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Le comte de Saillans - 1790-1792

De
186 pages
François-Louis, comte de Saillans (1741-1792) est le chaînon manquant des historiens de la période. Son action aurait pu en effet changer le cours de l'Histoire de France. Son épopée du Midi de la France fut le premier soulèvement contre-révolutionnaire. Elle a joué en contrecoup un rôle décisif dans la mise en accusation de Louis XVI et son exécution. Des documents inédits et de nouveaux éclairages sur le procès de Louis XVI apportent une lecture neuve sur les derniers temps de la Monarchie.
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an
LE CoMTE DE SaiLLanS - 1790-1792 Édouard Ferrand - Bernard Ferrand
LE PrEMiEr CoMba TTanT DE La ConTrE-révoLuTion
LE CoMTE DE SaiLLS - 1790-1792
François-Louis, comte de Saillans (1741-1792) est le chaînon
LE PrEMiEr CoMba TTanTmanquant des historiens de la période. Son action aurait pu en effet
changer le cours de l’Histoire de France. DE La ConTrE-révoLuTion
Son épopée du Midi de la France fut le premier soulèvement
contrerévolutionnaire. Elle a joué en contrecoup un rôle décisif dans la mise
Préface de Jean Tularden accusation de Louis XVI et son exécution.
de l’Institut« Cet offcier émigré prit la tête du troisième camp de Jalès en juillet
1792, avec la volonté de soulever le Midi royaliste et catholique, de
remonter sur Paris en passant par Lyon pour rétablir l’autorité du
roi. Dans le même temps l’armée des Princes envahirait l’Est de la
France », nous explique Jean Tulard.
Cet ouvrage est le résultat de quarante années de recherches dans les
Archives nationales, départementales et dans d’importantes sources
privées.
De précieux documents inédits et de nouveaux éclairages sur le
procès de Louis XVI apportent une lecture neuve sur les derniers
temps de la Monarchie.
Édouard Ferrand est parlementaire, docteur en science politique de
l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et diplômé d’études approfondies
d’histoire contemporaine de l’Université Paris IV Sorbonne.
Bernard Ferrand est chevalier de la Légion d’honneur, offcier du Mérite
agricole et membre honoraire des Sons of the American Revolution.
ISBN 978-2-917232-69-9
SPMPrix : 17 € ÉDITIONS SPM
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Édouard Ferrand
LE CoMTE DE SaiLLS - 1790-1792
Bernard Ferrand
an01_saillans_21-07.indd 1 11/09/17 10:19:5201_saillans_21-07.indd 2 11/09/17 10:19:52Le comte de Saillans
1790-1792
Le premier combattant de la Contre-Révolution
01_saillans_21-07.indd 3 11/09/17 10:19:52Illustration de couverture :
Le comte de Saillans
Huile sur toile non signée de 1783
01_saillans_21-07.indd 4 11/09/17 10:19:52Édouard Ferrand et Bernard Ferrand
Le comte de Saillans
1790-1792
Le premier combattant
de la
Contre-Révolution
Préface de Jean Tulard
de l’Institut
SPM
2017
01_saillans_21-07.indd 5 11/09/17 10:19:52© SPM, 2017
ISBN : 978-2-917232-69-9
Éditions SPM
16, rue des Écoles 75005 Paris
Tél. : 06 86 95 37 06
courriel : lettrage@free.fr - site : editions-spm.fr
DIFFUSION – DISTRIBUTION : L’Harmattan
5-7 rue de l’École-Polytechnique 75005 Paris
Tél. : 01 40 46 79 20 – télécopie : 01 43 25 82 03
site : www.harmattan.fr
01_saillans_21-07.indd 6 11/09/17 10:19:52« Quant à l’insurrection organisée par le comte de
Saillans éclatant en même temps que celle de Vendée
et au moment où les armées allemandes marchaient
sur Paris, elle aurait certainement eu une marche
funeste sur la Révolution si le peuple n’y avait
promptement mis fin. »
Pierre Kropotkine,
La Grande Révolution 1789-1793, Paris, Stock, 1909
01_saillans_21-07.indd 7 11/09/17 10:19:52« À notre tante Magdeleine »
01_saillans_21-07.indd 8 11/09/17 10:19:52PRÉFACE
À lire les histoires de la Contre-Révolution et notamment celle
du doyen Jacques Godechot, le comte de Saillans, l’un de ses chefs,
n’apparaît que comme un personnage secondaire, méritant au mieux
une page rédigée sur un ton condescendant à l’égard d’un combattant
de la cause royaliste médiocre et imprudent, finalement massacré
par des paysans qui refusaient de le suivre. L’ouvrage que j’ai rédigé
chez Perrin, en 1990, sur la Contre-Révolution, donne de Saillans une
image plus favorable mais malheureusement trop superficielle.
C’est le grand intérêt de l’ouvrage d’Édouard Ferrand et
Bernard Ferrand, fruit de nombreuses années de recherches, de
nous offrir une vision précise, détaillée et rigoureuse de l’action
du comte de Saillans.
Cet officier émigré prit la tête du troisième camp de Jalès en
juillet 1792, avec la volonté de soulever le Midi royaliste et
catholique, de remonter sur Paris en passant par Lyon pour rétablir
l’autorité du roi. Dans le même temps l’armée des Princes
envahirait l’Est de la France.
Les raisons de l’échec de Saillans sont parfaitement analysées
par Édouard Ferrand et Bernard Ferrand. Elles sont indépendantes
de sa volonté. Non, il ne fut pas un conspirateur raté et eut, dans
l’épreuve, un comportement admirable.
Pour écrire cette biographie, les auteurs ont consulté les archives
de la famille restées inédites et conservées à Vassy dans l’Yonne,
01_saillans_21-07.indd 9 11/09/17 10:19:5210 Le comte de Saillans
les archives départementales et surtout le carton « Saillans » aux
Archives nationales dans les documents préparatoires à l’acte
d’accusation de Louis XVI.
Saillans a précédé Elbée, Stofflet, Cathelineau, Charette et
autres géants de la Vendée, dans un combat tout autant social
que politique.
Merci à Édouard Ferrand et Bernard Ferrand d’avoir restitué
à Saillans son titre de « premier combattant de la
ContreRévolution ».
Jean Tulard
Membre de l’Académie des Sciences morales et politiques
01_saillans_21-07.indd 10 11/09/17 10:19:52INTRODUCTION
François-Louis, comte de Saillans (1741-1792), a longtemps été
« l’oublié » des historiens de la Contre-Révolution. Presque tout le
monde a un jour ou l’autre entendu parler de Jacques Cathelineau
(1759-1793), de Charles de Bonchamps (1760-1793), de Maurice
d’Elbée (1752-1794), d’Henri de La Rochejacquelein (1772-1794),
du marquis de Lescure (1766-1793) ou encore de François-Athanase
de Charette (1763-1796). Le comte de Saillans pourrait figurer
dans cette liste ; il était leur aîné à tous et l’action qu’il entreprit
en Vivarais un an avant la Vendée, fit de lui le premier
combattant de la Contre-Révolution. En 1793 en Vendée, Bonchamps se
baptisa « Armée chrétienne » et dès la fin du mois de mars on vit
apparaître le nom d’« Armée catholique et romaine » puis bientôt
d’« Armée catholique et royale ». Ces dénominations ne sont pas
originales. En 1792, alors qu’il préparait dans le Midi de la France
une insurrection royaliste, le comte de Saillans avait pris le titre de
1« général de l’armée chrétienne et royale de l’Orient » . On peut
donc penser que le nom donné aux troupes vendéennes a été choisi
un an plus tard dans la continuité de la révolte de Saillans.
Comme eux, Saillans s’insurgea contre une France reniant
Dieu et méprisant la personne du roi, lieutenant de Dieu selon
les principes politiques qui avaient jusqu’alors prévalu dans le
1. Albert Soboul, Dictionnaire de la Révolution française, Paris, PUF, 1989, p. 33.
01_saillans_21-07.indd 11 11/09/17 10:19:5212 Le comte de Saillans
royaume. Comme Charette, il aurait pu dire que le monde installé
par la Révolution et qui entendait élever un autel à l’Homme, à sa
Raison, à ses passions, était un monde « vieux comme le diab’ ».
Un monde qui recommençait le péché d’Adam, en revendiquant
la Liberté sans entrave et l’Égalité qui faisait de l’homme l’égal
de Dieu. Dans l’armée qu’il commandait en Vivarais au nom des
princes, frères de Louis XVI, le comte de Provence et le comte
d’Artois, on était jeune sans qu’il fût question d’âge, car on ne
connaissait que ce qui pour eux devait dépasser les modes
passagères : Dieu et le roi. Dieu vers qui la vie devait s’orienter pour
être digne, et le roi, personne sacrée qui garantissait contre les
puissances matérialistes les libertés de l’âme, de l’esprit, de la
famille et du travail.
En Vivarais en 1792, ils entendaient traduire au plan militaire
ces mots de Balzac dans l’introduction de La comédie humaine :
« J’écris à la lueur de deux vérités éternelles, la Religion et la
Monarchie ». Comme en Vendée et en Bretagne un an après, ces
combattants œuvraient pour la survie de la foi catholique dans
laquelle ils avaient été élevés, mais aussi pour la survie d’une
société temporelle qui fût orientée vers le surnaturel. Ils étaient
bien certains que, malgré ses manques, ses imperfections, ses
défauts, la monarchie permettait cette société et que, justement
pour cela, la Révolution voulait sa perte.
La société d’avant 1789 était une société où la vie était rythmée
par les fêtes religieuses. C’était aussi la soumission à l’ordre
naturel que l’on avait la certitude qu’il fût établi par Dieu dans
sa Création, le respect de la nature dans ses fonctions essentielles,
dans ses permanences, l’acceptation du réel, l’adhésion aux sages
pratiques coutumières et donc le respect de la diversité humaine
que l’on corrigeait par la charité, l’observation de la réalité sociale
avec ses inégalités rendues protectrices au sein des communautés
familiales, paroissiales, régionales, corporatives. Chacun, même si
tous n’avaient pas lu saint Thomas d’Aquin, admettait de s’élever
au Vrai, au Beau, au Bien, au sein de la communauté à laquelle il
01_saillans_21-07.indd 12 11/09/17 10:19:52Introduction 13
appartenait, sachant que son bien particulier était fonction de son
bon ordonnancement au tout.
Si les hommes formés dans cet esprit de chrétienté
n’envisageaient pas un autre régime, ce n’était pas par indigence d’esprit.
De même que leur vie quotidienne était imprégnée de sacré, ils
ne pouvaient concevoir une politique qui en fût détachée. La
personne du roi, un souverain revêtu par la naissance d’une
autorité transcendante pour assurer la paix civile et fédérer les diverses
communautés en vue du bien commun, cela constituait pour eux
l’irremplaçable garantie d’un harmonieux déploiement des
activités de chacun selon ses finalités naturelles et surnaturelles.
La Révolution s’opposait à cet ordre politique. Ayant posé le
principe de la souveraineté de l’individu, elle ne pouvait que
vouloir infuser en chacun une âme d’essence individuelle, en
révolte systématique contre toutes les lois présentées comme
divines et naturelles. C’est pourquoi, il lui fallait changer l’homme,
le « régénérer », le forcer à se plier à l’idéologie libertaire,
égalitariste et humanitariste des principes de 1789. Une telle prétention
revenait à pousser les hommes sous le joug d’une entité dès lors
totalement différente. De graves réactions dans une population
à laquelle on arrachait son univers séculaire prirent alors une
ampleur d’autant plus forte.
Comme devait le dire Alexandre Soljenitsyne le 25 septembre
1993 inaugurant le Mémorial de Lucs-de-Boulogne en Vendée :
De siècle en siècle, les hommes ont fini par se convaincre, à partir de
leur propre malheur, de ce que les révolutions détruisent le caractère
organique de la société, qu’elles ruinent le cours naturel de la vie, qu’elles
annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre
champ aux pires. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste
quelques débrouillards sans scrupules sont causes de morts
innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves,
d’une dégradation durable de la population. La Révolution française
s’est déroulée au nom d’un slogan intrinsèquement contradictoire et
irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté
et égalité tendent à s’exclure mutuellement, sont antagoniques l’une de
01_saillans_21-07.indd 13 11/09/17 10:19:5214 Le comte de Saillans
l’autre ! La liberté détruit l’égalité sociale - c’est même là un des rôles de
la liberté -, tandis que l’égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne
saurait y atteindre. Quant à la fraternité, elle n’est pas de leur famille. Ce
n’est qu’un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions
sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d’ordre spirituel.
Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou
la mort », ce qui en détruisait toute la signification. Jamais, à aucun pays,
je ne pourrais souhaiter de grande Révolution.
eIl est bien vrai que tous les totalitarismes du XX siècle se sont
inspirés de la Révolution française pour entraîner des peuples
jusqu’à « l’abîme de la perdition ». Cette thèse fut notamment
développée par François Furet, un des plus grands historiens de
la Révolution française, pourtant marxiste à l’origine. Les
contrerévolutionnaires, dont le premier en date, le comte de Saillans,
avaient vu venir cette montée en puissance.
Le comte de Saillans, ayant prêté le serment de servir le roi, ne
put supporter que Louis XVI, et sa famille, arrachés à Versailles
dès octobre 1789, fussent en quelque sorte prisonniers dans le
palais des Tuileries à Paris. Ardennais de naissance, Bourguignon
par alliance, François-Louis de Saillans, de petite noblesse et de
grande distinction, devint en quelques mois Vivarois d’adoption au
rythme de ses services dans les garnisons de Pont-Saint-Esprit ou
de Largentière. Ainsi eut-il l’occasion de constater la défiance dans
laquelle les nouveaux maîtres tenaient les paysans de ce Vivarais
ardent et fier dont la Révolution venait de faire le département
des Sources de la Loire avant de le nommer l’Ardèche du nom
d’une rivière magnifique et fougueuse. Le comte de Saillans allait
prendre la tête des insurgés d’ici, et trouver une mort héroïque le
12 juillet 1792 dans la petite bourgade des Vans, à quelques mètres
de la maison où était née Marie-Anne de La Garde de Monjeu,
mère de François-Athanase de Charette.
Cependant, le soulèvement du Camp de Jalès n’avait rien d’une
insurrection sociale. La conspiration Saillans n’était pas d’origine
populaire. « C’est qu’il s’agissait bien ici d’une authentique
conspi01_saillans_21-07.indd 14 11/09/17 10:19:52Introduction 15
1ration contre-révolutionnaire, en lien avec les émigrés » . Cette
action a été le fait des émigrés qui depuis Coblence et Turin
souhaitaient rétablir l’ordre ancien. Saillans était tout sauf un « capitaine
paroisse ». Il exerçait son autorité sur les gens de sa mouvance.
L’unité combattante de Saillans eut une existence permanente,
rassemblant nobles, prêtres, parents, amis et voisins. Elle fut un
adversaire redoutable pour les « Bleus » par la connaissance du
terrain, la cohésion et les choix militaires. Cette insurrection a été
une véritable Contre-Révolution politique fomentée par les frères
du roi comme le confirme la correspondance entre les comtes de
Provence et d’Artois. Dans l’inventaire des pièces recueillies par
la Commission des XXI chargée de préparer l’acte d’accusation
de Louis XVI, vingt pièces sur trente-cinq concernent directement
le camp de Jalès. La conspiration de Saillans joua donc un rôle
essentiel dans la condamnation du roi.
Nous ne pouvons qu’être surpris que certains pans entiers de
notre Histoire de France aient été oubliés de l’histoire officielle.
Le soulèvement de Jalès est un de ces grands absents de l’histoire
de la Révolution française, là où l’Histoire n’a retenu que
l’insurrection sociale vendéenne.
Des informations inédites, notamment la correspondance des
princes avec François-Louis de Saillans, les lettres codées mais
surtout les charges contre-révolutionnaires formulées par la
Commission des XXI chargée de préparer l’acte d’accusation du
roi attestent que ce grand plan devait écrire une autre histoire.
Nous tenons particulièrement à remercier le professeur Jean
Tulard du soutien académique qu’il nous a prodigué et de son
élogieuse préface.
1. Jean Tulard, La Contre-Révolution, origine, histoire, postérité, Paris, Biblis, 2013.
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Au service du roi
« Servir le roi ! ». On a du mal de nos jours à saisir toute la force de
cette expression. Il ne s’agissait évidemment pas d’un service public,
comme celui dans lequel on « fait » aujourd’hui carrière. Le service,
pour les hommes de l’Ancien Régime, était un honneur allant de soi et
l’on se grandissait en l’accomplissant. La personne du roi était l’objet
d’une dévotion quasi surnaturelle ; on le disait le « Premier des rois ».
Aucun souverain ne pouvait lui être comparé, ni pour l’ancienneté
de sa couronne, ni pour l’éclat de son trône, ni pour la justice et la
sainteté de son pouvoir. Il était salué comme le père de la patrie et
comme le bienfaiteur public. « Tout l’État est en lui » écrivait Bossuet
eau XVII siècle « la volonté du peuple est enfermée dans la sienne ;
comme en Dieu est réunie toute perfection et toute vertu, ainsi toute
la puissance des particuliers est réunie dans celle du prince ». Les
Français nés dans les décennies d’avant la Révolution éprouvaient
encore pour le roi un sentiment de dévouement qui revêtait un
caractère religieux ; le mot de roi était pour eux revêtu d’une magie, d’une
puissance que rien n’avait encore altérée. L’ancien ministre Gabriel
Sénac de Meilhan pouvait encore écrire à la veille de la Révolution :
« Le peuple dans son extrême enthousiasme adore ses rois ».
« Le roi est mort, vive le roi ! », proclamait-on à la mort du
souverain pour exprimer la continuité du pouvoir monarchique.
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