La Pérouse...Et après

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La Pérouse fut nommé par Louis XVI chef de l'expédition de découverte autour du monde. L'expédition quitta Brest en 1785. En 1788 les deux navires, pris dans une violente tempête, se fracassèrent sur les récifs de Vanikoro (îles Salomon). Aucun survivant ne fut retrouvé dans les années qui suivirent le drame. Pourtant, cinq années après le naufrage, selon la tradition orale indigène, des rescapés auraient survécu et quitté l'île sur des embarcations. Ce livre expose l'état actuel des recherches et des derniers indices sur la disparition de La Pérouse.
Publié le : dimanche 1 mai 2011
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EAN13 : 9782336250014
Nombre de pages : 146
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LAPÉROUSE…ETAPRÈSDumêmeauteur:
Les quatre rues (Nouvelles),EditionsBénévent
La garde-malade(Roman),EditionsEdilivre,Paris.
©L’Harmattan,2011
5-7,ruedel’École-polytechnique ;75005Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN :978-2-296-54478- 9
EAN:9782296544789JeanGuillou
LAPÉROUSE…ETAPRÈS
Dernièresnouvellesdumystère
del’Astrolabe
Lettresdu Pacifique
_____33_____Lettres dd uu Pacifique
Collection dirigée par Hélène Colombani
ConConservateurservateur en chef des bibliothèques (AENSB),
Chargée de mission pour le Livre en Nouvelle-Calédonie,
DélDéléguéguéeée dede lala SocSociétéiété desdes PoèPoètes tes FraFrançais,nçais, socsociétaireiétaire dede lala SSGDL.GDL.
Cette collection a pour objet de publier ou rééditer des textes (romans,
essais, théâtre ou poésie), d’auteurs contemporains ou classiques du
Pacifique Sud, ainsi que des études sur les littératures modernes, les
traditions orales océaniennes (mythologies, contes et chants), ou les
Scienceshumaines.
Contact : helsav@mls.nc
DéjàDéjà parusparus dansdans lala collecticollectionon
N°1-H Hé élène SAVOIE,Les Terres de la demi-lune. Nouvelles, 2005.
N°2 –Dany DALMAYRAC,L’Île monde. Nouvelles, 2005.
N°3- LE CERCLE DES AUTEURS DU PACIFIQUE,Du Rocher à la
voile. Recueil de récits et nouvellesdes auteurs du CAP, 2006.
N°4- Christian NAVISAVIS, Mystérieuses Civilisations du pacifique,
2005. No 20, Eurasie-Pacifique, archéologies interdites,.
N°5- Dominique CADILHAC, Les Montagnes du Pacifique,
roman, préfaced’HélèneColombani, 2006.
N°6 et 13 – JoëlJoël PAPAULUL, Coup de soleil sur le Caillou. Nouvelles,
2006.Le «Calédonien », roman, 2008.
N°7–D Dr.Karinr.Karin SPEEDY, Colons, créoles et coolies. L’immigration
réunionnaise en Nouvelle-Calédonie (XIXe siècle) (Université de
NSW), préfaceDr Bernard Brou, 2007.
N°8–AAlainlain JAY, Quel ennui !Essaiphilosophique, 2007.
N°9-G Gilbertilbert THONG, Show Pacifique. (Manou et nœud papillon),
préfacedeMarie-ClaudeTjibaou,2007.
N°10 – Nathaliealie MMRGUDOVIC, La France dans le Pacifique Sud.
PréfacedeMichel Rocard, 2008.
N°11-R Régineégine REYNE, L’œil en coulisses,préfaceAnnieCordy.
N°12-IIsabellesabelle AUGUSTE, L’administration des affaires aborigènes
en Australie.UniversitéCanberra/Réunion, 2008.N°14-JJerryerry DELATHIERE, Negropo rive gauche, roman des
« colons du café»,préfaceHélène Colombani, 2008,
No15-Camille COLDREY, l’irruption de la langue Tahitienne
dans les Immémoriaux de Segalen,2008
No16 -PPrr John DUNMORE, L’épopée tragique:le Voyage de
Surville, 1769(traduit del’anglais NZ) Best book prize. 2009
No17- Hélè ne SAVOIE, Half moon lands,Nouvelles traduites et
commentées (Anglais) par le Dr Kare n Speedy, (Australie) préface
duPr.RenéBourgeois,2009
N°18-AAnnicknnick LeLe BOURBOURLOTLOT, Chaque nuage est nimbé de
lumière, roman, 2009.
No19–GGérardérard DEVEZE, Histoires fantastiques de Nouvelle-
Calédonie, Vol.1. Le boucan, Nouvelles, 2009.
No 31- volume 2. Promenons nous au Koghi,2010.
No 21-Julien ALIALI, Veriduria 2011,roman,2009.
No 22-A Alexalexa ndre JUSTER,La Transgression verbale en Océanie:
préfaced’EmmanuelTjibaou (ADCK),2009.
No 23-F Frédrédéric MARIOTTI-Angleviel-, De la vendetta en
Nouvelle-Calédonie (Paul Louis Mariotti), biographie,2010.
No 24 – Agnès LOUISON, L’ami posthume, (voyage insolite dans
la brousse calédonienne), récit, 2010.
No 25 -DDORAORA, Deuxième chance, roman fantastique,2010.
No 26-Florencece FERMENNTT MEARMEAR,Pour la défense de la langue
tahitienne, bilan etperspectives, 2010.
No27–Isabelle FLAMAND, Les Rescapés,roman, 2010.
No 28 –Philippe GODARD, Le drame du Batavia, 2010.
No 29-PPrr JoJohnhn RAM SSLALANDND, Les Gardiens de la terre (premiers
contactsdeseuropéens etdes aborigènes, 2010.
No 32-A APANA.PANA. Les Racines au bout de la branche, roman
calédonien,préfacede Fote Trolueet duRPApikaoua,2010.
No 33- L.DEDRYVER, Neeminah, légende de Tasmanie,2010.
Paru (Hors collection)
HéHéllè ne SAVOIE, L’île aux étoiles (nocturne australien), roman,
2010.Bibliographie dede JeanJean GuillouGuillou
Livres publiés aux E ditions de l'Etrave (Verrières)
Dansl'ordredeparutionchronologique:
- Moi Jean Guillou, Second Chirurgien de l'Astrolabe,1999
- Peter Dillon, Capitaine des mers du Sud,2000
- L'Odyssée d'Ann Smith,2002
- Aventures dans les mers du Sud,2003
- Des jalons de l'histoire,2004
- Échos du grand océan,2006
- Sarmiento de Gamboa,2006
- Les mers du sud m'ont raconté...,2008
Ouvrages collectifs :
Du Rocher à la voile, recueil de récits et nouvelles des écrivains du Cercle
des Auteurs du Pacifique, (CAP), Collection «Lettres du Pacifique», éd.
L’Harmattan,préfaced’HélèneColombani,2006.
Livre traduit en français :
L'archipel des fantômes en colère de Hugh Edwards, Editions France-
Empire,1989
Nombreux articles sur l’histoire maritime du Pacifique parus in La
Revue Maritime, et le Bulletin de la Société des Etudes Historiques de
Nouvelle-Calédonie (SEH),sousla présidence du DrBernard Brou.
Articles de Presse consacrés aux livres de Jean Guillou :
- in: Les Nouvelles Calédoniennes, présentation par Hélène Colombani de
l’œuvre de Jean Guillou, avec des extraits du livre - Aventures dans les
mers du Sud, publié dans la La Page littéraire de la Missionpour le Livre
deNouvelle-Calédonie, en2004.
- in revue Altitudes, Présentation par Hélène Colombani des livres:
Sarmiento de Gamboa et Les mers du sud m'ont raconté..., Nouméa 2006
et2008.Remerciements
L’auteur remercie :
- Pierre Voisin et René Guenerie pour la mise en
forme de ce livre
- Andrey Epatko pour la communication de
nombreux documents
- Le Professeur James Fairhead pour sa
documentation
- HélèneColombani, chargée de la Mission Livre du
Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, pour avoir
fait paraître cet ouvrage dans sa collection, et pour
son soutien.Introduction
Vers le milieu de l’année 1788, l’expédition autour
du monde du grand marin français La Pérouse avec ses
deux navires laBoussole et l’Astrolabe s’est brisée sur les
récifs de l’île de Vanikoro dans l’archipel des îles
Salomon.
Le voyage de La Pérouse avait pour but de rechercher s’il
restait encore des îles non découvertes après les trois
voyages du capitaine anglaisCook et de se documenter sur
un possible commerce de fourrures avec les pays situés au
nord de l’océan Pacifique.
Des investigations sur le lieu du naufrage dans l’île
de Vanikoro de 1981 à 2008 ont démontré qu’il y a eu des
survivants et que ceux-ci auraient construit une ou
plusieurs embarcations de survie et mis en état de
navigabilité une ou deux autres. Toutes ces embarcations
ont disparu. Depuis l’Amiral d’Entrecasteaux en 1793
jusqu’à nos jours, les recherches des traces laissées par les
rescapés du naufrage de Vanikoro sont restées vaines. Les
prospections sous-marines opiniâtres sur les épaves de la
Boussol e et de l’Astrolabe ainsi que les études menées à
terre par l’association Salomon de Nouméa ont mis au jour
bon nombre d’objets mais aucun élément n’a permis
d’anticiper sur la destination finale envisagée par les
naufragés. Cependant, compte tenu de la conception
élémentaire des gréements de leurs canots de survie, leur
course ne pouvait suivre que la direction des vents
portants : c'est-à-dire vers le nord-ouest. Des indices
recueillis par l’auteur au cours de l’un de ses voyages en
mer de Bismarck laissent à penser qu’un certain Simon
Lavo, chirurgien à bord de l’Astrolabe, aurait été au
nombre des survivants, ils sont révélés dans cet ouvrage.
Il apparaît que la vie et le sort de Fleuriot de
Langle, commandant de l’Astrolabe, sont en général très
9peu évoqués dans l’histoire. Avec l’aide de Jean-Claude
Thomas originaire de QuemperGuézenec, commeFleuriot
de Langle, un chapitre est consacré à cet oubli. Le titre de
ce livre peut surprendre. Des situations ou évènements
survenus à cette époque méritent d’être évoqués.Bien que
ne concernant pas directement La Pérouse, ils couvrent la
période du début du XIXème siècle qui a vu l’essor de la
navigation.
En 1789, quatre ans après le voyage de La Pérouse,
l’Espagne tenta d’occuper la côte Nord Ouest de
l’Amérique et d’étendre ses frontières coloniales vers le
Nord. C’est le capitaine Malaspina qui en fut chargé. Il
suivit en partie la route maritime de La Pérouse. Les
soixante deux mois d’activité maritime et scientifique de
ce valeureux capitaine méritent d’être comparés au périple
deLa Pérouse.
Le naufrage de l’expédition La Pérouse et le sort
des rescapés après Vanikoro en 1788 sont restés inconnus
depuis plus de deux siècles. Puisse cet ouvrage contribuer
à poursuivre une quête qui ne devrait pas s’interrompre.
10CHAPITRE 1
APortdesFrançais,unefamilledurementéprouvée
Lecalmeavantledramedejuillet1786
Avec ses deux navires, la Boussole et l’Astrolabe,
La Pérouse prit le mouillage le 28 mai 1786 à l’île
1Mowée dans l’archipel des îles Sandwich. Cette relâche
fut bénéfique à l’équipage qui se répandit dans la large
prairie s’étalant au pied du volcan dominant la baie.Après
quelques jours, la flotte fit route en direction du Nord, vers
l’Alaska.
L’expédition y toucha terre, fin juin, près du mont
Saint Elias. La marche des bateaux profitait d’un vent
d’ouest-sud-ouest vers ces côtes de l’Alaska auxquelles le
capitaine Cook avait attribué différents noms et dont il
avait fait un relevé sommaire.
Une embarcation de l’Astrolabe dirigée par le lieutenant
2de vaisseau de Monti inspecta la côte et découvrit une
anse abritée des vents qui aurait pu servir à une éventuelle
escale de plusieurs jours de repos pour l’équipage mais
cette option ne fut pas retenue.
Cette anse porte le nom d’Anse de Monti, elle est
située dans la baie de Yakutat. Lors de leur exploration,
les équipages pouvaient contempler le mont Fairweather
qui domine la chaîne à 4663 m, mont ainsi baptisé par le
capitaine Cook car le temps devait être agréable au
moment de son exploration. Les embarcations
découvrirent ensuite une passe qui donnait accès à une
1Actuellement : île de Mauidans l’archipeldesIlesHawaï.
2Anne Georges Augustin de Montiétait lieutenant de vaisseau sur
l’Astrolabe et seconddu commandantPaulAntoineFleuriot deLangle
11vaste baie, cet endroit fut choisi pour y jeter l’ancre et y
séjourner.La Pérouse la baptisa «Baie desFrançais ».
Un mascaret dévastateur dans la passe d’entrée de laBaie
Lituya L’Astrolabe et la Boussole, profitant du courant
dans la passe, jetèrent l’ancre dans la baie près d’un îlot
qui, ultérieurement, prendra le nomd’île duCénotaphe.
La Pérouse baptisa ce lieu Port des Français. Quelques
jours après leur arrivée, trois embarcations, deux
chaloupes et un canot, équipés pour faire des relevés de
sondage furent pris dans les remous d’un mascaret qui se
forme dans la passe.
Le tumulte des vagues engendrées par le fort
courant de jusant mit rapidement en péril les esquifs qui se
remplirent d’eau et se retournèrent. Le canot put sortir de
cette situation mais les hommes des deux chaloupes
chavirées furent emportés par le courant hors de la baie.
Ainsi disparurent 21 membres des équipages dont 6
officiers.
L’escale dans laBaie deFrançais dura 20 jours. Un
monument fait de pierres fut érigé sur l’îlot à l’endroit
même où une bouteille qui contenait une inscription
rédigée par Lamanon (physicien, minéralogiste et
météorologiste de l’expédition) fut enterrée : «A l’entrée
du port ont péri vingt et un braves marins. Qui que vous
soyez, mêlez vos larmes aux nôtres ».
12Baie deLituya
Deuxfrèresdisparaissent
Dans l’état-major de laBoussole se trouvaient deux
officiers qui étaient frères et qui ont disparu dans le
naufrage. Ils s’appelaient : de la Borde Marchainville,
lieutenant de vaisseau et de la Borde Boutervilliers,
enseigne de vaisseau.
13Carrièremaritimed’EdouardJeanJosephdelaBorde
Marchainville
Il entra aux gardes de la Marine àBrest le 1er juin
1776 et embarqua le 18 février 1777 sur le Bien–Aimé
jusqu’au 28 novembre. Nommé Enseigne de vaisseau le
1er avril 1778, il embarqua le même mois sur leGuerrier
dans l’escadre de d’Estaing – victoire de la Grenade (6
juillet 1779)-. Après l’échec du siège de Savannah en
octobre, il débarqua en novembre et se trouva à Rochefort.
Le 14 avril 1780, il embarqua sur la Bretagne, vaisseau
amiral du Chaffault, commandant en chef de l’escadre de
Brest. Le 20 août, il passa sur la frégate l’Aigrett e comme
second, avec de Langle comme commandant, il le suivit
sur la Résolue (campagne enAmérique et auxAntilles) et
rentra en France sur la Concorde en avril 1782. Du 5
novembre 1783 au 19 novembre 1784, il commanda la
corvette la Fauvette à destination de l’Amérique. Il reçut
l’autorisation de se rendre enAngleterre et en Hollande de
mars à juin 1785 pour parfaire son instruction. Il fut
destiné à l’Astrolabe à la demande deDeLangle. Selon les
rapports, il était « grand, blond et fort instruit en matière
de navigation ». Il avait d’ailleurs reçu une lunette de mer
en récompense pour ses derniers examens aux gardes le 23
août 1777.
La Pérouse lui remit son brevet de lieutenant de
vaisseau en avril 1786 pour compter, selon la lettre des
grâces du 26 juin 1785, du jour où l’expédition aurait
doublé le cap Horn. Il devait être décoré de la croix de
Saint Louis le 1er juillet 1787. Hélas, ce marin valeureux
fut avec son frère au nombre des noyés dans la passe du
Port desFrançais le 13 juillet 1786.
14

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