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du
e oleil et d a ns le p a g a nisme mésolithique à l’ â ge
(de
8000
à
500
l a  une sc a ndin a ve du b ronze récent
a v.
.-C .)
eproductions de l a couverture : ogo  BABA : l a déesse  BABA ( l a dimir chernychev) llustr a tion de l a couverture, .-. a rtig a ud llustr a tion de l a qu a trième de couverture, C eli a D ucros
D irecteur de pu b lic a tion : ichel a zoyer D irecteur scientifique : orge érez oy C omité de réd a ction résorière : C hristine G a ulme C olloques : esús a rtínez D orronsoro el a tions pu b liques : A nnie chernychev D irectrice du C omité de lecture : A nnick ouch a rd C omité scientifique ( érie A ntiquité) ydney . A ufrère, a th a lie B osson, ierre B ordreuil, D ominique B riquel, G ér a rd C a pdeville, ené e b run, ichel a zoyer, D ennis a rdee, icol a s icher C omité scientifique ( érie onde contempor a in) ngénieur inform a tique a trick ab ers a ck (m a cp a ddy free.fr)
A vec l a coll ab or a tion a rtistique de e a n-ichel a rtig a ud et de l a dimir chernychev.
C e volume a été imprimé p a r © A ssoci a tion  BABA , a ris © a rm a tt a n, 2012 5-7, rue de l’ É cole-polytechnique ; 75005 a ris http://www.li b r a irieh a rm a tt a n.com diffusion.h a rm a tt a n w a n a doo.fr h a rm a tt a n1 w a n a doo.fr  B : 978-2-296-96990-2 EA : 9782296969902
du
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e oleil et l a  une d a ns le p a g a nisme sc a ndin a ve mésolithique à l’ â ge du b ronze récent (de 8000 à 500 a v. .-C .)
B ibliothèque Kubaba sélection httpkubabaunivparisfr
C A HI E RS K U BABA B arbares et civilisés dans l’ A ntiquité. Monstres et Monstruosités. Histoires de monstres à l’époque moderne et contemporaine.
C OLL EC TION K U BABA  Série A ntiquité D ominique B  E , Le F orum brûle. a cques F E , Histoire politique d’Ugarit. ——, Histoire du Mitanni. ——, Suppiliuliuma et la veuve du pharaon. É ric  A  , L’ A phrodite iranienne. ——, L’éloge mazdéen de l’ivr esse. ——, L’ A phrodite iranienne. ——, G uerriers d’Iran. ——, G eorges D umézil face aux héros iraniens. ichel A Z E , Télipinu, le dieu du marécage. B ern a rd E GE  , L’ A tlantide et la mythologie grecque. C l a ude E  , Les mutilations des ennemis chez les C eltes préchrétiens . Les Hittites et leur histoire en quatre volumes : ol. 1 : a cques F E et ichel A Z E , en coll ab or a tion a vec s ab elle  C -F  A  E , D es origines à la _ n de l’ A ncien Royaume Hittite. ol. 2 : a cques F E et ichel A Z E , Les débuts du Nouvel E mpire Hittite. ol. 3 : a cques F E et ichel A Z E , L’apogée du Nouvel E mpire Hittite. ol. 4 : a cques F E et ichel A Z E , Le déclin et la chute du Nouvel E mpire Hittite . ydney . A F È E , Thot Hermès l’ É gyptien. D e l’infiniment grand à l’infiniment petit. ichel A Z E (éd.), Homère et l’ A natolie. ichel A Z E et livier C A AB  E (éd.), Mélanges en l’honneur du Professeur René Lebrun : ol. 1 : A ntiquus Oriens. ol. 2 : Studia A natolica et Varia.
A mes p a rents A l a mémoire de a cques B  A D
u n’ a ur a s plus le soleil comme lumière, le jour, l a cl a rté de l a lune ne t’illuminer a plus : a hvé ser a pour toi une lumière éternelle, et ton D ieu ser a t a splendeur s a ïe  , 19. r a duction de l’ E cole B i b lique de érus a lem. E ditions du C erf, a ris 1984.
E E C E E 
C et ouvr a ge est directement issu de m a thèse de doctor a t « e oleil et l a une d a ns le p a g a nisme sc a ndin a ve du ésolithique à l’ â ge du fer germ a nique (de 5000 a v. C . à 750 a p. C .) ». C elle-ci a été soutenue à l a or b onne le 30 m a i 2005. E lle a été dirigée a vec p a tience et très gr a nde compétence p a r le rofesseur égis B oyer, a lors titul a ire de l a ch a ire des a ngues ittér a tures et C ivilis a tion sc a ndin a ves à l’ niversité de a ris   or b onne. u’il me soit permis de le remercier vivement de son a ide et de ses encour a gements détermin a nts. e voudr a is ég a lement exprimer toute m a gr a titude a ux rofesseurs ichel a zoyer ( a ris   or b onne) et a trick G uelp a ( niversité de ille C h a rles D e G a ulle), qui ont b ien voulu lire et relire une version ab régée destinée à l a pu b lic a tion. C ’est gr â ce à leur encour a gement et à leur a ppui décisifs que cet ouvr a ge a pu être édité. es remerciements s’ a dressent ég a lement à C hristine G a ulme dont l a coll ab or a tion a été très fructueuse.
 ÉFACE C omme on le s a it, nos conn a iss a nces sur l a religion p a ïenne sc a ndin a ve sont extrêmement limitées. C el a tient a v a nt tout à l’ ab sence de documents cl a irement intelligi b les ou de témoign a ges a uthentiques. ous les ess a is sys-tém a tiques de présent a tion qui ont été tentés en p a ssent presque inévit ab le-ment p a r les interprét a tions proposées en comp a r a ison à d’ a utres dom a ines : interprét a tion grecque, l a tine, celtique, sl a ve, s a ns p a rler de comp a r a tisme dumézilien trop tot a lis a nt. E t, même s’ils peuvent offrir d’intéress a ntes solu-tions, a u moins p a rtielles, les inscriptions runiques, les textes des edd a s, les figures de l a sc a ldique, les réminiscences dont sont porteuses, d’ a venture, les s a g a s en p a rticulier de l a c a tégorie légend a ire ne nous proposent ni élucid a -tion d’ensem b le ni « explic a tions » décisives de dét a ils. C el a a quelque chose d’ a g a ç a nt : a près tout, notre « mythe du ord » est demeuré b ien vi-v a ce, a ujourd’hui encore, et les f a d a ises que l’on peut lire sur le compte des ikings ( a utre mythe tout a ussi ten a ce) incluent force im a ges ou clichés que rien ne permet de vérifier. our n’en donner qu’un exemple que contredit fort à propos le présent ouvr a ge : nous tenons à voir d a ns « les fiers enf a nts du ord » je ne s a is quelles hordes milit a ires a ch a rnées, deux siècles dur a nt, à déferler sur l’ ccident épouv a nté pour venir le ch â tier de ses péché. C ’est, voyez-vous, qu’ils ét a ient porteurs de v a leurs et de vertus destinées à revit a -liser l’ ccident a v a chi… E t a insi de suite. ’une des convictions, que a trick E ttighoffer a tout de suite a dmise, est que l’homme est le fils de l’enf a nt, comme on dit en l a ngues sc a ndin a ves et donc qu’il n’est p a s nécess a ire de courir à l’on ne s a it quels incit a teurs, in-fluences ou modèles pour justifier, en première a n a lyse, l’ a ttitude religieuse d’un être hum a in. a seconde certitude, a cquise a près des lustres de séjours en c a ndin a vie, est qu’il est v a in ou gr a tuit de vouloir sép a rer l’être hum a in de son décor. e ord, c’est l a dist a nce, le froid, l a lumière t a ntôt ab sente t a ntôt profuse, l a domin a tion de l’élément a qu a tique a vec toutes se consé-quences ba chel a rdiennes. l f a ut impérieusement tenir compte de ces deux compos a ntes pour ab order le phénomène religieux sous ces l a titudes. C a r il se trouve que, contr a irement à ce qui vient d’être a v a ncé, l’o b serv a teur ne m a nque p a s de sym b oles ou de signes qui pourr a ient l’ a ider à interpréter le sujet. C e sont des vestiges vr a iment a nciens, pétroglyphes de l’ â ge du b ronze, a utres gr a vures rupestres encore plus a nciennes, divers o b -jets découverts p a r l’ a rchéologie – que viennent ét a yer a vec pertinence les surviv a nces que l’on peut déceler d a ns les textes, les coutumes, les pr a tiques popul a ires s a ns feu ni lieu qui sont demeurés tellement viv a nts d a ns le ord. n devr a it prêter d a v a nt a ge a ttention, d a ns les Hávamál , poème a dmir ab le de l’ E dd a , qui résume toute l a  elt a nsch a uung des a nciens c a ndin a ves, à l a strophe 68 :
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C ’est le feu qui est le meilleur Pour les fils des hommes, A insi que le spectacle du soleil. E t c’est précisément sur cette piste que s’est eng a a trick E ttighoffer : il a const a té que le soleil (l a  oleil, en f a it) et l a lune (le une, sem b l ab le-ment) ét a ient omniprésents d a ns l’univers ment a l, religieux, a rtistique des a nciens h ab it a nts du ord. l s’est interrogé sur l a r a ison de leur existence, sur leur rôle, sur les glissements fonctionnels qui ont pu s’opérer, en des époques plus récente, à p a rtir d’eux. A vec une compétence indiscut ab le, une curiosité s a ns limites (il énumère toutes les disciplines a uxquelles il s’est colleté : a rchéologie, b ien entendu, m a is a ussi histoire, iconogr a phie, ethno-gr a phie, littér a ture, linguistique, not a mment toponymie, etc.) et une rem a r-qu ab le m a îtrise de l’énorme b i b liogr a phie a fférente, il a tout inventorié, signes et textes, etc. pour rét ab lir une pro bab le chronologie, déceler les ver-tus directrices des deux a stres (et a ussi b ien, s’il f a ut le dire, des corps cé-lestes d a ns leur ensem b le) et a v a ncer des hypothèses qui, je le g a ge, n’ont p a s fini de déch a îner l a s a g a cité des chercheurs. É videmment, il eût f a llu à un p a reil ouvr a ge un support iconogr a phique encore plus a mple. ne chose doit retenir : l a périodis a tion a doptée ici, qui est conforme a ux derniers résult a ts o b tenus p a r l a recherche, m a nifeste une s a isiss a nte conti-nuité. es h ab it a nts du ord seront de b out en b out demeurés fidèles à leurs intuitions initi a les. E n un sens, le présent ouvr a ge propose un c a t a logue ex-h a ustif des représent a tions successives que le monde sc a ndin a ve a ncien (germ a nique a ussi b ien, d a ns son ensem b le) se ser a f a ites du divin, sous les espèces des a stres du jour et de l a nuit. C e livre, à cet ég a rd, est un c a t a logue tout à f a it étonn a nt des croy a nces, mythes et rites qui s a ns le moindre doute eurent cours d a ns le ord a ncien. e tiens, comme qu a ntité de mes sem-b l ab les, que toutes nos religions, s a ns exception, ont commencé p a r le culte de l a G r a nde déesse, ou D éesse ère, voire erre ère, comme dis a it déj à a cite d a ns s a G erm a ni a . F a ut-il tenir le règne du m â le, a vec toutes ses con-séquences nég a tives, pour un a pport indo-européen ? a D éesse ère, a vec s a progéniture, a ndrogynes ou jume a ux, a ur a été réellement l a b onne mère, l’ a lm a m a ter de l’hum a nité, cert a inement pend a nt des millén a ires et d’ a ut a nt plus que l’on p a rvient à remonter d a v a nt a ge a ux origines. C e n’est p a s le moindre mérite de a trick E ttighoffer de nous monter à quel point le ord, non seulement, a ncien, le ord de toujours, a ur a chéri cette entité vit a le, origine du monde et m a îtresse du monde…
égis B oyer, a a renne, le 8 juin 2006
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A A  - e présent ouvr a ge vient à l a suite de deux études précédemment me-nées : l a première qui port a it sur les légendes popul a ires d a noises 1 a permis d’entrevoir, entre a utre, l’import a nce des thèmes lun a ires et sol a ires d a ns les croy a nces popul a ires. A près l’ex a men de ce premier tr a v a il de recherches, le rofesseur égis B oyer nous a suggéré d’étendre le ch a mp d’investig a tion à l’ a spect religieux de cette question et de l’ a ppliquer à l’ensem b le de l a  c a n-din a vie du sud. l en résult a une deuxième étude ( DEA ) port a nt sur le do-m a ine spécifiquement religieux de ce sujet. e c a dre forcément restreint de ce tr a v a il n’ a p a s permis d’ a ller a u del à d’un survol, première et modeste a pproche de l a question ab ordée sous l’ a ngle historique. outefois, même si elles demeurent très p a rtielles et superficielles, les conclusions a pportées ont rendu possi b le un premier « ét a t des lieux ». C elui-ci soulève un ensem b le de questions : u’il soit permis dès m a in-ten a nt de les poser de m a nière glo ba le : - a -t-il lieu de distinguer ou de vouloir étudier sép a rément « soleil et lune » ? e f a ut-il p a s plutôt les considérer comme un tout indisso-ci ab le, même si tel ou tel tr a it p a r a ît d a v a nt a ge relever d’un lumin a ire que de l’ a utre ? -C e tout indissoci ab le ne s’inscrit-il p a s d a ns un ensem b le encore plus v a ste réuniss a nt tous les éléments : e a u, terre et a ir, ceux-ci relev a nt de deux mondes à première vue complément a ires, m a is qui en définitive s’interpénètrent a u point de ne plus former qu’un seul univers profondé-ment synthétique ? A ussi n’est-ce que pour plus de cl a rté qu’on les dis-tinguer a ici, distinction qui p a r a îtr a à b e a ucoup comme b ien a rtificielle… -e monde à l a fois a qu a tique et terrestre. -a utre céleste. ne fois posées ces questions fond a ment a les, l a précédente étude a de plus suscité une a utre interrog a tion qui relève encore d a v a nt a ge de l a di a -chronie : l a religion nordique de l’ â ge du b ronze peut-elle être qu a lifiée de sol a ire et de lun a ire ? C ’est ce que sem b ler a it suggérer un premier ex a men 2 , certes très superficiel et limité, non seulement des pétroglyphes m a is a ussi d’ a utres a rtéf a cts de cette période. E n f a it cette question v a s’ a vérer l’o b jet centr a l de cette étude, s a r a ison d’être en quelque sorte. a réponse a pportée en constituer a l’ ab outissement.
1 C f. . E . . a trick E ttighoffer : E tude sur les légendes popul a ires d a noises rel a t a nt l a disp a ri-tion de personn a ges en véhicules hippomo b iles d a ns les ét a ngs, m a r a is et a utres lieux a qu a -tiques ( niversité de C a en, octo b re 1994). 2 C f. D . E . A . pp. 41 à 81.
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