'époque où ils lui reprochaient d'ouvrir les cessions du Parlement pour solliciter des crédits en faveur de ses enfants. Tous sont portés par l'enthousiasme.
La ferveur de la foule se teinte d'une certaine curiosité ; voilà en effet vingt ans que Victoria n'est pas apparue en public. Depuis la mort d'Albert, son époux bien-aimé, la reine vivait cachée derrière les murs de Buckingham. Veuve inconsolable, elle avait fini par lasser ses propres enfants, par faire douter de sa raison, et c'est avec soulagement que ses ministres la voient mettre un terme à sa réclusion.
Le dîner de clôture compte un cinquantaine de têtes couronnées du monde entier, parmi lesquelles les fils de Victoria : rois de Grèce et de Suède, et ses petits-enfants qui règnent sur la plupart des cours. Cette " fête familiale " en l'honneur de la grand-mère de l'Europe est une douce revanche pour la jeune fille qui n'était pas destinée à régner, à devenir la " dernière grande reine " de l'Empire britannique.






Publié le : jeudi 13 juin 2013
Lecture(s) : 14
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782221138663
Nombre de pages : 487
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