Le Soleil et la Lune dans le paganisme scandinave du mésolithique à l'âge du bronze récent (de 8000 à 500 av.J.-C.)

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Le Soleil et la Lune jouent un rôle déterminant dans les structures mêmes du paganisme nordique. Les deux luminaires sont indissociablement liés sous le terme de "cycle vital", autrement dit l'alternance vie-mort-renouveau. Voici un exposé historique, archéologique et iconographique, enrichi de recours à l'ethnographie, la tradition littéraire, la linguistique, l'étymologie et la toponymie.
Publié le : vendredi 1 juin 2012
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EAN13 : 9782296495104
Nombre de pages : 348
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e oleil et d a ns le p a g a nisme mésolithique à l’ â ge
(de
8000
à
500
l a  une sc a ndin a ve du b ronze récent
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.-C .)
eproductions de l a couverture : ogo  BABA : l a déesse  BABA ( l a dimir chernychev) llustr a tion de l a couverture, .-. a rtig a ud llustr a tion de l a qu a trième de couverture, C eli a D ucros
D irecteur de pu b lic a tion : ichel a zoyer D irecteur scientifique : orge érez oy C omité de réd a ction résorière : C hristine G a ulme C olloques : esús a rtínez D orronsoro el a tions pu b liques : A nnie chernychev D irectrice du C omité de lecture : A nnick ouch a rd C omité scientifique ( érie A ntiquité) ydney . A ufrère, a th a lie B osson, ierre B ordreuil, D ominique B riquel, G ér a rd C a pdeville, ené e b run, ichel a zoyer, D ennis a rdee, icol a s icher C omité scientifique ( érie onde contempor a in) ngénieur inform a tique a trick ab ers a ck (m a cp a ddy free.fr)
A vec l a coll ab or a tion a rtistique de e a n-ichel a rtig a ud et de l a dimir chernychev.
C e volume a été imprimé p a r © A ssoci a tion  BABA , a ris © a rm a tt a n, 2012 5-7, rue de l’ É cole-polytechnique ; 75005 a ris http://www.li b r a irieh a rm a tt a n.com diffusion.h a rm a tt a n w a n a doo.fr h a rm a tt a n1 w a n a doo.fr  B : 978-2-296-96990-2 EA : 9782296969902
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e oleil et l a  une d a ns le p a g a nisme sc a ndin a ve mésolithique à l’ â ge du b ronze récent (de 8000 à 500 a v. .-C .)
B ibliothèque Kubaba sélection httpkubabaunivparisfr
C A HI E RS K U BABA B arbares et civilisés dans l’ A ntiquité. Monstres et Monstruosités. Histoires de monstres à l’époque moderne et contemporaine.
C OLL EC TION K U BABA  Série A ntiquité D ominique B  E , Le F orum brûle. a cques F E , Histoire politique d’Ugarit. ——, Histoire du Mitanni. ——, Suppiliuliuma et la veuve du pharaon. É ric  A  , L’ A phrodite iranienne. ——, L’éloge mazdéen de l’ivr esse. ——, L’ A phrodite iranienne. ——, G uerriers d’Iran. ——, G eorges D umézil face aux héros iraniens. ichel A Z E , Télipinu, le dieu du marécage. B ern a rd E GE  , L’ A tlantide et la mythologie grecque. C l a ude E  , Les mutilations des ennemis chez les C eltes préchrétiens . Les Hittites et leur histoire en quatre volumes : ol. 1 : a cques F E et ichel A Z E , en coll ab or a tion a vec s ab elle  C -F  A  E , D es origines à la _ n de l’ A ncien Royaume Hittite. ol. 2 : a cques F E et ichel A Z E , Les débuts du Nouvel E mpire Hittite. ol. 3 : a cques F E et ichel A Z E , L’apogée du Nouvel E mpire Hittite. ol. 4 : a cques F E et ichel A Z E , Le déclin et la chute du Nouvel E mpire Hittite . ydney . A F È E , Thot Hermès l’ É gyptien. D e l’infiniment grand à l’infiniment petit. ichel A Z E (éd.), Homère et l’ A natolie. ichel A Z E et livier C A AB  E (éd.), Mélanges en l’honneur du Professeur René Lebrun : ol. 1 : A ntiquus Oriens. ol. 2 : Studia A natolica et Varia.
A mes p a rents A l a mémoire de a cques B  A D
u n’ a ur a s plus le soleil comme lumière, le jour, l a cl a rté de l a lune ne t’illuminer a plus : a hvé ser a pour toi une lumière éternelle, et ton D ieu ser a t a splendeur s a ïe  , 19. r a duction de l’ E cole B i b lique de érus a lem. E ditions du C erf, a ris 1984.
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C et ouvr a ge est directement issu de m a thèse de doctor a t « e oleil et l a une d a ns le p a g a nisme sc a ndin a ve du ésolithique à l’ â ge du fer germ a nique (de 5000 a v. C . à 750 a p. C .) ». C elle-ci a été soutenue à l a or b onne le 30 m a i 2005. E lle a été dirigée a vec p a tience et très gr a nde compétence p a r le rofesseur égis B oyer, a lors titul a ire de l a ch a ire des a ngues ittér a tures et C ivilis a tion sc a ndin a ves à l’ niversité de a ris   or b onne. u’il me soit permis de le remercier vivement de son a ide et de ses encour a gements détermin a nts. e voudr a is ég a lement exprimer toute m a gr a titude a ux rofesseurs ichel a zoyer ( a ris   or b onne) et a trick G uelp a ( niversité de ille C h a rles D e G a ulle), qui ont b ien voulu lire et relire une version ab régée destinée à l a pu b lic a tion. C ’est gr â ce à leur encour a gement et à leur a ppui décisifs que cet ouvr a ge a pu être édité. es remerciements s’ a dressent ég a lement à C hristine G a ulme dont l a coll ab or a tion a été très fructueuse.
 ÉFACE C omme on le s a it, nos conn a iss a nces sur l a religion p a ïenne sc a ndin a ve sont extrêmement limitées. C el a tient a v a nt tout à l’ ab sence de documents cl a irement intelligi b les ou de témoign a ges a uthentiques. ous les ess a is sys-tém a tiques de présent a tion qui ont été tentés en p a ssent presque inévit ab le-ment p a r les interprét a tions proposées en comp a r a ison à d’ a utres dom a ines : interprét a tion grecque, l a tine, celtique, sl a ve, s a ns p a rler de comp a r a tisme dumézilien trop tot a lis a nt. E t, même s’ils peuvent offrir d’intéress a ntes solu-tions, a u moins p a rtielles, les inscriptions runiques, les textes des edd a s, les figures de l a sc a ldique, les réminiscences dont sont porteuses, d’ a venture, les s a g a s en p a rticulier de l a c a tégorie légend a ire ne nous proposent ni élucid a -tion d’ensem b le ni « explic a tions » décisives de dét a ils. C el a a quelque chose d’ a g a ç a nt : a près tout, notre « mythe du ord » est demeuré b ien vi-v a ce, a ujourd’hui encore, et les f a d a ises que l’on peut lire sur le compte des ikings ( a utre mythe tout a ussi ten a ce) incluent force im a ges ou clichés que rien ne permet de vérifier. our n’en donner qu’un exemple que contredit fort à propos le présent ouvr a ge : nous tenons à voir d a ns « les fiers enf a nts du ord » je ne s a is quelles hordes milit a ires a ch a rnées, deux siècles dur a nt, à déferler sur l’ ccident épouv a nté pour venir le ch â tier de ses péché. C ’est, voyez-vous, qu’ils ét a ient porteurs de v a leurs et de vertus destinées à revit a -liser l’ ccident a v a chi… E t a insi de suite. ’une des convictions, que a trick E ttighoffer a tout de suite a dmise, est que l’homme est le fils de l’enf a nt, comme on dit en l a ngues sc a ndin a ves et donc qu’il n’est p a s nécess a ire de courir à l’on ne s a it quels incit a teurs, in-fluences ou modèles pour justifier, en première a n a lyse, l’ a ttitude religieuse d’un être hum a in. a seconde certitude, a cquise a près des lustres de séjours en c a ndin a vie, est qu’il est v a in ou gr a tuit de vouloir sép a rer l’être hum a in de son décor. e ord, c’est l a dist a nce, le froid, l a lumière t a ntôt ab sente t a ntôt profuse, l a domin a tion de l’élément a qu a tique a vec toutes se consé-quences ba chel a rdiennes. l f a ut impérieusement tenir compte de ces deux compos a ntes pour ab order le phénomène religieux sous ces l a titudes. C a r il se trouve que, contr a irement à ce qui vient d’être a v a ncé, l’o b serv a teur ne m a nque p a s de sym b oles ou de signes qui pourr a ient l’ a ider à interpréter le sujet. C e sont des vestiges vr a iment a nciens, pétroglyphes de l’ â ge du b ronze, a utres gr a vures rupestres encore plus a nciennes, divers o b -jets découverts p a r l’ a rchéologie – que viennent ét a yer a vec pertinence les surviv a nces que l’on peut déceler d a ns les textes, les coutumes, les pr a tiques popul a ires s a ns feu ni lieu qui sont demeurés tellement viv a nts d a ns le ord. n devr a it prêter d a v a nt a ge a ttention, d a ns les Hávamál , poème a dmir ab le de l’ E dd a , qui résume toute l a  elt a nsch a uung des a nciens c a ndin a ves, à l a strophe 68 :
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C ’est le feu qui est le meilleur Pour les fils des hommes, A insi que le spectacle du soleil. E t c’est précisément sur cette piste que s’est eng a a trick E ttighoffer : il a const a té que le soleil (l a  oleil, en f a it) et l a lune (le une, sem b l ab le-ment) ét a ient omniprésents d a ns l’univers ment a l, religieux, a rtistique des a nciens h ab it a nts du ord. l s’est interrogé sur l a r a ison de leur existence, sur leur rôle, sur les glissements fonctionnels qui ont pu s’opérer, en des époques plus récente, à p a rtir d’eux. A vec une compétence indiscut ab le, une curiosité s a ns limites (il énumère toutes les disciplines a uxquelles il s’est colleté : a rchéologie, b ien entendu, m a is a ussi histoire, iconogr a phie, ethno-gr a phie, littér a ture, linguistique, not a mment toponymie, etc.) et une rem a r-qu ab le m a îtrise de l’énorme b i b liogr a phie a fférente, il a tout inventorié, signes et textes, etc. pour rét ab lir une pro bab le chronologie, déceler les ver-tus directrices des deux a stres (et a ussi b ien, s’il f a ut le dire, des corps cé-lestes d a ns leur ensem b le) et a v a ncer des hypothèses qui, je le g a ge, n’ont p a s fini de déch a îner l a s a g a cité des chercheurs. É videmment, il eût f a llu à un p a reil ouvr a ge un support iconogr a phique encore plus a mple. ne chose doit retenir : l a périodis a tion a doptée ici, qui est conforme a ux derniers résult a ts o b tenus p a r l a recherche, m a nifeste une s a isiss a nte conti-nuité. es h ab it a nts du ord seront de b out en b out demeurés fidèles à leurs intuitions initi a les. E n un sens, le présent ouvr a ge propose un c a t a logue ex-h a ustif des représent a tions successives que le monde sc a ndin a ve a ncien (germ a nique a ussi b ien, d a ns son ensem b le) se ser a f a ites du divin, sous les espèces des a stres du jour et de l a nuit. C e livre, à cet ég a rd, est un c a t a logue tout à f a it étonn a nt des croy a nces, mythes et rites qui s a ns le moindre doute eurent cours d a ns le ord a ncien. e tiens, comme qu a ntité de mes sem-b l ab les, que toutes nos religions, s a ns exception, ont commencé p a r le culte de l a G r a nde déesse, ou D éesse ère, voire erre ère, comme dis a it déj à a cite d a ns s a G erm a ni a . F a ut-il tenir le règne du m â le, a vec toutes ses con-séquences nég a tives, pour un a pport indo-européen ? a D éesse ère, a vec s a progéniture, a ndrogynes ou jume a ux, a ur a été réellement l a b onne mère, l’ a lm a m a ter de l’hum a nité, cert a inement pend a nt des millén a ires et d’ a ut a nt plus que l’on p a rvient à remonter d a v a nt a ge a ux origines. C e n’est p a s le moindre mérite de a trick E ttighoffer de nous monter à quel point le ord, non seulement, a ncien, le ord de toujours, a ur a chéri cette entité vit a le, origine du monde et m a îtresse du monde…
égis B oyer, a a renne, le 8 juin 2006
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A A  - e présent ouvr a ge vient à l a suite de deux études précédemment me-nées : l a première qui port a it sur les légendes popul a ires d a noises 1 a permis d’entrevoir, entre a utre, l’import a nce des thèmes lun a ires et sol a ires d a ns les croy a nces popul a ires. A près l’ex a men de ce premier tr a v a il de recherches, le rofesseur égis B oyer nous a suggéré d’étendre le ch a mp d’investig a tion à l’ a spect religieux de cette question et de l’ a ppliquer à l’ensem b le de l a  c a n-din a vie du sud. l en résult a une deuxième étude ( DEA ) port a nt sur le do-m a ine spécifiquement religieux de ce sujet. e c a dre forcément restreint de ce tr a v a il n’ a p a s permis d’ a ller a u del à d’un survol, première et modeste a pproche de l a question ab ordée sous l’ a ngle historique. outefois, même si elles demeurent très p a rtielles et superficielles, les conclusions a pportées ont rendu possi b le un premier « ét a t des lieux ». C elui-ci soulève un ensem b le de questions : u’il soit permis dès m a in-ten a nt de les poser de m a nière glo ba le : - a -t-il lieu de distinguer ou de vouloir étudier sép a rément « soleil et lune » ? e f a ut-il p a s plutôt les considérer comme un tout indisso-ci ab le, même si tel ou tel tr a it p a r a ît d a v a nt a ge relever d’un lumin a ire que de l’ a utre ? -C e tout indissoci ab le ne s’inscrit-il p a s d a ns un ensem b le encore plus v a ste réuniss a nt tous les éléments : e a u, terre et a ir, ceux-ci relev a nt de deux mondes à première vue complément a ires, m a is qui en définitive s’interpénètrent a u point de ne plus former qu’un seul univers profondé-ment synthétique ? A ussi n’est-ce que pour plus de cl a rté qu’on les dis-tinguer a ici, distinction qui p a r a îtr a à b e a ucoup comme b ien a rtificielle… -e monde à l a fois a qu a tique et terrestre. -a utre céleste. ne fois posées ces questions fond a ment a les, l a précédente étude a de plus suscité une a utre interrog a tion qui relève encore d a v a nt a ge de l a di a -chronie : l a religion nordique de l’ â ge du b ronze peut-elle être qu a lifiée de sol a ire et de lun a ire ? C ’est ce que sem b ler a it suggérer un premier ex a men 2 , certes très superficiel et limité, non seulement des pétroglyphes m a is a ussi d’ a utres a rtéf a cts de cette période. E n f a it cette question v a s’ a vérer l’o b jet centr a l de cette étude, s a r a ison d’être en quelque sorte. a réponse a pportée en constituer a l’ ab outissement.
1 C f. . E . . a trick E ttighoffer : E tude sur les légendes popul a ires d a noises rel a t a nt l a disp a ri-tion de personn a ges en véhicules hippomo b iles d a ns les ét a ngs, m a r a is et a utres lieux a qu a -tiques ( niversité de C a en, octo b re 1994). 2 C f. D . E . A . pp. 41 à 81.
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