Les rendez-vous barbares

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L'enfant est né avec la guerre, des hordes de Barbares ont envahi le pays. Les parents décident de l'envoyer dans la famille à la campagne, au creux du bocage normand, afin de le mettre à l'abri des dangers qui ravagent la région parisienne. Mais quand déferlent les années quarante, le "trou perdu" va se trouver au centre de la bataille. Le petit garçon qui grandit raconte son face-à-face avec la guerre qu'il découvre.
Publié le : vendredi 1 février 2013
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EAN13 : 9782296530393
Nombre de pages : 312
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Première partie : L’apocalypse
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 Les rendez-vous barbares          
 
 
            
     
Claude H OURDEL    
   Les rendez-vous barbares  Première partie : Lapocalypse    
      
    
 
                                            
© L'Harmattan, 2013  5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris   http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-336-00664-2 EAN : 9782336006642
                      
                
 
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Ernest RENAN
                                             
    
Chapitre 1 le temps qui passe moffre les raisons décrire un livre
  T out à lheure, jai entendu passer des avions. Le bruit dun avion qui passe éveille toujours en moi une curiosité denfant. Une sorte démerveillement. Je me suis précipité à la fenêtre. Trois ailes delta disparaissaient vers lEst au-dessus des habitations. Jai imaginé les pilotes dans lespace réduit de leur habitacle, moulés dans leur combinaison de cuir ou de néoprène, casqués, sanglés, calés, figés, mains gantées étreignant les manettes de commande, leur regard daigle scrutant tour à tour le ciel et les cadrans du tableau de bord de mouvements dyeux imperceptibles, partie intégrante dun tout dont ils sont le décideur dordres, le cerveau. Jai imaginé ce qui défilait sous eux à vive allure, kaléidoscope de maisons et de monuments, de places et de rues, de lacs et de rivières, de bois et de champs, à la fois homme et oiseau, comme maîtrisant le tout. Longtemps jai rêvé dêtre un oiseau. Puis leur vrombissement a disparu. Maintenant, on nentend plus que les bruits normaux dun lumineux matin dautomne, vent léger bruissant dans les arbres, pépiement des oiseaux, ébrouements joyeux au bord du bassin. Rafale  ou Mirage 2000  regagnant leur base de Melun-Villaroche, Reims, Bordeaux, Creil, ou Dijon ? Ces avions ultramodernes sont tellement rapides quà peine entendus, ils ont déjà disparu, fondus dans lhorizon.  Laviation a très tôt bercé mon enfance. Mon père bien sûr, ancien pilote de guerre, au temps hésitant où ces nouveaux grands oiseaux commençaient à défier lespace et la gravitation, Caudron , Spad , Farman ,  ou Déperdussin français contre Albatros , Fokker , Taube ou Aviatik allemands, capables de faire du surplace quand devant eux se dressait un vent trop puissant. Mais surtout ceux de la Seconde Guerre mondiale, au temps des  Junker 88 , des Heinkel 118 , des Messerschmitt 109 , des Focke-Wulf 190 , et des Stuka, des Amiot , des Morane 406 , des Dewoitine 520 , des Spitfire , des Tempest , des Typhoon , des Mosquito , des Hurricane  des Thunderbolt , des Mustang , et des « Lockheed-Lightning-P38-à-deux-queues » (comme jaimais à les appeler ce qui me donnait la sensation dêtre très « savant » vis-à-vis de mes petits camarades), des Mitchell , des Boston , des Short-Stirling , des Halifax , des Lancaster , des Beaufighter , des Whitley , des Wellington , des Marauder , des Libérator , des Douglas DC3 ,  ou des Forteresse volante . Parfois, fermant les yeux, je les revois danser dans le ciel de mon enfance, comme sur les envolées dune extraordinaire symphonie.  
 
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