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Les Etrusques

De
336 pages
Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l’heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu’on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu’illumine peu à peu un art subtil et spontané.
Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.
Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
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DU MÊME AUTEUR AUX ÉDITIONS LES BELLES LETTRES Eo Romam. Promenades dans la Rome antique, 1980. e Les Plaisirs à Rome, 1983 (2 éd. 1986). e Poche Payot, 1994 (2 éd. 2000). La Vie à la campagne dans l’Antiquité romaine, 1985. Les Modes à Rome, 1988. De Rome à la Chine. Sur les routes de la soie e au temps des Césars, 1993, (3 éd. 2002). Éros romain. Sexe et morale dans l’ancienne Rome, 1997. Poche (Hachette), 1998. Caton ou le citoyen(biographie), 2002 Collection « Guides Belles Lettres des Civilisations » : e Romeéd. 2002)., 1999 (3 Collection « Classiques en poche » Introduction, notes et commentaire de:Tite-Live,Ab Vrbe condita, I, 1998. Cicéron,Pro Milone, 1999. Cicéron,De Senectute(Cato Maior), 2003.
G U I D E B E L L E S L E T T R E S Collection
dirigée
par
Jean-Noël Robert D E S C I V I L I S A T I O N S
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. © 2004, Société d’édition Les Belles Lettres 95, bd Rasqail, 75006 Paris. ISBN : 978-2-251-90355-2
Avec le soutien du
Je dédie ce petit guide à Héléna, Aurélien, Valentin, Jérémy... et à tous ceux qui, l’heure venue, recueilleront l’héritage lumineux de l’Antiquité. Puisse-t-il éclairer leur esprit et ennoblir leur cœur.
www.lesbelleslettres.com Pour consulter notre catalogue et être informé de nos nouveautés par courrier électronique
Crédits des illustrations Picard, A.Hus,Les Étrusques et leur destin, Paris, 1980. p.20,287,294,; F.H. Massa-Pairault,La cité des Étrusques, Paris, 1996. p.226,231 Hachette, J. Heurgon,La vie quotidienne chez les Étrusques, Paris, 1961. p.171,249,314 Fayard, W. Keller,Les Étrusques, 1992, p.91,124,122,163,135,160,240,252,256,266, 278,273,284,287; D. Briquel,La civilisation Étrusque, 1999, p.91,108,103,104,120, 163,174,176,201,203,204,246 AECR, M. Pallotino,Histoire de la première Italie, Université de Strasbourg, 1993, p.37,78 Albin Michel, G.A. Mansuelli,L’art étrusque, Paris, 1965, coll. L’Art dans le monde, p.234, 246,248,252,254,282,296,315 La documentation française, D. Briquel (dir.),Les plus religieux des hommes, e XII rencontres de l’école du Louvre, Paris, 1992, p.147,159,243 Colin, J.P. Thuillier,Les Étrusques, Paris, 2003, p.199 École française de Rome, J.P. Thuillier,Les jeux athlétiques dans la civilisation étrusque, 1985, p.261,263,264,265,266 Grupo ed. Giunti, M. Cristofani,Dizionario della civiltà etrusca, Florence, 1985, p.103,116, 123,296,297,311,314 Ed. de l’Erma di bretschneider, Rallo,Le Donne in Etruria, Roma, 1989, p.96,97,122, 123,299,301,306,312,316 Cornell University Press, Scullard,Etruscan cities and Rome, 1967, p.65 Dorset Press, Macmanara,Everyday life of the etruscans, New York, 1973, p.113,182, 185,190,228,240
De chaleureux remerciements à J.-Cl. F. pour son assistance technique précieuse et toujours fidèle.
COMMENT UTILISER CE GUIDE ?Il est, certes, possible de lire ce livre chapitre après chapitre, pour découvrir un panorama de la société étrusque ; mais il est aussi conçu pour que le lecteur puisse y trouver rapidement (et en extraire) des informations précises sur un sujet qui l’intéresse. Il est donc conseillé : se reporter au sommaire : de chapitre est divisé en rubriques chaque (avec des renvois internes) qui permettent de lire, dans un domaine choisi, une notice générale. En outre, les autres r ubriques du chapitre complètent l’information. Au début de chaque chapitre, une introduction situe le sujet dans une perspective différente, illustrant l’évolution de l a société et des mentalités étruques ;  d’utiliser l’indexpartir duquel, sur une notion générale, un terme à technique, voire un personnage, il est possible de réunir, à travers l’ensemble du livre, plusieurs données complémentaires. Une bibliographie choisie permet, dans un premier temps, de se reporter à des ouvrages récemment parus pour y commencer une recherche. Tous offrent, sur le sujet qu’ils traitent, une bibliographie plus ou moins riche. Enfin, les tableaux de synthèse, les cartes et graphiques pourront aider à visualiser et mieux retenir les informations dési rées. (Cf. table des cartes, plans et tableaux en fin de sommaire.)
« Et tout dura quelques instants et tout fut éternel, sous terre... » D’un mot, Gabriele D’Annunzio retrace la vie, brève, sous le ciel de Toscane, et la longue mort qui la prolonge dans les tombeaux de Volterra. Les Étrusques y poursuivaient une existence ignorée jusqu’à ce que des découvertes inopinées et l’enthousiasme des archéologues ressuscitent un peuple oublié. Alors les sépultures révélèrent la vie étrange de ces hommes et de ces femmes que les autres civilisations antiques elles-mêmes semblent n’avoir jamais vraiment comprise. Pour elles, comme pour nous, les Étrusque s paraissent un peuple étranger, c’est-à-dire différent. Il se dégage de leur monde comme un parfum de mystère. Mais celui-ci n’est dû qu’à notre ignorance et à notre imagination frustrée. Plutôt qu’un mystère, parlons d’un mirage dont les flous tremblements s’estompent tandis que nos connaissanc es progressent pour e rendre sa place à une civilisation qui fut, au VI siècle avant notre ère, l’une des trois plus puissantes de la Méditerranée, avec la Grèce et Carthage. Pourtant, le cheminement de la recherche historique est long et laborieux, souvent incertain, toujours humble. Les Étrusques ne nous ont pas transmis de littérature ; leur langue nous reste largement inco nnue. Ils se sont très tôt nourris de l’influence grecque et Rome leur imposa sa loi pendant les derniers siècles de leur histoire. Les textes qui nous parlent d’eux, presque tous grecs ou latins, offrent la vision déformée d’auteurs étr angers jugeant tout à l’aune de leurs propres références. Ainsi les Grecs les dépeignent-ils comme des débauchés et des pirates redoutables, quand les Romains les considèrent « les plus religieux des hommes ». Ces divergences d’appréciation s’expliquent par les différences des mentalités entre ces peuple s. Le génie étrusque, par exemple, est fondamentalement étranger à la mentalité grecque. Les Toscans sont pénétrés de la disciplina etrusca qui leur ens eigne les éléments d’une révélation délivrée par les dieux. Ils y puisent le s clés de l’explication du
monde quand les Grecs, eux, ont recours à la philosophie et à la physique pour cet exercice. Le Grec analyse les phénomènes nature ls, l’Étrusque interprète le langage de la foudre et déchiffre l’avertissemen t de l’éclair. Le processus mental est autre. Le Grec s’exerce à un rationalism e que Rome relaiera et nous transmettra ; l’Étrusque se montre plus proche de la nature, plus en phase avec elle, moins logique mais plus sensible e t plus spontané. Ce n’est pas un hasard si l’irrationnel des religions à mystères a trouvé en Étrurie un terreau favorable, si l’Orient, avec sa démarche d’ esprit magique et initiatique, a séduit les Toscans au point que la légende, depuis Hérodote, leur assigne une origine orientale. L’art étrusque (essentiellement funéraire) exalte ce goût de la vie, cet élan vital et naturel, cet hymne au plaisir de vivre, sa ns doute naïf mais sans arrière-pensée, jusqu’à l’exubérance parfois. L’Étr urie fait entendre une autre musique que celle de la Grèce, héritée des plus anciennes traditions de la Méditerranée préindo-européenne. Au-delà des inf luences, au demeurant inévitables et fécondes, il existe bien une identité étrusque. Aujourd’hui encore, le Florentin dédaigne la compar aison avec un Romain ou un Napolitain. Il se revendique toscan, quand il ne se dit pas étrusque, comme pour souligner sa différence. Sa terre, aux r iches reflets d’un vert tendre et argenté, est irriguée d’une eau abondante qui la nourrit. Sa richesse tient dans sa générosité, dans sa diversité ; une l umière douce irise un paysage subtil dont le raffinement a également péné tré le tempérament des hommes. Pour les habitants actuels de la terre sere ine des Étrusques, la Toscane est autre, mais tient lieu de blason à l’Italie tout entière, à laquelle, au fond de leur cœur, elle se résume. Orgueil d’un peuple qui n’a pas peu compté dans l’épanouissement glorieux de la Rome antique et qui a distillé, en d’autres temps, l’esprit de finesse de la Renaissance en insufflant, pour la seconde fois de son histoire, un nouvel essor au monde occidental. Un creuset, donc. Une te rre bénie des dieux où s’harmonisent la nature et le génie des hommes.
TABLEAUX, CARTES ET PLANS, ILLUSTRATIONS
Tableaux - Noms étrusques [ou romains] des principaux sites et leur dénomination actuelle - Le calendrier étrusque - Quelques dieux étrusques avec leur équivalent en latin ou [grec] - L’alphabet étrusque - Les cinq prières du rituel de Neptune (liber linteus) - Chronologie : l’évolution de l’art étrusque - Les disciplines artistiques selon les principales cités - Chronologie des principales tombes découvertes Cartes et plans - L’Étrurie e - Zones d’influence des Étrusques vers la fin du VI siècle - Les limites territoriales des cités étrusques e e - La Campanie entre le VIII et le VI siècle - Les gisements de minerais en Étrurie - Plan de la nécropole de la Banditaccia (Caere) - Plan du palais de Murlo (vers -580) e e - Exemples de plans de tombes (évolution aux VII -VI siècles) - Plan de la tombe François (Vulci) - Évolution de la maison étrusque Illustrations - Personnage royal assis sur le siège curule (Caere) - Stèle d’Avle Feluske (Vetulonia) - Scène de procession avec char (palais de Murlo) - Scène d’assemblée (palais de Murlo) - Troupe de guerriers en marche (peintre de Micali) - Modèles de casques, glaives et pointes de lances - Scène de combat (miroir de bronze) - Casque à bouton - Navire de guerre (peintre de Micali) - Divers outils agricoles (dont l’araire) - Les canaux de drainage des champs - Schéma d’un four pour le traitement du minerai de fer - Divers types de chars : voitures à deux roues,carpentum chars de course, char de guerre - Amphores pour le transport du vin étrusque - Navire de commerce (Tarquinia)
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