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La famille

288 pages
Cet ouvrage est consacré à la famille à partir de cinq exemples tirés de cinq civilisations différentes: l'Egypte ancienne, la Mésopotamie, l'Empire byzantin, la famille en droit musulman et une mise en parallèle de la famille romaine avec la famille chrétienne. Les études rassemblées forment un ensemble sur la famille envisagée sous l'angle de la romanité méditerranéenne.
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LA FAMILLE

www.librairieharnlattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1@wanadoo. fr @ L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-00465-2 EAN : 9782296004658

Sous la direction de

Jacques BOUINEAU

LA FAMILLE

Centre d'Études Internationales sur la Romanité

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; 75005 Paris FRANCE
L'Hannattan Hongrie

Espace L'Harmattan

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L'Harmattan

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L'Harmattan

Burkina Faso

Kônyvesbolt Kossuth L. u. 14-16

1053 Budapest

Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Adm. ; BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC

Via Degli Artist~ 15 10124 Torino ITALlE

1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

Méditerranées
Dirigée par Jacques Bouineau

La nouvelle collection «Méditerranées» a pour objectif de s'intéresser au dialogue nord-sud en mettant en avant les racines culturelles méditerranéennes qui portent vers un réel rapprochement des deux rives. Les études se feront dans deux directions: d'une part la notion de romanité, d'autre part celle de culture méditerranéenne. La romanité est constituée par la formation des modèles juridiques, politiques, sociaux et artistiques qui composent les assises de l'empire romain, ainsi que par les créations issues de cet empire. Ce double mouvement, antérieur et postérieur à Rome, qui a uni autour du mare nostrum l'ensemble des terres méditerranéennes, exprime une des originalités de la Méditerranée et permet de rapprocher des cultures qui, dans le monde contemporain, oublient souvent ce qu'elles portent en commun. Par ailleurs une réflexion en ce sens pousse à considérer sous un nouvel angle les assises de la construction européenne. L'Europe est en effet radicalement différente dans les terres méridionales pétries de romanité et dans les terres septentrionales qui en furent moins imprégnées.

Sommaire
Jacques Bouineau Éditorial 9

Burt Kasparian Parenté fictive et service cultuel sous l'Ancien Empire égyptien: la question du sen-djet 13 Sophie Démare-Lafont Quelques aspects de la famille mésopotamienne au lIe millénaire
a v. J. -C. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . . . . .. . . . .. . . . . . .. .. . . . . . . . . . . .. .. . . . . . . . .. . . . . . . . .. . .. 129

Constantin Pitsakis A propos de la parenté en droit byzantin et post-byzantin Jean-François Chassaing Famille romaine, famille chrétienne Hassan Abd EI-Hamid La notion de famille dans la pensée musulmane (famille et vie
familiale: deux types du langage jurdique)

141

187

...

201

Varia Arnaud Vergne L'influence des modèles antiques sur la définition du code de 1680 et 1789

227

Editorial
Le présent volume inaugure une nouvelle collection aux éditions L'Harmattan, mais il prend en fait la suite d'une longue série de publications issues des travaux de «Méditerranées » complétés, depuis quelques années, par le Centre d'Etudes internationales sur la Romanité (CEIR). Depuis 1994, en effet, la revue Méditerranées a publié 37 numéros dans une démarche et avec un objectif qui n'ont jamais varié: autour d'un thème commun, donner la parole à des spécialistes des civilisations de l'Antiquité ainsi qu'à d'autres universitaires spécialement mais pas uniquement des juristes - travaillant dans des domaines différents. La méthode de la collection qui s'ouvre aujourd'hui repose sur le même esprit, en le précisant. Nous entendons publier deux sortes d'ouvrages. Les uns reprendront les conférences données au sein du CEIR ou dans les rencontres organisées par le CEIR et l'association
« Méditerranées »;

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les autres seront consacrés à un thème plus

particulier, qu'il ait été abordé à l'occasion d'une rencontre universitaire ou qu'il soit le fruit d'une étude spécialisée. Pour chaque thème issu des rencontres organisées par le CEIR, nous proposerons tout d'abord à des égyptologues, assyriologues, hellénistes etc. de s'exprimer. Ensuite, dès le numéro 2 de la collection, nous solliciterons l'intervention d'un romaniste. Enfin, nous ferons intervenir en parallèle des spécialistes de l'Occident et des spécialistes de l'Orient. Notre objectif est de dégager une «romanité méditerranéenne» formée dès avant l'apparition de l'Empire romain proprement dit, s'épanouissant avec Rome et colonisant tout l'espace méditerranéen, puis, dans les deux millénaires suivants, influençant toujours, orientant souvent, ou même déterminant les droits des contrées d'Occident et

Jacques Bouineau

d'Orient. Ouvertement chez les premières, plus subtilement chez les secondes. Ainsi, le premier numéro de la nouvelle collection « Méditerranées » se trouve-t-il consacré à la famille. TIse compose de deux études portant sur la Haute Antiquité, l'une sur l'Egypte, l'autre sur la Mésopotamie et de trois articles portant sur la famille dans trois civilisations méditerranéennes (byzantine, chrétienne occidentale et musulmane). Burt Kasparian présente tout d'abord le sen-djet, c'est-à-dire le « frère de la dotation funéraire », dont le rôle consiste à veiller au bon fonctionnement du culte funéraire d'un particulier, mais dont la fonction exacte, objet de cet article, est très controversée. L'auteur s'attache dans un premier temps à l'identité de la personne qui reçoit cette désignation, avant de s'interroger ensuite sur la fonction réelle du sen-djet et sa condition au sein de la dotation funéraire. S'il est bien un «frère », le sen-djet n'est, tout d'abord, pas nécessairement un cognat: ce peut être un gendre, un parent plus éloigné ou même un étranger à la famille. Le plus important est, en la matière, constitué par ['intuitu personae. La fonction principale du bénéficiaire consiste en effet à servir le défunt en veillant au bon fonctionnement de sa dotation funéraire et à l'approvisionnement régulier de son culte en offrandes; c'est pourquoi le titre ne devient effectif qu'au décès du dignitaire de rattachement, pourquoi aussi la fonction (qui assure un revenu) n'est pas transmissible. Le sen-djet possède un statut juridique, source d'obligations synallagmatiques: service rendu contre rémunération. «Frère» de circonstance, le sen-djet exprime bien cette parenté fictive, qui permet de rattacher à sa famille celui que le de cujus a chargé de son service funéraire. De manière amusante, par respect pour ses maîtres, et c'était une gageure d'y parvenir aussi clairement, Sophie Démare-Lafont a choisi de présenter la famille mésopotamienne de manière narrative, à travers l'histoire de Dieudonné et de Désirée. Elle présente les diverses phases menant à la conclusion du lien matrimonial, relate les droits et 10

Éditorial obligations de chacun des époux, avant et pendant le mariage, au moyen de saynètes successives. L'auteur nous brosse un tableau synthétique des principales règles du fonctionnement juridique de la famille en Mésopotamie ancienne, tout en ouvrant bien des portes, invitant le lecteur à poursuivre le chemin. Après ce passage par la Haute Antiquité, le lecteur pénétrera dans le monde byzantin, grâce au travail de Constantinos Pitsakis. Dans cet Empire romain continué, on constate que, jusqu'au VIr siècle, les empêchements au mariage demeurent régis par le droit civil, c'est-à-dire le droit romain; toutefois pour le cas de remariage avec la sœur de l'épouse défunte et pour les cas d'union oncle/nièce ou tante/neveu, l'Eglise tente d'introduire de nouveaux empêchements, que l'on retrouve du reste dans le Code de Justinien. Le concile in Trullo introduit de nouveaux empêchements. Mais la rupture par rapport à la législation antérieure, la véritable nouveauté, est introduite en 997 par le Tomos du patriarche Sisinnios II : tout mariage faisant naître une «confusion dans les noms de parenté» sera désormais illicite. A partir du XIe siècle, de nouvelles parentés voient le jour, entraînant derrière elles de nouveaux empêchements matrimoniaux. L'article de Jean-François Chassaing souligne ab initio la différence profonde qui sépare la famille romaine de la famille chrétienne: la première repose sur l'autorité d'un pater, la seconde sur un couple; le mariage romain peut se dissoudre, pas le chrétien; les interdits aux mariages ne sont pas les mêmes... Au fil des pages, agrémentant son itinéraire de références à d'autres schémas, l'auteur renvoie constamment l'un à l'autre les deux modèles et invite à se méfier des clichés: des formes éloignées ne traduisent pas nécessairement des réalités antagonistes. L'observation de la société musulmane permet enfin à Hassan Abd EI-Hamid de définir la famille par rapport à la tradition. Le but de la famille est en effet, ici, de perpétuer la vie humaine sur terre et de la protéger. Les règles qui régissent la famille sont, en Egypte, la Constitution et la Shari' a. Toutefois, pour bien comprendre la structure de la famille musulmane, l'auteur propose de revenir aux sources romaines et notamment à la place tenue par le pater familias. En effet, les Il

Jacques Bouineau

docteurs du droit musulman étaient tout imprégnés de l'esprit de la famille patriarcale. A travers ces cinq études, se reconnaîtra l'objectif même de la collection: transcendant époques, réalités géographiques et religions, un esprit commun inspire les civilisations méditerranéennes.

Jacques Bouineau

12

Parenté fictive et service cultuel sous l'Ancien Empire égyptien: la question du sen-djeF

de vue des relations humaines qu'il évoque: il immortalise les rapports familiaux et sociaux de son propriétaire, et il maintient entre celui-ci et les vivants un lien virtuel en lui permettant de demeurer un acteur à part entière, effectif, de la société. La personne du défunt est au cœur d'un système économique qui, sous l'Ancien Empire surtout, est largement axé sur l'accomplissement du culte funéraire et, par conséquent, la production d'offrandes. Les reliefs des mastabas de la nécropole memphite sont ainsi couverts de représentations d'officiants chargés de produits variés (volailles, pièces de bœuf, fruits et légumes, étoffes de lin, etc.) provenant de domaines disséminés dans les différents nomes d'Égypte (villages-niwt ou fonds-bwt), que personnifient des jeunes femmes - occasionnellement des jeunes hommes - portant une corbeille sur la tête. La tombe (is ou b3t) est la pièce maîtresse et la structure apparente d'un ensemble économique que les égyptologues ont coutume d'appeler «fondation funéraire» et qui consiste, très schématiquement, en l'affectation définitive d'un ensemble de biens(matériels et fonciers) et de services au culte funéraire d'un dignitairel.

E
~

f

n dépit des variations qui ont affecté son iconographie au fil du temps, le tombeau égyptien présente à toutes les
époques de l'histoire pharaonique une constante du point

* Cet article est tiré d'un chapitre de ma thèse de doctorat en histoire du droit intitulée «La famille égyptienne sous l'Ancien et le Moyen Empire: aspects structurels, sociaux et juridiques ». Cette thèse a été soutenue le 20 décembre 2003 à l'Université de La Rochelle. 1 Sur tous ces aspects, et en particulier sur la différence entre le çJt(domaine privé) et le pr-çJt (bénéfice foncier), qui ne sera qu'esquissée ici, cf. B. MENU,Recherches I, p. 5961 ; ead., Recherches II, p. 127, 158, 164-166.

Burt Kasparian

çJt (djet), un La dotation ainsi constituée prend le nom de terme dont le sens premier (<< durée continue, continuelle») indique que la « fondation funéraire» a vocation à fonctionner à perpétuité2. pr-çJt (per-djet), que l'on trouve également Le terme mentionné dans les tombes, désigne quant à lui un domaine accordé intuitu personae par le roi à un haut fonctionnaire pour son entretien, qui est devenu progressivement héréditaire et dont une partie des revenus était affectée au service cultuel du fonctionnaire à sa mort3. Dans le
Les Égyptiens connaissaient deux notions pour exprimer le temps: nl:zl:z, concept un associé au temps cyclique (cf. le lever d'un nouveau jour, qui correspond au cycle de la renaissance, lequel se caractérise par une spirale de répétitions et de renaissances infinies) et çjt, le temps linéaire. On considère souvent que la notion nl:zl:z dynamique est et la notion çjt statique, connotant respectivement l'écoulement et la durée du temps. Les deux concepts sont néanmoins complémentaires et se renforcent mutuellement pour définir le temps divin éternel, qui est fait d'une répétition infinie et d'une continuité linéaire (cf. E. HORNUNG,dea into Image, p. 68-69 ; P.A. BOCHI,"Images I of time in ancient Egyptian art", fARCE 31, 1994, p. 56). Pour une utilisation de çJt dans un contexte juridique (exemple d'engagement pour dette dans un papyrus du VIe siècle où le débiteur se présente comme « serviteur pour toujours (c'est-à-dire pour toute la durée de son engagement) » de son créancier), voir B. MENU, "La question de l'esclavage dans l'Égypte pharaonique", Droit et Cultures 39,2000, p. 77. 3 Il est important de signaler que le mot çjt est attesté depuis les Textes des Pyramides avec le sens de « Leib », « Korper » (Wb V, 503, 10) et peut donc être identifié dans le contexte qui nous intéresse avec la notion de corps, de chair de la personne, en exprimant une appartenance privative (cf. B. MENU,Recherches I, p. 59 = B. MENU, 1. HARARI,"La notion de propriété privée dans l'Ancien Empire égyptien", CRIPEL 2, 1974, p. 142-43 ; J.J. PEREPELKIN, Privateigentum, avec un inventaire exhaustif des attestations du mot çjt dans les textes juridiques de l'Ancien Empire; voir aussi K. GÔDECKEN, a particulièrement développé la notion de pr-çjt comme institutionqui sans toutefois la différencier clairement du çJt- et insisté sur son caractère privatif: Inschriften des Meten, p. 159, n. 158, p. 312-313, 321-322). L'idée d'une transmission héréditaire du droit d'exploitation des domaines (ou d'une partie des domaines) constituant le pr-çjt, qui aurait été reconnue au fil du temps, est contenue en germe dans les noms qui leur sont donnés (sur ces noms, cf. H. JACQUET-GORDON, Domaines funéraires): il arrive en effet que l'on trouve dans la tombe du fils le nom d'un domaine ayant été attribué à son père ou portant le nom de son père (ex. : Grgt-8pssk3f-'nb, «La Fondation de Shepsèskafânkh », dans la tombe d'Iyméry: K. WEEKS, GM 5, fig. 32 et p. 40). 14
2

~

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Parentéfictive et service cultuel sous l'Ancien Empire égyptien: la question du sen-djet contexte funéraire, les deux termes se recouvrent parfois, et cela s'explique par le fait que la sépulture est un espace où les activités terrestres et posthumes du défunt se mêlent et se confondent, lui permettant ainsi de recevoir simultanément les revenus issus de son prçjt et ceux provenant de sa dotation funéraire proprement dite. À titre d'exemple, on citera ces deux légendes, qui visent chacune une procession de porteurs d'offrandes dans la tombe d'Idou (VIe dynastie) à Giza (G 7102)4 :

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int nçJt-l:zrrnpt nbt bt nb(t) nlrt in msw f sl:zçJ( I:zm( )-k~ w) w [... rm!] nw çJtfn im~bw br n!r-'~ Idw «Apporter les bienfaits annuels ainsi que toute bonne chose par ses enfants, les inspecteurs des serviteurs du ka [... et les gens] de son fit pour le pensionné auprès du Grand Dieu, Idou »5

et

j::i~~+~~~ r 1\<==>~~ ~Qj;~ j=~1\ @@@::~t+QT~~:Œ~~~
int nflt-I:zr n ss '(w) (nw) nswt blt-I:zrimy-r~ ss(w) mrt Idw innw m niwwtf n t~-Ml:zwSm'w in I:zmw-k~f n pr-flt «Apporter les bienfaits pour le scribe des documents royaux "en la présence", le chef des scribes des dépendants agricoles Idou; ce qui est apporté de ses villages de Basse et de Haute Égypte par ses serviteurs du ka du pr-flt (bénéfice foncier) »6.

TI est question d'« enfants », d'« inspecteurs des serviteurs du ka » et de «gens» dans la première de ces deux inscriptions. Ce type de légende est fréquent dans les sépultures de l'Ancien Empire et d'autres
4

W.K. SIMPSON, Qar and Idu, p. 19-31. 5 Ibid., fig. 41 et p. 28. 6 Ibid., fig. 39 et p. 27. 15

Burt Kasparian

termes sont souvent employés pour désigner les figures de porteurs d'offrandes qui composent les processions: snw, «frères », /:zmw-k~, « serviteurs du ka », bryw-/:zbwt,«prêtres ritualistes », mrt, « dépendants agricoles », etc7. Tous ces personnages sont clairement liés au dt (ou au pr-dt) et par là-même au défunt8 : quoique différenciés, ils forment un collectif d'individus réunis dans un but commun, qui consiste en l'accomplissement du culte funéraire. La dotation funéraire inclut donc des biens matériels et des individus attachés au service cultuel, apparentés ou non au propriétaire de la tombe, auxquels il convient d'ajouter le personnel affecté au travail de la terre et le bétail qui fait partie de l'exploitation agricole. Dans le cas d'Idou, il ne fait aucun doute que les « enfants» visés sont les siens, mais lorsque le génitif, direct ou indirect, rattache expressément le terme dt au terme msw (enfants), les certitudes disparaissent, comme c'est le cas à l'analyse de la stèle fausse porte de Médounéfer, où on lit la mention mswf nw dt, «ses enfants de la dotation funéraire» à côté de la représentation de trois personnages
E.g. (VIe dynastie) : Tombe de Pépi-ânkh!Hénikem à Meir (Meir A2) : sbpt stpt in msw snwf I:zmw-k?nw gt, « apporter une patte de bœuf par les enfants de ses frères et les serviteurs du ka de sa dotation funéraire» (A.M. BLACKMAN, Meir V, pl. XXIX) ; tombe de Khounouekh à Qouseir el-Amarna: sopt ngt-I:zrin mswfin snwfin I:zIs3wfin mrtf nt pr-çjt in I:zmw-k? pr-gt, « apporter les dons par ses enfants, par ses frères, par nw ses administrateurs, par ses dépendants agricoles de son domaine foncier et par les serviteurs du ka de son domaine foncier» (A. El KHOULI,N. KANAWATI, useir elQ Amarna, pl. 41 et p. 54) ; tombe d'ItétilShédou à Deshasha : m33 [...] nf m I:zb nb nfr hrw nb in [ms]wf snwf I:zmw-k?nw pr n gtf, « voir [les offrandes qui sont apportées] à lui en chaque belle fête, chaque jour, par ses [enfants], ses frères et les serviteurs du ka de son domaine foncier» (N. KANAWATI, McFARLANE,Deshasha, pl. 52 et p. 55). A. 8 L'expression la plus simple de ce lien de dépendance, d'attachement à la personne du propriétaire de la tombe, consiste dans le titre n(y)-gt(f), « celui qui appartient à la (sa) dotation », le «serviteur privé », 1'« officiant de la dotation funéraire» (D. JONES, Titles, n° 1767, p. 475; B. MENU, Recherches II, p. 220; ex. dans G. JEQUIER, Tombeaux de particuliers, fig. 116, p. 101; N. KANAwATI, El-Hawawish, fig. 1). L'étude du terme gt comme désignation d'une personne a conduit P. Posener-Krieger à remarquer que le gt, dont le rang social pouvait être assez élevé sous l'Ancien Empire, avait, du vivant de l'individu au service duquel il était placé, la capacité d'un représentant (P. POSENER-KRIEGER, Archives de Néferirkarê, p. 49, n. 2, et p. 586587). 16
7

Parenté fictive et service cultuel sous l'Ancien Empire égyptien:

la question du sen-djet

respectivement désignés comme ss pr-mçj~t nlr Tiw, «le scribe de la maison des archives du dieu Tiou », ss pr-mçj~t lftp, «le scribe de la maison des archives du dieu Hotep », et ss pr-mçj~t nlr Spss-nswt, «le scribe de la maison des archives du dieu Shepsèsnésout »9. Le recours au vocabulaire de la parenté pour exprimer des relations qui n'ont pas un caractère familial mais s'inscrivent dans l'organisation sociale du travail est commun à de nombreuses sociétés 10, et les Égyptiens ont eux-mêmes adopté cette terminologie pour caractériser des situations relationnelles qu'ils souhaitaient encadrer, renforcer ou préserver sur le mode des rapports existant, en ligne directe ou collatérale, au sein de la famille. Le contexte funéraire est l'un des cadres privilégiés d'un tel recours, et la fiction du lien du sang ainsi créé se greffe sur celle des relations que le propriétaire de la tombe continue à entretenir avec son entourage par delà la mort. Tous les termes du vocabulaire de la parenté égyptienne ne sont pourtant pas employés avec la même fréquence et certains sont d'ailleurs complètement exclus: c'est le cas du terme it, « père », et - à une seule exception près - du terme mwt, «mère », qui n'apparaissent jamais associés au mot çjt, le terme s~/s~t-çjt, «fils/fille de la dotation funéraire », étant quant à lui rarement attesté Il. À vrai dire,
9 Musée du Caire CGC 57123 : S. CURTO, El-Ghiza, pl. 32. On remarquera ici que le terme çjt est complété par le signe n. Cette graphie particulière, où le signe de l'eau (= le phonème n) remplace le signe-déterminatif de la terre, se retrouve sur plusieurs monuments, comme le montre le tableau n° 1. La tombe de Pehnouka, où les deux graphies sont attestées, révèle qu'il n'y a pas lieu de faire de distinction entre elles, le terme ayant le même sens dans les deux cas, et J.J. Perepelkin a sans doute raison de considérer que le signe de la terre n'étant ici qu'« un tribut payé aux règles de l'écriture », il a pu engendrer de la confusion dans l'esprit des scribes - habitués à l'écriture cursive - qui l'ont inscrit dans la pierre (op. cit., p. 243). 10Dans l'Égypte actuelle notamment, il n'est pas rare qu'un entrepreneur se considère comme le père de ses employés. Cela renforce l'identité qu'il conçoit pour lui-même. Le recours aux vocables de la parenté permet de renforcer d'autres liens que familiaux (qu'ils soient sociaux, politiques ou économiques). Le phénomène est répandu et se rencontre indifféremment dans les bureaux, les groupes religieux, les universités, et dans le cadre d'institutions et organisations très diverses (A.B. RUCR, Family in Contemporary Egypt, The American University in Cairo Press (3e éd.), Le Caire, 1988, p.43-44). Il La seule attestation d'une association entre les termes mwt et çjt figure sur un linteau en calcaire conservé au Staatliche Sammlung Agyptischer Kunst de Münich (inv. 1?

Burt Kasparian

c'est la relation de collatéralité qui est le plus souvent exprimée et pour laquelle nous sommes le mieux documentés. Les attestations du tenne composé ~ sn-dt (sen-djet), que l'on pourrait traduire par « frère de la dotation funéraire» 12,sont au nombre
n° GI.295.): on lit mwtf nt çJtf Nfri, «sa mère de sa dotation funéraire Néféri » (A.O. BOLSHAKOV, "mw.tf n(j).t çJ.tf - "HIS OWN MOTHER"", GM 141, 1994, p. 3942). Le terme s3/s3t çJtest quant à lui attesté sur trois monuments: la stèle fausse porte CGC 1417 (L. BORCHARDT, Denkmaler I, p. 89-91, pl. 20 : /:lmtf s3t-çJtlfm-3bt, «sa femme, la fille de la dotation funéraire Hemakhet » - il ne s'agit pas de l'épouse du dédicataire de la stèle, Hem-Min, mais du serviteur du ka Râ-hotep figuré au-dessus d'elle), une table d'offrandes de la Collection Petrie décernée au s3 n çJtPt/:l-/:ltp,«le fils de la dotation funéraire Ptah-hotep » (H.M. STEWART, gyptian Stelae II, pl. 37.4) E et un fragment de provenance incertaine sur lequel trois personnages sont représentés, deux scribes précédés d'un homme tenant un sceptre et désigné comme s3f çJts3b ss Tnti, «son fils de la dotation funéraire, le dignitaire-sab et scribe Tjenti» (N. STRUDWICK, Three Monuments of Old Kingdom Treasury Officials", lEA 71, " 1985, p. 45-46, pl. IV.3). Tous ces exemples datent de la Ve dynastie. On peut ajouter une variante, attestée sur la dalle en calcaire qui surmonte la fausse porte de Méry-Rânéfer I Qar (Caire JE 43370), où l'un des officiants figurés face au défunt est désigné comme s3f pr-çjt bry-/:lbtf(3r, « son fils du pr-çjt, le prêtre-lecteur Qar ». Sur le modèle de la stèle de Médounéfer, on trouve aussi l'expression ms-çjt utilisée pour désigner un personnage représenté sur une fausse porte du mastaba de Seshathotep à Giza: msf çJt /:lm-k3 \nb-m-\-k3.i, «son enfant de la dotation funéraire, le serviteur du ka Ânkhmâkai » (JG II, p. 194 et fig. 28). Cette désignation est également présente sur le mur sud de la tombe de Ouhemka (H. KAYSER, hemka, p. 32). Le terme /:lmt-çjt, U «épouse de la dotation funéraire », se rencontre seulement trois fois, les deux premières attestations datant de l'Ancien Empire (II L. BORCHARDT, enkmaler I, D CGC 1495, p.200 et pl. 43 : /:lmt-çjtl\t-ib; 21 Nyânkh-Hathor - /:lmtf çjt - dans la tombe inédite du « chef de domaine» Néfertjès à Giza, dans la nécropole des ouvriers), la troisième de la Première Période Intermédiaire (J. CERNY,"The stela of Merer in Cracow", lEA 47, 1961, p. 7,1. 14 : /:lmtf mrtf nt çJtDmi-s.n.i, «sa femme qu'il aime de la dotation funéraire, Démiséni »). Il est important de souligner que dans tous ces cas, le terme de parenté associé au mot dt n'est concurrencé par aucun autre, sauf chez Ouhemka, où l'on rencontre un « frère» du dt et des « enfants» du dt. 12 C'est là la traduction la plus communément admise, bien q~' elle ne fasse pas l'unanimité. Elle est ainsi retenue par H. JUNKER (JG II, p. 194; JG III, p. 6), W. HELCK("Wirtschaftliche Bemerkungen zum privaten Grabbesitz im Alten Reich", MDAIK 14, 1956, p. 67) et T. MRSICH(LA.I, col. 1250), qui rendent le terme par « Stiftungsbruder », le Worterbuch prêtant quant à lui une valeur générique au mot, qui servirait à désigner les «Angehorige im Totendienst» (Wb IV, 152, 2-3). Des 18

Parentéfictive et service cultuelsous l'Ancien Empire égyptien: la questiondu sen-djet d'une quarantaine13, et leur caractéristique première est d'être toutes circonscrites dans l'espace et dans le temps: on les rencontre en effet essentiellement dans les nécropoles memphites14 (Giza et Saqqara) sous la Ve et la Vr dynasties (malgré une attestation datant du milieu de la Ne dynastie), avec une nette concentration des sources sous la Ve dynastie. Le sn-çjt est la figure emblématique par excellence des relations de parenté fictive que pouvaient concevoir les Égyptiens sous l'Ancien Empire. Bien qu'un assez large consensus au sein de la communauté égyptologique tende à reconnaître au sn-çjt la mission de veiller au bon fonctionnement du culte funéraire d'un particulier, la fonction exacte que recouvre le titre reste très controversée, la combinaison des termes sn et çjt rendant difficile l'appréhension de cette désignation particulière. Les positions les plus diverses ont ainsi été exprimées question. Selon H. Junker15, le sn-çJt, en tant que «compagnon sur la de la

traductions plus précises ont été proposées, qui s'écartent peu ou prou de celle littérale que nous retenons à la suite des auteurs susnommés: «tomb-partner» (HG II, p. 202), «Bruder (...) in Bezug auf den zugewiesenen Besitz » (K.B. GODECKEN, Inschriften des Meten, p. 383 n.49), «eigener Bruder» (J.J. PEREPELKIN,Privateigentum, p. 71), « frère-gérant» (I. HARARI, "Nature de la stèle de donation de fonction du roi Ahmôsis à la reine Ahmès-Néfertari", ASAE 56,1959, p. 165), «gérant "en second" du domaine funéraire» (B. MENU, Recherches I, p. 66). Quoique nous retenions le sens de « frère» pour sn, nous garderons à l'esprit dans notre analyse du titre la signification de « second» proposée par B. MENU, car le terme pourrait être une contraction de sn-nw, «l'autre, le second, le semblable»: Wb IV, 149, 1, 8 ; AnLex III, 79.2601. Le terme sn-nw est employé dans des contextes très divers, mais toujours en relation avec une personne avec laquelle une comparaison est envisagée (ex. : Sinouhé, B47 : n!r pw grt nn sn-nw f, « c'est certes un dieu qui n'a pas son pareil» ; Hat. Gr. 22, 1. 2-3 : ir m wn.i m brd wn(.n).i m smr m s n r'bnwty n(n) sn-nwf, «déjà lorsque j'étais enfant, j'étais un compagnon et un homme de l'Intérieur sans égal »). Notons que l'anthroponyme Sn-nw est courant sous l'Ancien Empire (PN I, 310, 21). 13 Cf. tableau n° 1. 14 Une exception cependant, si l'on se fie à une inscription relevée par A. Bey Kamal dans la tombe d'un certain liméri à Gebel-el-Teyr, où il est question d'une sn(t)-çJt qui est dite nbt im3b br, «pensionnée auprès de » (la préposition br, «auprès de », est suivie d'un curieux nom de femme, non régertorié par E. RANKE dans Die agyptische Personennamen, dont la graphie est el-Teyr", ASAE 4,1903, p. 87. 15JG II, p. 194 ; JG III, p. 7.

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19

Burt Kasparian

tombe », jouissait d'un statut privilégié l'autorisant à être représenté aux côtés du défunt et à bénéficier pour partie des offrandes apportées dans le cadre du culte funéraire. Pour B. Grdseloff16, il s'agirait d'un «frère de maison », qui partageait comme «copropriétaire» les droits patrimoniaux du défunt (y compris de son vivant) et dont les liens économiques et moraux l'unissant à son protecteur étaient destinés à subsister après la mort de celui-ci. W. Helck1? considère pour sa part que le sn-dt avait une mission précise: veiller à l'équipement de la tombe et superviser l'office des serviteurs du ka du domaine funéraire en l'absence de proche parent apte à le faire. Cette idée que le sn-dt pouvait exercer une fonction de ~érant a été reprise par plusieurs auteurs (H. Goedicke18, T. Mrsich1 et, en dernier lieu, W. Boochs2o), qui ont construit leur définition du titre autour du terme sn, « frère », et ont ainsi proposé de considérer que le sn-dt était un administrateur en charge des intérêts de la veuve et des enfants mineurs, dont la mission première était de procéder à l'enterrement du défunt. Dans un esprit tout autre, J.J. Perepelkin21 (dont la position a été reprise récemment par A.a. Bolshakov22) s'attache quant à lui à l'élément dt du titre pour voir dans le sn-dt un véritable frère du défunt, suivant l'idée que le mot dt signifie «en propre », mais il n'en tire pas de conclusions précises sur son statut juridique et l'on peut tout juste deviner qu'il envisage une dépendance d'ordre économique. La diversité des définitions proposées est déconcertante et l'on comprend la perplexité de Y. Harpur qui, dans sa publication portant sur l'iconographie des tombes de Khâf-Râ-ânkh et Itéti, s'est intéressée à la désignation et en a relevé de manière rigoureuse les attestations

B. GRDSELOFF, "Deux inscriptions juridiques de l'Ancien Empire", ASAE 42, 1943, p. 47.
17W. HELCK, lac. cita 18 H. GOEDICKE, Rechtsinschriften, p. 128. 19 T. MRSICH, lac. cit. 20W. BOOCHS, "Zur Funktion des sn 4t", VA 1, 1985, p. 7. 21 J.J. PEREPELKIN, lac. cita 22 A.a. BOLSHAKOV, op. cit., p. 40. 20

16

Parenté fictive et service cultuel sous l'Ancien Empire égyptien: la question du sen-djet

lapidaires, mais s'est abstenue de donner une définition générale de la fonction23. La compréhension du titre suppose en réalité la prise en considération et la confrontation de toutes les sources disponibles (textuelles et iconographiques). Cette démarche est celle que nous retiendrons ici, sans perdre de vue le fait que le génitif çjt complète également - même si les attestations sont rares - les termes S5/S5t, « fils/fille », et ms, «enfant », car les problèmes de ces différentes désignations sont intrinsèquement liés. Après avoir présenté le sn-çjt dans son contexte iconographique et essayé de répondre aux premières questions que le terme soulève (principalement celle de l'identité de la personne qui reçoit cette désignation) (I), nous aborderons très précisément le problème de la fonction qu'il occupait et de la condition qui était la sienne au sein de la dotation funéraire (II).

23

Y. HARPUR,"Two Old Kingdom Tombs at Giza", lEA 67, 1981, p. 24-35. 21

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