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Le sacrifice de communion dans l'écriture sainte

De
227 pages
Les sacrifices rituels les plus connus mentionnés dans la Bible hébraïque sont l'holocauste et le sacrifice de communion. Contrairement à l'holocauste où l'offrande animale brûlée est offerte à Dieu, dans le sacrifice de communion, l'offrande est partagée entre Dieu, le prêtre célébrant et l'offrant. Comme les autres sacrifices, il a pour but de rapprocher l'homme de Dieu et Dieu de l'homme. Il intéresse les chrétiens car il préfigure d'une certaine manière l'Eucharistie.
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LE SACRIFICE DE COMMUNION
DANS L'ÉCRITURE SAINTE@ L'Harmattan, 2007
5-7, rue de l'Ecole polytechnique; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan 1@wanadoo.fr
ISBN: 978-2-296-04399-2
EAN : 9782296043992Paul NGO Dinh Si
LE SACRIFICE DE COMMUNION
DANS L'ÉCRITURE SAINTE
Étude exégétique d'un des sacrifices
de la religion d'Israël
L'HarmattanReligions et Spiritualité
Collection dirigée par Richard Moreau
La collection Religions et Spiritualité rassemble divers types
d'ouvrages: des études et des débats sur les grandes questions
fondamentales qui se posent à l'homme, des biographies, des textes
inédits ou des réimpressions de livres anciens ou méconnus.
La collection est ouverte à toutes les grandes religions et au
dialogue inter-religieux.
Dernières parutions
David BENSOUSSAN, L'Espagne des trois religions.
Grandeur et décadence de la convivencia. 2007.
Daniel FAIVRE, Tissu, voile, vêtement, 2007.
Daniel Mythes de la Genèse, genèse des mythes,
2007.
Didier FONTAINE, Le nom divin dans le Nouveau Testament,
2007.
Pierre BOURRIQUAND, L 'Évangile juif, 2007.
Bernard FELIX, Pour l 'honneur de Dieu, 2007.
Jean-Jacques RATERRON, Célébration de la chair, 2007.
Bernard FÉLIX, Fêtes chrétiennes, 2007.
Antonio FERREIRA GOMES, Lettres au Pape, 2007.
Étienne OSIER-LADERMAN, Sources du Karman, 2007.
Philibert SECRET AN, Essai sur le sens de la philosophie de la
religion, 2006.
Émile MEURICE, Quatre « Jésus» délirants, 2006.
PAMPHILE, Voies de sagesse chrétienne, 2006.
Domingos Lourenço VIEIRA, Les pères contemporains de la
morale chrétienne, 2006.
Francis LAPIERRE, L'Evangile de Jérusalem, 2006.
Pierre EGLOFF, Dieu, les sciences et l'univers, 2006.
André THA YSE, Vers de nouvelles Alliances, 2006.
Philippe LECLERCQ, Comme un veilleur attend l'aurore.
Écritures, religions et modernité, 2006.
Mario ZAN ON, J'ôterai ce cœur de pierre, 2006.
Anne DORAN, Spiritualité traditionnelle et christianisme chez
les Montagnais, 2005.
Vincent Paul TOCCOLI, Le Bouddha revisité, 2005.SOMMAIRE
SOM MAIRE 5
TABLES DE TRANSCRIPTION 7
ABRE VIA TI 0 NS ET SIG LES 8
INTRODUCTION GENERALE 9
CHAPITRE 1 : ETUDE DU VOCABULAIRE, LES MENTIONS DU
SACRIFICE DE COMMUNION DANS LA BIBLE HEBRAÏQUE. 17
INTRODUCTION 17
1. LECTURE DES TEXTES BIBLIQUES QUI CONTIENNENT LES TERMES
ZEBACH, ZEBACHIM, SELAMIM, ZEBACH SELAMIM ET LES MENTIONS D'UN
REPASSACRE. 18
2. QUELQUES CONCLUSIONS 43
CHAPITRE 2: LA NATURE ET LES CARACTERES DU
SACRI FI CE DE COMMUNION. 49
1 . L' 0 FFRANT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
2. L' 0 FFICIANT ..........67
3. LES OFFRANDESDU SACRIFICESDE COMMUNION 73
4. A QUIOFFRE-T-ONLE SACRIFICEDE COMMUNION? 82
5. LES LIEUXOU L'ON CELEBRELES SACRIFICEDE COMMUNION 92
6. CONCLUSIONDU CHAPITRE2. 95
CHAPITRE 3 : LES OCCASIONS ET LES MOTIVATIONS DU
SACRIFICE DE COMMUNION 101
INTR0 DUCTION 10 1
1. LES SACRIFICES DE COMMUNION DANS LES CIRCONSTANCES
PARTICULIERES, COLLECTIVES, NATIONALES OU ROYALES lOI
2. LES MOTIVATIONS PERSONNELLES 123
3. LES SACRIFICES DE COMMUNION OBLIGATOIRES ET REGULIERS, OU DANS
LES CEREMONIES SPECIALES .. 134
4. CONCLUSION DU CHAPITRE 3. 141
5CHAPITRE 4 : LE RITUEL DU SACRIFICE DE COMMUNION
... 147
INTRODUCTION 147
1. LE RITUEL DU SACRIFICE DE COMMUNION DANS LE LIVRE DU LEVITIQUE,
AINSIQUE DANSQUELQUESTEXTESSACERDOTAUX 148
2. DANS LESTEXTESNON-SACERDOTAUX 169
3. CONCLUSIONDU CHAPITRE4 173
CHAPITRE 5: LE SACRIFICE DE COMMUNION ET
L' EUCHARISTIE 177
INTRODUCTION 177
1. LES TERMES SACRIFICIELS HEBRAÏQUES CONCERNANT LE SACRIFICE DE
COMMUNIONET SES EQUIVALENTS GRECSDANSLA SEPTANTE 179
2. LES RECITSDE LA CENE 184
3. CONCLUSIONDU CHAPITRE5 197 GENERALE 203
BIB LI OG RAPHIE 217
TABLE DES MA TIERES 223
6TABLES DE TRANSCRIPTION
Consonnes Voyelles courtes
, ,
K elAlep Sewa
J :l b Bet a Patah
~J g SegôlGîmel e
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it h Hè u Quibbu~
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w S Sîn
w S Sîn
11n tt Taw,+aw
1 Uniquement pour le sewa mobile, le sewa quiescent n'est pas noté.
7ABREVIATIONS ET SIGLES2
Pentateuque Livres Autres Ecrits
prophétiques
Genèse (Gn) Josué (Jos) Psaumes (Ps)
Juges (Jg) Job (Jb)Exode (Ex)
Lévitique (Lv) Proverbes (Pr)1 Samuel (1S)
Nombres (Nb) Ruth (Rt)2 (2S)
Deutéronome (Dt) 1 Rois (IR) Cantique (Dt)
2 Rois (2R) Qohéleth (Qo)
Lamentation (Lm)Isaïe (Is)
Esther (Est)Jérémie (Jr)
Daniel (Dn)Ezéchiel (Ez)
Esdras (Esd)Osée (Os)
Joël (JI) Néhémie (Ne)
1Chroniques (1Ch)Amos (Am)
2Chroniques (2Ch)Abdias (Ab)
Jonas (Jon)
Michée (Mi)
Nahum (Na)
Habaquq (Ha)
Sophonie (So)
Aggée (Ag)
Zacharie (Za)
Malachie (Ml)
2 Les sigles de la Bible de Jérusalem. Les noms des livres sont classés selon
l'ordre de la Bible en hébreu.
8INTRODUCTION OENERALE
Le sacrifice occupe une place centrale dans le culte israélite,
comme dans celui de presque toutes les religions anciennes et de
certaines religions actuelles3. Il est vrai que l'Ancien Testament
abonde en descriptions et en prescriptions concernant des
sacrifices différents dans les récits historiques, dans les lois
cultuelles, dans les textes prophétiques et aussi dans les psaumes.
De plus, le livre du Lévitique consacre ses 7 premiers chapitres
aux rituels des sacrifices et grâce à ce livre, nous connaissons les
différents types de sacrifices du système sacrificiel, au moins de
l'époque où sa rédaction est terminée (après l'exil) : l'holocauste
('olâh)(Lv 1,1-17), l'offrande végétale (mînchah)(Lv 2,1-16), le
sacrifice de communion (zebach selâmim)(Lv 3,1-17), le sacrifice
pour le péché (chattâ't)(Lv 4,1-5,13) et le sacrifice de réparation
('âsâm)(Lv 5,14-26). Les trois premiers sacrifices sont bien
attestés dans les textes traditionnels avant la période exilique, mais
les deux derniers, chattâ't et 'âsâm, dont le développement
spectaculaire a eu lieu après l'Exil, ne figuraient pas dans les
textes antérieurs à l'Exil. Il serait cependant étonnant que de tels
rituels aient vu le jour durant le séjour des Israélites à Babylone, à
une époque où le culte centralisé n'était pas possible4. Si la
pratique de ces sacrifices expiatoires s'est développée après le
retour des Israélites en leur terre sainte, c'est sans doute parce
qu'ils avaient pris conscience de leur péché envers Dieu, et de la
nécessité d'obtenir le pardon, à cause des épreuves durant l'Exil.
Si la Bible hébraïque mentionne beaucoup de sacrifices, ainsi
que de nombreuses prescriptions et de rituels concernant différents
3 Par exemple,au Vietnam,à l'occasion du Nouvel an, on offre aux divinitésdes
offrandes sous forme d'un repas et on leur demande des protections pour leur vie,
leur santé et leur prospérité, dans la croyance populaire qui provient sans doute de
la religion du Taoïsme.
4 VAUX, R. (de), 1964,91-95.
9types de sacrifice, aucun texte n'en explique clairement ni la
signification, ni la fonction respectives. Plusieurs auteurs ont mené
des études sur les sacrifices dans la Bible: un des précurseurs était
sans doute R. de VAUX qui a écrit Les sacrifices de l'Ancien
Testament (1964)5 ; en anglais, nous connaissons le livre de G.B.
GRAY, intitulé Sacrifice in the Old Testament, Its Theory and
Pratice en 1925 ; en allemand, nous avons le remarquable travail
du point de vue littéraire de RENDTORFF sur les sacrifices en
1967 ; et Alfred MARX est l'auteur de la monographie la plus
ample écrite récemment en français sur les sacrifices israélites
Formes et fonctions du sacrifice à YHWH d'après l'Ancien
Testament en 19866. Nous ne pouvons pas non plus nous passer
des études savantes des auteurs d'origine juive comme LEVINE?
et MILGROM. Ce dernier vient de publier son commentaire du
livre du Lévitique8 après celui portant sur les Nombres9. En outre,
la parution de travaux récents sur les sacrifices bibliques témoigne
d'un regain d'intérêt en ce domaine de la recherche et de
l'interprétation de la Biblelo. Nous n'avons ni l'intention ni
l'ambition de reprendre le dossier sur tous les sacrifices, ce qui
demanderait une investigation considérable dans un domaine très
difficile; nous nous contenterons de limiter notre travail au
sacrifice de communion (zebach selâmim) dans la Bible hébraïque.
En ce qui concerne le zebach selâmim, il existe également l'une ou
l'autre dissertation ou monographie: par exemple, la thèse d'A.
CHARBEL, en 1967, à Jérusalem.
Pourquoi avons-nous porté notre choix sur le sacrifice de
communion?
Premièrement, l'holocauste ('ôlah) et le sacrifice de
communion (zebach selâmîm) sont les deux formes de sacrifices
les plus fréquemment attestées dans la Bible hébraïque et les plus
significatives dans le culte d'Israël. A la différence de l'holocauste
5 VAUX, R. (de), 1964.
6
MARX, 1986.
7 LEVINE, 1974.
8 MILGROM, 1991.
9 1990.
10 ROSSET, V., 1992, 107-151.
10dont les termes exclusivement cultuels ('ôlah) qui indique un
mouvement de 'monter vers' par la racine du verbe 'âlah au hif.l1
et kâlîl qui signifie 'la totalité,12), ne posent pas trop de difficultés
sémantiques, l'étymologie du terme selâmîm est difficile à
déterminer, tout comme son sens précis. La Septante, dans le
Pentateuque, fait appel à l'expression 8uoux OWtllpLOU, c'est-à-dire
« sacrifice de salut» pour rendre selâmîm13, la TOB, en se référant
à la racine sémitique sIm comportant l'idée de paix, l'a rendu en
français par « le sacrifice de paix ». Cette expression ne traduit pas
de manière satisfaisante la signification de ce sacrifice; de plus
elle risque de l'enfermer dans cette fonction de faire la paix, ce qui
ne correspond guère au sens du rite. La Bible de Jérusalem adopte
une traduction française plus significative «le sacrifice de
communion », mettant en relief sa caractéristique évidente qui est
le partage de la victime entre Dieu, le prêtre officiant et l'offrant.
Dans ce travail, nous choisissons cette traduction de la Bible de
Jérusalem et, au fur et à mesure, nous discuterons des différentes
significations de ce terme. Cette première difficulté est comme un
défi qui nous invite à nous intéresser à ce sacrifice.
Deuxièmement, nous sommes attirés par le caractère joyeux et
festif du sacrifice de communion avec le repas partagé entre les
convives. Dans I'histoire de tous les peuples, le pain partagé est
signe d'alliance, d'amitié et de communion. Autrement dit, la
participation à la même table implique la présence d'une certaine
amitié, solidarité, réconciliation, communauté de vie, et cela autant
chez les anciens que chez les hommes de notre temps.
La troisième raison de ce choix, qui semble la plus importante
pour nous, est la relation entre le Dieu d'Israël, qui est unique et
transcendant, et son peuple élu. Tant de questions se posent aux
chrétiens, issus de la culture judéo-chrétienne, qui n'arrivent pas à
comprendre comme il faut la signification de cette relation de foi
entre Dieu et son peuple, à travers les sacrifices en général et le
sacrifice de communion en particulier. Qu'est-ce qui se cache dans
Il DANIEL, S., 1966, 240.
12 S., 1966, 259.
13 DANIEL, S., 1966, 275-281.
Ill'action d'offrir des sacrifices à Dieu? Dieu a-t-il besoin d'actes
extérieurs, de choses matérielles pour être satisfait? En quoi
consiste la communion avec Dieu dans le sacrifice de
communion?
La dernière raison, souvent inévitable pour un chrétien, est le
désir de savoir si le sacrifice de communion de la Bible hébraïque
avec son repas joyeux a un rapport lointain avec notre Eucharistie.
Cependant, ce problème n'est pas le but premier de notre travail:
il s'agit d'une question gratuite qui nous a poussés à faire le choix
du sacrifice de communion comme sujet de la recherche.
Notre projet est donc de rendre compte du sacrifice de
communion dans la Bible hébraïque, à travers toutes sortes de
textes différents, historiques ou législatifs, prophétiques ou
poétiques. Nous essaierons d'abord de faire connaissance avec les
textes qui en parlent dans leur vocabulaire sacrificiel; puis avec la
nature et les caractères de ce sacrifice, les occasions dans
lesquelles on l'a offert à Dieu, et sans oublier d'étudier également
leur rituel.
Comment travaillerons-nous notre sujet?
Il s'agit avant tout d'une dissertation biblique qui doit
s'appuyer sur les recherches déjà faites par les spécialistes
reconnus en ce domaine.Nous employons la méthode dite l'analyse
littéraire, à la manière synchronique, pour étudier les textes
bibliques concernés. Nous évitons l'approche diachronique qui
consiste à trouver les différentes couches littéraires du texte et à
les classer selon les périodes rédactionnelles. Une telle recherche
exigerait de nous d'énormes connaissances exégétiques et une
grande expérience des lectures bibliques que nous n'avons pas.
Nous essayons donc de considérer les textes tels qu'ils sont, et de
prendre en compte les éléments qui pourraient être en rapport avec
d'autres textes bibliques, afin d'en donner une interprétation
convenable. De plus, nous devrons tenir compte d'une part des
genres littéraires des textes, car les indications, recueillies dans un
récit historique n'ont pas la même valeur que les lois concernant
les sacrifices. Les informations en provenance des textes
polémiques anti-sacrificiels ne sont certainement pas semblables
aux rituels sacrificiels. Les textes varient selon les contextes et la
finalité du message que l'on voulait annoncer; d'autre part, un
12texte dont la rédaction s'avère tardive peut rapporter des éléments
très anciens sur les sacrifices ou à l'inverse, un texte qui vient des
couches très anciennes peut avoir été retouché par les rédacteurs
récents d'un autre type de tradition.
Faut-il tenir compte des documents ou traditions littéraires J. E.
D. P. du schéma welhausenien? Cette manière de travailler la
Bible était grosso-modo acceptée par une large majorité des
exégètes, jusque dans les années 70. Elle est remise en question
par les recherches récentes14. De plus, pour ce qui concerne un
thème qui touche à tous les livres de la Bible hébraïque, même si
nous avions réussi à distinguer les différentes couches littéraires,
nous ne pourrions pas trouver de façon exacte la réalité et
l'évolution du sacrifice de communion chez les Israélites, car une
bonne partie des renseignements sur les sacrifices en général et sur
le sacrifice de communion en particulier provient des textes
d'époques et de milieux très différents; les indications
hétérogènes recueillies dans ces différents textes ne sont pas
suffisantes pour déterminer la réalité historique du sacrifice de
communion pour chaque époque.
En revanche, vu la quantité d'éléments cultuels rapportés par
les textes sacerdotaux, surtout par les lois cultuelles et plus
particulièrement, par les rituels de sacrifices dans le livre du
Lévitique, ainsi que par les textes qui leur sont apparentés, nous
devrons en tenir compte, non pas de façon systématique, dans
notre travail. En tout cas, les textes sacerdotaux et les textes
apparentés peuvent nous fournir des renseignements assez
complets sur les sacrifices...
Notre premier chapitre sera consacré à la recherche des textes
bibliques concernant le sacrifice de communion. En dehors de
zebach selâmîm ou selâmîm seul qui sont ses vocables propres, le
sacrifice de communion est également désigné par d'autres termes
dont les plus fréquents sont zebach et tôdâh (le sacrifice de
communion), nédèr (le sacrifice votif) et nédâbâh (le sacrifice
volontaire ).
Ce premier chapitre a donc une double tâche: d'une part,
14 PURY, Albert (de), 1989, 9-80.
13trouver les textes concernant le sacrifice de communion et d'autre
part, étudier ainsi le vocabulaire propre de ce sacrifice dans ces
textes. Ce dossier nous permettra de faire une lecture générale des
textes, d'établir des tableaux des références, de saisir certaines
difficultés ou problèmes et d'avoir une vue panoramique du sujet
de notre travail.
Grâce à cette vue générale, nous entrerons ensuite dans les
détails du sacrifice de communion, en cherchant à savoir qui sont
les offrants, les bénéficiaires, les officiants et leurs rôles, les
victimes, et surtout le destinataire. En même temps, pour saisir
véritablement la nature et les caractères du sacrifice de
communion, nous devrons nous intéresser aux verbes qui
désignent l'action d'offrir, aux caractéristiques de son repas ainsi
qu'aux lieux ou sanctuaires habituels où se déroulent les sacrifices
de communion. D'une façon plus générale, ce deuxième chapitre a
pour but de connaître la forme et le fond du sacrifice de
communion.
Dans le troisième chapitre de notre travail, la revue des
occasions du sacrifice de communion permet de voir son
importance dans la vie religieuse des gens, d'en préciser la
fonction et l'effet, de montrer l'enjeu du culte sacrificiel. Dans ce
chapitre, nous aurons l'occasion de prendre connaissance des
différentes nominations du sacrifice de communion pour des
motifs divers: selâmîm, tôdâh, nédèr et nedâbâh. En général, il est
possible de donner une interprétation du sacrifice israélite sans
faire appel aux éléments extérieurs comme les textes ougaritiques.
Mais pour le terme selâmîm l'apport de la littérature ougaritique
concernant les rituels éclaire le rôle et la signification du sacrifice
de communion dans la religion israélite, ainsi que son originalité.
Enfin, sans parler de l'évolution du sacrifice de communion à
travers les périodes de l'histoire d'Israël, car l'évolution des
formes du culte n'est pas nécessairement rectiligne et l'histoire est
souvent capricieuse, nous constaterons tout simplement certains
changements selon les contextes différents du sacrifice de
communIon.
Même si dans les trois premiers chapitres, nous aurons eu, sans
doute, l'occasion d'aborder des textes rituels du sacrifice de
communion, cependant, un chapitre consacré à l'étude du rituel du
14sacrifice de communion s'avère nécessaire. Car étudier le rituel ne
consiste pas seulement à décrire des rites, à étudier leur
signification ou leur symbole, mais aussi à mettre en évidence le
réseau de relations créé par le sacrifice et à préciser la nature des
liens qui unissent les différents partenaires. Celle-ci permettra de
confirmer la signification et la fonction du sacrifice de
communIon.
Enfin, traiter des sacrifices d'Israël pose une question à la
théologie chrétienne: si la pratique sacrificielle des Israélites a
cessé d'exister à l'époque des chrétiens, le vocabulaire sacrificiel
est resté dans leur conscience. Ainsi le Nouveau Testament utilise
le langage sacrificiel pour parler de la mort du Christ15 et de
l'Eucharistie, mais ce langage est détourné de son sens.
Cependant, dans notre court chapitre, nous ne voulons pas faire
une dissertation théologique sur cette question épineuse, nous nous
contenterons de constater le vocabulaire du sacrifice de
communion dans la Septante qui est souvent considérée comme la
Bible des chrétiens primitifs, et ensuite, puisque la forme de notre
Eucharistie rappelle quelque chose de ce sacrifice ancien, nous
essaierons de trouver une piste possible pour la recherche d'une
relation entre le sacrifice de communion d'Israël et notre sacrifice
de communion chrétien.
Nous avons limité notre recherche à un seul type de sacrifice
dans le système sacrificiel d'Israël. Cependant notre travail
s'annonce long et difficile, d'une part, parce que nous devrons
parcourir toute la Bible hébraïque, et d'autre part, parce que la
15Aujourd'hui, certains théologiens ne voulaient pas interpréter la mort du Christ
dans le sens sacrificiel. Par exemple, «Si l'on s'en tient au registre de la
sémantique d'origine, la mort du Christ entre de plein droit dans une théologie
sacrificielle: c'est ce qu'on a fait. Cela veut dire qu'elle a dû se plier à l'ancien
régime des expiations qui fixait le statut de I'homme à Dieu avant le Christ: le
nouveau ne commence qu'après. Mais, si l'on fait prévaloir la logique de
l'argumentation et de l'opposition des figures, qui articule la substitution du
Nouveau Testament à l'Ancien dans la personne du Christ, il n'est pas possible
que sa mort appartienne encore au régime qu'elle dénonce, détruit et remplace:
elle ne tire pas sa cause de la nécessité dénoncée, ni sa force de l'impuissance
décriée de l'expiation, elle tire l'une et l'autre de l'impérieuse gratuité et libéralité
du don. » . MOINGT, 1993, 448-449.
15réalité historique des sacrifices d'Israël nous échappe en grande
partie. Ce travail veut surtout entreprendre une interprétation
théologique de l'Ancien Testament, comprendre la foi des
Israélites en YHWH, et méditer le rapport de foi entre Dieu et les
hommes et des hommes entre eux.
16CHAPITRE 1 : ETUDE DU VOCABULAIRE, LES
MENTIONS DU SACRIFICE DE COMMUNION
DANS LA BIBLE HEBRATOUE
INTRODUCTION
L'expression «le sacrifice de communion» est d'abord une
traduction de zebach selâmîm16 telle qu'on la trouve dans les
rituels sacerdotaux où les termes zebach, selâmîm et zebach
selâmîm sont le plus souvent des expressions quasi
interchangeables. Ainsi, pour trouver ces textes concernant le
sacrifice de communion dans toute la Bible hébraïque, nous
devons repérer les termes zebach (plur. zebâchîm), selâmîm, et
aussi la combinaison de ces deux termes, zebach selâmîm et nous
ferons ensuite une lecture de ces textes. Cependant, dans la Bible
hébraïque, le terme zebach peut désigner non seulement un type de
17 ; nous devons doncsacrifice, mais aussi le sacrifice en général
nous appuyer sur le contexte afin d'affirmer qu'il s'agit bien du
sacrifice de communion. La caractéristique générale du de communion est que la victime immolée doit être
partagée entre Dieu, le prêtre, et l'offrant18et que la part de
l'offrant permet un repas pour ses proches ou sa famille. Nous
devons nous intéresser aussi aux binômes « 'olâh et zebach ». Car
ce sont les deux grandes formes de sacrifices les plus attestées
dans la Bible hébraïque; leur trait distinctif est que dans
16 L'expression du rituel est zebach selâmim, mais le terme spécifique est
selâmim. A cause de la racine sIm (salom), TOB l'a traduit par le terme
« sacrifice de paix ». Mais une telle traduction n'a pas de sens en français. De
plus, dans la bible hébraïque, zebach selâmim ou selâmim n'a jamais pour
fonction de « faire la paix ».
17
MARX, A., 1986, 207.
18VAUX, R. (de), 1964, 31-32.
17l'holocauste ('olâh19) la victime est entièrement brûlée sur l'autel
sans que rien en revienne à l'offrant ni au prêtre20, tandis que
zebach désigne le sacrifice de communion.
Notre lecture se fera dans l'ordre suivant: zebach, zebâchîm,
selâmîm, zebach selâmîm, 'olâh + zebach, 'olot + zebâchîm, 'olot
+ selâmîm, le binôme + d'autres sacrifices ou d'offrandes
végétales, repas sacré. Nous commencerons par les versets qui
contiennent les termes zebach ou zebâchîm. Les occurrences de
ces termes sont nombreuses et leur signification est plus difficile à
déterminer. Les termes selâmîm et zebach selâmîm qui désignent
évidemment les sacrifices de communion sont classés ensuite.
Nous continuerons notre lecture avec les versets qui contiennent
les binômes «'olâh et zebach ou selâmîm ». Enfin, nous
n'oublierons pas les textes qui indiquent un repas. Car la mention
du repas peut indiquer un sacrifice de communion.
1. LECTURE DES TEXTES BIBLIQUES QUI CONTIENNENT LES TERMES
ZEBACH, ZEBACHIM, SELAMIM, ZEBACH SELAMIM ET LES MENTIONS D'UN
REPAS SACRE.
1.1. Zebach, zebâchÎm,
Nous avons I06x le substantif zebach au singulier et 55x au
pluriel21. Il est associé avec selâmîm 50X22 pour désigner le
sacrifice de communion dont 37x au singulier et 13x au pluriel
(llx zibhê selâmîm et 2x zebâchîm selâmîm). Nous lisons dans
leur contexte les emplois de zebach ou zebâchîm utilisé seul pour
connaître le sens de ce terme. Nous faisons la lecture dans l'ordre
des livres de la Bible hébraïque.
Gn 31,54 : Jacob offrit un sacrifice (wayyizebach + zebach) sur
la montagne et invita ses frères au repas (le'ekol - lâhem), après
19
'olah est rattaché à la racine du verbe 'alah (monter) : c'est le sacrifice dans
lequel la fumée de la victime brûlée monte vers Dieu.
20
VAUX, R. (de), 1964, 28.
21
MARX, A., 1986, 202.
22 J'ai compté les emplois de ces termes spécifiques grâce à la concordance de la
Bible hébraïque. KONKORDANZ ZUM HEBRAÏSCHEN ALTEN
TESTAMENT, 1993 (1958),1449.
18avoir conclu une alliance avec Laban (Gn 3] ,43-54)23. Dans ce
contexte, avec la mention du repas, le terme zebach désigne ici un
sacrifice de communion.
GD 46,1 : Israël offre des sacrifices (wayyizebach + zebâchîm)
à Béershéba, au Dieu de son père Isaac, avant d'entrer en Egypte.
Le terme zebâchîm désigne-t-il des sacrifices de communion? Les
versets suivants Gn 46,2-4 qui se greffent sur la notice plus
ancienne du départ d'Israël (v. 1)24et Gn 46,5b-27 qui donnent la
liste des fils d'Israël ne nous permettent pas de déterminer la
signification exacte de zebâchîm. Par contre, le verset 1 est en lien
avec le texte de Gn 46,28-3025 : En se mettant en route, Israël a la
joie de retrouver son fils bien-aimé Joseph, il peut donc mourir.
Dans ce contexte ancien, la formule zebâchîm désigne les
sacrifices de communion.
Ex 12,27 : Le terme zebach dans ce verset a pour complément
de nom le mot pesach, il désigne donc le sacrifice pascal.
Ex 23,18 : Dans le code de l'Alliance pour les instructions sur
l'année sabbatique, les jours fériés, les fêtes et les sacrifices (Ex
23,10-19), cette loi interdit d'offrir « le sang de la victime » (dam
zibchî) avec le pain fermenté (châmè~) et de garder la graisse de la
fête jusqu'au lendemain. Il s'agit donc de la fête pascale (Ex
34,25)26.
Ex 34,15 : Ce verset apparaît dans le chapitre 34 qui se
présente comme le récit d'un renouvellement de l'alliance de Dieu
avec Moïse et le peuple, au Sinaï. Le verset 15 avec la formule
zâbach + 'âkal + zebach interdit de conclure une alliance avec les
habitants qui sacrifient à leurs dieux et de manger ces sacrifices.
Le terme zebach désigne ici le sacrifice pour les dieux étrangers.
Lv 7,16 : Nous avons deux fois le terme zebach (nedâbâh) dans
ce verset qui appartient au texte des prescriptions complémentaires
concernant le sacrifice de communion (Lv 7,11-2]). Zebach est
23 Il Y a une double tradition dans ce passage: un accord familial (J) et un accord
politique sur une frontière (E). BRIEND, J., 1981,107-112.
24 VERMEYLEN, J., 1989, 192.
25 1., 1989, 174.
26 Le terme hag dans ces deux versets indique une addition tardive de la fête de
pâque au calendrier liturgique (Ex 34,18-23). VAUX, R. (de), 1964,7.
19donc utilisé ici comme abréviation de zebach hasselâmîm.
Lv 7,17 : Ce verset se trouve dans le même contexte que le
précédent. Il fait mention de la chair du sacrifice (mibsar
hazzebach) qui sera brûlée dans le cas du votif ou
spontané. Zebach désigne ici le sacrifice de communion.
Lv 17,7 : C'est un verset qui se trouve dans le texte des
prescriptions relatives au sang (Lv 17,5-8). L'expression
zibchêhem (v.7) nous renvoie au même sacrifice de communion
que le verset 5 (zebach selâmîm).
Lv 19,6 : Ce verset a pour contexte la loi concernant la
manducation du sacrifice de communion. Lorsqu'on offre un
sacrifice de communion (zebach selâmîm, v. 5), on ne peut manger
la viande que le jour du sacrifice (beyôm zibchakem, v. 6) et le
lendemain. Dans la formule « le jour de votre sacrifice» (beyôm
zibchakem, v. 6), le zebach est donc référé au zebach selâmîm au
verset 5.
Nb 25,2 : Le contexte de ce verset nous raconte l'idolâtrie des
Israélites à Ba'al-Pé'or, le terme zibchê désigne un sacrifice
cananéen avec repas.
Dt 18,3 : Ce verset est situé à l'intérieur du passage qui règle
les droits des lévites (Dt 18,1-8). Le code cherche sans doute à
résoudre le problème des lévites au service du sanctuaire en
maintenant leur égalité de principe avec les prêtres27. Le verset 3
prescrit la part des prêtres. Le droit des prêtres a évolué: on
reprochait aux fils d'EH, à Silo, de piquer un morceau au hasard de
la fourchette dans la marmite (1S 2,13-14), ici, le prêtre reçoit
l'épaule, les mâchoires et l'estomac. Enfin le Lévitique lui donnera
la poitrine et la cuisse droite, encore crues (Lv 7,34). Il s'agit donc
du sacrifice de communion.
Dt 32,38 : Ce verset du Cantique de Moïse demande où sont les
dieux qui mangeaient la graisse de leurs sacrifices et buvaient le
vin de leurs libations. Dans l'expression chèleb zebâchêmô le
terme zebâchîm est en rapport avec les sacrifices de communion.
Dt 33,19 : Le chapître 33 contient les bénédictions de Moïse
pour les tribus d'Israël. Les versets 18-19 s'adressent à Zabulon et
27 BUIS, P., et LECLERCQ, 1., 1963,134-137.
20à Issakar. Dans ce contexte, le terme zebâchîm construit avec le
complément de nom ~edeq a ici un sens général.
Jg 16,23 : Les tyrans des Philistins se réunissent pour offrir un
grand sacrifice (lizeboach zebach gâdôl) à Dagôn, leur dieu. Il
s'agit d'un sacrifice cananéen.
IS 1,21 : Ce verset 21 qui fait partie du récit de la naissance et
de la consécration de Samuel (1S 1,20-28), indique une nouvelle
montée de la famille d'Elqana pour un sacrifice annuel (zebach
hayyâmîm28). Grâce à la mention du sacrifice avec le partage de la
victime et du repas dans la scène précédente (1SI, 1-19),
l'expression zebach hayyâmîm doit désigner un sacrifice de
communIon.
IS 2,13 : Le sacrifice mentionné dans ce verset par le terme
zebach est un sacrifice de communion. Car son contexte (1S 2, 12-
17) parle de la pratique abusive du clergé concernant le partage de
la viande du sacrifice, par les fils d'Elie
IS 2,19 : Aux versets 19-21a, nous retrouvons le cadre du
pèlerinage annuel à Silo pour la famille d'Elqana. Nous avons la
même expression zebach hayyâmîm qu'au texte 1S 1,21. Il s'agit
donc d'un sacrifice de communion.
IS 2,29 : Dans le contexte de l'oracle contre la maison d'Eli
2,27-36, le verset 29 dénonce le mépris à l'égard du sacrifice et de
l'offrande (zebach + minchâh) en faisant allusion à la faute des fils
d'Eli à propos du sacrifice. 1S 2,27-34 est un oracle qui s'adresse à
Eli. Le terme zebach, désigne donc le sacrifice de communion.
IS 3,14 : Ce verset qui rappelle le péché de la maison d'Eli
concernant la pratique sacrificielle (zebach + minchâh), se trouve
dans le contexte de la vocation de Samuel choisi par YHWH.
28« Zebach hayyâmîm » est sans doute un sacrifice de communion (1S 1,3-19)
que l'on fait au moment de la grande fête d'automne. L'indication de temps
«litquphôt hayyâmîm» (1S 1,20) est proche du syntagme voisin «teqûphat
hassanah» en Ex 34,22 qui mentionne la fête de la récolte. De plus, dans le
contexte (IS 1,1-19), le fait qu'Eli croyait qu'Anne était ivre (v. 13-14), montre la
réalité habituelle pendant cette grande fête de la récolte (CAQUOT, A. et
ROBERT, P. de, 1994,41); car cette fête s'enracine dans un milieu qui cultive la
terre, et coïncide avec le temps des engrangements et des vendanges qui donne
lieu à de multiples réjouissances, et souvent à des débordements (Jg 9,25-49;
21,19-23).
21Ainsi, ce terme zebach, nous renvoie au sacrifice de communion
dans la péricope de la faute des fils d'Eli contre le rituel (18 2, 12-
17).
IS 9, 12-13 : Ces versets parlent d'un repas sacrificiel pour
tous les invités de la ville (v.12). Ils sont situés dans le passage qui
raconte la rencontre de Saül avec l'homme de Dieu Samuel. C'est
Samuel qui bénit le sacrifice (zebach) mentionné ici (v.13). Il
s'agit donc d'un sacrifice de communion.
IS 16, 3-5 : Pour oindre celui que YHWH a choisi dans la
famille de Jessé à Bethléem, Samuel convoque Jessé et ses fils au
sacrifice. Le terme zebach est employé (lx au v. 3 et 2x au v. 5) en
un sens général, mais le contexte peut faire penser au sacrifice de
communIon.
IS 20,6 : David suggère à Jonathan un prétexte que celui-ci
puisse donner à son père Saül pour justifier l'absence de David au
repas de la fête de la nouvelle lune. David devrait présent au
sacrifice annuel (zebach hayyâmîm) pour son clan à Bethléem (18
1,21 ; 2,19).
IS 20,29 : Jonathan explique à son père Saül l'absence de
David au banquet de la fête de la nouvelle lune, comme il en a
convenu avec lui (v. 6). Mais à la place de l'expression zebach
hayyâmîm du v. 6, nous avons ici la formule zebach hayyâmîm
(sacrifice de clan).
2S 15,12 : Dans le récit de la conjuration d'Absalom pour
devenir roi à la place de David (1SIS, 1-12), le verset 12a
mentionne l'action d'offrir des sacrifices (bezâbechô 'èt
hazzebâchîm), faite par Absalom. Dans le contexte politique, avec
les invités sous-entendu du parti d'Absalom, le sacrifice qui
convient le mieux à cette situation est le sacrifice de communion.
IR 8,62-63//2Ch 7,4-5 : Le roi Salomon et tout le peuple Israël
offrent le sacrifice (zebach, v. 62), devant YHWH pour la dédicace
de la Maison de YHWH (bêt YHWH). Le terme zebach au verset
62 désigne le sacrifice de communion, car au verset 63, ce
sacrifice est précisé par l'expression zebach hasselâmîm. Ainsi,
dans 2Ch 7,4-5, texte parallèle de ce passage, le terme zebach (v. 4
et v. 5) désigne le même sacrifice qu'en IR 8,62-63.
IR 12,27 : Dans le contexte de la division du royaume, le
verset 27 révèle la pensée de Jéroboam, en disant que si le peuple
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