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Les carnets du sergent fourrier

De
329 pages
Cet ouvrage est la transcription des notes rédigées sur son lit d'hôpital par Maurice Gabolde, sergent fourrier dans le 69ème régiment du 20ème corps d'armée commandé par le Général Foch. Jeune avocat, il participa à la Grande Guerre de juillet 1914 à fin juin 1915 où la guerre se termina pour lui dans le fond d'une tranchée. Blessé, il se retrouva amputé d'une jambe et ses loisirs forcés lui permirent de remettre en forme les notes qu'il avait prises sur son carnet de poche.
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Maurice MémoiresGabolde
LES CARNETSDU SERGENT FOURRIER
SOUVENIRS D EL AG R A N D EGU E RRE
Série SPremière Guerre mondiale
LES CARNETS DU SERGENT FOURRIERSouvenirs de la Grande Guerre
MAURICEGABOLDELES CARNETS DU SERGENT FOURRIERSouvenirs de la Grande Guerre
Page de couverture : Maurice Gabolde, sergent fourrier au milieu de ses camarades du 69ème régiment d’infanterie Photo vraisemblablement prise par son camarade GilloCartet
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30452-6 EAN : 9782336304526
ème Au 69régiment d’infanterie « de la division de fer » et au commandant Navel qui incarna pour nous le devoir militaire Maurice GABOLDE
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AVANTPROPOS
À mon Grandpère et à son fils, mon père 1 « Lescarnets du sergent fourrier»ont été écrits par mon grandpère, Maurice Gabolde, sur son lit d’hôpital vers la fin 1915. On y trouve relaté le début de la Grande Guerre, tel qu’il l’a vécu, de juillet 1914, un peu avant que ne commence le conflit, jusqu’en juillet 1915, date à laquelle il a choisi de cesser sa narration. Il faut savoir que sa participation directe aux événements s’était brusquement arrêtée quelque temps auparavant, au fond d’une tranchée. Cet ouvrage a été réalisé à partir d’un manuscrit que mon grandpère, jeune avocat âgé de 24 ans, rédigea sur des cahiers d’écoliers, alors qu’il se faisait soigner à l’hôpital de Pantin. Plus tard, Maurice Gabolde entrera dans la magistrature. Après des débuts à la Chancellerie, il deviendra membre d’un parquet de province et poursuivra sa carrière jusqu’au poste de Procureur de la République à Paris, en décembre 1941. Les événements qui s’ensuivirent et qui affectèrent sa vie personnelle le conduisirent en Espagne où il termina sa vie. Là, il prépara un autre ouvrage de souvenirs qu’il transmit à mon père en lui demandant de le faire publier. C’est ainsi qu’un jour je me vis confier par ce dernier la tâche de mettre en forme ce travail afin de le faire éditer. Le résultat fut la réalisation d’un ouvrage intitulé « Écritsd’exil », produit en vue de sa diffusion familiale et également destiné aux historiens de la période couverte par ces écrits, la Seconde Guerre Mondiale. 2 Dans la petite valise en cartoncontenant le tapuscrit, se trouvaient également quelques documents relatifs à la vie de mon grandpère et notamment les cahiers d’écolier sur lesquels il avait couché ses souvenirs de la Grande Guerre. J’eus évidemment la curiosité de les parcourir, et leur lecture m’incita à les retranscrire pour les partager avec d’autres membres de la famille. De fil en aiguille, il m’a semblé que ce témoignage d’un sousofficier au contact
1  Unsergent fourrier étaitun sousofficier chargé, au sein de son unité, de l’intendance, de la comptabilité et parfois également de questions logistiques. 2 Il s’agit de lavalise en cartoncontenant les quelques souvenirs personnels que l’auteur emporta avec lui en exil et que mon père récupéra, après le décès de mon grandpère à Barcelone, en 1972. Comment les cahiers d’écolier se retrouvèrent dans cette valise ? Mon père ne s’en souvient pas. C’est vraisemblablement lui qui les retrouva un jour dans un grenier et les fit parvenir à son père dans les années 5060.
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