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Quitter Vienne

De
156 pages
"La déflagration intérieure provoquée par la disparition de mes parents fut si violente que ses traces disparurent au fond de moi pour très longtemps. Je compris qu'ils avaient été assassinés par les nazis sans que personne ne m'en ait jamais parlé. J'avais pourtant dû poser des questions, mais j'ai totalement oublié ce qui m'a été répondu. Ce silence devait durer longtemps, entraînant l'effacement et l'oubli. Il fallut un long cheminement pour ramener ces événements à la conscience".
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Hannah Beiner
QUITTER VIENNE
1938 La mémoire retrouvée : une psychanalyste
Quitter Vienne 1938 La mémoire retrouvée : une psychanalyste raconte
Hannah Beiner Quitter Vienne 1938 La mémoire retrouvée : une psychanalyste raconte
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Du même auteur Tolstoï, la déchirure, Delachaux et Niestlé, 1999.
Une psychanalyste lit Tchékhov, L’Harmattan, 2010.
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01291-9 EAN : 9782343012919
Le passé n’est pas mort et enterré. En fait, il n’est même pas passé.William Faulkner
Après l’Anschluss, Freud résista longtemps aux efforts que déploya Marie Bonaparte afin de le décider à quitter Vienne pour émigrer à Londres. Mais en juin 1938, il se laissa convaincre. En arrivant à Londres, il écrivit à Max Eitingon : « Leclimat émotionnel des jours que nous vivons est difficilement concevable, presqu’indescriptible. Au sentiment de triomphe qu’inspire la libération se mêle trop de tristesse, car on n’a pas cessé d’aimer la prison dont on a été libéré. » *** « Parfois, certes, des visages, des épisodes, plutôt brefs mais très précis, auréolés d’une lumière intense, ont émergé de l’oubli. Mais quand je mets ces bribes de souvenirs bout à bout, je n’arrive à remplir d’évènements plausibles qu’une poignée d’heures de temps réel. Quelques îlots de temps retrouvé dans un brouillard confus, dans un océan d’oubli involontaire mais têtu : obtus, opaque, inexplicable » Jorge Semprun Exercices de survie Gallimard – 2012 – p.97