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ORUNO D. LARA
LanaissanceduPanafricanisme
Les racines caraïbes, américaines e et africaines du mouvement au XIX siècle
25/06/15 15:31
LA NAISSANCEDUPANAF RICANISME
ORUNO D. LARA LA NAISSANCEDUPANAF RICANISMELes racines caraïbes, américaines e et africaines du mouvement au XIX siècle
Réédition de l’ouvrage paru en 2000 à Paris, É ditions Maisonneuve et Larose Ouvrage publié avec le concours du CE NTRE DE RE CHE RCHE S CARAÏBE SAMÉ RIQUE S – CE RCAM, orunodlaracercamleblog © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06916-6 EAN : 9782343069166
Préface à la réédition 2015
Dès ma naissance à BasseTerre, rue Baudot, près de la rue du Sable, la présence à mes côtés, invisible, de Moïse LARA, mon arrièregrand père, Nègre esclave né en Guadeloupe, a joué un rôle décisif dans ma vie. L’entrée en scène de cet ancêtre, près de mon berceau, s’effectue sous l’enchantement de ma grandmère, Agathe LARARÉ ACHE , la veuve d’Oruno LARA, une poétesse de talent. Depuis la disparition en 1924 de son mari engagé volontaire dans la Grande G uerre en août 1914, démobilisé en octobre 1919, Agathe RÉ ACHE était devenue la gardienne de la Mémoire familiale. Je l’entends encore de sa voix douce, évoquer le Passé de notre famille. C’est elle qui m’apprend l’existence de Moïse, Nègre créole né en 1822, fils de Berthilde, elle aussi Négresse créole, tous les deux esclaves en Guadeloupe dès leur naissance. Berthilde, à sa sortie de l’esclavage en 1848, cherche vainement son fils Moïse LARA et ne le retrouve qu’en 1855 à PointeàPitre pour le reconnaître officiellement devant l’état civil et le notaire. Moïse LARA a eu un fils, Sully Moïse II, avec É lisabeth LORIE NT et quatre enfants avec son épouse Amélie PÉ DURAND : HildevertAdolphe, Oruno, Augereau et une fille, Néolie, qui épouse Ferlande RINALDO, maire de GrandBourg (MarieGalante). C’est aussi ma grandmère qui me confie, très tôt  j’avais à peine dix ans  les papiers militaires de son mari Oruno LARA  dont son livret de soldat créole qui retrace son itinéraire de 1914 à 1919 , ses précieuses reliques (des lettres d’Oruno, des poèmes, son journal, ses manuscrits). Pourquoi m’atelle remis de si précieux documents, au lieu de les transmettre à ses deux fils, mon père ingénieur et mon oncle, avocat ? Ces papiers de famille, ces informations que me léguait ma grandmère, ont orienté ma vie vers l’Histoire et d’abord vers l’Afrique où se trouvaient les réponses aux questions que je posais. Avant moi, deux hommes, des Caribans  je n’en vois pas d’autres  Henri JE AN LOUIS BAGHIO’O de Guadeloupe, Vincent GANTY de Guyane, sont allés en Afrique, chercher eux aussi des réponses aux questions qu’ils se posaient
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