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Les anciens combattants et la société française 1914-1939. Tome 1 : Histoire

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237 pages
Antoine Prost, professeur à l'Université dOrléans et à l'Institut d'études politiques de Paris, est l'auteur de nombreux articles et ouvrages, en particulier, chez le même éditeur, de La CGT à l'époque du Front populaire, 1934-1939. Avec Les Anciens Combattants et la société française, le recours simultané aux méthodes classiques de l'histoire ou de la sociologie et à celles, plus neuves, de la linguistique ou de l'ethnologie, lui permet d'analyser les comportements et les mentalités des classes moyennes qui sont ceux de la société française entre les deux guerres. En trois volumes : 1. Histoire, 2. Sociologie, 3. Mentalités et idéologies.
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Extrait de la publication
Antoine Prost
Les anciens combattants et la société française 1914-1939
Tome 1 : Histoire
1977
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Présentation
Le recours simultané aux méthodes classiques de l'histoire ou de la sociologie et à celles, plus neuves de la linguistique ou de l'ethnologie, permet à l'auteur d'analyser les comportements et les mentalités des classes moyennes de la société française entre les deux guerres.
Copyright © Presses de Sciences Po, Paris, 2012. ISBN numérique : 9782724680652 ISBN papier : 9782724603903 Cette œuvre est protégée par le droit d'auteur et strictement réservée à l'usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. L'éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.
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Table Remerciements Introduction Remerciements I. Les origines les associations de mutilés La situation des réformés Les associations de mutilés pendant la guerre II. La démobilisation les associations de combattants et les reclassements politiques Les associations de combattants Les reclassements politiques L’avènement d’un corporatisme original Conclusion le mouvement combattant en 1920 III. Divisions et tentatives d'unification (1921-1927) La chambre bleu-horizon Le Cartel : revendications, oppositions et reclassements Rivalités internationales et coordination nationale IV. L'apogée du mouvement combattant (1928-1934) Des débuts difficiles 1928-1929 Conquêtes et affirmations 1930-1931 Les combattants face a la crise V. La fin des illusions (1934-1939) De Doumergue à Blum Le rapprochement franco-allemand : rêve et duperie Les nouveaux visages du mouvement combattant Conclusion Bibliographie Première partie. Sources
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Deuxième partie. Ouvrages
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Remerciements
Antoine Prost, professeur à l’université d’Orléans et à l’institut d’études politiques de Paris, est l’auteur de nombreux articles et ouvrages, en particulier, chez le même éditeurs, de « la CGT à l’époque du front populaire, 1914-1939 » avec « les anciens combattants et la société française », le recours simultané aux méthodes classiques de l’histoire ou de la sociologie et à celles, plus neuves, de la linguistique ou de l’ethnologie, lui permet d’analyser les comportements et les mentalités des classes moyennes qui sont ceux de la société française entre les deux guerres. En trois volumes : 1. histoire, 2. sociologie, 3. mentalités et idéologies. M a recherche aurait été impossible sans la compréhension bienveillante de nombreux hauts fonctionnaires. A l’Office national des combattants, M. Cochet, directeur-adjoint, m’a accordé un appui constant. Il m’a assuré le concours des offices départementaux. Sa collaboratrice, Mme Champion, a tout fait pour me faciliter la consultation des procès-verbaux du Conseil d’administration et des papiers de l’Office. Au ministère des Anciens combattants, le directeur des Pensions, M. Raby, m’a autorisé à consulter des dossiers individuels d’une grande richesse, et les services dirigés par Mlle Malgouyres n’ont pas ménagé leur peine pour retrouver ceux qui m’intéressaient, malgré leur identification incomplète. Mme Hazo et Mme Meriot m’ont reçu avec tant de gentillesse que je garde de leurs bureaux le rare souvenir d’y avoir été un peu chez moi. Que tous ces fonctionnaires, et ceux que je ne puis nommer tant ils sont nombreux, trouvent ici mes plus vifs remerciements. Ma reconnaissance s’adresse aussi à tous les combattants qui m’ont reçu : ce qu’ils m’ont appris est inestimable. Je ne puis les citer tous, mais je m’en voudrais de ne pas nommer au moins Georges Pineau, aussi hospitalier que ses dossiers sont riches, Humbert Isaac, Johannès Mercier et François Durand. Je dois aussi remercier Pierre Pichot, qui m’a laissé consulter les papiers de son père. Il n’est pas de recherche sans guides. René Rémond et Louis Girard
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n’ont sans doute pas eu conscience de m’aider quand ils discutaient avec moi à bâtons rompus. Ces conversations m’ont cependant permis de mûrir mon travail. Surtout, ma dette est grande envers le doyen Renouvin : sa direction porta sur l’essentiel, avec sûreté, et sa confiance m’a toujours soutenu. Ce m’est une peine réelle qu’il ait disparu avant que j’aie terminé ma thèse. Son sort est hélas ! celui de bien des hommes de cette génération. On me permettra de dédier ce livre à la mémoire de Pierre Renouvin et de tous les témoins que j’ai connus, et qui sont morts aujourd’hui. Mon travail porte sur leurs souvenirs, leur action, leur vie : qu’ils en demeurent les premiers destinataires.
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Introduction
Antoine Prost, professeur à l’université d’Orléans et à l’institut d’études politiques de Paris, est l’auteur de nombreux articles et ouvrages, en particulier, chez le même éditeurs, de « la CGT à l’époque du front populaire, 1914-1939 » avec « les anciens combattants et la société française », le recours simultané aux méthodes classiques de l’histoire ou de la sociologie et à celles, plus neuves, de la linguistique ou de l’ethnologie, lui permet d’analyser les comportements et les mentalités des classes moyennes qui sont ceux de la société française entre les deux guerres. En trois volumes : 1. histoire, 2. sociologie, 3. mentalités et idéologies. F aut-il le confesser ? L’idée de cet ouvrage naquit en Algérie. Tant il est vrai que l’histoire est un jeu subtil du même et de l’autre, de la continuité et de la nouveauté, de la similitude et de la différence. Pour brève et limitée qu’elle ait été, mon expérience algérienne me permit d’imaginer ce que fut, dans sa réalité vécue, la guerre de 1914. La séparation d’avec les siens ; le lien ténu des lettres aussitôt périmées que reçues ; l’immersion dans un univers radicalement inhabituel, avec d’autres costumes, une autre durée du temps : celle, étirée et vide de l’attente, ou celle, ramassée et précipitée des départs, une autre réalité de l’espace évalué en fatigue du parcours ou en portée des armes ; les valeurs particulières d’un milieu solidaire et fermé, d’où sont absents les femmes, les vieillards et les enfants ; la camaraderie chaleureuse et sincère, et pourtant artificielle ; la mort enfin, très rarement donnée ou risquée, mais toujours imperceptiblement présente comme un lointain possible : autant de données qui rendaient sensible l’expérience incommunicable de la guerre. Et pourtant, même dans une unité opérationnelle, ce n’était là qu’une caricature de guerre. Il y manquait d’abord, au moins pour moi, le sérieux de la patrie menacée dans sa chair. Il y manquait surtout le sérieux d’une vraie guerre. Non que ce fût un jeu scout : ceux qui tombaient, tombaient pour de bon, et l’adversaire ne manquait ni de courage ni d’habileté. Mais enfin, il n’était égal ni en nombre ni en
armes. Donner l’assaut, avec l’appui des chars, de l’aviation et de l’artillerie à une poignée de tireurs d’élite, dont l’arme la plus lourde était une mitrailleuse : il n’y avait pas de quoi s’enorgueillir ou se prendre pour des héros. Le souvenir de la vraie guerre, de la « grande » guerre, invitait à plus de modestie. Par contraste autant que par ressemblance, l’Algérie me fit ainsi réaliser combien l’expérience de la guerre avait dû marquer ceux qui la subirent. Du coup, la période de notre histoire qui m’intéressait le plus, celle de l’entre-deux-guerres, en acquérait une nouvelle dimension. Comme son nom le dit, elle est dominée par le souvenir de la guerre passée et l’appréhension de la guerre qui vient. Mais cette évidence ne m’avait servi jusque-là qu’à nommer la période. Je revins d’Algérie persuadé que. c’était un trait profond, essentiel à la compréhension des Français de l’époque. Le sujet, pourtant, ne m’apparut pas aussitôt. Bien que ma démarche s’inspirât d’une connivence et d’une sympathie, je songeai d’abordà étudier le thème de la guerre dans l’opinion. Mais, à le limiter de la sorte, le sujet risquait d’être sec, et finalement superficiel : il manquait de chair. Des conversations avec le doyen Renouvin et avec le président René Cassin attirèrent mon attention sur l’importance des associations d’anciens combattants et de leurs réalisations. La marque vivante de la guerre dans la société française, c’étaient ces rescapés perpétuant le souvenir incommunicable des tranchées et s’efforçant de tirer les leçons de la tragédie. Pour saisir, par-delà les conséquences démographiques et économiques de la guerre, le traumatisme psychologique et social qu’elle a provoqué, je m’assignai donc comme tâche d’étudier les anciens combattants et leur rapport à l’ensemble de la société française de 1914 à 1939. * * * Le sujet présente deux séries de difficultés. Qu’est-ce, tout d’abord, que « les anciens combattants » ? L’expression désigne à la fois l’ensemble insaisissable des hommes qui ont fait la guerre et les anciens combattants organisés, c’est-à-dire les associations qui parlent en leur nom. Celles-ci postulent en effet leur propre représentativité et refusent de distinguer entre elles et la clientèle qu’elles visent. Elles se prétendent les interprètes authentiques de la génération du feu. L’ambiguïté n’est donc pas accidentelle : elle est voulue, et les associations l’entretiennent. Le trait n’est pas original : toute association se donne pour
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