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Les transitions politiques en Guinée

De
258 pages
Depuis son indépendance en 1958, la Guinée a connu plusieurs types de transitions politiques. La première, post Sékou Touré, s'est terminée par la prise du pouvoir par l'armée (1984). Après un régime d'exception de six ans, la Guinée s'engage dans une nouvelle transition. Cependant, l'ère démocratique fut éphémère. Après une tentative de renversement de pouvoir par des militaires en 1996, le régime de Lansana Conté bascula dans l'autoritarisme jusqu'à sa mort en 2008, suivie d'un putsch militaire dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara. Après une tentative d'assassinat du capitaine Camara, le général Sékouba Konaté conduisit cette transition à l'élection présidentielle de juin et novembre 2010.
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Les t ransitions politiques en Guinée
de son indépendance à 2010
  
 Afrique : politiques publiques, sécurité, défense Collection dirigée par Dominique BANGOURA Cette collection a pour objet de publier des analyses qui portent sur lensemble des politiques publiques en Afrique : politiques démocratiques, sociales, sécuritaires, diplomatiques et de défense ayant vocation à assurer la paix civile, la paix entre les Etats et le développement. Elle donne un éclairage nouveau sur les acteurs internes, régionaux et internationaux intervenant dans ces domaines, sur les rivalités en jeu, les intérêts contradictoires et les menaces, sur les crises politiques et les conflits armés. Enfin, elle identifie les importants défis à relever et les alternatives possibles.
 Déjà parus  SOSSA Dorothé Cossi (dir.), Nouvelles démocraties et socialisation politique , 2012.  KUMABA MBUTA Wutibaal, LONU et la diplomatie des conflits. Le cas de la République démocratique du Congo , 2012.      
   
Ibrahima BAH  
  
Les t ransitions politiques en Guinée
d e son indépendance à 2010  
  
  Préface de Dominique BANGOURA             LHARMATTAN  
 
 
 
 
 
                                
  © LHarmattan, 2013 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-00606-2 EAN : 9782343006062
  
PREFACE  Jai fait la connaissance dIbrahima BAH alors quil était auditeur au Centre dEtudes Diplomatiques et Stratégiques (CEDS) à Paris. Cétait le 15 décembre 2009. La direction mavait sollicitée en tant que professeur, pour donner une conférence sur les Transitions politiques en Afrique de lOuest . Juste avant moi, le Doyen Pascal Chaigneau avait brillamment brossé le tableau de la Géopolitique des crises sur le continent africain . A lissue de cette séance, Ibrahima Bah mavait fait part de son intérêt pour le sujet que javais traité, en particulier sur la Guinée et peu à peu lidée den faire le thème de son mémoire de fin détudes, dans le cadre du Mastère dEtudes Diplomatiques Supérieures, a fait son chemin. Cest donc tout naturellement quil ma demandé de diriger sa recherche et que jai accepté. A partir de ce moment-là, M. Bah sest distingué par sa motivation, son engouement, sa ténacité pour ce travail. La passion et lengagement, la volonté daller jusquau bout étaient tels quil ne pouvait céder au découragement, malgré les difficultés. Cest ainsi que le mémoire intitulé Les transitions politiques en Guinée, de lindépendance à nos jours , fut élaboré, rédigé et soutenu, avec conviction et brio et que le jury lui attribua la mention très honorable ainsi que les félicitations. Ayant moi-même longuement réfléchi sur ce sujet et ayant publié en 2006 avec Mohamed Tétémadi Bangoura Quelle Transition pour la Guinée ?, je savais que cette question était encore très peu explorée et taboue en Guinée. Je mesurais lintérêt du mémoire dIbrahima Bah, non seulement sur le plan académique et scientifique pour contribuer à lanalyse de lhistoire politique du pays, mais aussi et surtout pour tirer les leçons de lhistoire. Jétais convaincue quil fallait partager les résultats de ce travail et le meilleur moyen était den faire une publication. Là encore, durant tout le processus allant du
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manuscrit au prêt-à-clicher finalisé, Ibrahima Bah sest montré volontaire et passionné. Il faut dire que le contexte de lépoque se prêtait parfaitement à une telle étude. Lorsque lauteur de ce livre décide de se pencher sur « les Transitions politiques en Guinée », lheure est grave. Le capitaine Moussa Dadis Camara vient dêtre victime dune tentative dassassinat par son aide de camp. Or, cet événement survient dans le cadre dune transition politique qui a dévié de sa trajectoire, marquée par la tragédie du 28 septembre 2009 au stade de Conakry où des centaines de crimes, viols et blessures graves ont été commis. Léchec cinglant de cette transition et la spirale de violence aveugle liée à ce régime politique ont sans doute été des éléments déterminants dans le choix du sujet.
En effet, à y regarder de près, on a limpression que lhistoire se répète dans ce pays ; mais qui sen souvient, ou plutôt, qui soulève cette problématique et tente de trouver des parades et des remèdes ?
Cest donc pour comprendre pourquoi, à chaque occasion historique de succession politique, la Guinée bascule dans la violence, quIbrahima Bah sest lancé dans cette recherche. Cest aussi pour en mesurer les conséquences. De 1958 à 2008, la Guinée na connu que deux Chefs dEtat, Sékou Touré qui est décédé de maladie le 26 mars 1984 et Lansana Conté qui est décédé de vieillesse et de maladie le 22 décembre 2008. Le premier, qui était un civil, a dirigé le pays dune main de fer durant vingt-six ans à la tête du parti unique et parti-Etat, le Parti démocratique de Guinée (PDG). Lhistorien Ibrahima Baba Kaké a su résumer en deux mots dans un livre le parcours de cet homme : le héros et le tyran . Le deuxième, qui était un militaire, a continué à imposer à la Guinée un régime autoritaire marqué notamment par les massacres de 2006 et de 2007.
A la mort de Sékou Touré, la Constitution en vigueur (1982) prévoyait dans son article 51 : « En cas de vacance de la Présidence pour quelque cause que ce soit, le Gouvernement Révolutionnaire reste en fonction pour expédier les affaires
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courantes jusquà lélection dun nouveau Chef dEtat dans un délai maximum de 45 jours au cours duquel des élections présidentielles sont organisées ».
Pendant huit jours, entre le 26 mars et le 3 avril 1984, le Premier Ministre Lansana Béavogui assura lintérim. La période de transition entre le régime défunt et le nouveau régime fut occupée à lorganisation des obsèques du Président. Elle fut aussi marquée par les rivalités en vue de la succession au pouvoir. Comme lindique Ibrahima Bah, elle sest déroulée dans une atmosphère hautement conflictuelle à lintérieur du PDG entre le clan de Lansana Béavogui partisan de la transition constitutionnelle et le clan dIsmaël Touré, jeune frère du Président et favorable à un coup dEtat pour le contrôle et la continuité du régime . Le Chef du Gouvernement ne fit pas le poids dans les rapports de force en présence et cest finalement larmée qui trancha le débat en prenant le pouvoir. La suite est bien connue : régime militaire et régime dexception (1984-1990) puis régime autoritaire (1990-2008) à lexception dune période prometteuse, avec ladoption de la Constitution par référendum en décembre 1990, ouvrant la porte à une possible démocratisation des institutions et de la vie politique.
Cest pourquoi une période de transition de cinq ans fut prévue par la Constitution (1990) pour passer du régime militaire à un régime démocratique grâce à linstauration et la mise en uvre dun Etat de droit. Mais cette période ne remplit pas ses promesses. La parenthèse fut vite refermée du fait que le Président Lansana Conté nacceptait la libéralisation politique quà condition que les citoyens ne touchent pas au pouvoir présidentiel. Dès lors, le jeu était truqué et, malgré le multipartisme, les élections ne pouvaient être ni libres ni transparentes. Il en fut ainsi jusquà fin 2008.
A la mort de Lansana Conté, la Constitution prévoyait en son article 34 : « En cas de vacance de la fonction du Président de la République consécutive au décès, à la démission ou à toute autre cause dempêchement définitif, la suppléance est assurée
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