//img.uscri.be/pth/505ab47edbafc391d798211b9bf65be910bcacc7
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 19,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

MAQUIS DANS LES COMBRAILLES

De
176 pages
Il y a deux livres dans ce livre: un, écrit au passé, raconte l'histoire des résistants des Combrailles au temps de l'occupation de la France par les armées nazies; l'autre, au présent, celle d'un Mémorial édifié pour en perpétuer le souvenir. L'un et l'autre s'entrecroisent, mêlant passé et présent, en un récit à la fois reportage et roman plein d'émotion et d'humour dans lequel se retrouvent, en osmose, le journaliste et l'écrivain que l'on connaît.
Livre C-D avec la chanson " Te souviens-tu, Marianne ?"
Voir plus Voir moins

MAQUIS DANS LES COMBRAILLES

Je sais, avec Fernando Pessa "que dans l'enfance de tout le monde il y eut un Jardin particulier ou public, ou du voisin. " Il y aura dans celui de Sibel, ma petite-nièce, Ismaël son frère et Storme, mon Anglaise préférée, la fille de Rosie Horne et Hal Wilson, dont il est beaucoup question dans ce livre, un monument qui, je l'espère, sera un phare éclairant pour eux le passé et le présent afin de les enseigner et de les aider à prendre les bonnes décisions dans leur vie de citoyens. Pour Stéphane, Louis et Emma, aussi, mes autres petits-neveux et nièce. Je souhaite qu'il en soit de même pour mon petit-fils Aurélien qui, avec son amie Hélène, déposa une gerbe au pied du monument en question, le jour de son inauguration. Enfants, jeunes gens, l'avenir sera pour vous ce que vous le ferez. J.S.

@ L'Harmattan, 2001 ISBN: 2-7475-0931-1

JEAN SANITAS

MAQUIS dans les COMBRAILLES des résistants un monument

Sculpteur Hal Wilson Préface Edmond Lechanché

DU MEME AUTEUR

ROMANS Aimez-vous Wagner (Editeurs Français Réunis) Deux roses blanches pour un noir (Editeurs Français Réunis) Un jour et une nuit (Editeurs Français Réunis) Coup de toit (Editeurs Français Réunis) ESSAIS La liberté a la parole (Editions Sociales) Barbusse, la passion d'une vie (Editions Valmont) ENQUÊTES Des hommes du ciel (Aéroflot) (Editions A.P.N.) Le Birobidjan: une terre juive en Union soviétique (avec le Dr Braun) (Editions Robert Lafond) Le sang et le sida, préface du Dr Michel Limousin (Editions L'Harmattan et Editions du Pavillon) Pour que demain soit plus humain (Le Secours Populaire Français), préface de Pierre Perret, (Editions L'Harmattan et Editions du Pavillon) RÉCITS HISTORIQUES Les tribulations d'un résistant auvergnat ordinaire (La bataille du Mont Mouchet) préface de Lucie Aubrac, (Editions L'Harmattan) Des "terroristes" auvergnats qui savaient se battre et mourir, préface d'Edmond Leclanché (Editions L'Harmattan) Le petit soldat de Clermont-Ferrand (prêtre ouvrier ou militant révolutionnaire ?) préface d'André Chassaigne, (Editions L'Harmattan) NOUVELLES La Grande Colère de Big Beef Bill, taureau auvergnat, illustrations de l'auteur et de Georges Sarre, (Editions L'Harmattan) BANDES DESSINÉES (albums) Récits historiques Lénine en octobre, préface de Louis Aragon (Editions Dargaud) La bataille de la Nérétva (Tito), préface de Georgette Elgey, (Editions Dargaud) Les Pâques sanglantes, préface de Henri Noguères, (Editions Dargaud) Le Sel et le coton (Gandhi), (Editions Dargaud)

Science fiction Le Maraudeur

(Editions Dargaud)

Aventure La Nuit des castors (Fanfan la Tulipe) (Editions V.M.S.) BANDES DESSINÉES (fascicules complets) Aventure Au nom de la loi (Editions Hachette) Destination danger (Editions Hachette) Les Mystères de l'ouest (Editions Hachette) Western El Cougouar (Editions Hachette) Science fiction Sunny Sun (Aventures et voyages) BANDES DESSINÉES (récits complets dans la presse de la jeunesse) Récits historiques Simon Bolivar (Jeunes Années) Garibaldi (Jeunes Années) Raspail (Jeunes Années) BANDES DESSINÉES (récits à suite dans la presse illustrée) Récits d'aventure Fanfan la Tulipe La Patrouille de la jungle Bob Mallard et Puchon Récits comiques Pif le chien Placid et Muzo Zor et Mlouf Léo, bête à part (Editions V.M.S.) BANDES DESSINÉES (récits imagés dans la presse quotidienne) Les Orgues du diable (la révolte des Jacques) Tchapaïev (un paysan général en 1917) Vercingétorix, le guerrier à l'alouette Mort à Wounded Knee (les dernières guerres indiennes) 5

BANDES DESSINÉES (dans la presse hebdomadaire) Récits historiques L'Orchestre rouge, d'après le livre de Gilles Perrault (La Vie ouvrière) DISQUES Le Tour du monde en 80 minutes (le voyage de Youri Gagarine, le premier homme de l'espace). Avec le comédien Roger Pigault (Le Chant du Monde)
A PARAÎTRE OU EN PRÉPARATION

Les Cent Contes du Perroquet bleu Histoire de dire (poèmes) Pilos le Pillifère (B.D.)

6

J' ai pris les armes pour la liberté de tous.

Vercingétorix

PRÉFACE

L'ouvrage de Jean Sanitas, en évoquant un aspect de l'histoire de la Résistance en Auvergne et, en parallèle, celle de l'édification récente d'un Mémorial édifié sur le territoire des Ancizes-Comps, une des belles communes du département du Puy-de-Dôme, évoque les Combrailles. Parler de la Résistance et de cette région de l'Auvergne est à ma portée. En effet, j'y ai, jeune homme, combattu les nazis en certaines occasions de mon engagement dans les rangs des Forces Françaises de l'Intérieur après l'avoir découverte enfant. Ce livre m'interpelle donc doublement. Je m'explique. Le village des Marteaux, près de Manzat, a, en 1926, accueilli les deux orphelins de guerre que nous étions mon frère Camille et moi (notre père est mort en 1925 des suites des blessures reçues au cours de la guerre de 14-18). J'ai le souvenir de la gentillesse de nos parents nourriciers, les époux Colombier, de la douceur de la Mablon, (notre seconde maman) et du faux air sévère de son époux, le Nanet, elle "cagotte", lui païen. Je n'ai pas oublié l'école communale, établie au-dessus de la Halle, et son directeur, monsieur Lavédrine, faisant chaque matin subir à ses élèves une véritable revue de détail: état de propreté des mains, des oreilles, et, autant que possible, des galoches dont nous étions tous chaussés. Cet homme, comme le Nanet, cachait, derrière des apparences de sévérité, une extraordinaire humanité. Il savait tout de chacun de ses enseignés. Il parlait de la France, notre patrie, de la République, du prix qu'il fallait attacher à la liberté et à la justice, de l'indispensable pratique de la politesse, l'emploi d'un "gros mot" étant sanctionné de vingt lignes de texte à écrire en 9

fonnant bien les pleins et les déliés. Je sais, aujourd'hui, qu'il infligeait les punitions à contre-cœur. Etre responsable, rigoureux, il était aussi d'une grande sensibilité. Plus tard donc, imprégné des enseignements de la Mablon, du Nanet et de l' Instit, hussard noir de la République, je retrouvai les Combrailles en faisant mes premiers pas dans la lutte clandestine au sein du 1erCorps Franc d'Auvergne, né à Lespinasse sous les ordres du colonel Gaspard dont le souvenir est souvent évoqué dans l'ouvrage de Jean Sanitas. Combien d'expéditions résistantes audacieuses ont été préparées dans ce modeste hameau des Combrailles, ont été menées à bien à partir de lui. Ce qui a valu à ses habitants de payer un lourd tribu à la reconquête de la liberté. Le livre de Jean Sanitas, qui en a écrit bien d'autres sur la Résistance, résistant lui-même, le Mémorial aux maquisards des Combrailles, édifié par l'association "La Goutelle demain" aux Ancizes-Comps, dû au sculpteur Hal Wilson (monument dont il est question dans ce livre) rendent en quelque sorte hommage à tous les gens de cette région d'Auvergne, à ceux du passé, pour leur enseignement, à ceux qui, au temps de l'occupation de la France par les nazis, forts de cet enseignement, ont su - et je les en
remercie

-

prendre le chemin de l'honneur.

Et, avec eux, bien des Français. Edmond LECLANCHÉ
Officier de la Légion d'honneur Président du Comité d'Union de la Résistance d'Auvergne

10

AVANT-PROPOS DU PASSÉ AU PRÉSENT

C'était au début du mois d'août 1944. Au tout début, Quelques semaines après le débarquement qui vit plusieurs dizaines de milliers de soldats, Américains, Anglais, Français, Canadiens, Australiens, Écossais, Néo-Zélandais, prendre pied sur la terre de France occupée par les nazis, Tandis que, dans le bocage normand, les troupes alliées progressaient difficilement en direction de Paris, j'attendais, cette nuit-là, à l' "embouchure" de la route conduisant de Clermont-Ferrand à Pont-du-Château, l'arrivée d'une camionnette chargée d'armes. Des mitraillettes, des révolvers et des grenades. l'avais pour mission de guider les occupants de la camionnette, venue de je ne sais d'où, jusqu'à Aubière, chez mon oncle Antonin (1), où les armes qu'elle transportait devaient être entreposées en attendant que les hommes d'un des maquis F.T.P.F., implantés dans les Combrailles, les récupèrent. Je devais manifester ma présence en allumant un briquet lorsqu'apparaîtrait la camionnette. Ma bicyclette et moi chargés dans la camionnette, le voyage d'Herbet à Aubière se passa sans difficulté. Le couvre-feu venait d'être bravé une fois de plus. Tonton Antonin n'étant pas là, guerroyant dans les rangs de la Résistance avec ses deux fils, Maurice et Roger, du côté de Thiers, c'est tata Marie, son épouse, qui réceptionna la marchandise. Un cuvage servit de cache. Relatant pour la première fois cet épisode de ma vie de soldat sans uniforme, une double question se pose: pourquoi n'en avoir jamais fait allu-

1. Antonin Batisse,

11

sion jusqu'alors dans aucun de mes écrits et pourquoi en parler aujourd'hui à l'occasion de ce nouveau livre? Réponses: un parce que le fait en question, atome dans les galaxies de l'univers tourmenté de la guerre mondiale, ne méritait pas la considération d'autrui, deux, parce que je n'ai rien trouvé de mieux, en la circonstance, pour servir d'introduction à ce qui va suivre, c'est-à-dire au récit de quelques-uns des combats menés par les résistants des Combrailles avec, souvent, l'aide des gens du cru, et l'histoire édifiante d'un Mémorial élevé pour perpétuer leur mémoire. lS.

12

CHAPITRE I SOUS LE REGARD DE "TITI-LA-GOUTELLE" LE GAVROCHE DES COMBRAILLES

- Dernière question à l'ordre du jour de notre réunion: que va-t-on organiser, en 2000, à l'occasion de la commémoration du 8 mai 1945? Je propose... Félix Mioche m'interrompt: - C'est en effet une question: que va+on faire - que peut-on faire d'aussi fort que ce que nous avons fait cette année? Je réponds: - Inaugurer un nouveau monument. Et j'ajoute: - Si toutefois le bureau est d'accord avec cette proposition formulée à titre personnel, l'idée m'en étant venue tout dernièrement. Le bureau? Celui de l'association "La Goutelle demain" qui, comme son nom l'indique, a vu le jour pour "sévir" sur le territoire de la petite commune de La Goutelle, Puy-de-Dôme, canton de Pontgibaud, code postal 63230, six cents habitants (à peine). "Sévir" n'est d'ailleurs plus le mot exact pour qualifier sa raison d'être au jour d'aujourd'hui. En effet, si elle a été initiée pour dénoncer les pratiques de la municipalité de La Goutelle, jugées par ses créateurs irrespectueux du Code des communes et des lois de la République, elle a depuis ajouté d'autres cordes à son arc et étendu le champ de ses activités dans le temps et l'espace. Toujours pugnace dans la défense de la démocratie communale et républicaine, elle donne aussi, désormais, dans l'action culturelle, le domaine des loisirs et la défense de l'environnement, en débordant largement - très largement - les limites administratives de La Goutelle. Précisons. L'association a, en 1996, créé le Salon annuel des arts plastiques "Entre Dômes et Combrailles" qui n'a cessé de proliférer, d'août en août, en 13

o
o

~

o
0

o

Titi. La-Go

ut elle

14

nombre de participants et en lieux d'exposition, passant de quarante exposants à plus de cent et ouvrant ses portes, outre à La Goutelle, à SaintGeorges-de-Mons, aux Ancizes-Comps et à Confolent. En 1997, elle inventait une autre façon de commémorer le 8 mai 1945 en organisant un débat sur la Seconde Guerre mondiale auquel participèrent quatre cent soixante personnes. En 1998, elle organisait, de front, trois manifestations: - Une nouvelle rencontre pour un nouveau débat; - Un salon, dit de la mémoire, évoquant, à travers des peintures et des sculptures, l'invasion de la France par les armées allemandes en 1940, son occupation par les armées en question, la résistance qu'elle engendra, la répression qui s'en suivit, sa libération en 1944; - Une exposition de véhicules ayant participé au débarquement de Normandie en juin de la même époque. Ces trois manifestations attirèrent deux mille cinq cents personnes chacune. En 1999, elle faisait défiler, de Clermont-Ferrand à La Goutelle, la "Colonne de la liberté" - quarante véhicules et engins d'époque utilisés en leur temps par la Résistance et la 1reArmée Française (Rhin et Danube) et inaugurait un monument dédié aux combattants de la guerre 39-45 : quatre plaques de lave émaillée, sur un bâti métallique de sept mètres de haut, évoquant précisément l'arrivée des nazis en France, la Résistance, la déportation et la victoire alliée (une réalisation signée Joël et Yann Debuiche). Des milliers de personnes se pressèrent sur le parcours de la colonne ou assistèrent à l'inauguration du monument. "La Goutelle demain" s'intéresse aussi à la littérature en organisant, notamment, des ventes-signatures de livres et, aussi, éventuellement, à la musique et au sport. - Inaugurer un monument suppose de l'avoir préalablement construit. Tu le vois comment et fabriqué par qui? demande encore Félix Mioche. Et il pose une troisième question avant que j'ai eu le temps de répondre à cette deuxième interrogation: - Tu comptes le mettre où ? La réunion se tient chez moi, à Vanauze, sous le regard intéressé de Titi-la-Goutelle, le gavroche des Combrailles, statue de terre cuite polychrome, comme la Vierge du Louvre, due au talent des membres de l'Atelier-Terre de la Banque de France. Haut d'un mètre cinquante, Titi-la-Goutelle - ses aventures paraissent, sous la plume du dessinateur Georges Sarre, dans le journal de l'associa15

tion dont il est le personnage emblématique - trône dans la cheminée
auvergnate adornant la pièce où sont réunis, outre Félix Mioche et moi, Élisabeth Taillandier, Renée Collange, leurs conjoints respectifs Claude et Maurice, Laurent Mioche, le fils de Félix, Ginette Dugout, Éliane Perrier, Claudine et Roger Labonne, Noël Lonchambon, Paul Monnet et mon épouse Marcelle. Je suis le président de "La Goutelle demain". Félix Mioche en est le vice-président, Élisabeth Taillandier, la secrétaire, Renée Collange la présidente de sa commission culturelle. Laurent Mioche gère la trésorerie. l'explique: - Comment je vois le monument? Je vois un homme métallique debout sur un socle de granit, les bras disposés en V, évoquant à la fois la Résistance défiant l'occupant et la victoire finale des alliés sur lui. Deux autres blocs, également de granit, pierres levées édifiées de part et d'autre de la partie centrale du monument, seraient destinés à supporter un poème écrit à la gloire des combattantes et combattants des CombraiUes et la liste des institutions, des municipalités, des associations et des industriels ayant participé au financement de l'édifice. Qui réaliserait l'ensemble? Hal Wilson concernant le personnage de métal. René Perazzi s'agissant du façonnage des pierres levées. Thierry Courtadon graverait les textes. Hal Wilson habite Dontreix, dans la Creuse, les deux autres Volvic. Où sera édifié cet ensemble? (1) En un endroit non encore déterminé, sur le parcours de la route départementale 941 conduisant à la Bretagne, dans la traversée de La CouteUe ou ceUe de Bromont-Lamothe. Il faut ici ouvrir une parenthèse pour présenter Hal Wilson. Hal Wilson est un sculpteur anglais de 32 ans, établi dans les Combrailles, aux Mouneyroux, petit village dépendant de la commune de Dontreix, à la limite des départements du Puy-de-Dôme et de la Creuse. Sa maison est située dans la Creuse, le terrain y attenant dans le Puy-deDôme. Issu d'une famille de créateurs (son père est un architecte de renommée internationale, son grand-père paternel un peintre fort connu en Grande-Bretagne), il est, un peu, le mouton noir de la famille, ayant renoncé à terminer des études musicales, pourtant brillantes, pour se lancer dans la sculpture... sur métal. Une sorte de forgeron aux yeux de certains des siens. Peut-être! Mais quel forgeron! Il façonne l'acier, à l'aide d'un chalumeau, comme d'autres la pierre, armés d'un marteau et d'un burin.
1. Il sera ultérieurement décidé de le baptiser "Mémorial" dédié aux résistantes et résistants ayant combattu, les armes à la main, l'occupant nazi de la France, entre 1942 et 1944, dans les maquis des Combrailles. 16

Je l'ai souvent regardé travailler, dans la grange qui lui sert d'atelier, complètement fasciné par son travail. l'avais - comment dire? - le sentiment un peu trouble, au fur et à mesure où le personnage qui allait être la pièce essentielle du Mémorial évoqué plus haut prenait forme, d'être en présence du professeur Frankenstein ou d'un démiurge: n'était-il pas en train de créer un homme de ses mains, un géant comme il en est dans les légendes de tous les pays? Antée dans les plaines de Russie. Gulliver au pays de Lilliput. Je reviendrai sur cette création hors du commun au fil des pages de ce livre. Rosie Home, avec qui il vit, photographe de son métier, maniant la pellicule avec le même talent que lui le chalumeau, est en quelque sorte son égérie. Ou sa muse. C'est selon. Elle est aussi l'épouse qui lui a donné une fille magnifique. Storne. Ma petite Anglaise. l'ai rencontré Hal Wilson, en compagnie de Françoise Attaix, journaliste, dans les locaux de France 3 Rhône-Alpes-Auvergne. Françoise Attaix s'apprêtait à l'interviewer. Le hasard fait parfois bien les choses. Ce fut le cas. A moins qu'il y ait, dans cette rencontre, la main du Dieu des journalistes, à la corporation desquels j'appartiens depuis si longtemps. Qui sait? Qu'importe. Il devint mon ami, l'ami de tous les amis de "La Goutelle demain" et participa à plusieurs salons "Entre Dômes et Combrailles" avec ses sculptures (si inventives) d'animaux, de femmes, d'hommes ou... d'autres choses. Toujours réalistes - d'une certaine façon en tout cas - même, parfois, dans leur irréalisme. Il y en eut de tailles différentes, la plus haute, "L'Homme debout", fait de fer à béton (quelle imagination), mesurant ses quatre mètres de haut, les pieds au sol. Mais Hal rêvait de donner dans le gigantisme. "La Goutelle demain" lui en offrit l'occasion en lui proposant, au lendemain de la réunion dont il est présentement question, de réaliser le Mémorial aux maquisards des Combrailles. Il accepta d'emblée, se proposant de travailler gratuitement, demandant seulement - c'était plus un souhait qu'une exigence - qu'on lui fournisse le métal nécessaire à la réalisation de l'œuvre et l'aide des hommes forts de l'association quand il s'agirait de la manipuler alors qu'elle aurait pris du poids. Tous les présents à la réunion étant tombés d'accord pour doter les Combrailles d'un monument à la mesure des combats menés par la Résis17