//img.uscri.be/pth/511643243ff72212d7babf403558a5103d6dd579
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 13,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Saint Louis

De
1280 pages
Qui fut Saint Louis ? Peut-on le connaître et, Joinville aidant, entrer dans son intimité ? Peut-on le saisir à travers toutes les couches et les formations de mémoires attachées à construire sa statue et son modèle ? Problème d’autant plus difficile que, la légende rejoignant pour une fois la réalité, l’enfant roi de douze ans semble avoir été dès le départ programmé, si l’on ose dire, pour être ce roi idéal et unique que l’histoire en a fait.
Cette étude approfondie ne se veut – c’est ce qui fait sa puissante originalité – ni la France de Saint Louis ni Saint Louis dans son temps, mais bien la recherche, modeste et ambitieuse, tenace et constamment recommencée, de l’homme, de l’individu, de son moi, dans son mystère et sa complexité. Ce faisant, c’est le pari de fondre dans la même unité savante et passionnée le récit de la vie du roi et l’interrogation qui, pour l’historien, le double, l’habite et l’autorise : comment raconter cette vie, comment parler de Saint Louis, à ce point absorbé par son image qu’affleure la question provocatrice Saint Louis a-t-il existé ?.
Voir plus Voir moins
C O L L E C T I O N F O L I OH I S T O I R E
Jacques Le Goff
Saint Louis
Gallimard
Dans la même collection
LA NAISSANCE DU PURGATOIRE,n° 31. HISTOIRE ET MÉMOIRE,n° 20.
© Éditions Gallimard, 1996.
Jacques Le Goff est agrégé d’histoire, ancien élève de l’École normale supérieure, ancien membre de l’École fran çaise de Rome. Il a étudié aux universités de Prague et d’Oxford (Lincoln College). Sa carrière s’est déroulée à la Faculté des lettres et sciences humaines de Lille, au Centre e national de la recherche scientifique et à la VI Section de l’École pratique des hautes études (devenue École des hautes études en sciences sociales en 1975) dont il fut président, après Fernand Braudel, de 1972 à 1977, et où il est direc teur d’études honoraire. Il a publié de nombreux ouvrages, traduits en plusieurs langues étrangères, parmi lesquelsLes Intellectuels au Moyen Âge1957), (Seuil, La Civilisation de l’Occident médiéval (Arthaud, 1964),La Bourse et la Vie (Hachette, 1986),L’Europe estelle née au Moyen Âge ?(Seuil, 2003),Le Dieu du Moyen Âge(Bayard, 2003),Héros et mer veilles du Moyen Âge(Seuil, 2005),Le Moyen Âge et l’Argent (Perrin, 2010), et chez Gallimard, notamment,Pour un autre Moyen Âge(1977),La Naissance du Purgatoire(1981),L’Ima ginaire médiéval(1986),Histoire et mémoire(1988, Folio His toire n° 20). Dans la tradition de l’École desAnnales— il fut codirec teur de la revue —, il est resté fidèle à l’idée d’une histoire totale. Pionnier dans le domaine de l’anthropologie histo rique et de l’histoire des mentalités, il s’est intéressé à la méthodologie historique et a dirigé avec Pierre NoraFaire de l’histoire. Nouveaux problèmes, nouvelles approches, nou veaux objets (3 vol., coll. Bibliothèque des Histoires, 1974 ; rééd. Folio Histoire n° 188, 2011) et, avec Roger Chartier et Jacques Revel,La Nouvelle Histoire(Retz, 1978).
Il a présidé de 1983 à 1985 la Commission nationale pour la rénovation de l’enseignement de l’histoire et de la géo graphie. Il anime depuis 1968 l’émission « Les lundis de l’histoire » sur France Culture (prix DiderotUniversalis 1986). Il est conseiller de l’Encyclopaedia Britannica. Il a reçu le Grand Prix national d’Histoire en 1987, la Médaille d’or du CNRS en 1991, et est fait Commandeur des Arts et des Lettres en 1997.
Pour Hanka
Avantpropos
L’élaboration et la rédaction de ce livre ont duré une quinzaine d’années. J’ai bénéficié, pendant cette longue période, d’aides précieuses. Ma reconnaissance va d’abord à l’École des hautes études en sciences e sociales (qui a succédé, à partir de 1975, à la VI sec tion de l’École pratique des hautes études) qui, depuis trentecinq ans, m’a permis de combiner étroitement, dans un dialogue interdisciplinaire, recherche et ensei gnement. Ma dette est particulièrement grande à l’égard des jeunes chercheurs et des collègues, fran çais et étrangers, qui ont activement participé à mon séminaire. Je remercie celles et ceux qui, par leurs informations et leurs recherches, ont enrichi la réalisation de cet ouvrage, spécialement Colette Ribaucourt, Philippe Buc, Jacques Dalarun et surtout MarieClaire et Pierre Gasnault. Ma gratitude est très vive, pour leur lecture du manuscrit, leurs critiques, leurs correc tions et suggestions, à l’égard de mes chers collègues et amis JeanClaude Schmitt et Jacques Revel. Ce dernier a accompli sur le premier jet de mon texte un travail d’une minutie et d’une qualité excep tionnelles. Le temps qu’il y a consacré, l’intelligence qu’il a manifestée dans cette véritable collaboration sont tels que ma reconnaissance ne saurait les égaler. Je remercie pour leurs généreuses et judicieuses
12
Saint Louis
corrections frère Pierre B. Beguin, YvesMarie Deshays et Paul Cuny. J’ai mis, cette foisci encore, à rude épreuve la compétence, le dévouement et le labeur de mon excel lente secrétaire Christine Bonnefoy. Je la remercie, elle aussi, de tout cœur. Je dis aussi ma gratitude à mon vieil et cher ami Pierre Nora qui a accueilli ce livre dans sa prestigieuse « Bibliothèque des Histoires ». J’y associe ceux qui, chez Gallimard, ont réalisé une magnifique ultime mise au point de mon manuscrit, elle aussi intelli gente et minutieuse : Isabelle Châtelet, lectrice exem plaire, et mon cher ami Louis Évrard. Une grande tristesse a marqué la fin de ce travail. Alors que je lisais les dernières notes et corrections de Louis Évrard, j’appris sa mort subite et inattendue. Je vou drais rendre ici un hommage admiratif et affectueux à cet homme d’une intégrité et d’une rigueur morales et intellectuelles hors pair, à cet humaniste d’excep tionnelle érudition et culture, à cet homme discret et généreux à qui de nombreux livres et auteurs doivent tant. Ma reconnaissance va aussi à Nicole Évrard, ainsi qu’à ma fille Barbara qui a établi les index. Je n’ai pu tenir à l’écart de ce long effort ma femme et mes enfants. Je leur ai beaucoup, trop sans doute, au cours de ces années, parlé de Saint Louis. Je ne suis pas sûr qu’ils en fassent, rassasiés par mes propos, leur personnage historique préféré. Je les remercie pour leur patience, leur soutien, leur affection.