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JULIE GUYOT
LES INSOUMISDE L’EMPIRE LE REFUS DE LADOMINATION COLONIALEAU BASCANADAET EN IRLANDE
SEPTENTRION
LES INSOUMIS DE L’EMPIRE
Julie Guyot
LES INSOUMIS DE L’EMPIRE
Le refus de la domination coloniale au Bas-Canada et en Irlande
1790 - 1 8 40
SEPTENTRION
Pour effecuer une recerce libre par mo-clé à l’inérieur de ce ouvrage, rendez-vous sur nore sie Inerne au www.sepenrion.qc.ca
Les édiions du Sepenrion remercien le Conseil des Ars du Canada e la Sociéé de développemen des enreprises culurelles du Québec (SODEC) pour le souien accordé à leur programme d’édiion, ainsi que le gouvernemen du Québec pour son Programme de crédi d’impô pour l’édiion de livres.
Illusraion de la couverure : Rober A. Sproule,L’onorable Louis-Josep Papineau, Musée du Séminaire de Québec,  e déail de Parridge, In Honour of e Briis Navy—To commemorae e surrender of e German Flee, Punc,  novembre . Illusraion de la quarième de couverure : Arise inconnu,he Unfortunate Wolfe Tone. Il es en uniforme d’adjudan-général de l’armée française. Gravure, Biblioèque naionale d’Irlande, Dublin, . Édiion : Sopie Imbeaul Révision : Solange Descênes Maquee de couverure : Hugues Skene, KX Communicaion Mise en pages : Folio infograpie
Si vous désirez êre enu au couran des publicaions des ÉDITIONS DU SEPTENTRION vous pouvez nous écrire par courrier, par courriel à sep@sepenrion.qc.ca, ou consuler nore caalogue sur Inerne : www.sepenrion.qc.ca
© Les édiions du Sepenrion , av. Turnbull Québec (Québec) GR X Dépô légal : Biblioèque e Arcives naionales du Québec,  ISBN papier : ---- ISBN PDF : ---- ISBN EPUB : ----
Diffusion au Canada : Diffusion Dimedia , boul. Lebeau Sain-Lauren (Québec) HN S
Venes en Europe : Disribuion du Nouveau Monde , rue Gay-Lussac  Paris
À la mémoire de Micel Lauzière -
Remerciements
C  ’  comparée fu d’abord un mémoire de maîrise (UQAM). Au momen de ransformer ce dernier en manuscri pour publicaion, je suis reournée dans mes dossiers e en ai exrai les commenaires émis par le Comié d’évaluaion responsable de poser la sancion finale à ce mémoire. Les observaions e suggesions des rois professeurs membres de ce comié : feu Jean-Marie Feceau (direceur), Ellen Jacobs (pro-fesseure émérie, UQAM) e Yvan Lamonde (professeur émérie, Universié McGill), on éé pris en considéraion dans la refone du exe d’origine, lequel en fu donc enrici. Par ailleurs, un mo de reconnaissance à l’endroi de Louis-Georges Harvey (Universié Bisop’s) e d’Yvan Lamonde, deux isoriens des idées e du discours qui on œuvré à relancer e à e redynamiser la recerce en isoire du Québec du  siècle, soi en proposan des cadres d’analyse novaeurs, ou encore en illusran, par leurs nombreux ravaux, l’ampleur du errain de jeu qui nous rese encore à occuper. En plus du parage inellecuel, leur appui e leurs indéfecibles encouragemens me son précieux. Enfin, je souligne le plaisir de ravailler avec les édiions du Sepenrion, noammen avec Madame Sopie Imbeaul, édirice aenive e efficace. Merci à oue l’équipe.
Introduction
O     enre la siuaion de l’Irlande e celle du Bas-Canada. Cee analogie es fondée à la fois sur le lien de dépendance à la Grande-Breagne e sur le fai que, dans les deux cas, la majorié de la populaion se rouve assujeie au pouvoir d’une minorié liée à la Grande-Breagne. Cependan, le lien de dépendance n’es pas exacemen le même. Le rappor poliique enre l’Irlande voisine e l’Angleerre es muliséculaire e d’une exrême complexié. L’Irlande possède un Parlemen, mais il es dominé par la minorié anglicane, anglo-irlandaise, alors que la majorié de la populaion es caolique irlandaise. Le cas de l’Irlande es unique. Le Bas-Canada, pour sa par, n’es qu’une des colonies de peu-plemen de l’Empire briannique en erre américaine, voisine des Éas-Unis d’après l’indépendance. À ce ire, son sau de dépen-dance poliique es clair e paragé. Cependan, une populaion d’origine française y demeure neemen majoriaire e, grâce au sysème représenaif ocroyé par la consiuion de , majori-aire aussi à la Cambre d’assemblée. Touefois, non seulemen la même consiuion assurai à un gouverneur nommé par Londres e à son conseil exécuif les pouvoirs les plus éendus mais, de plus, un conseil législaif nommé par le gouverneur se donnai comme 1 concurren de l’Assemblée .
. Dans ce essai, nous employons anô le erme « Grande-Breagne », anô « Angleerre » pour dire le rappor de dépendance de l’Irlande e du
1 0empi r ei ns oumi s de l’  • le s
On éai à l’ère des révoluions. L’auorié des souverains, mais aussi les privilèges des classes dominanes anciennes éaien mis en cause. On meai de l’avan l’affirmaion des drois individuels e des drois des peuples. Le principe de l’égalié e l’idée de la démocraie avaien gagné des adérens. En Irlande, heobald Wolfe Tone apparaî d’abord comme un wig progressise qui n’aurai pas dédaigné la carrière de parle-menaire. Cependan, l’observaion de ce qui se passe au Parlemen irlandais le condui à la criique e à la dénonciaion du compore-men des parlemenaires rop dépendans, selon lui, du paronage insiué au profi des inérês brianniques. Tou de même acif dans l’arrière-scène poliique e publicise, il en vien à l’idée de la nécessié de canger la composiion du Parlemen afin de rendre ce dernier à la fois plus indépendan e plus démocraique. Il se di favorable à la séparaion de l’Église e de l’Éa e à l’égalié des drois de ous au-delà des apparenances confessionnelles. Sur ce plan, la paricipaion des caoliques à la vie poliique, don ils éaien exclus, lui paraissai essenielle. Cependan, ces cange-
Bas-Canada.Biensûr,ilyaeulaformaionduRoyaume-UnidelAngleerreede l’Écosse () e, en , celle du Royaume-Uni de l’Angleerre, de l’Écosse e de l’Irlande – e il y aura, en , celle du Royaume-Uni de l’Angleerre, de l’Écosse e de l’Ulser. Ces rupures juridico-poliiques dans le emps ne son cependan pas celles qui son vécues immédiaemen sur le plan des consciences ideniaires. Voir à ce propos noammen : Linda Colley,Britons. Forging te Nation, -, London, Vinage []  ; Jim Smy,he Making of te United Kingdom, -, London, Longman, . D’une par, la puissance don dépenden alors l’Irlande e le Bas-Canada es en premier lieu l’Angleerre e le gouvernemen de Londres. D’aure par, Tone e Papineau, eux-mêmes, emploien de manière prépondérane le erme « Angleerre », e occasionnelle-men celui de « Grande-Breagne ». Sur le plan de l’isoriograpie, soulignons simplemen qu’Yvan Lamonde réfère aux deux conceps, alors que homas Barle uilise davanage celui d’« England » e S.J. Connolly renvoie pluô à « Grea Briain ». L’inerpréaion isorique devrai ici probablemen êre considérée. Quoi qu’il en soi, il y aurai oue une aure recerce à faire dans le discours des coloniaux e des dépendans sur la puissance précise (Angleerre ou Royaume-Uni) qui es à l’origine de leur dépendance.