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Marie-Antoinette pour les Nuls

De
217 pages

Des boudoirs royaux à la guillotine, entrez dans le secret de l'histoire de Marie-Antoinette.





La vie de Marie-Antoinette a longtemps souffert du mépris dû à sa personne, frivole paraît-il, "l'Autrichienne", d'une vision caricaturale de la Cour, de la monarchie et de l'Ancien Régime. Ces travers existent pour la plupart, mais occultent d'autres facettes qu'on ignore souvent.



Sait-on ainsi que la Reine était une mélomane accomplie ? Qu'elle entretint une volumineuse correspondance dont l'objet était - excusez du peu - d'influencer le futur roi Louis XVI dans la tenue de la politique étrangère ?



Contrairement aux reines qui la précédèrent, Marie-Antoinette n'eut pas à se battre pour établir le pouvoir de ses enfants. Elle n'eut pas à imposer la monarchie française dans le jeu des ambitions européennes. L'ennemi de Marie-Antoinette fut autre, et double. D'une part, gérer l'héritage d'un Louis XV si détesté qu'on l'enterra de nuit, et d'autre part combattre une opinion publique dont la hauteur des espoirs au commencement du règne de Louis XVI équivaut bientôt aux désillusions.



Bienvenue dans les coulisses feutrés de la Cour, au plus près d'une reine que l'histoire mènera... à la guillotine.





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Marie-Antoinette pour les Nuls

 

© Éditions First-Gründ, Paris, 2013. Publié avec l’accord de Wiley Publishing, Inc.

 

« Pour les Nuls » est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.
« For Dummies » est une marque déposée de Wiley Publishing, Inc.

ISBN numérique : 9782754053129

 

ISBN: 978-2-7540-4398-4

 

Dépôt légal: avril 2013

 

 

Direction éditoriale : Marie-Anne Jost-Kotik
Édition : Laury-Anne Frut
Correction: Jacqueline Rouzet
Illustrations humoristiques : BOLL
Maquette et couverture : Stéphane Angot
Production : Emmanuelle Clément

 

Éditions First-Gründ
60, rue Mazarine
75006 Paris – France
Tél. 01 45 49 60 00
Fax 01 45 49 60 01
Courriel: firstinfo@efirst.com
Internet: www.editionsfirst.fr

 

Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.

Remerciements

L’auteur tient à exprimer ses chaleureux remerciements à Valérie de Sahb

À propos de l’auteur

Marion Godfroy-T de Borms est docteur en Histoire, spécialiste d’histoire politique et culturelle de l’Europe au XVIIIe siècle. Elle a travaillé en tant que chercheur au Centre de recherche d’histoire quantitative, université de Caen Basse-Normandie (CNRS-UMR 6583), enseigné à l’université François-Rabelais de Tours et est membre associé à l’Institut d’histoire de la Révolution française de l’université de la Sorbonne Paris I.

 

Elle a publié plusieurs ouvrages (Kourou 1763, éd. Vendémiaire ou le Journal de Pierre-Étienne Bourgeois de Boynes, éd. Honoré Champion). Son dernier ouvrage, À la table de l’Histoire, a été récompensé du prestigieux prix littéraire Antonin Carême.

 

Parallèlement, elle a été grand reporter pour le National Geographic.

 

Spécialiste de la politique choiseulienne des années 1760-1770, c’est cet angle qui l’a invitée à se pencher à son tour sur le destin de l’archiduchesse d’Autriche.

Du même auteur :

Éditions scientifiques

 

Kourou – The final struggle for A french Dream, Palgrave Macmillan, 2013.

 

Kourou – 1763, Le dernier rêve de l’Amérique française, Vendémiaire, 2011.

 

Éditions critiques

 

Journal de l’abbé Véri, éd. Marion Godfroy, Vendémiaire, 2014.

 

P.-E. Bourgeois de Boynes, Journal Inédit 1765-1766 suivi du mémoire remis au roi par le duc de Choiseul en 1765, éd. Marion Godfroy, Honoré Champion, 2008.

 

Ouvrage historique

 

Bagnards, Seuil, coll. Points Histoire (1ère édition chez Tallandier, 2008), 2010.

 

Ouvrages d’Art

 

À la table de l’Histoire, Flammarion, 2011, Prix Antonin Carême

 

Bagnards, éditions du Chêne, 2002.

Introduction

Peut-on écrire une biographie de Marie-Antoinette, dernière souveraine de l’Ancien Régime sans que votre regard, le regard de l’historien ou celui du lecteur, ne soit orienté? L’affaire semble délicate, tant l’évocation de ce nom symbolise une fin tragique, la souffrance d’une mère en proie aux ignominies, ou l’image colportée à l’infini d’une épouse frivole. On se souvient d’Axel de Fersen, ou de la comtesse du Barry quand les patronymes de Calonne, Loménie de Brienne deviennent vagues, enfouis dans la profondeur de souvenirs d’écoliers. On gomme les traits de l’ambassadeur Mercy pour forcer la bêtise de la duchesse de Polignac ou la vertu de la princesse de Lamballe. Quant à l’ombre de l’impératrice Marie-Thérèse, elle n’est convoquée qu’à dessein, pour gronder cette enfant, l’une de ses dernières, dont la vie devait servir les ambitions de la maison des Habsbourg.

 

Marie-Antoinette se présente à nous en pointillé, en des moments et des contextes différents. Car l’historien qui traverse son règne, de la mort de Louis XV en 1774 – elle a alors dix-neuf ans – à la décapitation de Louis XVI le 21 janvier 1793 en place de Grève presque vingt plus tard, ne peut être que frappé des enjeux, graves et européens, qui volèrent autour de cette jeune tête immature. Tour à tour archiduchesse à l’éducation bâclée, dauphine qu’on aimerait voir espionne, reine dont on aspire à ce qu’elle gouverne son époux, et enfin femme tout en majesté lorsqu’elle gravit l’échafaud, chaque lecteur et amateur d’histoire a projeté sur elle des désirs, souvent politiques et souvent coupables aussi de curiosité.

 

Marie-Antoinette eut un destin. Au contraire de ses prédécesseurs. Qui se souvient de Marie Leszczyńska, l’épouse de Louis XV, et plus encore de Marie-Thérèse d’Autriche, reine muette aux côtés de Louis XIV? Cette dernière fut supplantée par les Fontanges, les Montespan ou les Maintenon. Marie-Antoinette ne souffrit, elle, aucune rivale. Ce fut un tort, car on s’en prit directement à elle.

 

Elle fut aussi la dernière des reines de l’Ancien Régime. Elle meurt face au peuple français quand les reines de France s’évanouissaient dans le deuil de la Cour. Lorsque Louis XVI, son époux devant Dieu, montera sur l’échafaud, il s’adressera une ultime fois à « son » peuple, tel un père. Lorsque la veuve Capet prendra sa suite, elle ne dira mot. Un silence comme un mépris de sujets qui lui seront restés à jamais, des étrangers.

À propos de ce livre

Marie-Antoinette est l’un de ces personnages qui a longtemps fasciné, et continue encore par la teneur dramatique de son destin si contraire à l’être léger et frivole souvent représenté. Cette aura a longtemps caché l’importance politique de son union, et de ce qu’était réellement la société d’Ancien Régime.

 

Ainsi et par exemple, le duc de Choiseul n’est-il que cité dans son rôle pour une union entre la France et l’Autriche alors qu’il est l’un des hommes clés de la décennie 1760. De même, les intrigues de cour ne valent que parce qu’elles représentent des luttes entre des partis, des familles. L’image d’une reine superficielle déteint sur tous les sujets, finalement.

 

Pourtant, l’époque est riche, très riche. Au XVIIIe siècle, la monarchie n’est plus « absolutiste ». Louis XIV a depuis longtemps construit l’État (sens véritable de monarchie « absolue »), et ses successeurs Louis XV et Louis XVI ont passablement mis fin à « l’entreprise de guerre » qui structurait nombre des monarchies européennes (en clair, ces princes qui avaient leurs propres armées et dont le roi avait besoin pour gagner la guerre n’entretiennent plus que des pâturages). Il s’agit, pour reprendre l’expression d’André Zysberg, d’une « monarchie des Lumières », pour le meilleur et pour le pire, attentive à ces cercles de philosophes qui se détestent pourtant.

 

Or, Marie-Antoinette n’est pas une femme de son siècle. Elle demeure imperméable à ce changement de société, à cette opinion publique dont elle ne découvre la puissance qu’après la mort de son beau-père et ne comprend justement que cet absolutisme mis en place par Louis XIV.

 

Marie-Antoinette compte des historiens de renom. Deux directrices de recherche au CNRS, Évelyne Lever et Chantal Thomas, sont revenues précisément sur sa vie ou sur une partie de sa vie. En 2006 paraissait sa correspondance aux éditions Tallandier. Citons enfin le travail de Mona Ozouf, collègue de François Furet, spécialiste de la Révolution française dans une ligne marxiste corrigée plus tard par Steven Kaplan, et qui revint sur la fuite de Varennes.

Comment ce livre est organisé

Trois lignes directrices apparaissent nettement dans ce destin. La première tient à son mariage, à l’ambition qu’elle renseigne – à son corps défendant – voire qu’elle influe sur les décisions politiques de son époux, dauphin puis roi de France. La seconde ligne tient à sa conception de son rôle de reine, la notion d’intimité (que l’on doit définir) et ce qui en est. Là où ses prédécesseurs entrent au couvent et se mortifient en prières, elle repousse son rôle et son rang pour ne garder que son bon plaisir. La dernière partie tient bien évidemment au contexte révolutionnaire et à ses implications. Mais de ces trois lignes un point commun ressort. Le constant décalage entre l’être de la reine, ses actions et l’époque. Comme si finalement Marie-Antoinette n’avait joué qu’à contretemps. Or, en période révolutionnaire, il vaut mieux avoir un coup d’avance.

Première partie : Archiduchesse et espionne ?

Cette première partie présente l’arrivée de Marie-Antoinette à la Cour. Ce sont les premières années, celle où elle est une très jeune dauphine de France soudain libre de tutelle maternelle, point de mire des courtisans. Des premières années où l’on attend une période de renouveau dans le règne finissant de Louis XV, et des années qui sont aussi celles des premières déceptions : la déception de sa mère de ne la voir mener le dauphin par le bout du nez, déception du souverain régnant de ne connaître d’héritier, et déception du peuple dont les caprices royales commencent de courir parmi les gazettes.

Deuxième parties : La plus détestée des reines de France

Cette deuxième partie signale un basculement net. Les années de l’espoir et de l’innocence sont loin. Désormais, la reine devient une cible à la fois pour le peuple qui la caricature à l’extrême, doute jusqu’à la légitimité de ses enfants mais aussi pour la Cour où elle a nombre d’ennemis. Ce sont ces derniers qui ont le plus grand pouvoir de nuisance, car ils bénéficient d’appuis précieux, de relais parmi la bourgeoisie, le Parlement et dont les coups portent au plus loin.

Troisième partie : La tourmente de la Révolution

Cette troisième partie est la plus courte chronologiquement, elle est aussi riche car on y voit la reine tenter de conserver son monde, ou plus exactement sa vision d’une monarchie autoritaire et fondée sur la religion, telle qu’elle l’avait appris à la cour de Vienne et telle qu’elle sera en Europe après le Congrès de Vienne.

Quatrième parties : La partie des Dix

La partie des Dix s’intéresse d’abord aux dix artistes qui ont marqué l’époque de Marie-Antoinette, à dix hommes ou femmes de sa cour, et enfin à dix représentations de l’un des personnages les plus célèbres de l’Histoire.