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Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix

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26 pages

LES PETITES CHRONIQUES : jour après jour, découvrez l'Histoire en anecdotes et dates clés !


Jour après jour, tel une éphéméride, Chronique vous fait revivre l'Histoire en la racontant au présent.



Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


Stratège, Homme d'État, grand romantique... Découvrez les différents visages de Napoléon Bonaparte.



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Petites Chroniques #7 : Napoléon Bonaparte — Entre guerre et paix


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Napoléon Bonaparte

Entre guerre et paix

Éditions Chronique

« La Révolution est finie ! »

Que d’événements, que de héros, que de martyrs, que de gloire et que de tragédies, pendant la Révolution et le Premier Empire ! Le dernier billet de Marie-Antoinette avant de monter à l’échafaud, les mots d’amour de Bonaparte à Joséphine… De la prise de la Bastille à Waterloo, l’histoire court à une vitesse folle, laissant sur son passage des milliers de lettres, solennelles, intimes, joyeuses, désespérées, mais aussi la sublime Lettre à Élise de Beethoven ou l’impressionnant Marat assassiné de David.

C’est ainsi que le nouveau régime au pouvoir trouve un pays meurtri. En effet, le Consulat est né de l’incapacité du Directoire à gérer la situation révolutionnaire et de la montée des difficultés de tout ordre. Tout le sens politique de Napoléon Bonaparte et de ses partisans, les Brumairiens, a consisté à percevoir l’inquiétude des Français et à l’utiliser à son profit. C’est un pouvoir fort et autoritaire qu’il impose à la nation. En contrepartie, il lui promet la sécurité, mais il lui reste bien des défis à relever. Conforter les institutions, les nouveaux organes du pouvoir ont été rapidement mis en place, comme s’il s’agissait d’affirmer que la France est toujours gouvernée, et mieux qu’auparavant. Le Premier consul n’entend pas remettre en cause les acquis des régimes précédents en matière de centralisation administrative, mais dans la mesure où elle est conforme à ses exigences.

Napoléon ne tient pas à s’encombrer de principes démocratiques au risque de s’y perdre comme ses prédécesseurs. D’ailleurs, il estime qu’il n’a pas besoin aujourd’hui du soutien du peuple. Les classes populaires sont d’opinion changeante, mieux vaut donc se passer de leur appui. Héritier de la Révolution, Napoléon Bonaparte a conservé à la dictature personnelle qu’il vient d’instaurer un semblant de républicanisme. Il en va ainsi du suffrage universel, qu’il a remis en vigueur tout en le corrigeant par des mécanismes chargés d’orienter le choix des citoyens dans le sens du pouvoir. Ce mode de scrutin, qui devait à coup sûr garantir au nouveau régime la stabilité ayant manqué au précédent, conforte la position d’une classe politique assurée de sa pérennité si elle reste fidèle au maître du pouvoir.

Parmi les Brumairiens, le ministre des Affaires étrangères Talleyrand, révolutionnaire de la première heure qui a su s’exiler pour mieux revenir au pouvoir en 1797, représente certainement l’archétype du politique prêt à servir tous les régimes, tout comme Fouché, ancien Jacobin et devenu homme de main de Barras. L’un des plus importants membres du Sénat conservateur, Cabanis, faisait aussi partie des révolutionnaires de 1789. Ancien ami de Mirabeau et apprécié de Sieyès, il a la réputation d’être ambigu. Quant à Roederer, élu du tiers état aux États généraux, il s’apprête à jouer les éminences grises après avoir été l’un des principaux agents du coup d’État de Brumaire. Enfin, le deuxième consul, Cambacérès, ancien Conventionnel et régicide, n’a joué aucun rôle dans le coup d’État, mais s’affirme déjà comme l’homme de confiance de Bonaparte.

Pour résoudre les difficultés, le Consulat n’a pas de temps à perdre s’il veut s’imposer en redressant le pays. Il devra faire face au mécontentement populaire. La paysannerie est victime de la crise agraire et divisée par l’arrivée de nouveaux propriétaires.

Quant aux ouvriers, aux commerçants et aux artisans, ils sont prêts à se révolter à la moindre hausse du coût de la vie. En réalité, le Consulat devra d’abord et surtout s’assurer du soutien de la bourgeoisie et des milieux d’affaires. Ces derniers attendent du nouveau pouvoir qu’il crée les conditions de la prospérité économique et règle une fois pour toutes la crise financière et monétaire. Napoléon Bonaparte ne s’est pas trompé sur ce point et son but est de faire de la bourgeoisie la base sociale de son pouvoir, ce à quoi le Directoire n’est pas parvenu. Cet appui lui est indispensable pour conforter le régime face aux dangers intérieurs qui le menacent. Car, si la Révolution est terminée, la guerre civile couve encore : le péril jacobin est écarté pour longtemps, d’autant que les masses ne sont plus prêtes à l’encourager ; mais les royalistes n’ont pas perdu l’espoir de revenir au pouvoir, et les insurrections qui ont ensanglanté le pays pendant l’été ne sont pas toutes matées.

La nécessité de rétablir l’ordre à l’intérieur des frontières est d’autant plus grande que la guerre extérieure n’est pas gagnée, loin de là. Il ne viendrait pas à l’idée de Napoléon Bonaparte de remettre en cause les frontières naturelles de la Nation, ni même ses conquêtes. S’il est un acquis de la Révolution qu’il veut conserver, c’est bien l’expansion territoriale qui a permis à l’influence française de s’exercer sur la presque totalité de la péninsule italienne, la Rhénanie, la Hollande et la Suisse. Bien que les défaites des armées se soient accumulées pendant l’automne, la présence au pouvoir d’un grand chef militaire devrait donner confiance aux généraux. Pour Napoléon Bonaparte, la Révolution est finie, au sens où son héritage doit être consolidé sans qu’il soit question de revenir à la situation antérieure. C’est une France sûre d’elle qu’il veut gouverner.

23 janvier 1791

Ajaccio – Le soutien de Bonaparte à Paoli

Napoléon Bonaparte s’est fait remarquer lors de la première séance du club « Globo Patriotico » fondé pour soutenir la lutte de Paoli en faveur de l’indépendance de l’île. N’a-t-il pas accusé le comte Bottafuoco, député aristocrate hostile à toute idée nouvelle, d’être « entré au service de la France » ? Le jeune officier semble avoir enfin choisi son camp : la Corse.

10 juin 1793

Toulon – Les Bonaparte en exil sur le continent

Le rêve corse du jeune Bonaparte est définitivement brisé. Cette patrie qu’il a si ardemment aimée n’est plus la sienne. Et plutôt que de s’exposer à recevoir un coup de fusil sans sommation, les Bonaparte ont...

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