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Les Cap-horniers du Roi Soleil

De
250 pages
Entre 1698 et 1724, plus d'une centaine de navires vont proposer leurs cargaisons aux commerçants espagnols de la vice-royauté du Pérou. Cette contrebande, qui s'inscrit dans la guerre dite de Succession d'Espagne, supplée à la pénurie de produits manufacturés dans les Indes espagnoles. Performance nautique, cette période méconnue des relations internationales modernes a considérablement fait avancer les connaissances géographiques du sud de la Terre de Feu.
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Marie Foucard
LES CAPHORNIERS DU ROI SOLEIL COmmERcE îNtERlOPE fRàNçàîs EN mER DU SUD (1698 – 1724)
Les Cap-horniers du Roi Soleil
Marie Foucard
Les Cap-horniers du Roi Soleil Commerce interlope français en mer du Sud (1698 – 1724)
Nouvelle édition
Du même auteur
Ouvrages : Voyage au Pays des Manchots, Ed. Atlantica, 2001. Sur les traces de Jean-Baptiste Charcot, cent ans après le premier hivernage français en Antarctique, Ed. Atlantica 2005, co-écrit avec Anne-Marie Vallin-Charot et Serge Kahn. Les Cap-Horniers du Roi Soleil, Commerce interlope français en Mer du Sud, Ed. Atlantica, 2007. Rencontres en Terre de Feu, Ed. Edilivre, 2012. Antarctique et Terres australes, Guides Grand Nord, réédition, 2015.
Publications scientifiques : « Tentatives de colonisation du détroit de Magellan entre 1698 et 1701 par l’expédition de Beauchesne » inHistoire et Sociétés de l’Amérique latine, n°9, 1999, pp. 19-47. « Les découvertes géographiques et la perception de l’espace e maritime à la fin du XVII siècle » inde l’école Travaux doctorale d’histoire de la Sorbonne, Hypothèses 2001, pp. 51-62.
Publications maritimes : « Croisière au milieu des glaces », inBateaux, n° 424, septembre 1993, pp. 102-107. « Sur les traces de Charcot », inBateaux, n° 437, octobre 1994, pp. 73-75. « Devenez cap-Hornier », inVoile Magazine, n°7, juillet 1996, pp. 90-97.
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-09711-4 EAN : 9782343097114
Pour Paul et Titouan Parce que j’ai hâte de leur raconter la piraterie, Les tempêtes infernales des hautes latitudes et Les bateaux fantômes.
Introduction
LE COMMERCE ANDALOU ET SA FLOTTE DE GALIONS
L’Espagne est souveraine de tout le sud de l’Amérique depuis la signature du traité de Tordesillas, le 7 juin 1494, entre les Rois Catholiques et le roi Jean II du Portugal. Le traité établit une ligne de démarcation méridienne, entre les possessions de l’Espagne et celles du Portugal à 370 lieues à l’ouest de l’archipel des Açores et du Cap-Vert par 50° de longitude ouest. Toutes les terres et mers situées à l’ouest de cette ligne appartiennent à l’Espagne alors que celles de l’est sont rattachées au Portugal qui reçoit le territoire qui deviendra le Brésil. L’Espagne entend entretenir sur ses nouveaux territoires un commerce exclusif dès les premières navigations, principe fondamental d’unmare clausumau sens le plus étroit du terme, dans tout l’espace hispano-américain.  La totalité du trafic maritime se concentre à Séville où, dès 1503, s’installe laCasa de Contratación, sorte de ministère du commerce dépendant de la Couronne qui ordonne, supervise et administre tout ce qui concerne la navigation d’outre-mer et perçoit les impôts issus de ce commerce, en tant que bureau des douanes. Le choix de la ville de Séville s’explique par l’importance politique de cette agglomération dès le Moyen Âge, avec une population d’environ 70 000 habitants, en 1500. Au début de la conquête espagnole, la ville présente un aspect cosmopolite où cohabitent de nombreux étrangers : des Génois, des Maures convertis, des Noirs d’Afrique et une minorité juive
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